La place de l’e-book dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche
Pratiques et usages : côté BU et côté usagers
Caroline BRULEY – Université Jean Monnet Saint-Etienne
Négociations e-books au sein du consortium Couperin
Elise CHAPOY – Sciences Po Paris
Merci à Florence Barré pour sa contribution à cette présentation
- ENS Cachan – 15 septembre 2009 La CeB
La place de l’e-book dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche
Pratiques et usages des e-books en établissements d’enseignement supérieur : côté BU et côté usagers
Caroline BRULEY – Université Jean Monnet Saint-Etienne Caroline.bruley@univ-st-etienne.fr
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Usages et pratiques : introduction
Présentation de la CeB et de ses axes de travail Missions de la CeB, Cellule e-Books du consortium Couperin
Coordination des négociations e-books au sein du consortium Veille sur les thématiques et problématiques liées aux e-books
Angles d’étude
De juin 2008 à avril 2009 : rédaction de documents informatifs sur les e-books à destination des négociateurs, éditeurs et responsables d’établissement Depuis mai 2009, 2 thématiques abordées : Pratiques et usages des e-books en établissements d’enseignement supérieur. Nos sources : enquête de Sophie Brezel, dossier de master SIBE, articles de Laurent Jonchère Le cartable électronique à l’Université 3
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Usages et pratiques : introduction
Les difficultés liées à l’étude des usages et pratiques La définition du terme « e-book »
« tout ouvrage publié dans un format électronique […] Il est dématérialisé par opposition au livre sur support papier et exige une machine active pour le rendre lisible » EDUCNET. Livre électronique: quels enjeux ? Quelles avancées ? 2 réalités : Le livre dématérialisé, son contenu → frontière entre un livre électronique et d’autres ressources électroniques (bases de données, encyclopédies, revues) ? La machine, tablette de lecture ou « reader »
La « jeunesse » des usages et pratiques en BU
L’apparition des e-books en Bu est un phénomène récent : établissements pour la plupart en phase de test, expérimentation ou réflexion. 2 axes d’analyse des usages : BACKOFFICE : Pratiques et usages de e-books en BU, du côté des bibliothécaires FRONTOFFICE : Pratiques et usages de e-books en BU, du côté du public 4
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Usages et pratiques : du côté des bibliothécaires
Situation générale
Le e-book « contenu » plus implanté que le reader en BU Une situation inverse en bibliothèque municipale
Les bibliothèques numériques
L’offre en e-books en BU Offre croissante et plus marquée dans les disciplines scientifiques et juridiques et dans les établissements pluridisciplinaires Modalités d’acquisition diversifiées (reflet de l’offre éditeurs) Offre orientée premiers cycles et en français : pour rééquilibrer la balance avec la recherche, grâce à des financements L et M, avec une visée TICE de plus en plus appuyée Editeurs les plus présents : Elsevier, Springer, Wiley et l’Encyclopédia Universalis Agrégateurs les plus présents : Numilog de façon massive, Cyberlibris et OCLC, Netlibrary Plusieurs types de bibliothèques électroniques peuvent cohabiter : en terme de public visé (1ers cycles, chercheurs), de contenu (gratuit, payant, numérisé) et de plateformes (agrégateur, GED) 5
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Usages et pratiques : du côté des bibliothécaires
Les bibliothèques numériques (suite)
L’intégration des e-books au sein des collections : quelles pratiques ? Les acquisitions se font en complément des livres papier mais de façon parallèle, pas de prise en compte dans les politiques d’acquisition et documentaire Pour les titres gratuits : pas de réelle politique d’intégration et une faible représentation au sein des collections (moins de 10 %) Une bonne signalisation au sein des collections, via différents outils : Les catalogues (Opac, Sudoc, …) : impact immédiat sur les statistiques d’usage Les plateformes d’accès propres à l’institution (portail documentaire, ENT de l’université) Les outils électroniques de communication (listes sur le site web, liste A to Z, blog) Les interfaces d’éditeurs Des efforts de communication pour promouvoir ces titres électroniques : courriel, actualités, blogs, marques pages, formations… 6
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Usages et pratiques : du côté des bibliothécaires
Les tablettes de lecture
Présence plus marginale que les e-books, phase expérimentale Matériel proposé : Reader de Sony, Cybook de Booken et Iliad d’Irex → performances à améliorer L’exemple de la BU d’Angers : Une offre originale : pas d’e-books « contenu » en ligne, mais du prêt de tablettes, 10 Cybook Booken Gen et 10 PRS-505 de Sony Tablette prêtée comme un livre avec pré-chargement de Publie.net Pour promouvoir le projet : séances de présentation dans le hall et publicité Constat : il faut communiquer encore plus, accompagner l’usager dans l’utilisation de l’outil et convaincre les prescripteurs, enseignants-chercheurs mais aussi bibliothécaires Questions qui se posent : Quelle place pour le bibliothécaire dans le workflow ? Quel rôle pour les bibliothèques dans la constitution des contenus ? Quelle position de l'institution bibliothèque dans les nouveaux modèles économiques? 7
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Usages et pratiques : du côté du public
Situation générale : des résultats forcément limités
Très peu d’enquêtes de satisfaction menées Des statistiques d’usage pas toujours satisfaisantes et significatives, des comparaisons parfois impossibles du fait du manque de recul, un signalement des titres à généraliser
Pratiques et usages liées aux bibliothèques électroniques
Qui les utilise ? En terme de discipline : usage plus massif dans les sciences dures (chimie, physique et biologie) En terme de niveau d’étude : public orienté par l’offre (1ers cycles) Comment sont-ils utilisés ? Comme outils de référence : recherche d’une information précise, lecture par tranches. Lecture rapide et efficace des usagers : 20 % balaient les pages, 80 % lisent des extraits > 1mn En utilisant fortement les fonctionnalités proposées : zoomer, chercher dans le texte, annoter, mémoriser la page où s’est arrêté notre lecture, etc. 8
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Usages et pratiques : du côté du public
Pratiques et usages liées bibliothèques numériques (suite)
Ce qui change par rapport aux périodiques Le public : L et M versus D et enseignants chercheurs Les pratiques de lecture : consultation/recherche ponctuelle et ciblée versus lecture intégrale Le contenu : moins spécialisés, offre francophone à usage pédagogique (manuels) Tendance à l’effacement de la notion de type de document (revue, e-books) au profit d’une plateforme Unique qui proposerait indifféremment tous ces documents ou via des outils transversaux comme les métamoteurs de recherche. Ce qui change par rapport au papier Nouvelles pratiques des jeunes usagers des bibliothèques virtuelles pour la recherche et la lecture en ligne : les « digital natives », nés après 1993 Mode multitâches Visuels, connectés, non linéaires, fonctionnent en réseau et par associations d’idées. Lire = scanner, photographier le titre, le résumé et les informations visuellement mises en relief. La lecture du document n’est plus linéaire. 9
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Usages et pratiques : du côté du public
Pratiques et usages liées aux tablettes de lecture
Pour éclairer ces usages, retour sur 2 expériences de prêt de tablettes : A Angers : 54 prêts de 20 jours en moyenne en 6 mois, dont 14 prolongations, taux de rotation de 50 % (54 prêts pour 90 créneaux disponibles) Bilan sur l’outil : fragilité matérielle, pas assez ergonomique, pas tactile, pas annotable, pas en couleur, pas connecté (gsm, wifi, blue tooth), formats et contenus insuffisants, coût A Toulon : prêt de livrel - PRS-505 (Sony) - de longue durée (6 semaines) auprès de lecteurs volontaires, qui devaient laisser leur avis. Les plus : bonne luminosité, marqueurs, lecture prolongée possible, options de zoom appréciables, manipulation des menus facile, objet ergonomique et discret Les moins : lecture non linéaire de gros ouvrages difficile à cause d'une navigation page par page. Problèmes de formats. Conclusion : « l'e-book est un outil qui complète le travail effectué sur l’ordinateur (..). Contrairement au support papier, on peut très rapidement enrichir ou nettoyer la base de consultation de documents ». Avis d’un professeur agrégé en arts plastiques 10
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Usages et pratiques : quelles perspectives ?
Etape encore expérimentale : le marché se cherche, les usages sont mouvants Rien n’est figé, les BU peuvent œuvrer avec les éditeurs et les agrégateurs pour affiner et cibler l’offre, en travaillant tout particulièrement sur les points suivants :
Mieux répondre aux besoins des utilisateurs
Partir des besoins réels des étudiants pour bâtir une offre cohérente : Livre électronique = ensemble de services Nécessité d’évoluer vers une convergence des supports pour interconnecter les outils (iPods, clés USB, portables, etc.) et de généraliser les moyens d’accès à distance aux ressources Enrichissement des contenus : répondre aux besoins des 1ers cycles, avec des titres en français « Notre offre de livres électroniques dépend largement du marché éditorial académique francophone, encore très restreint. Il s'agit pour nous prioritairement d'abonder l'acquisition de manuels en exemplaires multiples pour le niveau L. Or, l'offre de manuels dans les disciplines d'enseignement est encore très faible ». (Univ. Reims Champagne-Ardennes) 11
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Usages et pratiques : quelles perspectives ?
Faciliter l’accessibilité aux ressources
Améliorer le fonctionnement des plateformes de consultation et de prêt d’e-books : Actuellement, parcours complexe et verrouillé, DRM omniprésentes But : viser une offre homogène en terme de nombre et de type d’accès. Améliorer l’ergonomie des plateformes de consultation et de prêt d’e-books pour dépasser l’actuel aspect « fouillis » et l’absence d’homogénéité d’une plateforme à l’autre. Prise en main facilité = libération des usages. Améliorer le fonctionnement des tablettes de lecture : évolutions technologiques attendues pour améliorer la qualité de lecture sur écran. Un « reader étudiant » doit être « un outil nomade, autonome, peu encombrant, permettant d’accéder à tout moment aux ressources et d’en enrichir le contenu, de partager des commentaires et des annotations avec d’autres utilisateurs » (témoignage d’étudiants de Paris 5) 12
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Usages et pratiques : quelles perspectives ?
Créer les conditions d’un service performant
Communiquer autour des e-books Faire connaître aux usagers l'existence de la ressource = condition sine qua non d’un usage généralisé : visibilité des titres dans l’ OPAC, sur le site web de l’institution et son ENT ; campagne de promotion et d’information ; création d'événementiel Améliorer les modèles économiques : les rendre compatibles avec les modes financements dont bénéficient les bibliothèques (projets d’investissement, plan Licence) et proposer des tarifs réalistes Adopter une logique de niches : sélection/agrégation de titres payants et/ou gratuits dans un domaine précis, mise en place de bornes ergonomiques de téléchargement, expérimentation pédagogique avec les enseignants, numérisation de documents locaux... Travailler main dans la main avec les acteurs du marché : Documents CeB à destination des négociateurs et des éditeurs, en particulier l’offre idéale : pour construire l’offre e-books de demain. Au sein des bibliothèques : impliquer le personnel, intégrer les problématiques e-books dans la chaîne « traditionnelle » de la bibliothèque, repenser les interactions entre l'établissement et son public, repenser les modes de coopération (inter)nationale pour le 13 partage de la valeur ajoutée
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Usages et pratiques : Conclusion
Les tendances fortes qui ressortent Bibliothèques numériques bien plus représentées que les readers, encore marginaux Publics cibles = étudiants de 1ers cycles → contenus visés = ouvrages et manuels en français adaptés aux L et M + piste des TICE et de l’enseignement à distance à suivre Offre de contenu en BU : croît régulièrement depuis 5 ans mais e-books encore peu intégrés dans les politiques d’acquisition et documentaires, en marge des collections traditionnelles Utilisation des e-books : comme outil de référence, consultation rapide (cinq à dix minutes de connexion en moyenne), par tranche, recherche d’information plutôt que lecture approfondie La ligne directrice à suivre Se départir du modèle traditionnel de la bibliothèque pour exploiter au maximum les avantages d’un format numérique : le livre électronique doit se concevoir comme un ensemble de services Dépasser le clivage par type de documents, aller vers des plateformes transversales, raisonnant en terme d’information et de contenu intellectuel plutôt que de support
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Usages et pratiques : Bibliographie
Enquêtes et rapports Sophie Brezel : Rapport d’analyse de l‘enquête sur les e-books dans les bibliothèques d’enseignement supérieur – mars – avril 2009 Dossier Master SIBE 1ère année, ENSSIB : Quelle place pour l’offre de livres électroniques en bibliothèques ? BILLAUD Marjolaine, DOLHEM Perrine, MARTINEZ Chloé – Janvier 2009 Primary Research Group, rapport intitulé “Library use of e-books, 2008-09” Retours d’expériences SCD Bretagne : Laurent Jonchère « Des livres électroniques pour les étudiants », BBF, 2007, n°6, p. 2833 BU d’Angers : Présentation d’Olivier Tacheau pour la journée sur le livre électronique à la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles, 24 avril 2009) : http://www.slideshare.net/tacheau/les-livrels-la-bu-dangers Synthèses JONCHERE, Laurent. Livres électroniques et bibliothèques universitaires. Documentaliste – Sciences de l’information [En ligne : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2005-1page-26.htm] 2005, volume 42, n° p.26-30. 1, Cécile Touitou, Les nouveaux usages des générations internet BBF, 2008, n°4, p. 67-70 Henri Isaac (Paris-Dauphine), Le livre électronique, une lente révolution in 4e Journée Couperin à Bordeaux, 30 mars 2008
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La place de l’e-book dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche
Les négociations d’e-books au sein du consortium Couperin : l’offre, les spécificités, les attentes
Elise CHAPOY – Sciences Po Paris elise.chapoy@sciences-po.fr
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Négociations e-books : le consortium
Couperin en 2 dates
1999 : création du consortium par 4 SCD 2009 : 205 établissements (universités, grandes écoles, organismes de recherche) sont membres du consortium qui occupe la première place européenne en termes d’adhérents et de négociations
Missions
Evaluer, négocier et organiser l’acquisition des ressources documentaires en ligne aux meilleures conditions Construire et développer un réseau national de compétences autour des ressources numériques Organiser l’évaluation, l’expertise et la veille dans différents domaines de l’IST (ex : groupe de veille « accès distant », CeB…)
Positions
Un acteur qui œuvre pour un libre accès aux résultats de la recherche financée sur fonds publics Un acteur qui revendique l’adoption de mesures fiscales ou de compensations favorisant un passage au tout électronique (TVA à 5.5%) 17
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Négociations e-books : l’émergence d’une offre commerciale
Les années 1990 Le « livre libre » en avant-première
Projet Gutenberg : numérisation d’œuvres du domaine public initiée en 1971 (stockage local) et poursuivie sur Internet dès 1991: un projet précurseur du web collaboratif Bibliothèques numériques : depuis 1997 en France, les grandes bibliothèques numérisent leur patrimoine écrit (Gallica, Medica…)
Les éditeurs se lancent
1996 : les éditeurs scientifiques anglo-saxons proposent une offre commerciale en ligne (Wiley, Springer, Blackwell, Elsevier) Les éditeurs français commercialisent des ouvrages de référence (Larousse, Hachette Multimédia, Universalis). Le grand public est privilégié dans ce premier temps.
En savoir plus
LEBERT, Marie. Une courte histoire de l’ebook. [En ligne : http://www.etudesfrancaises.net/dossiers/ebook.htm] 2009 18
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Négociations e-books : les débuts
Une intégration progressive des e-books par les établissements et Couperin
2000 : les BU s’intéressent aux e-books par le biais des ouvrages de référence en ligne (dictionnaires et encyclopédies) ; Numilog apparaît sur le marché français 2002-2003 : certaines BU étudient les plates-formes de Numilog, Netlibrary… ; Couperin crée le pôle « Livres électroniques » et négocie avec les grands éditeurs scientifiques (Ovid, Springer, Wiley, Elsevier). Peu d’achats d’e-books exceptés l’Encyclopédie Universalis et Netlibrary 2004 : 1ère journée Couperin sur « le livre électronique dans l’enseignement supérieur » organisée à la Sorbonne (voir le bilan des journées 2004-2008) 2008 : 4 ème journée Couperin sur le Livre électronique « de l’acquisition à la diffusion » ; les ebooks sont bien présents en BU ; la CeB est créée pour coordonner les négociations et la veille
Bref bilan de l’activité de négociation 2008/2009
22 offres ont été négociées pour 2009 ; les ¾ des fournisseurs sont anglo-saxons Un comparateur des offres a été développé par la CeB et mis en ligne après enquête auprès des fournisseurs dès l’hiver 2008 Une typologie de l’offre commerciale a été établie au printemps 2009 à partir des données des négociations 2009 19
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Négociations e-books : typologie de l’offre
Les plateformes d’agrégateurs pluridisciplinaires NetLibrary, Dawsonera, EBL, Numilog… Contenus
Multidisciplinaire Titres d’éditeurs variés Catalogue important (>20 000 titres) Manuels, monographies, documentaires, essais voire fictions Public de bon niveau scolaire
Accès et usages
Connexions simultanées limitées Documents PDF avec DRM qui peuvent être annotés Lecture sur tablette possible
Modèle économique
Achat au titre
Archivage et pérennité
Impressions et téléchargements limités Accès pérenne par abonnement à la plateforme 20
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Négociations e-books : typologie de l’offre
Les plateformes d’agrégateurs spécialisés Collins, Safari, Cyberlibris, Knovel… Contenus
Discipline définie ; contenu actualisé Titres d’éditeurs variés Nombre de titres limité (<5000 titres) Manuels, monographies, référence Public spécialisé ou en voie de spécialisation
Accès et usages
Connexions simultanées illimitées Documents Web sans DRM mentionnés Lecture en ligne sur la plate-forme (tablette non prévue)
Modèle économique
Abonnement annuel au titre ou au bouquet
Archivage et pérennité
Impressions et téléchargements souvent limités Accès pérenne : par achat ou frais d’accès à la plateforme
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Négociations e-books : typologie de l’offre
Les plateformes d’éditeurs Oxford, Springer, Wiley, ENI, Le Robert… Contenus
Spécialisés Production propre Nombre de titres réduit (<100) Monographies dont collections, ouvrages de référence Public expert (sauf certains dictionnaires)
Accès et usages
Connexions simultanées illimitées Documents HTML ou PDF sans DRM mentionnés Lecture en ligne sur la plate-forme (tablette non prévue)
Modèle économique
Abonnement annuel au bouquet
Archivage et pérennité
Impressions et téléchargements peu limités Pas d’accès pérenne par défaut 22
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Négociations e-books : observations sur les contenus et accès
Contenus
Une prédominance des contenus anglophones (+ de 80%) Des ressources répondant davantage aux besoins des doctorants et chercheurs Des pôles thématiques mieux servis que d’autres : STM, droit, économie, gestion Une publication du e-book parfois différée et une absence de transparence de l’éditeur sur ce point Des éditeurs français qui diffusent volontiers les ouvrages de référence au format numérique mais qui restent prudents vis-à-vis des monographies Absence des manuels, ressource dont les étudiants seraient fort friands !
Accès
L’accès nomade est accepté Mais : les accès illimités sont réservés aux plates-formes d’éditeur qui suivent le modèle des bases d’articles en ligne Mais : les formats sont verrouillés et ne permettent pas la lecture des fichiers sur d’autres supports que les ordinateurs portables 23
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Négociations e-books : observations sur les modèles économiques et fonctionnalités
Une faible harmonisation des modèles
Achat, abonnement, location-achat… d’un titre, d’un bouquet… Frais d’accès à la plate-forme : tarif forfaitaire ou % s’ajoutant au prix du titre Acquisitions pérennes et/ou abonnements Prix du livre : encore basé sur le prix de l’imprimé (souvent celui du format hard cover) auquel s’ajoute un surcoût de 25 à 55% Tarification Couperin : souvent modulée en fonction du type de population desservie et du nombre d’usagers concernés Le comparateur Couperin s’impose d’autant plus !
Fonctionnalités
Celles qui sont systématiques : copier-coller (%), impression (%), accès nomade, fourniture de statistiques d’usage Et celles qui sont optionnelles : annotations, marque-page et panier personnel, étagères virtuelles , téléchargement de document Le PEB n’est pas explicitement autorisé dans les licences 24
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Négociations e-books : faiblesses et opportunités
Les négociations e-books achoppent…
La pérennité de l’accès est peu garantie voire pas prise en compte L’e-book est encore commercialisé comme une copie du papier (restriction des accès, tarification) La politique de diffusion des éditeurs est confuse et complexifie l’établissement des politiques d’acquisitions numériques Les titres les plus attendus sont en général absents
…mais le format e-book constitue une formidable opportunité
E-book = une offre de services et des possibilités de partage des contenus Des contenus plus accessibles aux lecteurs malvoyants Une offre gratuite en ligne qui dynamise le marché Des éditeurs qui sont réceptifs et souvent prêts à construire une offre cohérente pour le consortium… 25
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Négociations e-books : l’offre idéale
Les 10 commandements de l’éditeur d’e-book : pour une offre idéale (document élaboré par la CeB et disponible en ligne) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. Faciliter l’accès au contenu Intégrer les usages pédagogiques Assurer l’archivage pérenne et l’accès perpétuel Offrir un contenu accessible au budget des bibliothèques Développer des services centrés sur l’usager Offrir l’accès le plus large aux contenus Publier des éditions récentes Fournir des statistiques d’usage Libérer les usages
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10. Innover, expérimenter en partenariat
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Merci pour votre attention Des questions ?
Informations, contacts La CeB : informations et documentation sur le site de Couperin http://www.couperin.org/spip.php?rubrique61 Caroline Bruley : Caroline.bruley@univ-st-etienne.fr Elise Chapoy : elise.chapoy@sciences-po.fr
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