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									Académie de Paris

Lycée F. Truffaut 28, rue Debelleyme Paris 3ème
Tél. : 01 42 71 22 77
Fax : 01 42 71 16 04

Coordination : Martine Le Hémonet

Innovation S
Projet tertiaire

Fichier : Struffau.doc



I DESCRIPTION DE L'ACTION

Parce que les emplois de comptable et secrétaire sont en pleine évolution et que le public accueilli en lycée
professionnel est devenu très hétérogène, nous avons accepté, dans les conditions que nous développerons dans
cette monographie, de réfléchir sur la forme que pourrait prendre un projet tertiaire dans notre lycée
professionnel.
Au cours de la première année, nous avons principalement travaillé à l'élaboration d'un projet pédagogique pour
une classe de première année de baccalauréat professionnel comptabilité, puis, nous avons choisi de mettre en
œuvre, avec une équipe élargie, une action spécifique : la négociation des parcours de formation d'élèves de
baccalauréat professionnel comptabilité avec les tuteurs d'entreprise.

II RAPPEL DU CONTEXTE
Cadre :

Le lycée François Truffaut est un lycée technologique et professionnel situé dans le 3ème arrondissement de
Paris ; il accueille 220 élèves dont la moitié sont déficients auditifs (DA). Trente élèves DA suivent une
formation en classes de première et terminale STT, tous les autres élèves sont en classe de BEP ou de Bac
Professionnel comptabilité.

L'innovation s'est déroulée sur deux années. La 1ère année, seuls deux professeurs participaient à l'innovation :
Madame LE HEMONET (PLP2 Comptabilité - bureautique) et Mademoiselle FOUCHARD
(PLP2communication - organisation - bureautique). Au cours de la 2ème année, trois professeurs sont venus
compléter l'équipe : Monsieur FRIES (PLP2 Lettres/Histoire), Madame JOLICLERCQ (PLP2 Comptabilité -
bureautique) et Madame MILLIOTTE (PEGC Lettres).

Modalités d'engagement de l'équipe dans le dispositif valorisation des innovations pédagogiques

Madame Le Hémonet et Mademoiselle Fouchard ont été contractualisées par le CERPET (centre d’études pour la
recherche pédagogique de l’enseignement technique) dès le mois de septembre 1997 pour deux ans. Madame Le
Hémonet avait l'habitude de travailler avec Madame LETEMPLIER, sur la rénovation des diplômes du tertiaire
administratif ; mademoiselle Fouchard est sa collègue de secrétariat dans une classe de baccalauréat
professionnel.

Les autres professeurs n'ont été sous contrat avec le dispositif académique de valorisation des innovations
pédagogiques qu'à partir de septembre 1998.

III OBJECTIFS DE L'ACTION
Objectifs initiaux :

Au cours de l'année scolaire 1996-97, Madame Letemplier a proposé à quatre lycées professionnels de Paris de
travailler sur la mise en place d'un "projet pédagogique tertiaire".
Monsieur DENIS (le Proviseur de notre lycée) a accepté que notre établissement se porte volontaire pour ce
travail de recherche pédagogique et dès juin 1997, il organisait une réunion, pour présenter à l'ensemble des
professeurs l'engagement que le lycée venait de prendre et les deux professeurs contractualisés.
Nous avons alors expliqué ce que nous entendions par "projet tertiaire" en reprenant les définitions de
l’inspectrice : " la réalisation d'un projet tertiaire doit permettre à partir d'un diagnostic, d'apporter des réponses
et, au besoin, de réduire la distance entre les carences constatées et les champs d'action possible. Ce projet est le
garant de la cohérence nécessaire à la réussite des actions menées :
au sein de l'établissement : cohérence des projets de formation, gestion concertée des moyens et des ressources,
travail commun autour d'actions centrées sur la réussite des élèves,
avec l'environnement : mesure de carte scolaire, ouverture ou fermeture de sections, suivi, orientation, insertion
des élèves, gestion et suivi des stages, des périodes de formation en milieu professionnel" _
Nous avons aussi proposé à l'ensemble des collègues quelques axes de travail qui permettraient soit d'établir un
diagnostic, soit d'entamer une action pédagogique spécifique :

        ( exploiter les résultats de l'évaluation à l'entrée en seconde,
        ( réfléchir sur l'enseignement modulaire,
        ( mettre en place un projet pédagogique par classe,
        ( nouer des liens plus serrés entre les équipes qui travaillent avec les élèves de BEP et celles qui ont en
charge des bac Pro,
        ( établir des relations solides et durables avec les entreprises.

Les professeurs ont paru intéressés par nos propositions, nous savions d'ailleurs qu'ils avaient déjà l'habitude de
mettre en place des projets au niveau de leur classe.

Nous avons, nous aussi (Mademoiselle Fouchard et Madame Le Hémonet) choisi la classe que nous avions en
commun, une première année de baccalauréat professionnel comptabilité, pour mettre en œuvre ce que pourrait
être ce projet pédagogique tertiaire mais, nous avions en septembre 1997, davantage d'interrogations que de
certitudes.

En prenant pour point de départ de notre réflexion les recommandations de l’inspectrice, nous avions choisi,
modestement, de répondre principalement aux questions suivantes :
Quelles sont les finalités de notre enseignement en classe de baccalauréat professionnel comptabilité ?

Quel est le rôle de chaque professeur au sein de l'équipe ?

Comment établir une relation contractualisée entre les élèves et les professeurs ?

Comment établir un véritable lien entre la formation au lycée et les périodes de formation en entreprise ?

Au cours de l'année, nous nous sommes rendus compte qu'il était difficile de répondre à toutes ces questions et
nous nous sommes contentés (sans vraiment prendre conscience de notre choix), de nous interroger
essentiellement sur les finalités de notre enseignement dans cette classe afin d'élaborer un projet de formation.
Pour les autres points, nous avons ébauché quelques réflexions que nous entendons approfondir au cours des
années suivantes.

Les professeurs de matière générale n'ont pas souhaité participer à notre travail, sauf le professeur d'anglais,
invoquant le fait qu'ils n'étaient pas contractualisés dans le processus d'innovation : leur absence au cours de la
première année de l'innovation a orienté notre action, nous l'avons constaté par la suite.

Pour donner un sens à notre enseignement, nous avons interrogé nos élèves sur leurs projets personnels à court et
moyen terme : nous avons appris que la plupart d'entre eux ne souhaitaient pas continuer leurs études, si ce n'est
par la voie de l'alternance. Ce constat nous a permis de définir le projet pédagogique suivant : conduire nos
élèves dans la voie de la professionnalisation_ et leur faire prendre conscience des compétences, attitudes et
savoirs acquis pendant leur formation : ce projet est, il faut le noter, en parfaite adéquation avec les objectifs de
formation des baccalauréats professionnels définis comme des diplômes d'insertion.

A la fin de la première année au moment du bilan d'étape, nous avions un peu de mal à faire le point sur notre
travail et c'est avec l'aide de notre accompagnatrice (Madame BASTARD de l'EAFPEN), de Madame
BOUVIER- IEN d'économie gestion sur l'établissement et de Monsieur Denis que nous nous sommes rendus
compte qu'il était possible de dégager :
1 - des points stabilisés :

Au lycée : nous avions mis en place une progression transversale centrée sur les 8 principales activités
professionnelles du référentiel de certification.

La stratégie pédagogique adoptée s'inspire de l'article de M. Chipy et M. Deconninck (IEN Bordeaux) paru dans
"Fenêtres ouvertes sur les enseignements professionnels du tertiaire administratif et de la vente " _ sous le titre "
mettre en œuvre des activités et construire le savoir en comptabilité et en secrétariat " :
pendant les "cours" en classe entière, nous présentons les objectifs de formation et élaborons avec les élèves des
fiches ressources portant sur les méthodes et les connaissances nécessaires à la maîtrise de chaque activité,
lors des travaux dirigés, en demi-groupes, ces ressources sont mises en pratique,
puis, des travaux professionnels et de synthèse sont proposés aux élèves afin de leur permettre d'aborder des
dossiers professionnels didactisés,
enfin, les connaissances et les compétences acquises au lycée lors des travaux pratiques doivent trouver un
prolongement en entreprise où l'élève les utilise dans un contexte auquel il devra s'adapter.

2 - des interrogations

Si nous souhaitions prolonger les acquis scolaires pendant les périodes de formation en milieu professionnel,
nous devions analyser nos pratiques pédagogiques pendant les stages de nos élèves.

Nous avons donc fait le constat suivant : tous les élèves trouvent des lieux de stage certes, mais, d'une part, ils ne
réalisent pas toujours des travaux à la hauteur des exigences du référentiel et d'autre part, nous avons du mal à
évaluer conjointement avec les tuteurs le degré de maîtrise des compétences mises en œuvre en entreprise. Les
attitudes restent, en effet souvent le critère principal d'appréciation des tuteurs au détriment de la qualité des
travaux réalisés.

Evolution de nos objectifs

A partir de ce bilan, notre travail a pris un nouvel élan : nous avons décidé, après une discussion avec notre
accompagnatrice de faire porter nos efforts et notre réflexion, dans un premier temps, sur la négociation de
parcours de formation avec un nombre réduit de tuteurs volontaires.

A la fin de la première année, notre proviseur, a organisé une réunion afin d'informer tous les collègues de
l'établissement de l'avancée de notre travail : nous avons exposé, en présence de l’inspectrice, Madame Bouvier,
notre projet de travail pour l'année scolaire 1998-99.

A la rentrée scolaire, en septembre, plusieurs collègues ont manifesté le souhait de se joindre à nous. La
délégation académique Valorisation des Innovations pédagogiques a accepté de contractualiser les trois nouveaux
collègues qui étaient intéressés par ce projet.

Au cours de la deuxième année, notre travail a donc essentiellement porté sur les relations qu'il serait souhaitable
d'établir avec les entreprises pour que les périodes en entreprise soient réellement formatrices pour nos élèves et
que les tuteurs deviennent nos partenaires.

IV DEMARCHES CHOISIES

Notre démarche a été au cours de ces deux ans une démarche d'investigation : la première année, nous avons
essayé de trouver un point d'ancrage afin de mobiliser davantage de collègues autour de notre projet ; la
deuxième année, nous avons toujours essayé de confronter les idées que nous avions en réunions et la réalité du
terrain.
Chronologie et stratégies pédagogiques de l'action

La première année

L'année scolaire 1997-98 nous a surtout permis de mener une réflexion sur nos pratiques pédagogiques dans la
classe de baccalauréat professionnel (rappelons que nous n'étions que deux collègues au départ) : nous avons
écrit et confronté notre pratique professionnelle sur des points précis tels que l'accueil des élèves, le déroulement
et l'organisation des périodes de formation en milieu professionnel, le rôle du professeur principal, l'établissement
de règles communes au sein de la classe.

Ce travail de mise au point a permis de définir un axe de travail précis pour l'équipe qui alors s'est élargie.

La deuxième année

La deuxième année donc, à cinq collègues, nous avons porté tous nos efforts sur la négociation de parcours de
formation d'élèves de première et deuxième année de bac pro dans trois entreprises.
Nous avons choisi des entreprises représentatives des lieux de stage habituels de nos élèves :
un cabinet d'expertise comptable avec lequel nous avions déjà des relations que nous nommerons l'entreprise 1.
un nouveau cabinet d'expertise comptable (l'entreprise 2),
et plus tard dans l'année une entreprise publique : le service social de la RATP.

Le premier essai

Madame D. une des comptables de l'entreprise 1, et la tutrice habituelle de tous nos élèves, a accepté de façon
fort sympathique d'apporter sa contribution à notre projet. Ainsi en novembre 1998, avons-nous entrepris de
négocier avec elle le parcours de formation d'une élève de terminale. Après un entretien très laborieux _ et peu
productif entre cette interlocutrice et deux collègues, nous avons dû concevoir une nouvelle stratégie.

Mise en place d'un plan de communication en direction des tuteurs

Les professeurs de comptabilité ont alors proposé à l'équipe de présenter nos objectifs aux tuteurs au cours de
deux rendez-vous.

Un 1er rendez-vous pour :
présenter l'innovation et nos attentes aux tuteurs institutionnels_
écouter les représentants de l'entreprise.

Monsieur Fries, professeur de français a mis au point un document de travail pour conduire ce premier entretien.
(ANNEXE 1).

Afin que nos interlocuteurs conservent une trace de cet entretien, le professeur de secrétariat et Madame Milliotte
ont rédigé deux documents intitulés "Notre carte de visite (ANNEXE 2) et "Nos objectifs" (ANNEXE 3) dans
lesquels sont mentionnées les principales informations relatives à notre lycée. Les professeurs de comptabilité et
secrétariat ont établi, de leur côté, un document intitulé "les savoirs en action des métiers d'employé administratif
et d'assistant de comptabilité " à partir d'un des chapitres du livre de O. Liaroutzos et S.-A. Meriot du CEREQ
intitulé "évolution des métiers du tertiaire administratif" et publié par les éditions Foucher au moment de la
rénovation des diplômes du tertiaire administratif en 1997 (ANNEXE 4), afin que les tuteurs opérationnels
puissent appréhender le niveau de qualification que doivent atteindre nos élèves des classes de BEP et Bac pro.
Ce dernier document, malgré sa longueur, a été très bien reçu par les tuteurs opérationnels parce qu'ils y ont
trouvé des savoirs concrets qui correspondent à la réalité de la profession.

Nous pouvons faire un premier bilan de cet entretien en notant que les tuteurs se déclarent satisfaits de connaître
le calendrier prévisionnel des stages et le contenu de nos référentiels pour accueillir nos élèves dans de
meilleures conditions.

Le 2ème rendez-vous doit permettre de définir le parcours de formation d'un de nos élèves en stage dans
l'entreprise : c'est bien entendu, le professeur de comptabilité qui s'est rendu à l'entretien et il a rencontré le(s)
tuteur(s) opérationnel(s).

Nous avons décidé que la question que nous poserions au tuteur serait la suivante : quels travaux avez-vous
l'intention de confier à notre élève ? Ainsi en faisant une entrée sur le travail à réaliser, nous affirmons le principe
selon lequel, une activité professionnelle est productrice de compétences. Puisque les grilles nationales
d'évaluation des périodes de formation en entreprise sont déclinées en termes de compétences professionnelles, il
s'agit pour les professeurs de reconnaître les compétences mises en œuvre à travers les activités proposées.
Nous conduisons donc cet entretien de la façon suivante : dans un premier temps, le professeur de comptabilité
écoute et prend grand soin de noter tous les travaux que le tuteur a l'intention de confier à l'élève : une discussion
entre ces deux professionnels de la comptabilité permet à chaque interlocuteur de cerner le niveau de difficulté
des activités proposées. Ensuite, le professeur de comptabilité suggère au tuteur des activités qu'il serait
souhaitable de proposer à l'élève en stage en fonction du niveau atteint par l'élève et de l'avancement des cours au
lycée.

Dans les jours qui suivent cet entretien, le professeur adresse au tuteur une grille mise au point par madame
Joliclercq et intitulée "suivi et évaluation des activités négociées" (ANNEXE 5). Bien entendu, lors de l'entretien
de négociation du parcours de formation, le professeur de comptabilité a expliqué et commenté cette grille au
tuteur pour qu'il ne considère surtout pas ce document comme un instrument de contrôle qui lui serait destiné,
mais bien au contraire comme une aide à la formation qu'il compte apporter à l'élève et un support à l'évaluation
qu'il établira avec le professeur-tuteur pédagogique de l'élève à la fin du stage.
En bref, nous avons conçu cette grille pour :

rappeler au tuteur les tâches négociées et donc à confier à l’élève : nous lui conseillons d'ailleurs, de faire le point
avec l'élève à la fin de chaque activité de façon à repérer les difficultés rencontrées et les progrès réalisés,

permettre au tuteur de faire le lien entre les activités confiées et les compétences professionnelles des parties I.1 à
I.8 et II.1 à II.2 du référentiel de baccalauréat professionnel qui figurent sur la grille d’évaluation nationale.

S'il le souhaite_, le tuteur pourra évaluer chaque tâche réalisée par l'élève ; en fin de PFMP (période de formation
en milieu professionnel), au moment de l’évaluation, il lui sera ainsi plus aisé de renseigner la grille nationale
puisque les compétences professionnelles auront été mises en œuvre et observées plusieurs fois.

De leur côté, les élèves doivent compléter un tableau de bord (ANNEXE 6) qui leur a été préalablement
commenté en classe par les professeurs de comptabilité et de secrétariat avant leur départ en stage.
Les objectifs du tableau de bord sont les suivants :
Faire le lien entre ce que l’élève a appris à l’école et la pratique en entreprise,
S’évaluer (difficultés, autonomie, progrès…),
Utiliser les tableaux de bord des différentes périodes de formation pour la rédaction de l’étude (épreuve E2).

Après la première PFMP, lors de la visite d’évaluation, nous avons pu constater, avec les tuteurs qu'une partie
seulement des activités négociées a pu être réalisée par l'élève. Les raisons principales invoquées par les tuteurs
sont le niveau de l’élève qui était insuffisant et la surcharge de travail dans l'entreprise au moment où le stage
s'est déroulée.
Néanmoins, les autres travaux confiés à l'élève correspondaient bien au niveau de baccalauréat professionnel.

Les élèves ont, pour la plupart, complété leur tableau de bord ; certains ont eu des difficultés à mettre la
compétence professionnelle en face de chaque activité réalisée mais à leur retour au lycée, les professeurs les ont
aidés.

Les apports utiles au développement de l'action

La première année, la réunion organisée par Madame Christophe au lycée Charles de Gaulle avec toutes les
équipes qui avaient travaillé sur l'élaboration d'un projet tertiaire nous a permis d'exposer le travail que nous
avions réalisé et surtout de prendre connaissance des orientations prises par les collègues des autres lycées
professionnels : cette séance de travail nous a sortis de l'isolement dans lequel nous nous sentions malgré le
soutien apporté par notre proviseur.
La deuxième année, nous avons organisé entre nous des réunions mensuelles au lycée ou à l'extérieur, elles nous
permettaient de faire le point sur les actions que nous avions menées chacun de notre côté ou par groupes de deux
et d'envisager de nouvelles orientations.

Notre accompagnatrice de son côté nous a apporté la deuxième année des conseils techniques précieux sur la
stratégie que nous devions employer pour nouer des relations durables avec les entreprises : nous citerons en
exemples l'idée de la carte de visite, du tableau de bord, la distinction à établir entre tuteurs opérationnels et les
tuteurs institutionnels. Nos rencontres ont été trimestrielles.
D'autre part, les deux manifestations organisées par la délégation académique "Valorisation des Innovations
pédagogiques", les 17 février _ et 14 avril _ auxquelles nous avons participé en tant que témoins nous ont obligés
à formaliser notre travail et à envisager de dégager les éléments transférables.

Enfin, la synthèse de l'enquête menée par Madame Bouvier, notre inspectrice ( ANNEXE 6) auprès de 5 tuteurs
professionnels que nous connaissions nous a permis de mieux comprendre :
une partie des raisons pour lesquelles les tuteurs acceptent de prendre des élèves en stage,
comment les tuteurs envisagent les relations avec les professeurs et le temps qu'ils peuvent leur accorder.

Et tout au long de deux années, le Proviseur a soutenu notre travail en participant à nos réunions et il a ainsi
contribué à la reconnaissance de l'action que nous menions auprès des tuteurs d'entreprise.

V REGARDS SUR L'ACTION

La mémoire de notre action

Martine LE HEMONET, la coordinatrice de l'équipe, a tenu un journal de bord de l'action où elle mentionnait les
dates de réunion, les collègues présents et une courte phrase résumant l'objet de la réunion et les décisions prises.
Ce journal a surtout servi lors de la rédaction de la monographie.
Avant chaque réunion, la coordinatrice aidée d'un autre collègue adressait une convocation à tous les membres de
l'équipe pour l'informer des thèmes qui seraient abordés. Après chaque réunion, un compte rendu était rédigé.
Les aspects innovants de notre action d'après les membres de l'équipe

Le caractère innovant de notre action repose d'après nous sur les points suivants :

 l'établissement d'un nouveau type de relations avec les tuteurs d'entreprise qui permet de négocier un parcours
  de formation pour nos élèves.

 Les capacités d'écoute et de persuasion dont nous avons dû faire preuve pour arriver à expliquer nos attentes
  aux tuteurs qui, rappelons-le, avaient accepté de participer à notre innovation : nous nous demandons
  d'ailleurs comment nous devrons nous y prendre avec des tuteurs moins disponibles,

 Les documents que nous avons rédigés (annexe 1, 2, 3, 4, 5) qui seront utilisés lors d'entretiens de
  concertation entre un professeur et un tuteur d'entreprise pour permettre à un élève de tirer profit de sa
  période de formation en entreprise,

 Le travail en équipe que nous avons réalisé la deuxième année avec les difficultés que cela suppose :
  dynamique d'un groupe, échanges attentifs dans la mesure du possible des points de vue de chacun, respect de
  chaque membre de l'équipe : bien entendu, tout n'a pas été aussi facile qu'on aurait pu le souhaiter mais le
  travail que nous avons commencé sera poursuivi l'an prochain.

Comment notre action a-t-elle été perçue ?

A la date où nous écrivons cette monographie, nous n'avons pas encore eu la possibilité de communiquer à
l'ensemble des collègues les résultats du travail réalisé cette année : nous craignions cependant l'interrogation
suivante : si pour chaque PFMP (période de formation en milieu professionnel), il est nécessaire de réaliser deux
entretiens, d'établir une grille de suivi des activités puis de retourner évaluer l'élève, comment allons nous
pouvoir nous y prendre avec trente élèves ? Cette question est tout à fait réaliste, car dans notre établissement,
nous n'avons pas de relais tertiaire et ce sont les professeurs qui sont chargés de gérer ces PFMP.

Les tuteurs qui ont participé à notre travail veulent continuer à travailler avec nous, et ils nous prennent
davantage au sérieux parce que nous avons donné du sens à ces stages en entreprise, parce que nous les associons
davantage à la réussite des élèves.

VI EVALUATION DE L'ACTION

Le dispositif que nous avons mis en place ne saurait être évalué indépendamment des résultats que nous en
attendons. Ces résultats ne pourront être connus et analysés que dans les mois, sinon les années à venir. Nous ne
pouvons guère, aujourd’hui, que déterminer a priori certains critères grâce auxquels soit nous pourrons nous
satisfaire de l’efficacité de notre stratégie, soit nous devrons la réviser et l’ajuster aux objectifs que nous
cherchons à atteindre. Parmi ces critères, nous ne citerons ici que les plus importants. Notre démarche pourra être
jugée adaptée, cohérente et valable si :
- nous conservons, avec les entreprises qui ont adhéré à notre projet de partenariat, des rapports durables, fondés
sur le dialogue, la collaboration, le souci de mieux former les stagiaires ;
- nous parvenons à évaluer de façon objective (c’est-à-dire en termes d’acquis professionnels et non d’attitudes
personnelles), avec le concours de nos partenaires tuteurs, le contenu et le déroulement des stages ;
- nous réussissons, dans le cadre du partenariat, à supprimer les stages manqués qui laissent à tout le monde
l’amer sentiment du temps perdu, ou de l’escroquerie, dont les stagiaires font seuls les frais ;
- nos élèves gagnent en lucidité, et perçoivent mieux le pont qui relie les enseignements théoriques et les réalités
pratiques de l’entreprise ; un tel surplus de lucidité devrait d’ailleurs se traduire (et se mesurer) par une
facilitation de la rédaction de l'étude à caractère professionnel_, c’est-à-dire par une aptitude accrue, chez nos
élèves, à saisir et analyser la ligne de cohérence qui conduit du cadre théorique aux applications concrètes…

VII PERSPECTIVES

Nous souhaitons orienter dans plusieurs directions le travail que nous avons réalisé pendant ces deux années :

nous avons l'intention l'an prochain de continuer le travail que nous avons commencé avec les tuteurs et d'y
associer d'autres entreprises : notre objectif à moyen et long terme est de constituer un portefeuille de lieux de
stages avec des tuteurs institutionnels et des tuteurs opérationnels qui connaissent bien notre établissement, le
niveau des diplômes et nos exigences en matière de formation. Nous savons maintenant que ce travail demande
du temps et une véritable formation en direction des tuteurs.

Nous souhaitons orienter notre réflexion autour de l'évaluation conjointe professeur-tuteurs des périodes de
formation en entreprise de nos élèves.

Nous pensons réaliser un catalogue des activités qui sont proposés à nos élèves dans les entreprises et définir des
tâches qui deviendraient des passages obligés en matière de formation en entreprise.

Quant au projet de formation tertiaire, l'objectif initial de notre action, nous savons que des collègues ont travaillé
sur des points particuliers tels que l'accueil des élèves en BEP, la mise en ligne de notre lycée, l'enseignement
individualisé des langues : à la rentrée de septembre, un point sera sûrement fait sur le travail des équipes

VIIl TRANSFERT ET DIFFUSION

1 - la diffusion du projet tertiaire :

Nous pensons qu'il faut, au départ, rester relativement modeste en essayant en fonction de la classe de déterminer
un axe prioritaire de travail. A partir de ces axes, les professeurs doivent trouver un temps pour échanger et le
travail le plus difficile consiste, nous en avons l'expérience, à transmettre l'expérience acquise. Des personnes
relais sont indispensables : coordonnateurs d'équipe en recherche, proviseur ou inspecteur.

2 - La diffusion de notre travail avec les tuteurs :
Nous avons appris avec le travail que nous avons réalisé qu'il faut du temps et de la patience pour nouer avec les
entreprises de liens durables car ces liens reposent, dans le domaine tertiaire, sur la bonne volonté et la
disponibilité des tuteurs à la différence d'autres profession qui sont demandeuses de main d'œuvre à former pour
maintenir un niveau de qualification.
Académie de Paris
Lycée F. Truffaut 28, rue Debelleyme Paris 3ème
Tél. : 01 42 71 22 77
Fax : 01 42 71 16 04

Coordination : Martine Le Hémonet

Zoom : les entretiens avec les Tuteurs




LE CADRE : une situation à améliorer.

         Les Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP), qui font partie intégrante du cursus de nos
élèves de Baccalauréat Professionnel, devraient être le moment clé de l’échange entre le lycée et l’entreprise. A
l’occasion de ces périodes de stage, nos élèves devraient prendre conscience du lien réel qui existe entre les
apprentissages scolaires et les pratiques professionnelles. Les tuteurs devraient, quant à eux, confier aux
stagiaires des activités conformes au niveau d’exigence défini par les référentiels, et collaborer objectivement à
l’évaluation des compétences professionnelles de nos élèves.
         Or, il nous faut reconnaître que le contexte actuel de l’accueil et de l’encadrement de nos élèves dans les
entreprises ne correspond pas, le plus souvent, à ce que nous pouvons en attendre : les PFMP sont peu
formatrices, l’évaluation manque de rigueur…

          Il s’agit donc pour nous, et c’est tout l’enjeu de notre innovation, d’élaborer et d’expérimenter un type
nouveau de relation avec les entreprises susceptibles d’accueillir nos élèves en qualité de stagiaires. Osons le
mot : il nous faut définir et éprouver une stratégie grâce à laquelle nos liens avec les professionnels seraient à la
fois plus serrés, plus continus, plus transparents, et davantage axés sur la professionnalisation de nos élèves.
 Le contact avec le tuteur opérationnel est au cœur de cette stratégie : il nous faut convaincre le professionnel,
chargé sur le terrain d’encadrer le stagiaire, d’adhérer à notre projet de partenariat lycée-entreprise centré sur une
négociation véritable des parcours de formation des élèves en milieu professionnel.

LES PREMIERS pas : valse hésitation.

            Il nous a paru moins aventureux de soumettre, au moins dans un premier temps, notre projet de
partenariat à des tuteurs que nous connaissions déjà, d’une part, et dont nous pouvions d’autre part espérer
l’adhésion. Deux membres de l’équipe d’innovation (un professeur de secrétariat et un professeur de
comptabilité) ont donc pris rendez-vous avec Madame D., assistante d'un expert comptable, partenaire potentielle
naturelle. Madame D., tutrice alors de l'une de nos élèves de Terminale Bac. Pro. comptabilité, a volontiers
accepté de nous rencontrer afin de négocier un parcours de formation pour les six semaines de stage que notre
élève devait encore effectuer.
A partir des grilles nationales des objectifs de formation, la négociation du parcours de notre élève s’engage. La
bonne volonté et la disponibilité de Madame D. ne font aucun doute : elle lit attentivement le document officiel,
malgré son aspect rébarbatif (photocopie recto verso de format A3 aux inscriptions minuscules…). Mais bientôt
une cordiale polémique s’amorce qui nous éloigne de notre objectif. Madame D. conteste les intitulés de la
grille : l'informatique n'est pas, à ses yeux, une compétence mais un outil au service de la comptabilité. Nous
acquiesçons ; et la discussion se poursuit à propos des compétences et des connaissances comptables à mettre en
œuvre… Pendant ce temps, le parcours de formation ne s'établit pas… Après une heure et demie de décryptage
(partiel du reste) de la grille, le parcours de formation de notre élève n’est planifié que pour deux jours à peine !

Pour autant Madame D. n’a pas dénoncé son intention de devenir notre partenaire, comme ses décisions
ultérieures ont pu l’attester. En réponse à notre invitation, et avec l’accord de son supérieur hiérarchique,
Madame D. a accepté de participer au jury final du Bac. Pro. comptabilité. Par ailleurs, Madame D., quelques
semaines plus tard, a consenti non seulement à encadrer un autre élève de notre lycée, mais encore à négocier,
selon un nouveau protocole, le parcours de formation du stagiaire…

RETOUR A LA CASE DEPART.

          Une première conclusion s’est imposée à la suite de ce que nous étions bien obligés de considérer
comme un demi-échec : nous ne devions pas utiliser comme telle la grille officielle, trop peu lisible. En d’autres
termes, il nous est apparu inopportun et risqué de négocier un parcours de formation en termes de compétences,
porte ouverte à d’infinies controverses. Il était plus sage et plus concret de s’entendre, avec le tuteur, sur des
activités à confier au stagiaire.
          Par ailleurs, une réflexion plus globale sur le contenu des entretiens avec les tuteurs devenait nécessaire.
Il est ressorti de cette réflexion une nouvelle stratégie. Considérant que nous ne pouvions pas, dans le cadre d’un
même entretien (sauf à pratiquer sur la personne du tuteur une sorte de prise d’otage de plusieurs heures,
épuisante pour tous !), à la fois argumenter notre proposition de partenariat, et négocier un parcours de
formation, il fallait distinguer deux entretiens.

          Nous devons exposer notre projet de partenariat à un tuteur institutionnel, c’est-à-dire à un responsable
dont la position hiérarchique et les fonctions pourront nous garantir un partenariat avec l’entreprise elle-même.
          L’entretien avec le tuteur institutionnel, secondé par un tuteur opérationnel (un cadre comptable), nous
permettra de nous faire connaître : nous présenterons les caractéristiques de notre lycée, le profil de nos élèves, la
spécificité de la filière professionnelle comptabilité, le contenu des programmes... Dans ce but, l’équipe
d’innovation a fabriqué ou adapté des documents destinés au tuteur institutionnel : une carte de visite du lycée,
un tableau simplifié récapitulant les savoirs fondamentaux nécessaires à l’exercice des métiers d’employé de
comptabilité, et d’assistant de comptabilité… Il nous a paru, en effet, indispensable de laisser à nos partenaires
potentiels une trace écrite de notre entretien sous la forme de fiches lisibles, faciles à consulter.
          En retour, à l’occasion de cet entretien, nous attendons du tuteur institutionnel qu’il nous apporte des
informations précises qui nous serons, extrêmement précieuses pour la mise en place des parcours de formation.
Nous chercherons ainsi à connaître les caractéristiques commerciales et humaines de l’entreprise, la structure du
service comptable, la nature de ses liens avec les autres services, les activités courantes de chaque service,
l’organisation du travail au sein de chaque service…

         Ce premier entretien devrait nous permettre de lever un double obstacle contre lequel la préparation des
stages de nos élèves a, jusqu’à présent, maintes fois buté. En effet, les tuteurs opérationnels sont, le plus souvent,
avares de renseignements précis concernant l’entreprise qui les emploie. Par ailleurs, les mêmes tuteurs
opérationnels, ignorant tout ou partie du contenu des formations théoriques, et des exigences définies par les
textes officiels, éprouvent fréquemment de grandes difficultés à prévoir les tâches qu’ils pourront confier à nos
élèves. Le contact avec un tuteur institutionnel, pourvu qu’il se déroule conformément à nos attentes, et qu’il
débouche sur une adhésion à notre proposition de partenariat, devrait ainsi considérablement faciliter la
négociation des parcours de formation.

Cette négociation proprement dite se fera avec un tuteur opérationnel sinon mandaté, du moins reconnu (et par
suite valorisé) dans sa mission de formateur par un tuteur institutionnel. En préalable à l’entretien, le tuteur
recevra par courrier un calendrier, en forme de tableau, qui récapitule les différentes étapes de son tutorat.
Ainsi inscrit dans une logique explicite et une chronologie détaillée, l’entretien de négociation pourra aller
directement à l’essentiel : le tuteur et le professeur de comptabilité dresseront la liste des activités qui seront
confiées à l’élève durant son stage. Le tuteur, relativement aux dossiers dont il a la charge, et à son calendrier
professionnel, présentera les tâches qu’il pourra proposer au stagiaire ; en collaboration avec le professeur de
comptabilité, le tuteur évaluera la difficulté de ces travaux, et vérifiera, d’une part, qu’ils sont bien conformes
aux exigences officielles, et d’autre part, qu’ils permettront à l’élève d’acquérir de véritables compétences
professionnelles.
Un compte rendu de l’entretien de négociation, ayant valeur réelle de document pour mémoire, et valeur
symbolique d’engagement bilatéral à respecter, sera adressé au tuteur opérationnel, ainsi qu’au tuteur
institutionnel, par l’équipe d’innovation…

LES PREMIERS RESULTATS : PLUTOT ENCOURAGEANTS.

         La préparation de nos entretiens avec les tuteurs présente l’avantage de nous permettre de rendre notre
discours plus convaincant, et nos objectifs plus clairs, ce qui n’est pas pour déplaire aux professionnels que nous
rencontrons, lesquels, souvent, malgré leur souhait sincère de nous satisfaire, éprouvent des difficultés à
construire pour nos élèves de véritables parcours de formation, parce que le temps de la réflexion leur manque,
mais encore parce qu’ils ne comprennent pas toujours ce que nous attendons d’eux.

Nous avons eu très vite la possibilité de vérifier l’efficacité de notre nouvelle stratégie. En effet, le second
entretien avec la même Madame D. nous a apporté entière satisfaction. Les divers documents que nous avons fait
parvenir à Madame D., en préalable à l’entretien, lui ont permis, non seulement, de parfaitement saisir notre
attente, mais encore de sélectionner à l’avance une série d’activités qu’elle pourrait proposer au nouveau stagiaire
qu’elle se préparait à encadrer. L’entretien, mené par un membre de notre équipe (un professeur de comptabilité),
a ainsi pu être aussi bref que concluant : un parcours de formation conforme à nos objectifs a été négocié en un
temps record et à la satisfaction de tous.

Par ailleurs, nous avons pu tester le bien fondé d’un entretien préparatoire. Deux autres membres de l’équipe
d’innovation (un professeur de lettres et un professeur de secrétariat) sont allés présenter notre projet de
partenariat au Responsable du Service Social de la RATP, secondé pour l’occasion par un chef comptable. Nous
avons présenté le lycée, les formations qu’il propose, les élèves qu’il accueille, exposé les grandes lignes de notre
projet, et confié à nos interlocuteurs notre carte de visite... Les deux tuteurs potentiels se sont accordés à trouver
notre proposition très intéressante ; ils ont manifesté le souhait de participer à ce type de partenariat, et même
d’assister à un jury d’examen en qualité de professionnels…
Au terme de cet échange fructueux, nous avons la certitude d’avoir préparé efficacement le terrain d’une
prochaine négociation de parcours de formation pour l’un de nos élèves...

BILAN (provisoire).

Nous pouvons tirer plusieurs enseignements de ces multiples contacts avec les professionnels. D’une part, nous
avons eu confirmation de l’excellente disposition des professionnels qui, majoritairement, sont favorables à une
meilleure préparation des stages. Ils sont soucieux de suivre plus longtemps et plus efficacement les stagiaires ;
ils jugent de leur devoir et de leur compétence d’aider les lycéens, qu’ils regardent comme de futurs salariés, à
mettre en adéquation leurs connaissances théoriques et les réalités de l’entreprise… D’autre part, il nous est
apparu que la personnalité du tuteur, le niveau du stagiaire, la structure de l’entreprise sont des composantes
aussi variables que centrales dans la négociation des parcours de formation. Les entretiens, dont l’un des
principaux enjeux est de favoriser une meilleure connaissance réciproque des partenaires impliqués, devraient
alors nous permettre de réduire au minimum les “ mauvaises alliances ” et les stages gâchés.
IX DOCUMENTS

ANNEXE 1   Le premier entretien avec le tuteur

ANNEXE 2   Notre carte de visite

ANNEXE 3   Nos objectifs

ANNEXE 4   Savoirs en action du métier d'employé administratif et d'assistant de comptabilité

ANNEXE 5   Grille de suivi et d'évaluation des activités négociées

ANNEXE 6   Tableau de bord

ANNEXE 7   Compte rendu de l'enquête effectuée par Madame Bouvier auprès des tuteurs
ANNEXE 1

le premier entretien avec le tuteur
Document de Travail

Objectif : convaincre le tuteur potentiel qu’il peut tirer avantage (pour lui-même ou pour son entreprise) de
l’adhésion à notre projet de partenariat.

cadre :
* le bon interlocuteur :
- un(e) professionnel(le) ayant déjà connu l’expérience du tutorat
- un(e) professionnel(le) ayant le goût ou la vocation du tutorat

* le bon moment :
- celui de la plus grande disponibilité possible des interlocuteurs (en dehors des périodes de surcharge de travail
et de préoccupations)

* le bon ton
- celui du dialogue convivial

contenu :
- bilan, par le professionnel, de ses éventuelles expériences du tutorat (durée, type de stagiaire, attentes,
satisfactions, frustrations...)
- informations générales :
          . portrait de l’élève type de Lycée Professionnel
          . description des métiers de la comptabilité
          . description de l’alternance lycée / milieu professionnel
- justification du partenariat :
          . intérêt pour le Stagiaire (meilleur encadrement ; activités confiées en rapport avec sa formation
théorique...)
          . intérêt pour le Tuteur professionnel (accueil et accompagnement d’un(e) jeune ; transmission de la
“ culture d’entreprise ” ; ouverture à d’autres méthodes, outils...)
          . intérêt pour le(s) Tuteur(s) pédagogique(s) (dialogue privilégié avec un interlocuteur ; cadre
d’évaluation du Stagiaire fiable ; possibilité de mesurer l’évolution concrète des métiers de la comptabilité...)
- description du partenariat (procédure, calendrier, contraintes...)
ANNEXE 2

VILLE DE PARIS
LYCÉE D'ENSEIGNEMENT TECHNOLOGIQUE
François Truffaut
Cycle pour Déficients Auditifs
28 rue Debelleyme - 75003 PARIS
Tel : 01.42.71.22. 77
Fax : 01.42.71.16. 04




Sections Entendants et Déficients Auditifs,


Spécialités préparées :
BEP "Métiers de la Comptabilité" en deux ans
BAC Professionnel "Comptabilité" en deux ans
BAC STT en quatre ans pour les élèves DA


Nos attentes

Construire des parcours de formation en partenariat avec votre entreprise :

- pour rendre plus efficace la formation de nos élèves grâce aux savoir-faire acquis dans vos services.

- pour rechercher l'adéquation entre le programme du Bac Pro Compta et la formation dispensée dans votre
entreprise.



Donc, faire de votre entreprise notre Partenaire Privilégié.
ANNEXE 3


VILLE DE PARIS
LYCEE D’ENSEIGNEMENT
TECHNOLOGIQUE
FRANÇOIS TRUFFAUT

Cycle pour déficients auditifs
_

28 rue Debelleyme - 75003 PARIS
( : 01.42.71.22.77
Fax : 01.42.71.16.04

__




_ INCORPORER MS_ClipArt_Gallery ___


PROFESSIONS
RELEVANT
DU METIER
DE LA
COMPTABILITE




_
NOS OBJECTIFS :

Pour nos élèves de BEP

Elèves effectuant un stage de 4 semaines au terme de la 1ère année de BEP en mai-juin
Il s'agit d'une première prise de contact avec l'entreprise.
L'élève peut donc aller dans plusieurs services y compris dans des services commerciaux ou à la production.
Il serait souhaitable cependant que le stagiaire puisse réaliser quelques travaux administratifs avec l'aide de son
tuteur afin de se familiariser avec le fonctionnement de l'économie d'entreprise.

Pour nos élèves de Bac Professionnel

Elèves effectuant 16 semaines de stages réparties sur les 2 années de la formation :
    4 semaines au mois de janvier au cours de la 1ère année
    6 semaines en mai-juin en fin de 1ère année
    6 semaines en novembre-décembre la 2ème année
Nos élèves doivent au cours de ces 16 semaines de formation se familiariser avec les compétences
professionnelles en étroite relation avec l'axe central que constituent les opérations comptables.
Remarque : Les savoirs que nos élèves mettent en action lors des travaux qui leur ont été confiés donneront lieu à
une évaluation qui sera prise en compte dans l'examen final.
__ANNEXE 4 _
Savoirs en action du métier d'employé administratif et d'assistant de comptabilité
Employé administratif
(niveau bep)_Assistant de comptabilite
(niveau bac pro)__RELATIONS AVEC LES CLIENTS ET LES FOURNISSEURS __Réceptionner (au
téléphone le plus souvent) les demandes des clients ou autres interlocuteurs_Appliquer une procédure particulière
visant à donner satisfaction à un client (ex : interrompre la procédure de relance)__Apprécier les possibilités de
satisfaire les attentes d'un client (ex : en fonction des offres disponibles de substitution face à une rupture du
stock)._Apprécier l'incidence possible d'une erreur de montant ou d'une imprécision sur l'image donnée de
l'entreprise aux clients, fournisseurs et autres interlocuteurs__Rassembler tous les éléments qui entrent dans le
calcul d'une facture, d'un prix_Régler les fournisseurs dans le respect des engagements pris__Connaître les
modes de calcul applicables à chaque situation (ex : déduction d'acomptes déjà versés, régularisation
tarifaire)___Repérer sur un listing les clients sensibles (échéances prioritaires et montants élevés)___Recueillir
patiemment les réclamations des clients en cas de retard ou d'anomalie___SUIVI DE TRESORERIE__Tenir une
caisse et prendre les précautions nécessaires (relever l'identité des clients qui règlent par chèque)_Apprécier la
capacité financière immédiate d'une entreprise (calcul de la trésorerie) et son évolution prévisible à très court
terme, compte tenu des dettes et des encaissements à prévoir__Effectuer un comparatif entre les états enregistrés
(factures) et les encaissements effectués (chèque, carte bleue ou liquidités)
Totaliser les dépenses enregistrées dans le journal d'achats et le rapprocher du différentiel de caisse_Centraliser
les données relatives au suivi budgétaire des dépenses des différents services, relever les évolutions et signaler les
écarts importants__RELATIONS AVEC LE PERSONNEL__Compter, à partir d'un listing, le nombre de cas de
chaque type (ex : nombre d'individus travaillant à temps partiel ou à temps plein)_Collecter l'ensemble des
éléments utiles à la réalisation d'un bulletin de salaire et vérifier leur exhaustivité__Appliquer les règles de calcul
ou d'identification des droits aux primes (ex : droits aux heures supplémentaires, aux indemnités spécifiques de
nuit ou de jours fériés…)_Comparer plusieurs informations de sources différentes et recalculer certains éléments
(ex : le nombre de jours de congés pris selon la période indiquée) avant la saisie__Remplir un document
spécifique (ex : attestation de salaire) à partir d'éléments figurant dans un dossier informatique ou non_Appliquer
les règles du droit social et conventionnel sur les rémunérations et indemnités dues à chaque salarié__Tenir à jour
des échéanciers de fins de contrats et de fins de périodes d'essai et prévenir au bon moment les personnes
concernées_Appliquer les règles légales et conventionnelles de calcul des montants dus aux salariés__
ANNEXE 4 (suite)
Employé administratif
(niveau bep)_Assistant de comptabilite
(niveau bac pro)__ORGANISATION-GESTION
__Coordonner les étapes de son activité de facturation avec les activités de collègues du service commandes,
réception_Cerner l'importance du respect de certaines échéances qui s'accompagnent de menaces de pénalités
(versements au Trésor Public, à l'URSSAF…)__Classer régulièrement toute pièce nouvelle dans les dossiers et
archiver les dossiers traités ou factures réglées_Saisir l'urgence pour la société de percevoir ses règlements
(recouvrement des créances)__Conserver systématiquement une copie des pièces enregistrées dans les dossiers et
les classer selon une logique constante_Adapter une méthode et une régularité dans le travail__Combiner
quotidiennement des activités ponctuelles(réponses aux demandes et aux réclamations) avec des activités
régulières (enregistrement des factures, classement…)
Prévoir approximativement sa charge de travail_Se créer une base documentaire actualisée, à partir des notes de
service qui lui sont transmises ou des éléments dont il prend con-naisance (ex : règles d'indemnisation en cas de
maladie, taux de charges applicables et barèmes…)__Identifier le caractère prioritaire ou non d'une tâche ou
d'une demande d'un collègue_Evaluer approximativement le temps de travail passé sur chaque
dossier__Interrompre et reprendre un travail en cours en cas de nécessité_Interrompre et reprendre un travail en
cours__Se concentrer sur des données chiffrées dans un environnement mouvementé (lieu de passage)_Tenir
compte de l'aide possible de collègues non comptables dans certaines travaux (secrétariat, rédaction de chèques
destinés aux fournisseurs…)__Planifier des rendez-vous en fonction des horaires proposés et convoquer les
personnes selon leurs disponibilités___Prendre des précautions (ex: noter sur papier certains éléments saisis sur
ordinateur)___Evaluer l'activité prévisible selon la période___RELATIONS AVEC L'ADMINISTRATION
FISCALE
___Remplir les déclarations officielles (TVA, taxe d'apprentissage, taxe professionnelle…)___Mémoriser le type
d'informations que peuvent fournir les organismes administratifs (centre des impôts…) et les interlocuteurs à
contacter__
ANNEXE 4 (suite)
Employé administratif
(niveau bep)_Assistant de comptabilite
(niveau bac pro)__COMPTABILITE GENERALE
___Mesurer le degré de complexité d'une situation en fonction de ses connaissances comptables, et apprécier les
risques d'erreurs___Appliquer les règles de la comptabilité dans la passation des enregistrements comptable et
l'établissement des différentes pièces
___Reconnaître et garder à l'esprit les caractéristiques particulières des entreprises clients (taille, activité,
statut…)___S'habituer à l'identification des comptes d'affectation propres à l'activité d'une entreprise___Vérifier
systématiquement les enregistrements comptables (contrôle d'imputations, pointage des comptes…) et en mesurer
l'importance en fonction des répercussions possibles en cas d'erreur___Contrôler l'exactitude des écritures
d'achats, effectuées par une autre personne, avant leur prise en compte dans des traitements
comptables___Clôturer les comptes d'un client ou de son entreprise selon la périodicité déterminée et faire des
premiers commentaires (par grandes masses)__

Source : Evolution des métiers du Tertiaire administratif et rénovation de la filière professionnelle de formation.
                        De O. Liaroutzos et S.A Mériot du CEREQ – Edition FOUCHER – Collection
parcours pédagogiques
ANNEXE 5 _

SUIVI ET éVALUATION DES ACTIVITéS NéGOCIées

Nom du stagiaire :                                     élève en 1PREN Comptabilité
       2PFMP : du 17/05/1999 au 25/06/1999

_Dossier traité___évaluation_Attitudes du stagiaire__Durée
prévue_Nature
du dossier_Organisation
comptable_Tâches à
réaliser_Compétences
professionnelles_de la réalisation_Auto-
nomie_Remarques diverses (initiative, implication,_______TB_B_M_I_TI_oui_non_curiosité, difficultés, ...)__




3 jours




_

Conseil
(Entreprise individuelle)_
2 journaux de banque
 dans lesquels sont enregistrées les recettes et les charges

1 journal OD _Dossier à suivre sur 3 mois . Ce dossier est classé mais est à ventiler par journal.
classer les documents
effectuer la pré-imputation sur le document
contrôler le compte banque
saisir les opérations sur le logiciel dans les brouillards correspondants.
_Gérer les dossiers
Préparer, constituer, organiser, mettre à jour des dossiers
Comptabiliser les opérations de trésorerie
Imputer et comptabiliser les opérations de trésorerie
Contrôler les comptes de trésorerie
Gérer son poste de travail informatique
Diagnostiquer et traiter un disfonctionnement
Veiller à la conservation des données_

ANNEXE 6 _


_ INCORPORER Word.Picture.8 ___
ANNEXE 7

Nadine BOUVIER
IEN Economie-Gestion
Académie de PARIS


ENQUETE 1999 AUPRES DES TUTEURS PROFESSIONNELS


          Cette enquête a été effectuée auprès de 5 tuteurs professionnels représentatifs des entreprises du secteur
tertiaire où nos élèves de BAC PRO Comptabilité effectuent les P.F.M.P. à savoir :deux cabinets d’expertise
comptable, deux PME, une administration.

      Elle a été réalisée par moi-même, les questions ont été élaborées avec la collaboration de Martine LE
HEMONET, PLP2 de comptabilité, professeur coordinateur du volet projet tertiaire du lycée François
TRUFFAUT 28, rue Debelleyme 75003 PARIS.

         Les réponses aux questions, permettront de mieux appréhender le contexte de déroulement des PFMP
afin d’élaborer avec plus de justesse le volet tertiaire du projet d'établissement. Le thème de celui-ci étant “ la
professionnalisation de l’enseignement : l’entreprise est un lieu de formation et d’évaluation, il devient nécessaire
que les conditions de la formation et celles de l’évaluation soient explicitées, négociées et respectées. ”

         Les questions choisies étant particulières, il est apparu qu’il était plus facile à un inspecteur de les poser
plutôt qu’à un professeur trop impliqué du fait de la présence des élèves dans les entreprises.

         Les tuteurs qui m’ont répondu étaient les tuteurs opérationnels (ayant en charge l’élève directement).
Dans les très petites structures, le tuteur opérationnel est confondu avec le tuteur institutionnel.

         Ce travail particulier d’élaboration du projet volet tertiaire fait partie du dispositif académique
valorisation.des innovations

         Pour effectuer cette enquête, j’ai pris rendez-vous par téléphone auprès de l’interlocuteur en lui
précisant l’objet de la visite et la durée (entre une heure et une heure trente). J’ai posé les questions oralement et
pris des notes. L’accueil a toujours été de bonne qualité et les interlocuteurs disponibles et à l’écoute.



SYNTHESE DE L’ENQUETE 1999 REALISEE AUPRES DES TUTEURS PROFESSIONNELS EN
ENTREPRISE – BAC PRO Comptabilité -



         1°Pourquoi choisissez-vous des élèves de bac professionnel plutôt que des étudiants de niveau
supérieur ?

         Il s’agit rarement d’un véritable choix. Les premiers demandeurs sont pris et le quota atteint. En ce qui
concerne le choix pour les petits cabinets d’expertise, les élèves de bac pro ont des connaissances de base plus
solides en comptabilité, connaissent la manipulation de logiciels spécifiques et sont opérationnels plus
rapidement pour rendre service à l’entreprise. Les liens créés avec les enseignants ou l’école sont aussi des
facteurs déterminant le choix.

         2° Etes-vous favorables au contact avec les stagiaires ? à la possibilité de leur transmettre un savoir ?
         Trois sur cinq indiquent qu’ils n’ont pas besoin de stagiaires mais en emploient pour rendre service, ils
ont eux-mêmes été stagiaires à certaines époques de leur vie professionnelle et estiment que c’est dans l’ordre des
choses. Les deux autres sont engagés dans leur vie privée (conseil municipal, associations, ont des enfants
étudiants ayant besoin de stages etc…) et se sentent investis d’une mission.

3° Si vous quittiez l’entreprise (avec emploi similaire dans une autre), garderiez-vous des liens avec l’Ecole ?
         Pas nécessairement. Un seul déclare souhaiter conserver des liens avec les enseignants et continuer à
apporter son concours.

          4° Votre direction est-elle au courant de votre action auprès de stagiaire ? Y a-t-il une politique
d’accueil et de formation des jeunes dans l’entreprise ? Si oui avez-vous été désigné par la Direction ?
                   Dans les petites structures, tel que les cabinets comptables, le tuteur institutionnel et
opérationnel est le même. Il choisit et offre un accueil familial aux stagiaires. Dans les entreprises, le choix
d’avoir un stagiaire dans le service et de le “ parrainer ” (les tuteurs ne disent pas “ former ”), est une proposition
du Directeur des Ressources Humaines. Ceci ne signifie pas un réel suivi du jeune ni un accueil particulier. La
qualité du stage sera fonction de la disponibilité du tuteur opérationnel et des relations établies entre le tuteur et
le stagiaire.

5°Connaissez-vous les différents niveaux de diplômes préparés par les stagiaires ? Les contenus ? Avez-vous eu
des informations, par qui, comment… ?

          Tous se réfèrent à leurs propres études. Ils ne comprennent pas vraiment les nuances entre les différentes
formations. Ils arrivent à repérer les différences de niveau à cause des demandes particulières des stagiaires pour
leurs travaux personnels.
          Aucun ne connaît le référentiel. Deux sur cinq déclarent avoir effectivement reçu une information de la
part de l’établissement concernant des objectifs de formation. Il semble que la formation soit organisée autour
des besoins de l’entreprise et des capacités du stagiaire.

         7° Avez-vous la visite des professeurs, que pensez-vous de cette échange ?

          Tous ont indiqué qu’ils n’étaient fructueux que lorsqu’il s’agissait du professeur de la spécialité
comptabilité avec qui ils pouvaient avoir un échange professionnel sur les capacités des travaux réalisés par
l’élève. Ils sont agacés et ont une mauvaise opinion de l’institution scolaire lorsque la visite est faite à la
“ va-vite ” par un professeur de gymnastique par exemple qui manifestement accompli un devoir sans rien
comprendre à l’enjeu. La visite dure en moyenne 30 minutes, la présence du stagiaire est variable. Souvent il n’y
a pas de visite du tout et parfois un simple coup de téléphone.

        Il semble toutefois que les jeunes de bac professionnel aient un suivi plus fréquent. Il est cependant
étonnant de ne pas encore ressentir auprès des tuteurs opérationnels les effets du contrôle en cours de formation
du bac pro comptable (peut-être faut-il un peu plus de recul dans le temps)
        Il paraît indispensable de structurer et de cadrer de manière plus formelle la visite d’entreprise.

          7°Souhaitez-vous rencontrer les professeurs du stagiaire avant le stage afin de négocier la formation ? Si
oui , en avez-vous le temps ?

        Trois sur cinq ont répondu négativement car ils n’ont pas le temps. Deux seraient intéressés afin de
mieux connaître le contenu des formations et de s’adapter et découvrir une nouvelle approche du savoir.
Cependant il ne faudrait pas que cela prenne trop de temps.

         8° Est-il souhaitable que la période de formation soit plus longue : 8 semaines ?

         Tous pensent que la durée est satisfaisante.

        9° Souhaitez-vous participer davantage à la formation des élèves : en étant membre d’un jury , en
présentant votre métier dans l’enceinte d’un lycée, en acceptant de déléguer au lycée une tâche qui serait mis en
œuvre en classe par des élèves… ?

         Trois ont répondu favorablement à une collaboration plus étroite dans le dispositif de formation des
jeunes à condition que cela n’excède pas la mobilisation de plus d’une demi-journée par an et en particulier pour
exposer leur métier dans l’enceinte d’un établissement scolaire. Deux ont dit qu’ils n’avaient pas le temps.

         10° Quels sont les principaux critères pour accepter ou refuser un stagiaire ?
         L’ordre d’arrivée des demandes de stage, confiance en l’établissement scolaire (on connaît déjà les
professeurs qui les proposent). Le futur stagiaire, dans les petites structures est amené à se présenter. Il est
nécessaire qu’il ait une tenue de ville correcte et une bonne expression orale. Il n’y a pas de discrimination
d’ordre racial ou autre.

         Les difficultés relationnelles avec certains stagiaires qui ont pu mener à une interruption du stage sont
rares. Deux cas en plusieurs années pour l’un d’entre eux. Les motifs sont : retards, absences, insolence (il est à
noter que les motifs ne sont pas en relation avec les travaux proposés).

         11° Quelles différences faites-vous entre un stagiaire et un apprenti ?

Trois entreprises sur cinq ont des apprentis et des stagiaires.

L’apprenti travaille dans la durée, il fait partie de l’entreprise tout en étant “ de passage ”, cependant il peut être
impliqué plus fortement et avoir la “ culture ” du métier. L’écueil est que l’on oublie qu’il est en formation. Les
enseignants de CFA viennent rarement visiter les apprentis.

         Le stagiaire découvre, effectue des tâches simples mais utiles. Son passage dans l’entreprise est plus
utile pour lui (par rapport à sa formation globale du métier) que pour l’entreprise.

         Il semble que les deux voies de formation soient complémentaires et ne se concurrencent pas au sein de
l’entreprise.

								
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