CHASSE AL �ARC by 6rlEDhL

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									                          CHASSE A L’ARC :
                    HISTORIQUE ET PRESENTATION


        La chasse à l’arc est une chasse ancestrale, qui remonte à la préhistoire
(on pense environ 25 000 ans). Elle a été pratiquée à toutes les époques et dans
un grand nombre de pays jusqu’à l’apparition des armes à feu. On peut dire que
l’arc est la première arme de tir utilisée pour la chasse.

       Son usage renaît aux États-Unis à la fin de la guerre de sécession, les
sudistes battus n’ayant pas le droit de posséder des armes a feu. Ils réutilisent
donc l’arc pour chasser. Dès lors, la chasse à l’arc y connaît un engouement
croissant. Il y a actuellement 3,5 millions de pratiquants aux Etats-Unis.

       En France, longtemps interdite car assimilée bien à tort à du braconnage,
la chasse à l’arc a (re)gagné depuis 1995, année de sa reconnaissance, ses lettres
de noblesse. Cette chasse à tir est silencieuse ; particulièrement difficile, elle
demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux.
.     Il y a aujourd’hui 12 000 chasseurs à l’arc dans l’hexagone, et le
nombre d’adeptes croit régulièrement au fil des années. C’est un mode de chasse
en plein essor.

       pour chasser à l’arc en France il faut posséder le permis de chasser et
suivre une journée de formation spécifique à ce mode de chasse.


                       POURQUOI CHASSER A L’ARC

       La chasse à l'arc est un phénomène récent et en pleine expansion en
France ; il concerne des milliers de chasseurs, dont beaucoup parmi les
nouveaux permis de chasser. Ce mode de chasse s'inscrit pleinement dans les
règles modernes de gestion de la faune sauvage ; il se caractérise essentiellement
par sa dimension culturelle. En effet, chasser à l'arc nécessite une immersion
active dans la nature et le sauvage, où le chasseur retrouve et aiguise les sens qui
unissent l'homme à son environnement. C'est une découverte de la nature
comme de soi-même, au travers de l'émotion que provoque l'acte de chasse.
C'est une expérience éducative intense au cours de laquelle le chasseur puise aux
valeurs du sauvage comme le goût de la vie, de l'effort, la vigilance, l'adaptation,
le rapport au temps, à la mort, en même temps qu'il renforce celles du civilisé
comme le respect, la maîtrise de ses pulsions, le partage notamment au travers
de l'éthique.
       Avec l'arc, la bredouille est normale, le tableau exceptionnel : les
prélèvements modestes sur la faune sauvage en font une chasse durable par
excellence. Acte primitif qui rapproche l'homme de la nature, la chasse à l'arc
surgit dans un monde hautement technologique ; en cela, elle constitue un
phénomène de résilience aux dérives du tout technologique.

    La chasse à l’arc séduit deux types de publics : ceux qui ont beaucoup chassé
et qui cherchent des difficultés et des sensations nouvelles, et ceux qui ne sont
pas attirés par la chasse au fusil.

On peut chasser tous les types de gibiers, de l’alouette à l’éléphant. Il y faut
simplement un arc et des flèches adaptés.

Ses qualités de discrétion et de sélectivité en font aussi un moyen de choix sur
des secteurs où le dérangement général de la faune est proscrit

En revanche, on ne peut, par l’arc, réaliser de gros tableaux dans un temps très
court ; c’est donc, si cet objectif est recherché, une chasse de complément.

De par sa spécificité technique, la chasse à l’arc peut donc revêtir un aspect
utilitaire.



                  COMMENT CHASSER A L’ARC



Pour le grand gibier :

    - l’approche : le plus difficile et certainement le plus intéressant. , il s’agit
d’arriver à distance de tir (environ 20 mètres maximum) d’un animal, sans être
vu, ni entendu, ni senti : une tenue estompant la silhouette, une marche
silencieuse, et le vent de face sont donc indispensables


- l’affût : le plus efficace, il suppose une bonne connaissance des habitudes du
gibier, pour se poster en des endroits de passage présumé. Il nécessite les mêmes
précautions que l’approche face aux capacités de détection de l’animal, et
demande de surcroît une grande patience.

Il peut se pratiquer au sol, ou dans les arbres, au moyen de petites plates-formes
appelées tree-stand.

 - la poussée silencieuse ou drüken : façon efficace de chasser à plusieurs
archers en dérangeant un minimum le gibier.

Voici donc les 3 meilleures méthodes de chasse à l’arc, malgré cela un archer
peut avoir des occasions de tirs très correctes en battues traditionnelles, s’il est
convenablement posté pour pouvoir tirer un animal qui n’est pas mené, qui se
défile, autrement dit qui se déplace très lentement ; les tirs sur des animaux
passant à plus de 20 mètres et se déplaçant très vite sont à proscrire.

En ce qui concerne le petit gibier (perdrix, faisan, lapin, lièvre, etc.), la chasse
se pratique seul ou en groupe, avec ou sans chien, et l’archer tire en vol comme
au sol




      TYPES D’ARCS UTILISES POUR LA CHASSE AUJOURD’HUI :

       L’arc droit ou long bow : le plus simple, le descendant de l’arc médiéval
       L’arc recourbé ou recurve : avec plus de courbures, plus court et aussi
plus performant.
       L’arc à poulies ou compound : plus de mécanisme, moins fatiguant à
l’allonge et très performant.
Le choix est question de goût et d’entraînement suivant les possibilités et les
envies de chacun.
       Quel qu’il soit, l’arc choisi doit être d’une puissance minimum pour
chasser le grand gibier.

       Les flèches peuvent être en alliage d’aluminium ou en bois et
maintenant en carbone. Elles doivent être munies de pointes adaptées aux gibiers
chassés, lorsqu’il s’agit de lames elles doivent être bien affûtées et
réglementaires (voir arrêté ministériel).



                 QUELQUES PRINCIPES FONDAMENTAUX :

- La chasse à l’arc est une chasse difficile
- elle nécessite un entraînement régulier
- le nombre d’animaux tués est infime par rapport au fusil ou à la carabine
L’archer chasseur devra donc pour réussir respecter quelques règles.

       Tir à très courtes distances : le plus prés possible : 20 m maximum,
ceci dans un souci de précision du tir et d’efficacité de la flèche pour une
meilleure pénétration ; et pour éviter que l’animal ne « saute la corde »
Tout les animaux disposent de réflexes suffisants pour réagir au bruit de la
décoche.
       Tir dans la zone vitale de l’animal (cœur/poumons/foie) : à l’arc, on
recherche l’hémorragie interne la plus foudroyante possible, il faut donc placer
son tir dans une zone très riche en vaisseaux. Une flèche de colonne sera
rédhibitoire mais il s’agira d’un tir trop haut qui n’aura pas été voulu.
   A l’arc seul le tir cœur/poumon/foie est acceptable, toutes les autres régions
anatomiques sont des fautes si leur atteinte est intentionnelle.
Il faut donc bien connaître l’anatomie de l’animal chassé pour savoir placer sa
flèche au bon endroit.
         Respect de certains angles de tir : ceci pour éviter que la flèche ne soit
déviée par un os ou pour éviter à l’archer d’être vu par l’animal au moment où il
arme son arc.
         Ne pas tirer un animal qui se déplace trop vite : même si à l’arc, il est
possible de tirer sur des cibles en mouvement, le chasseur préférera assurer son
tir en connaissant ses possibilités : il voudra le plus possible éviter de blesser un
animal.
         Ne pas tirer un animal sur l’œil : un gibier inquiet, qui est sur le qui-
vive est capable de réactions très rapides et d’éviter la flèche (surtout le
chevreuil) : la vitesse d’une flèche étant très lente par rapport à une balle de
carabine. Pour indication une flèche se déplace entre 50 et70 m/s pour les plus
rapides, alors qu’une balle de carabine va entre 750 m/s et 950 voire1000m/s.
Nous devons donc tirer sur un gibier calme, pas alerté et qui ne regarde pas
dans notre direction.

        Par conséquent, la flèche tuant par hémorragie, l’animal atteint
mortellement ne tombera pas de suite, il peut réagir au tir, et parcourir entre 30
et 100m. Si le tir n’est pas bon (flèche de panse, la pire pour un archer) il peut
parcourir une longue distance et demander l’intervention d’un meneur de chien
de sang pour le rechercher.
Tout chasseur à l’arc doit envisager cette éventualité car il aura à cœur de
retrouver l’animal qu’il aura tant convoité, et il voudra par respect pour ce gibier
qui lui a donné tant d’émotion, faire tout ce qui est en son pouvoir pour abréger
ses souffrances le plus rapidement possible.

       Malgré toutes ces contraintes que l’archer respectera pour mieux réussir
dans sa quête du gibier, la chasse à l’arc est et restera une chasse plaisir, une
chasse d’émotions, mais aussi une école d’humilité car il mesurera la grandeur
et la complexité de la nature et la difficulté de s’approprié un animal à l’aide
d’un arc et d’une flèche.


       LA CHASSE À L’ARC SE PRATIQUE AUSSI EN HAUTE-LOIRE

           Il y a en Haute-Loire quelques chasseurs archers qui pratiquent dans
différentes acca, certains, sous l’impulsion d’André REY se sont regroupés en
association pour créer en 2006 « ARCHASSE 43 », l’association des chasseurs à
l’arc de haute-loire.
           Si ce mode chasse vous intéresse contactez cette association qui sera
heureuse de vous renseigner et de vous guider si vous désirez vraiment chasser à
l’arc.
Voici les coordonnées de l’association : ARCHASSE 43
Président : REY André
           Lair, 43300 AUVERS         tel : 06 19 63 09 31



                         BREVET GRAND GIBIER ARC

      Il faut savoir aussi que depuis peu le brevet grand gibier existe également
pour l’arc : si la partie théorique est commune à toutes les armes, la partie tir se
passe avec l’arc sur une cible fixe de sanglier courant à deux distances qui
correspondent à la pratique de cette arme à savoir : 8 mètres et 12 mètres.

     Le brevet grand gibier est une façon très intéressante de parfaire ses
connaissances dans beaucoup des domaines se rapportant à la chasse et la
nature, et surtout d’en acquérir de nouvelles.

      La formation pour ce brevet est assurée par l’ANCGG de haute-loire qui
se charge également de l’organisation de l’examen complet.
      Si vous êtes intéressé renseignez vous auprès de l’ANCGG 43 ou de la
fédération des chasseurs.


                         PREVOIR LA RECHERCHE

          Comme je l’ai dis plus haut tout chasseur à l’arc doit prévoir, ceci fait
partie de son étique, qu’il peut blesser mortellement un grand gibier et qu’il doit
tout faire pour le retrouver.
          Dans cette éventualité il doit prévenir le plus rapidement possible,
surtout pour le chevreuil, et sans fausser la piste, un conducteur de chien de sang
agrée par l’UNUCR qui se déplacera dés qu’il le pourra pour essayer de
retrouver l’animal.

         Tout chasseur doit avoir sur lui ou à portée de main les coordonnées
d’un de ces bénévoles dévoués et dont la tache n’est pas toujours facile.

          Voici donc celles du responsable départemental :
Christian PINEL, st Georges Lagricol, 04 71 03 24 61 ou port : 06 08 04 64 61
qui viendra lui même ou vous indiquera un autre conducteur de chien de sang.

								
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