L�EPREUVE ORALE D�ESPAGNOL by 1tjy8J

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									                                   L’EPREUVE ORALE D’ESPAGNOL




RAPPORT DE JURY 2000

L’épreuve se décompose en 4 temps d’inégales durées mais d’importance complémentaire : - un commentaire
espagnol d’un texte espagnol ou latino-américain, - une version orale de 3 à 5 lignes qui sont indiquées sur le
sujet remis au candidat, - un passage à lire à haute voix, précisé lui aussi et – un entretien en espagnol avec le
jury.
► Durant une vingtaine de minutes, le candidat propose au jury son commentaire et sa version dans l’ordre qu’il
aura arrêté, puis suit un entretien d’une durée max de 10 min. d’ordinaire, la lecture précède le commentaire
proprement dit d’un texte en prose, de poésie ou de théâtre tiré d’œuvre du 20 ème siècle. La durée de la
préparation est d’une heure.

Une épreuve en temps limité :
         Tout au long de l’année, il est important de s’entraîner à respecter le temps imparti et de se familiariser
avec la technique de l’exposé oral. En effet, le jury n’hésitera pas à interrompre le candidat s’il n’a pas su gérer
son temps.

Une épreuve de langue :
         L’épreuve de commentaire est une épreuve de langue et de ce fait implique une connaissance suffisante
et réfléchie de l’espagnol, dont on saura respecter le schéma intonatif et prononcer les phonèmes particuliers,
trop souvent malmenés lors de la lecture comme lors du commentaire. S’il est vrai que les candidats trop bloqués
par la langue et qui ne parviennent que difficilement à s’exprimer en espagnol sont rares, très nombreux sont
ceux qui mènent leur commentaire dans une langue approximative et pétrie de gallicismes, quand il ne s’agit pas
d’ignorance grammaticale graves qui conduisent à de fréquents contresens sur les textes. ► l’emploi de la
préposition a, le système verbal (estar, le subjonctif…). N’oublions pas que communiquer de façon aussi
inexacte ne peut qu’entacher gravement la qualité de l’approche du texte et lui ôter une grande partie de sa
valeur. Un travail régulier sur le lexique, un passage par la grammaire et le dico doivent permettre d’améliorer
cet aspect fondamental de la prestation orale.

Une épreuve de communication :
Nécessité de regarder et de s’adresser au jury. Lire des notes entièrement rédigées est non seulement rédhibitoire
aux yeux du jury mais constitue également la preuve d’une gestion peu efficace de son heure de préparation. Il
est souhaitable de conserver une gde disponibilité pour l’entretien qui est conçu ds un esprit positif et mené dans
un climat de bienveillance. C svt à ce moment que l’on peut gagner qq points précieux.

Une épreuve de rapidité :
          Commenter un texte de longueur parfois variable mais toujours raisonnable suppose de s’y être entraîné
régulièrement, d’être capable de faire un choix éclairé et suffisants des procédés rhétoriques employés par
l’auteur, de les relier au texte et aux effets produits chez le lecteur donc de leur donner sens, bref, d’être capable
de rendre compte rapidement du fonctionnement du texte, d’en proposer une lecture analytique, synthétique ou
linéaire suivant la nature, la longueur ou la densité du sujet proposé. Travailler la rapidité des repérages évoqués
est une condition sine qua non pour ce type d’épreuve qui comporte aussi un bref passage à traduite et à pster
oralement au jury.
          Le jury ne se reconnaît dans aucune école ms demeure sensible à un commentaire où éclate le plaisir du
texte : les candidats ne doivent pas hésiter à prendre le risque du texte et de sa lecture plutôt que de plaquer de
vagues connaissances littéraires ou d’adopter une grille préfabriquée qui ne conduisent à rien.

Une épreuve d’analyse et une épreuve technique :
         Attendre d’un étudiant de Lettres Modernes qu’il maîtrise les outils de base de l’analyse littéraire, la
méthode générale de commentaire de textes qui ne s’apparente ni à la conversation amène avec le jury, ni à un
catalogue pléthorique et non relié au sens de procédés rhétoriques ou d’analyse métrique ne nous semble ni hors
de propos ni hors d’atteinte après une préparation sérieuse. Proposer un projet de lecture ou des axes de lecture
après une brève présentation et avant une analyse plus détaillée du texte, sans vouloir à tout prix le saucissonner
en 3 parties ou mouvements, dans le meilleur des cas, nous semble une méthode simple et qui peut porter ses
fruits. On n’oubliera pas de proposer une conclusion qui reprend et ouvre sur une perspective plus large les
points analysés. La fréquentation de qq ouvrages théoriques et clairs pour le domaine hispanique semble être une
bonne idée.
         Se gargariser de termes rhétoriques mal maîtrisés et appliqués au texte proposé ne peut que desservir le
candidat et en obscurcir sa lecture. Savoir les reconnaître et s’en servir pour fonder une analyse rigoureuse et
motivée, voire être capable de rectifier une erreur dans l’emploi d’un terme lors de l’entretien est au contraire
une preuve de modestie et de rigueur intellectuelle, qualités appréciée chez un futur enseignant.

Une épreuve de culture hispanique et littéraire :
          Les textes contemporains peuvent comporter des allusions à des événements culturels ou à des auteurs
des siècles passés dont l’importance, l’influence et la diffusion sont indéniables. Lire des œuvres traduites et qq
passages de celles-ci en espagnol, chaque fois que cela est possible, est une des recommandations du jury qui ne
dédaigne pas d’emprunter la voie comparatiste : apprendre une langue, c aussi en apprendre la culture et la
civilisation qui bien souvent l’expliquent et l’éclairent.

Orientations bibliographiques :
BENSOUSSAN Mathilde et Albert, LE BIGOT Claude, Versification et petit traité des figures, Presses de
l’Université de Rennes 2, 1992 (important et clair).
DUVIOLS Jean-Paul, SORIANO Jacinto, Dictionnaire culturel Espagne, Paris, Ellipses, Edition Marketing,
1999.
DUVIOLS Jean-Paul, Dictionnaire culturel AMERIQUE LATINE, Paris, Ellipes, Editions Marketing, 2000.
GLADIEU Marie-Madeleine, Le commentaire de textes : CAPESet Agrégation d’espagnol, Paris, Ed. du Temps,
1999.
LAZARO CARRETER Fernando, CORREA CALDERON Evaristo, Como se commenta un texto literario?,
Madrid, Catedra, 1975.
ZUILI Marc, Introduction à l’analyse des textes espagnols et hispano-américains, Paris, Nathan Université,
col.128, 1994.

Liste d’auteurs proposés :
                                                              Isabel Allende, La casa de los espiritus.
L’Espagne :                                                   Xavier Villaurrutia, Canto a la primavera.
Ramon del Valle Inclan, Sonatas, Memorias                     Nicolas Guillén, Cantos para soldados y sones para
sentimentales.                                                turistas.
Juan Ramon Jimenez, Platero y yo – Sonetos                    Luis Sepluveda, Un viejo que leia novelas de amor.
espirituales.                                                 Juan Gelman, Gotan.
Carmen Posadas, Pequenas infamias.                            Dulce Maria Loynaz, Versos.
Rafael Alberti, Canciones del Parano.                         Alejo Carpentier, Los pasos perdidos.
Juan Marsé, La muchacha de las bragas de oro.                 Angeles Mastretta, Mal de amores.
Luis Cernuda, Con las horas contadas – Los                    Pablo Neruda, Canto general.
placeres prohibidos.                                          Horacio Quiroga, Cuentos de amor, locura y
Frederico Garcia Lorca, La zapatera prodigiosa.               muerte.
Maneul Rivas, Que me quieres, amor ?                          Miguel Angel Asturias, El senor Presidente.
Eduardo Mendoza, La ciudad de los prodigios.                  Rubén Bareiro Saguier, Ojo por diente.
Blas de Otero, Con la inmense mayoria.                        + Oliveiro Girondo, Silvina Ocampo, Mario
Juan José Millas, El desorden de tu nombre – La               Goloboff, Leonardo Padura Fuentes, M. Vargas
viuda incompetente y otros cuentos.                           Llosa, J.J. Armas Marcelo, Ruben Dario, Gabrien
Antonio Munoz Molina, El invierno en Lisboa.                  Garcia Marquez.
Miguel de Unamuno, La Tia Tula.
Guillermo Carnero, El embarco para Cyrerea.
José Hirro, Cuanto sé de mi.
+ Luis Landero, Jaime Siles, Carmen Martin Gaite,
Antonio Machado, DSamuel Ros, A.M. Matute,
Miguel Mihura.

L’Amérique latine :
Jorge Luis Borges, El hacedor.
Augusto Monterrosso, Movimiento perpetuo.
Reinaldo Arenas, Adios a Mamà.
Julio Cortazar, Final del juego; Las armas secretas.
José Donoso, La misteriosa desaparicion de la
marquesité de Loria.

								
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