Cours de traduction de textes m�dicaux

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6/7/2012
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							Cours de traduction de textes médicaux
              Niveau 6
La médecine
Le médecin (le praticien) soigne les malades (les patients) L’activité du médecin
se répartit en quatre domaines : prévenir les affections, ausculter le malade,
diagnostiquer le mal dont il souffre et lui prescrire les soins appropriés.

La prévention :
Dépistage. Recherche systématique dans la population des signes avant-coureurs
d’une épidémie afin d’empêcher son développement.
Vaccination. Injection (inoculation) d’un virus affaibli, le vaccin, afin de
permettre à l’organisme de développer des anticorps qui lutteront contre ce virus.
Rappel. Renouvellement d’une vaccination afin d’assurer le maintien des
anticorps.

Les activités du médecin :
Ausculter : examiner, palper le malade pour déterminer le mal dont il souffre.
Diagnostiquer : identifier la maladie en interprétant les signes organiques
visibles (les symptômes)
Prescrire : établir une ordonnance des remèdes à prendre et des modalités de
prise (la posologie)

Le professions paramédicales :
Aide soignant – Ambulancier – Assistante d’odontologie et de stomatologie –
Diététicien – Ergothérapeute – Infirmier – Infirmier aide-anesthésiste – Infirmier
de salle d’opération – Laborantin – Masseur kinésithérapeute – Opticien lunetier
– Orthophoniste – Orthoptiste – Prothésiste dentaire.

Médecine : généralités : aide médicale gratuite – assistance – cabinet – caducée
– cure – cure thermale – déontologie
Guérir – guérisseur – hôpital – hospitalier – médecin des hôpitaux – institut
médico-légal – morgue – étudiant en médecine – carabin – toubib (fam.) – doc.
(populaire) – médicament.
Ordre des médecins – confrère – Organisation mondiale de la santé – remède –
secret professionnel - Sécurité sociale – tiers payant
Thérapeutique – thérapeute – traitement – médecin traitant

Divisions de la médecine : Allergologie – anatomie – biologie – microbiologie –
chirurgie – diététique – endocrinologie – hématologie – homéopathie – hygiène –
nosographie – orthopédie – orthophonie – ostéologie – parasitologie – pathologie
– physiologie – pneumologie – prophylaxie – séméiologie – symptomatologie –
tératologie – traumatologie – urologie

Catégorie de médecins : accoucheur – cardiologue – dermatologue – chirurgien
– clinicien - médecin de campagne / de famille / de garde / généraliste / légiste /
militaire / hospitalier / de quartier
gastro-entérologue - gériatre - gynécologue – neurologue – oculiste –
ophtalmologiste – oto-rhino-laryngologiste (ORL) – pédiatre – phtisiologue –
praticien – omnipraticien – psychanalyste – psychiatre – radiologue –
rhumatologue – spécialiste – stomatologiste – urologue

Activités : médicales : analyse - analyse toxicologique… - asepsie – antisepsie –
ausculter – auscultation – autopsier – autopsie – diagnostiquer – diagnostic –
consultation – médecin consultant – endoscopie – examen histologique /
radiologique – biopsie – exploration – électrocardiogramme – radiographie –
honoraires – injection – mensuration – mesurer la tension – ordonnance –
palpation – panser – pansement – percussion – piqûre – prendre le pouls / la
tension – prescrire – prescription – purgation – saignée – lancette – radioscopie –
soins – thérapie – hydrothérapie – vacciner – vaccination –
Bistouri – marteau à réflexe – seringue – spéculum – stéthoscope – trocart –
trousse
Auxiliaires médicaux : acupuncteur - acupuncture – ignipuncture – anesthésiste
– aide-soignante – assistante sociale – brancardier – garde-malade – infirmier,
ère – kinésithérapeute – masseur – pédicure – pharmacien – rebouteux – sage-
femme – secouriste.

Chirurgie :
Apprenti chirurgien – mauvais chirurgien : boucher, charcutier (pop.) –
chirurgien-dentiste – chirurgie esthétique – médecine vétérinaire – chirurgien-
accoucheur – dermatologue – oculiste – rebouteux.

Opération de chirurgie : Intervention chirurgicale – opération – commotion –
opérer à chaud, à froid, à cœur ouvert Anesthésie générale/locale – chloroforme
– endormir – insensibiliser – nettoyer la plaie – stériliser Couper – section –
débrider – disséquer – inciser – réséquer - Amputer – amputation – diérèse –
exérèse – énucléer – retrancher – ablation – aphérèse – énucléation – exciser –
excision – extirper – extirpation – extraire – extraction – éradication - aviver –
avivement – cureter – curetage – évider – évidement – paracentèse – ponction –
scarification – transfusion – racler – raclage - bander – bande – cathétériser –
cathétérisme – cautériser – cautérisation – injecter – injection – insuffler –
insufflation – panser – pansement – recoudre – couture – ligature – point de
suture – sonder – sonde – tamponner – tamponnement – compresse – mèche -
greffer – greffe – anaplastie – autoplastie – hétéroplastie – prothèse

Opérations localisées : Accouchement – césarienne – appendicectomie –
artériotomie – bronchotomie – circoncision – céphalotomie – cystomie –
embryotomie – gastronomie – cholécystectomie – glossotomie - kératectomie –
kératotomie – laparotomie- laryngotomie – lithotomie – lithotritie – névrotomie
– ophtalmotomie – ostéotomie – ovariotomie – phlébotomie – pneumothorax –
rhinoplastie – tarsectomie – taxis – thoracentèse – thoracoplastie – trachéotomie-
trépanation – uranoplastie
Classification des maladies : Maladies dues aux agents physiques : chaleur,
brûlure, électricité, froid, gelure, radiations. Maladie aiguë ou chronique ;
allergie ; bénigne ou grave ; contagieuse, contagion, contamination ;
dyscrasique ; épidémique, épidémie ; évolutive ; héréditaire ; idiopathique ;
imaginaire, simulation ; incurable, inguérissable ; infectieuse, infection, microbe,
agent pathogène ; insidieuse ; locale ou générale ; mentale ; mortelle ;
parasitaire ; pernicieuse ; somatique ; toxique, intoxication, poisons minéraux ou
organiques ; virale.

Principales maladies :

algie, -émie, -ite, -manie, -pathie, -urèse, -urie
La paranoïa

Le délire paranoïaque va s'installer progressivement vers 35-45 ans chez un sujet
ayant une personnalité paranoïaque.
La personnalité paranoïaque est un trouble de la personnalité répandu, plus
fréquente chez l'homme et dans les couches sociales favorisées; Tous les sujets au
caractère paranoïaque ne feront pas un délire, loin s'en faut.
Cette personnalité est caractérisée par une surestimation de soi, un orgueil
anormalement développé, une grande difficulté à remettre en cause ses jugements
ou son raisonnement, une absence d'autocritique, un autoritarisme, une grande
susceptibilité associée à une méfiance avec parfois agressivité.
Les délires paranoïaques :
Il s'agit de délire très argumenté, très solide, très convaincant mais avec une base
de raisonnement fausse qu'il est inutile de mettre en doute.
Par exemple c'est le cas de certains gourous qui mettent sur pied des sectes ou des
pseudo-religions, dont la base repose sur leur propre origine mystique, leurs
propres dons ou qualités, faux et autoproclamés.
Le paranoïaque étant en général très convaincant, il arrive parfois à enrôler des
personnes fragiles (voire troubles de la personnalité)
Le mode de pensée paralogique du paranoïaque (conclusion erronée ou fausses à
partir d'un fait réel) concourt aussi à ces « succès ».
Dans le délire, on retrouvera tous les caractères de la personnalité paranoïaque
mais exacerbés avec souvent une froideur affective, un besoin de dépendance de
l'autre envers lui, un entêtement irraisonné, des attitudes asociales et
procédurières.
Les thèmes des délires sont variés. :
les délires de revendication

Ils concernent les voisins, la famille, etc..
Il va multiplier les procédures contre ses entrepreneurs, médecins, employeurs.
Dans la sinistrose : après un accident, il va réclamer une pension d'invalidité ou
une augmentation de la rente. il va persécuter la sécurité sociale, les experts,
l'éventuel responsable de l'accident, les avocats, les médecins...
le délire de jalousie
Chaque regard, parole, retard du conjoint sera interprété comme un acte
d'infidélité.
le délire érotomaniaque
Touche plus souvent la femme. Elle se croit, à tort, aimer par un tiers (souvent
d'un rang social élevé). Le point de départ peut être un regard, une parole, etc....
mal interprété. Ensuite le délire va s'organiser. Elle aura l'illusion d'être courtisée
ou d'avoir des rapports à distance par exemple.
Ce délire comporte souvent 3 étapes : une phase d'espoir souvent longue puis une
phase de dépit suivie d'une phase de rancune pouvant aller jusqu'au meurtre.
Le délire de persécution
Le malade est persuadé qu'un complot est dirigé contre lui. Toute parole ou acte
extérieur sera interprété en fonction de ce délire. Cela peut mener à des actes
médico-légaux.
D'autres délires organisés auront pour thème la politique, la religion, la justice. Le
tout au sens large.
Le traitement :
Il est difficile en dehors d'un placement en milieu psychiatrique lorsque le malade
devient dangereux.
En effet, le paranoïaque refuse tout traitement car il ne sent pas malade mais, au
mieux, seulement incompris.
Seuls les neuroleptiques sont efficaces, couplés à une psychothérapie.




La schizophrénie

C'est une maladie psychiatrique entrant dans le cadre des psychoses. La racine
grecque « schizo » veut dire « couper en deux », cela laisse deviner la gravité du
trouble.
Sur la vie entière, elle touche 1% de la population toutes races et cultures
confondues.
La schizophrénie est une maladie mentale associant hallucinations, délire,
désorganisation de la pensée et du comportement, évoluant depuis plus de 6 mois
et retentissant sur la vie familiale, professionnelle et personnel du malade. Et ce
en dehors de toute prise de drogue.
Elle débute entre 15 et 30 ans.
La schizophrénie peut revêtir de nombreux aspects et une certaine confusion a
régné dans les classifications. Actuellement, on distingue un type 1 avec
prédominance de signes dit positifs et un type 2 où prédominent des signes
négatifs :
Les signes positifs : idées délirantes, hallucinations, obscurcissement de la
conscience de soi
Les signes négatifs : apathie, diminution de l'affect, dépression, retrait social
Le type 1 réagit mieux au traitement neuroleptique.
Les signes positifs :
Les hallucinations : le malade va interpréter de façon erronée les stimulations de
l'extérieur, il va voir des choses ou ressentir des choses sur ou dans son corps qui
n'existent pas. Dans les hallucinations auditives, les plus fréquentes, il va entendre
une ou des voix venant de l'extérieur ou de lui-même. Ces voix peuvent être
normales, agressives (d'où peur du malade) ou autoritaires ; dans ce dernier cas, il
peut être poussé à obéir et à commettre des actes répréhensibles, d'autant que les
idées délirantes aggravent le problème (par exemple : meurtre d'un grand-parent,
réincarnation du diable)


Les idées délirantes : ce sont des idées bizarres, inébranlables malgré leur
caractère irrationnel. Elles sont souvent à type de persécution : le malade se sent
espionné en permanence, ses gestes sont filmés, ses paroles enregistrées ou
diffusées à la radio ou à la télé, ou encore, tout visiteur est soupçonné de vouloir
le voler ou de lui vouloir du mal, toute parole ou action sera interprétée de façon
erronée, etc..
Essayer de raisonner le malade est peine perdue.
Les troubles de la pensée : ils se traduisent par une difficulté à traiter l'information
et à organiser les pensées. Par exemple : arrêt au cours d'une phrase, et poursuite
d'une autre idée. Au maximum le discours sera illogique, décousu, inadapté à la
situation. De même pour les mimiques et réactions : rire en parlant de mort par
exemple.
L'obscurcissement de la conscience de soi : le malade a du mal à s'identifier, il va
passer des heures devant un miroir. Il peut ne pas avoir l'impression d'exister,
d'avoir un corps dissocié de sa personne. Il y a une dislocation de la conscience de
soi.
Les signes négatifs :
L'apathie : rien ne motive le malade, il se sent inutile et rien n'a d'intérêt. Difficile
parfois à différencier de la paresse
La diminution de l'affectivité apparente : c'est un comportement autistique. Le
visage est figé. Le malade indifférent. L'entourage a l'impression que le malade ne
ressent plus aucune émotion. C'est en fait complètement faux, si les mimiques ont
disparu, à l'intérieur de lui-même il peut être hypersensible.
La dépression : fait-elle partie de la maladie ou en est-elle la conséquence ? Elle
peut aller jusqu'au suicide.
Le retrait social : peut être le résultat de différents facteurs : la dépression, la peur
du monde extérieur, l'envahissement des pensées par le délire et les
hallucinations.




La maladie peut démarrer soit brutalement (bouffées délirantes) soit s'étaler sur
plusieurs mois. La rémission est possible, surtout dans les deux premières années,
l'amélioration est fréquente après 40 ans.
Plus la maladie est traitée tôt, meilleur semble être le pronostic. Il faut cependant
éviter de traiter comme schizophrène une dépression de l'adolescent d'où la
nécessité d'avis spécialisés.
Les signes qui peuvent alerter ET s'ils existent à plusieurs (car pris
indépendamment les uns des autres ils sont fréquents chez l'adolescent) :
Confusion entre le jour et la nuit.
Repli sur soi, isolement, indifférence.
passion récente et inhabituelle à l'égard de la religion, des sciences occultes, de la
magie, des sectes...
Perte du rendement scolaire ou professionnel.
Rupture affective avec les amis.
Agressivité, méfiance.
Réactions exagérées face à la désapprobation de l'entourage.
Hygiène personnelle douteuse.
Randonnées sans but précis, fugue.
Regard vide ou fixe, sans expression. Etat rêveur permanent.
Expressions ou (et) structures de phrase inhabituelles.
Raisonnements bizarres.
Comportements bizarres : Refus de toucher les autres personnes, port constant de
gants, rasage de la chevelure ou des poils.
Mutilation ou menaces d'automutilation.
Examens prolongés devant un miroir.
La rougeole

La rougeole est une cause majeure de décès des jeunes enfants dans les pays sous
développés. En 2003, un demi-million de personnes sont décédées des suites de la
rougeole. Cela tient au fait que la rougeole est une maladie particulièrement
contagieuse : pratiquement toutes les personnes non immunisés contractent la
maladie en cas d’exposition au virus. L'infection est d'autant plus grave et
conséquente que les malades sont dénutris, ou atteints d'affections graves (SIDA)
La rougeole est une affection virale due à un virus de la famille des
paramyxoviridés, le virus morbilleux. Ce virus se développe dans les cellules du
rhinopharynx et des poumons.
La contamination se fait par contact avec les sécrétions (salive, éternuements) La
rougeole est une maladie humaine, aucun réservoir animal n’est connu. En
conséquence, on pourrait espérer la disparition totale et définitive de la maladie en
cas de vaccination généralisée.
Symptômes
L’infection débute par une fièvre, élevée, qui apparaît environ 10 jours après
l’exposition et persiste une semaine. Le patient présente un faciès caractéristique
avec le nez qui coule abondamment, les yeux qui pleurent, une toux, l'ensemble
dans un contexte d'épidémie. On parle de catarrhe oculo-nasal.
L'examen de la cavité buccale montre des petits points blanchâtres à la face
interne des joues (signe de Koplick)
L’éruption apparaît plusieurs jours plus tard. Elle est localisée initialement à la
face et au haut du cou. En trois jours environ, l’éruption progresse vers la partie
inférieure du corps, les mains et les pieds.
D'abord discrète, elle prend ensuite l'aspect de plaques rouges, confluentes, mais
laissant toujours des espaces de peau saine, à la différence de la scarlatine.
L’éruption persiste une semaine.
La plupart du temps, la rougeole est une maladie fatigante mais bénigne.
Les personnes affectées par la rougeole seront immunisées à vie.
Complications
Elles touchent tout particulièrement les moins de 20 ans, les personnes dénutries,
plus particulièrement carencés en vitamine A, et les personnes immunodéprimées
(HIV, leucémies, chimiothérapies en cours) Ca n'est toutefois pas une règle
absolue.
On retiendra par ordre de gravité croissante:
-des diarrhées graves
-des affections des oreilles (otites sévères)
-des pneumonies
-des infections du cerveau ou encéphalites.
De par sa fréquence, la pneumonie est la principale cause de décès. Sans aller
jusqu'au décès, l'atteinte pulmonaire entraîne régulièrement des insuffisances
respiratoires sévères et des septicémies. Elle peut justifier de l'hospitalisation,
voire de la réanimation. Les formes graves sont dues à des bactéries comme le
pneumocoque, qui profitent de la fragilité du patient pour coloniser le poumon,
puis tout l'organisme (septicémie)
Les encéphalites sont les complications les plus graves. Elles sont responsables
dans 1/ 3 des cas de surdité définitive ou d'arriération mentale, dans un autre 1/3
de décès, le 1/ 3 restant s’en sortant indemne.
Traitement
Il n'y a pas de traitement spécifique de la rougeole. Une alimentation correcte,
enrichie systématiquement en vitamine A réduit le risque de complications de
50%.
Les autres traitements sont les traitements des complications (réhydratation,
antibiothérapies)
Le meilleur traitement reste de très loin la prévention, c'est à dire la vaccination.
LA RUBEOLE

La rubéole est une maladie virale qui n'est grave que lorsqu'elle affecte des
femmes enceintes. La gravité de l’affection est due à la toxicité du virus sur
l’embryon humain, tout particulièrement si l’infection survient lors du 1 er
trimestre de la grossesse. Elle peut être responsable de malformations multiples
chez le bébé.
Elle est due à un virus de la famille des rubivirus.
L'homme en est le seul réservoir naturel. Les personnes touchées sont
contagieuses une semaine avant et une semaine après l’éruption. La contagion se
fait par voie aérienne ou par voie transplacentaire (pour l’embryon)
Symptômes cliniques.
Cette affection, dans la majorité des cas passe inaperçue.
Le patient consulte pour une fièvre modérée, inférieure à 39° et des ganglions.
Une fois sur deux, une éruption à type de rougeurs d’abord en plaques puis
diffuses, uniformes sur l'ensemble du corps, apparaît le lendemain et persiste 3 à 4
jours. Cette éruption n'est pas associée à des démangeaisons.
La maladie guérit sans traitement.
Les complications.
Elles sont exceptionnelles en dehors de la grossesse. Il s’agit de douleurs
articulaires, parfois d’encéphalite (atteinte du cerveau)
En cas de grossesse, le virus va toucher l’embryon, on parle de rubéole
congénitale.
La rubéole congénitale.
Jusqu’à la 20ème semaine de grossesse, toute infection de la mère par le virus de
la rubéole peut contaminer l’embryon. Le résultat de cette contamination sera soit
une mort de l’embryon et donc un avortement spontané, soit des malformations
multiples (cœur, cerveau et annexes : vue et audition). A la naissance le
nourrisson sera encore contagieux pendant 6 mois.
Le risque de rubéole congénitale en cas d’infection en début de grossesse est de
20 à 30 %.
En France, selon les années, on constate 10 à 40 cas annuels de rubéole
congénitale pour 750 000 naissances.
La liste des malformations observées est la suivante :
• Lésions oculaires : cataracte, glaucome, microphtalmie...
• Lésions auditives : surdité
• Lésions cardiaques à type de malformations
• Lésions nerveuses : microcéphalie, arriération mentale
• Lésions dentaires (hypoplasie, agénésie)
• Lésions génito-urinaires
• Syndactylie (doigts soudés entre eux)
L’agression par le virus sur différents organes persiste à la naissance. On peut
observer :
o Des ganglions
o une anémie
o un manque de plaquettes
o une jaunisse,
o une hépatosplénomégalie (gros foie et grosse rate)
o des signes neurologiques (manque de tonus, troubles du comportement et du
sommeil, convulsions, paralysies).
o une pneumonie.
La mortalité est très élevée au cours de la première année de vie (1 décès sur 5
cas), l’avenir psychomoteur est compromis.
Le traitement.
Le seul traitement efficace est la vaccination. Elle doit être faite chez tout le
monde, avant d’être en âge de procréer.
Cette vaccination se fait par 2 injections à 3 ans d’intervalle. En cas d’absence
d’immunité contre la rubéole chez une femme en âge d’avoir des enfants, il est
important de vacciner. La vaccination se fera sous couvert de contraception car
c’est une vaccination par virus vivant atténué. Ce virus vivant atténué a également
un potentiel malformatif pour l’embryon, il est donc extrêmement important qu’il
n’y ait pas de survenue de grossesse dans les semaines qui suivent la vaccination.
Le virus de la rubéole étant un virus uniquement véhiculé par l’homme, le jour où
toute la population humaine de la planète sera vaccinée, le virus disparaîtra et il
n’y aura plus lieu de vacciner.
LES OREILLONS

Les oreillons sont une maladie infectieuse virale très contagieuse, mais de moins
en moins fréquente depuis la mise en place d'une vaccination facultative dans les
pays occidentaux.
Elle touche le plus souvent les enfants, mais peut affecter quelque soit son âge,
toute personne non vaccinée ou n'ayant pas contracté la maladie car l’infection
donne une immunité définitive: on ne fait qu’une seule fois les oreillons dans sa
vie.
Le virus responsable est un paramyxovirus. Il se loge préférentiellement dans
certaines glandes : les parotides ou glandes salivaires, le pancréas, les gonades
(testicules ou ovaires), les glandes mammaires ou seins. Il se loge aussi dans le
système nerveux. L’homme est le seul réservoir du virus : les animaux ne sont pas
touchés par la maladie. C'est donc comme la variole, une maladie que l'on
pourrait totalement éradiquer.
La transmission se fait par la salive. Le risque de contagion est maximum d'une
semaine avant à une semaine après l’apparition des premiers symptômes.
SYMPTOMES CLINIQUES
Il existe souvent un contexte épidémique. La période d’incubation, entre la
contamination et les premiers symptômes, dure environ 3 semaines.
Puis la maladie débute de façon visible par une fièvre modérée, des douleurs de la
région parotidienne "mal à une oreille", des courbatures et une sensation de
malaise général.
Le lendemain, on constate un gonflement sous l'oreille douloureuse, à l'angle de la
mandibule, donnant au visage un aspect ''de joue de hamster''.
Il s'agit d'une parotidite : c'est à dire de l'inflammation d'une glande salivaire : la
parotide.
La maladie gagne en général l'autre côté, donnant au visage un aspect de bajoues,
de tête de hamster.
Cette parotidite bilatérale est douloureuse, aggravée par les mouvements de
diction, de mastication et de déglutition, maximum vers le troisième jour pour
ensuite diminuer progressivement.
L'examen de la cavité buccale montre une rougeur de l’orifice du canal de Sténon
(canal par lequel la glande parotide sécrète la salive, à la face interne des joues).
L’évolution est dans la grande majorité favorable.
En l'absence de complications, la guérison se fait en 2 semaines.
A noter que dans près d’un tiers des cas, le patient ne présente pas de symptôme :
la maladie est dite asymptomatique.
Autres localisations et complications.
Les atteintes des autres glandes sont inconstantes, elles peuvent survenir avant,
pendant ou après l’atteinte parotidienne.
L’orchite (inflammation testiculaire) est l'atteinte la plus fréquente. Elle s’observe
après la puberté. Elle doit être suspectée devant des douleurs dans les bourses.
Cette orchite peut être unilatérale, plus rarement bilatérale.
Le risque principal de l'atteinte des testicules est une stérilité définitive.
L'atteinte des ovaires ou ovarite est moins souvent décrite. Les douleurs sont
abdominales basses. Le risque de stérilité existe également.
Une pancréatite : vomissements, diarrhées, douleurs abdominales aiguës doivent
la faire évoquer. Elle est en principe spontanément résolutive, mais exige une
surveillance médicale particulière.
Les localisations neurologiques (cerveau) se manifestent le plus souvent sous la
forme d’une atteinte de ses enveloppes : les méninges. On parle de méningite
ourlienne. Cette méningite est systématique mais pas grave en générale.
Exceptionnellement une encéphalite est possible (atteinte du cerveau lui-même).
Il y a alors risque d'arriération mentale, d’atteinte des nerfs crâniens (surdité
définitive).
Examens et analyses complémentaires.
Le diagnostic étant surtout clinique, les examens biologiques ne sont utiles que
devant une forme atypique. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en
évidence du virus dans la salive, les urines ou le liquide céphalo-rachidien
(ponction lombaire).
La sérologie qui consiste à rechercher des anticorps dans le sang, est plus simple,
plus accessible, moins onéreuse. Elle peut être contributive en cas de doute, mais
n'amène pas un diagnostic de certitude.


Bactérie ou virus ?
Dans le langage courant, les virus et les bactéries sont assimilés à la même chose
et regroupés sous le terme de microbes. La réalité est toute autre : virus et bactéries
n'ont rien de commun, à commencer par la taille, celle de la bactérie est au virus ce
que celle de l'éléphant est à la souris (en gros, si j'ose dire).
Le mot virus signifie poison en latin !
Le virus ne fait pas partie du monde vivant car, contrairement à la bactérie, il ne
respire pas, ne peut avoir de mouvement propre, il ne grandit pas et ne peut se
reproduire seul. C'est une sorte de modèle frontière entre le vivant et le minéral.
Les virus sont constitués d'un seul type d'acide nucléique ARN ou ADN entouré
d'une enveloppe, ils ne peuvent se répliquer qu'à l'intérieur d'une cellule vivante en
utilisant la machinerie de cette dernière. C'est cette particularité d'intégrer le
matériel génétique d'une cellule qui est utilisé en thérapie génique : on introduit le
gène dans la cellule en l'intégrant à un virus (inoffensif évidemment).
Les virus affectant l'homme sont constitués de gènes très proches des gènes des
cellules humaines.
Toutes les bactéries ne sont pas pathogènes, il y a environ une centaine d'espèces
pathogènes sur 5000. Mieux, certaines bactéries vivent en symbiose avec l'homme,
par exemple de nombreuses bactéries dans le tube digestif sont indispensables
(digestion, production de vitamine K).
En médecine, la grande différence entre virus et bactéries réside dans le traitement
: les virus sont insensibles aux antibiotiques, ceci explique que la seule arme
contre les plus dangereux réside dans la vaccination. Pour la même raison, c'est ce
qui rend redoutable l'infection par le virus du SIDA, qui a cependant l'avantage de
stimuler la recherche en virologie dont les progrès en quelques années sont
spectaculaires.
GRIPPE et SYNDROMES GRIPPAUX

Un syndrome grippal regroupe un ensemble de signes que l'on rencontre dans la
grippe mais aussi au cours de nombreuses infections virales. Le seul moyen de
distinguer la grippe d'une autre infection virale est le sérodiagnostic (on mesure
les anticorps du malade par une prise de sang), son seul intérêt est
épidémiologique.
Signes des syndromes grippaux :

-surtout en hiver, au cours d'une épidémie.
-la brutalité de l'infection est caractéristique : frissons et fièvre entre 38° et 40°
pouvant remonter le 3e ou 4e jour (V grippal), fatigue pouvant être intense et
courbatures, écoulement nasal clair, maux de tête, toux sèche, mal de gorge ou
simple irritation pharyngée, parfois vomissement ou diarrhée au début.
-l'amélioration se fait généralement en 5 jours mais la toux et l'asthénie peuvent
persister une quinzaine de jours.
-Rarement grippe maligne, avec défaillance des principales fonctions de
l'organisme, chez un sujet jeune.
- Sur un organisme fragile (sujet âgé, bronchite chronique, immuno-déprimé,
maladie cardiaque ou respiratoire, etc.), la grippe peut entraîner des défaillances
viscérales ou des surinfections sévères parfois fatales.

Virus en cause :

-Ceux de la grippe : virus influenzae A, B ou C (les plus sévères sont les grippes
A)
-adénovirus, rhinovirus (rhumes) ou virus syncitial pour les syndromes grippaux.

Traitement :

La médecine reste très désarmée contre les virus, les antibiotiques n'ont aucune
action.
-repos alité
-boissons abondantes
-le Zanamivir: Relenza, 10mg 2 fois par jour en inhalation par la bouche, pendant
5 jours. Il peut s’avérer dangereux chez l’asthmatique (crise d’asthme aigüe)
Plus maniable et plus récent, l’oseltamivir (Tamiflu) est un autre inhibiteur de la
neuraminidase actif sur les virus A et B, il se présente en gélules. Il doit être pris
dans les 48 premières heures à la dose d’une gélule matin et soir pendant 5 jours.
Il existe une forme pour l’enfant de plus de un an.
Son remboursement est réservé à certains malades
Il est indiqué en prévention dans certains cas..
Il serait actif aussi contre la grippe aviaire.
-vitamine C
-aspirine ou équivalent
-paracétamol
-en cas de grippe maligne : hospitalisation.
-en cas de surinfection (infection secondaire par des bactéries) : antibiotiques
Prévention :

vaccin contre la grippe, fin octobre ou début novembre, en particulier chez tous
les sujets fragiles.
L'HEPATITE C

C'est une hépatite due au virus de l'hépatite C.
Il existe plusieurs virus susceptibles d'entraîner une hépatite. Les virus A, B ou C
sont les plus connus et répandus : Il est indispensable de lire notre article sur les
hépatites avant celui-ci.


La particularité de ce virus est de provoquer dans 80% des cas une hépatite
chronique (durée supérieure à 6 mois), l'hépatite chronique pouvant elle-même
conduire à la cirrhose et de là au cancer, affections toutes deux potentiellement
mortelles. Cette évolution demande cependant 10 à 20 ans.
La contamination :
1/3 des malades ont été contaminés par une transfusion sanguine avant 1991,
1/3 ont été contaminés par voie intraveineuse (drogués essentiellement),
Dans le dernier tiers, on ne retrouve pas de porte d'entrée.
En revanche l'hépatite C n'est pas une maladie sexuellement transmissible (à
l'inverse de l'hépatite B). Toutefois, des études ont montré chez les homosexuels
une fréquence plus importante de contamination du partenaire. Les rapports
traumatiques non protégés sont donc déconseillés (sodomisation) ainsi que les
rapports durant les règles.
Elle ne se transmet pas par les aliments, l'eau, la salive ou la sueur (contrairement
aux hépatites A et E)
Elle ne se transmet qu'exceptionnellement de la mère au foetus.
La durée d'incubation (délai entre la contamination et l'apparition de la maladie)
est en moyenne de 2 mois (extrêmes de 30 à 180 jours)
Il n'y a pas de vaccination contre l'hépatite C mais un malade atteint doit être
vacciné contre l'hépatite A et contre l'hépatite B.
Dans l'entourage d'un malade atteint d'hépatite C, il n'y a pas d'inquiétude
particulière à avoir si ce n'est de ne pas partager des objets ayant pu être en
contact avec le sang (rasoir, brosse à dents...)
Le diagnostic d'hépatite virale C
le seul signe étant éventuellement une fatigue, le diagnostic est fait par une prise
de sang, souvent dans le cadre d'un dépistage systématique ou devant une
augmentation modérée des transaminases.
Le traitement

Avant tout, il est indispensable d'arrêter toute consommation d'alcool même
modérée.
Par contre il n'y a pas de régime alimentaire particulier à suivre, ni de restriction
à mener une vie normale (sport, travail, relations sexuelles, etc..)
Les médicaments : Le plus utilisé et connu s'appelle l'interféron alpha, associé
maintenant à un antiviral la ribavarine. C'est un traitement long (au moins un an)
et efficace que dans 40% des cas.

Attention aux autres médicaments : En cas d'hépatites et à fortiori en cas de
cirrhose surajoutée, des médicaments normalement sans danger peuvent aggraver
la maladie.

Donc PAS D'AUTO-MEDICATION.




 Les hépatites.

  Les hépatites correspondent à la mort de cellules hépatiques. Hépatites et cirrhoses
  sont des maladies bien distinctes, mais qui peuvent coexister. L'hépatite n'est pas le
  stade débutant de la cirrhose. Toutes les maladies du foie peuvent à la longue
  engendrer une hépatite. On ne traitera ici que les maladies débutant et caractérisée
  par une hépatite. Cette hépatite peut être aiguë, c'est à dire durer peu de temps, ou
  chronique c'est à dire évoluer pendant des années. Le diagnostic est un diagnostic de
  prise de sang. Les enzymes hépatiques, dites transaminases (TGO TGP ou ASAT
  ALAT), sont anormalement élevées. On pratique souvent des biopsies hépatiques
  pour vérifier l'absence ou la présence d'une cirrhose associée. Il n'y a aucune
  corrélation entre le taux d'enzymes hépatique et la présence ou la gravité d'une
  cirrhose associée. Les causes d'hépatites
  Les causes d'hépatites sont multiples. Elles peuvent être virales, vasculaires,
  toxiques, auto-immunes c'est à dire que la cellule hépatique (l'hépatocyte) est
  détruite par les anticorps de l'organisme lui-même.
  Les hépatites virales et bactériennes. Ce sont des infections de l'organisme, par des
  virus qui ont la particularité de toucher plus particulièrement le foie et détruisant des
  hépatocytes On décrit le plus souvent les hépatites A,B,C Delta et E. Ces hépatites
  sont plus ou moins aiguës et graves, celles posant statistiquement le plus de
  problèmes étant les hépatites B et C.
  L'hépatite A est la plus commune, elle passe le plus souvent inaperçue. Les 3/4 de la
  population adulte de plus de 50 ans sont immunisés pour l'avoir contractée de façon
  insensible. Ce virus se trouve essentiellement dans des aliments souillés. Plus
  l'alimentation est "stérilisée", moins cette affection est constatée. Aux Etats Unis, la
  fréquence est moindre qu'en Europe.
  Il existe quelques exceptionnelles formes suraiguës dites "fulminantes". Elles
  peuvent aboutir en quelques jours à une destruction totale du foie. Le traitement est
  la transplantation.


  Le mécanisme est auto-immun. (Voir ci-après)
Les hépatites B et C ont en commun leur capacité de passer à la chronicité et de
s'accompagner souvent de cirrhose. Elles peuvent guérir spontanément au décours de
la contamination. Le pronostic de ces hépatites est lié à ces cirrhoses associées. Il
existe des traitements de type antiviraux qui en modifie l'évolution. Ils doivent être
donnés le plus précocement possible en cas de cirrhose associée. Là encore, le
mécanisme est auto-immun.
L'hépatite B se contracte soit par voie sexuelle ou salivaire, soit par transfusion.
Le meilleur traitement reste la vaccination. Cette vaccination est toujours sans aucune
conséquence ni risque chez l'enfant, elle a l'avantage de l'immuniser à vie,
contrairement à l'adulte. On vérifie toutefois la qualité de la vaccination (recherche
anticorps anti-hépatite B) si, à l'âge adulte, le métier est considéré comme à risque
(sports de contact, professions médicales et paramédicales).Chez l'adulte, il existe un
risque supposé de maladie neurologique dégénérative type sclérose en plaque. Ce
risque est très discuté, il est évalué à 6 "maladies neurologiques" induites par la
vaccination, contre 100 cancers du foie ou cirrhose évitées.
Il existe chez la femme porteuse chronique d'hépatite B, un fort risque de
contamination du foetus.


L'hépatite C se contracte par voie sanguine. Il s'agit donc, anciennement des transfusés
et dialysés. Il s'agit aussi des toxicomanes. Enfin les homosexuels hommes sont plus
touchés, ce qui laisse à penser que les rapports traumatiques avec contact sanguin
(sodomie, rapport lors des règles), génèrent des passages du virus.
Un tiers des hépatites C ne trouve pas d'explication quand au mode de contamination.
Il est possible de ce soit des manoeuvres et matériel médical qui soient en cause
(fibroscopie, soins de dentisterie, acupuncture...) Actuellement tous les professionnels
respectent des règles sanitaires strictes, ils ne doivent plus engendrer d'hépatite C. On
évitera parallèlement le partage des brosses à dents et rasoirs ou autres objets
contondants.
A noter que curieusement, des études sérieuses ont montré que les consommateurs de
haschich étaient plus porteurs d'hépatite C que la moyenne de la population.


Le traitement des formes chroniques de l'hépatite C sont les antiviraux (type
interféron). Il n'existe pas de vaccination car il y a une vingtaine de virus C différents,
à l'instar de l'hépatite B.


Les hépatites delta et E sont bénignes isolément. Elles aggraveraient peut-être le
pronostic des hépatites B et C lorsqu'elles s'y associent sur un même patient.


Les autres hépatites infectieuses sont plus rares. La mononucléose infectieuse et les
infections à cytomégalovirus sont les plus fréquentes. Elles sont bénignes.
Pratiquement toutes les affections bactériennes peuvent donner des hépatites
(tuberculose, syphilis, brucellose, légionnelloses, staphylococcies, affections à
clostrium ...). Ces hépatites font rarement le pronostic (grave ou bénin) de la maladie,
hormis pour la leptospirose.
  Les hépatites vasculaires.
  Les hépatites vasculaires correspondent soit à des infarctus du foie, soit à des
  stases veineuses, c'est à dire des blocages de la circulation en aval du foie. Cela
  peut être une insuffisance cardiaque, une thrombose portale (obstruction par un
  caillot de la veine qui va du foie au coeur) ou une compression de cette veine avec
  blocage du flux sanguin dans le foie
  .
  Le problème pour le médecin est le diagnostic en cas de blocage, compression ou
  infarctus, et le traitement de la cause.
  Les hépatites toxiques
  Les hépatites toxiques peuvent être liées à des empoisonnements. Le plus connu
  est celui par l'amanite phalloïde. La plus fréquente est l'intoxication alcoolique.
  Les solvants sont aussi en cause (tétrachloréthylène, chloroforme). Le phosphore
  et le chlorure de vinyle sont également dangereux.
  La maladie de Wilson est une maladie héréditaire caractérisée par des dépôts de
  cuivre entre autre sur le foie. Elle génère une hépatite qui peut s'associer à une
  cirrhose, et des troubles neurologiques.
Les hépatites médicamenteuses.
Elles s'apparentent aux hépatites toxiques. Beaucoup de médicaments peuvent
induire des hépatites encas de surdosage, c'est le cas du paracétamol. Les
chimiothérapies anticancéreuses induisent régulièrement des hépatites passagères
et réversibles. Tous les médicaments métabolisés par le foie peuvent induire, à
dose normale, des hépatites chez des sujets prédisposés, sensibles, ou accumulant
les risques (alcool, autres médicaments). Il suffit le plus souvent de les arrêter


Les hépatites auto-immunes



Elles sont dues à une destruction d'hépatocytes par les anticorps de l'organisme.
Ces anticorps ont pu être initialement fabriqués contre des bactéries ou des virus.
La ressemblance moléculaire entre certaines cibles infectieuses et les tissus
hépatiques engendre la confusion. C'est le mécanisme des hépatites chroniques
actives B et C et des hépatites fulminantes.

Ces anticorps peuvent être aussi le résultat d'une maladie auto-immune. La genèse
de ces maladies n'est pas encore élucidée. La principale affection en cause est le
lupus érythémateux disséminé. On décrit l' hépatite auto-immune "II".
Les réactions de rejet de greffon de foie sont de cet ordre chez les personnes
transplantées.




Extraits du code français de déontologie médicale
Article premier

Les dispositions du présent code s’imposent aux médecins inscrits au tableau de
l’ordre, à tout médecin exécutant un acte professionnel dans les conditions prévues
à l’article L. 356-1 du code de la santé publique ou par une convention
internationale, ainsi qu’aux étudiants en médecine effectuant un remplacement ou
assistant un médecin dans le cas prévu à l’article 87 du présent code.



Article 2

Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission
dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. Le respect dû à
la personne ne cesse pas de s’imposer après la mort.


Article 3
Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de
probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine.


Article 4
Le secret professionnel, institué dans l’intérêt des patients, s’impose à tout médecin
dans les conditions établies par la loi.
Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l’exercice
de sa profession, c’est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce
qu’il a vu, entendu ou compris ?


Article 6

Le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir
librement son médecin. Il doit lui faciliter l’exercice de ce droit.
Article 7

Le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience
toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs mœurs et leur situation de
famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou
une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou
les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard.

Il doit leur apporter son concours en toutes circonstances.

Il ne doit jamais se départir d’une attitude correcte et attentive envers la personne
examinée.




Mal de dos
Le mal de dos est l'un des motifs les plus fréquents de consultation médicale. Il
inclut toutes les douleurs vertébrales, c'est à dire aussi bien lombaires que
thoraciques ou cervicales. Les formes aiguës sont les douleurs radiculaires,
lumbagos ou sciatiques.


Physiopathologie du mal de dos.
La colonne vertébrale (ou rachis) est maintenue et équilibrée par des masses
musculaires et fibreuses que sont les muscles et aponévroses paravertébraux. Les
éléments sont sous le contrôle du cerveau. Toute l'activité posturale qui permet le
tonus axial et le positionnement debout est essentiellement réflexe. Cela signifie
que le maintien debout se fait sans le recours à la pensée, et que les muscles et
aponévroses ont une part d'activité sur laquelle la volonté n'a pas de pouvoir. Cela
a l'avantage de nous permettre de tenir debout sans avoir besoin d'y penser. Cela a
l'inconvénient de ne pas pouvoir contrôler et inhiber une contracture musculaire
douloureuse.
Ses contractures musculaires peuvent induire des contractures musculaires en
chaînes, qui vont considérablement aggraver le phénomène douloureux. Elles vont
également modifier l'équilibre vertébral de façon asymétrique et engendrer des
déplacements vertébraux mineurs.


L'expérience montre que des déplacements vertébraux mineurs génèrent des
problématiques vertébrales multiples sur les vertèbres fragilisées ou charnières
placées aux étages supérieurs.


A terme, on constatera chez ses patients des lésions d'arthrose plus précoces que
chez d'autres. Mais lésion d'arthrose n'est pas synonyme de douleurs : beaucoup de
personnes ont des arthroses très évoluées et n'en souffrent pas, de même certaines
souffrent sans aucune lésion visualisable.
L'accumulation de ces problèmes peut aboutir à des radiculalgies et lombagos.


Les facteurs favorisants.
Le déséquilibre musculaire engendré par des activités physiques dissymétriques est
source de contractures (sport, position de travail).
La fatigue musculaire et les excès et malposition sont aussi responsables de
douleurs.
L'insuffisance de musculation est un grand facteur d'instabilité vertébrale.
Le manque de tonus musculaire est aussi un grand facteur d 'instabilité. Ce
manque de tonus se retrouve chez les personnes fatiguées, dépressives ou
neurasthéniques.
L'excès de tonus engendre les mêmes troubles. On voit cela dans la spasmophilie
mais aussi chez les gens nerveux, hyperactifs, toujours sur le qui-vive.
Bien sûr, tous les accidents et traumatismes sont susceptibles de blesser un muscle
ou d'engendrer un déplacement vertébral mineur.


La prise en charge.
La prise en charge de maux de dos chronique ne peut pas se résumer, dans la
majorité des cas, à un simple traitement médicamenteux renouvelable. Il faut tenir
compte de l'accident initial s'il y a eu, des conditions de vie et de leurs effets sur le
dos.

Il n'est pas rare que des personnes voient leurs maux de dos disparaître après une
rupture conjugale ou un changement de profession, ce n'est pas pour autant la faute
au matelas ou au siège de travail. Dans ces cas, la grande difficulté est d'aborder le
problème favorisant les contractures . Souvent le symptôme focalise l'attention du
patient plus que la problématique familiale ou professionnelle qui "lui pèse" et
dont elle en a "plein le dos".




La prise en charge va consister à évaluer toutes les causes favorisantes. Les bilans
sanguins et radiologiques vont permettre d'éliminer quelques maladies rares
(spondylarthrites ankylosantes, brucelloses, mal de pott, dystrophie de
croissance...)
La plupart des malformation mineures sont indolores, ainsi un léger déséquilibre
du bassin, une jambe plus courte que l'autre (1 ou 2 cm), une scoliose modérée, un
spondylolisthésis, n'engendrent pas de douleurs.

Le bilan radiologique simple va permettre d'évaluer la raideur vertébrale et
l'arthrose éventuellement associée. En l'absence de radiculalgie, le scanner ou
l'IRM n'a pas d'intérêt. Ils peuvent même poser le problème de la découverte d'une
hernie discale sans rapport avec les douleurs : il est alors difficile d'expliquer au
patient qui souffre que l'opération ne changera rien sinon une aggravation possible
des douleurs. (La découverte d'une hernie asymptomatique est banale, la non-
intervention est sans conséquence).



Les traitements
Ils sont multiples comme à chaque qu'il n'existe pas de traitement satisfaisant. Les
médicaments vont des antalgiques aux antidépresseurs en passant par les anti-
inflammatoires. Ils sont du ressort du choix du médecin. Les antidépresseurs ne
sont pas à négliger, ils ont un puissant effet antalgique central et sont capables
d'inhiber les contractures musculaires. Leur versant antidépresseur permet
d'estomper l'aspect "intolérance à la douleur". En effet, chez les patients à charge
de multiples problèmes organiques, personnels ou professionnels, une douleur
même modeste devient vite intolérable, jouant le rôle de la "goutte qui fait
déborder le vase".




Les massages et la kinésithérapie sont très importants. Ils ont pour rôle de
rééquilibrer la musculature et de faire disparaître les contractures musculaires. Ils
peuvent être associés à des manipulations vertébrales qui réduiront les
déplacements vertébraux mineurs. Il serait réducteur et source d'instabilité et de
rechute de n'utiliser qu'une méthode.
Les cures thermales sont utiles lorsque l'on a fait le tour de tous les moyens
thérapeutiques et qu'il persiste des douleurs.


La psychothérapie joue un rôle important dans la prise en charge des douleurs
vertébrales. Elle peut être faite par le médecin traitant et n'est utile que dans la
mesure où le patient est coopérant. Quand les enjeux de remise en question sont
inconsciemment inacceptables par le patient, il constitue de solides défenses qui
l'empêchent de prendre conscience et de verbaliser sa problématique. Les
psychothérapies sont alors inutiles et à ajourner.


L'intérêt de la psychothérapie est d'éviter que le patient ne s'enferme dans sa
douleur et qu'il prenne la mesure des responsabilités respectives du dos et des
problèmes personnels dans les phénomènes de contractures, de douleurs et
d'intolérance à la douleur. Une bonne prise de conscience et une aide à la
résolution ou à l'acceptation des problématiques permettent de gagner beaucoup de
temps et de douleurs en moins
Il faut retenir qu'il n'y a pas pire que la douleur morale, et quand elle est
insoluble, beaucoup de personne se réfugie et focalise sur une douleur somatique
plus acceptable.
  Les plaies

 Les plaies superficielles :

  Il peut s'agir d'une simple abrasion de la peau, type écorchures ou
  égratignures, si elle est peu étendue (moins que la surface de la paume de la
  main du sujet), vous pouvez la traiter vous-même. Le risque principal est
  l'infection.

 D'abord se laver les mains !

 S'il existe des corps étrangers sur la plaie comme des petits cailloux ou des
 brindilles d'herbe, les enlever avec une pince à épiler.
 Nettoyer la plaie délicatement avec de l'eau et du savon, ne pas utiliser de
 coton qui laisse des fibres sur la plaie.

 Ensuite nettoyer la plaie du centre vers la périphérie avec un antiseptique
 (pas d'alcool : trop douloureux, il tue les cellules et ralentit la cicatrisation).
 On ne frotte pas ! On tamponne, c'est moins douloureux !

 Si ça saigne, on applique de l'eau oxygénée (ça coagule). On peut laisser la
plaie à l'air ou mettre un pansement protecteur s'il y a un risque de souillure
(poussières, terre, etc..) Ne pas oublier de vérifier la vaccination antitétanique
(elle doit avoir moins de 10 ans).

S'il s'agit d'une coupure nette et peu profonde, on procède de même mais le
nettoyage se fera en écartant les berges de la plaie ce qui permettra de vérifier
qu'elle est peu profonde (3-4 mm maximum) et sans utiliser de produit
mouillant comme le Mercryl qui empêchera l'adhésion du stéri-strip. Ensuite
on utilise des bandelettes adhésives type stéri-strip pour rapprocher les berges
de la plaie. Elles seront laissées en place 5 jours puis enlever délicatement en
les mouillant avec de l'eau, avant de désinfecter à nouveau.

La plaie est plus profonde ou (et) plus étendue :


L'avis d'un médecin est indispensable. En l'attendant, si la plaie saigne
beaucoup, on arrêtera l'hémorragie en comprimant la plaie avec une
compresse ou un linge propre, ou en faisant un pansement compressif.
Voir notre article sur les hémorragies externes

Enfin il faut savoir

Que toute plaie de la main et des doigts, même si elle paraît bénigne nécessite
l'avis d'un médecin voire d'un chirurgien. Il en est de même pour l'œil. Que
toute plaie un tant soit peu profonde du thorax, de l'abdomen ou d'une
articulation nécessite un avis médical sans tarder.
Qu'en cas de section complète d'un doigt, d'une oreille ou même d'une partie
de membre, il faut le récupérer, l'envelopper dans un linge propre et le mettre
dans un sac plastique, lui-même déposé dans un récipient contenant des
glaçons (mais jamais au contact direct de la glace). Ceci dans le but d'une
réparation chirurgicale.
Accident de la route, que faire ?

Avant tout pas de panique, sinon se calmer.
Ranger son propre véhicule de façon à éviter un autre accident.
Porter secours est une évidence mais c'est de plus obligatoire, sinon vous êtes
auteur du délit de non-assistance à personne en danger.
Couper le contact de la voiture sinistrée ou débrancher la batterie.
Poser un balisage sur la route, en avant et en arrière de l'accident.
Ne dégager les victimes qu'en cas de nécessité absolue (risque d'incendie...),
en effet lorsqu'on est seul il est difficile d'éviter un déplacement du rachis
(colonne vertébrale). Si nécessité de dégagement, maintenir l'alignement tête-
rachis (si le sujet est couché le tirer par les pieds, s'il est assis le prendre par
derrière) S'opposer à la mobilisation sauvage par des témoins bien intentionnés
mais non compétents.
Alerter les secours : le 15 (urgences) ou le 112 (No. européen des urgences), les
pompiers (18) si une victime doit être dégagée ou désincarcérée, les forces de
l'ordre (17) si les circonstances l'exigent (blessé, mort, voie à grande circulation,
circulation bloquée) : La police en ville, ou la gendarmerie à la campagne.
N'oublier pas, dans la précipitation, de préciser :
-le lieu.
-la nécessité ou non de désincarcération.
-le nombre de blessés
-leur état apparent
En fonction de vos compétences et connaissances, commencer la réanimation
en attendant les secours :
*S'il y a plusieurs blessés, il est recommandé de commencer par "celui qui fait
le moins de bruit".
*Il faut s'assurer de la liberté des voies respiratoires : enlever un éventuel dentier
(avec un gant ou un mouchoir si possible), ouvrir le col d'une chemise, dénouer
une cravate. Un sujet inconscient sera placé en position latérale de sécurité (si
c'est possible sans risque pour la colonne vertébrale) afin de ne pas s'asphyxier
avec du sang, sa salive, d'éventuels vomissements ou expectoration.
*Arrêter une hémorragie par compression de la plaie ou en amont de la plaie.
*Si arrêt respiratoire faire une ventilation (se protéger avec une compresse ou un
mouchoir) au bouche à bouche (voire bouche à nez si coincé dans la voiture), à
combiner avec un massage cardiaque externe en cas d'arrêt cardiaque.
*Réchauffer le blessé si la température ambiante est basse.
*Ne pas donner à boire
*A l'arrivée des secours, ne pas s'éclipser mais leur faire un compte-rendu de
l'accident et des gestes de secours effectués




L'armoire à pharmacie

Quel contenu minimum dans une armoire à pharmacie : Le matériel :

Thermomètre frontal ou électronique
Coton hydrophile
Compresses stériles
Sparadrap
Pansements prêts à l'emploi : nombreux modèles dont certains transparents
permettant de suivre visuellement l'évolution d'une plaie.
Alcool modifié
Antiseptiques
Eau oxygénée, utile pour arrêter les petits saignements.
Stéri-strips : bandelettes autocollantes pour rapprocher les berges d'une plaie
superficielle
Bandes en textile pour le maintien des pansements ou pour la confection
de pansements compressifs.
Bandes autocollantes de maintien plus ou moins rigides (entorses)
Eventuellement flacons stériles pour analyse (urine, selle), préservatifs.
Les médicaments
Aspirine (attention aux contre-indications nombreuses), préférez le paracétamol.
Antipyrétiques et antalgiques type Nurofen (fièvre, douleurs dentaires, maux de
tête, etc..)
Antispasmodique (phloroglucinol) pour les douleurs abdominales, sous forme
lyoc de préférence (à sucer)
Anti-inflammatoire en comprimé et gel
Antitussifs
Antidiarrhéïque (lopéramide)
Anti-émétisant en lyoc (métopimazine)
Pansement gastrique
Pommade cortisonée pour les piqûres diverses et les petits eczémas.
Vitamine C pour les coups de fatigue
Formes adaptées des médicaments ci-dessus à l'âge des enfants de la maison.
Eventuellement en fonction des cas (l'avis médical est souvent préférable)
antibiotique polyvalent ou à visée urinaire, antiseptique intestinal, trinitrine,
aérosols de bêta mimétique, anxiolytiques, somnifères, etc...
En fait l'énumération pourrait être longue et chaque cas est particulier (maladies
en cours, antécédents, éloignement de la pharmacie, etc...). Il est logique de
posséder les médicaments en fonction des antécédents (asthme, angine de
poitrine, infection urinaire à répétition) dans l'attente de la consultation médicale.

Penser à vérifier la date de péremption des médicaments. L'armoire à pharmacie
doit être hors de portée des enfants et si possible fermée à clef.
Les brûlures cutanées

Très fréquentes, elles sont pour la plupart bénignes.
Comment apprécier la gravité :
Selon 2 critères : la profondeur et l'étendue, auxquelles il faut ajouter la localisation.
L’étendue : elle est exprimée en pourcentage de la surface du corps, la paume de la
main du patient représente 1%. En dessous de 2%, la brûlure est bénigne. Au-delà
elle nécessite un avis médical, Si elle est supérieure à 10% l'hospitalisation en centre
spécialisé s'impose.
La profondeur :
1er degré : simple rougeur
2é degré : phlyctène (bulle)
3é degré : Aspect cartonné, pas de douleur (c'est un signe de gravité dans ce cas).
Avis médical impératif
La localisation :
Au niveau des plis de flexion, il y a un risque de brides lors de la cicatrisation.
Les brûlures du visage, des yeux et du siège sont plus préoccupantes et nécessitent un
avis médical
Le traitement :
Il faut avoir à l'esprit que le danger dans les suites immédiates d'une brûlure étendue
est la chute de tension artérielle par (diminution du volume de sang) due à la perte de
sérum à travers la zone brûlée. Cette chute peut être rapidement fatale.
Au-dessus de 2%, ou 3e degré ou localisation particulière ci dessus : appel du
médecin.
Que faire dans l'immédiat ?
Le plus rapidement possible et au plus tard dans l'heure, il faut refroidir la zone
brûlée en la laissant sous le robinet au moins 10 minutes et jusqu'à disparition des
douleurs. Si l'origine de la brûlure est chimique (en particulier pour l'œil) , il faut
rincer jusqu'à neutralisation du produit.
S'il existe des bulles, il faut les laisser tant qu'elles sont intactes sinon, découpez la
peau morte.
Nettoyez avec un antiseptique (pas d'alcool surtout : en plus de la douleur que cela
provoquerait, l'alcool a tendance à tuer aussi les cellules et donc ralentit la
cicatrisation). Evitez les crèmes sans avis médical.
Ensuite pansement avec une compresse grasse recouverte de compresses sèches et
stériles maintenues par une bande.
Vérifiez le rappel antitétanique.
En cas de douleur : paracétamol
En cas de surinfection : avis médical
En 15 jours la brûlure doit être cicatrisée.
On évitera le soleil pendant 1 an sur la zone brûlé car la peau y est (et restera) plus
sensible au cancer.




 Coup de chaleur
La chaleur excessive peut provoquer des malaises plus ou moins sérieux.
- en cas de non-adaptation à la chaleur, au début de l'été ou à l'arrivée dans une
contrée chaude, l'organisme va réagir par une dilatation de tous les vaisseaux afin de
perdre de la chaleur, ceci va, par effet mécanique, faire chuter la tension artérielle. Le
sujet va d'abord devenir rouge écarlate puis devenir brutalement pâle et faire une
syncope (dite de chaleur). Le trouble est bénin, il suffit d'allonger le sujet à l'ombre,
au frais si possible, de lui passer de l'eau fraîche sur le front et de lui donner à boire
frais mais non glacé.


- en cas de perte d'eau excessive par la sueur et des efforts plus ou moins
importants, la quantité d'eau dans le système circulatoire diminue entraînant une
sensation de fatigue, des nausées, des sueurs, un teint grisâtre et une chute de tension
artérielle qui aboutit, là aussi, à une syncope. Les mesures à prendre sont les mêmes
que précédemment mais il faudra réhydrater de façon plus énergique, avec un peu de
sel s'il n'y a pas de contre-indication (insuffisance cardiaque, etc.).
Le malaise est relativement bénin chez un individu en bonne santé, par contre il
favorisera la décompensation de certaines maladies : Déséquilibre d'un diabète,
infarctus ou autre accident thrombotique chez un patient atteint d'une maladie
vasculaire (connue ou non), etc.


-Les systèmes de régulation thermique de l'organisme peuvent aussi se trouver
complètement débordés entraînant une augmentation majeure de la température (40 à
41، C), c'est le vrai coup de chaleur. Il peut survenir à n'importe quel âge mais
l'enfant en bas âge et le nourrisson y sont particulièrement exposés.
Outre la fièvre importante, il existe des nausées, un teint rouge, des maux de tête,
parfois des troubles du comportement, des convulsions, des vertiges voire une vraie
perte de connaissance. Cet état peut mettre la vie en danger surtout chez le tout-petit,
il faut refroidir rapidement : médicaments anti-pyrétiques (contre la fièvre) tels
paracétamol et aspirine, bain ou douche de 10 minutes, 2، en dessous de la
température du corps, puis le mettre nu dans un endroit frais. Appeler un médecin,
l'hospitalisation étant parfois nécessaire.


La prévention :
*Surveiller les enfants (ne pas mettre en plein soleil, attention à la voiture, aux jeux
violents par grosse chaleur etc...).
*Boire avant même la sensation de soif, pas d'alcool qui va aggraver malaise et perte
d'eau.
*Vêtements amples et clairs (le blanc réfléchit la chaleur, le noir l'absorbe).
*Pas d'effort intempestif par grosse chaleur sans y être habitué.
*Se rafraîchir : douches, piscine....
Les plaies

Les plaies superficielles :

Il peut s'agir d'une simple abrasion de la peau, type écorchures ou
égratignures, si elle est peu étendue (moins que la surface de la paume
de la main du sujet), vous pouvez la traiter vous-même. Le risque
principal est l'infection.

D'abord se laver les mains !

S'il existe des corps étrangers sur la plaie comme des petits cailloux ou
des brindilles d'herbe, les enlever avec une pince à épiler.
Nettoyer la plaie délicatement avec de l'eau et du savon, ne pas utiliser
de coton qui laisse des fibres sur la plaie.

Ensuite nettoyer la plaie du centre vers la périphérie avec un
antiseptique (pas d'alcool : trop douloureux, il tue les cellules et
ralentit la cicatrisation). On ne frotte pas ! On tamponne, c'est moins
douloureux !

Si ça saigne, on applique de l'eau oxygénée (ça coagule). On peut
laisser la plaie à l'air ou mettre un pansement protecteur s'il y a un
risque de souillure (poussières, terre, etc..) Ne pas oublier de vérifier la
vaccination antitétanique (elle doit avoir moins de 10 ans).

S'il s'agit d'une coupure nette et peu profonde, on procède de même
mais le nettoyage se fera en écartant les berges de la plaie ce qui
permettra de vérifier qu'elle est peu profonde (3-4 mm maximum) et
sans utiliser de produit mouillant comme le Mercryl qui empêchera
l'adhésion du stéri-strip. Ensuite on utilise des bandelettes adhésives
type stéri-strip pour rapprocher les berges de la plaie. Elles seront
laissées en place 5 jours puis enlever délicatement en les mouillant
avec de l'eau, avant de désinfecter à nouveau.

La plaie est plus profonde ou (et) plus étendue :


L'avis d'un médecin est indispensable. En l'attendant, si la plaie saigne
beaucoup, on arrêtera l'hémorragie en comprimant la plaie avec une
compresse ou un linge propre, ou en faisant un pansement compressif.
Voir notre article sur les hémorragies externes

Enfin il faut savoir

Que toute plaie de la main et des doigts, même si elle paraît bénigne
nécessite l'avis d'un médecin voire d'un chirurgien. Il en est de même
pour l'œil. Que toute plaie un tant soit peu profonde du thorax, de
l'abdomen ou d'une articulation nécessite un avis médical sans tarder.
Qu'en cas de section complète d'un doigt, d'une oreille ou même d'une
partie de membre, il faut le récupérer, l'envelopper dans un linge
propre et le mettre dans un sac plastique, lui-même déposé dans un
récipient contenant des glaçons (mais jamais au contact direct de la
glace). Ceci dans le but d'une réparation chirurgicale.
Accident de la route, que faire ?

Avant tout pas de panique, sinon se calmer.
Ranger son propre véhicule de façon à éviter un autre accident.
Porter secours est une évidence mais c'est de plus obligatoire, sinon vous
êtes auteur du délit de non-assistance à personne en danger.
Couper le contact de la voiture sinistrée ou débrancher la batterie.
Poser un balisage sur la route, en avant et en arrière de l'accident.
Ne dégager les victimes qu'en cas de nécessité absolue (risque
d'incendie...), en effet lorsqu'on est seul il est difficile d'éviter un
déplacement du rachis (colonne vertébrale). Si nécessité de dégagement,
maintenir l'alignement tête-rachis (si le sujet est couché le tirer par les
pieds, s'il est assis le prendre par derrière) S'opposer à la mobilisation
sauvage par des témoins bien intentionnés mais non compétents.
Alerter les secours : le 15 (urgences) ou le 112 (No. européen des
urgences), les pompiers (18) si une victime doit être dégagée ou
désincarcérée, les forces de l'ordre (17) si les circonstances l'exigent
(blessé, mort, voie à grande circulation, circulation bloquée) : La police
en ville, ou la gendarmerie à la campagne.
N'oublier pas, dans la précipitation, de préciser :
-le lieu.
-la nécessité ou non de désincarcération.
-le nombre de blessés
-leur état apparent
En fonction de vos compétences et connaissances, commencer la
réanimation en attendant les secours :
*S'il y a plusieurs blessés, il est recommandé de commencer par "celui
qui fait le moins de bruit".
*Il faut s'assurer de la liberté des voies respiratoires : enlever un éventuel
dentier (avec un gant ou un mouchoir si possible), ouvrir le col d'une
chemise, dénouer une cravate. Un sujet inconscient sera placé en
position latérale de sécurité (si c'est possible sans risque pour la colonne
vertébrale) afin de ne pas s'asphyxier avec du sang, sa salive, d'éventuels
vomissements ou expectoration.
*Arrêter une hémorragie par compression de la plaie ou en amont de la
plaie.
*Si arrêt respiratoire faire une ventilation (se protéger avec une
compresse ou un mouchoir) au bouche à bouche (voire bouche à nez si
coincé dans la voiture), à combiner avec un massage cardiaque externe
en cas d'arrêt cardiaque.
*Réchauffer le blessé si la température ambiante est basse.
*Ne pas donner à boire
*A l'arrivée des secours, ne pas s'éclipser mais leur faire un compte-rendu de
l'accident et des gestes de secours effectués
L'armoire à pharmacie

Quel contenu minimum dans une armoire à pharmacie : Le matériel :

Thermomètre frontal ou électronique
Coton hydrophile
Compresses stériles
Sparadrap
Pansements prêts à l'emploi : nombreux modèles dont certains
transparents permettant de suivre visuellement l'évolution d'une plaie.
Alcool modifié
Antiseptiques
Eau oxygénée, utile pour arrêter les petits saignements.
Stéri-strips : bandelettes autocollantes pour rapprocher les berges d'une
plaie superficielle
Bandes en textile pour le maintien des pansements ou pour la confection
de pansements compressifs.
Bandes autocollantes de maintien plus ou moins rigides (entorses)
Eventuellement flacons stériles pour analyse (urine, selle), préservatifs.
Les médicaments
Aspirine (attention aux contre-indications nombreuses), préférez le
paracétamol.
Antipyrétiques et antalgiques type Nurofen (fièvre, douleurs dentaires,
maux de tête, etc..)
Antispasmodique (phloroglucinol) pour les douleurs abdominales, sous
forme lyoc de préférence (à sucer)
Anti-inflammatoire en comprimé et gel
Antitussifs
Antidiarrhéïque (lopéramide)
Anti-émétisant en lyoc (métopimazine)
Pansement gastrique
Pommade cortisonée pour les piqûres diverses et les petits eczémas.
Vitamine C pour les coups de fatigue
Formes adaptées des médicaments ci-dessus à l'âge des enfants de la
maison.
Eventuellement en fonction des cas (l'avis médical est souvent préférable)
antibiotique polyvalent ou à visée urinaire, antiseptique intestinal,
trinitrine, aérosols de bêta mimétique, anxiolytiques, somnifères, etc...
En fait l'énumération pourrait être longue et chaque cas est particulier
(maladies en cours, antécédents, éloignement de la pharmacie, etc...). Il est
logique de posséder les médicaments en fonction des antécédents (asthme,
angine de poitrine, infection urinaire à répétition) dans l'attente de la
consultation médicale.

Penser à vérifier la date de péremption des médicaments. L'armoire à
pharmacie doit être hors de portée des enfants et si possible fermée à clef.
Les brûlures cutanées

Très fréquentes, elles sont pour la plupart bénignes.
Comment apprécier la gravité :
Selon 2 critères : la profondeur et l'étendue, auxquelles il faut ajouter la
localisation.
L’étendue : elle est exprimée en pourcentage de la surface du corps, la
paume de la main du patient représente 1%. En dessous de 2%, la brûlure
est bénigne. Au-delà elle nécessite un avis médical, Si elle est supérieure à
10% l'hospitalisation en centre spécialisé s'impose.
La profondeur :
1er degré : simple rougeur
2é degré : phlyctène (bulle)
3é degré : Aspect cartonné, pas de douleur (c'est un signe de gravité dans ce
cas). Avis médical impératif
La localisation :
Au niveau des plis de flexion, il y a un risque de brides lors de la
cicatrisation.
Les brûlures du visage, des yeux et du siège sont plus préoccupantes et
nécessitent un avis médical
Le traitement :
Il faut avoir à l'esprit que le danger dans les suites immédiates d'une brûlure
étendue est la chute de tension artérielle par (diminution du volume de
sang) due à la perte de sérum à travers la zone brûlée. Cette chute peut être
rapidement fatale.
Au-dessus de 2%, ou 3e degré ou localisation particulière ci dessus : appel
du médecin.
Que faire dans l'immédiat ?
Le plus rapidement possible et au plus tard dans l'heure, il faut refroidir la
zone brûlée en la laissant sous le robinet au moins 10 minutes et jusqu'à
disparition des douleurs. Si l'origine de la brûlure est chimique (en
particulier pour l'œil) , il faut rincer jusqu'à neutralisation du produit.
S'il existe des bulles, il faut les laisser tant qu'elles sont intactes sinon,
découpez la peau morte.
Nettoyez avec un antiseptique (pas d'alcool surtout : en plus de la douleur
que cela provoquerait, l'alcool a tendance à tuer aussi les cellules et donc
ralentit la cicatrisation). Evitez les crèmes sans avis médical.
Ensuite pansement avec une compresse grasse recouverte de compresses
sèches et stériles maintenues par une bande.
Vérifiez le rappel antitétanique.
En cas de douleur : paracétamol
En cas de surinfection : avis médical
En 15 jours la brûlure doit être cicatrisée.
On évitera le soleil pendant 1 an sur la zone brûlé car la peau y est (et
restera) plus sensible au cancer.
Coup de chaleur



 La chaleur excessive peut provoquer des malaises plus ou moins sérieux.
 - en cas de non-adaptation à la chaleur, au début de l'été ou à l'arrivée dans
 une contrée chaude, l'organisme va réagir par une dilatation de tous les
 vaisseaux afin de perdre de la chaleur, ceci va, par effet mécanique, faire
 chuter la tension artérielle. Le sujet va d'abord devenir rouge écarlate puis
 devenir brutalement pâle et faire une syncope (dite de chaleur). Le
 trouble est bénin, il suffit d'allonger le sujet à l'ombre, au frais si possible,
 de lui passer de l'eau fraîche sur le front et de lui donner à boire frais mais
 non glacé.


 - en cas de perte d'eau excessive par la sueur et des efforts plus ou moins
 importants, la quantité d'eau dans le système circulatoire diminue
 entraînant une sensation de fatigue, des nausées, des sueurs, un teint
 grisâtre et une chute de tension artérielle qui aboutit, là aussi, à une
 syncope. Les mesures à prendre sont les mêmes que précédemment mais il
 faudra réhydrater de façon plus énergique, avec un peu de sel s'il n'y a pas
 de contre-indication (insuffisance cardiaque, etc...).
 Le malaise est relativement bénin chez un individu en bonne santé, par
 contre il favorisera la décompensation de certaines maladies :
 Déséquilibre d'un diabète, infarctus ou autre accident thrombotique chez
 un patient atteint d'une maladie vasculaire (connue ou non), etc...


 -Les systèmes de régulation thermique de l'organisme peuvent aussi se
 trouver complètement débordés entraînant une augmentation majeure de
 la température (40 à 41، C), c'est le vrai coup de chaleur. Il peut survenir
 à n'importe quel âge mais l'enfant en bas âge et le nourrisson y sont
       particulièrement exposés.
       Outre la fièvre importante, il existe des nausées, un teint rouge, des maux
       de tête, parfois des troubles du comportement, des convulsions, des
       vertiges voire une vraie perte de connaissance. Cet état peut mettre la vie
       en danger surtout chez le tout-petit, il faut refroidir rapidement :
       médicaments anti-pyrétiques (contre la fièvre) tels paracétamol et aspirine,
       bain ou douche de 10 minutes, 2، en dessous de la température du corps,
       puis le mettre nu dans un endroit frais. Appeler un médecin,
       l'hospitalisation étant parfois nécessaire.
on :
       *Surveiller les enfants (ne pas mettre en plein soleil, attention à la voiture,
       aux jeux violents par grosse chaleur etc...).
       *Boire avant même la sensation de soif, pas d'alcool qui va aggraver
       malaise et perte d'eau.
       *Vêtements amples et clairs (le blanc réfléchit la chaleur, le noir
       l'absorbe).
       *Pas d'effort intempestif par grosse chaleur sans y être habitué.
       *Se rafraîchir : douches, piscine....

						
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