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WEST SIDE STORY - DOC by JcI076ti

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									                    WEST SIDE STORY
                          AMERICA AMERICA




WEST SIDE STORY : est une comédie musicale inspirée de la tragédie Roméo
et Juliette (William Shakespeare, Angleterre, XVIe siècle) et créée en 1957 au Théâtre de
Broadway

La musique a été écrite par le célèbre compositeur américain Léonard Bernstein.

Son adaptation au cinéma, par les réalisateurs Jérôme Robbins et Robert Wise, est sortie
en 1961.

L’INTRIGUE : située à New-York au milieu des années 1950, l’histoire présente
la rivalité entre les Jets et les Sharks, deux bandes de jeunes d'origines ethnique et
culturelle différentes, pour la domination sur le territoire de la rue. Les Sharks sont des
portoricains émigrés en Amérique. Ils sont raillés par les Jets, jeunes de la classe ouvrière
blanche qui se considèrent comme les véritables Américains. Tony, l'un des Jets, tombe
amoureux de Maria, la sœur de Bernardo, le chef des Sharks




LA COMEDIE MUSICALE :
Ce genre qui mélange théâtre, musique et danse, succède au ballet, à l'opéra, à l'opéra-
bouffe et à l'opérette. Il s'est particulièrement développé aux États-Unis. A partir des
années 1910, il se différencie du genre classique en intégrant des musiques « nouvelles »
comme le jazz
   Le mot « comédie » est à prendre au sens large : en effet, les thèmes de la comédie
   musicale peuvent être légers ou tragiques. Ainsi West Side Story, inspiré du drame de
   Shakespeare Roméo et Juliette, n’est pas une pièce comique.

   Les premières comédies musicale célèbrent datent des années 1920, sous l’impulsion
   notamment du compositeur George Gershwin qui signe Lady Be Good (1924), Funny
   Face ( 1927) et bien d’autres. La ville de Broadway est considérée comme la capitale du
   genre.




AMERICA AMERICA :
Dans cette scène de West Side Story, Anita et les autres filles des Sharks évoquent les
différences entre Porto Rico et l'Amérique. Elles soulignent les avantages de la société de
consommation américaine où tout le confort matériel devient accessible. Les hommes
expriment leur scepticisme en dénonçant notamment le coût de l’équipement, même si la vie
semble belle aux Etats-Unis, ils resteront toujours de « pauvres portoricains »

http://www.youtube.com/watch?v=wc9ysuSfYjc




FORME :
La scène comporte deux grandes parties, un récitatif qui est suivi d’un air, construction
rappelant celle de l’opéra :

De 0’48 à 2’29 : Les dialogues sont parlés-chantés, le rythme est libre, les instruments sont
discrets (harpe). Le texte est facilement audible, c’est un débat homme/femme sur la
différence de qualité de vie entre Amérique et Porto Rico.
A l’opéra ces passages s’appellent des récitatifs, l’orchestre se fait discret, soulignant par
petites touches sonores les textes des chanteurs, presque parlés, peu émouvants, mais qui ont
le mérite de faire avancer l’histoire assez rapidement et assez clairement.

De 2’29 à la fin : Les dialogues sont chantés avec puissance et dynamisme. L’orchestre est
très présent. Les femmes et les hommes se répondent, et exécutent des passages dansés.
L’opposition est marquée par les costumes colorés et lumineux des femmes contre ceux
sobres et sombres des hommes.
A l’opéra ces passages s’appellent des airs, l’orchestre joue beaucoup de notes et soutient
l’émotion. Les textes contiennent peu de paroles mais les chanteurs les répètent, les mettent
en relief. L’histoire avance peu, préférant alors s’attarder sur des moments forts et marquants.
Transition : le passage du récitatif à l’air se fait sur la phrase « quand on est un émigrant c’est
pour toujours », qui est l’idée directrice de la scène. En plein centre de l’image, un homme
assis lance le rythme de la clave avec les instruments du même nom. Celui-ci permet de
passer à la rythmique tout à fait particulière utilisée dans l’air.




ORCHESTRATION :
C’est un orchestre symphonique qui accompagne les chanteurs mais celui-ci est enrichi
d’instruments singuliers (mandoline, guitare espagnole, claves), afin de marquer le métissage
entre Amérique du Nord et Amérique du Sud :




                             Instrumentation de West Side Story :
                                              Cordes
                                violons, violoncelles, contrebasses,
                                               Bois I
          1 flûte, 1 piccolo, 1Saxophone alto, 1 clarinette en si bémol, 1 clarinette basse
                                              Bois II
               1 clarinette en si bémol, 1 clarinette en mi bémol, 1 clarinette basse
                                              Bois III
1 piccolo, 1 flûte, 1 hautbois, 1 Cor anglais, 1 saxophone ténor, 1 saxophone baryton, 1 clarinette
                                   en si bémol, 1 clarinette basse
                                              Bois IV
 1 piccolo, 1 flûte, 1 saxophone soprano, 1 saxophone basse, 1 clarinette en si bémol, 1 clarinette
                                               basse
                                              Bois V
                                             1 basson
                                              Cuivres
                        2 cors en fa, 3 trompettes en si bémol, 2 trombones
                                          Cordes pincées
                      1 guitare électrique, 1 guitare espagnole, 1 mandoline
                                             Claviers
                                           Piano, Célesta
                                            Percussions
                                       timbales, percussion,
LE THEME MUSICAL
Le thème est construit sur deux mesures asymétriques : la première comporte 2 groupes de
trois unités et la seconde comporte 3 groupes de deux unités. Cette distribution impaire crée
un balancement particulier. Le côté chaloupé rappelle les musiques traditionnelles
d’Amérique du sud, les airs de mambo, de boléro et autres dansent locales. Le mot qui revient
sur toutes les mesures à 3 noires est « América » qui est ainsi grandement mis en valeur.




Cet air est souvent entrecoupé d’une ritournelle instrumentale, sans parole, qui présente le
même principe de distribution impaire mais sur d’autres rythmes. Les frappes de mains
soulignent les accents inhabituels et rappellent eux-aussi l’Espagne (Flamenco) ou
l’Amérique du Sud.




PROGRESSION SYMBOLIQUE

Le premier instrument entendu est la harpe lorsque les femmes vantent les méritent de la
nouvelle Amérique. Cet instrument symbolise depuis toujours le rêve, la magie, auxquels les
portoricains aspirent.
Le second c’est la clave : il rappelle le long voyage du peuple portoricain (la clave était jouée
par les esclaves noirs dans les bateaux qui les menaient en Amérique du sud). Faut-il
comprendre que les portoricains restent esclave de quelque chose en Amérique de Nord ?
Le réalisateur donne une importance particulière à cet instrument puisque c’est le seul qu’on
voit à l’écran. Tous les autres sont hors champ.
Ensuite, l’orchestre prend la parole : puissant, organisé, teinté de jazz, il représente la mode et
la fraicheur des Etats Unis.
Jusqu’à la fin, on entend un crescendo, l’orchestre « américain » prend de plus en plus de
place. Un accelerando final propulse à toute vitesse tous les acteurs dans le style américain, on
n’entend plus la clave ni les frappes de main. L’Amérique semble avoir conquis aussi bien le
cœur des femmes que celui des hommes: sur la dernière image, les hommes et les femmes
dansent ensemble pour la première fois, en liesse.

								
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