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            PROGRAMME OPERATIONNEL FEDERAL FSE


        OBJECTIF COMPETITIVITE REGIONALE ET EMPLOI


                                        2007-2013




RAPPORT ANNUEL ANNEE DE FONCTIONNEMENT 2010




    SPP Intégration sociale, Lutte contre la pauvreté, Economie sociale et Politique des grandes
villes – Cellule FSE en collaboration avec le service public fédéral Emploi, Travail et Concertation
                                               sociale




TABLE DES MATIERES
1.      IDENTIFICATION .......................................................................................................................................4

2.      VUE D’ENSEMBLE DE LA MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME OPERATIONNEL ......................................5

     2.1.         REALISATION ET ANALYSE DES PROGRES ACCOMPLIS .................................................................5

        2.1.1.      Avancement physique du programme opérationnel ........................................................... 5

        2.1.2.      VUE D’ENSEMBLE DES APPELS ET ATTRIBUTIONS ET INFORMATIONS FINANCIERES ........... 6

        2.1.3.      INFORMATIONS CONCERNANT LA REPARTITION DE L’UTILISATION DES FONDS ................. 8

        2.1.4.      INFORMATIONS PAR GROUPE CIBLE ................................................................................. 11

        2.1.5.      INDICATEURS ET ANALYSE QUALITATIVE ........................................................................... 20

     2.2. INFORMATIONS SUR LA PRISE EN CONSIDERATION DE LA LEGISLATION COMMUNAUTAIRE. ..........33

     2.3. PROBLEMES IMPORTANTS ET MESURES PRISES POUR LES RESOUDRE .............................................33

        2.3.1. APPLICATION FSE .................................................................................................................. 33

        2.3.2. SOUS-REPRESENTATION DE PROJETS EN REGION WALLONNE .............................................. 34

        2.3.3. PRE-TRAJET NOVATEUR ........................................................................................................ 35

        2.3.4. RESULTATS DE L’EVALUATION DE L’AXE 2 ............................................................................. 36

        2.3.5. audits.................................................................................................................................... 36

        2.3.6. SUSPENSION DES PAIEMENTS ............................................................................................... 38

        2.3.7. ERREURS CONSTATEES LORS DU CONTROLE ......................................................................... 39

        2.3.8. Reorganisation du service ..................................................................................................... 40

     2.4. MODIFICATIONS CONCERNANT L’EXECUTION DU PROGRAMME OPERATIONNEL ............................40

     2.5. MODIFICATIONS VISEES A L’ARTICLE 57 DU REGLEMENT 1083/2006................................................40

     2.6. COMPLEMENTARITE AVEC D’AUTRES INSTRUMENTS ........................................................................41

     2.7. REGLEMENTS DE SUPERVISION ..........................................................................................................41

        2.7.1. COMIté DE SUIVI ................................................................................................................... 41

        2.7.2. COACHING ET CONTROLE...................................................................................................... 42

     2.8. RESERVE DE PRESTATION NATIONALE ...............................................................................................49

3.      REalisation selon l’AXE et la PRIORITE ...................................................................................................50

     3.1. STIMULATION DE TRAJETS D’ACTIVATION SOCIOPROFESSIONNELS ..................................................50




                                                                                                                                  2
       3.1.1.      Intervention par groupe cible (cumulativement jusqu’en 2010 INCLUS)............................ 50

       3.1.2. VENTILATION DES PARTICIPANTS SELON LE TYPE DE TRAJET ................................................ 51

   3.2.      Axe 2: favoriser une perspective de carrière et la diversité dans l’emploi ainsi que lutter contre
   les discriminations .....................................................................................................................................60

       3.2.1.      INDICATEURS .................................................................................................................... 60

       3.2.2.      PRIORITES TRANSVERSALES .............................................................................................. 64

       3.2.3.      EVALUATION CONCERNAnT LA REALISATION DE L’AXE 2 (HORS EXPERTS DU VECU)......... 67

       3.2.4.      EXPERTS DU VECU EN MATIERE DE PAUVRETE ET D’EXCLUSION SOCIALE ......................... 69

   3.3.          AXE 3: ASSISTANCE TECHNIQUE .................................................................................................79

4. INformation et publicite ............................................................................................................................80




                                                                                                                                 3
1. IDENTIFICATION

Le présent rapport annuel a été rédigé en tenant compte des dispositions des règlements
1081/2006, 1083/2006 et 1828/2006. Il est plus circonstancié que le rapport annuel 2009 car le
programme fédéral 2007-2013 est à un stade de développement plus avancé et parce que
certaines procédures en matière d’information et de gestion sont plus élaborées.


PROGRAMME OPERATIONNEL                           Objectif:

                                                 Compétitivité régionale et Emploi


                                                 Zone éligible concernée:

                                                 Belgique à l’exception du Hainaut


                                                 Période de programmation:

                                                 1/1/2007-31/12/2013


                                                 Référence du programme:

                                                 2007BE052PO003


                                                 Intitulé du programme:

                                                 Programme opérationnel Objectif Compétitivité
                                                 régionale et Emploi des autorités fédérales –
                                                 FSE 2007-2013


RAPPORT ANNUEL D’EXECUTION                       Année faisant l’objet du rapport:

                                                 2010




                                                 Date d’approbation du rapport annuel par le
                                                 Comité de suivi:

                                                 11.07.2011




                                                                                4
2. VUE D’ENSEMBLE DE LA MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME OPERATIONNEL

2.1.    REALISATION ET ANALYSE DES PROGRES ACCOMPLIS


2.1.1. AVANCEMENT PHYSIQUE DU PROGRAMME OPERATIONNEL

Nous rappelons ici les fondements stratégiques du programme fédéral FSE tels qu’ils ont été
énoncés dans le Programme opérationnel fédéral.

Le programme fédéral 2007-2013 vient se greffer sur les compétences fédérales en matière
d’intégration sociale et d’emploi. En ce qui concerne le pilier ‘Intégration sociale’, la période de
programmation 2007-2013 met l’accent sur la mobilisation des groupes cibles qui, actuellement,
sont sous-représentés sur le marché du travail, ainsi que sur une amélioration des perspectives
de carrière pour plusieurs groupes à risques parmi les usagers des CPAS. Cette stratégie est
conforme aux priorités du Fonds social européen: “renforcer l’inclusion sociale des personnes
défavorisées en vue de leur intégration durable dans l’emploi et lutter contre toutes les formes de
discrimination sur le marché du travail…”.

Concrètement et conformément au cadre de référence stratégique national, le programme fédéral
2007-2013 s’articule sur deux axes, à savoir, primo, stimuler les parcours d’activation sociale et
professionnelle et, secundo, favoriser une perspective de carrière et la diversité dans l’emploi
ainsi que lutter contre les discriminations.

On distingue également un troisième axe, à savoir l’assistance technique.

Il est important de mentionner ici que selon le programme opérationnel, l’axe 2 ne concerne pas
l’assistance aux personnes, mais le support de structures et systèmes. Un système de suivi
épuré est donc prévu pour cet axe.

Les indicateurs portant sur l’année de fonctionnement 2010 repris ci-dessous sont les résultats
relatifs aux indicateurs repris dans le programme opérationnel et concernant l’année de
fonctionnement 2010.

Suivent ensuite les indicateurs présentés dans le format conforme à l’annexe XVIII du règlement
1828/2006 et l’application SFC de la Commission européenne.

Le résultat, la situation de départ et l’objectif sont repris par indicateur et par année, dans la
mesure des disponibilités et possibilités.

Les indicateurs plus spécifiques sont ensuite renseignés par axe.




                                                                                 5
2.1.2. VUE D’ENSEMBLE DES APPELS ET ATTRIBUTIONS ET INFORMATIONS
       FINANCIERES

En ce qui concerne l’Axe 1 – stimuler les parcours d’activation sociale et professionnelle – deux
appels à projet ont été lancés en 2010.

Dans le cadre de ces appels à projets, une aide de 4.761.854 euros a été attribuée par le FSE.
Le cofinancement approuvé s’élève à 6.587.560 euros et par conséquent, le montant total
approuvé est de 11.349.411 euros.

55 projets ont été approuvés dans le cadre de ces appels à projets, et plus exactement 26 pré-
projets et 29 trajets d’intégration socioprofessionnelle.

En ce qui concerne l’axe 2 – favoriser une perspective de carrière et la diversité dans l’emploi
ainsi que lutter contre les discriminations, le projet ‘experts du vécu’ a été prolongé en 2010. Pour
ce qui est des autres priorités de l’axe 2, 2 projets existants ont été prolongés.


2.1.2.1.     INFORMATIONS FINANCIERES RELATIVES A L’ANNEE D’EXECUTION 2010
             (EUROS)



Dépenses payées par les bénéficiaires et reprises dans les demandes de paiement envoyées à
l’Autorité de gestion:

Axe 1                                                                                    7.751.672,52


Axe 2                                                                                     104.283,06


Axe 3                                                                                     490.600,00


TOTAL                                                                                    8.346.555,58




Total des paiements reçus par la Commission: 0,00 €




Dépenses payées par l’instance chargée des paiements aux bénéficiaires (2010):




                                                                                     6
Axe 1                                                                            707.769,08


Axe 2                                                                            240.000,00


Axe 3                                                                            328.400,00


TOTAL                                                                           1.276.169,08




2.1.2.2.    INFORMATIONS FINANCIERES CUMULATIVES RELATIVES AUX ANNEES 2008,
            2009 ET 2010 (EUROS)

Dépenses payées par les bénéficiaires et reprises dans les demandes de paiement envoyées à
l’Autorité de gestion (cumulatives):

Axe 1                                                                          22.360.185,31


Axe 2                                                                           1.956.820,40


Axe 3                                                                           1.300.490,00


TOTAL                                                                          25.617.495,71




Total des paiements reçus de la Commission : 3.379.860,75 (cumulatifs)




                                                                           7
Dépenses payées par l’instance chargée des paiements aux bénéficiaires (cumulatives):


Axe 1                                                                            3.573.620,41


Axe 2                                                                             590.000,00


Axe 3                                                                             854.770,00


TOTAL                                                                            5.018.390,41




Tableau reprenant le pourcentage de consommation au 31.12.2010, pour chaque axe prioritaire
(cumulatif) :


Axe 1                                                                                   33,0%


Axe 2                                                                                   10,3%


Axe 3                                                                                   62,7%


Programme opérationnel                                                                  28,4%



2.1.3. INFORMATIONS CONCERNANT LA REPARTITION DE L’UTILI SATION DES FONDS



Ces informations sont conformes à l’annexe II du règlement 1828/2006 (répartition cumulative
des attributions de la part communautaire par catégorie).

Le tableau ci-dessous reprend l’attribution des moyens du FSE, et plus particulièrement une
catégorisation des dépenses par axe (cumulative).




                                                                            8
                                                                                    1
Axe                                Thème                              Code   Montant , euros


Axe     1   –   Stimulation   de   Trajet d’intégration et remise à   71     15.501.518,53
parcours d’activation sociale      l’emploi de personnes
et professionnelle                 défavorisées : lutte contre la
                                   discrimination à l’accès au
                                   marché du travail et à la
                                   transition professionnelle et
                                   promotion de la diversité sur le
                                   lieu de travail


Axe 2 – Favoriser une              Conception et diffusion de         63     416.225,00
perspective de carrière et la      méthodes d’organisation du
diversité dans l’emploi et         travail novatrices et plus
lutter contre les                  productives
discriminations


                                   Système pour anticiper les         64     416.225,00
                                   changements et les exigences
                                   futures en matière de travail


                                   Mise en place de mesures           66     416.225,00
                                   actives et préventives sur le
                                   marché du travail


                                   Mesures pour stimuler le           67     300.000,00
                                   vieillissement actif et le
                                   prolongement de la carrière.




1
    Montant accordé de la part communautaire pour chaque thème prioritaire




                                                                                9
                     Lutte contre la discrimination à   71   1.405.240,00
                     l’accès au marché du travail et
                     à la transition professionnelle
                     et promotion de la diversité sur
                     le lieu de travail



Axe 3 – Assistance   Evaluation et recherche,           86   200.000,00
technique            information et communication


                     Préparation, mise en œuvre,        85   1.602.592,00
                     suivi et contrôle



TOTAL                                                        20.258.025,53




                                                                10
2.1.4. INFORMATIONS PAR GROUPE CIBLE

Informations par groupe cible conformément à l’annexe XXIII du règlement n° 1828/2006.

Le tableau ci-dessous donne une vue d’ensemble globale des données des participants aux
trajets d’intégration socioprofessionnelle et aux pré-trajets d’activation dans le cadre de l’axe 1.

Nombre de bénéficiaires en 2010:


                                                   Nombre                     Pourcentage


Nombre de participants en 2010                     724                        100%


Hommes                                             387                        53,5%


Femmes                                             337                        46,5%


15-24 ans                                          226                        31,2%


25-45 ans                                          385                        53,2%


Plus de 45 ans                                     113                        15,6%


-25 ans                                            226                        31,2%


Chef de ménage d’une famille monoparentale         166                        22,9%


D’origine ou de nationalité étrangère              382                        52,8%


Plus de 45 ans                                     113                        15,6%


Groupe cible (1 des quatre critères ou plus)       648                        89,5%




                                                                                    11
Nombre cumulatif de bénéficiaires jusqu’en 2010 inclus :


                                                             Hommes      Femmes        Total


Région de Bruxelles-Capitale                18-25 ans           19         36           55


                                            26-45 ans           83        100          183


                                            +45 ans             28         21           49


Région flamande                             18-25 ans          344        202          546


                                            26-45 ans          358        378          736


                                            +45 ans            104        138          242


Région wallonne                             18-25 ans           97         74          171


                                            26-45 ans          126        233          359


                                            +45 ans             44         80          124


TOTAL                                                         1.203       1.262       2.465




1) Part des jeunes

Le programme opérationnel fixe à 20% l’objectif visé en ce qui concerne la part des jeunes
bénéficiaires.

En 2010, 31,2% des bénéficiaires avaient moins de 25 ans. L’objectif fixé en ce qui concerne la
part des jeunes bénéficiaires a donc été atteint.

Au total, le nombre cumulatif de jeunes bénéficiaires (jusqu’en 2010 inclus) était de 2465, dont
772 jeunes de 18 à 25 ans. Le pourcentage de jeunes bénéficiaires s’élève ainsi à 31,3% et par
conséquent, l’objectif cumulatif des 20 % est aussi largement atteint.




                                                                                12
En 2009, la part des jeunes était plus importante, à savoir 37,8% des bénéficiaires. La part des
jeunes a donc bel et bien diminué de 6,5% en 2010, mais l’objectif prédéfini reste largement
atteint.

Cumulativement et jusqu’en 2010 inclus, l’objectif visé de 20 % de jeunes bénéficiaires n’a pas
été atteint dans toutes les régions: dans la Région de Bruxelles-Capitale, la part des jeunes
bénéficiaires était de 19,2%, contre 35,8% en Région flamande et 26,1% en Région wallonne.
Dans la région de Bruxelles-Capitale, la part de 20% a donc presque été atteinte.

2) Part des bénéficiaires de plus de 45 ans

Le programme opérationnel fixe en outre à 25% l’objectif visé en ce qui concerne la part des
bénéficiaires de plus de 45 ans.

En 2010, 15,6% des bénéficiaires avaient plus de 45 ans. En ce qui concerne la part des
bénéficiaires plus âgés, l’objectif visé n’a donc pas été atteint.

Cumulativement et jusqu’en 2010 inclus, 415 bénéficiaires sur 2.465 avaient plus de 45 ans. La
part est donc de 16,8% et par conséquent, l’objectif visé n’est pas non plus atteint
cumulativement.

Ce résultat représente toutefois une nette amélioration par rapport à l’année 2009, lorsque
seul 10 % des bénéficiaires faisaient partie de cette catégorie. Pour l’année 2010, on note donc
une progression de pas moins de 6,8 pourcents. Le pourcentage de bénéficiaires de plus de
45 ans est donc bien plus élevé en 2010. Une évolution positive est clairement perceptible. Dans
le cadre de l’appel à projets 2011, une attention particulière a été accordée au groupe cible des
plus de 45 ans.

Si on observe la ventilation par région, on constate clairement qu’aucune d’entre elles n’atteint
l’objectif de 20% de bénéficiaires plus âgés. La part des bénéficiaires plus âgés était de 17,1%
dans la Région de Bruxelles-Capitale, contre 15,9% en Région flamande et 19,0% en Région
wallonne.

3) Chefs de familles monoparentales

L’objectif de 20% de chefs de familles monoparentales a bien été atteint en 2010: 22,9% des
bénéficiaires étaient, en 2010, chefs de familles monoparentales.




                                                                               13
Nombre cumulatif de bénéficiaires jusqu’en 2010 inclus: part des parents isolés dans le nombre
total de bénéficiaires – répartition par sexe et région :


                                    Hommes         Total hommes   Femmes        Total Femmes


 Région de Bruxelles-
                                        4                   130      64              157
 Capitale




                                       20                   806      365             718
 Région flamande




                                       12                   267      201             387
 Région wallonne




                                       36               1.203        630            1.262
 Total


Cumulativement, l’objectif de 20% de chefs de familles monoparentales a lui aussi été largement
atteint: au total et cumulativement, 666 bénéficiaires (36 hommes et 630 femmes) sur 2.465
étaient chefs de familles monoparentales, soit une part de 27%.

En 2009, la part des chefs de familles monoparentales dans le nombre de bénéficiaires était de
28,9%. En 2010, on a donc pu observer une baisse de 6% par rapport à 2009, mais l’objectif visé
reste atteint.

L’objectif visé de 20% en ce qui concerne la part des chefs de familles monoparentales a été
atteint dans les trois régions: 23,7% dans la Région de Bruxelles-Capitale, 25,3% en Région
flamande et 32,6% en Région wallonne.

Il convient de constater une différence importante en fonction du sexe: 50% des bénéficiaires de
sexe féminin sont chefs de familles monoparentales, contre à peine 3% des bénéficiaires
masculins. Le fait que la part des bénéficiaires féminins chefs de familles monoparentales soit
plus importante que la part de bénéficiaires masculins chefs de familles monoparentales traduit
une réalité sociologique.




                                                                              14
4) Bénéficiaires d’origine ou de nationalité étrangère

L’objectif de 15% en ce qui concerne la part des personnes de nationalité ou d’origine
étrangère a été largement atteint en 2010, 52,8% des bénéficiaires appartenaient à ce groupe
cible.

Cumulativement et jusqu’en 2010 inclus, 1.280 bénéficiaires sur 2.465 étaient de nationalité ou
d’origine étrangère, soit une part de 51,9%.

En 2009, 49,4% des bénéficiaires appartenaient à ce groupe cible. On observe donc une
amélioration de 3,4% en 2010.

Nombre cumulatif de bénéficiaires jusqu’en 2010 inclus: part des personnes de nationalité ou
d’origine étrangère dans le nombre total de bénéficiaires – répartition par sexe et région:


                                                         Total                           Total
                                   Hommes                             Femmes
                                                    Hommes                             Femmes


 Région de Bruxelles-
                                      104                130            127              157
 Capitale


 Région flamande                      424                806            395              718


 Région wallonne                      94                 267            136              387


 Total                                622                1.203          658              1.262


L’objectif de 15% en ce qui concerne la part des personnes de nationalité ou d’origine étrangère
a été atteint dans les trois régions: 79,8% dans la région de Bruxelles-Capitale, 53,5% en Région
flamande et 32,3% en Région wallonne.

Aucune différence entre les sexes n’est à souligner: 51,7% des bénéficiaires masculins font
partie de ce groupe cible, contre 52,1% des bénéficiaires de sexe féminin. Ces chiffres sont quasi
identiques à ceux de l’année 2009.

On notera qu’un bon nombre de bénéficiaires font partie d’au moins un des quatre groupes cibles
du programme (-25 ans, +45 ans, personnes d’origine ou de nationalité étrangère, chefs de
familles monoparentales). Cette part représentait pas moins de 89,5% des bénéficiaires. En




                                                                                  15
d’autres termes, le programme atteint son public cible, en particulier les personnes les plus
vulnérables sur le marché du travail.

Nombre de bénéficiaires en fonction du sexe

Nombre cumulatif de bénéficiaires jusqu’en 2010 inclus, selon le sexe:


                                                           Hommes         Femmes        Total


 Région de Bruxelles-Capitale                             460            312          772


 Région flamande                                          567            711          1.278


 Région wallonne                                          176            239          415


 Total                                                    1.203          1.262        2.465




                              Aantal begunstigden naar geslacht

                  800
                  700
                  600
   Aantallen




                  500
                                                                                      Mannen
                  400
                                                                                      Vrouwen
                  300
                  200
                  100
                    0
                           Brussels
                                          Vlaams Gewest           Waals Gewest
                         Hoofdstedelijk
               Mannen         460               567                   176
               Vrouwen        312               711                   239
                                              Gewest




Nombre de bénéficiaires en fonction du sexe




                                                                                 16
Nombres

Hommes

Femmes

Région de Bruxelles-Capitale

Région flamande

Région wallonne

Région

Hommes

Femmes




Si on observe cumulativement la répartition des bénéficiaires en fonction du sexe, on constate
que 51,2% des bénéficiaires sont des femmes et 48,8% des hommes. Ce pourcentage dissimule
toutefois des différences importantes entre les régions.

La part des participants de sexe féminin est surtout élevée en Région flamande (57,6%) et en
Région flamande (55,6%). C’est dans la Région de Bruxelles-Capitale (40,4%) que la part de
participants de sexe féminin est la plus faible.

Il est remarquable que dans la Région de Bruxelles-Capitale, les bénéficiaires de sexe féminin
sont moins nombreux que les bénéficiaires de sexe masculin. Alors qu’en Région flamande et en
Région wallonne, la répartition est d’environ 45% pour les bénéficiaires de sexe masculin et 55%
pour les bénéficiaires de sexe féminin, la répartition à Bruxelles est de 60% pour les bénéficiaires
de sexe masculin et 40% pour les bénéficiaires de sexe féminin.


Suivi de la position socio-économique des bénéficiaires (cumulatif)

Pour le suivi de la position socio-économique des bénéficiaires d’un projet ESF, l’Autorité de
gestion fait appel aux données reprises dans le datawarehouse de la Banque-carrefour de la
sécurité sociale, en application du principe de la collecte unique des données.




                                                                                  17
Ce principe de la collecte unique des données, ancré dans une série de réglementations belges,
prévoit qu’une administration ayant accès à certaines données ne peut plus les demander à des
citoyens, entreprises, etc.

L’application de ce principe a à nouveau été confirmée à l’échelle fédérale dans la Charte pour
une administration à l’écoute des usagers (adoptée par le Conseil des ministres du 23 juin 2006):
“Chaque service public exploite pleinement les données déjà disponibles dans d’autres services
publics.”


Le datawarehouse ‘marché du travail et protection sociale’ a pour but de répondre mieux, plus
rapidement et plus économiquement aux demandes de données émanant d’organismes de
recherche et autres autorités.


Les données du datawarehouse ne sont toutefois disponibles que pendant 2 ans à dater de
l’expiration du trajet.

C’est ce qui explique pourquoi on ne dispose actuellement que de données relatives aux
bénéficiaires de (pré-)trajets terminés au plus tard à la fin du quatrième trimestre 2009 et qui ont
exercé un emploi rémunéré pendant le trimestre suivant la fin du (pré-)trajet.

Ceci concerne un échantillon limité de bénéficiaires qui, tout de même, donnent déjà une certaine
idée des résultats du programme. Au total, des données sont disponibles pour 512 bénéficiaires
d’un trajet et 234 bénéficiaires d’un pré-trajet.

Au total, 80,5% des bénéficiaires ayant achevé un trajet au plus tard à la fin du quatrième
trimestre 2009 étaient au travail pendant le trimestre suivant la fin du trajet d’intégration
socioprofessionnelle. Il est actuellement impossible de fournir une répartition selon la nature de
l’activité professionnelle, qu’elle relève du secteur public (dans le cadre de l’article 60 §7 de la loi
sur les CPAS, par exemple) ou du secteur privé. Un bénéficiaire d’un trajet reçoit le code n1
(travailleur) dans le datawarehouse si ce même bénéficiaire contribue à la sécurité sociale.
Aucune distinction n’est établie en fonction de la nature de l’employeur.

26,1% des bénéficiaires ayant achevé un pré-trajet d’activation pendant la période jusqu’au
quatrième trimestre 2009 inclus ont travaillé pendant le trimestre suivant la fin du pré-trajet
d’activation.

En ce qui concerne le nombre de pré-trajets débouchant sur un trajet, l’Autorité de gestion
examinera ce qui, techniquement parlant, est nécessaire pour vérifier si les bénéficiaires d’un
pré-trajet, identifiés sur la base du numéro de sécurité sociale, peuvent ensuite être retrouvés
dans un trajet d’intégration socioprofessionnelle. L’objectif est d’en rendre compte dans le rapport
annuel relatif à l’année de fonctionnement 2011.




                                                                                     18
Les informations relatives à la répartition sur la base du sexe et de l’âge des bénéficiaires
exerçant une activité professionnelle rémunérée au terme d’un (pré-)trajet sont disponibles dans
le datawarehouse. Pour pouvoir collecter ces informations du datawarehouse, quelques
adaptations techniques restent nécessaires. Dans le rapport annuel concernant l’année 2011,
l’Autorité de gestion s’efforcera de faire rapport sur la répartition des bénéficiaires actifs au terme
d’un (pré-)trajet (emploi rémunéré), sur la base du sexe et de l’âge.

Il faut toutefois attendre une confirmation de ces résultats positifs en ce qui concerne les départs.




                                                                                    19
2.1.5. INDICATEURS ET ANALYSE QUALITATIVE



Ce sous-chapitre commente et analyse les différents indicateurs. Ces derniers concernent
l’année civile 2010 et émanent de la gestion de projet avec état d’avancement à la date du
18/05/2011.




2.1.5.1.         INDICATEURS

2.1.5.1.1.       INDICATEURS DE SUIVI 2010 VALABLES POUR LES TROIS AXES, cumulativement



                                                 Axe 1              Axe 2               Axe 3


Moyens FSE attribués                              15.501.518,53      2.953.915,00          1.802.592,00


                             2
Moyens FSE consommés                              9.336.381,72         866.145,88          1.802.592,00


Moyens FSE restants                               6.165.136,81       2.087.769,12               0,00


             3
Coût total        de l’intervention – Région      9.933.686,77
flamande


Coût total de l’intervention – Région             6.050.764,92
wallonne


Coût total de l’intervention – Région de          2.897.614,37



2
 Le montant correspondant aux moyens FSE utilisés est le montant trimestriel déclaré et payé par les
promoteurs.
3
 Le coût total inclut toutes les rubriques de financement et concerne les montants contrôlés et acceptés
par l’Autorité de gestion.




                                                                                      20
Bruxelles-Capitale


Coût total de l’intervention                          18.882.066,06       1.835.003,29          2.072.981,00


                     4
Intervention FSE – Région flamande                     4.075.497,09


Intervention FSE – Région wallonne                     2.358.100,52


Intervention FSE – Région de Bruxelles-                1.250.064,53
Capitale


Intervention FSE – Total                               7.683.662,14        866.145,88           1.802.592,00


                                     5
Cofinancement            autorités       –   Région   5.8056.760,75
flamande


Cofinancement            autorités       –   Région    3.578.734,18
wallonne


Cofinancement autorités – Région de                    1.509.320,05
Bruxelles-Capitale


Cofinancement autorités – Total                       10.944.814,98        968.857,41           270.389,00


Nombre de nouveaux projets                                   54                  0


Nombre de projets prolongés                                  0                   3


Nombre de projets réalisés                                   3                   0




4
    L’intervention du FSE inclut les montants de l’aide du FSE contrôlés et acceptés par l’Autorité de gestion.
5
    Le cofinancement comprend le cofinancement contrôlé et accepté par l’Autorité de gestion.




                                                                                           21
                                                                                                             6
Coûts totaux des projets FSE Axe 1: comparaison de l’objectif avec la réalisation, cumulative :


                                                   Objectif             Réalisation             Différence


Région flamande                                    46,2%                52,6%                   +6,4pp


Région wallonne                                    40,6%                32,0%                   -8,6pp


Région de Bruxelles-Capitale                       13,2%                15,4%                   +2.2pp




Nous remarquons que la part dans le coût total de l’intervention en Région flamande est
supérieure de 6,44% à l’objectif de 46,2% prédéfini pour la Région flamande.

Dans la Région de Bruxelles-Capitale, la part est supérieure de 2,2% à l’objectif prédéfini et
s’élève à 15,4% pour un objectif de 13,2%.

Le coût total de l’intervention est par conséquent inférieur à ce qui a été prédéfini en Région
wallonne (part inférieure de 8,6% à ce qui a été prédéfini). La part des projets émanant de la
Région wallonne a par ailleurs diminué par rapport au chiffre cumulatif 2009, lorsque cette part
était de 34,3%.

                                                                                                         7
Intervention FSE projets Axe 1: comparaison de l’objectif avec la réalisation, cumulative :


                                                   Objectif             Réalisation             Différence


Région flamande                                    46,2%                53,0%                   +6,8%


Région wallonne                                    40,6%                30,7%                   -9,9%


Région de Bruxelles-Capitale                       13,2%                16,3%                   +3,1%



6
    Concerne la part dans les coûts totaux telle que définie dans le tableau 2.1.5.1.1.
7
    Concerne la part dans l’intervention du FSE telle que définie dans le tableau 2.1.5.1.1.




                                                                                               22
Nous constatons que la participation dans les interventions du FSE en Région flamande est
supérieure de 6,8% à l’objectif de 46,2% prédéfini pour la Région flamande. La participation
excédentaire de la région flamande qui, en 2009, s’élevait encore cumulativement à 9,9%, a
toutefois diminué de manière conséquente.

Dans la Région de Bruxelles-Capitale, le coût de l’intervention FSE en 2010 (16,3%) était aussi
supérieur à l’objectif prédéfini pour cette même région (soit 13,2%). La part de la Région de
Bruxelles-Capitale est donc supérieure de 3,1% à ce qui était prévu, alors qu’en 2009, elle était
encore, cumulativement, de -2,4%.

Conséquence logique: la part de la Région wallonne est inférieure à ce qui a été prédéfini (part
inférieure de 9,9% à ce qui a été prédéfini).

L’Autorité de gestion s’efforce de mettre en œuvre la répartition prédéfinie et tente d’inciter les
CPAS de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Région wallonne à introduire des propositions
de projets par le biais, plus précisément, de séances d’informations et d’échanges d’expériences.
Pour la Région de Bruxelles-Capitale, cela porte ses fruits (en termes financiers). L’effort est
poursuivi en ce qui concerne la Région wallonne.




                                                                                 23
2.1.5.1.2.     INDICATEURS SORTANTS POUR L’AXE 1

Nombre de CPAS participants en 2010:


                                                                                         8
Région flamande                                                             47 (15,3%)


Région wallonne                                                             26 (13,5%)


Région de Bruxelles-Capitale                                                4 (21,1%)


Total pour la Belgique, à l’exception du Hainaut                            77 (14,8%)


Au total, 15,3% des CPAS belges ont participé à une action en 2010, soit une légère hausse par
rapport à l’année de fonctionnement 2009, lorsque 15,2% des CPAS belges ont participé à une
action fédérale du FSE. Ce pourcentage de 15,3% cache toutefois des différences sensibles
d’une région à l’autre.

C’est en Région wallonne que la participation est la plus faible: 13,5% des CPAS lancent un
projet, mais il s’agit tout de même d’une augmentation sensible par rapport à l’année de
fonctionnement 2009, lorsque 10,3% des CPAS de la région wallonne ont lancé une action. C’est
en Région wallonne que la part de CPAS participants est la plus élevée: 21,1% des CPAS
lancent un projet. Cette proportion est identique à celle de l’année de fonctionnement 2009. La
part de CPAS flamands lançant un projet se situe entre les deux, avec 15,3%. Il s’agit là d’une
baisse conséquente par rapport à 2009, lorsque plus de 17% des CPAS de la Région flamande
mettaient encore une action sur pied. Il est à noter qu’en ce qui concerne la Région de Bruxelles-
Capitale, les pourcentages doivent être pris avec des pincettes: comme cette région ne compte
que 19 CPAS, le fait qu’il y ait un CPAS de plus ou de moins qui lance un projet représente une
différence de plus de 5%.

Cela étant dit, nous pouvons déduire de ces chiffres que la participation des CPAS de la Région
wallonne est compensée. L’Autorité de gestion continue néanmoins de s’intéresser à cette sous-
représentation, par le biais de séances d’information (infra).




8
    Pourcentage de CPAS participants par rapport au nombre total de CPAS.




                                                                                 24
                          Répartition des CPAS participants


                              5%
                                                                           Région flamande


                                                                           Région wallonne
                34%


                                                   61%                     Brussels Hoofdstedelijk




Région de Bruxelles-Capitale

Le graphique ci-dessus traduit la répartition des CPAS participants selon la région. Les CPAS de
la Région flamande restent surreprésentés (61% contre 70% en 2009) par rapport aux 34% de
CPAS de la Région wallonne (25% en 2009) et aux 5% de CPAS de la Région de Bruxelles-
Capitale (stable par rapport à 2009).

Les objectifs chiffrés du programme opérationnel ne sont donc pas atteints. L’objectif prédéfini
par le programme opérationnel est en effet que 13,2% des moyens du FSE soient utilisés dans la
Région de Bruxelles-Capitale, 46,2% en Région flamande et 40,6% en Région wallonne.
Indépendamment du fait que la répartition du nombre de CPAS participants par région n’est pas
identique à la répartition des moyens du FSE par région, ce qui précède montre tout de même
que des efforts supplémentaires et continus sont nécessaires pour impliquer les CPAS de la
Région wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale dans le programme fédéral du FSE.

Nombre et % de CPAS participants – trajets d’intégration socioprofessionnelle, 2010 :


                                                                                              9
    Région flamande                                                             28 (59,6%)


    Région wallonne                                                             25 (96,2%)


    Région de Bruxelles-Capitale                                                3 (75,00%)




9
 Le pourcentage concerne la part des CPAS qui mettent sur pied un trajet d’intégration
socioprofessionnelle par rapport au nombre total de CPAS participants.




                                                                                         25
 Total                                                                      56 (72,7%)


Le tableau ci-dessus reprend, pour chaque région, le nombre de CPAS mettant sur pied un trajet
d’intégration socioprofessionnelle, ainsi que la part que ce nombre représente par rapport aux
CPAS participant au programme fédéral du FSE.

Au total, plus de 72% des CPAS participants mettent sur pied un trajet d’intégration
socioprofessionnelle. Cela représente une baisse de 10% par rapport à l’année de
fonctionnement 2009, mais au profit des pré-trajets d’activation. Les CPAS de la Région wallonne
se distinguent dans la mesure où 96,2% des CPAS participant au programme du FSE élaborent
un trajet d’intégration socioprofessionnelle. Pour la Région de Bruxelles-Capitale, le pourcentage
est de 75%, même si la remarque concernant l’utilisation des pourcentages relatifs à la Région
de Bruxelles-Capitale est une fois de plus d’application. C’est en Région flamande, où moins de
60% des CPAS participant au programme fédéral du FSE élaborent un trajet d’intégration
professionnelle, que la proportion est la plus faible (baisse de plus de 16%).




            Répartition des CPAS qui participent et
            élaborent un trajet d’intégration
            socioprofessionnelle

                             5%

                                                                        Région flamande

                                                                        Région wallonne
                                                50%
                45%
                                                                        Brussels Hoofdstedelijk




Légende :

Région de Bruxelles-Capitale




En ce qui concerne la répartition par région des CPAS élaborant un trajet d’intégration
socioprofessionnelle, la surreprésentation des CPAS de la Région flamande est bien moins




                                                                                 26
prononcée. 50% des CPAS élaborant un projet d’intégration socioprofessionnelle sont issus de la
Région flamande, 45% de la Région wallonne et 5% de la Région de Bruxelles-Capitale.




                                                                             27
Nombre et % de CPAS participants – pré-trajets d’activation, 2010:


                                                                                           10
 Région flamande                                                              36 (76,6%)


 Région wallonne                                                              5 (19,2%)


 Région de Bruxelles-Capitale                                                 2 (50,0%)


 Belgique à l’exception du Hainaut                                            43 (55,8%)


Le tableau ci-dessus reprend, pour chaque région, le nombre de CPAS élaborant un pré-trajet
d’activation, ainsi que la part que ces CPAS représentent par rapport aux CPAS participant au
programme fédéral du FSE.

Au total, 55,8% des CPAS participants élaborent un pré-trajet d’activation. Ce résultat représente
une augmentation de 7,7% par rapport à 2009. Les efforts accomplis par l’Autorité de gestion
pour promouvoir les pré-trajets d’activation comme étant l’aspect novateur du programme portent
manifestement leurs fruits.

C’est en Région flamande que la part des CPAS élaborant un pré-trajet d’activation est la plus
élevée : 76,6% des CPAS flamands participant au programme fédéral du FSE élaborent un pré-
trajet d’activation (+13% par rapport à 2009). Dans la Région de Bruxelles-Capitale, le
pourcentage est de 50%, même si la remarque concernant l’utilisation des pourcentages relatifs à
la Région de Bruxelles-Capitale est une fois de plus d’application (statu quo par rapport à 2009).
Se distinguent ici les CPAS de la Région wallonne, où 5 CPAS participant au programme du FSE
élaborent un pré-trajet d’activation. La proportion est de 19,2%, soit une progression de près de
15% par rapport à l’année de fonctionnement 2009.

Dans l’appel à projets, il est toujours mentionné explicitement que les pré-trajets d’activation sont
encouragés par l’Autorité de gestion du FSE.




10
  Le pourcentage concerne la part de CPAS élaborant un pré-trajet d’activation par rapport au nombre
total de CPAS participants.




                                                                                    28
                   Répartition des projets qui participent et élaborent un
                           pré-trajet d’activation


                              5%

                     12%
                                                                         Vlaams Gewest
                                                                          Waals
                                                                          Gewest

                                                                         Brussels Hoofdstedelijk

                                                                         Gewest
                                          83%




Légende:

Région flamande

Région wallonne

Région de Bruxelles-Capitale




En ce qui concerne la répartition des trajets d’activation par région, on constate que la
surreprésentation des CPAS de la Région flamande est extrêmement marquée. Pas moins de
83% des CPAS élaborant un pré-trajet d’activation viennent de la Région flamande. La baisse est
certainement sensible par rapport à 2009, lorsque cette part était encore de 92%. La Région de
Bruxelles-Capitale représente 5% (stable par rapport à 2009) et la Région wallonne 12, soit une
augmentation de pas moins de 8%. En 2009, la part des CPAS de la Région wallonne était d’à
peine 4%.

L’Autorité de gestion fournit des efforts particuliers pour promouvoir les pré-trajets d’activation et
souhaite augmenter la part des CPAS de la Région wallonne élaborant un pré-trajet d’activation.

Certains projets réalisés en qualité de pré-projets d’activation ont été présentés à l’occasion
d’une séance d’information destinée aux promoteurs, qui s’est déroulée le 29 septembre 2009.
Cette séance a vivement attiré l’attention des promoteurs sur les pré-trajets d’activation, par
l’intermédiaire, notamment, des ‘meilleures pratiques’ relatives aux pré-trajets d’activation. Elle a
clairement eu un impact sur le nombre de pré-trajets d’activation réalisés à partir de 2010.

En ce qui concerne les indicateurs relatifs au nombre de bénéficiaires, nous vous renvoyons au
point 2.1.4. ‘Informations par groupe cible’.




                                                                                    29
Enfin, aucune information n’est actuellement disponible à propos du nombre de pré-trajets
d’activation débouchant sur un trajet d’intégration socioprofessionnelle. L’objectif est de pouvoir
rendre compte dans le rapport annuel 2011 du nombre de pré-trajets d’activation donnant lieu à
un trajet d’intégration socioprofessionnelle.


2.1.5.2.      ANALYSE

2 nouveaux appels à projets ont été lancés en 2010.

2 appels à projets ont été lancés pour l’Axe 1. Les candidats promoteurs introduisent leurs projets
à l’aide de l’application FSE (une application basée Web, via le site portail de la sécurité sociale).
Les projets sont lus et analysés par la cellule ‘Avis’ de l’Autorité de gestion du FSE auprès du
SPP Intégration sociale. La cellule ‘Avis’ rédige ensuite un avis sur chaque projet, à partir d’une
liste de critères prédéfinis. Le chef de service effectue par la suite un contrôle interne pour
garantir l’uniformité. L’avis en question est remis au comité de sélection, qui se rassemble sous la
présidence du Comité de direction du SPP Intégration sociale.

Le comité de sélection réunit des représentants du SPP, des unions de villes et communes, des
cellules stratégiques et des services d’orientation et de formation professionnelles.

Le comité de sélection décide d’approuver ou de ne pas approuver les différents projets. Les
promoteurs candidats sont informés de la décision du comité de sélection. S’ils contestent la
décision prise, ils ont dix jours ouvrables à dater de sa réception pour adresser une lettre de
doléances recommandée à la cellule FSE fédérale. Les décisions sont ensuite soumises au
comité de suivi avant d’être publiées par arrêté royal.

Aucun appel à projets n’a été lancé en ce qui concerne l’Axe 2, mais des projets ont été
continués.


Les appels à projets lancés pour l’Axe 1 en 2010 répondent aux exigences de l’article 9 du
règlement 1083/2006, selon lequel les dépenses consenties pour l’objectif en matière de
compétitivité régionale et d’emploi doivent être fixées conformément aux priorités de la
Communauté, et plus précisément conformément au code 71; en particulier les trajets
d’intégration et la remise à l’emploi de personnes défavorisées: lutte contre la discrimination à
l’accès au marché du travail et à la transition professionnelle et promotion de la diversité sur le
lieu de travail.


Conformément à l’article 10 du règlement 1081/2006, ce rapport annuel comprend un résumé de
l’exécution des:


a) mesures de ‘gender mainstreaming’ et spécifiques en fonction du genre;




                                                                                   30
Des statistiques sur la répartition des participants en fonction du sexe sont conservées pour
chaque projet.


Lors de la sélection des projets, on accorde une attention toute particulière à la dimension de
genre. Prêter attention à la dimension de genre et à l’égalité hommes-femmes est en effet
considéré comme un élément positif lors de la sélection des propositions de projets. Les appels à
projets 2010 fixaient comme critère l’intégration transversale de la dimension de genre et l’égalité
des chances.


Dans le cadre de l’appel à projets, on attire aussi l’attention sur le fait que les familles
monoparentales, dont le chef de ménage est souvent de sexe féminin, constituent un groupe
cible pour la réalisation des objectifs du programme du FSE.


L’égalité hommes-femmes est finalement prise en considération dans le cadre du suivi annuel de
l’avancement de la réalisation du programme opérationnel.


Des études sur la problématique liée au genre ont démontré que:

    1. il existait une ségrégation importante sur la base du sexe, sur le marché du travail, entre
        les secteurs et entre les lieux de travail d’un même secteur. Cela implique que les
        conditions de travail sont différentes selon qu’on est de sexe masculin ou féminin;

    2. il convient d’ajouter ici que le nombre de femmes exerçant des emplois précaires mal
        rémunérés augmente et qu’il existe un lien évident entre la discrimination et la santé;

    3. des décisions qui ne semblent pas discriminatoires peuvent avoir des effets inexplorés et
        imprévus sur les hommes et les femmes;

    4. les risques auxquels les hommes sont exposés sont souvent plus réglementés ou
        davantage pris en compte sur le plan de la rémunération ou du redressement;

    5. on s’intéresse moins à la recherche concernant les femmes et par conséquent, la
        problématique liée au genre est moins visible;

    6. la participation des femmes aux processus de décision est limitée.

Des statistiques basées sur le sexe sont conservées pour tous les projets, afin de lutter contre
ces discriminations ‘cachées’. On attire aussi particulièrement l’attention sur les conditions de
travail des personnes les plus défavorisées (par le biais des CPAS).




                                                                                  31
b) mesures destinées à promouvoir la participation de migrants sur le marché du travail et faciliter
ainsi leur intégration sociale;


Dans le cadre de l’appel à projets concernant l’Axe 1, il a été clairement souligné que les projets
s’adressant aux personnes de nationalité ou d’origine étrangère en qualité de groupe cible
jouissaient d’une attention particulière.


c) mesures destinées à renforcer l’intégration des minorités sur le marché du travail et, par la
même occasion, améliorer leur intégration sociale;


Comme il a été démontré ci-dessus, les projets et initiatives relatifs à l’Axe 1 s’adressent aux
personnes les plus faibles de la société et celles qui sont les plus éloignées du marché du travail
belge. Les projets parviennent aussi généralement à atteindre les groupes cibles visés (seniors,
chefs de ménages et familles monoparentales, allochtones et jeunes), à l’exception du groupe
cible des plus de 45 ans. Outre cette politique à succès centrée sur les groupes cibles, aucune
autre initiative particulière n’a été prise pour toucher les minorités sur le marché du travail. Cela
n’implique toutefois pas que les projets relatifs à l’Axe 1 n’atteignent pas les minorités de notre
société. En effet, elles sont souvent (sur)représentées dans les groupes cibles visés par le
programme du FSE.


d) mesures destinées à renforcer l’intégration sur le marché du travail et l’intégration sociale
d’autres groupes défavorisés, comme les personnes handicapées;


En ce qui concerne l’Axe 1, les groupes cibles discriminés sont les bénéficiaires de projets mis en
œuvre par les CPAS. Les participants aux projets doivent faire partie du public cible des ayants
droit au revenu d’intégration ou des bénéficiaires d’une aide sociale équivalente.


e) activités novatrices, notamment présentation des thèmes, de leurs résultats, ainsi que de leur
répartition et mainstreaming;


Les autres pré-trajets d’activation constituent la caractéristique novatrice du volet ‘intégration
sociale’ de la programmation 2007-2013. La cellule FSE du SPP Intégration sociale donne la
priorité à ce type d’intervention dans le cadre d’appels à projets relatifs à l’Axe 1. Le caractère
original des projets introduits constitue, sur ce plan, un critère de sélection essentiel.


Des statistiques sont également conservées en ce qui concerne le nombre de pré-trajets
d’activation.


Il convient également de mentionner le projet ‘experts du vécu en matière de pauvreté et
d’exclusion sociale, dont l’objectif est de développer, au sein des services publics fédéraux, une




                                                                                     32
stratégie originale de lutte contre la pauvreté, en intégrant à l’administration fédérale des
personnes ayant été confrontées de près au problème de la pauvreté ou de l’exclusion sociale,
comme chaînon manquant et dans le but de faciliter les contacts entre l’autorité et les plus faibles
de notre société. Le caractère novateur de ce projet – qui, entre-temps, a dépassé la phase du
projet pilote – se situe tant sur le plan de la méthode d’inclusion que sur celui de la création d’une
fonction originale progressivement intégrée dans l’organisation concrète des services publics
fédéraux.


f) activités dans le domaine de la collaboration transnationale ou interrégionale.


Le programme fédéral ne prévoit aucune intervention transnationale.


g) développement durable


En ce qui concerne le développement durable, le SPP Intégration sociale a obtenu le certificat
européen EMAS (Eco Management et Audit Scheme). La réduction de la paperasserie est donc
un exercice permanent. Les documents sont donc, dans la mesure du possible, envoyés et
archivés électroniquement. Les promoteurs doivent également introduire les propositions de
projets sous une forme électronique.


2.2. INFORMATIONS SU R LA PRISE EN CONSIDERATION DE LA LEGISLATION
COMMUNAUTAIRE.

Pendant l’année de fonctionnement 2010, aucune incompatibilité n’a été constatée avec la
législation communautaire.


Etant donné que l’Axe 1 s’adresse aux CPAS, la législation en matière d’aide publique ne
s’applique pas.


Lors des appels à projets, il est veillé au respect de la législation sur les marchés publics.


2.3. PROBLEMES IMPORTANTS ET MESURES PRISES POUR LES RESOUDRE


2.3.1. APPLICATION FSE

L’application FSE a été sensiblement améliorée en 2010. Le bon fonctionnement de l’application
FSE est suivi par une Task Force IT (composée du directeur général, du chef de service, du
collaborateur informatique désigné de la cellule FSE, de l’informaticien et du chef de projet de la
société externe) avec, à la clé, une amélioration et une simplification constante de l’application
FSE. En 2009, beaucoup de temps a été consacré à l’amélioration de l’application, ce qui a




                                                                                     33
permis une amélioration substantielle du travail à partir de 2010. L’application FSE continue
toutefois d’être pleinement perfectionnée et suivie par la Taskforce IT susmentionnée.


Les moyens investis dans l’application FSE sont substantiels. Pour répondre aux exigences en
matière d’audit de sécurité, la sécurité de l’application a été améliorée.


Un des objectifs de l’application consiste à simplifier la gestion des données. Il est par exemple
recouru à la DMFA, pour calculer automatiquement les coûts salariaux. Une enquête de
satisfaction réalisée auprès des utilisateurs de l’application FSE a révélé que les utilisateurs de
l’application étaient très satisfaits. Ce niveau de satisfaction continue d’augmenter et passe de
6,43 en 2010 à 6,62 en 2011 (sur une échelle de 10).


2.3.2. SOUS-REPRESENTATION DE PROJETS EN REGION WALLONNE

Au début du programme FSE, les projets étaient clairement sous-représentés en Région
wallonne. Une campagne de sensibilisation destinée aux promoteurs a donc été initiée en 2010.

                                                                11
                       Nombre de pré-trajets d’activation Axe 1 – par région – 2010
Région flamande                                                       18
Région wallonne                                                        3
Région de Bruxelles-Capitale                                           3
Total                                                                 24


En ce qui concerne les pré-trajets d’activation, les CPAS participants restent largement sous-
représentés. 75% des pré-trajets d’activation sont organisés par des CPAS de la Région
flamande, contre 12,5% par des CPAS de la Région wallonne et 12,5% par des CPAS de la
Région de Bruxelles-Capitale.

                                                                           12
           Nombre de projets d’intégration socioprofessionnelle Axe 1 – par région – 2010
Région flamande                                                       14
Région wallonne                                                       12
Région de Bruxelles-Capitale                                           4
Total                                                                 30




11
     Concerne le nombre de projets et donc pas le nombre de bénéficiaires d’un trajet
12
     Voir la note 12




                                                                                        34
En ce qui concerne les trajets d’intégration socioprofessionnelle, les CPAS de la Région wallonne
ne sont plus sous-représentés. 46,7% des trajets d’intégration socioprofessionnelle sont
organisés par un CPAS de la Région wallonne et 13,3% par un CPAS de la Région de Bruxelles-
Capitale.


Le tableau ci-dessous montre que la sous-représentation des trajets d’activation organisés par
les CPAS participants de la Région wallonne se traduit par une sous-représentation dans
l’ensemble des trajets FSE. 55,8% de ces trajets sont organisés par un CPAS de la Région
flamande, 30,8% par un CPAS de la Région wallonne et 13,4% par un CPAS de la Région de
Bruxelles-Capitale.




                                                   13
                         Nombre de projets Axe 1 – par région – 2010
Région flamande                                                   32
Région wallonne                                                   15
Région de Bruxelles-Contact                                       7
Total                                                             54


2.3.3. PRE-TRAJET NOVATEUR

Comme les pré-trajets novateurs sont la caractéristique originale du volet ‘intégration sociale’ du
programme 2007-2013, la cellule FSE donne la priorité à ce type de projets.


En 2009, le nombre de pré-trajets d’activation a progressé par rapport à 2008, passant de 16 à
20. Cette tendance à la hausse se poursuit en 2010, avec 23 pré-trajets. En 2010, 44,2% des
trajets FSE fédéraux étaient donc des pré-trajets d’activation.


Dans l’appel destiné à l’Axe 1, il est toujours clairement signalé aux promoteurs que les pré-
trajets sont prioritaires. L’Autorité de gestion a lancé le premier appel à projets 2010 dès le mois
d’octobre 2009, de telle sorte que les projets sélectionnés puissent être approuvés avant le début
de l’année d’exécution 2010.




13
     Voir la note 12




                                                                                  35
2.3.4. RESULTATS DE L’EVALUATION DE L’AXE 2

En ce qui concerne l’Axe 2, le programme opérationnel FSE fédéral 2007-2013 est mis en œuvre
sous la responsabilité du ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances, d’une part, et du
ministre de l’Intégration sociale, d’autre part. La responsabilité de la mise en œuvre de l’Axe 2
repose surtout sur le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

Les projets développés dans le cadre de l’Axe 2 concernent plus particulièrement 3 thèmes:
planification professionnelle, promotion de la diversité au travail et lutte contre la discrimination.

Concrètement, les autorités chargées de l’exécution de ce projet sont le SPP Intégration sociale
et le SPF Emploi et Egalité des chances.

Vous trouverez plus d’informations à ce sujet plus loin dans ce rapport annuel.




2.3.5. AUDITS

Dans son rapport d’audit du 23 avril 2010, la cellule Audit a pris connaissance avec satisfaction
des mesures prises pour récupérer les montants payés à tort et automatiser partiellement le suivi
des paiements.

La désignation d’une personne responsable du suivi des paiements a elle aussi été considérée
comme un élément positif (voir plus loin).

Enfin, il a été affirmé qu’une amélioration claire a pu être constatée dans la gestion générale de
la cellule FSE, par rapport à la situation à l’époque de l’audit système de juin 2009, mais que le
contrôle interne devait encore, dans une certaine mesure, être renforcé et formalisé.

L’auditeur a également rappelé qu’il était essentiel de renforcer le contrôle des feuilles de
présence et des risques de double subventionnement.

L’Autorité de gestion a donc mené des actions tout au long de l’année 2010 pour éviter ces
problèmes

    -   Contrôles sur place d’un échantillon de 42 % des projets 2009 (16 projets): vérification de
        la concordance entre les heures encodées dans l’application FSE et les heures signées
        sur les feuilles de présence. 7 projets présentaient des erreurs de signature (dont une
        était en faveur du promoteur). Ces erreurs se sont avérées assez minimes par rapport au
        coût total des projets, sauf pour 1 projet, Geel, qui a été retiré de la DC2 et fait l’objet




                                                                                     36
        d’un contrôle exhaustif. Les erreurs constatées ont été corrigées par la cellule Paiements
        en      dehors      de      l’application     (directement   dans   le    Projectbeheer).


-   Les visites préventives concernant les projets 2010 ont été complétées par un contrôle de la
    conformité des feuilles de présence avec attribution d’une mention. Les projets pour lesquels
    la cellule Conseil a constaté des manquements essentiels se sont vu attribuer une mention ‘à
    mettre                                            en                                    place’.
    En 2010, 23 visites de prévention ont été effectuées: 8 en Wallonie, 1 à Bruxelles et 14 en
    Flandre.


-   Des contrôles sur place des projets 2010 ont ensuite été effectués début 2011, sur la base
    des risques identifiés notamment lors des visites préventives. Lors de ces contrôles sur
    place, un contrôle exhaustif de la concordance entre les heures encodées dans l’application
    FSE et les heures signées sur les feuilles de présence a été réalisé chez les promoteurs
    ayant reçu une mention ‘à mettre en place’ et un contrôle sur échantillon a eu lieu en ce qui
    concerne les autres promoteurs. Seul un promoteur avait un taux d’erreurs signature de 15%.
    Les erreurs chez les autres promoteurs ne dépassaient pas 2% en taux d’erreur signature.

Entre-temps, les audits opérationnels et les contrôles de d’inspection qui ont eu lieu de
septembre à novembre 2010 sur les projets 2008 ont fait apparaître les erreurs suivantes:

    -   Double subventionnement (exemple: Seraing)
    -   Recettes (exemple: Bruxelles)
    -   Heures d’encodage dans l’application FSE comptabilisées en coûts directs alors qu’il
        s’agit de coûts indirects selon l’auditeur (exemple: Bruxelles)
    -   Heures d’accompagnement comptabilisées en double (exemple: Hasselt)

L’Autorité de gestion a dès lors proposé à la Commission européenne une sanction relative aux
projets 2008.

L’Autorité d’audit a contrôlé un échantillon de promoteurs pour l’année 2008 et constaté des
erreurs dans les listes de présence, à raison de 7,85%. L’Autorité d’audit part également du
principe qu’il faut tenir compte d’environ 2% d’erreurs système. L’Autorité d’audit a donc estimé
qu’une sanction de 10% devait être appliquée pour les promoteurs non contrôlés.

La proposition de sanction pour l’année 2008 qui découle de la concertation entre l’Autorité
d’audit et l’Autorité de gestion était la suivante:

    1) Pour les projets contrôlés par les services d’inspection ou par l’Autorité d’audit, une
        sanction correspondant aux constatations réelles est appliquée.




                                                                                 37
    2) Pour les projets qui ne sont pas contrôlés par les services d’inspection ou par l’Autorité
        d’audit, une sanction de 10% est imposée.

La Commission européenne a approuvé cette sanction, imputée à DC2.

Outre cette proposition de sanction, l’Autorité de gestion a affiné le modèle de ses rapports de
visites préventives et de contrôles sur place en y incluant ces éléments de contrôle, ce qui a
amené l’Autorité d’audit à émettre un rapport positif lors de son audit système de février 2011.


2.3.6. SUSPENSION DES PAIEMENTS

Les paiements destinés au programme opérationnel fédéral belge ont été suspendus
conformément à la décision C(2010) 5565 de la Commission du 9.8.2010.

Une série de mesures correctives ont par conséquent été prises (voir le point 2.3.5. ci-dessus).
Ces mesures ont été communiquées à la Commission européenne le 8 octobre 2010.

La Commission européenne a réagi par lettre du 3 décembre 2010. Dans cette lettre, la
Commission confirme que selon le rapport d’audit, les mesures prises par l’Autorité de gestion
répondent à la plupart des remarques formulées par l’Autorité d’audit.

La Commission a toutefois indiqué qu’elle n’avait pas assez d’éléments pour s’assurer que les
mesures étaient aussi réellement opérationnelles.

La Commission n’a donc pas pu mettre un terme à la suspension des paiements le 8 octobre. La
Commission a demandé plus exactement qu’une correction financière soit effectuée pour l’année
2008.

L’Autorité de gestion a, par lettre du 22 décembre 2010, proposé une correction financière en
concertation avec l’Autorité d’audit. Cette correction a été acceptée par la Commission pendant
l’année 2011. Les paiements ont donc repris en 2011.




                                                                                 38
2.3.7. ERREURS CONST ATEES LORS DU CONTROLE

Des erreurs ont été constatées lors des visites de contrôle et autres contrôles ‘on desk’ et par
conséquent, plusieurs lettres ont été adressées aux promoteurs, afin de clarifier une série de
choses.

Ces erreurs concernent plus particulièrement:

2.3.7.1. Conventions

Il a été attiré l’attention des promoteurs sur une série d’éléments qui doivent au moins être
mentionnés dans une convention:

    -     l’objet et l’ampleur exacte de la tâche demandée
    -     les modalités d’exécution
    -     la durée
    -     les conditions de propriété intellectuelle et de confidentialité
    -     la rémunération financière et les modalités de paiement
    -     le n° BCE du sous-traitant
    -     une clause garantissant que le personnel travaillant sur le projet ne perçoit pas encore
          d’autres subsides ou ne participe pas à d’autres projets financés par l’Union européenne.

Il a par ailleurs été attiré l’attention sur le fait que le montant des factures de sous-traitance ne
pouvait dépasser le montant de la convention.

Les conventions qui lient les promoteurs et sous-traitants comprennent une clause garantissant
que le personnel travaillant sur le projet ne perçoit pas encore d’autres subsides ou ne participe
pas à d’autres projets financés par l’Union européenne. Les conventions reprennent également le
n° BCE du sous-traitant.

2.3.7.2. Factures

En ce qui concerne les factures, la cellule ‘contrôle’ a constaté que la plupart des factures étaient
encodées dans l’application informatique à la fin du projet. Il a donc été conseillé de les encoder
pendant le projet, en demandant si nécessaire des factures trimestrielles à un sous-traitant, pour
que des paiements trimestriels puissent être effectués et pour que les moyens du FSE
disponibles puissent être utilisés de manière optimale.




                                                                                  39
2.3.7.3. Nouvelle version de l’application FSE

Une nouvelle version de l’application informatique FSE a été mise en ligne en 2010. De
nombreuses améliorations ont été apportées, ce qui a facilité l’utilisation de l’application FSE et
amélioré la collaboration entre les promoteurs et la cellule fédérale FSE.

L’accès à la période de régularisation en fin de projet ne sera plus possible qu’une fois que la
cellule de contrôle aura approuvé les données des collectes trimestrielles. Il est donc nécessaire
que les délais relatifs aux collectes trimestrielles soient respectés, pour que les contrôles et
autres paiements qui en découlent puissent avoir lieu le plus rapidement possible.

2.3.7.4. Période de régularisation pour les projets 2009

Les promoteurs de projets FSE 2009 ayant soumis leur période de régularisation le 31 octobre
2010 au plus tard ont été tenus de recourir à la DMFA.


2.3.8. REORGANISATIO N DU SERVICE


Dans le courant de l’année 2010, il a été décidé de réorganiser progressivement le service dans
le but d’améliorer la communication entre les différentes cellules et d’accroître l’efficacité et
l’efficience du service. Cette réorganisation a été réellement effective début 2011.

    -   Fusion des cellules Contrôle et Conseil
    -   Fusion des fonctions de contrôleur et de conseiller
    -   Travail en binômes
    -   Désignation de nouveaux coordinateurs et renforcement de leur rôle
    -   Création d’une fonction d’audit interne.


2.4. MODIFICATIONS C ONCERNANT L’EXECUTION DU PROGRAMME OPERATIONNEL

Pas d’application en 2010. Les groupes cibles prédéfinis et les actions sélectionnées demeurent
les groupes cibles les plus précaires et font partie des groupes cibles les plus à risque en ce qui
concerne l’exclusion du marché du travail.




2.5. MODIFICATIONS VISEES A L’ARTICLE 57 DU REGLEMENT 1083/2006

Pas d’application en 2010.




                                                                                  40
2.6. COMPLEMENTARITE AVEC D’AUTRES INSTRUMENTS

La programmation fédérale 2007-2013 ne prévoit aucune complémentarité avec des mesures
financées par d’autres fonds structurels et avec d’autres moyens communautaires.


Les différentes Autorités de gestion belges font partie du comité de sélection de l’Axe 1, ce qui
permet de délimiter et coordonner les différents fonds. L’obligation de publier les projets
approuvés, conformément au plan de communication, permet également de vérifier la
complémentarité avec les autres instruments.


2.7. REGLEMENTS DE S UPERVISION


2.7.1. COMITE DE SUIVI

Un comité de suivi a été mis en œuvre pour le programme opérationnel, d’un commun accord
avec l’Autorité de gestion et conformément à l’article 63 du règlement 1083/2006.


Le comité de suivi comprend (des représentants du):


       Le Secrétaire d’Etat à l’intégration sociale;
       Les ministres de l’Emploi fédéraux et régionaux;
       Le SPP Intégration sociale;
       Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale;
       Les partenaires sociaux;
       Les services de médiation régionaux;
       Les Unions des villes et communes, département CPAS;
       La Commission européenne (pour avis)


Le comité de suivi s’est réuni deux fois en 2010, par procédure écrite.




                                                                               41
2.7.2. COACHING ET CONTROLE


2.7.2.1. COACHING

En 2008, l’Autorité de gestion a constitué une cellule ‘Avis’ dont la mission consiste officiellement
à encadrer les promoteurs, en particulier par le biais de visites préventives des projets.


Pour les visites préventives, une procédure a été mise sur pied, ainsi qu’un modèle de rapport.
Les contrôles préventifs ont surtout pour objet de vérifier la réalité du projet.


Lors de ces visites, l’Autorité de gestion doit s’assurer qu’une fois lancé, le projet est bien
exécuté par le promoteur. Des conseils sont donnés en ce qui concerne l’exécution du projet, si
nécessaire. Dans la mesure du possible, une visite préventive chez un promoteur doit couvrir
l’ensemble des projets portés par celui-ci.

Les visites préventives ont pour philosophie de limiter les risques liés à une connaissance
insuffisante du cadre réglementaire et de la subsidiabilité de projets FSE.

Ces visites ont lieu dans le cadre de l’exécution d’un projet. Elles ont pour objet d’encadrer le
promoteur sur le plan du Fonds social européen et sur les différents aspects du programme
opérationnel fédéral. De toute évidence, il ne s’agit pas de procéder à un audit financier du projet,
mais d’examiner si le cadre dans lequel le FSE doit être situé a bien été compris.

Lors de ces visites, les conseillers peuvent s’assurer que les règles à suivre par les promoteurs
en matière de réglementation européenne, de subsidiabilité, … sont bien comprises.


Les visites préventives ont été renforcées sur la base des recommandations de l’audit, et plus
précisément par un contrôle des systèmes de gestion (listes de présence, double
subventionnement, recettes). Pour plus de détails, voir ci-dessous.


L’Autorité de gestion fournit également un coaching préventif aux promoteurs qui souhaitent
introduire un projet. Les conseillers veillent à cette occasion à ce que les questions soient traitées
lors de l’introduction de présentations de projets. Le coaching est généralement effectué par
téléphone ou par e-mail, mais si nécessaire, il peut aussi être effectué par le biais d’une visite de
coaching préventive.

Les visites préventives se font sur base d’un échantillon de 33 % des projets (42 % en 2010).
Ces visites doivent être réalisées le plus tôt possible après le démarrage d’un projet. Elles se font
de préférence de février à fin octobre de l’année N.




                                                                                    42
2.7.2.2. CONTROLE

L’Autorité de gestion prévoit plusieurs niveaux de contrôle des éléments essentiels du projet.


Comme il est prévu dans les procédures et les conventions conclues avec l’Autorité d’audit,
l’Autorité de gestion prévoit 100% de contrôles ‘on desk’ / automatiques, 20% de contrôles sur
place et au moins 10% d’inspections (au terme d’un projet).


2.7.2.2.1. CONTRÔLE AUTOMATIQUE DANS L’APPLICATION


L’application FSE prévoit un très grand nombre de contrôles automatiques lors de l’introduction
d’une candidature, lors des remontées financières intermédiaires et lors de la période de
régularisation.


Exemples:


- calcul du nombre d’heures maximum prestées (sur la base des éléments déclarés dans la
DMFA)


- calcul du seuil de pertinence des participants


- vérification de l’éligibilité du projet


-…


2.7.2.2.2. CONTRÔLES ‘ON DESK’ (CONTRÔLES ADMINISTRATIFS)


Les contrôleurs travaillent en tandems depuis peu.

L’uniformité est garantie à l’aide de la réunion de service et de la réunion d’équipe où des
questions relatives à l’application uniforme de la réglementation sont débattues.

Tous les rapports sont chargés dans l’application FSE.

Les décisions sont communiquées aux promoteurs à l’aide de l’application FSE ou par e-mail.
Les promoteurs ont par ailleurs la possibilité de faire connaître leurs remarques. Il est
éventuellement expliqué aux promoteurs pourquoi une décision a été prise de telle ou telle
manière. Si des explications et/ou documents font défaut lors du contrôle d’une période de
régularisation, le CPAS est contacté par mail et une réponse est demandée dans les 7 jours
ouvrables. Si aucune réponse n’est fournie dans les 7 jours ouvrables, tout est annulé. Si aucune
confirmation de lecture n’est reçue dans les 7 jours ouvrables, nous contactons le CPAS par




                                                                                    43
téléphone pour savoir ce qu’il en est. Si le responsable du CPAS est malade ou en congé
(période de vacances), nous pouvons exceptionnellement octroyer un délai supplémentaire. Bien
entendu, nous demandons alors au CPAS d’introduire par mail une demande de délai
supplémentaire. Cette demande sert de preuve et est jointe au dossier papier, ainsi que sur ‘e-
communities’.

En ce qui concerne le double subventionnement, l’inspection forme les contrôleurs. Les
contrôleurs procèdent aux vérifications à l’aide de listes de l’ONSS-APL, pour les personnes
subsidiées via l’art. 60 et via l’économie sociale, et pour le Maribel social.

En ce qui concerne la teneur des contrôles des conventions, il est fait référence au point 2.3.7.1.
ci-dessus.

Les conventions qui lient les promoteurs et les sous-traitants comportent une clause garantissant
que les dépenses consenties par le sous-traitant ne comprennent pas déjà des dépenses
subventionnées par un projet européen.

Les factures relatives au matériel et à l’équipement sont également contrôlées, et plus
exactement:

Coûts directs

- Coûts salariaux des accompagnateurs, ainsi que les frais de développement du matériel destiné
à soutenir les formations;
- Coûts salariaux des participants. Mêmes règles que celles qui s’appliquent aux frais de
personnel;
- Biens de consommation non déductibles (matériel didactique, vêtements professionnels,
matières premières, petit matériel d’équipement, etc.);
- Biens de consommation déductibles (informatique, mobilier, etc.);
- Leasing;
- Charges locatives;
- Autres charges, comme celles pour l’aménagement des locaux.

Coûts indirects

- Frais de gestion et de recrutement;
- Frais de gestion comptable;
- Salaire du personnel administratif interne et externe et du personnel d’entretien;
- Charges sociales du personnel administratif internet et externe et du personnel d’entretien;
- Frais de déplacement journaliers du domicile vers le lieu de travail (tarif ‘abonnement social’) du
personnel administratif interne et externe et du personnel d’entretien;




                                                                                  44
- Fournitures de bureau;
- Frais de documentation générale;
- Frais postaux et téléphoniques;
- Eau, gaz et électricité;
- Taxes et assurances;
- Frais d’entretien:

Seules les copies d’extraits de comptes et relevés bancaires sont considérées comme preuves.
Un ordre de paiement ne suffit pas. Pour pouvoir accepter une facture, la cellule FSE doit
posséder (dans l’application FSE) une copie de la facture, une preuve de paiement et une
convention signée reprenant toutes les mentions du tableau (numéro BCE, clause excluant le
double financement, …).

Pendant la période de régularisation, il faut à nouveau faire appel à la DMFA pour chaque
période de collecte. Si les charges salariales qui résultent de la DMFA régularisée ont été
modifiées, un mail avec confirmation de lecture doit être envoyé au CPAS et une nouvelle
répartition FSE-autorités doit être demandée dans les 7 jours ouvrables. Si aucune réponse n’a
été donnée, la différence est imputée aux autorités locales. Si aucune confirmation de lecture
n’est reçue dans les 7 jours ouvrables, le CPAS est contacté par téléphone. Si la personne
responsable est malade ou en congé (période de vacances), nous pouvons exceptionnellement
accorder un délai supplémentaire. Ce délai doit être demandé par le CPAS, par mail, et cette
pièce justificative doit être jointe au dossier (version papier et sur ‘e-communities’).

2.7.2.2.3. VISITES PREVENTIVES

La philosophie qui sous-tend les visites préventives a été décrite sous le point 2.7.2.1.
‘Coaching’.

1. Vérifications de base

Ces visites ont pour but premier d’accompagner le promoteur dans l’idée de s’assurer de sa
bonne compréhension de la philosophie du Fonds social européen et du suivi des différents
aspects du programme opérationnel fédéral. Il ne s’agit pas d’un audit financier du projet mais de
s’assurer que le promoteur comprend bien le cadre dans lequel le projet se situe. Les
gestionnaires de dossiers peuvent, lors de ces visites, s’assurer que les promoteurs comprennent
bien les consignes en matière de respect de la réglementation européenne, des règles d’éligibilité
décrites dans le programme opérationnel, des objectifs décrits dans le manuel descriptif, ainsi
que des règles détaillées dans le manuel comptable.

A cet égard, les éléments suivants sont vérifiés :




                                                                                     45
    -   la réalité du projet ;
    -   la mise en place d’une piste d’audit adéquate ;
    -   la visibilité du Fonds social européen conformément au plan de communication ;
    -   la réalité d’éventuelles infrastructures décrites dans le projet agréé ;
    -   le bon avancement du projet.

2. Vérification de la qualité des feuilles de présence

Par ailleurs, en réponse à la demande de l’audit de renforcer le contrôle des feuilles de présence,
ces visites, qui doivent être réalisées en cours de projet, visent également à vérifier la présence
de l’ensemble des informations demandées sur les feuilles de présence, à savoir:

            o    le logo européen,
            o    l’année de projet et la période concernée,
            o    le n°, le nom et le type du projet,
            o    le n° de groupe (si nécessaire)
            o    le nom, la date, l’horaire et le type de l’activité
            o    les noms, prénoms, signatures et durée de présence des participants et des
                 encadrants ainsi que le type d’encadrants (interne/externe).
            o    si nécessaire, le NISS des participants.
            o    Adéquation entre la durée de présence et l’horaire de l’activité.

3. Vérification des systèmes de suivi

Afin de détecter les problèmes éventuels, le gestionnaire de dossier vérifie si un système de suivi
a été mis en place par le promoteur pour gérer les éléments suivants:

a) Risques de double subventionnement
b) Recettes
c) Déménagement des participants

4. Comptabilisation des heures d’encodage dans les heures de travail administratif

Si le promoteur a comptabilisé des heures d’encodage dans les heures de travail administratif, le
gestionnaire de dossiers mentionne ces heures dans le rapport.

A la suite de ces visites, un rapport est rédigé sur la base du modèle de rapport.

Ce rapport reprend les constatations du gestionnaire de dossiers et une notation à mettre en
place, à améliorer, satisfaisant ou très satisfaisant est attribuée pour chacun des points à
contrôler. En ce qui concerne la tenue des feuilles de présence, le rapport de visite préventive
reprend les éléments qui doivent être complétés sur la feuille de présence. Ils sont au nombre de




                                                                                     46
21 et l’appréciation accordée au projet pour cet élément dépend du nombre de critères
correctement remplis sur les feuilles de présence.

En fonction des constatations effectuées sur le terrain, un avis global est rendu: à mettre en
place, à améliorer, satisfaisant ou très satisfaisant pour les aspects ‘contenu’ et ‘systèmes de
suivi’.

Si le promoteur a reçu au moins une mention ‘à mettre en place’, le projet fera l’objet d’une visite
de contrôle systématique. Dans les autres cas, les contrôles se feront sur la base d’un échantillon
de 15% de promoteurs.

Enfin, le rapport comprend des recommandations précises destinées aux promoteurs.

Il existe des instructions écrites pour ces visites de contrôle préventives.

La conformité des contrôles effectués avec les instructions et les objectifs est garantie par le chef
de service, qui veille également à une exécution uniforme par tous les membres du personnel.

Les conclusions des visites préventives sont transmises aux promoteurs, de façon contradictoire.

2.7.2.2.4. CONTROLES SUR PLACE

Les promoteurs qui ont reçu un avis défavorable (‘à mettre en place’) lors des visites préventives
ainsi que les promoteurs qui présentent un risque particulier compte tenu de l’analyse des
risques doivent faire systématiquement l’objet d’une visite de contrôle par les gestionnaires de
dossiers.

Un échantillon de 15% des promoteurs n’ayant pas reçu un avis défavorable (‘à mettre en place’)
lors des visites préventives doit faire l’objet d’une visite de contrôle basée sur un échantillon. Cet
échantillon correspond à au moins 15% des coûts de ces promoteurs.

                                                  ère
Ces visites s’effectuent au plus tôt après la 1         remontée dans l’application FSE et au plus tard
avant la fin du projet. Elles doivent se faire de préférence entre le mois de juillet de l’année en
cours et la fin du mois de juin de l’année suivante.

La cellule Conseil-Contrôle établit une liste des projets à contrôler:

     -    Promoteurs ayant obtenu une mention ‘à mettre en place’ lors de la visite préventive
     -    Promoteurs faisant partie de l’analyse de risques
     -    Un échantillon aléatoire de promoteurs ayant obtenu une mention autre que ‘à mettre en
          place’ correspondant à 15% des coûts de ces promoteurs.

Les gestionnaires de dossiers vont ensuite contrôler sur place:




                                                                                      47
1. la concordance entre les heures de l’application FSE et les heures signées sur les feuilles de
    présence
2. les heures d’encodage dans l’application FSE
3. les heures d’absence
4. le double subventionnement
5. les recettes
6. les déménagements des participants

Le gestionnaire de dossiers doit dresser un rapport qui est validé par le chef de service puis
envoyé au promoteur. Le promoteur dispose de 15 jours pour donner son avis.

Une fois le délai de 15 jours expiré, les corrections requises doivent être apportées dans
l’application.

2.7.2.2.5. INSPECTION

L’autorité de gestion délègue au service d’inspection une partie des visites préventives et des
contrôles sur place.

L’inspection effectue des visites préventives à l’occasion d’un contrôle de routine auprès d’un
CPAS qui est par ailleurs promoteur FSE.

Les contrôles sur place de l’inspection s’effectuent à la fin du projet afin de pouvoir contrôler des
éléments non disponibles en cours de projets: répartition part publique – part FSE, biens
amortissables, clés de répartition, risque de double subventionnement.

Les échantillons sont toujours prélevés à l’aide de ‘random numbers’.

Une attention particulière est tout d’abord accordée aux listes de présence. Les inspections ont
lieu sur la base d’instructions écrites qui garantissent une exécution homogène des inspections
par les différents inspecteurs. L’inspection a également dispensé une formation aux
collaborateurs du service d’activation du FSE.

Il est ensuite accordé une attention particulière au double financement. Dans ce cadre, on
examine, sur la base de listes du SPP, si les participants dont le statut relève de l’article 60
(autrement dit les participants aux trajets) ne bénéficient pas d’un double subventionnement de la
part du FSE.

Tertio, la liste des accompagnateurs fait l’objet d’une vérification croisée à partir des listes de
travailleurs subventionnés via le statut GESCO et le Maribel social. Ces contrôles sont
exhaustifs.




                                                                                  48
Enfin, une attention particulière est accordée à l’additionalité du subventionnement du FSE. Le
financement du FSE ne peut inclure le financement du fonctionnement régulier des CPAS. Le
financement du FSE doit autrement dit être additionnel par rapport à la situation telle qu’elle se
présenterait en l’absence de financement du FSE. L’additionalité est contrôlée en comparant les
heures d’accompagnement encodées avec les frais généraux encodés dans le cadre du projet.
Si de nombreux frais généraux sont encodés en plus d’un nombre élevé d’heures
d’accompagnement, cela peut révéler un problème d’additionalité et l’Inspection y remédie si
nécessaire.

Lors de l’inspection d’autres législations, une inspection a été effectuée en ce qui concerne les
projets du FSE de Bruxelles, Geel, Seraing, Anvers, Flémalle et Braine-L’alleud. Les listes de
présence ont été contrôlées à cette occasion.

Les conclusions de l’Inspection ou du Contrôle sont transmises aux promoteurs de façon
contradictoire. Lors du décompte final du projet, il est tenu compte des observations de
l’Inspection : le solde à payer peut être corrigé si nécessaire.


2.8. RESERVE DE PRESTATION NATIONALE

Pas applicable.




                                                                                49
3. REALISATION SELON L’AXE ET LA PRIORITE

3.1. STIMULATION DE TRAJETS D’ACTIVATION SOCIOPROFESSIONNELS


3.1.1. INTERVENTION PAR GROUPE CIBLE (CUMULATIVEMENT JUSQU’EN 2010
       INCLUS) 14

                                                                Nombre           Pourcentage


Nombre cumulatif de participants jusqu’en 2010 inclus           2.465            100%


Hommes                                                          1.203            48,8%
Femmes                                                          1.262            51,2%


15-24 ans                                                       772              31,3%
25-45 ans                                                       1.278            51,8%
+45 ans                                                         415              16,8%


-25 ans                                                         772              31,3%
Chef de famille monoparentale                                   666              27,0%
Personnes d’origine ou de nationalité étrangère                 1.280            51,9%
+45 ans                                                         415              16,8%
Groupe cible (au moins 1 des critères susmentionnés)            2.193            89,0%



Ces chiffres ont été abordés plus haut, sous le point 2.1.4.




14
     Concerne le nombre cumulatif absolu de participants jusqu’en 2010 inclus.




                                                                                 50
3.1.2. VENTILATION DES PARTICIPANTS SELON LE TYPE DE TRAJET


Tableau: nombre de participants par type de trajet, cumulativement
                                         Trajet d’intégration               Pré-trajet d’activation
                                         socioprofessionnelle
Région flamande                                  923                                 601
Région wallonne                                  575                                  79
Région de Bruxelles-Capitale                     200                                  87
Total                                           1.698                                767



Cumulativement,      68,9%     des    participants   ont   participé    à   un    trajet   d’intégration
socioprofessionnelle et 31,1% à un pré-trajet d’activation.


En ce qui concerne la répartition des bénéficiaires d’un trajet ESF par région, nous constatons
que 61,8% viennent de la Région flamande, 26,6% de la Région wallonne et 11,6% de la Région
de Bruxelles-Capitale. La surreprésentation des CPAS de la région flamande s’exprime donc
aussi de manière perceptible dans une proportion plus élevée de bénéficiaires issus de la Région
flamande.


Le programme opérationnel prévoit 3.300 trajets pour la période 2007-2013 et 6.650 pré-trajets
pour la même période, soit 33% de trajets d’intégration socioprofessionnelle et 67% de pré-trajets
d’activation.


Cumulativement, 68,9% de trajets d’intégration socioprofessionnelle et 31,1% de pré-trajets
d’activation ont été réalisés sur la période allant de 2008 à 2010 inclus. L’Autorité de gestion
incite donc les promoteurs potentiels à mettre en œuvre des pré-trajets d’activation. Des
informations spécifiques ont été fournies sur les pré-trajets d’activation qui constituent l’originalité
du programme du FSE. Les résultats pour l’année 2010 indiquent qu’à partir de cette année-là, la
part des pré-trajets d’activation a réellement augmenté. En ce qui concerne la progression
relative à l’objectif en chiffres absolus, à savoir 9.950 trajets et pré-trajets d’ici 2013 (soit 1421,4
par an), 2.465 pré-trajets et trajets ont été réalisés. Nous en sommes donc, actuellement, à
43,3% (et 57,8% si on ne comptabilise pas l’année de lancement 2007).
L’Autorité de gestion fait des efforts pour atteindre le nombre de (pré-)trajets prédéfini. Comme il
a déjà été mentionné ci-dessus, des séances d’information sont organisées pour attirer l’attention




                                                                                     51
des CPAS sur la possibilité d’introduire un projet du FSE. Les appels à projets sont aussi
largement diffusés sur le site internet, par lettre d’information électronique, …
Les promoteurs (potentiels) sont également coachés afin d’assurer un support optimal dans le
cadre de l’introduction et la réalisation d’un projet. Il est utile de préciser que le service activation
/ FSE participe activement à des journées d’étude au cours desquelles des contacts sont établis
avec des promoteurs (potentiels) et les promoteurs sont informés des possibilités du programme
FSE fédéral.
Enfin, la méthodologie a été simplifiée à partir de 2010, ce qui doit se solder par une
augmentation du nombre de projets.
En ce qui concerne la répartition des moyens, le programme opérationnel prévoit que 75% des
interventions soient consacrées à des trajets d’intégration socioprofessionnelle et 25% à des pré-
trajets d’activation. Comme en termes de coûts, les trajets d’intégration socioprofessionnelle sont
bien plus onéreux que les pré-trajets, plus de 75% des coûts sont assurément consacrés à des
trajets d’intégration socioprofessionnelle.



                        Verdeling begunstigden ESF trajecten naar Gewest




                                  12%




                         23%                                                    Vlaams Gewest

                                                                                Waals Gewest

                                                    65%                         Brussels Hoofdstedelijk Gewest




                                                                                         52
Répartition bénéficiaires trajets FSE par région

Région flamande
Région wallonne
Région de Bruxelles-Capitale

Nombre de bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle, cumulatif:


                                                                 Hommes                   Femmes


 Région de Bruxelles-Capitale                18-25 ans               11                     23


                                             26-45 ans               69                     73


                                              +45 ans                17                     7


 Région flamande                             18-25 ans              151                     87


                                             26-45 ans              239                    264


                                              +45 ans                87                     95


 Région wallonne                             18-25 ans               83                     61


                                             26-45 ans              113                    205


                                              +45 ans                37                     76


 Royaume – Total                                                    807                    891




                                                                                     53
                      Verdeling begunstigden van een socioprofessioneel inschakelingstraject naar Gewest




                                   11%




                                                                                           Vlaams Gewest

                           30%
                                                    59%
                                                                                           Waals Gewest




                                                                                           Brussels Hoofdstedelijk Gewest




Répartition des bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle par région
Région flamande
Région wallonne
Région de Bruxelles-Capitale


En tout, 1.698 bénéficiaires ont participé à un trajet d’intégration socioprofessionnelle, dont 807
hommes et 891 femmes. Cela correspond à 52,5% de femmes contre 47,5% d’hommes. Dans
les trajets d’intégration socioprofessionnelle, la répartition par sexe est ainsi conforme à la
répartition par sexe dans l’ensemble des trajets FSE (voir plus haut).


Si on examine la répartition des bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle par
région, on constate que 54% des bénéficiaires sont domiciliés en Région flamande, 34% en
Région wallonne et 12% dans la Région de Bruxelles-Capitale.




                                                                                                 54
Nombre de bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle, cumulativement en
fonction de l’âge et du sexe:


                                Hommes                   Femmes


      18-25 ans                   245                      171


      26-45 ans                   421                      542


       +45 ans                    141                      178


                                  807                      891



Si on considère le sexe, on constate que 47,5% des bénéficiaires d’un trajet d’intégration
socioprofessionnelle sont des hommes et 52,5% des femmes. C’est parfaitement conforme avec
la répartition pour l’ensemble des trajets FSE, à savoir 48,8% d’hommes et 51,2% de femmes.


Graphique:    répartition   des   bénéficiaires   d’un    trajet   d’intégration   socioprofessionnelle
(cumulativement) en fonction de l’âge.


             Begunstigden sociaal inschakelingsproject naar leeftijd




                                19%
                                                     24%


                                                                              18-25 jaar
                                                                              26-45 jaar
                                                                              +45 jaar


                                      57%




Bénéficiaires projet d’intégration sociale en fonction de l’âge
18-25 ans




                                                                                     55
26-45 ans
+45 ans


Nous constatons que 24% des bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle
appartiennent au groupe cible des jeunes et 19% au groupe cible des plus de 45 ans. La plupart
des bénéficiaires d’un trajet d’intégration socioprofessionnelle font partie de la catégorie d’âge
des 26 à 45 ans inclus (57%).


Cette répartition diffère de la répartition de l’ensemble des bénéficiaires d’un trajet FSE en
fonction de l’âge. Les jeunes sont moins représentés que dans le total des trajets FSE (24% dans
les trajets d’intégration socioprofessionnelle contre 31% dans l’ensemble des trajets FSE) et le
nombre de seniors est légèrement plus élevé dans les trajets d’intégration socioprofessionnelle
(19% de seniors dans les trajets d’intégration socioprofessionnelle contre 17 % dans l’ensemble
des trajets FSE).



Nombre de bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation, cumulativement:


                                                                   Hommes               Femmes


 Région de Bruxelles-Capitale                 18-25 ans                8                  13


                                              26-45 ans               14                  27


                                               +45 ans                11                  14


 Région flamande                              18-25 ans              193                  115


                                              26-45 ans              119                  114


                                               +45 ans                17                  43


 Région wallonne                              18-25 ans               14                  13


                                              26-45 ans               13                  28




                                                                                   56
                                                      +45 ans                     7                                4


 Royaume – Total                                                                  396                           371



Au total, 767 bénéficiaires ont participé à un pré-trajet d’activation, dont 396 hommes et 371
femmes. La part des femmes est de 48,4%, contre 51,6% d’hommes. Dans les pré-trajets
d’activation, la répartition par sexe diffère donc légèrement de la répartition par sexe dans
l’ensemble des trajets FSE (voir plus haut). La part des hommes dans les pré-trajets d’activation
est légèrement plus élevée que dans l’ensemble des trajets FSE (51,6 d’hommes dans les pré-
trajets d’activation contre 48,8% dans l’ensemble des trajets FSE).


              Verdeling begunstigden van een activeringsvoortraject naar Gewest




                                   12%


                            8%


                                                                                        Vlaams Gewest


                                                                                        Waals Gewest


                                                                                        Brussels Hoofdstedelijk Gewest

                                                80%




Bénéficiaires de la répartition d’un pré-trajet d’activation, par région


Région flamande
Région wallonne
Région de Bruxelles-Capitale


Si on examine la répartition des bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation en fonction de la région,
on constate que 78,4% des bénéficiaires sont domiciliés en Région flamande, 10,3% en Région
wallonne et 11,3% dans la Région de Bruxelles-Capitale.
La personne précitée confirme que la Région flamande est largement surreprésentée en ce qui
concerne les pré-trajets d’activation, ce qui a déjà été remarqué précédemment.




                                                                                                       57
Nombre de bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation, cumulativement en fonction de l’âge et du
sexe:


                               Hommes                  Femmes


        18-25 ans                 215                     141


        26-45 ans                 146                     169


        +45 ans                   35                      61


                                  396                     371




Graphique: répartition des bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation en fonction de l’âge

              Verdeling begunstigden activeringsvoortraject naar leeftijd



                      13%




                                                                                     18-25 jaar
                                                       46%
                                                                                     26-45 jaar
                                                                                     +45 jaar

             41%




Répartition des bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation en
fonction de l’âge


18-25 ans
26-45 ans




                                                                                   58
+ 45 ans
Nous constatons que 46% des bénéficiaires d’un pré-trajet d’activation font partie du groupe cible
des jeunes et qu’à peine 13% des bénéficiaires font partie du groupe cible des plus de 45 ans.
41% appartiennent au groupe des 26-45 ans. Ces pourcentages sont parfaitement conformes à
ce qui a été constaté dans le rapport annuel sur l’année de fonctionnement 2009.


Cette répartition diffère de la répartition par âge de l’ensemble des bénéficiaires d’un trajet FSE.
Les jeunes sont sensiblement plus nombreux dans les pré-trajets d’activation (46% contre 31%
dans l’ensemble des trajets FSE) et la part des seniors est sensiblement inférieure dans les pré-
trajets d’activation (13% de bénéficiaires de plus de 45 ans dans les pré-trajets d’activation,
contre 17% dans l’ensemble des trajets FSE). Ce résultat est similaire aux constatations pour
2009.




                                                                                  59
3.2.    AXE 2: FAVORISER UNE PERSPECTIVE DE CARRIERE ET LA DIVERSITE DANS
        L’EMPLOI AINSI QUE LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS


3.2.1. INDICATEURS


En 2010, 3 projets ont été approuvés dans le cadre de l’Axe 2. Il s’agit du projet ‘Experts du vécu’
du SPP Intégration sociale et des projets ‘Troubles musculo-squelettiques’ et ‘Risques
psychosociaux’ du SPF Emploi.


Les données financières relatives à l’exécution de l’Axe 2 en 2010 ont déjà été décrites ci-
dessus. Il convient également de faire remarquer qu’un programme de suivi épuré est prévu en
conséquence des dispositions du programme opérationnel pour l’Axe 2.


En ce qui concerne la validation des résultats, un comité d’accompagnement a été mis sur pied
pour chaque (sous-)projet. Ce comité doit approuver les résultats et, ainsi, les valider. Une fois
validés, les résultats sont ensuite diffusés sous la forme de brochures, DVD, journées d’étude, …
Il peut y être fait référence au titre 3.2.3.
La question de la pertinence des indicateurs relatifs aux projets du SPF ETCS. Cette question
prioritaire sera examinée par le SPF ETCS et l’Autorité de gestion dans le courant de l’année
2011.


Vous trouverez ci-dessous un tableau reprenant les indicateurs pour l’Axe 2 – volet Emploi.
                                           15
     1) Projet ‘Risques psychosociaux’
            Indicateurs                            Commentaires                         Année 2010


Nombre de nouveaux sous-                Sous-projets qui sont dans le
projets                                 dossier de candidature.                                           2
Nombre de sous-projets                  Sous-projets qui continuent en
prolongés                               2010                                                             15
Nombre de sous-projets achevés                                                                            0
Nombre de sous-projets réalisés
par rapport au nombre de sous-
projets initiés                         Nombre de sous-projets en cours                                  17




15
 Les chiffres inclus dans les tableaux relatifs aux projets TMS et PRS sont des chiffres absolus, sauf
mention contraire dans le tableau.




                                                                                         60
Nombre d'organisations
concernées par les projets et
typologie des publics cibles
intermédiaires                      Instances publiques                            1
                                    Universités                                    4
                                    Centres de recherche                           2
                                    Entreprises
                                    Partenaires sociaux                            4
                                    Associations                                   0
                                    Autre                                          0
                                    Total                                         11

Typologie des publics cibles
finaux                              Travailleurs/euses salarié(e)s
Ici, on reprend le pourcentage de
personnes qui ont suivi une
session de
sensibilisation/formation, sur la   +45 ans, jusqu'au mois de
base des formulaires d'évaluation   novembre 2010, il s'agit des >50
reçus                               ans                                       39,67%
                                    Femmes                                    69,07%
                                    Jeunes (18-25 ans) jusqu'au mois
                                    de novembre 2010, il s'agit des
                                    <30 ans                                    3,64%
                                    Conseillers en prévention                 11,28%
                                    Médecins du travail                        0,25%

                                    Employeurs et ligne hiérarchique          9,65%
                                    Délégués syndicaux                        0,50%
                                    Grand public
                                    Autre                                     78,32%

Typologie des actions
réalisées ou en cours               Études/recherches                              3
                                    Élaboration de nouveaux outils                 5
                                    Création de nouveaux services                  0
                                    Actions de sensibilisation des
                                    groupes cibles finaux                          7
                                    Actions de sensibilisation des
                                    groupes cibles intermédiaires                  0
                                    Actions de formation des groupes
                                    cibles finaux                                 72
                                    Actions de formation des groupes
                                    cibles intermédiaires                          0
                                    Actions de formation de formateurs             4
                                    Total                                         91

Typologie des actions de
soutien                             Conférences-séminaires
                                    Brochures                                  24579
                                    Campagnes d'information




                                                                         61
Label égalité-diversité
DVD                                   309
Affiches                             9317
Consultation du site Beswic        154951
Dépliants                           10068




                              62
   2) Projet TMS


          Indicateurs                                                  Année 2010
Nombre de nouveaux sous-
projets                                                                                1
Nombre de sous-projets
prolongés                                                                             15
Nombre de sous-projets achevés                                                         0
Nombre de sous-projets réalisés
par rapport au nombre de sous-
projets initiés                                                                       16
Nombre d'organisations
concernées par les projets et
typologie des publics cibles
intermédiaires                    Instances publiques                                  3
                                  Universités                                          2
                                  Centres de recherches                                1
                                  Entreprises                                        n.d.
                                  Partenaires sociaux                                  4
                                  Associations                                         0
                                  Autre                                                6
                                  Total                                               16

Typologie des publics cibles
finaux                            Travailleurs/euses salariés                        n.d.
                                  > de 45 ans                                   69,1%
                                  Femmes                                        84,6%
                                  Jeunes (18-25 ans)                            12,7%
                                  Personnes sans qualification ou
                                  peu qualifiées                                      0%
                                  Conseillers en prévention                         5,7%
                                  Médecins du travail                               0,7%
                                  Employeurs et ligne hiérarchique                  0,5%
                                  Délégués syndicaux                                  0%
Typologie des actions
réalisées ou en cours             Études/recherches                                    0
                                  Élaboration de nouveaux outils
                                  Création de nouveaux services                        0
                                  Actions de sensibilisation des
                                  groupes cibles finaux                                2
                                  Actions de sensibilisation des
                                  groupes cibles intermédiaires                        0
                                  Actions de formation des groupes
                                  cibles finaux                                       12
                                  Actions de formation des groupes
                                  cibles intermédiaires                                0
                                  Actions de formation de formateurs                   9
                                  Total                                               23




                                                                        63
Typologie des actions de
soutien                                Conférences-séminaires
                                       Brochures                                              83000
                                       Campagnes d'information                                    0
                                       Label égalité-diversité                                    0
                                       DVD                                                     4000
                                       Consultation du site Beswic                           154951
                                       Dépliants                                              32900


3.2.2. PRIORITES TRANSVERSALES



3.2.2.1. DIMENSION TRANSVERSALE INNOVATION

En ce qui concerne les risques psychosociaux, il s'agit d'une problématique reconnue comme
pertinente au vu des dommages causés, mais pas connue en profondeur.

Or une fois le problème objectivé, il s'agit d'analyser les phénomènes en présence pour en
trouver les causes et pouvoir ensuite mettre en place des mesures de prévention.                   Les
recherches et actions mises en œuvre dans ce projet ont pour objectif de chercher les causes de
la souffrance au travail pour pouvoir ensuite les combattre. Les résultats des recherches sont
traduits en dispositifs de formation, d’information, de sensibilisation pour atteindre un maximum
de publics-cibles et des évaluations sont réalisées pour mesurer l'adaptation des dispositifs aux
besoins ressentis.

Un certain nombre de nouveaux outils découlant de ces recherches sont également créés afin
d’aider les personnes de terrain.

En ce qui concerne les TMS, il s'agit d'adapter à des secteurs ou des professions
particulièrement exposées une démarche scientifiquement éprouvée, la démarche ergonomique
(globale, multidisciplinaire et participative) souvent inconnue au niveau des entreprises et en
particulier des PME.


3.2.2.2. DIMENSION TRANSVERSALE DEVELOPPEMENT DURABLE

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) a été définie par la Commission européenne
comme     l'intégration   volontaire   par   les   entreprises   de   préoccupations    sociales    et
environnementales à leurs activités commerciales et à leurs relations avec les parties prenantes.

La RSE constitue la part essentielle que peuvent apporter les entreprises au développement
durable. Il s'agit d'intégrer dans leur gestion la prise en compte de leurs responsabilités envers
les personnes, la planète et les profits (les trois P), suivant ainsi l'un des principes fondateurs du




                                                                                   64
développement durable qui prône de relier systématiquement les unes aux autres les
préoccupations sociales, économiques et environnementales pour les intégrer dans des
stratégies cohérentes. La sécurité et la santé au travail constituent de toute évidence une
question sociale et le fait que des conditions de travail sûres et saines et un bon état de santé
des travailleurs fassent partie des responsabilités sociales des entreprises ne peut être mis en
doute.

Le rapport de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail sur ‘la responsabilité
sociale des entreprises et la sécurité et la santé au travail’, basé sur de nombreuses études de
cas, ouvre des perspectives intéressantes pour explorer de nouvelles pistes d'actions en matière
de santé et de sécurité au travail:

     "les entreprises doivent projeter une image positive auprès du public, des salariés
      potentiels et des investisseurs. La sécurité et la santé constituent, à cet égard, une
      dimension importante de la RSE, et les entreprises reconnaissent qu'elles ne peuvent pas
      réussir à l'extérieur si elles affichent de mauvaises performances sociales en interne. Pour
      convaincre leurs stakeholders de leurs performances sociales, elles ont besoin
      d'indicateurs simples, valides et convaincants. Plusieurs activités du projet ‘psychosocial’
      vont dans ce sens."

     "Une bonne communication avec les parties prenantes est fondamentale pour mettre en
      œuvre la RSE, et les salariés, en particulier, représentent un élément-clé pour faire
      progresser les performances sociales et environnementales des entreprises. Cela offre un
      vaste domaine de synergies potentielles avec la sécurité et la santé au travail où la
      participation et le dialogue avec les salariés sont depuis longtemps reconnus comme un
      élément essentiel du succès."

      Les projets de la DG Humanisation font de la participation et du dialogue social un élément
      fondamental du développement de ses projets (ex: brochures de la stratégie Sobane,
      travaux des réseaux, partenariat, …)

     "L'objectif de la SST consiste trop souvent à respecter les obligations légales. Les
      initiatives de RSE montrent que bon nombre de résultats peuvent découler d'une
      intégration et d'un engagement volontaires. (…)

      Lorsque la SST est tirée à un niveau plus stratégique par son association avec la RSE, les
      objectifs stratégiques représentent un enjeu majeur et un plus grand nombre de parties
      prenantes manifestent alors un intérêt, positif ou négatif, vis-à-vis de la SST."




                                                                                   65
      D'où l'intérêt d'avoir recours aux outils, stratégies et méthodes innovants régulièrement
      utilisés dans le cadre des activités de RSE: considérations éthiques, codes de conduite,
      partenariats innovants, …

      Les projets de la DG Humanisation du travail s'inspirent de ces considérations (par ex.:
      code de conduite, communication interne, … voir aussi partenariats).

La responsabilité sociale des entreprises inclut, dans sa dimension sociale, une dimension
d'adaptation au changement et d'apprentissage organisationnel.

La DG Humanisation du travail a établi des contacts avec la division de la Commission
européenne spécialisée en la matière et a intégré dans ses actions les résultats des études et
actions menées par la Commission en matière de restructuration socialement responsable (voir
activités du projet ‘psychosocial’). Un séminaire de haut niveau a eu lieu en novembre dans le
cadre de la présidence belge de l'UE. Il a été organisé par la Commission et la DG Humanisation
du travail. Il a présenté, entre autres, les résultats des études menées par la Commission sur les
restructurations socialement responsables et les résultats des activités de nos projets FSE
(psychosocial).


3.2.2.3. DIMENSION TRANSVERSALE PARTENARIAT

Chaque projet est doté d'un comité d'accompagnement et chaque activité de recherche d'un
comité de suivi.

Dans ces comités sont représentés les différents partenaires susceptibles d'apporter une
contribution en matière de contenu et/ou dissémination des outils mis au point. Ces comités
comprennent:

        les   partenaires   sociaux:   représentants   des organisations    représentatives   des
         travailleurs et des employeurs spécialisés dans les matières traitées

        l'Inspection du travail

        l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes

        le Fonds des maladies professionnelles

        le Fonds des accidents du travail (si pertinent)

        les universités associées à une activité parce qu'elles ont remporté un marché public de
         recherche




                                                                                 66
La DG Humanisation du travail favorise les partenariats entre les universités et/ou centres de
recherches des différentes régions du pays ainsi que la multidisciplinarité.

Certaines activités comportent des dispositifs du type ‘tables rondes’, qui servent à faire le point
sur une problématique.      Dans les participants à ces tables rondes se retrouvent, outre les
institutions reprises au point 4.1, toute une série d'experts

         des experts académiques

         des ONG spécialisées dans les matières traitées

         des experts de terrain: conseillers en prévention, médecins du travail

La DG Humanisation du travail essaie également d'établir des contacts avec les réseaux
européens qui travaillent dans le même domaine, afin d'enrichir les projets et d'éviter les doubles
emplois. On peut citer à cet égard

          le réseau New Osh Era

          le réseau HIRES: travaux sur la promotion des restructurations socialement
           responsables

          le réseau Prima EF

          le réseau PEROSH

La Direction Générale Humanisation du Travail suit également les travaux de l'Eurofound de
Dublin et de l'Agence européenne de Bilbao (SST).


3.2.3. EVALUATION CONCERNANT LA REALISATION DE L’AXE 2 (HORS EXPERTS DU
       VECU)

En 2010, une étude a été réalisée concernant l’Axe 2.

Une évaluation de la réalisation de l’Axe 2 (hors experts du vécu) a été finalisée en février 2011.
Cette évaluation attire l’attention sur une série de problèmes qu’il convient de résoudre.

La réalisation très partielle de l’Axe 2 réduit en effet le niveau d’absorption des moyens FSE pour
l’ensemble du programme fédéral SFE 2007-2013. Il ressort de l’évaluation qu’en ce qui
concerne l’Axe 2, seul 37,91% des subventions approuvées et 10,27% des subventions
disponibles prévues dans le programme opérationnel 2007-2013 ont été effectivement utilisés
depuis le début du programme FSE fédéral.




                                                                                   67
Les évaluateurs constatent plus particulièrement les problèmes suivants lors de la réalisation de
l’Axe 2 (hors spécialistes du vécu):

    -   Un niveau de consommation des subsides FSE plutôt limité;

    -   Le fait de ne pas atteindre réellement les groupes cibles, et plus particulièrement les
        personnes d’origine étrangère et autres jeunes;

    -   Une effectivité et une efficacité non optimales lors de la réalisation de l’Axe 2;

    -   L’absence de fil rouge d’un bout à l’autre de l’Axe 2;

    -   Une distribution floue des rôles entre les différents acteurs impliqués dans la réalisation
        de l’Axe 2, et plus particulièrement le SPF ETCS et le SPP Intégration sociale.

A la lumière de ces constatations, on peut se demander comment on peut améliorer les résultats.

Les pistes éventuelles pour la reformulation de l’Axe 2 partent de préférence des directives 2020
de la Commission européenne. La stratégie 2020 stipule notamment que la Commission
européenne prendra des mesures concrètes en matière d’exclusion sociale, notamment par le
biais des fonds structurels (FSE).

Pour en venir à une réorientation de l’Axe 2, qui conduira à une meilleure utilisation des subsides
FSE, une réunion a été organisée début 2011 entre les fonctionnaires dirigeants du SPP
Intégration sociale et du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

Lors de cette réunion, il a été décidé d’entreprendre l’action suivante, afin de remédier à la sous-
exploitation de l’Axe 2:

       Comme il a été précisé au point 3.4.4.4. du programme opérationnel fédéral FSE, les
        ministres de l’Emploi et de l’Intégration sociale récupèrent chacun la part qu’ils ont investie
        dans le projet ‘label égalité-diversité’, pour l’attribuer à d’autres initiatives relevant de leurs
        compétences, dans le cadre de la programmation 2007-2013.

       Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale entame sans délais les projets qui n’ont
        pas été mis en œuvre jusqu’à présent, en particulier ceux qui concernent la promotion de
        la perspective de carrière (point 3.4.1. du PO, notamment campagne de sensibilisation des
        seniors) et promotion de la diversité au travail (point 3.4.2. du PO, notamment suppression
        de discriminations).


       Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale n’estime pas nécessaire d’instituer un
        comité de suivi permanent pour l’Axe 2 qui soit commun au SPF ETCS et au SPP




                                                                                      68
        Intégration sociale, dans la mesure où le SPF ETCS exécutera le programme comme
        prévu.


3.2.4. EXPERTS DU VECU EN MATIERE DE PAUVRETE ET D’EXCLUSION SOCIALE



En 2010, l’Institut supérieur du travail et l’Université Libre de Bruxelles ont procédé à une
troisième évaluation externe du projet ‘Experts du vécu en matière de pauvreté et d’exclusion
sociale’.
Vous trouverez ci-dessous un compte rendu intégral des conclusions de cette évaluation.


Avec cette troisième évaluation externe du projet ‘Experts du vécu en matière de pauvreté et
d’exclusion sociale au sein des services publics fédéraux’, nous nous situons à une charnière
dans le processus d’évaluation. D’une part, nous devions, en ce qui concerne le point de départ
de cette évaluation, nous baser sur les conclusions et recommandations des deux évaluations
externes précédentes. Elles ont, dans une certaine mesure, orienté elles aussi les
développements précédents du projet.
D’autre part, un éventuel changement fondamental dans le cadre opérationnel du projet s’impose
à l’heure actuelle, à savoir l’arrêt du détachement des experts du vécu à partir du SPP IS et un
transfert des moyens (en matière d’emploi) vers les services publics concernés. En vue de la
formulation de conclusions mûrement réfléchies et de recommandations à la fois efficaces et
sensées, nous prendrons ci-après les deux versants de cette charnière, pour autant que cela
s’avère opportun et possible.


    1. Du temps pour stabiliser, structurer et consolider l’exécution du projet et définir des
        priorités.


A cause de certains facteurs, le management et la guidance opérationnelle du projet pilote ont
été fortement confrontés à une contrainte de temps au cours de la période écoulée. Il est
notamment question ici:
    -   de la nécessité, du côté néerlandophone, de désigner également les personnes qui ne
        suiv(ai)ent pas la formation organisée par De Link vzw, la nécessité de lancer une
        procédure de sélection et de recrutement étendue qui y est liée et, côté néerlandophone
        également, d’élaborer un trajet de formation personnel;
    -   du timing des nouveaux recrutements à un moment où le nombre de places de
        détachement disponibles ne suffisait pas encore.




                                                                              69
Cette situation a eu pour conséquence qu’il fallait souvent gérer la crise. Mais ce n’est pas tout.
Elle a aussi influencé la grande diversité observée au niveau de l’approche concrète des projets
de détachement.
Il faut donc avant tout prévoir assez de temps pour stabiliser, structurer et consolider l’exécution
du projet. C’est plus important que la prochaine extension prévue du contingent d’experts du
vécu en 2011. Les priorités dans le cadre de l’exécution du projet doivent dans le même temps
être fixées et faire l’objet d’un suivi. Sur la base notre analyse, nous suggérons ici:


    -   de définir un point de vue en ce qui concerne la manière dont les experts du vécu seront,
        à l’avenir, intégrés dans les services et, par la même occasion, de prévoir la possibilité
        de maintien d’un lien solide avec les objectifs du projet et d’observer et débattre des
        modalités permettant de garantir aux experts du vécu déjà au travail une situation plus
        stable;
    -   de réaliser une percée en ce qui concerne l’ancrage durable et structurel du projet pilote
        dans la politique de lutte contre la pauvreté;
    -   d’améliorer la formation et la certification en aspirant à une plus grande cohérence entre
        les initiatives prises en Flandre et dans la partie francophone du pays;
    -   d’optimiser le support des experts du vécu et des services partenaires.


Les recommandations relatives à chacune des priorités suggérées sont abordées ci-dessus.


    2. Le démantèlement du processus de détachement en tant que processus progressif et
        personnalisé, par phases et avec un encadrement permanent par le SPP IS.


En théorie, on distingue actuellement, pour l’avenir proche du projet pilote, trois possibilités de
guidance opérationnelle et de concrétisation de l’occupation des experts du vécu.
    -   La formule de détachement actuelle est maintenue. Cette piste ne semble toutefois pas
        réaliste dans la mesure où on continue progressivement mais inlassablement de gonfler
        l’effectif du SPP IS, tout au long du projet.
    -   Les experts du vécu sont directement recrutés par les services publics.
    -   Bien que cela soit plus réaliste, il s’agit d’une piste très risquée en ce qui concerne la
        réussite du projet. Les risques sont liés avant tout au fait que dans certains services
        publics, la base qui sous-tend le projet est inexistante ou insuffisante. Ceci peut mener,
        d’une part, à la décision de ne pas faire appel à des experts du vécu ou, d’autre part, à
        un glissement d’objectif dans la réalisation concrète de la fonction (érosion jusqu’à une
        fonction précaire marginale ou assimilation à une assistance administrative ajoutée).
    -   Il est prévu de démanteler progressivement le processus de détachement. Cette piste est
        à la fois pertinente et réalisable. On peut, dans le cadre d’une concertation entre le SPP




                                                                                    70
         IS, le service de détachement (y compris le service HRM) et l’expert du vécu concerné,
         examiner pour chaque projet de détachement en cours si et comment le détachement
         peut être arrêté et le projet poursuivi. Un élément important sur ce plan concerne dès lors
         la manière dont on peut poursuivre la formation de l’expert du vécu concerné afin qu’il
         obtienne un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. La question se pose de
         savoir comment on peut combiner emploi et formation, y compris pour les nouveaux
         projets à mettre en œuvre. Une piste éventuelle est que le SPP IS soit détaché pendant
         la formation et donc par le biais d’une phase intermédiaire sous la forme d’un stage
         rémunéré, l’engagement étant ensuite pris en charge par le service public concerné.


La sélection d’une de ces trois pistes influencera certainement la position et le rôle possible du
SPP IS. Dans les circonstances données, à savoir la base en expansion, mais toujours limitée du
projet et la non-familiarité avec cette nouvelle fonction qui y est liée, il est de toute manière
conseillé de maintenir un rôle d’accompagnement pour l’équipe de coordination. Compte tenu de
son expertise du terrain, au moins deux tâches entremêlées sont dévolues à cette équipe:
    -    la supervision de la spécificité de la fonction, notamment en
    --   soutenant toutes les parties intéressées afin d’harmoniser de manière optimale les            Formatted: Bullets and Numbering

         services et les experts du vécu.


    3. Réalisation d’une percée en ce qui concerne l’ancrage durable et structurel du projet
         pilote dans la politique de lutte contre la pauvreté.


En élaborant une proposition partiellement soutenue de description générique de la fonction
d’’expert du vécu en matière de pauvreté et d’exclusion sociale’, une étape importante a été
franchie dans l’ancrage structurel et la professionnalisation de la fonction qui y est liée, mais il
reste encore du chemin à parcourir.


Plusieurs défis se présentent.


Pour commencer, la fonction doit encore être entérinée formellement et reprise dans la
cartographie fédérale. Comme la cartographie fédérale ne porte que sur des fonctions de niveaux
A et B, et non C, pour lesquelles chaque service public a sa description personnelle, il faudra
inciter chaque service public à reprendre la nouvelle fonction générique dans sa propre
cartographie. Il est conseillé que cette fonction soit reprise dans la cartographie via la
concertation bilatérale entre le SPP IS et les autres services publics et via le réseau du SPF
P&O. Impliquer simultanément les services HRM de tous les partenaires (potentiels), c’est aussi
saisir une occasion d’échanger des connaissances et expériences et d’élargir la base
transversale.




                                                                                  71
Ensuite, la question se pose de savoir si cette fonction sera également activée de manière
effective et comment cette activation aura lieu. Par rapport à la condition importante de la
fonction ‘générique’ qui veut qu’elle puisse / doive être concrétisée en fonction du contexte, on
peut désigner tout un ensemble de facteurs de risques susceptibles de favoriser aussi bien la
non-activation de la fonction que l’érosion d’objectif ou le glissement d’objectif lors de sa
concrétisation. Le défi consiste, par conséquent, à développer des actions et initiatives qui
contribuent à la motivation et à la capacité des différents services publics pour exploiter cette
force et empêcher l’impact des facteurs de risques.


A partir de leur influence susceptible de se renforcer mutuellement, ces actions et initiatives
portent, d’une part, sur la réalisation des autres éléments clés du projet pilote. Nous faisons ici
référence à l’agrandissement de la base pour la lutte contre la pauvreté dans les différents
services publics, notamment en le reprenant explicitement dans leur propre politique. La
reconnaissance de la responsabilité partagée en matière de lutte contre la pauvreté qui s’exprime
ainsi ne peut donc pas être considérée comme une condition nécessaire, mais à tout le mois
comme un puissant stimulant pour une activation et une opérationnalisation ciblée de la fonction
d’expert du vécu dans son propre service public. Il faut donc tenter de définir comment la lutte
contre la pauvreté est abordée concrètement par tous les services des différentes administrations
publiques, de telle sorte que les organisations ou services puissent ainsi être sensibilisées et par
conséquent, la nécessité de rechercher une solution à ce problème ne semble pas évidente.


Un instrument de guidage éventuel en la matière est la stimulation du développement des
connaissances sur l’ensemble du plan de lutte contre la pauvreté, liée explicitement aux
différentes étapes et actions concrètes du projet pilote. Nous faisons également référence ici à la
cinquième proposition contenue dans le plan fédéral de lutte contre la pauvreté, à savoir
promouvoir    davantage     le   recours   à   des    ‘experts   du   vécu’   dans       la   politique
(européenne/fédérale/régionale/communautaire/local),      dans   le   cadre   de    la    Conférence
interministérielle Intégration sociale. La communication externe qui peut aller de pair avec cette
promotion (par le biais de publications, congrès, colloques, …) ont pour les services partenaires
(potentiels) du SPP IS un effet secondaire qui n’est pas négligeable, à savoir une contribution
positive à l’image du service. A ce stade, la résonnance externe du projet pilote renforce à son
tour les chances de réussite du projet.


La (toujours) grande absence de familiarité avec cette nouvelle fonction requiert également des
initiatives et actions qui stimulent concrètement les différents services publics et/ou soutiennent
et encadrent une mise en œuvre créative et contextuelle de la fonction permettant également la




                                                                                   72
reprise du rôle de ‘change agent’ et garantissant l’affiliation à un réseau d’experts du vécu (voir
aussi la recommandation 5 ci-dessous).


Tertio, avec la liaison mûrement réfléchie de la fonction à un diplôme ou niveau de formation
spécifique, la liaison envisagée au niveau de fonction C au sein des autorités fédérales reste
dépendante de la réalisation de formations validant les compétences acquises avec un diplôme
de l’enseignement secondaire supérieur.


    4. (Ré)organisation, stabilisation et harmonisation des formations destinées aux experts du
        vécu, avec comme finalité un diplôme reconnu de l’enseignement supérieur.


Dans la plupart des entretiens que nous avons menés – tant avec les experts du vécu eux-
mêmes qu’avec leurs coaches et mentors – on s’est demandé si la nouvelle formation proposée
en Flandre répondait bien aux exigences et besoins de la fonction d’expert du vécu. C’est surtout
le problème des stages qui a été évoqué, car le lieu de détachement et le type de travail au sein
des services concernés n’étaient pas conformes à la demande de stages pendant le cours de
formation. Les experts du vécu ne comprennent d’ailleurs pas vraiment pourquoi certains
contenus de formations ont été repris dans le programme. Il nous semble essentiel pour
poursuivre le projet ‘experts du vécu’ que dans un avenir proche, on fasse tout ce qu’on peut et
mette en œuvre tous les moyens possibles pour assurer une organisation correcte et une
stabilisation de la formation et pour reconnaître le diplôme comme précisé dans les objectifs du
projet. Il faudra aussi s’efforcer de mieux harmoniser la formation dans les parties francophone et
néerlandophone du pays. Bien entendu, le contenu de la formation ne doit pas être exactement
identique dans les deux parties du pays car il existe des différences entre les systèmes éducatifs
des deux Communautés, mais les matières devraient certainement être davantage harmonisées.
Les modalités de ces formations doivent par ailleurs être entièrement repensées, plus
précisément en ce qui concerne le programme et la participation.


Le développement du programme consiste en une description et une opérationnalisation claires
et précises du concept clé ‘expertise du vécu’ et des compétences qu’il requiert. On peut peut-
être aussi ajouter des accents en fonction des ‘compétences administratives’ requises. En ce qui
concerne la participation, la liaison de la fonction d’expert du vécu à cette formation spécifique/ce
diplôme particulier dans la description de fonction générique a pour effet que le groupe cible des
experts du vécu est sélectionné au moment de la formation et non du recrutement. La grande
question qui se pose ici est de savoir si et comment la sélectivité sera appliquée étant donné la
spécificité de la fonction.




                                                                                  73
Les critères de sélection peuvent porter aussi bien sur l’expérience requise en matière de
pauvreté et d’exclusion sociale que sur le potentiel d’expertise exigé. L’opérationnalisation
légitime n’est évidente dans aucun des deux cas. Il convient également de faire remarquer ici
que, alors que la diversité du groupe cible est aujourd’hui aussi perçue comme un
enrichissement, un écrémage éventuel du groupe cible générerait à nouveau des processus
d’exclusion.


    5. Optimisation de l’aide aux experts du vécu et aux services partenaires


La mise en œuvre concrète de la nouvelle fonction facilitante et signalisante dans le contexte
spécifique des autorités fédérales n’est pas une sinécure. Elle exige une aide bien pensée aux :
    -   experts du vécu qui sont souvent encore en formation et qui, dans divers domaines de la
        vie – et notamment l’emploi – ont connu principalement et connaissent encore souvent
        des situations d’exclusion;
    -   les (figures clés des) services partenaires qui, souvent, n’ont encore qu’une expérience
        toute relative de la (leur rôle dans la) politique de lutte contre la pauvreté, du concept
        d’’expertise du vécu’, du projet pilote et / ou des possibilités concrètes de réalisation de la
        nouvelle fonction au sein de leur service.


Sur ce plan, nous constatons d’une part que l’encadrement des experts du vécu est sur la bonne
voie et a été largement étendu, notamment sur la base des recommandations issues des
évaluations précédentes. Cela risque de ne pas être toujours efficace et cela peut aussi renforcer
involontairement la perception selon laquelle la réalisation de la fonction relève avant tout de la
responsabilité de l’expert du vécu lui-même.


Nous constatons par ailleurs que l’engagement et/ou l’appui des différentes personnes clés sur le
lieu de travail (chef de service, service HRM, coach et mentor) est souvent insuffisant. C’est
souvent le cas dans la phase de lancement d’un projet de détachement et sous contrainte de
temps. Les chances de voir la suite du projet aboutir sont, de ce fait, inutilement hypothéquées.
Pour les personnes clés impliquées sur le lieu de travail, cette situation renforce à tout le moins
l’aspect déjà très ‘prenant’ de leur nouvel engagement, et certainement pendant la première
période.


Ces constatations invitent à la recommandation générale suivante: il faut éclaircir l’aide aux
experts du vécu et services partenaires et rendre sa rationalisation plus efficace, en réfléchissant
et en tenant compte des pises d’un éventuel arrêt/démantèlement du détachement.




                                                                                    74
(Qui peut/doit prendre en charge quelle aide et comment?) L’analyse a révélé trois points
d’ancrage concrets:
    -   la caractérisation des besoins d’aide aux experts du vécu, d’une part ;
    -   et aux services partenaires, d’autre part ;
    -   la caractérisation des modalités de l’aide;
    -   l’inventaire des organisations, services et/ou personnes qui, dans une certaine mesure,
        assument (ou sont susceptibles d’assumer) un rôle de soutien en la matière.


Sur la base de l’analyse plus approfondie, nous pouvons d’ores et déjà émettre les suggestions
suivantes, plus concrètes.


1. En ce qui concerne la description des tâches de l’expert du vécu
        o   Il faut, de manière générale que la description des tâches soit plus exhaustive et plus
            détaillée, dès le début du projet de détachement. Moins le service partenaire
            concerné est familiarisé avec la spécificité de la nouvelle fonction d’expert du vécu et
            moins l’expert du vécu concerné est familiarisé avec la mission et le contexte
            institutionnel à la fois formel et informel de l’organisation partenaire, plus une aide
            sera nécessaire lors de l’approche créative de cette description de tâches. L’objectif
            est ici d’optimiser l’harmonisation mutuelle entre l’expert du vécu et le service.


        o   A ce sujet, nous plaidons pour que la coordination du projet soit impliquée dans
            l’observation du fonctionnement du service partenaire, afin de mieux préparer
            l’accueil et le recours à l’expert du vécu. Nous reprenons ici la suggestion de
            l’évaluation précédente qui consiste à mettre en œuvre, pendant quelques jours, une
            analyse environnementale préparatoire par le coordinateur concerné du service
            partenaire.


        o   Une certaine marge pour un développement contextuel spécifique et personnel doit
            toujours être préservée.


        o   A ce propos, nous plaidons pour un maintien du recours au job coaching dans la
            phase initiale des nouveaux projets de détachement ou lors du recrutement de
            nouveaux (candidats-) experts du vécu.


Les experts du vécu faisant office de charnière dans le cadre du lancement concret du projet de
détachement, on peut se demander si et comment cette tache pourra, dans la phase ultérieure
du projet pilote, être assumée par les coordinateurs néerlandophones et francophones.




                                                                                   75
    o   En ce qui concerne le contenu, il faut veiller avant tout à une mise en œuvre optimale de
        la fonction d’encadrement, au développement de tâches génériques collectives et au
        maintien et au renforcement de la fonction de signalisation.
    o   A ce propos, nous plaidons pour la mise en œuvre de la dynamisation du réseau
        d’experts du vécu prévue et le guidage du suivi de la décision du Conseil des ministres
        relatives au recrutement de fonctionnaires de niveau A sur la base de la politique de lutte
        contre la pauvreté à mener.


2. En ce qui concerne le statut des (candidats-) experts du vécu


    o   Le statut des (candidats-) experts du vécu caractérisé par, d’une part, une combinaison
        d’emploi et de formation et, d’autre part, le détachement doit, de manière générale, être
        explicité et suivi de manière univoque, pour toutes les personnes concernées et en
        particulier sur le lieu de travail. Les mesures d’exception (non comprises) doivent être
        évitées dans la mesure du possible.
    o   A ce propos, nous plaidons pour que les services HRM des services partenaires soient
        impliqués davantage et dès le départ dans le processus de recrutement, tant au moment
        de la réflexion que de la concrétisation du détachement.


3. En ce qui concerne le développement des connaissances et compétences de et au sein des
services partenaires
    o   Les informations relatives au projet devraient être diffusées verticalement et
        horizontalement dans chaque organisation employant au moins un expert du vécu.
    o   Il faut, dans la mesure du possible, viser une implication participative d’au moins toutes
        les personnes clés sur le lieu de travail (l’expert du vécu, le chef de service, le service
        HRM, le coach et le mentor) dans la réflexion sur projet de détachement et la
        concrétisation de ce dernier.
    o   Les rôles de coach et mentor doivent être clarifiés et davantage soutenus à l’intention de
        toutes les autres personnes concernées.
    o   A ce propos, nous plaidons pour la rédaction d’un petit ‘vade-mecum’ du coach et du
        mentor grâce auquel les participants peuvent être informés en permanence et les tenants
        et les aboutissants de la fonction peuvent être clarifiés à partir des expériences
        précédentes.
    o   Nous plaidons également pour le maintien et, plus encore, une dynamisation de la
        concertation multilatérale en fonction de l’intervision et la supervision. Cette dynamisation
        pourrait, concrètement, se présenter sous la forme de ‘settings’ d’agendas thématiques
        dont le contenu serait préparé par un ou plusieurs service(s) partenaire(s) et de
        l’introduction de parrainages entre mentors expérimentés et nouveaux mentors.




                                                                                  76
    o   Enfin, les coaches et mentors doivent être mieux informés sur la formation des experts du
        vécu.


4. En ce qui concerne le développement des connaissances et compétences des experts du
vécu:
    o   Le développement et l’harmonisation approfondie des formations en fonction des
        exigences et besoins professionnels est une mission prioritaire de l’équipe en charge du
        projet (cf. supra).
    o   Le recours (éventuel) au SPF P&O et aux (au réseau de) services HRM pour des besoins
        en formation individuels et collectifs dépendant du contexte doit être examiné de plus
        près / davantage utilisé.
    o   En ce qui concerne l’aide en matière de bien-être des experts du vécu
    o   L’aide des experts du vécu en matière de bien-être psychique et émotionnel doit avoir
        une place claire, mais bien délimitée dans l’organigramme de support.
    o   Le recours (éventuel) aux services sociaux du SPP IS et des services partenaires
    o   doit être examiné de plus près / davantage utilisé pour les problèmes concrets liés au
        bien-être.
    o   (L’équipe de projet du) Le SPP IS peut, compte tenu de son expérience grandissante en
        tant qu’employeur d’experts du vécu en matière de pauvreté et d’exclusion sociale et en
        fonction d’une occupation durable de ce groupe cible, assumer une fonction de
        signalisation à l’égard du secteur du bien-être et sur le plan des initiatives relatives aux
        trajets professionnels et de bien-être destinées aux groupes éloignés du marché du
        travail.


5. Une (re)distribution des rôles dévolus à chaque membre de l’équipe de coordination.
Compte tenu des recommandations précédentes, il est évident que l’équipe de coordination a
encore du pain sur la planche. Quelques recommandations sont également de mise en ce qui
concerne la définition et l’exécution de ses tâches.
    o   Primo, il est conseillé de rationaliser plus clairement la répartition des tâches entre les
        trois coordinateurs. Pour le coordinateur général, cette attention prioritaire accordée à
        l’ancrage structurel du projet pilote peut inclure l’organisation (ou réorganisation) et
        l’harmonisation des formations et la dynamisation des réseaux des experts du vécu et
        autres mentors et coaches. Il est possible que les coordinateurs des équipes
        francophone et néerlandophone doivent ici s’intéresser en priorité au lancement et à
        l’encadrement de projets de détachement / d’occupation. Il s’agit alors de:
    o   préparer la venue de l’expert du vécu, en délimitant clairement les rôles du coach et du
        mentor, en impliquant la division HR de l’organisation, en définissant le rôle de ce
        département vis-à-vis de l’expert, en sensibilisant les futurs collègues, en les informant




                                                                                 77
        de sa venue et, à partir d’une analyse de l’environnement dont il fera partie, en
        présentant au service concerné une série de tâches concrètes qui pourraient être
        confiées à l’expert du vécu;
    o   reprendre le job coaching;
    o   Secundo, il faut s’intéresser à une harmonisation de ce qui risque de se présenter
        comme une approche francophone et néerlandophone du projet.


Pour mettre en œuvre ces recommandations, certaines conditions doivent être remplies.
    o   Une description claire de la fonction des coordinateurs, en ce compris les compétences
        nécessaires.
    o   Fournir aux coordinateurs le soutien / la formation nécessaire.
    o   Définir une vision partiellement soutenue.


7. Revitalisation de l’empowerment en tant que cadre.


Si on s’en réfère aux deux évaluations externes précédentes, on rejoint une fois de plus, dans
cette troisième évaluation externe, la notion d‘empowerment’ en tant que cadre de réflexion et
d’action de référence.
Le projet pilote peut être interprété comme une tentative de mise en œuvre d’une condition
importante pour l’empowerment de personnes en situation de pauvreté au niveau politico-social.
Il s’agit plus exactement d’améliorer l’accessibilité des services publics fédéraux pour ce groupe
cible. Cette performance potentielle de la méthode est directement liée à la force que les
personnes en situation de pauvreté (re)trouvent en elles par le biais d’un trajet de formation et
d’emploi en qualité d’experts du vécu.


Ces dimensions de forces individuelles et collectives sont donc indispensables pour l’élaboration
et l’opérationnalisation du projet pilote. Il s’agit ici de réaliser le potentiel de forces individuelles et
collectives des experts du vécu concernés tout au long de leur trajet de formation et d’emploi et
de créer les conditions nécessaires à cet effet auprès de tous les partenaires concernés et à tous
les niveaux concernés.


L’appel à la responsabilité partagée suppose néanmoins que ces partenaires soient réellement
impliqués et équipés pour assumer leur tâche. Le développement des forces des experts du vécu
doit donc aller de pair avec des procédures participatives et des mesures de soutien et de
facilitation reconnaissant, libérant, renforçant et, si nécessaire, créant les forces auprès de toutes
ces personnes concernées.




                                                                                        78
L’empowerment étant un élément charnière dans la méthode de recours aux experts du vécu et
compte tenu des possibilités offertes par le cadre théorique de cet empowerment en matière
d’interprétation et de guidance du projet pilote, nous plaidons pour une revitalisation de ce cadre
de réflexion et d’action dans le cadre de l’ancrage structurel, du développement opérationnel en
fonction du contexte et de l’évaluation interne et externe du projet.


3.3.    AXE 3: ASSISTANCE TECHNIQUE


Le SPP Intégration sociale veille, par l’assistance technique, à ce que le programme FSE 2007-
2013 puisse être mis en œuvre, contrôlé et évalué de manière optimale.


Le montant prévu pour l’assistance technique correspond au plafond de 4% du montant total
accordé au programme fédéral FSE 2007-2013, soit plus exactement 1.802.592 euros de
moyens FSE et 270.389 euros de contribution des autorités nationales, pour un montant total de
2.072.981 euros. Le pourcentage de participation du FSE est donc de 87%.


En 2010, 490.600 euros ont été consacrés à l’assistance technique (328.400 euros de moyens
FSE et 162.200 euros cofinancés).




                                                                                 79
4. INFORMATION ET PUBLICITE



En octobre 2008, un plan de communication stratégique a été élaboré pour la période de
programmation 2007-2013.

Ce plan a pour objet de faire connaître les activités du Fonds social européen, de rendre le FSE
visible et concret pour tous et de rapprocher l’Europe des citoyens. La valeur ajoutée des projets
d’aide européens est précisée.

Le programme fédéral FSE 2007-2013 est un programme dont l’échelle est plutôt modeste, ce
qui se traduit par un budget ‘publicité et information’ limité (200.000 euros pour toute la période
de programmation). Compte tenu de cette limitation, les ambitions en matière de communication
et d’information doivent être quelque peu tempérées.

Les objectifs du plan de communication fédéral 2007-2013 sont notamment les suivants:

       Rendre le FSE visible et transparent;

       Stimuler le dialogue européen;

       Constituer le mix de communication adéquat;

       Définir les groupes cibles et les atteindre ensuite de manière ciblée;

       Informer les promoteurs (potentiels) et les impliquer activement;

       Informer les participants au projet sur la dimension européenne;

       Sensibiliser l’opinion publique générale.

Les campagnes de communication et publicitaires suivantes ont été mises sur pied en 2010:

       En conséquence des efforts fournis pour obtenir le certificat EMAS, l’utilisation du papier
        a été fortement réduite et on a recouru davantage à la communication électronique.
        Toute la communication relative au programme fédéral FSE 2007-2013 figure sur le site
        internet du SPP Intégration sociale (http://www.mi-is.be);

       Une des sections principales du site internet du SPP Intégration sociale est consacrée à
        l’Europe. Vous pourrez y retrouver toute la communication relative au PO fédéral 2007-
        2013.




                                                                                 80
      Les participants aux projets ou activités organisés dans le cadre de projets sont
       systématiquement informés sur le financement FSE du projet. Lors du premier appel à
       projets Axe 1 pour 2011, lancé au dernier trimestre de l’année 2010, la visibilité du
       programme fédéral FSE dans le cadre du financement des projets a été retenue avec
       insistance lors de l’évaluation des projets. Les évaluateurs des projets ont précisé sur les
       fiches d’évaluation si le FSE était assez visible dans le projet. Cette visibilité du FSE est
       également mise en exergue lors de visites préventives et de contrôle. Il est attiré
       l’attention des promoteurs sur le fait que la présence du logo FSE est vivement prescrite.

      Il a été veillé à ce que la mention ‘Fonds social européen’ apparaisse sur chaque écran
       de l’application FSE.

      Conformément aux dispositions du règlement général, le SPP Intégration sociale adopte
       les mesures nécessaires pour assurer une transparence optimale de l’intervention du
       FSE. Une liste des promoteurs est ainsi publiée chaque année sur le site web du SPP IS,
       en même temps que le montant de l’allocation FSE accordée à chaque promoteur.

      Un pack promotionnel a été tenu à la disposition des promoteurs. Il contient des affiches,
       des clés USB, un sac à dos, des stylos à bille, des post-it, des gilets FSE fluorescents,
       des porte-clés lumineux,… et comporte toujours la mention ‘FSE’ et / ou ‘Le FSE investit
       dans votre avenir’;

      Sur tous les documents figurent le logo européen, le drapeau européen et / ou la mention
       ‘Le FSE investit dans votre avenir’;

      Le drapeau européen flotte toute l’année, et donc pas seulement pendant la semaine du
       9 mai, et est visible dans les locaux du service Activation/FSE du SPP Intégration
       sociale;

      Comme prévu dans le plan de communication, des séances d’information ont été
       organisées pour clarifier le programme FSE, Axe 1, aux promoteurs. Ces séances
       d’information ont été organisées plus exactement les 10 février 2010 (elles concernaient
       principalement les listes de présence et les QPF) et 21 septembre 2010 (sur,
       principalement, l’appel à projets 2011).

      Le premier appel à projets pour les projets 2011 a été lancé en novembre 2011. Il
       reprend le logo européen ainsi que le financement européen des projets.

Une conférence FSE a été organisée les 18 et 19 novembre 2011 par toutes les Autorités de
gestion FSE belges.




                                                                                 81
Les différents Etats membres de l’Union européenne se sont rassemblés au Palais d’Egmont,
sous la direction de la présidence belge, pour réfléchir au rôle et à l’importance du Fonds social
européen. Le Fonds social européen est un des principaux instruments dont dispose l’Union
européenne pour lutter contre la pauvreté et stimuler l’inclusion sociale. Selon les chiffres, 17%
de la population de l’UE risquent en effet d’être plongés dans la pauvreté. Le FSE doit donc
contribuer de manière importante à la réalisation des objectifs de la Stratégie Europe 2020 en
termes de pauvreté.

Les politiques économique, d’emploi et sociale politique doivent se compléter et se renforcer les
unes les autres. Dans ce contexte, les fonds structurels et donc le FSE sont des leviers
importants pour, dans le cadre de la stratégie EU2020, contribuer à une meilleure cohésion
sociale et à l’éradication de la pauvreté.

La conférence est arrivée à la conclusion que le rôle du FSE en tant qu’instrument stratégique de
                                                                                         e
lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale devait être renforcé, conformément à la 10 directive
intégrée d’Europe 2020 ‘intégration sociale et lutte contre la pauvreté’.

Le FSE doit continuer son action auprès des groupes les plus vulnérables et les plus éloignés du
marché du travail. Il est important, à cet effet, d’appliquer une approche intégrale car la pauvreté
et le chômage de longue durée, associés à la complexité croissante des multiples retards,
imposent une approche intégrée. La recommandation de la Commission relative à l’inclusion
sociale est une stratégie importante de soutien de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion
sociale.

Conformément à cette recommandation en matière d’inclusion active, le SFE doit se focaliser sur
des actions susceptibles d’offrir aux personnes en état de travailler des emplois durables et de
qualité, ainsi que sur des actions favorisant la participation sociale des personnes qui ne peuvent
travailler.

L’accroissement de la qualité du travail est un défi à la résolution duquel le FSE peut largement
contribuer. Les emplois de qualité et durables permettant un développement des compétences
constituent en effet un instrument important pour sortir les gens de la pauvreté et de l’exclusion
sociale. Forcer les gens à accepter des emplois de faible qualité, mal rémunérés et offrant peu de
perspectives en matière de formation, sur la base d’une logique d’activation, ne fait en effet que
faire avancer les personnes concernées sur la voie de l’exclusion sociale et d’une carrière
comme travailleur démuni.

Le FSE doit s’intéresser en permanence au développement des compétences, en particulier des
compétences des personnes les plus éloignées du marché du travail. Il existe déjà de nombreux




                                                                                  82
instruments et méthodes, mais le défi consiste à les affiner davantage et à les rendre applicables
aux groupes cibles les plus vulnérables.

Le FSE doit également s’intéresser aux personnes qui ne peuvent (directement) être orientées
vers le marché du travail, pour diverses raisons (maladie, handicap, trop âgées, …). Pour
favoriser la participation sociale de ce groupe cible, le FSE doit également soutenir des actions
dans le cadre du travail protégé, de l’économie sociale ou du volontariat.

Le FSE doit continuer de soutenir le ‘capacity building’ institutionnel et les réformes structurelles.
Les partenariats avec des partenaires sociaux et autres acteurs pertinents de la société civile, en
particulier les ONG, les organisations collaborant avec des groupes vulnérables et les
associations donnant la parole aux pauvres, doivent être encouragés.

Le FSE doit s’intéresser en permanence à l’égalité des genres et des chances en tant que
questions d’intérêt transversales. Il faut aussi prévoir assez de place pour des projets novateurs
dans le cadre de l’emploi et de l’inclusion active.

En plus de ce qui précède, il convient de mentionner les réunions avec les promoteurs, ainsi que
les ‘user groups’ et autres ‘QPF’ publiés sur le site web.

Etant donné que l’’ESF information officer’ ne fait plus partie de la cellule FSE du SPP Intégration
sociale, l’Autorité de gestion a désigné début 2011 un nouvel ‘information officer’ chargé du suivi
du plan de communication, comme prévu à la section 2, chapitre 1 du règlement 1828/2006.




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