Ne vous inqui�tez pas
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Scène 1
VALERE SABINE
Valère : Hé bien Sabine quel conseil me donneras-tu ?
Sabine : Mon oncle Gorgibus veut marier ma cousine adorée à Villebrequin. Je
sais que vous l’aimez et afin de retarder ce mariage elle fait semblant d’être
malade. Mon oncle m’envoie chercher un médecin.
Valère : Je ne vois personne qui puisse faire le médecin…
Sabine : J’ai peut-être une idée, si vous faisiez habiller votre valet en
médecin ?
Valère : Quoi ? Mon valet ? Mais il va tout rater !
Mais il est vrai que je n’ai pas le choix …
Bon je vais le chercher. Tiens, le voilà !
Scène 2
VALERE SGANARELLE
Valère : Ah ! Sganarelle, je suis content de te voir ! J’ai besoin de toi.
Sganarelle : Ah oui ? Et pour quoi faire ?
Valère : Serais-tu capable de te changer en médecin ?
Sganarelle : Moi ! Médecin ? Monsieur, je suis votre serviteur mais là je crois
que vous vous moquez de moi !
Valère : Si tu veux faire cela pour moi, je te donnerai 10 pistoles.
Sganarelle : Ah ! … Pour 10 pistoles je serai heureux de vous aider monsieur !
Mais où dois-je aller ?
Valère : Chez Gorgibus, sa fille est malade. Mais… finalement … non, je ne
pense pas que tu sois capable de …
Sganarelle : Ne vous inquiétez-pas, pour faire mourir un patient, je suis aussi
capable qu’un médecin !
Valère : Il est vrai que Gorgibus est naïf, tu devrais le tromper facilement
Sganarelle : Pas de problème, donnez-moi un habit de médecin et l’argent
promis et je suis votre homme !
Scène 3
GORGIBUS, GROS-RENE
Gorgibus : Vite ! Ma fille souffre ! Vite, allez chercher un médecin.
Gros-René : Mais c’est normal que votre fille soit malade, vous voulez la
marier à un vieillard.
Gorgibus : Vite, je vois bien que cette maladie va reculer le mariage.
Gros-René : Ca me fait rager ! Moi qui pensait bien manger avec ces noces …
Scène 4
SABINE – GORGIBUS –SGANARELLE
Sabine : Mon Oncle, j’ai l’honneur de vous présenter ce médecin.
Gorgibus : Bien, où est-il ?
Sabine : Entrez, monsieur le médecin , je vous en prie.
Gorgibus : Hé Monsieur le Médecin, je suis bien heureux de vous voir.
Sganarelle : A votre service monsieur
Gorgibus : Je suis fort ravi
Sganarelle : Mais je ne suis pas un médecin ordinaire, je suis l’un des plus
grand médecin du monde. Voyons voir …
Sabine : Hé mais ce n’est pas le malade c’est sa fille !
Sganarelle : Peu importe, amenez-moi l’urine de la malade !
Gorgibus : Allez vite, j’ai peur qu’elle ne meurt.
Sganarelle : Elle a les intestins malades, mais ce n’est pas si mauvais pourtant.
Gorgibus : Hé quoi ! Vous l’avalez !
Sganarelle : Oui ! Oui ! Vous voyez bien que je ne suis pas un médecin
ordinaire ! Amenez moi la malade !
Sabine : Tout de suite Monsieur.
Scène 5
LUCILE SABINE GORGIBUS SGANARELLE
Sganarelle : Hé bien mademoiselle, vous êtes malade ?
Lucille : Oui monsieur.
Sganarelle : Tant pis ! C’est la preuve que vous ne vous portez pas bien !
Avez-vous de grandes douleurs ?
Lucille : oui monsieur.
Sganarelle : Ovide, ce grand médecin, dirait comme moi, votre fille est fort
malade ! Il faut que je fasse une ordonnance.
Gorgibus : Vite une table, du papier, de l’encre.
Sganarelle : quelqu’un sait-il écrire ?
Gorgibus : Vous ne savez pas ?
Sganarelle : Je ne m’en souviens plus ! Mais, bon, écrivez : Que votre fille se
repose à la campagne.
Gorgibus : Nous avons une maison avec jardin …
Sganarelle : Parfait allons voir.
Scène 6
L’AVOCAT
Avocat : la fille de Gorgibus est malade, il a sûrement besoin d’aide.
Scène 7
GORGIBUS AVOCAT
Gorgibus : Monsieur l’avocat, votre très humble …
L’Avocat : Je sais que votre fille est malade, je peux peut-être vous aider.
Gorgibus : j’étais justement avec le plus intelligent des hommes.
Avocat : J’aimerais beaucoup pouvoir lui parler.
Scène 8
GORGIBUS AVOCAT SGANARELLE
Gorgibus : Monsieur, Mon ami l’avocat aimerait vous parler.
Sganarelle : Je n’ai pas le temps.
L’Avocat : Vita brevis, vero longa comme disait Hippocrate.
Sganarelle : et patati et patata…
L’Avocat : Quel beau métier que la médecine.
Sganarelle : Messieurs, le devoir m’appelle, Adieu !
*Ouf !
Scène 9
VALERE
Valère : je ne sais pas ce que fait Sganarelle, je n’ai pas de ses nouvelles.
Ah le voilà !
Scène 10
VALERE SGANARELLE
Sganarelle : Merveille sur merveille ! Cet âne de gorgibus me prend pour un
habile médecin et sa fille part se reposer à la campagne.
Valère : Ah Sganarelle, que tu me donnes du plaisir. Je m’en vais de ce pas la
rejoindre !
Sganarelle : Il faut avouer que cet idiot de Gorgibus a … Non ! le voilà !
Scène 11
GORGIBUS SGNARELLE
Gorgibus : Bonjour Monsieur.
Sganarelle : Monsieur, je suis votre serviteur. Mais je suis au désespoir, ne
connaissez-vous pas un médecin ?
Gorgibus : Oui, il vient de sortir de chez moi.
Sganarelle : C’est mon frère jumeau.
Gorgibus : Oh ! Mais c’est vrai ! Vous vous ressemblez beaucoup !
Sganarelle : je m’appelle Narcisse et je me suis faché avec lui, il refuse
désormais de me voir.
Gorgibus : Dès que je le verrai je ferai tout pour qu’il vous pardonne.
Sganarelle : Mais ce n’est pas la peine mon cher Monsieur.
Scène 12
SGANARELLE GORGIBUS
Sganarelle : Il faut avouer que les malades …
Gorgibus : Monsieur le médecin, je vous demande une grâce.
Sganarelle : Qu’y a-t-il pour votre service ?
Gorgibus : J’ai vu votre frère il est très fâché …
Sganarelle : Quel coquin !
Gorgibus : Il faut lui pardonner.
Sganarelle : Jamais
Gorgibus : Mais il est désolé …
Sganarelle : Allez, je lui pardonne, mais c’est pour vous que je le fais.
Gorgibus : Parfait, je vais lui dire cette bonne nouvelle.
Scène 13
VALERE SGANARELLE
Valère : J’avoue que je suis très surpris de la réussite de mon valet…
Ah mon garçon ! Que tu me fais plaisir…
Sganarelle : Je m’en sors bien mais cela devient compliqué. Fuyez vite, le
voilà…
Scène 14
GORGIBUS SGANARELLE
Gorgibus : Ah vous voilà, votre frère vous pardonne mais je veux vous voir
tous les deux.
Sganarelle : n’en faîtes rien.
Gorgibus : je vais le chercher et je vous enferme chez moi afin de vous réunir
Sganrelle : Je suis perdu ! Mais le roi des fourbes n’a pas dit son dernier mot !
Scène 15
GROS-RENE GORGIBUS SGANARELLE
Gros-René : Tiens, tiens … on saute par les fenêtres maintenant ?
Gorgibus : Ah, je vous cherchais, votre frère et chez moi , je voudrais vous voir
l’embrasser.
Sganarelle : Non je ne veux pas le voir !
Gorgibus : Faites-le pour moi !
Sganarelle : Bon je vous suis…
Gorgibus : Votre frère est ici.
Sganarelle : J’accepte de le voir mais seulement en tête à tête.
Gorgibus : Voici la clef allez vous réconcilier.
Sganarelle : Ah te voilà coquin ! – Mais monsieur mon frère – Tais-toi !
Gros Renè : qui est donc chez vous ?
Gorgibus : le médecin et son frère évidemment !
Gros rené : ils ne sont qu’un !
Sganarelle : Ivrogne ! je ne veux plus te voir !
Gros René : Demandez-lui de se montrer à la fenêtre.
Gorgibus : Monsieur le médecin je voudrais voir votre frère à la fenêtre.
Sganarelle : Oui monsieur, tout de suite. Montre-toi coquin !
Gros Renè : Je voudrais les voir ensemble.
Gorgibus : Pourriez-vous vous embrasser à la fenêtre ?
Sganarelle : C’est bien pour vous faire plaisir.
Gorgibus : hé bien les voilà tous les deux !
Gros René : Ma foi, il est sorcier !
Sganarelle : Monsieur, voilà la clé, libérez ce coquin quand vous voudrez, moi je
retourne à mes patients …
Gorgibus : Allons le libérer
Sganarelle : je vous remercie monsieur.
Gros René : Le voilà votre médecin ! ! Et pendant ce temps votre fille est avec
Valère !
Gorgibus : Ah ! Tu m’as trompé, tu seras pendu !
Sganarelle : Pitié monsieur, j’ai juste fait tout ceci pour vous ouvrir les yeux.
Valère n’est pas un si mauvais mari et votre fille sera la plus heureuse des
femmes avec mon maître. Les voici.
Scène 16
Sganarelle : Soyez bon monsieur !
Gorgibus : Après tout … Je vous pardonne. Allons tous faire la noce et boire à
la santé de toute la compagnie !
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