Ephra�m (FL 210 p .17): Nos sens doivent �tre purifi�s , soumis

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Gn: Péché originel: h passe de nudité (simplicité, absence convoitise, pensées tortueuses) à habits de peau (chair opaque, mortelle,
rebelle)
Si 17,31 La chair et le sang désirent le mal
Ps 56,6 La chair, que peut-elle contre moi?
Ps 84,3 Mon cœur et ma chair s'élancent vers le Dieu vivant.
Gn 6,3 YHWH dit: Que mon esprit ne demeurera pas toujours dans l'homme, puisqu'il est chair;
Si 18,13 La pitié de l'homme est pour son prochain, mais la pitié du Seigneur est pour toute chair il reprend, il corrige, il enseigne, il
ramène, tel le berger, son troupeau.
Ps 78,39 Il se souvenait : eux, cette chair, souffle qui s'en va et ne revient pas.
Ps 145,21 Que ma bouche dise la louange de YHWH, que toute chair bénisse son saint nom, toujours et à jamais!
Jn 6,63 C'est l'esprit qui vivifie, la chair (sarx) ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Rm 6,6 Notre vieil homme a été crucifié pour que soit détruit ce corps de péché.
Rm 6,12 Que le péché ne règne plus dans vos corps mortels. (Ms tdce au péché tant que pas revêtu l'immortalité)
Rm 7,22-23 Je prends plaisir à la loi de Dieu en tant qu'homme intérieur, mais dans mes membres je découvre une autre loi qui la
combat... Elle fait de moi le prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres.
Rm 7,24 Qui me délivrera de ce corps de mort?              = de la mort en mon corps qui est fait pour la vie, du vieil h en mon être qui est
fait pour la nouveauté de l’Esprit (vs scandale mal, sffrce, mort)
Rm 8,9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui
appartient pas,
Rm 8,11 Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels
Rm 8,13 Si vous vivez selon la chair (psy blessée), vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les oeuvres du corps, vous
vivrez.
Rm 8,23 Nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption
de notre corps.
Ga 5,17 La chair s'oppose à l'Esprit... Voici les oeuvres de la chair:...
Ga 5,24 Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs
Phi 3,20 Le Seigneur Jésus Christ, 21 transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'il
a de pouvoir même se soumettre toutes choses.
Col 3,5 Faites donc mourir ce qui en vous appartient à la terre.
1Co15,12s: res morts
1Co 15,53 (Nous serons transformés) Il faut que l'être corruptible revête l'incorruptibilité. Que l'être mortel revête l'immortalité
54 Quand donc cet être corruptible aura revêtu l'incorruptibilité et que cet être mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la
parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire.
1Co 6,13 Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, et Dieu détruira ceux-ci comme celui-là. Mais le corps n'est
pas pour la fornication; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.
 14 Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance.
 15 Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Et j'irais prendre les membres du Christ pour en faire des
membres de prostituée ! Jamais de la vie ! 16 Ou bien ne savez-vous pas que celui qui s'unit à la prostituée n'est avec elle qu'un seul
corps ? Car il est dit : Les deux ne seront qu'une seule chair. 17 Celui qui s'unit au Seigneur, au contraire, n'est avec lui qu'un seul
esprit. 18 Fuyez la fornication ! Tout péché que l'homme peut commettre est extérieur à son corps ; celui qui fornique, lui, pèche
contre son propre corps. 19 Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous
tenez de Dieu? Et que vous ne vous appartenez pas? 20 Vous avez été bel et bien achetés ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
1Co 15,50 Je l'affirme, frères: la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l'incorruptibilité.
Ga 1,16 révéler en moi son Fils pour que je l'annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang, …je m'en allai en
Arabie
2Co 4,16 L'homme extérieur va vers sa ruine.
2Co 5,4 Que ce qui est mortel soit englouti par la vie.
2Co 5,6 Demeurer dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur, 7 car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision... 8
Nous sommes donc pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur. 9 Aussi bien, que nous
demeurions en ce corps ou que nous le quittions, avons-nous à coeur de lui plaire.
Rm 13,14 Ne vous inquiétez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises égoïstes.
Ep 5,19 Personne ne hait sa propre chair, au contraire on l'entoure de soins.
Phi 3,21 Il transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'il a de pouvoir même
se soumettre toutes choses.
Col 2,9 Car en lui (Christ) habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité,
Jn 1,13 lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
Jn 3,5 Jésus répondit : " En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de
Dieu. 6 Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l'Esprit est esprit.
1P 1,23 engendrés de nouveau d'une semence non point corruptible, mais incorruptible : la Parole de Dieu, vivante et permanente.
Jn 6,63 C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Signe de croix : Notre esprit, notre cœur, nos épaules et nos mains sont marquées du nom des personnes de la Trinité
Sg 9,15 un corps corruptible, en effet, appesantit l'âme, et cette tente d'argile alourdit l'esprit aux multiples soucis.
1Co 15,44 On est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel.
Rm 12,1 Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos corps (soma) en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu:
c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre.


- Corps est la forme de l’âme. Cf. icône dormition. Respect pour ce qui est éternel.
- Seules la Parole de Dieu et l'Eglise ne séparent pas corps (temple) de esprit. (vs dualisme stoa, Platon, Descartes, Jansénisme…)
- Sobriété ; l’aimer.
- Le Christ a un corps de gloire mais n'est plus dans la chair, et nous lui sommes consubstantiel.
- Lorsque le poids du corps se fait sentir et fatigue votre âme, ne vs découragez pas ms allez par la foi et l'amour à celui qui a dit:
Venez à moi et je vs soulagerai
- Corps non cachot mais organon (Vs soma sema de Platon): instrument.(vs dualisme manichéen), partie intégrante de la personne.
- Mais annonce corps (+ relationnel) transfiguré (Ph 3,21), pas chair transfigurée.
- Ascension (+Assomption, figure hté sauvée): corps est bon, + gde estime car monte au ciel, vs corps jetable des dévoyés.
- Quel basar… (chair en hébreu)
- Christ image de D avant même Inc.
- Christ nous a guéri et sauvé avec son corps.
- "Ce qui m'a le + frappé chez yogis, c'est leur orgueil" (par simple ascèse corporelle)
- Vocation dans Euch : don de soi, action de grâce au Père, communion, présence...
- Se dire: ce corps, je l’aime.
- Prier avec le corps: pas "commode", ni tension ni relâchement. Exprime l'attitude de l'âme.
- Sans la res de la chair, l’être hn ne serait pas totalement tel que Dieu le veut. L’homme ne serait pas pleinement lui-même. L’h est
pour D, et le corps est pour la res.
Un corps terrestre et un corps céleste.
Paul: chair ~ péché dans le corps
Vocation du corps : être sacrement, reposoir de la contemplation. Vit de la vie de Dieu, et appelé à vie éternelle.
- Valeur du corps: par l'offrande de cette partie de son être que sauve le monde entier.
Corps personnel (assumé, sanctifié, glorifié) ; ecclésial (racheté) ; cosmique (univers régénéré)
- Att idolâtrie corps: plein paganisme, nombrilisme, narcissisme.
Adorer Dieu. Apprécier en Christ la vie et le corps qu'ils nous donnés. Le Christ a pris un corps, nous montrant qu'il n'est pas
méprisable.
Corps pour la seule gloire de D
Piercing = automutilation. Vs Lv.
- Confusion entre la santé et le salut. Les personnes en mal d’être, en mal de vivre –état qui résulte souvent d’un mal penser–
cherchent désespérément la santé, mais en fait c’est plus profond, c’est celle du salut et cet ordre somato-psycho-spirituel de l’être
humain qui doit être retrouvé avec ce qui ordonne tout, c’est-à-dire la vie spirituelle. Des coachs e disent l’importance qu’ils ont dans
la vie des personnes, mais il y a comme une démission de la liberté chez certains, qu’ils se remettent entièrement dans les mains
d’autres personnes; ce n’est pas le but officiel du coaching mais c’est parfois l’attitude psychologique que l’on voit.

Gaudium et Spes 14 Constitution de l'homme: Corps et âme, mais vraiment un, l'homme est, dans sa condition corporelle même, un
résumé de l'univers des choses qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur(5). Il est donc interdit à
l'homme de dédaigner la vie corporelle. Mais, au contraire, il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit
ressusciter au dernier jour. Toutefois, blessé par le péché, il ressent en lui les révoltes du corps. C'est donc la dignité même de
l'homme qui exige de lui qu'il glorifie Dieu dans son corps (6), sans le laisser asservir aux mauvais penchants de son coeur.
   En vérité, l'homme ne se trompe pas lorsqu'il se reconnaît supérieur aux éléments matériels et qu'il se considère comme irréductible,
soit a une simple parcelle de la nature, soit a un élément anonyme de la cité humaine. Par son intériorité, il dépasse en effet l'univers
des choses: c'est a ces profondeurs qu'il revient lorsqu'il fait retour en lui-même où l'attend ce Dieu qui scrute les coeurs(7) et où il
décide personnellement de son propre sort sous le regard de Dieu. Ainsi, lorsqu'il reconnaît en lui une âme spirituelle et immortelle, il
n'est pas le jouet d'une création imaginaire qui s'expliquerait seulement par les conditions physiques et sociales, bien au contraire, il
atteint le tréfonds même de la réalité.         (5) Cf. Dn 3,57-90. (6) Cf. 1Co 6,13-20. (7) Cf. 1R 16, 7 ; Jr 17,10.

Irénée contre les hérésies, V, 6,1: L'homme achevé est un ensemble qui forme une unité composée de l'âme, qui reçoit l'Esprit du Père,
et qui est une avec la chair modelée selon l'image de Dieu »
Origène: Le corps est icône de l'âme.  Miroir de l'âme. ( pas croiser jambes ds prière)
Origène : 5 sens spirituels, yeux par lesquels n est illuminés, oreilles entendant arole, goût du Pain de vie, odorat pour parfums du
Verbe…
Evagre Pr 52.: Séparer le corps de l'âme n'appartient qu'à Celui qui les a unis; mais séparer l'âme du corps, cela appartient aussi à celui
qui tend à la vertu. Nos Pères, en effet, nomment l'anachorèse "exercice de la mort" et "fuite du monde" .
Evagre Pr. 53: “Ceux qui ont le tort de trop bien nourrir leur chair et qui, ‘en prenant soin d’elle, excitent ses désirs’ Rm 13,14, qu’ils
s’en prennent à eux-mêmes et non à elle. Car ils connaissent la grâce du Créateur, ceux qui, par le moyen de ce corps, ont obtenu
l’impassibilité de l’âme et perçoivent dans une certaine mesure la contemplation des êtres.”
Les “coeurs purs” (Mt 5,8), ce sont ceux qui ont acquis l’impassibilité (cf. Ep., 12,2), et grâce, précisément, à leur “corps pratique” (cf.
K.G., 111,45 e.a.) qui leur sert d”instrument” (organon) pour l”exercice” (praktikè) des vertus (cf. Ep. 57,4), par lesquelles ils
acquièrent l’impassibilité (cf Pr., 81).
Ce n'est pas le corps c tel qui constitue obstacle à la contemplation, des natures créées, ms le corps en tant qu'il est dominé par les
convoitises.
Gn 37: Paul, opprimant son corps, le réduisait en servitude (1Co 9,27): toi donc, ne néglige pas ton régime ta vie durant, et n'outrage
pas l'impassibilité en l'humiliant par un corps épaissi.
Ps 142,8 Fais sortir de prison mon âme (nefesh, psuke), que je rende grâce à ton nom! Autour de moi les justes feront cercle, à cause
du bien que tu m'as fait.
Léon le Gd S 71 PL 54,385 CCL 138A,434: Le S ne nous demande pas de ne pas veiller à notre santé ni de ne pas pourvoir aux
besoins de notre chétive nature, mais de ne pas lui refuser le nécessaire, et de vivre dans la tempérance, en n'accordant nul superflu à la
chair qui a été créée pour demeurer sous la tutelle de l'esprit.
G le Gd règle pastorale 3,12: Il arrive souvent que bridée par la souffrance, la chair découvre à l'âme le Dieu que l'âme elle-même,
qui pourtant commande à la chair, n'apercevait pas. (Cf. Ane de Balaam)
Grégoire de Nazianze Discours 14, 6-7: ~J'aime mon corps mais comme un compagnon d'esclavage à qui je dois ma sujétion; je le
respecte comme celui qui a part avec moi à l'héritage céleste.
FdeS: Le chrétien doit aimer son corps comme une image vivante de celui du Sauveur incarné.
Ephraïm (FL 210 p .17): Nos sens doivent être purifiés, soumis à l’Esprit mais ni niés ni écrasés.
Claudel (Paul) [...] Ce n'est pas l'esprit qui est dans le corps, c'est l'esprit qui contient le corps, et qui l'enveloppe tout entier.
William Shakespeare Mon corps est un jardin, ma volonté est son jardinier.
Vauvenargues Il faut entretenir la vigueur du corps, pour conserver celle de l'esprit.
Le corps aussi est sauvé, car Dieu est venu recevoir un corps et c'est ce corps qu'il a offert pour a rédemption du monde (Cf. Irénée
haer 5,2,2)
Angelus Silesius (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.294, Rivages poche n°464) :
Mon meilleur ami - mon corps - est mon pire ennemi :
Il me lie, m'entrave même s'il me veut du bien.
Je le hais et je l'aime, et au jour de nos adieux
Je m'arracherai à lui avec joie et avec peine.
Athanase De Inc 9: Il a attiré toutes les force de la mort sur son propre corps, de sorte qu'elle n'aie désormais plus le pouvoir de
frapper les hommes.
Dt 16,18 Faites-vous des gardiens à vous-mêmes en tous vos portails ;
 le Rav 'Hayim Vital dit que nos yeux qui voient, nos oreilles qui entendent, notre bouche qui parle, notre nez qui sent, nos sens qui
constatent par les mains et les pieds sont les lieux et portails (shaâr) par lesquels se jouent ces grandes choses dont nous avons parlé ;
une garde très précise, vigilante et permanente doit être exercée sur chacun de ces portails pour que ce beau programme se réalise.
C'est une tâche quotidienne concrète.
Tertullien Sur la résurrection des morts 63, 1: La chair ressuscitera: toute la chair, la chair elle-même, et la chair tout entière. Où
qu'elle se trouve, celle-ci est en dépôt auprès de Dieu, en vertu du très fidèle médiateur entre Dieu et les hommes Jésus Christ, qui
restituera Dieu à l'homme et l'homme à Dieu ».
Gnosticisme dualiste d'aujourd'hui: séparer et préférer la matière à l'esprit.
Att aujourd'hui, le dualisme n'exalte plus l'esprit au détriment de la chair, mas l'inverse, alors que le D a voulu les 2.
Rq : cabbale + hasid + charismatiques : hypnose, détachement du corps (tt but pratique vs foi)
Tertullien : Le corps changera de nature, il deviendra un je ne sais quoi qui n’a pas de nom dans aucune langue.
Tertullien: caro cardo salutis: La chair est le pivot du salut.
Tertullien- Chair et sang, soyez rassurés, vous conquerrez le ciel et le royaume de Dieu dans le Christ ( De resurrectione carnis
51.3)
Saint François d'ASSISE, parlant de son corps, et, à la fin de sa vie: Mon frère âne. Réjouis-toi, mon frère le corps, et pardonne-moi;
je suis prêt maintenant à satisfaire à tes désirs, et je vais m'empresser de subvenir à toutes tes nécessités.
O. Clément Il corpo non è altro che il mondo divenuto interiore a una persona (micro-cosmo).
Hom 2d siècle, Cc 9, Funk 1,195: Reconnaissez-le: dans quelles conditions avez-vous été sauvés, sinon alors que vous étiez revêtus de
cette chair? Il nous faut donc garder notre chair comme un temple de Dieu. En cette chair, vous avez été appelés, en cette chair vous
irez à qui vous appelle. Si le Christ, le S notre sauveur, d'esprit qu'il était, s'est fait chair pour nous appeler, c'est aussi dans cette chair
que nous recevrons notre récompense.
Homélie du IIè siècle PatresApostolici 1, 14, 201: Outrager la chair, c'est outrager l'Eglise. Car la chair c'est l'Eglise manifestée. Et
la chair, c'est l'image de l'esprit. Nul ne peut, après avoir gâché l'image, participer au modèle. Celui donc qui outrage la chair ne peut
participer à l'Esprit, c'est-à-dire au Christ. Car la chair, si elle est unie au Saint-Esprit, peut participer à l'immortalité. Et nul ne peut
dire tout ce que le Seigneur a préparé pour ses élus.
Augustin : Recevez ce que vous êtes : corps
Gn Rabbah 3,2 sur Gn 3,21: tuniques de peau ~tuniques de lumière (jeu mots hb 'or / `or).
Même mot ktunot Jn 19 partage tunique X

He 5,14 Les adultes, prennent de la nourriture solide, eux qui, par la pratique, ont les sens exercés à discerner ce qui est bon et ce qui
est mauvais.



SENS:
Odorat lien      discernement
Gn 27,27 (Ab/Isaac) L'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fertile que YHWH a béni.
Ct 1,3 L’odeur de tes parfums dépasse tous les aromates.. Ta personne est un parfum raffiné (nom est un parfum répandu). C'est
pourquoi les jeunes filles sont amoureuses de toi. 4 Entraîne-moi, nous courrons à l’odeur de tes parfums.
2Co 2,15 la bonne odeur du X
Guerric d’Igny 1er Sermon pour la Nativité. n° 1, et 3. Tu cherches comment la Vierge a enfanté le Sauveur ? Comme la fleur de
vigne donne son parfum. Si tu trouves la fleur flétrie pour avoir donné son parfum, tu peux croire aussi la pureté de la Vierge altérée,
lorsqu’elle mit au monde le Sauveur. Cette comparaison est-elle inexacte ? La virginité n’est-elle pas la fleur d’un corps sans
souillure ? Le Fils de la virginité n’est-il pas une douce odeur ? L’esprit de l’antique patriarche fut revigoré par la douceur de cet
arôme ; en touchant son fils il sentait le parfum du Christ ; il lui vint en mémoire le souvenir de son immense bonté, et il s’écria : "Mon
fils embaume comme un champ fertile que le Seigneur a béni".
Dieu son Père respira la douce effluve de ce parfum, lorsque son Fils s’offrait lui-même en sacrifice, tel une offrande d’agréable odeur,
et dans sa joie, il fit grâce au genre humain. Nous autres, ce parfum nous attire, quand par notre conversion, nous courons vers lui ; ce
parfum attire les jeunes filles, quand par l’amour elles courent à sa suite. Le parfum n’est rien d’autre que la force qui sort de lui : elle
réveille les paresseux, ranime l’ardeur de l’amour, et fait courir d’un élan joyeux dans la voie des commandements.
Marie peut donc bien se glorifier d’avoir produit un fruit si embaumé, et dire : "Comme la vigne, j’ai produit un fruit d’une douce
odeur".
Judaïsme: le monde se parfume = se rapproche de Dieu

BdC S 12,1.5 /Ct; EC 1,60s: Je me souviens de vous avoir présenté 2 parfums: celui du regret, qui s'étend à tous les péchés, et celui de
la reconnaissance, qui renferme les bienfaits de Dieu. Mais il est un parfum qui l'emporte de loin sur ces deux-là ; je ~pellerai le
parfum de la compassion. Il se compose, en effet, des affres de la pauvreté, des angoisses où vivent les déprimés, des inquiétudes de la
tristesse, des fautes des lieurs, bref de toutes les peines de hommes, fussent-ils nos ennemis. Ces ingrédients semblent méprisables, et
pourtant le parfum où ils entrent est supérieur à tous les autres. C'est un baume qui guérit : Heureux les miséricordieux, ils obtiendront
miséricorde.
Qui est, à votre avis, cet homme heureux qui a pitié d'autrui et qui prête son bien, enclin à la compassion, prompt à secourir le
prochain, plus content de donner que de recevoir, cet homme qui pardonne aisément, résiste à la colère, ne consent pas à la vengeance,
et en toutes choses regarde comme siennes les misères des autres ? Quelle que soit cette âme imprégnée de la rosée de la compassion,
au coeur débordant de pitié, qui se fait tout à tous, qui n'est pour elle-même qu'un vase fêlé où rien n'est jalousement gardé, cette âme
si bien morte à elle-même qu'elle vit uniquement pour autrui, elle a le bonheur de posséder le troisième parfum et le meilleur.
Et vous, mes frères, si vous avez reçu quelque don d'en haut, ne tardez pas à en faire part à vos compagnons, en vous montrant parmi
nous serviables, aimables, reconnaissants, d'humeur facile et modeste ; tous alors, nous pourrons attester que vous aussi vous
répandez les meilleurs parfums. Quiconque d'entre vous supporte patiemment les infirmités physiques et morales de ses
frères, ou mieux encore, les ,soulage de ses services, de ses encouragements, de l'aide qu'il peut donner, ou, au moins de ses
prières assidues, quiconque agit ainsi est, dans une communauté, la source d'où émanent les parfums spirituels. On se le montre
en disant : Voilà l'a mi d e ses frères et du peuple d'Israël ; voilà celui qui prie beaucoup pour le peuple et pour toute la cité
sainte.

Goût              vérité
Ps 34,9 Goûtez et voyez c est bon le S
Pr pain vivnt descendu du ciel et donnant la vie au mode (Jn 63,3), vin
Ex 24,9 Moïse monta, ainsi qu'Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël. 11 … Ils contemplèrent Dieu puis ils
mangèrent et burent.

Ouïe             cœur
Cf. écoute, shmah
Mt 11,15 Celui qui a des oreilles pr entendre, qu’il entende

Vue              intellection
Cf. CmtParole regard
Ct Tu as blessé mon cœur par un seul de tes regards

Toucher                     intelligence pratique
2S 24,14 David dit à Gad : " Je suis dans une grande anxiété... Ah! tombons entre les mains du Seigneur, car sa miséricorde est
grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes! "
1Jn 1,1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons
contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie ;
Mt 8,3 lépreux  purifié
Mt 8,15 belle mère de Pierre
Mt 9,20 + Lc 8,43-48 L’hémorroïsse touche la frange du manteau du X                Mt 14,34: tous ( sauvés) + Mc 3,10 (infirmes ) Lc
6,19 une force sortait de lui et les guérissait tous.
Mt 17,7 post-transfiguration: Jésus, s'approchant, les toucha et leur dit : " Relevez-vous, et n'ayez pas peur. "
Mt 20,34 aveugles
Mc 7,33 sourd-muet
Mc 10,13 petits enfants: tendresse
Lc 7,38 se laisse toucher par pécheresse repentante et on le lui reproche
Jn 20,17 noli me tangere
1Jn 1,1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons
contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie ;
Mc 6 Ts cx qui le touchaient étaient sauvés.
Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque, docteur de l'Église Commentaire sur saint Jean, IV
« Il saisit la main de l'enfant et lui dit... : 'Lève-toi' »
Même pour ressusciter des morts, le Sauveur ne se contente pas d'agir par sa parole, qui est pourtant porteuse des ordres divins.
Comme coopératrice, si l'on peut dire, pour cette oeuvre si magnifique, il prend sa propre chair, afin de montrer qu'elle a le
pouvoir de donner la vie, et pour faire voir qu'elle ne fait qu'un avec lui ; elle est bien en effet sa chair à lui, et non pas un corps
étranger. C'est ce qui est arrivé quand il a ressuscité la fille du chef de la synagogue ; en lui disant : « Mon enfant, lève-toi », il l'a prise
par la main. Comme Dieu, il lui a donné la vie par un commandement tout-puissant, et il lui a donné la vie aussi par le contact de sa
sainte chair, témoignant ainsi que, dans son corps comme dans sa parole, une même puissance divine était à l'oeuvre. De même encore,
quand il est arrivé dans une ville nommée Naïm, où l'on enterrait le fils unique de la veuve, il a touché le cercueil en disant : « Jeune
homme, je te le dis, lève-toi ! » (Lc 7,13-17).
Ainsi, non seulement il confère à sa parole le pouvoir de ressusciter les morts, mais encore, pour montrer que son corps est vivifiant,
il touche les morts, et par sa chair il fait passer la vie dans leurs cadavres. Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à un corps
qui se décompose, quel profit ne trouverons-nous pas à sa vivifiante eucharistie quand nous ferons d'elle notre nourriture ? Elle
transformera totalement en son bien propre, c'est à dire en l'immortalité, ceux qui y auront participé.

« Jésus étendit la main et le toucha »
Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église La Vive Flamme d'amour, strophe 2 (trad. Grégoire de Saint Joseph, Seuil
1947,1995, rev Tournay): Ô Vie divine, tu ne touches pas pour tuer, mais pour donner la vie ; tu ne blesses pas, sinon afin de guérir.
Quand tu châties, tu touches légèrement, et cela suffit pour consumer le monde. Quand tu caresses, tu poses ta main fort à propos, la
douceur de ta caresse n'a point de mesure. Ô Main divine, tu m'as blessé pour me guérir ; tu fais mourir en moi ce qui me prive de la
vie de Dieu, en qui maintenant je me vois vivant. Et tu fais cela par ta grâce généreuse, moyennant la touche de celui qui est « la
splendeur de ta gloire, la figure de ta substance » (He 1,3), ton Fils unique, ta Sagesse en qui « tu atteins puissamment d'un bout du
monde à l'autre » (Sg 8,1). Lui, ton Fils unique, Main miséricordieuse du Père, il est la touche délicate avec laquelle tu m'as touché,
blessé et brûlé intérieurement.
    Ô touche délicate, Verbe Fils de Dieu, tu pénètres subtilement notre âme par la délicatesse de ton être divin ; tu la touches si
délicatement que tu l'absorbes toute entière en toi, d'une manière si divine et si douce « qu'on n'en a jamais entendu parler en Canaan,
qu'on ne l'a jamais vu au pays de Témân » (Ba 3,22). Ô touche délicate du Verbe, d'autant plus délicate à mon égard qu'ayant renversé
les montagnes et brisé les rochers de la montagne de l'Horeb par l'ombre de ta puissance qui allait devant toi, tu t'es fait sentir si
doucement, si fortement au prophète Élie « dans le délicat murmure de l'air » (1R 19,11). Comment es-tu brise légère et subtile ? Dis-
moi comment tu touches si légèrement et si délicatement, ô Verbe, Fils de Dieu, toi qui es si puissant et si terrible ? Heureuse, mille
fois heureuse l'âme que tu touches si délicatement !... « Tu les caches dans le secret de la face, c'est-à-dire ton Verbe, ton Fils, à l'abri
du trouble des hommes. » (Ps 30,21)

K.Barth Labor et Fides Genève 1965 p.44: Les mains de Dieu sont ses actes, ses œuvres, ses paroles, qui nous entourent de toute part
et nos contiennent, nous portent et nous gardent… ces mains ont béni, touché, guéri, rompu, rompu, et distribué; elles ont été tendues
vers le paralytique, et enfin, clouées.



Danse
2S 6,21 David répondit à Mikal : " C'est devant YHWH que je danse!
Valse : ryhtme trinitaire
Myriam après traversée Mer Rouge Ex 15,20.
Exp joie plénière qu’avec corps, et désir joie Royaume.
Guérison. Pas que psy : sanctification (prog charité), libération vs mal, acte spi aussi.

Démon veut pas que chair participe à la prière vs exp dehors corps (Bouddha et New age)
Faire aller prière des faculté esprit, cr, et corps ; unification pers
Corps jamais eni en soi.
Carmel : avec coprs, même lévitation. Accès à Dieu par hté du X
Pas de vie dans l’Esprit sans vie dans le corps. Réalisme
MEP (ratique) de la Parole = dans chair
Chair pas encore transfigurée
Grâce peut être infuse (eg charisme conn), mais doit s’incarner (descendre dans chair).

MADELEINE DELBRÊL Seigneur, venez nous inviter. (Ns autres gens des rues Seuil p.91) La vie, comme une danse...
S’il y a beaucoup de saintes gens qui n’aiment pas danser, il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser, tant ils étaient heureux
de vivre.
Seigneur, révélez-nous le grand orchestre de vos desseins, où ce que vous permettez jette des notes étranges dans la sérénité de ce que
vous voulez. Apprenez-nous à revêtir chaque jour notre condition humaine comme une robe de bal, qui nous fera aimer de vous tous
ses détails comme d’indispensables bijoux.
Faites-nous vivre notre vie, non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, non comme un match où tout est difficile, non comme un
théorème qui nous casse la tête, mais comme une fête sans fun où votre rencontre se renouvelle, comme un bal, comme une danse,
entre les bras de votre grâce, dans la musique universelle de l’amour.
Textes
TERTULLIEN De Resurrectione LXIII. LA CHAIR RESSUSCITERA
Même après la résurrection, la chair demeurera susceptible de souffrance, puisque ce sera la même chair ; et pourtant, elle sera
exempte de souffrance, parce qu'elle en sera affranchie par Dieu, afin précisément qu'elle ne puisse plus souffrir.
"Il y a une joie éternelle sur leur tête, dit Isaïe, la douleur et la tristesse s'en sont allées loin d'eux". Et l'ange dit aussi à Jean : "Dieu
tarira toutes larmes de leurs yeux", c'est-à-dire de ces mêmes yeux qui avaient pleuré auparavant, et qui auraient pu pleurer encore si la
clémence divine n'avait séché complètement ces flots de leurs larmes. Et Jean ajoute : "Et il n'y aura plus de mort", et par conséquent
plus de corruption, car elle aura été chassée par l'incorruptibilité, comme la mort l'aura été par l'immortalité. Si la douleur, la tristesse,
les gémissements, et la mort elle-même proviennent des blessures faites à l'âme et à la chair, comment tout cela serait-il supprimé, si
n'en avaient pas cessé les causes, c'est-à-dire les blessures de la chair et de l'âme ? Où donc sera l'adversité auprès de Dieu, où seront
les attaques de l'ennemi auprès du Christ, et les assauts du démon auprès du Saint-Esprit, lorsque le diable lui-même aura désormais
été englouti dans le feu avec ses anges ? Où sera la nécessité, et ce qu'on appelle fortune ou destin ? Quels coups demeureront encore
pour les ressuscités, quand ils ont reçu le pardon, quelle colère pour les réconciliés, quand ils ont reçu la grâce ? Et quelle infirmité
après la manifestation de la puissance divine, quelle faiblesse après le salut ?
Ainsi donc la chair ressuscitera en elle-même, en son intégrité. Où qu'elle soit, elle est en dépôt auprès de Dieu, grâce à ce médiateur
très sûr entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, qui rendra Dieu à l'homme et l'homme à Dieu, l'esprit à la chair et la chair à l'esprit, lui
qui a déjà réuni ces deux éléments en sa personne, lui qui a donné une épouse à l'époux, un époux à l'épouse. En effet, si l'on considère
que l'âme est l'épouse, sans doute la chair suivra-t-elle à titre de dot. L'âme ne saurait être une prostituée, pour être reçue toute nue par
son époux ; elle a pour vêtement, pour parure, pour biens, sa propre chair qui l'accompagnera comme une sœur de lait.
Mais bien plutôt, c'est la chair qui est l'épouse : elle a consommé ses noces avec l'Esprit, son époux, grâce au sang de Jésus-Christ. Ce
que tu crois être sa fin n'est, sache-le, qu'une retraite ; ce n'est pas l'âme seule qui se retire, la chair aussi a ses retraites, dans les eaux,
les feux, les oiseaux et les bêtes. Quand elle semble s'y dissoudre, elle y est seulement déversée, comme dans des vases. Et si ces vases
cessent de la contenir, quand elle leur aura échappé, elle sera absorbée dans la terre sa matrice, comme par de sinueux canaux, de
façon qu'Adam apparaisse à nouveau de son sein, pour entendre de Dieu cette parole : "Voici qu'Adam est devenu comme l'un de
nous, connaissant alors véritablement le mal" auquel il aura échappé, "et le bien" dont il s'est emparé.
Pourquoi donc, ô âme, en vouloir à la chair ? Il n'est personne de plus proche de toi, et tu dois l'aimer tout de suite après Dieu.
Personne n'est pour toi plus fraternel, elle qui naît en Dieu en même temps que toi. C'est pour elle surtout que tu devrais demander la
résurrection, car s'il lui est arrivé de pécher, c'est par ta faute.

GRÉGOIRE PALAMAS évêque byzantin du xivè siècle, hom 20 PG 151,271 Trouver le Corps du Seigneur.
Le temple où nous sommes en ce moment est la figure du tombeau du Christ. Il en est même mieux que la figure, il est pour ainsi dire
réellement un autre Saint Sépulcre. Là se trouve la place où l’on dépose le Corps du Seigneur, là se trouve la table sacrée. Celui donc
qui, de tout son coeur, se hâte vers ce divin tombeau, véritable demeure de Dieu, pour s’y fixer et s’y attacher jusqu’à la fin, l’esprit
recueilli et tendu vers Dieu, celui-là non seulement y apprendra les paroles des livres inspirés qui l’instruiront à la manière des anges
sur la divinité et l’humanité du Verbe incarné, mais encore il contemplera sans erreur possible le Seigneur lui-même avec les yeux de
l’esprit, pour ne pas dire plus: avec ceux du corps. Car celui qui regarde avec foi la table mystique, et le pain de vie déposé sur elle,
voit dans sa réalité le Verbe de Dieu qui s’est fait chair pour nous et demeure parmi nous. Et s'il se rend digne de le recevoir, non
seulement il le voit, mais il participe à son être, il le reçoit en son coeur comme un hôte, il s’emplit de la grâce divine qui vient de lui
et de même que Marie a vu ce qu’alors les apôtres désiraient voir, ainsi il mérite la vue et la jouissance de ce que les anges, selon
l’Apôtre, aspirent à regarder. Par cette contemplation, par cette participation au mystère, il se divinise tout entier.

CATHERINE DE SIENNE Traité de la Discrétion, 41                    LE CORPS GLORIFIÉ
Il n’y a aucun désaccord entre les bienheureux et moi, dit Dieu, leurs désirs sont remplis. Leur désir consiste à voir mon honneur
éclater en vous, pendant que vous passez sur cette terre comme des pèlerins qui courent vers le terme de la mort. En désirant mon
honneur, ils désirent votre salut. C’est pourquoi ils me prient sans cesse pour vous.
Ils désirent aussi posséder à nouveau leur corps, mais, bien qu’ils ne le possèdent pas encore, ce désir ne les fait pas souffrir. Ils se
réjouissent au contraire, car ils ont déjà la certitude qu’ils seront exaucés. Ils ne sauraient souffrir parce que tout en étant privés de leur
corps, ils ne sont point privés de la béatitude : c’est pourquoi cette privation ne peut les affliger.
Ne crois pas cependant que la béatitude du corps, après la résurrection, augmente la béatitude de l’âme : c’est l’âme qui donnera au
corps sa béatitude. Elle lui donnera de son abondance lorsqu’elle se revêtira au jour du jugement, du vêtement de chair qu’elle avait
abandonné.
De même que l’âme est immortelle, fixée et établie en moi, de même le corps, par cette union, devient immortel. Ayant perdu sa
pesanteur, il devient subtil et léger. Sache que le corps glorieux peut traverser un mur. Ni l’eau ni le feu ne le peuvent entamer. Non
point par sa vertu propre, mais par la vertu de l’âme, vertu qui m’appartient en propre, mais que je lui ai donnée par grâce, à cause de
cet amour ineffable avec lequel je l’ai créée à mon image et à ma ressemblance.
Ô quel délice c’est de me voir, moi, le Bien suprême ! Ô quel délice quand mes élus possèdent un corps glorifié ! Leur âme est
comblée, et cette béatitude, ils la communiqueront au corps.
Je vais te parler du bien qu’éprouvera le corps glorifié dans l’humanité glorifiée de mon Fils unique qui, elle, vous donne la certitude
de la résurrection. Là, ils exultent dans ses plaies toujours fraîches, dans les blessures de son corps toujours ouvertes et qui clament
continuellement miséricorde vers moi, souverain Père éternel. Tous se conforment avec lui dans une grande joie et une grande
allégresse, les yeux avec les yeux, la main avec la main, le corps tout entier avec le corps du doux Verbe, mon Fils. Comme vous êtes
en moi, vous serez en lui parce qu’il ne fait qu’un avec moi. L’œil de votre corps se réjouira dans l’humanité glorifiée de mon Fils, car
la vie de mes élus s’est achevée dans l’amour de ma charité, et c’est pourquoi cet amour dure éternellement pour eux.
Avant d'être incarné, dans notre temps, le Christ n'est "pas encore" dans la chair, donc son corps de chair "n'est" pas, mais dans
l'éternité il n'y a ni avant ni après, et c'est ce qui permet à saint Paul (?)de dire que le Christ est Col 1,15 premier-né de toute [la]
création
He 10,5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : «Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps.
6 Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché;
7 alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans* le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté» [Psaume 40:6-8].

Léon le Gd S 91, 5, SC 200, 236: Sg 9,15 Un corps périssable appesantit notre âme, ni que cette habitation terrestre alourdit notre
esprit aux mille pensées. La terre, en effet, ne se révoltera plus contre son habitant, et elle n'osera plus rien faire de désordonné
contre le commandement de celui qui doit la gouverner. Car les doux la posséderont dans une paix continuelle et rien ne
viendra jamais amoindrir leurs droits, quand 1Co 15,53 ce qui est périssable en nous deviendra impérissable et ce qui est mortel
revêtira l'immortalité : si bien que le péril se changera en récompense et ce qui était onéreux deviendra source d'honneur.

BdeC S 6 n adventu 3-4 EC 4,192-193 :Tu vois pourquoi le Christ est venu et à quoi le chrétien doit s'appliquer. Donc, corps,
ne devance pas les temps ; tu peux empêcher le salut de l'âme, mais tu ne saurais opérer le tien. Tout a son temps. Laisse l'âme
travailler maintenant pour elle, viens-lui en aide, car si tu souffres avec elle, tu régneras avec elle. Autant tu entraves sa
restauration, autant tu nuis à la tienne, qui ne peut se réaliser si Dieu ne voit en elle sa propre image rétablie. Corps, tu as un
hôte rempli de noblesse et ton salut dépend du sien. Fais honneur à un tel hôte.
Et, afin de ne pas mépriser ou dédaigner ton hôte, sous prétexte qu'il est étranger pour toi, fais attention à ce que t'apporte sa présence.
C'est l'âme qui fait voir tes yeux et entendre tes oreilles, qui donne à la langue la voix, au palais le goût, le mouvement à tous les
membres. La vie, le sentiment, la beauté que tu possèdes sont des bienfaits de cet hôte; sache le reconnaître. Son départ montre bien
les avantages de sa présence. À peine l'âme a-t-elle quitté le corps que la langue se tait, les yeux ne voient plus, les oreilles deviennent
sourdes, le corps se raidit et le visage devient pâle.
Pour un plaisir passager tu contristes, tu blesses cet hôte dont tu ne saurais sentir la présence qu'avec son aide ? Exilée, bannie
pour ses fautes loin du Seigneur, l'âme te procure tant d'avantages ! Que sera-ce lorsqu'elle sera réconciliée avec lui ? Corps, ne sois
pas un obstacle à cette réconciliation qui te prépare une grande gloire. Expose-toi patiemment et même volontiers à tout, ne
néglige rien de ce qui peut préparer cette réconciliation, et dis à ton hôte : Le Seigneur se souviendra de toi, il te rétablira dans ta di-
gnité passée et alors, à ton tour, souviens-toi de moi.

Ambroise sur la mort de son frère 2,40 CSEL 73,270s : N'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la
grâce.

Irénée contre les hérésies (Lib. 5, 2: SC 153, 30-38)
Si la chair ne peut être sauvée, alors le Seigneur ne nous a pas rachetés par son sang, la coupe de l'Eucharistie n'est
pas communion à son sang, ni le pain que nous rompons communion à son corps. Car le sang n'en est pas, s'il ne vient
pas de veines, de chairs et, du reste de la substance humaine, et c'est pour être vraiment devenu cela, que le Verbe de Dieu
nous a rachetés par son sang. Ainsi le dit l'Apôtre : En lui nous
avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. Parce
que nous sommes ses membres et que nous sommes nourris par la création - cette création qu'il nous donne lui-même, en
faisant lever son soleil et pleuvoir comme il veut - il a confirmé que la coupe qui provient de la création était son sang, par
lequel se fortifie notre sang; il a confirmé que le pain qui provient de la création était son corps, par lequel il fortifie notre
corps.
Si la coupe qui a été mélangée et si le pain qui a été fait reçoivent le Verbe de Dieu et deviennent l'Eucharistie du sang et
du corps du Christ qui fortifie et affermit notre substance, comment peut-on dire que la chair est incapable de recevoir le
don de Dieu, qui est la vie éternelle, alors qu'elle est nourrie par le sang et le corps du Christ, et en est le membre ? Voici
ce que dit le bienheureux Apôtre à ce sujet dans la lettre aux Ephésiens : Nous sommes les membres de son corps, formés
de sa chair et de ses os. Ce n'est pas de je ne sais quel homme spirituel et invisible qu'il dit cela, car un esprit n'a ni os ni chair,
mais il parle de l'organisme authentiquement humain, qui est constitué de chairs, de nerfs et d'os, qui est, lui, nourri par la
coupe, qui est son sang, et fortifié par le pain, qui est son corps.

Cantalam: Paul dit (Ph 3,21): Le Seigneur « transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux ». Le Thabor
est une fenêtre ouverte sur notre avenir. Il nous garantit que l’opacité de notre corps se transformera un jour en lumière ;
mais c’est aussi un projecteur pointé sur notre présent; qui met en lumière ce que notre corps est déjà, malgré sa
misérable apparence: le temple de l’Esprit Saint.
Le corps n’est pas, pour la Bible, une négligeable appendice de l’être humain ; ni une partie intégrante. L’homme ne
possède pas un corps, il est [aussi] corps. Ce corps qui a été créé directement par Dieu, adopté par le Verbe dans
l’incarnation et sanctifié par l’Esprit dans le baptême. L’homme biblique est émerveillé par ce corps humain: « Je
reconnais le prodige, l’être étonnant que je suis. C’est Toi qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Etonnantes sont tes
œuvres » (Ps 139). Le corps est destiné à partager, pour l’éternité, la même gloire que l’âme. « Corps et âme seront
deux mains jointes en adoration pour l’éternité, ou deux poignets emmenottées pour une captivité éternelle »
(Ch. Péguy).
Le christianisme prêche le salut du corps, et non la libération du corps, comme faisaient, dans l’Antiquité, les
religions manichéennes et gnostiques et comme le font encore aujourd’hui certaines religions orientales.
Mais que dire à ceux qui souffrent? À ceux qui doivent assister à la « défiguration » de leur propre corps ou de celui d’un
être cher? Ce message de la Transfiguration est peut-être pour eux le message le plus réconfortant: « Il transformera nos
pauvres corps à l’image de son corps glorieux » . Corps humiliés dans la maladie et dans la mort seront rachetés. Jésus,
lui aussi, sera bientôt « défiguré » dans la passion, mais il ressuscitera avec son corps glorieux, ce corps avec lequel il
vivra pour l’éternité et que nous retrouverons après la mort, comme le dit notre propre foi. ZF07030205

Aug Traité sur Jn 99, 4: CCL 36, 584-585:
Il ne faut pas s'étonner si la science ineffable de Dieu, par laquelle il connaît tout, est désignée selon les expressions variées du
langage humain, sous les noms de tous les organes des sens ; puisque notre esprit lui-même, c'est à dire l'homme intérieur, réalise
l'unification du savoir grâce aux informations diverses que lui fournissent, comme autant de messagers, les cinq sens du corps humain.
Et lorsque notre esprit comprend, choisit, aime la vérité immuable, il voit la lumière, dont il est lit : Il était la vrai lumière ; il entend
le Verbe, dont il est dit : lu commencement était le Verbe; il sent l'odeur, dont il est dit : A l'odeur de tes parfums, nous courrons ; il
se désaltère à la source, dont il est dit : En toi est la source de vie ; il connaît la joie de ce toucher, dont il est dit : Pour moi, il m'est
bon d'adhérer à Dieu ; et sous les termes qui nomment toutes ces opérations des sens, ce n'est pas une chose et une autre, qui est désignée,
mais une seule et même appréhension de l'intelligence.

Imitation de Jésus-Christ 1,1, ed Vaticana 1982,3s: L'œil n'est pas rassasié de ce qu'il voit, ni l'oreille, remplie de ce qu'elle
entend. Applique-toi donc à détacher ton cœur de l'amour des choses visibles et à te porter vers les invisibles. Car ceux qui
suivent l'attrait de leurs sens souillent leur conscience et perdent la grâce de Dieu.

Santé
Santé, technologie et bien commun »
ROME, Mercredi 3 octobre 2007 (ZENIT.org) Mgr Jean Laffitte, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie.
Mgr Laffitte est intervenu lors du congrès sur « Santé, technologie et bien commun » qui s’est déroulé à l’Université
pontificale grégorienne, à Rome, le 28 septembre dernier. Il était organisé par l’ « Acton Institute », sous le patronage du
Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé.
Mgr Laffitte a analysé la question de la santé « comme élément de la prospérité humaine », en expliquant la contribution
apportée dans ce domaine par la théologie morale catholique.
Alors que pour l'OMS, la santé est un bien à rechercher de manière absolue et comme une fin en soi, a expliqué
Mgr Laffitte, dans la perspective chrétienne « la santé ne se réduit pas à l’absence de maladie ». Elle est « un bien
important sur le plan éthique dans la mesure où elle suscite la prise de responsabilité du sujet personnel vis-à-vis d’autres
biens qui sont présumés supérieurs (Royaume de Dieu, bien éternels, communion) et débouche ensuite sur la responsabilité
des autorités sociales et sanitaires ».
Rappelant la définition de Jean-Paul II, Mgr Laffitte a expliqué que la santé est liée à « la réalisation de la vocation de chacun
», devenant ainsi « un bien dont la finalité est le salut ».
Il a expliqué que dans l’Ancien Testament, la santé et la maladie renvoient à la relation avec Dieu dans l’ancienne Alliance :
« Celui qui donne la vie est celui qui peut guérir des maladies. La santé devient signe de l’action de Dieu, et pour cette
raison, peut revêtir un sens prophétique ».
« En revanche, être loin de Dieu crée une forme de privation de santé, un malaise, une maladie spirituelle, a-t-il ajouté. La
santé devient objet de la prière insistante de celui qui veut retrouver la paix ».
« Dans la tradition juive, a-t-il poursuivi, la maladie est une anomalie, une blessure à une créature », et dans les Psaumes «
la prière de demande de guérison est souvent accompagnée d’une confession de ses propres fautes ».
Mgr Laffitte a souligné que l’activité publique de Jésus se concentre particulièrement sur la guérison des malades et le
pardon des péchés.
« La guérison est un acte qui rend publiquement visible l’autorité de la parole de Jésus et son pouvoir sur la vie et sur la
mort, a-t-il expliqué. Le pardon, don parfait, offre la substance même du salut ».
« Dans les Evangiles, a ajouté le vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, les guérisons concernent souvent les
affections corporelles, mais également les affections psychiques et surtout spirituelles. En ce sens, l’intervention peut guérir
un manque de foi ou libérer des tourments des esprits mauvais ».
Dans le cas du paralytique de Capharnaüm, « les premières paroles de Jésus s’adressent au paralytique, non pour le guérir,
au départ, mais pour lui annoncer que ses péchés ont été pardonnés ».
« Sa guérison, survenue après que Jésus ait perçu les murmures intérieurs des scribes présents, devient le moyen paradoxal
choisi par lui pour insister sur son pouvoir de pardonner les péchés », a-t-il souligné.
« Les interventions de Jésus ne visent pas uniquement à susciter une conversion des témoins et des personnes guéries, mais
sont l’expression de la compassion et de la miséricorde de Jésus », a-t-il ajouté.
Mgr Laffitte a souligné, à ce propos, que « les disciples de Jésus ont reçu la mission de guérir les malades, une mission que
les apôtres ne manqueront pas de perpétuer et de transmettre ».
Pour ce qui concerne l’expérience humaine de la maladie, Mgr Laffitte a affirmé que « la vision chrétienne a des
caractéristiques spécifiques, dans la mesure où elle intègre nécessairement l’insertion de tout homme dans le Christ ».
En ce sens, « la santé, pour le chrétien, est une notion qui dépasse l’acception purement médicale : elle embrasse la totalité
de l’être y compris ses dynamismes psycho-spirituels » et par conséquent une « personne saine n’est pas seulement
une personne en bonne santé physique ou psychologique, mais également en bonne santé spirituelle ».
Le vice-président de l’Académie pontificale pour la vie a souligné que « ceci ne signifie pas que la pensée chrétienne écarte la
réflexion sur l’aspect strictement physique de la santé. La maladie requiert l’intervention du médecin, la santé étant un
véritable bien de la personne, dont cette dernière doit prendre soin ».
La pensée chrétienne ajoute à cette approche naturelle et de bon sens, la conviction que la maladie peut contribuer à un
affaiblissement global de la personne ; mais elle peut également offrir l’occasion d’une croissance morale et
spirituelle du sujet, qui assume toute sa signification en relation avec les biens à venir ».
« Il faut noter que seule une vision strictement utilitariste de la société et des relations humaines conduit à
penser que la maladie d’une personne est toujours et de toute façon une carence au niveau social ».
« L’attitude de Jésus à l’égard des malades et des pécheurs que nous avons brièvement évoquée, est exemplaire de par
l’attention adressée à chaque personne ».

Maxime de Turin (?-vers 420), évêque Sermon CC 61a ; PL 57, 233 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne
1996, p. 25 rev.) De même qu'en ces jours du solstice, la création répand plus largement sa lumière,
déployons ainsi notre justice. De même que la clarté de ce jour est le bien commun des pauvres et des
riches, que nos largesses s'étendent sans compter aux voyageurs et aux pauvres. Le monde, en ces
temps-ci, restreint la durée des ténèbres ; et nous, retranchons aux ombres de notre avarice… Qu’en nos
coeurs toute glace fonde ; que la semence de la justice croisse, réchauffée par les rayons du Sauveur.
Donc, frères, préparons-nous à accueillir le jour de la naissance du Seigneur en nous parant de vêtements
éclatants de blancheur. Je parle de ceux qui habillent l'âme, non le corps. Le vêtement qui habille notre
corps est une tunique sans importance. Mais c'est le corps, objet précieux, qui habille l'âme. Le
premier vêtement est tissé par des mains humaines ; le second est l’oeuvre des mains de Dieu.
Et c'est pourquoi il faut veiller avec la plus grande sollicitude à préserver de toute tache
l’oeuvre de Dieu… Avant la Nativité du Seigneur, purifions notre conscience de toute souillure.
Présentons-nous, non revêtus de soie, mais plutôt d’oeuvres de valeur… Commençons donc par orner
notre sanctuaire intérieur.

Jean-Paul II peut être considéré comme le défenseur de l’Homme, de la vie de tout homme, comme le rappelle la revue de presse de la
fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).
A l'occasion de la mort de Jean-Paul II, de nombreux journaux reviennent sur les valeurs morales défendues par le Saint-Père. Dans
Evangelium Vitae en 1995, il dresse le tableau d'une humanité à la dérive qui ne connaît plus les limites de sa liberté et va jusqu'à
légaliser des formes objectives de destruction de la vie comme l'avortement ou l'euthanasie. A cette "culture de mort" il oppose une
"culture de vie".
Il n'a pas craint d'aller à contre courant de l'évolution des mœurs, de prêcher un humanisme exigeant fondé sur le respect
inconditionnel de l'être humain quelque soit son âge et sa santé, rejetant la procréation médicalement assistée et les manipulations
génétiques, condamnant l'avortement et l'euthanasie. Son discours clair invitait les hommes de bonne volonté à rejeter tout ce qui peut
porter atteinte à la vie humaine.

Notons quelques unes de ses citations :
"Avec les nouvelles perspectives ouvertes par le progrès scientifique et technique on voit naître de nouvelles formes d'attentats à la
dignité de l'être humain".
"Le XXème siècle aura été une époque d'attaques massives contre la vie, une interminable série de guerres et un massacre permanent
de vies humaines".
"On se trouve devant une contradiction surprenante : en un temps où l'on proclame solennellement les droits inviolables de la
personne et où l'on affirme publiquement la valeur de la vie, le droit à la vie lui même est pratiquement dénié et violé, spécialement à
ces moments les plus significatifs de l'existence que sont la naissance et la mort... Une conception de la liberté totalement
individualiste finit par être la liberté des "plus forts" s'exerçant contre les faibles près de succomber..."
"Je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral..."
"Je déclare que l'avortement direct, c'est à dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant
que meurtre délibéré d'un être humain innocent [...] aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra
jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite parce que contraire à la loi de Dieu...."
"Je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une
personne humaine..."
"L'avortement et l'euthanasie sont des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer".
"Il faut distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle "l'acharnement thérapeutique".
" Il est vrai que dans l'histoire on enregistre des cas où des crimes ont été commis au nom de la "vérité". Mais au nom du
"relativisme éthique", on commet des crimes non moins graves et des délits non moins radicaux de la liberté".
"La tolérance légale de l'avortement et de l'euthanasie ne peut en aucun cas s'appuyer sur le respect de la conscience d'autrui,
précisément parce que la société a le droit et le devoir de se protéger contre les abus qui peuvent intervenir au nom de la
conscience et sous le prétexte de la liberté..."


Dans un communiqué, Gian Luigi Gigli, président de la Fédération Internationale des Associations de Médecins catholiques (FIAMC)
a rendu un vibrant hommage à Jean-Paul II. Il a rappelé que le pape était une référence pour tout le personnel de la santé.
Lire en ligne le communiqué de la F.I.A.M.C
Sources : Le Figaro 02/04/05 - Libération 04/04/05 - La Croix 04/04/05 - Le Monde 04/04/05 ZF05040503

TOPCITE DU VATICAN, Mercredi 6 avril 2005 (ZENIT.org) – La « théologie du corps » élaborée par Jean-Paul II, est méconnue,
comme le fait remarquer la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org) : c’est même une « bombe à
retardement ».
Il est courant d'entendre aujourd'hui que le pape soutenait des positions "rétrogrades", "réactionnaires" sur les questions concernant
l'avortement, le préservatif ou la pilule. Il s'agit en fait d'une profonde méconnaissance de la pensée du pape qui a conçu une vraie
"théologie du corps" qui pour Yves Semen * constituerait une "bombe à retardement qui pourrait exploser au cours du troisième
millénaire".
Pour expliquer sa réflexion sur le corps, Jean-Paul II s'est appuyé sur le récit de la Création dans lequel il est dit que la différence
sexuelle apparaît après que l'humanité eut été façonnée à l'image de Dieu. Les organes de la sexualité sont donc à prendre du côté de la
ressemblance de Dieu et non pas du côté de l'animal. La communion charnelle est à l'image de la communion divine du Père, du Fils et
du Saint Esprit. La différence sexuelle définit donc la personne de manière essentielle.
De plus, à travers un autre passage de la Genèse, il apparaît que les signes corporels de la sexualité permettent l'expression de la
communion des personnes. Pour Jean-Paul II, c'est le péché qui est devenu un obstacle dans les relations homme/femme. C'est
aussi le péché qui aurait fait surgir l'idée qu'il pouvait devenir pour l'autre un simple objet de plaisir, de procréation,
d'appropriation.
Dans la perspective de la Rédemption, l'union des époux doit être vue comme "une sorte de propédeutique de communion à Dieu"
soulignait-il.
Dans cette vision, Jean-Paul II a rappelé à plusieurs reprises la position de l'Église sur la contraception et la prévention du sida. En
1993, en Ouganda devant des jeunes, il expliquait sur la question du sida que " le langage sexuel honnête exige un engagement à la
fidélité qui dure toute la vie. Donner votre corps à une autre personne, c'est vous donner tout entier à cette personne [...] La
force de votre futur amour conjugal dépend de la force de votre effort actuel pour apprendre le véritable amour, une chasteté
qui implique que l'on s'abstienne de tout rapport sexuel en dehors du mariage. Le lien sexuel fidèle de la chasteté est l'unique manière
sûre et vertueuse pour mettre fin à cette plaie tragique". Cette phrase a immédiatement été interprétée comme "une opposition de
l'Église catholique aux préservatifs, même en cas de risque de contamination". Or le mot "préservatif" ne fut jamais prononcé.
Pourtant certains l'accuseront d'être "un assassin"...
Dans son encyclique Evangelium Vitae, Jean-Paul II rappelait à propos de la contraception que "l'acte conjugal signifie non seulement
l'amour, mais aussi sa fécondité potentielle ; il ne peut donc pas être privé de son sens plénier et juste par des interventions artificielles
(...) L'acte conjugal qui serait privé de sa vérité parce que privé artificiellement de sa capacité de procréation cesserait aussi d'être un
acte d'amour".
Enfin, sur la question de l'avortement, il rappelait dans son livre "Entrez dans l'espérance" que "la légalisation de l'interruption de
grossesse n'est rien d'autre que l'autorisation donnée à des adultes, avec l'aval de la loi, de priver de sa vie, avant qu'il ne voie le jour,
un être humain qui ne peut se défendre. Comment oser parler de "l'obsession" du Pape quand est mis en cause un impératif
fondamental de la conscience droite : la défense du droit à la vie d'un être humain innocent et sans défense..."
Enfin, il rappelle qu'il faut rejeter l'attitude dite "pro choix" qui consiste à choisir l'avortement pour favoriser une attitude "pro femme"
dans une soit-disant solidarité radicale avec les femmes. Cette solidarité exclue l'avortement car elle est aussi cause de
souffrance pour les femmes. Quel que soit le choix d'une femme pour garder ou non son enfant, elle en subit toujours les
conséquences. "Il n'est pas permis de la laisser seule" estimait-il.
Notons que les plus grands détracteurs de Jean-Paul II viennent des pays développés. Le Pape voyait dans ces véhémences les fruits
d'une "culture de mort" alors qu'il promouvait une "culture de vie".
* Yves Semen "La sexualité selon Jean-Paul II", Presses de la Renaissance, 2004 Source : Le Figaro (Philippe Simonnot - Élie
Maréchal) 06/04/05            ZF05040608

						
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