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					[ notes d ’i n formation ]




      sûreté des téléphones mobiles et
         utilisation par les enfants
[ notes d ’i n formation ]




      sûreté des téléphones mobiles et
         utilisation par les enfants
Sommaire

 	               	                                                                    Page

 En bref

 1ère partie :       Ce que disent les experts                                           1
 	                   Avis	d’experts	concernant	les	radiofréquences	et	les	enfants		
 	                   émanant	d’organisations	telle	que	l’OMS	et	d’autorités		
 	                   nationales	en	France,	aux	Pays-Bas,	au	Royaume-Uni	et		
 	                   aux	États-Unis.

 2e partie :         Recherches concernant les enfants                                   5
 	                   Rappel	des	nombreuses	recherches	menées	sur	l’exposition	des		
 	                   enfants	aux	radiofréquences.

 3e partie :         Limites d’exposition internationales                                7
 	                   Rappel	des	limites	d’exposition	applicables	aux	téléphones		
 	                   mobiles	et	aux	stations	de	base	pour	la	protection	de	toute		
 	                   la	population,	y	compris	les	enfants.	

 4e partie :         Utilisation de téléphones mobiles par les enfants                  8
 	                   Quelques	données	sur	la	façon	dont	les	enfants	utilisent		
 	                   leur	téléphone	mobile.

 En conclusion                                                                          11
En bref



 Les	systèmes	de	communications	sans	fil	tels	que	les	téléphones	mobiles	
 utilisent	les	ondes	radio	pour	la	transmission	des	informations.	Ces	ondes	
 sont	également	appelées	radiofréquences	(RF)	ou	champs	électromagnétiques	
 (champs	EM).	Des	publications	suggérant	que	l’émission	des	téléphones	
 mobiles	a	un	impact	sur	la	santé	des	enfants	amènent	les	parents,	mais	aussi	
 d’autres	personnes,	à	se	poser	des	questions	sur	la	sûreté	de	ces	équipements.

 Ce que disent les experts
 L’Organisation	mondiale	de	la	santé	(OMS)	–	l	l’institution	spécialisée	des	
 Nations	Unies	chargée	des	questions	de	santé	–	a	une	position	claire	sur	les	
 radiofréquences	et	les	téléphones	mobiles	:
  	   il	existe	des	recommandations	internationales	concernant	l’émission	de	
      radiofréquences	par	les	téléphones	mobiles,
  	   ces	recommandations	ont	été	développées	pour	la	protection	de	tous,	y	
      compris	des	enfants.

 Depuis	1995,	plus	de	20	comités	d’experts	et	autorités	gouvernementales	
 ont	examiné	les	données	scientifiques	concernant	les	effets	sur	la	santé	
 de	l’exposition	aux	radiofréquences.	Toutes	ces	revues	d’études	concluent	
 de	façon	concordante	qu’il	n’y	a	pas	d’effet	néfaste	pour	sur	la	santé	
 des	personnes	–	y	compris	des	enfants	–	résultant	de	l’exposition	aux	
 radiofréquences	en	deçà	des	limites	internationalement	reconnues.

 La recherche appliquée aux enfants
 Des	recherches	sont	menées	depuis	plus	de	50	ans	sur	les	éventuels	effets	
 sanitaires	des	radiofréquences.	Une	partie	significative	des	publications	
 répertoriées	concerne	l’utilisation	des	téléphones	mobiles	par	les	enfants.	
 Des	études	ont	ainsi	été	menées	sur	des	effets	éventuels	tels	qu’une	
 diminution	du	poids	à	la	naissance,	des	effets	tératogènes	(ou	malformations	
 congénitales),	des	modifications	de	l’histologie	du	cerveau	(cellules	et	tissus),	
 ou	encore	l’impact	sur	les	fonctions	neurocomportementales.	Ces	études	ont	
 également	examiné	si	la	tête	des	enfants	absorbait	davantage	d’énergie	RF	
 que	la	tête	des	adultes,	ou	encore	si	les	fonctions	cognitives	des	enfants	qui	
 utilisent	un	téléphone	mobile	étaient	modifiées.




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Recommandations internationales d’exposition
En	1998,	la	Commission	internationale	pour	la	protection	contre	les	
rayonnements	non	ionisants	(ICNIRP)	a	élaboré	des	recommandations	
concernant	l’exposition	des	personnes	aux	radiofréquences.	Ces	
recommandations	s’appliquent	aux	téléphones	mobiles	ainsi	qu’aux	antennes	
relais.	Les	recommandations	de	l’ICNIRP	visent	à	protéger	l’ensemble	de	la	
population	(les	travailleurs	et	le	grand	public,	y	compris	les	enfants).	Elles	
s’appuient	sur	les	nombreuses	études	scientifiques	concernant	les	effets	des	
radiofréquences	sur	la	santé.	

Utilisation de téléphones mobiles par les enfants
L’utilisation	de	mobiles	par	les	enfants	est	de	plus	en	plus	répandue	et	
commence	de	plus	en	plus	tôt.	Cependant,	leur	utilisation	par	les	plus	jeunes	
(avant	huit	ans	environ)	semble	essentiellement	se	limiter	aux	communications	
avec	les	parents.	Les	enfants	modifient	leurs	modes	d’utilisation	du	mobile	et	
augmentent	leur	consommation	au	fur	et	à	mesure	qu’ils	grandissent	:	d’une	
part,	ils	reçoivent	davantage	d’appels	de	leur	famille	qu’ils	n’en	effectuent	et,	
d’autre	part,	ils	appellent	et	envoient	des	messages	écrits	plus	fréquemment	à	
leurs	amis.

Le	téléphone	mobile	est	aussi	important	pour	les	parents	que	pour	les	enfants.	
Pour	les	enfants,	il	représente	un	soutien	relationnel	à	un	moment	de	leur	vie	
où	ils	acquièrent	leur	indépendance	vis-à-vis	de	la	tutelle	parentale.	Pour	les	
parents,	il	apporte	une	certaine	tranquillité	d’esprit	dans	la	mesure	où	ils	savent	
qu’ils	peuvent	joindre	leurs	enfants	et	que	ceux-ci	peuvent	les	contacter.

   Le MMF considère qu’il appartient aux parents de décider s’ils veulent
   que leurs enfants utilisent un téléphone mobile ou non et qu’ils peuvent
   le faire en étant rassuré par les résultats de l’expertise de l’ensemble des
   connaissances scientifiques actuelles.




                                                                                       2
1ère partie
Ce que disent les experts
 Les	appareils	de	communications	sans	fil,	tels	que	les	téléphones	mobiles,	utilisent	les	ondes	radio	
 pour	transmettre	et	recevoir	la	voix	et	les	données.
 L’utilisation	des	ondes	radio	pour	communiquer	n’est	pas	nouvelle.	Les	recherches	étudiant	
 spécifiquement	les	effets	potentiels	des	radiofréquences	sur	la	santé	ont	commencé	il	y	a	plus		
 de	50	ans.
 Depuis	1995,	des	groupes	d’experts	et	des	agences	gouvernementales	ont	réalisé	plus	de	110	
 évaluations	de	preuves	scientifiques	des	effets	sur	la	santé	des	ondes	de	RF.	Ces	rapports	ont	
 régulièrement	abordé	la	question	des	risques	sanitaires	potentiels	dans	toutes	les	couches	de	la	
 population,	y	compris	les	enfants.

     Toutes ces revues d’études concluent de façon concordante que les connaissances
     scientifiques actuelles montrent qu’il n’y a pas de preuve d’effet néfaste sur la santé des
     personnes – y compris des enfants – résultant de l’exposition aux radiofréquences en deçà
     des limites internationalement reconnues.

 Position des organismes internationaux
 L'Organisation	mondiale	de	la	santé	a	lancé	un	projet	de	grande	envergure	focalisé	sur	l’évaluation	
 des	effets	sanitaires	de	l’exposition	aux	radiofréquences.
 Dans	une	mise	au	point	de	2005,	l’OMS	a	dit :
                                                            1



            A	ce	jour,	toutes	les	revues	d’experts	sur	les	effets	sanitaires	de	l’exposition	aux	champs	
            électromagnétiques	radiofréquences	(RF)	ont	abouti	à	la	même	conclusion	:	aucune	conséquence	
            sanitaire	néfaste	n’a	été	établie	résultant	d'une	exposition	à	des	champs	radiofréquences	(RF)	à	des	
            niveaux	inférieurs	aux	recommandations	internationales	sur	les	limites	d’exposition	publiées	par	la	
            Commission	internationale	de	protection	contre	les	rayonnements	non	ionisants	(ICNIRP,	1998).
            Les	recommandations	de	l’ICNIRP	ont	été	élaborées	afin	de	limiter	l'exposition	des	personnes	aux	
            champs	électromagnétiques	(EM)	dans	des	conditions	d'absorption	maximales	de	ces	champs,	ce	
            qui	se	produit	rarement,	et	les	limites	prennent	en	compte	des	facteurs	de	sécurité	importants	pour	
            protéger	les	travailleurs	et	des	facteurs	de	sécurité	encore	plus	importants	pour	protéger	le	grand	
            public,	y	compris	les	enfants.	Par	conséquent,	les	valeurs	limites	recommandées	par	l’ICNIRP	offrent	un	
            haut	niveau	de	protection	et	sont	basées	sur	toutes	les	preuves	scientifiques	disponibles...
            En	2000,	l'OMS	a	publié	un	aide-mémoire	(n°193)	sur	les	«	Champs	électromagnétiques	et	santé	
            publique:	les	téléphones	mobiles	».	Dans	le	chapitre	concernant	les	mesures	de	précaution,	il	stipule	
            :	«	l’état	actuel	des	connaissances	scientifiques	ne	justifie	pas	que	l'on	prenne	des	précautions	
            particulières	pour	l’utilisation	des	téléphones	mobiles.	En	cas	d’inquiétude,	une	personne	pourra	
            choisir	de	limiter	son	exposition	–	ou	celle	de	ses	enfants	–	aux	RF	en	abrégeant	la	durée	des	
            communications	ou	en	utilisant	l’option	«	mains	libres	»	permettant	d’éloigner	l’appareil	de	la	tête	
            et	du	corps.

 INCIRP	est	une	organisation	non	gouvernementale	officiellement	recommandée	par	l’OMS.	Le	
 Président	de	l’ICNIRP	a	conclu 		:	«	En	prenant	pour	hypothèse	le	pire	scénario	pour	chacun	des	
                                 2


 facteurs	physiques,	biologiques	et	physiologiques	connus	pour	avoir	un	effet	sanitaire,	l’ICNIRP	a	
 pour	objectif	de	développer	des	recommandations	prudentes,	introduisant	de facto	des	facteurs	de	
 sécurité	substantiels,	qui	s'ajoutent	à	ceux	qui	sont	explicitement	définis,	pour	prendre	en	compte	
 les	incertitudes	scientifiques.	Ainsi,	de	l’avis	de	l'ICNIRP,	il	n'y	a	ni	nécessité	ni	justification	d'une	
 approche	spécifique	pour	la	protection	des	enfants	ou	d'autres	groupes	particuliers	de	la		
 population.	»

 1
  	 OMS,	Children and mobile phones: Clarification statement. Disponible	sur	:		http://www.who.int/peh-emf/meetings/ottawa_june05/en/
    index4.html
 2
  	 Vecchia,	P,	The approach of ICNIRP to protection of children, Bioelectromagnetics	Vol.26,	Supplement	7	(2005);	S157-S160.

                                                                                                                                        3
Position d’organismes nationaux
En	2000,	un	comité	d’experts	indépendants	commissionné	par	le	gouvernement	britannique	
(Independent	Expert	Group	on	Mobile	Telephony,	IEGMP)	a	publié	un	rapport	connu	sous	le	nom	de	
«	rapport	Stewart	».
                    3




L’IEGMP	a	estimé	que	s’il	existait	un	risque	–	que	l’on	n’a	toujours	pas	découvert	–	du	fait	de	
l’exposition	aux	radiofréquences,	ce	risque	pourrait	affecter	les	enfants	plus	que	les	adultes	en	
raison	de	leur	stade	de	développement	physique	et	de	la	perspective	d’une	utilisation	du	téléphone	
plus	longue	tout	au	long	de	leur	vie.	L’IEGMP	déconseillait	toute	utilisation	«	non	indispensable	»	par	
les	enfants.

Dans	une	mise	à	jour	de	2005,	le	National	Radiological	Protection	Board	du	Royaume-Uni	
(aujourd’hui	Health	Protection	Agency,	HPA)	a	déclaré	que	la	recommandation	de	l’IEGMP	de	limiter	
l’utilisation	de	mobiles	par	les	enfants	«	reste	appropriée	en	tant	que	mesure	de	précaution	».
                                                                                               4




Les	rapports	et	les	avis	d’experts	commissionnés	par	le	gouvernement	français5	confirment	que	
les	données	scientifiques	disponibles	n’indiquent	pas	une	sensibilité	particulière	des	enfants	aux	
radiofréquences	ni	des	niveaux	d’absorption	différents.	Malgré	cela,	les	experts	français	avaient	
proposé	des	mesures	de	précaution	visant	à	réduire	leur	exposition,	comme	réduire	l’usage	des	
téléphones	mobiles	par	les	enfants.

On	comprend	que	cette	approche	a	soulevé	des	questions	dans	l’esprit	de	nombreuses	personnes	
concernant	la	sûreté	d’utilisation	de	téléphones	mobiles	par	les	enfants.	De	nombreuses	autres	
autorités	nationales	ont	cependant	adopté	une	approche	différente	en	raison	de	l’absence	de	preuve	
scientifique	d’effet	néfaste	dû	à	l’exposition	aux	radiofréquences.

Aux	États-Unis,	la	FDA	(Food	and	Drug	Administration)	et	la	FCC	(Federal	Communications	
Commission)	se	font	l’écho	de	l’avis	de	l’OMS	en	la	matière	sur	leur	site	Internet	commun 	:
                                                                                         6



            Les	données	scientifiques	ne	montrent	pas	de	danger	pour	les	utilisateurs	de	téléphones	sans	fil,	y	
            compris	les	enfants	et	les	adolescents.

Le	Conseil	de	la	Santé	des	Pays-Bas	se	déclare	d’accord	avec	l’OMS,	la	FCC	et	la	FDA 	:
                                                                                                                       7



            Le	comité	[d’experts]	estime	qu’il	n’y	a	pas	de	raison	sanitaire	pour	limiter	l’utilisation	de	téléphones	
            mobiles	par	les	enfants.

Pour	résumer,	aucun	des	comités	d’experts	ayant	examiné	les	données	scientifiques	disponibles	n’en	
a	tiré	la	conclusion	que	les	téléphones	mobiles	présentent	un	danger	particulier	pour	les	enfants.

Malgré	l’absence	de	preuve,	certains	ont	recommandé	une	«	approche	prudente	»		
de	l’utilisation	des	téléphones	mobiles	par	les	enfants.

Pour	d’autres,	et	notamment	l’OMS,	la	FCC,	la	FDA	et	le	Conseil	de	la	Santé	des	Pays-Bas,	aucun	
élément	ne	permet	de	recommander	une	telle	démarche.




3
  	 IEGMP,	Mobiles phones and health, 2000.	Disponible	sur	:	http://www.iegmp.org.uk.
4
  	 National	Radiological	Protection	Board,	Mobiles phones and health 2004: Report by the board of the NRPB.	2004.		
    Disponible	sur	:	http://www.hpa.org.uk/radiation	.
5
  	 Rapport à la direction générale de la santé (Rapport Zmirou), 2001.	Afsse,	Déclaration de l’Afsse sur les téléphones mobiles et la santé,
    avril	2003	et	Avis de l’Afsse sur la téléphonie mobile, mai	2005.	Disponible	sur	:	http://www.affset.fr	.	Plus	d’informations	mises	à	jour	
    en	2007	sur	le	site	http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/dossiers/sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante/depliant-
    information-telephones-mobiles-sante-securite.html
6
  	 Site	Internet	de	la	FDA,	consulté	le	19	septembre	2005,	voir	:	http://www.fda.gov/cellphones/qa.html.
7
  	 Conseil	de	la	Santé	des	Pays-Bas,	Electromagnetic fields, annual update 2003, 2004.	Disponible	sur	:	http://gr.nl.


                                                                                                                                                  4
2e partie
Recherches concernant les enfants
 L’OMS	a	développé	une	base	de	données	rassemblant	les	études	sur	les	radiofréquences.	Cette	base	
 de	données	peut	être	consultée	sur	le	site	Internet	de	l’OMS.
                                                              8




 Lors	de	l’évaluation	d’effets	sanitaires,	les	scientifiques	chargés	de	l’analyse	du	risque	s’appuient	sur	«	
 la	force	probante	des	preuves	»,	c’est-à-dire	que	pour	l’ensemble	des	recherches	publiées	ils	analysent	
 la	qualité	de	la	conception	et	de	l’exécution	de	chaque	étude,	puis	ils	vérifient	que	les	résultats	ont	
 été	reproduits	ou	confirmés.	Ils	déterminent	alors	si	cette	expertise	suggère	un	effet	ou	non.

     L’expertise de l’ensemble des travaux scientifiques publiés indique que l’exposition aux
     radiofréquences en deçà des limites internationalement reconnues n’a pas d’effet néfaste sur
     la population dans son ensemble, y compris sur les enfants.


 Quelles études ont-elles été réalisées concernant les enfants ?
 Un	grand	nombre	d’études	concernent	l’exposition	de	rats	et	de	souris	de	laboratoire	aux	
 radiofréquences	depuis	la	période	de	gestation	jusqu’à	l’âge	sub-adulte.
 Ces	études	portent	sur	des	effets	potentiels	tels	que	:	
  	 la	diminution	du	poids	à	la	naissance,
  	 les	effets	tératogènes	(ou	malformations	congénitales),
  	 les	modifications	de	l’histologie	du	cerveau	(cellules	et	tissus),
  	 l’impact	sur	les	fonctions	neurocomportementales.

 Dans	le	cadre	de	ces	études,	les	animaux	sont	généralement	exposés	aux	radiofréquences	in utero	
 (avant	la	naissance)	et	en	début	de	vie.	C’est	durant	cette	période	que	le	système	nerveux	central	se	
 développe.	On	peut	alors	déterminer	si	l’exposition	aux	radiofréquences	a	des	effets	sur	des	systèmes	
 critiques	en	cours	de	développement.

 Une	revue	d’études	de	2005 	sur	le	développement	chez	l’animal	et	sur	les	effets	neuronaux	
                                        9


 ou	comportementaux	a	conclu	qu’il	n’y	avait	«	pas	de	preuve	cohérente	d’effet	à	des	niveaux	
 d’exposition	non	thermiques	»,	c’est-à-dire	à	des	niveaux	inférieurs	aux	limites	internationalement	
 reconnues.

 La recherche animale est-elle transposable chez l’homme ?
 Les	animaux	les	plus	couramment	utilisés	sont	des	rats	ou	des	souris	de	laboratoire.	Il	existe	une	
 somme	considérable	de	connaissances	scientifiques	sur	le	développement	comparé	du	système	
 nerveux	central	chez	ces	animaux	et	chez	l’homme.	Les	principales	structures	cervicales	présentes	
 chez	l’être	humain	se	retrouvent	chez	les	rongeurs	et	remplissent	des	fonctions	assez	similaires.	En	
 général,	l’ordre	naturel	de	développement	du	cerveau	est	comparable	chez	toutes	les	espèces,	seul	
 son	rythme	est	différent.
 C’est	pour	ces	raisons	que	les	scientifiques	estiment	que	la	recherche	animale	constitue	une	
 excellente	alternative	et	fournit	des	données	auxquelles	ils	peuvent	raisonnablement	se	fier	pour	
 l’évaluation	des	risques.

 Les enfants absorbent-ils davantage les ondes radio que les adultes ?
 La	tête	d’un	enfant	diffère	de	la	tête	d’un	adulte	par	son	volume	et	sa	structure.	Une	étude	déjà	
 ancienne	suggérait	que	la	tête	d’un	enfant	absorbait	davantage	les	ondes	radio	que	la	tête	d’un	
 adulte. 	D’autres	chercheurs	n’ont	jamais	réussi	par	la	suite	à	reproduire	les	résultats	de	cette	
        10



 8
  	 Voir	http://www10.who.int/peh-emf/emfétudes/database.cfm.
 9
  	 Juuilainen,	J,	Developmental effects of electromagnétic fields, Bioelectromagnetics,	21	juillet	2005	(prépublication	en	ligne).
 10
   	 Gandhi,	OP,	Lazzi,	G	&	Furse,	CM,	Elecromagnetic absorption in the human head and neck for mobile telephones at 835 MHz and 1900 MHz,
     IEEE	Trans	Microwave	Theory	Tech	1996;	44(3);	1884-1897.

                                                                                                                                             5
étude. 	Autrement	dit,	les	études 	menées	à	ce	sujet	concluent	que	:	l’indice	DAS	ne	varie	pas	en	
         11                                       12


amplitude	entre	un	test	effectué	sur	des	mannequins	d’enfants	et	d’adultes	et	un	test	effectué	sur	
des	mannequins	d’adultes	différents.	
En	2009	la	Commission	Internationale	sur	les	rayonnements	non	ionisants	a	confirmé	que	la	
limite	de	2W/kg	qu’elle	recommande,	protège	toujours	la	santé	du	grand	public,	y	compris	celle	
des	enfants.	 	La	même	année,	missionné	par	la	Commission	Européenne,	le	Comité	Scientifique	
             13


des	Risques	Sanitaires	émergeants	et	nouveaux	(SCENIHR)	en	charge	de	champs	l’EM	et	de	la	
santé,	a	soutenu	cette	recommandation.
Des	recherches	plus	récentes	permettent	également	de	penser	que	les	niveaux	d’absorption	dans	la	
tête	d’un	enfant	sont	compris	dans	la	plage	de	variation	des	niveaux	d’absorption	dans	la	population	
adulte. 	De	plus,	les	normes	de	mesure	existantes	sont	suffisamment	strictes	afin	de	s’assurer	que	
        14


les	téléphones	mobiles	testés	pour	être	en	conformité	avec	ces	limites	ne	représentent	aucun	danger	
pour	les	usagers,	y	compris	les	enfants.
Le	Conseil	de	la	Santé	des	Pays-Bas	a	pris	en	compte	également	les	recherches	réalisées	
précédemment	sur	la	téléphonie	mobile	et	les	enfants	et	a	conclu 	:
                                                                    7



              Il	n’existe	pas	de	données	scientifiques	indiquant	une	différence	de	niveau	d’absorption	de	l’énergie	
              électromagnétique	dans	la	tête	des	enfants	et	dans	celle	des	adultes,	de	même	qu’il	est	improbable	
              que	la	sensibilité	électromagnétique	de	la	tête	des	enfants	change	significativement	après	la	
              deuxième	année	de	vie.	C’est	pourquoi	le	Conseil	de	la	Santé	des	Pays-Bas	ne	voit	aucune	raison	de	
              recommander	une	limitation	de	l’usage	du	téléphone	mobile	par	les	enfants.

Les téléphones mobiles affectent-ils les fonctions
cognitives des enfants ?
Les	fonctions	cognitives	sont	des	fonctions	intellectuelles	telles	que	la	capacité	de	réfléchir,	de	
raisonner	et	de	se	souvenir.
Deux	études	menées	en	2005	en	Finlande 	et	au	Royaume-Uni 	portent	sur	des	groupes	de	
                                                                15                              16


tests	exclusivement	composés	d’enfants.	Les	deux	études	sont	parvenues	à	la	conclusion	que	les	
radiofréquences	émises	par	les	téléphones	mobiles	n’ont	aucun	effet	sur	les	fonctions	cognitives	
des	enfants.	Les	résultats	de	ces	études	sont	conformes	aux	résultats	d’autres	études	qui	
incluaient,	mais	ne	comprenaient	pas	uniquement,	de	jeunes	volontaires.
                                                                          17




Le programme de recherche de l’OMS sur les champs
EM et les enfants
A	la	suite	d’un	séminaire	qui	s’est	tenu	en	2004,	l’OMS	a	développé	un	programme	de	recherche	sur	
les	champs	EM	et	les	enfants.	Ce	programme	est	disponible	sur	l’Internet.
                                                                          18



     Il n’existe pas de données scientifiques indiquant une différence de niveau d’absorption de
     l’énergie électromagnétique dans la tête des enfants et dans celle des adultes, de même
     qu’il est improbable que la sensibilité électromagnétique de la tête des enfants change
     significativement après la deuxième année de vie. C’est pourquoi le Conseil de la Santé des
     Pays-Bas a donc affirmé qu’il ne voyait aucune raison de recommander une limitation de
     l’usage du téléphone mobile par les enfants.

11
  	 Par	exemple	:	Shönborn,	F,	Burkhardt,	M	&	Kuster,	N,	Differences in energy absorption between heads of adults and children in the near field
     of sources. Health Physics	1998;	74(2);	160-168;	Keshvari,	J	&	Lang,	S,	Comparison	of	radio	frequency	energy	absorption	in	ear	and	eye	region	
     of	children	and	adults	at	900,	1800	and	2450	MHz,	Phys	Med	Biol	2005;	50(18);	4355-69;	and	Christ,	A	&	Kuster,	N,	Differences	in	RF	energy	
     absorption	in	the	heads	of	adults	and	children,	Bioelectromagnetics	Supplement	7	2005;	S31-S34.
12
   	 Gandhi,	OP,	Lazzi,	G	&	Furse,	CM,	Elecromagnetic	absorption	in	the	human	head	and	neck	for	mobile	telephones	at	835	MHz	and	1900	MHz,	
     IEEE	Trans	Microwave	Theory	Tech	1996;	44(3);	1884-1897.
13
  	 Beard	B,	et	al.	2006.	Comparisons	of	computed	mobile	phone	induced	SAR	in	the	SAM	phantom	to	that	in	anatomically	correct	models	of	the	
     human	head.	IEEE	Trans	EMC	48(2):397–407.
14
   	 Bit-Babik,	G,	Guy,	AW,	Chou,	CK,	Faraone,	A,	Kanda,	M,	Gessner,	A,	Wang,	J,	Fujiwara,	O,	Simulation of Exposure and SAR Estimation for Adult and
     Child Heads Exposed to RF Energy from Portable Communication Devices, Radiation	Research	2005;	163,	580-590;	Christ,	A	&	Kuster,	N,	Differences
     in RF energy absorption in the heads of adults and children, Bioelectromagnetics	Supplement	7	2005;	S31-S34;	Wiart,	J,	Hadjem,	A,	Gadi,	N,	Bloch,	
     I,	Wong,	MF,	Pradier,	A,	Lautru,	D,	Hanna,	VF,	Dale,	C,	Modeling of RF head exposure in children, Bioelectromagnetics	Supplement	7	2005;	S19-S30	
     (prépublication	en	ligne)
15
  	 Haarala,	C,	Bergman,	M,	Revonsue,	A,	Koivisto,	M,	Harmalainen,	H,	Electromagnetic field emitted by 902 MHz mobile phone shows no
     effects on children’s cognition function, Bioelectromagnetics,	29	July	2005	(prépublication	en	ligne).
16
   	 Preece,	AW,	Goodfellow,	S,	Wright,	MG,	Butler,	SR,	Dunn,	EJ,	Johnson,	Y,	Manktelow,	TC,	Wesnes,	K,	Effect of 902 MHz mobile phone transmission
     on cognitive function in children, Bioelectromagnetics,	1	Jun	2005	(prépublication	en	ligne).
17
  	 Par	exemple:	Preece,	AW,	Davies-Smith,	A,	Wesnes,	K,	Butler,	S,	Lim,	E,	Varey,	A,	Effect of a 915-MHz simulated mobile phone signal on cognitive
     function in man,	IntJ	RadiatBiol	1999;	75(4);	447-456	and	Koivisto,	M,	Revonsue,	A,	Krause,	C,	Haraala,	C,	Sillanmaki,	L,	Laine,	M,	Hamalainen,		
     H,	Effects of 902 MHz electromagnetic field emitted by cellular telephones on response times in humans, Neuroreport	2000;	11(2);	413-415.
18
   	 Voir	http://www.who.int/peh-emf/research/children/en/.


                                                                                                                                                      6
3e partie
Limites d’exposition internationales
 Recommandations de l’ICNIRP
 En	1998,	l’ICNIRP	a	publié	des	recommandations	relatives	à	l’exposition	aux	champs	
 électromagnétiques. 	L’ICNIRP	a	élaboré	ces	recommandations	après	évaluation	des	études	
                      19


 publiées	dans	des	publications	scientifiques	à	comité	de	lecture.	Ces	recommandations	sont	
 régulièrement	revues	pour	tenir	compte	des	résultats	des	recherches	les	plus	récentes.

 Les	recommandations	de	l’ICNIRP	ont	été	reprises	dans	les	normes	d’exposition	d’États	membres	
 de	l’Union	européenne 	et	de	nombreux	autres	pays.
                      20                            21




 Les	recommandations	de	l’ICNIRP	s’appliquent	à	la	fois	aux	téléphones	mobiles	et	aux	antennes	
 relais.

 En	2009	INCNIRP	a	publié	une	déclaration	et	une	revue	d’études	menées	sur	le	sujet	en	
 réaffirmant	que	:	«	…Globalement,	les	études	publiées	jusqu’à	présent	ne	démontrent	pas	de	
 risque	accru	d’apparition	de	tumeur	du	cerveau	ou	toute	autre	tumeur	à	la	tête	liée	à	l’usage	du	
 téléphone	mobile	sur	une	durée	de	plus	de	dix	ans… 	»	et		«	Les	données	scientifiques	n’indiquent	
                                                     22


 pas	jusqu’à	présent	que	les	enfants	soient	plus	sensibles	aux	RF	que	les	adultes,	mais	peu	d’études	
 appropriées	ont	été	menées	à	ce	sujet	».
                                         23




 Antennes relais
 L’installation	d’antennes	relais	à	proximité	ou	sur	des	bâtiments	comme	les	écoles	ou	les	hôpitaux	
 est	à	l’origine	de	controverses	dans	plusieurs	pays.	L’idée	fausse	selon	laquelle	il	existe	un	risque	
 pour	la	santé	au	voisinage	des	antennes	relais	est	couramment	répandue.

 Comme	indiqué	par	l’OMS	dans	sa	fiche	d’information	296 ,	l’exposition	du	public	aux	champs	
                                                                                    24


 EM	des	antennes	relais	est	typiquement	inférieure	de	plusieurs	ordres	de	grandeur	aux	limites	
 fixées	par	les	normes	internationales.

 Téléphones mobiles
 Le	concept	de	débit	d’absorption	spécifique	(DAS)	a	été	introduit	pour	quantifier	le	niveau	
 d’énergie	absorbé	par	l’organisme	–	et	pour	pouvoir	démontrer	la	conformité	aux	normes	
 nationales	et	internationales	d’exposition.

 Pour	les	procédures	de	test	le	DAS	maximum	d’un	mobile	est	déterminé	en	faisant	fonctionner	
 l’appareil	à	puissance	maximale	à	proximité	d’un	mannequin	représentatif	de	la	tête	ou	du	corps.	
 L’appareil	est	testé	dans	différentes	positions	prédéfinies	correspondant	à	une	utilisation	typique.	
 Le	mannequin	contient	un	liquide	représentatif	des	propriétés	électriques	des	tissus	du	corps	
 humain.	Le	banc	de	test	du	DAS	réalise	alors	une	mesure	tridimensionnelle	pour	déterminer	le	
 DAS	maximum	du	mobile	et	vérifier	que	ce	niveau	est	inférieur	aux	limites.




 19
    	 ICNIRP,	Guidelines For Limiting Exposure To Time-Varying Electric, Magnetic, And Electromagnetic Fields (Up to 300 GHz),
       Health	Physics	1998;	74(4);	494-522.
 20
     	 Recommandation du Conseil du 12 juillet 1999 relative à la limitation d’exposition du public aux champs électromagnétiques
       (0 Hz à 300 GHz) (1999/519/EC),	Journal	officiel	des	Communautés	européennes,	30	juillet	1999,	L199/59-70.
 21
   	 OMS,	EMF World Wide Standards Database. Voir	http://www.who.int/peh-emf/standards/en/.
 22
    	 http://journals.lww.com/epidem/Abstract/publishahead/Epidemiologic_Evidence_on_Mobile_Phones_and_Tumor.99770.aspx
 23
    	 	http://www.icnirp.org/documents/RFReview.pdf
 24
    	 	http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs296/en/print.html




                                                                                                                                    7
4e partie
Utilisation de téléphones
mobiles par les enfants
 L’utilisation	de	téléphones	mobiles	par	les	enfants	a	initialement	fait	l’objet	d’études	en	Europe	
 occidentale	et	en	Australie.	D’une	manière	générale,	la	plupart	des	recherches	sur	l’utilisation	de	
 mobiles	par	les	enfants	établissent	la	frontière	entre	l’enfance	et	l’adolescence	à	16	ans.

 Quel pourcentage d’enfants utilise un téléphone mobile ?
 À partir de quel âge ?
 L’étude	Online	Kids	de	TNS	(2004) 	portait	sur	plus	de	20	000	enfants	âgés	de	5	à	15	ans	en	
                                                 25


 Allemagne,	aux	États-Unis,	en	France,	en	Italie,	aux	Pays-Bas,	au	Royaume-Uni	et	en	Suède.	L’étude	
 a	révélé	que	50	%	des	enfants	interrogés	possédaient	un	téléphone	mobile.	Selon	cette	étude,	10	%	
 des	garçons	et	16	%	des	filles	âgés	de	5	et	6	ans	possédaient	un	téléphone	mobile.	L’enquête	portait	
 uniquement	sur	des	enfants	ayant	accès	à	l’Internet.

 L’étude	de	Quantum	Market	Research	(QMR) 	est	basée	sur	des	données	de	2001	et	2003	concernant	
                                                                 26


 l’Australie.	Les	données	de	2003	indiquent	que	l’utilisation	ou	la	possession	d’un	téléphone	mobile	
 était	d’un	pour	cent	chez	les	enfants	âgés	de	sept	ans	et	de	trois	pour	cent	chez	ceux	de	neuf	ans.	
 Par	comparaison,	les	données	de	2001	n’avaient	révélé	aucune	utilisation	ou	possession	de	mobile	à	
 ces	âges	là.

 Des	études	réalisées	en	Allemagne,	en	Australie	et	au	Royaume-Uni	indiquent	le	pourcentage	
 d’utilisateurs	à	différents	âges	:

      Pays                 Année               Age         Utilisation/ possession                Commentaire
      Allemagne27	         2004	               8-12	       35	%	                                  93%	des	enfants	interrogés
      	                    	                   	           	                                      étaient	âgés	de	9	ou	10	ans
      Australie28	         2003	               6-13	       25	%	                                  -
      Royaume-Uni29	 2004-2005	 5-10	                      25	%	                                  Enfants	ayant	accès	à	l’Internet

 La	proportion	d’enfants	utilisant	un	téléphone	mobile	est	en	augmentation.	Ainsi,	l’étude	de	QMR	
 indique	que	le	taux	d’utilisation	et	de	possession	a	augmenté	dans	toutes	les	tranches	d’âge	entre	
 2001	et	2003.
 En	2007,	le	TSA	(Trust	for	the	Study	of	Adolescence),	basé	au	Royaume-Uni,	a	publié	les	résultats	
 d’un	projet	de	recherche	réalisé	sur	des	enfants	âgés	de	11	à	16	ans	et	destiné	à	étudier	le	rôle	des	
 téléphones	mobiles	dans	les	relations	familiales.	Il	a	conclu	que	«	la	plupart	des	jeunes	reçoivent	leur	
 premier	téléphone	mobile	à	l’âge	de	11	ou	12	ans,	en	raison	de	leur	indépendance	grandissante.	Son	
 usage,	tous	types	d’appels	confondus,	est	faible	au	début	et	augmente	avec	l’âge	(14	ans	et	plus)	» .
                                                                                                        30




 25
    	 TNS	Online	Kids,	Money, health & mobiles, 2004. Disponible	sur	http://www.tns-global.com.
 26
    	 Quantum	Market	Research,	YouthSCAN Report (Australie),	2003.
 27
   	 Childwise,	Monitor 2004/2005. Voir	http://www.childwise.co.uk	.
 28
    	 McNair	Ingenuity	Research	(Australie),	2003.
 29
    	 Böhler,	E	&	Shüz,	J,	Cellular telephone use among primary school children in Germany, European	Journal	of	Epidemiology	2004;		
      19;	1043-1050.
 30
    	 http://www.studyofadolescence.org.uk/research/projects_completed/mobile_phones.html/




                                                                                                                                       8
Pourquoi les enfants utilisent-ils un téléphone mobile ?
Selon	une	étude	du	Digital	World	Research	Centre	(DWRC)	réalisée	au	Royaume-Uni	en	2004 ,	
                                                                                                                                        31


l’utilisation	varie	en	fonction	du	sexe	et	de	l’âge.	Cependant,	les	enfants	éprouvent	le	besoin	d’avoir	
toujours	leur	mobile	sur	eux	lorsqu’ils	quittent	la	maison.	Le	mobile	est	pour	eux	un	soutien	
relationnel	à	une	période	de	leur	vie	où	ils	s’affranchissent	de	la	tutelle	parentale.

Le	rapport	du	Nestlé	Social	Research	Programme	(NSRP)	publié	au	Royaume-Uni	en		
2005 	ndique	que	les	téléphones	mobiles	procurent	une	sensation	de	sécurité	:
     32




     Je suis d’accord (tout à fait ou moyennement)                                                               Garçons           Filles
     Avoir	un	téléphone	mobile	me	donne	un	sentiment	de	sécurité	                                                68	%	             87	%
     Si	j’ai	mon	mobile	sur	moi,	mes	parents	sont	moins	inquiets	                                                64	%	             79	%

Ces	sentiments	sont	également	mis	en	évidence	dans	le	rapport	Childwise	(Royaume-Uni,	2004-
2005) 	ainsi	que	dans	deux	rapports	du	Trust	for	the	Study	of	Adolescence.
      21                                                                  33




Le	rapport	du	DWRC	(2004)	et	un	rapport	de	2002	du	Colmar	Brunton	Social	Research	en	
Australie 	évoquent	tous	deux	le	rôle	du	téléphone	mobile	dans	le	développement	de	l’enfant.	
         34


Pour	les	parents,	il	signifie	que	leurs	enfants	sont	capables	de	gérer	l’utilisation	et	le	coût	d’un	
téléphone	mobile.	Pour	les	enfants,	le	mobile	symbolise	la	liberté,	la	maturité	et	l’indépendance.

Cette	enquête	du	TSA	en	2007	a	également	confirmé	que	les	enfants	et	les	parents	considèrent	les	
téléphones	mobiles	«	comme	un	lien	vital	et	une	des	meilleures	façon	de	protéger	les	enfants	».
                                                                                               35




Comment les enfants utilisent-ils leur téléphone mobile ?
À quelle fréquence ?
L’étude	du	NSRP	(2005)	a	révélé	qu’au	Royaume-Uni,	l’envoi	de	messages	écrits	constitue	le	moyen	
de	communication	préféré	et	la	forme	de	communication	la	plus	fréquemment	employée	par	les	
enfants,	avec	plus	de	90	%	des	enfants	envoyant	un	message	écrit	au	moins	une	fois	par	jour	et	
54	%	plus	de	cinq	fois	par	jour.	Par	comparaison,	40	%	des	enfants	ont	appelé	quelqu’un	au	moins	
une	fois	par	jour	et	seulement	27	%	ont	appelé	plus	de	cinq	fois	par	jour.

Le	risque	de	tendinites	provoquées	par	la	composition	d’un	grand	nombre	de	messages	écrits	a	
été	soulevé,	notamment	par	l’association	britannique	des	kinésithérapeutes.	Des	conseils	sur	la	
meilleure	façon	de	composer	un	message	écrit	se	trouvent	sur	le	site	Internet	de	l’association.
                                                                                               36




Une	étude	allemande	(2004) 	indiquait	que	:
                                           23



 	    6,2	%	des	enfants	interrogés	utilisaient	un	mobile	pour	appeler	au	moins	une	fois	par	jour,
 	    6,4	%	utilisaient	un	mobile	pour	appeler	plusieurs	fois	par	semaine.

Selon	l’étude	du	NSRP	(2005),	les	enfants	préfèrent	effectuer	des	appels	vocaux	lorsque	ce	mode	
de	communication	est	mieux	adapté	à	la	situation	ou	pour	être	certain	que	l’appel	aboutira,	par	
exemple	pour	s’assurer	qu’un	parent	vient	les	chercher.

Le	rapport	du	NSRP	(2005)	et	celui	du	DWRC	(2004)	indiquent	tous	deux	une	préférence	pour	
l’utilisation	d’une	ligne	fixe	pour	les	appels	vocaux,	en	particulier	pour	les	appels	de	longue	durée.	
Aux	États-Unis,	une	enquête	de	la	CEA	(Consumer	Electronics	Association)	(2005) 	réalisée	auprès	
                                                                                      37


de	d’enfants	et	d’adolescents	âgés	de	10	à	19	ans	révèle	une	préférence	pour	les	appels	vocaux	par	
rapport	aux	messages	écrits.
31
  	 Vincent,	J,	11 16 mobile: Examining mobile phone and ICT use amongst children aged 11 to 16, Digital	World	Research	Centre,	University	of	Surrey	
     (UK),	2004.
32
   	 Haste,	H,	Joined-Up Texting: The role of mobile phones in young people’s lives, Nestlé	Social	Research	Programme	(UK),	2005.
33
   	 Stace,	S	&	Roker,	D,	Parental supervision: the views and experiences of young people and their parents, Findings,	Trust	for	the	Study	of	
     Adolescence,	published	by	the	National	Children’s	Bureau	(UK),	2005	and	Stace,	S	&	Roker,	D,	Monitoring and supervision in ‘ordinary’
     families: The views and experiences of young people aged 11 to 16 and their parents, Trust	for	the	Study	of	Adolescence,	published	by	the	
     National	Children’s	Bureau	(UK),	2005.
34
   	 Colmar	Brunton	Social	Research,	Consumer Issues & Youth: A research report into best practice in consumer education targeting young
     Australians, 2002.
35
   	 http://www.studyofadolescence.org.uk/research/projects_completed/mobile_phones.html/
36
   	 Voir	http://www.chiropractic-uk.co.uk.
37
  	 Consumer	Electronics	Association,	Youth Wireless Behaviors: An In-Depth Look (US),	2005.
                                                                                                                                                   9
Quelle est la nature de leurs appels et de leurs messages ?
Les	études	de	la	CEA	(2005)	et	du	DWRC	(2004)	indiquent	que	les	enfants	modifient	leurs	modes	
d’utilisation	du	téléphone	mobile	et	augmentent	leur	consommation	au	fur	et	à	mesure	qu’ils	
grandissent.	Selon	ce	rapport	:
 	     à	11-12	ans,	les	enfants	appellent	et	envoient	des	messages	principalement	aux	membres	de	
       leur	famille	et	à	quelques	amis,
 	     à	15-16	ans,	les	enfants	reçoivent	davantage	d’appels	de	la	famille	qu’ils	n’en	émettent	et	
       augmentent	le	nombre	de	messages	écrits	et	d’appels	à	leurs	amis.

Le	plus	souvent,	les	jeunes	communiquent	avec	leurs	parents	via	le	téléphone	mobile	pour	
prendre	arrangement	et	pour	rester	en	contact.	Les	téléphones	mobiles	sont	aussi	utilisés	en	cas	
d’urgence.


Les enfants utilisent-ils leur mobile en cas d’urgence ?
L’étude	du	NSRP	(2005)	indique	que	73	%	des	enfants	interrogés	ont	utilisé	leur	mobile	pour	
appeler	des	amis	ou	la	famille	en	situation	«	d’urgence	».	Vingt-quatre	pour	cent	ont	appelé	pour	
solliciter	une	assistance	urgente	ou	ont	composé	le	numéro	des	services	de	secours.	
                                                                                     38




Ces	données	concordent	parfaitement	avec	les	chiffres	concernant	les	adultes	publiés	dans	un	
rapport	de	l’organisme	de	sondage	britannique	MORI	(2004).
                                                           39




Le	MMF	soutient	la	recherche	sur	les	aspects	sociologiques	de	la	téléphonie	mobile.	Une	
synthèse	des	projets	de	recherches	soutenus	par	le	MMF	est	disponible	sur	son	site	Internet	:	
www.mmfai.org.	




38
     	 http://www.studyofadolescence.org.uk/research/projects_completed/mobile_phones.html/	
39
     	 MORI,	Mobile Telephone and Health: Public Perceptions in Great Britain (UK),	2004


                                                                                                      10
En conclusion
 Les	questions	posées	sur	l’utilisation	de	téléphones	mobiles	par	les	enfants	révèlent	l’importance	
 que	nous	accordons	à	nos	enfants	et	à	leur	bien-être.	Elles	révèlent	également	l’importance	de	la	
 téléphonie	mobile	dans	notre	vie	de	tous	les	jours.

 Pour	résumer	les	informations	présentées	dans	ce	document	:
 	   Les	téléphones	mobiles	et	les	antennes	relais	sont	conformes	aux	limites	internationales	
     d’exposition	aux	radiofréquences	et	selon	les	normes	IEC	et	IEEE	leurs	conformité	doit	être	
     garantie	pour	tous	les	utilisateurs,	y	compris	les	enfants.
 	   Les	recommandations	et	les	normes	d’exposition	reposent	sur	des	évaluations	détaillées	
     indépendantes	portant	sur	un	grand	nombre	d’études	scientifiques	concernant	les	
     radiofréquences	et	la	santé.
 	   Les	revues	d’études	réalisées	par	les	comités	d’experts	et	les	autorités	gouvernementales	
     arrivent	aux	mêmes	conclusions	et	confirment	que	ces	recommandations	et	ces	normes	
     garantissent	une	protection	efficace	de	l’ensemble	de	la	population,	y	compris	des	enfants.

 Toutes	les	revues	d’études	réalisées	ces	dix	dernières	années	par	les	comités	d’experts	ou	les	
 autorités	gouvernementales	s’accordent	pour	dire	que	l’ensemble	des	données	scientifiques	ne	
 mettent	en	évidence	aucun	risque	sanitaire	–	quel	que	soit	l’âge	–	lié	à	l’utilisation	d’un	téléphone	
 mobile	ou	à	la	présence	d’antennes	relais	opérant	conformément	aux	normes	internationales.	

 De	nombreux	parents	autorisent	aujourd’hui	l’usage	de	mobiles	par	leurs	enfants	en	raison	des	
 avantages	qu’ils	procurent	en	matière	de	sécurité	et	de	tranquillité	d’esprit.

 Alors	que	les	débats	politique	et	scientifique	se	poursuivent,	le	MMF	estime	qu’il	existe	une	
 solide	base	scientifique	permettant	à	tous	les	consommateurs	d’être	confiants	dans	la	sûreté	des	
 téléphones	mobiles	et	des	stations	de	base.	En	outre,	nous	souhaitons	que	les	parents	continuent	
 à	décider	eux-mêmes	s’ils	veulent	que	leurs	enfants	utilisent	un	téléphone	mobile	ou	non.




                                                                                                     11
[ notes d ’i n formation ]




                 Le	Mobile	Manufacturers	Forum	est	une	association	
                    internationale	de	fabricants	d’équipements	de	
                                radiocommunications.
                  Pour	plus	d’informations,	veuillez	consulter	le	site	
                         Internet	du	MMF	:	www.mmfai.org.




                                   Diamant Building
                                80 Boulevard A. Reyers
                               B-1030 Bruxelles, Belgique
                 Téléphone +32 2 706 8567 • Télécopieur +32 2 706 8569
                               Internet www.mmfai.org

                                 © MMF 2010 • Janvier 2010

				
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