assassin's creed revelation
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Avec plus de trente millions d'exemplaires vendus tous épisodes confondus, Assassin's Creed
est devenue une véritable locomotive pour Ubisoft en même temps qu'une des séries phares de
cette génération de consoles. Difficile donc pour l'éditeur français d'imaginer un Noël sans
assassin sous le sapin. Une fois n'est pas coutume, il n'aura fallu attendre qu'une seule année
pour voir sortir la suite de la suite de la suite. Une fois n'est pas coutume, c'est Ezio qui repart
au charbon pour, nous dit-on, unRevelations venu clore ce qui finalement aura été une trilogie
démarrée il y a trois ans. L'histoire semble donc se répéter avec une constance presque
inquiétante et, plus que jamais, la question de la pertinence de ce nouvel épisode se pose,
même pour les fans acharnés.
Assassin's Creed : Revelations, Doté de nouvelles armes et capacités, l'assassin Ezio est plus
déterminé que jamais et tente de marcher sur les traces de son ancêtre Altair. L'intrigue nous
transporte dans de nombreuses villes telles que Masyaf, Constantinople ou bien encore la
Cappadoce. Le jeu permet également de s'étriper gaiement en multijoueur,poursuivant son
étude des Templiers, Ubisoft nous emmène cette fois à Constantinople. Si la destination est
nouvelle, le guide, lui, est connu de tous. En effet, pour la troisième fois, c'est Ezio Auditore
qui se chargera de nous faire visiter les dessous mais aussi les dessus d'une cité tentaculaire
s'étendant à perte de vue. Prônant l'exotisme tout en peaufinant un gameplay bien rodé,
Revelations entend également nous conter la fin de l'épopée de l'Italien mais aussi de son
proche parent, Altaïr. Néanmoins, tempérons nos ardeurs et faisons un point sur le scénario
qui s'avère au final extrêmement décevant. Ainsi, à l'image d'un Assassin's Creed II qui
ménageait ses effets pour nous balancer son lot de surprises dans la toute dernière ligne droite,
Revelations opte pour une construction similaire.
Il y'a des petites nouveautés, on notera aussi l'arrivée des bombes, souvent mises à
contribution pour détourner l'attention des gardes afin de s'infiltrer. Notez tout de même que
cette utilisation ne s'arrêtera pas là puisqu'il est possible de créer quantité de bombes
différentes, regroupées sous 3 types (mortelles, tactiques et diversions) et ayant chacune des
caractéristiques particulières. Par exemple, si la capsule à mèche rebondira sur les surfaces et
mettra 3 secondes à exploser, vous pourrez user de bombes Datura pour paralyser l'ennemi ou
de bombes Tonnerre pour blesser vos ennemis. Il ne tiendra alors qu'à vous d'acheter ou de
trouver les nombreux matériaux afin de faire votre popote. Si cette «cuisine» vous prendra
déjà pas mal de temps, Revelations vous conviera, tout comme Brotherhood à plusieurs
activités annexes. De fait, on retrouvera avec plaisir la gestion de nos assassins que nous
pouvons envoyer en mission pour leur faire gagner de l'expérience. Cependant, le tout sera
désormais bien plus complexe. Vous devrez ainsi parfois assigner des assassins d'une certaine
classe sur des missions puis nommer un chef et des lieutenants afin d'établir votre emprise sur
une ville tout en évitant qu'elle se fasse reprendre par les templiers. Ensuite, en fonction des
missions effectuées (d'influence ou de domination), vous obtiendrez plus ou moins d'argent,
d'expérience ou d'ingrédients pour les bombes d'Ezio. Bref, tout en devenant enfin
intéressantes grâce à un aspect stratégique plus poussé, ces phases seront plus que jamais liées
à l'aventure principale. D'autant plus vrai que vous pourrez à nouveau appeler vos hommes en
renfort lors d'un combat ou d'une séquence d'infiltration afin qu'ils éclaircissent les rangs
ennemis.
on remarquera que Ubisoft de proposer des missions un peu plus variées sous couvert de pas
mal d'humour ou d'une meilleure utilisation de notre vision d'aigle. Cette dernière sera
davantage mise en avant pour repérer nos cibles parmi la foule, connaître les rondes des
gardes ou tout simplement suivre le chemin emprunté par notre future victime grâce à son
"fantôme". En parallèle des objectifs obligatoires, on profitera d'un nouveau mini-jeu
consistant à défendre nos repaires d'assassins. Mais avant cela, vous devrez bien entendu
prendre possession des quartiers de Constantinople en éliminant les chefs rattachés à chaque
zone. Une fois que vous serez propriétaire de l'endroit, il arrivera parfois, à la suite d'actes
répréhensibles notamment, que les templiers attaquent votre repaire. S'en suivra alors une
phase où Ezio devra placer judicieusement ses troupes sur les toits ou dans la rue menant à
une de ses bases afin d'endiguer les vagues successives d'ennemis. Du coup, il faudra prendre
en compte les différentes unités (arbalétriers, fusiliers, poseurs de bombes...) tout en faisant
attention au moral de vos assassins grâce au placement de chefs. Original mais au final
moyennement intéressant. En somme, l'aventure solo vaudra davantage pour le dépaysement
véhiculé par Constantinople sans oublier l'ambiance toujours aussi fabuleuse, véritable
marque de fabrique de la série. En parallèle, difficile d'oublier le multijoueur qui est ici bien
plus complet que celui de Brotherhood.
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