LE CLASSICISME AT RAVERS LA FONTAINE by z3tJcKH

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									    LE CLASSICISME
A TRAVERS LA FONTAINE

      DIAPORAMA RÉALISÉ PAR :
    Margaux Sannier et Lucie Mugnier
              LE CLASSICISME




          Le classicisme se développe en France durant le règne
              de Louis XVI (2ème moitié du XVIIe siècle.) Son
             apogée eut lieu entre les années 1660 et 1680, bien
                que ce mouvement littéraire se soit prolongé
                       jusqu’au début du XVIIIe siècle.
PERIODE




                  Louis XIV durant son règne - Source
                                        LE CLASSICISME

                              Les Classiques recherchent avant tout l’harmonie :
                             leur esthétique est fondée sur l’idéal de la perfection.

                              Ils s’inspirent, voire imitent, les grands auteurs de
                             l’Antiquité gréco-latine tels que Sophocle et Eschyle.
                             En effet, les œuvres de ces derniers étaient
                             marquées par l’équilibre, la mesure et la
                             vraisemblance.
CARACTERISTIQUES
   PRINCIPALES




     À gauche : Eschyle (525 av. J.-C.-456 av. J.-C.) - À droite : Sophocle (496 av. J.-C.-406 av. J.-C.)
                      LE CLASSICISME




                    La maîtrise de soi était pour eux une valeur
                   essentielle. Leurs règles d’or étaient de plaire et
                   instruire le public afin le purifier de ses passions.

                    Enfin, les auteurs Classiques se sont imposé
                   plusieurs règles :
                    - la règle des 3 unités : un jour, un lieu, une action
CARACTERISTIQUES
                    - la règle de bienséance : ne rien montrer sur
   PRINCIPALES
                   scène qui pourrait choquer le public (mort, combats,
                   sexe…)
                    - la règle de vraisemblance
              LE CLASSICISME



                      Jean Racine
Jean Racine



ECRIVAINS

               né en 1639, mort en 1699
               Œuvres principales :
                  - Andromaque (1667)
                  - Britannicus (1669)
                  - Bérénice (1670)
                  - Phèdre (1677)
                  - Esther (1689)
                  - Athalie (1691)


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                       Nicolas Boileau
Nicolas
Boileau



ECRIVAINS


             Né en 1636, mort en 1711
             Œuvres principales :
               - Les Satires (1666-1668)
               - Épîtres (1669-1698)
               - L’Art poétique (1674)




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                      Pierre Corneille
Pierre
Corneille



ECRIVAINS
             Né en 1606, mort en 1684
             Œuvres principales :
               -L’Illusion comique (1636)
               - Le Cid (1637)
               - Horace (1640)
               - Rodogune (1644)
               - Andromède (1650)
               - Œdipe (1659)



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                         Molière
                (né Jean-Baptiste Poquelin)
Molière



ECRIVAINS

             Né en 1622, mort en 1673
             Œuvres principales :
            - Les précieuses ridicules (1659)
            - Tartuffe (1664)
            - Le Misanthrope (1666)
            - L’Avare (1668)
            - Le Bourgeois gentilhomme (1670)
            - Le malade imaginaire (1676)
            (…)
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                        Mme de La Fayette
Madame de La
Fayette




ECRIVAINS


                Née en 1634, morte en 1693
                Œuvres principales :
               - La Princesse de Montpensier (1662)
               - Zaïde (1671)
               - La Princesse de Clèves (1678)




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                   Jean de La Fontaine
Jean de La
Fontaine



ECRIVAINS
              Né en 1621, mort en 1695
              Œuvres principales :
             - Fables (1668, 1678, 1693)
             - Contes (1665, 1666, 1671, 1674)




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                      Façade Est du palais du Louvre :




  AUTRES
 EXEMPLES
ARTISTIQUES

   (peinture,
architecture …)   Ce bâtiment a été construit, sur ordre de Louis XIV, par les architectes
                  français Claude Perrault, Louis Le Vau, et Charles Le Brun.
                  C’est une brillante synthèse d’éléments classiques français et italiens.
                  Le pavillon du milieu, avec son pédiment, a la forme d’une façade de
                  temple antique, imitation renforcée par les colonnes disposées de
                  chaque côté. La structure très ordonnée rappelle l’architecture et les
                  valeurs grecques.
                  Sa massivité donne une impression de pouvoir, comme le pouvoir
                  absolu du Roi Soleil.


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                   La Seine et la Marne, de Nicolas Coustou (1658-1733)




  AUTRES
 EXEMPLES
ARTISTIQUES

   (peinture,
architecture …)    Cette sculpture a originellement été exécutée pour
                   le château de Marly (une propriété de Louis XIV).
                   Les figures allégorique de la Seine et de la Marne
                   sont représentée avec des corps parfaits, comme
                   l’étaient les sculptures antiques de Myron ou
                   Polyclète. De plus, le personnage que l’on voit de
                   face montre, le regard dans le lointain, un certaine
                   maîtrise de soi.

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              LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                 « Le corbeau et le renard » :

                La première version de cette fable date du VIe siècle
                av. J.-C. Elle est attribuée au fabuliste légendaire
                Ésope.
L’imitation     Elle fut reprise par La Fontaine dans le recueil Fables
                en 1668. Bien que la forme et les mots changent, les
                personnages restent les mêmes, ainsi que la morale :
   des          « les vaniteux naïfs sont toujours punis ».


 Anciens




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              LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                   « Les deux coqs » :

                  Cette fable, comme « Le corbeau et le renard », est
                  attribuée à Ésope. Pourtant, l’originale avait pour
                  titre « Les deux coqs et l’aigle ».
L’imitation       Les étapes successives de l’histoire sont reprises : la
                  retraite du vaincu, le triomphe du vainqueur, la
                  défaite du vainqueur, le triomphe du vaincu.
   des            La morale, elle aussi, reste la même, bien que plus
                  approfondie. Les deux font un blâme de l’orgueil.

 Anciens




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              LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                    Tout d’abord, on peut remarquer que chez La
                   Fontaine, contrairement à Ésope, la morale se
Les valeurs        trouve le plus souvent à la fin.
esthétiques        Par exemple, « Le corbeau et le renard »
                   d’Ésope commence par « Ceux qui se plaisent
                   aux éloges trompeurs en sont punis
                   honteusement par un repentir tardif ». La
  Ordre            Fontaine, lui, conclu la sienne par « Le corbeau,
                   honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on
                   ne l’y prendrait plus. »
  Clarté
                    De plus, les fables de La Fontaines sont
 Symétrie          claires et structurées. Les étapes successives
                   du récit sont bien distinctes les une des autres,
   Règle           et la morale de celles-ci.


    …
              LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                Enfin, les règles du classicisme sont respectées :

Les valeurs      En premier lieu, la règle des trois unités.
                Prenons une fois de plus comme exemple « le corbeau
esthétiques     et le renard ».

                •Un lieu : toute l’histoire se déroule autour de l’arbre
                dans lequel est perché le corbeau. Pourtant, au début
  Ordre         de celle d’Ésope, le corbeau vole un fromage au bord
                d’une fenêtre avant d’aller se réfugier dans l’arbre.
                •Une action : toute l’histoire tourne autour de l’intrigue
  Clarté        du fromage (un fromage, un flatteur, un flatté).
                •Un jour : l’action se déroule dans un lapse de temps
 Symétrie       très court. Il en va de même dans « Les deux coqs ».

                 Ensuite, la règle de vraisemblance.
   Règle        En effet, l’enchaînement des événements de chaque
                histoire est logique, et, bien que les personnages soient
    …           des animaux, il est aisé de les imaginer sous forme
                humaine.
                LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                       Pour finir, comme tous les Classiques, La
                       Fontaine imite les anciens .
Les valeurs            On en a la preuve grâce à toutes ses fables. Par
esthétiques            exemple, « Le corbeau et le renard » et « Les deux
                       coqs » sont toutes deux reprises d’Ésope, tandis
                       que « Le chat, la belette et le petit lapin » est
                       inspirée de la fable « Le chat et la perdrix », du sage
  Ordre                indien (légendaire ?) Pilpay.

  Clarté
 Symétrie
   Règle
    …


           Illustration pour « Le chat, la belette et le petit lapin » - Source
                  LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                        Vérité/honnêteté :
                        - « le renard et la cigogne » nous montre que si l’on trompe les autres, on finit à
  Les valeurs           notre tour par être trompés. Mieux vaut dire la vérité.

philosophiques           Raison :
                        - « Le chat, la belette et le petit lapin » : à force d’être naïfs, on se fait avoir : il
                        vaut mieux réfléchir.



                        Mesure :

   Vérité
                        - « La laitière et le pot au lait » : Perrette, la laitière, fait des projets sans mesure
                        avant de pouvoir les réaliser. Après avoir cassé son pot, elle se rend compte
                        qu’elle n’aurait pas dû être si ambitieuse.
                        - « La poule aux oeufs d’or » : le propriétaire de la poule veut devenir trop riche,
   Raison               trop rapidement. Il tue sa poule, et se retrouve démuni. La Fontaine nous
                        conseille de nous contenter de ce que nous avons.


  Mesure
     …


      Illustration pour « la laitière et le pot au lait » - Source
             LA FONTAINE ET LE CLASSICISME

                 Instruire :
                La morale vise à faire passer des notions d’éducation, voire
                philosophiques (cf diapo précédente).
Les buts :      Par exemple, mieux vaut ne pas être trop orgueilleux ou naïf.

                 Plaire :
                - La Fontaine utilise l’humour pour plaire à son public.
                Il va utiliser des jeux de mots et de sonorités. Par exemple,

instruire       dans « les deux coqs », un des deux personnages principaux
                « s’en revint faire le coquet ».
                La parodie rajoute un côté plaisant et léger : parfois ses
                fables relèvent de l’héroï-comique (forme de comique qui
   et           repose sur un décalage entre un sujet bas et un style élevé).
                - l’utilisation d’animaux rend l’histoire plus imagée. Par
                exemple, certaines caractéristiques physiques (comme le nez
 plaire         pointu de la belette) révèlent le caractère des personnages
                (ici, le côté fureteur et fourbe). De plus, il humanise les
                animaux, auxquels le lecteur peut s’identifier.
                - Enfin, on retrouve parfois des interventions du narrateur
                (apparition du « je »), ce qui créée une complicité avec le
                lecteur.

								
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