L'OFFRE GLOBALE ET L'�QUILIBRE MACRO�CONOMIQUE � COURT TERME
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LA DÉPENSE AGRÉGÉE
ET LA DEMANDE GLOBALE
DE BIENS ET SERVICES
@HEC MONTRÉAL
Mai 2006
REVENU GLOBAL = DÉPENSE GLOBALE = C + I + G +EX - IM
MARCHÉ DU TRAVAIL
MARCHÉ
MÉNAGES
FINANCIER
Épargne des Épargne des ENTREPRISES
Impôts ménages entreprises
(T)
Transferts
(Tr) ( C) Consommation I
( ) Investissement
GOUVERNEMENT MARCHÉ DES BIENS
( ) G
Dépenses publiques
MARCHÉ DES CHANGES
( IM ) (EX )
Importations Exportations
NON RÉSIDENTS
Contenu du cours
• Les quatre composantes de la dépense agrégée
en termes réels (DA = C + I + G + EX - IM)
• Les déterminants de chaque composante dont:
o Consommation et revenu disponible
o Investissement et taux d’intérêt
o Exportations nettes et taux de change
• La fonction de dépense agrégée
• La notion d’équilibre du PIB
• La courbe de demande globale (DG): pente et
déplacements (chocs de demande)
Les quatre (4) composantes de
la dépense agrégée
• La consommation, les dépenses investissement, les
achats de biens et services du gouvernement et les
exportations nettes forment les quatre (4) composantes
de la dépense agrégée en termes réels :
DA = C + I + G + (EX - IM)
• De plus, il est utile de savoir que la dépense agrégée est
composée de la dépense intérieure (DINT = C + I + G)
et la dépense extérieure nette (DEXT = EX - IM).
Les variables qui influencent chacune des
quatre composantes de la dépense agrégée
La consommation:
C = f c (RPD, r, RICH, CONF)
+ - + +
RPD : revenu personnel (RP) disponible réel, soit le
revenu réel des ménages après impôts (T);
r: taux d’intérêt réel (coût de financement des
achats de biens durables);
RICH : richesse financière et non financière des
ménages en termes réels (actifs moins dettes);
CONF : facteurs psychologiques comme la confiance et
les anticipations économiques des
consommateurs.
La fonction de consommation
C C’= C0’ + c (Y – T)
C = C0 + c (Y – T)
D B
• •
C0’ Pente = c = (∆C/∆RPD)
•
A
Propension marginale à consommer
C0 C0 = f (r, RICH,CONF)
Consommation autonome
RPD (Y – T)
Barème de consommation
(propension à consommer = c = 0,90)
C RPD r RICH CONF
5 0 4,5 50 100
9 10 4,5 50 100
18 20 4,5 50 100
27 30 4,5 50 100
36 40 4,5 50 100
45 50 4,5 50 100
Impact d’une baisse du taux d’intérêt
C RPD r RICH CONF
10 0 3,5 50 100
14 10 3,5 50 100
23 20 3,5 50 100
32 30 3,5 50 100
41 40 3,5 50 100
50 50 3,5 50 100
Impact d’une hausse de la richesse
C RPD r RICH CONF
10 0 4,5 60 100
14 10 4,5 60 100
23 20 4,5 60 100
32 30 4,5 60 100
41 40 4,5 60 100
50 50 4,5 60 100
Impact d’une hausse de la confiance
C RPD r RICH CONF
10 0 4,5 50 110
14 10 4,5 50 110
23 20 4,5 50 110
32 30 4,5 50 110
41 40 4,5 50 110
50 50 4,5 50 110
Consommation et PIB réel
(fonction de taxation: T = T0 + t Y)
C C’= C0’–c T0+c(1– t)Y
C = C0–c T0+c(1– t)Y
D B
• •
C0’–cT0 Pente = c(1–t) = (∆C/∆Y)
•
A
où t = taux marginal de taxation
C0–cT0 C0 = f (r, RICH,CONF)
Y (PIB réel)
Les variables qui influencent chacune des
quatre composantes de la dépense agrégée
L’investissement:
I = f I (BENR, r, CLAFF)
+ - +
BENR: bénéfices réels anticipés des sociétés
incorporées, avant impôts;
r: taux d’intérêt réel comme indicateur du
coût du capital;
CLAFF : climat des affaires basé sur l’évaluation
et les anticipations des gestionnaires
(récession?, reprise durable?, ...).
Relation particulière entre I et r
• La décision d’investir est basée sur la
confrontation entre le coût du capital et le taux
de rendement sur le capital
• Le coût du capital est mesuré ici par le taux
d’intérêt réel (taux d’intérêt nominal ajusté pour
l’inflation anticipé) mais il dépend aussi du taux
de dépréciation du capital et de la fiscalité
• Le taux de rendement sur le capital investi est le
taux de rentabilité attendu de la part des
investisseurs
La fonction d’investissement
Taux d’intérêt
réel
La courbe de demande
r d’investissement reflète
le taux de rendement
sur le capital investi
A B
10 %
Les projets
d’investissement qui
se réalisent (I0) ont un DI1 (BENR1, …)
taux de rentabilité
supérieur à 10 % DI0 (BENR0, CLAFF0)
I0 I1 I
Les variables qui influencent chacune des
quatre composantes de la dépense agrégée
Les achats de biens et services du gouvernement:
G = G0
Dans le cadre de ce modèle, les dépenses gouvernementales
sont dites exogènes, c’est-à-dire qu’elles ne sont fonction
d’aucune variable clairement identifiée. On peut qualifier
cette variable de discrétionnaire, car elle est déterminée
selon la volonté des autorités gouvernementales dans le
cadre de leur politique budgétaire .
Les variables qui influencent chacune des
quatre composantes de la dépense agégée
Les exportations nettes de biens et services:
(EX - IM) = f(EX-IM) (E P*/P, Y*/Y)
+ +
E P*/ P : Prix relatif des biens étrangers par rapport
aux biens locaux, soit le rapport des prix
étrangers (P*) aux prix locaux (P), converti
en monnaie locale par le taux de change
nominal (E; par exemple, $CAN/$US);
Y*/ Y : Rapport de la production intérieure brute (PIB)
réelle étrangère (Y*) à la production intérieure
brute réelle locale (Y).
Taux de change nominal: interprétation
• Étant donné le poids de nos échanges commerciaux avec les
États-Unis,le taux de change nominal (E) canadien est
défini comme le prix de la devise américaine en devise
canadienne, soit la valeur d’un dollar américain en dollar
canadien. On le notera de la manière suivante:
E = $CAN / $US.
• Ainsi, une hausse de E s’interprète comme une augmentation
de la valeur du dollar américain par rapport au dollar
canadien; on réfère alors à une appréciation du dollar
américain ou encore une dépréciation du dollar canadien.
Dans le cas d’une baisse de E, on parle d’une dépréciation du
dollar américain ou une appréciation du dollar canadien.
La fonction d’exportations nettes
• Pour mieux comprendre les relations entre les exportations
nettes et les principales variables qui déterminent leur évolution,
il est utile de savoir que la fonction d’exportations nettes résulte
de la fusion de deux fonctions: une fonction d’exportations et
une fonction d’importations.
• La fonction d’exportations est en quelque sorte une fonction de
demande étrangère pour les biens locaux. On pourrait la
formuler de la manière suivante:
+ +
EX = fEX (E P*/P, Y*)
• La fonction d’importations représente quant à elle la demande
locale pour les biens étrangers:
+
IM = fIM (E P*/P, Y)
La fonction d’exportations nettes
EX, IM, EXN
IM0 (EPUS/P)
EX=IM EX<IM
• EX0 (EPUS/P, YUS)
EX>IM
SURPLUS
0 Y
EXN=0 DÉFICIT
EXN0 (EPUS/P, YUS)
Impact d’une appréciation du dollar
canadien (baisse de E) sur EXN
EXN
EXN=0
0 • • Y
•
EXN<0 EXN0 (E0PUS/P, YUS)
DÉFICIT
EXN1 (E1PUS/P, YUS)
La courbe de dépense agrégée
La courbe de dépense agrégée représente une
relation d’équilibre entre la dépense agrégée
et le revenu généré par la production ( le PIB
réel). Cette relation d’équilibre n’est valable
que lorsque les entreprises ajustent
parfaitement leur production à toute
fluctuation de la demande.
La fonction de dépense agrégée
DA = C + I + G + EX – IM
C = C0 (r, T, RICH, CONF) – cT0 + c (1 – t) Y
T = T0 + t Y
I = I0 (r, BENR, CLAFF)
G = G0
EX = EX0 (E, P, PUS, YUS)
IM = IM0 (E, P, PUS) + m Y
Fonction de dépense agrégée :
DA = [C0 – cT0 + I0 + G0 + EX0 - IM0] + [c (1 – t) – m] Y
DA = DA0 (r, E, T, G, YUS…) + e Y
DA = DA0 + eY
La fonction de dépense agrégée
DA
DA = DA0 + e Y
B
• Pente = e = (∆DA/∆Y)
A
DA0 DA
•= f (r, E, T, G, Y Propension marginale à dépenser
US, P,….)
0
Dépense autonome
Y
La notion d’équilibre du PIB
• Équilibre de la production et de la dépense:
DA = Y
Y = DA0 + e Y
Y (1 – e ) = DA0
YE = [1 / (1 – e)] DA0
• Le mécanisme d’ajustement de la production à
la dépense agrégée : les variations imprévues
dans les inventaires
Une augmentation imprévue des inventaires est le signal
invitant les entreprises à réduire leur production
Une diminution imprévue des inventaires est le signal
invitant les entreprises à accroître leur production
L’équilibre de la production
et de la dépense agrégée
DA DA = Y
Y<AD : dimininution
non planifiée dans les
inventaires entraîne
Y>DA DA = DA0 + e Y
une hausse de la
production
• Y >A: accumulation
non planifiée dans les
inventaires entraîne
DA0 Y<DA une baisse de la
production
450
YE Y
La courbe de demande globale
La courbe de demande globale représente
une relation d’équilibre entre le PIB réel
et le niveau général des prix. Cette relation
d’équilibre n’est valable que lorsque les
entreprises ajustent parfaitement leur
production à toute fluctuation de la
demande.
La courbe de demande globale
LA PENTE:
• Les exportations nettes varient en fonction du prix
relatif des biens échangés (E P*/P).
• Ainsi, une augmentation des prix locaux (P) fait en
sorte que les biens locaux deviennent plus chers par
rapport aux biens étrangers, ce qui décourage les
exportations et stimule les importations, de sorte que
(EX - IM) diminue.
• Bref, une augmentation du niveau général des prix
(P) va engendrer une baisse des exportations nettes
(EX - IM) et donc, une diminution de la quantité
demandée de biens et services.
La relation entre la dépense agrégée
et le niveau général des prix (P)
DA La hausse de la dépense DA = Y
agrégée entraîne une
baisse des inventaires
qui stimule la production DA’
B
de biens et services • DA = DA0 + e Y
A EXN0 = f (P0 ,…)
• La baisse du niveau des
prix entraîne une hausse
DA0 = f (P0) des exportations nettes,
de la dépense agrégée et
de la quantité demandée
de biens et services
450
YE YE’ Y
La courbe de demande globale
LA PENTE
P
P et donc, E P*/P
(EX-IM)
DG
Y
La courbe de demande globale
LES DÉPLACEMENTS:
• Alors que les variations du niveau général des prix
(P) engendrent un déplacement le long de la courbe
de demande globale,
• les variations des facteurs autres que le niveau
général des prix, qui influencent une ou plusieurs
des quatre composantes de la demande globale,
engendrent un déplacement de la courbe au complet.
Les déplacements de la courbe
de demande globale
EXEMPLE: Supposons que le gouvernement
décide de réduire les impôts des particuliers:
1. la consommation est positivement reliée au revenu
personnel disponible (RPD = RP - T). Une
diminution des impôts (T) augmente le revenu
personnel disponible des ménages;
2. la consommation privée est stimulée;
3. la demande globale est stimulée (déplacement vers
la droite de la courbe).
P
+
DG = C(RP-T,…) + I + G +(EX-IM)
DG1(RP-T1,…)
DG0 (RP-T0,…)
Y
La baisse des impôts des particuliers (de T0 à T1 ), en
augmentant le revenu personnel disponible des ménages, a
permis de stimuler la consommation et donc, la demande
globale. La courbe se déplace donc vers la droite.
Les déplacements de la courbe
de demande globale
EXEMPLE: Supposons une hausse des taux
d’intérêt réels dans l’économie
1. Deux composantes de la demande globale
dépendent négativement des taux d’intérêt
réels: la consommation et l’investissement;
2. Cette hausse des taux d’intérêt augmente le
coût de financement des achats de biens
durables et décourage donc la consommation;
3. Cette hausse décourage également les projets
d’investissement des entreprises car elle
augmente leur coût de financement.
P
- -
DG = C (r,…) + I (r,…) + G +(EX-IM)
DG0 (r0,…)
DG1(r1,…)
Y
La hausse du taux d’intérêt réel (de r0 à r1 ) décourage l’achat
de biens durables (consommation), la construction résidentielle
et l’investissement des entreprises. La demande globale diminue
et la courbe de demande globale se déplace donc vers la gauche.
Les déplacements de la courbe
de demande globale
EXEMPLE: Le gouvernement adopte un
programme de dépenses en infrastructures
1. Cette transaction représente un achat de
biens et services de la part du gouvernement
(la composante G).
2. Cette transaction stimule la demande
globale.
3. La courbe de demande globale se déplace
donc vers la droite.
P
DG = C + I + G +(EX-IM)
DG1 (G1)
DG0 (G0)
Y
Lorsque le gouvernement augmente ses achats de biens et
services (de G0 à G1 ), la demande globale est stimulée et la
courbe de demande globale se déplace vers la droite.
Les déplacements de la courbe
de demande globale
EXEMPLE: Les États-Unis connaissent une forte
croissance de leur production intérieure, alors que la
production intérieure canadienne stagne.
1. Cette fois-ci, c’est la composante (EX - IM) qui est modifiée.
2. La croissance américaine se traduit par une augmentation du ratio
Y*/ Y. Ce ratio étant positivement lié aux exportations nettes
locales, ces dernières vont augmenter parce que les Américains
voudront alors consommer davantage de biens locaux et de biens
importés. L’augmentation de la demande pour les biens importés
aux États-Unis se traduit donc par une augmentation des
exportations canadiennes.
3. Étant donné que les exportations nettes augmentent, la demande
globale est stimulée et la courbe se déplace donc vers la droite.
P
DG = C + I + G + (EX-IM)
DG1 (Y*1 /Y,...)
DG0(Y*0 /Y,...)
Y
Si la production intérieure américaine croît, les Américains importent
davantage de biens et services canadiens, ce qui se traduit par
une augmentation des exportations canadiennes et par un
déplacement vers la droite de la courbe de demande globale.
LA DÉPENSE AGRÉGÉE
ET LA DEMANDE GLOBALE
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