DPC 2012 TVP DEF

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DPC 2012 TVP DEF Powered By Docstoc
					1. Intitulé du programme :

Diagnostic et prise en charge des Thromboses Veineuses Profondes (TVP) des membres inférieurs
en ambulatoire
2. Finalité du programme : objectifs et orientations

Ce programme s’inscrit dans l’orientation n° 1 visant à l’amélioration de la prise en charge des
patients.

Objectif : 1.4 : Maitrise des indications et contre-indications médicales des actes médicaux diagnostics
et thérapeutiques et des prescriptions en matière de médicaments, de dispositifs médicaux,
d’examens biologiques, etc…

Thème : MM6 : Bon usage des anti-coagulants.


Il utilise une phase d’observation/recueil des pratiques selon la méthode de l’audit clinique ciblé suivi
d’une phase d’acquisition/renforcement des connaissances et des compétences.
3. La justification du programme

A/ Justification principale de l’optimisation de la prise en charge des thromboses veineuses
profondes (TVP) des membres inférieurs :

Il s’agit d’une pathologie fréquente (70 à 100 000 cas par an en France) et grave dont la complication
la plus redoutée est l’embolie pulmonaire (5 à 10 000 cas par an).

Le traitement anticoagulant est également source d’accidents graves et fréquents ; les AVK
représentent, en France, la première cause de pathologie iatrogène ; ils sont responsables tous les
ans de 17 000 hospitalisations et de 4000 morts par hémorragie (rapports AFFSAPS de 1998 et 2008)
auxquels s’ajoutent les accidents thromboemboliques (1).

L'INR n'est correct que dans 43% des cas, il est insuffisant dans 24% des cas et trop élevé dans 33%
des cas (rapport AFFASPS de 2001 pour un INR cible compris entre 2 et 3).

L’éducation thérapeutique du patient divise par 4 le risque d’accident hémorragique pour un INR cible
compris entre 2 et 3.

La prévention et la prise en charge de la TVP et des accidents liés aux AVK représentent donc un
enjeu majeur de santé publique.


B/ Adéquation du thème avec les besoins de formation.

Tous les médecins, quelle que soit leur spécialité sont amenés à voir en consultation des patients
sous AVK.

Les modalités de la prise en charge des TVP sont très évolutives et les modifications touchent les
différents éléments constitutifs du traitement (molécules, force de contention, déambulation, régime..).
Il est donc très difficile pour les praticiens d’être parfaitement à jour des connaissances en cours.

Pour réduire les accidents, les médecins généralites doivent donc connaître les dernières
recommandations officielles concernant le traitement : molécules, posologie, relais HBPM (ou
Fondaparinux) AVK, contention, interactions (médicamenteuses, alimentaires), hygiène de vie, durée
du traitement (2).

De plus les praticiens doivent être capables d'assurer l'éducation thérapeutique de leurs patients sous
AVK (division par 4 du nombre d'accidents hémorragiques liés aux AVK).




1) AFSSAPS Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé : http://www.afsaps.fr : «
Prévention et traitement de la maladie thromboembolique veineuse en médecine- Recommandations
de bonne pratique » (09/11/2009) - - « Les Antivitamines K (AVK) - Mise au point » (18/4/2009)

2) HAS : Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_682188/prise-en-charge-des-
surdosages-dessituations-             a-risque-hemorragique-et-des-accidents-hemorragiques-chez-les-
patientstraites- par-antivitamines-k-en-ville-et-en-milieu-hospitalier http://www.has-sante.fr : « Prise en
charge des surdosages en antivitamines K, des situations à risque hémorragique et des accidents
hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier » (avril
2008).
4. Objectifs généraux

A travers cette action de DPC chaque participant doit pouvoir faire le point sur sa pratique et
progresser vis-à-vis des objectifs qualité-sécurité principaux :


L’objectif de cette formation est de sensibiliser les médecins à la maladie thromboembolique veineuse
et à son traitement qui sont responsables tous les ans d’un grand nombre d’hospitalisations et de
décès. L’appropriation des recommandations officielles (HAS et AFSSAPS) et la mise en œuvre de
l’éducation thérapeutique des patients ont pour but d’optimiser le rapport bénéfice risque du
traitement. Notre programme s’établit sur 2 demi-journées ou 2 soirées longues avec la réalisation
d’un audit de pratique entre les deux.

Présentation des objectifs précis de formation.

I - A l'issue de la première demi-journée ou soirée, les participants devront être en mesure :

       De poser avec certitude le diagnostic de TVP
       D'instituer, de surveiller et d'adapter un traitement initial.
       De préconiser la durée de traitement permettant le meilleur rapport bénéfice risque
       De connaître toutes les précautions liées à ce type de traitement.
       D'assurer l'éducation thérapeutique de ses patients
       De demander un bilan étiologique adapté.

II - Un audit clinique ciblé : un mode d’emploi sur CD Rom sera remis aux participants à l’issue
de l’étape précédente.

III - A l'issue de la deuxième demi-journée ou soirée, les participants devront être en mesure :

       D’analyser les écarts de pratiques constatés
       D’appliquer des recommandations de l'AFSSAPS concernant le traitement anticoagulant
        (durée, relais HBPM/ AVK, utilisation des nouvelles molécules.)
       De connaître les cas nécessitant une surveillance au long cours
       De gérer le patient sous AVK devant bénéficier d’une intervention chirurgicale programmée ou
        en urgence
       D’assurer la gestion des surdosages en AVK.
       De traiter aussi une thrombose veineuse superficielle (TVS)
5. Méthodes et procédures utilisées au sein du programme

Sur ce programme en 3 étapes,

1°) une action (en soirée ou demi-journée) d’acquisition et d’approfondissement des
connaissances sur le diagnostic et la prise en charge initiale des TVP des membres inférieurs

2°) un audit clinique ciblé sur le bon usage des AVK permettant l’analyse réflexive de la pratique en
situation d’exercice professionnel

3°) une deuxième action (en soirée ou demi-journée) de discussion entre pairs sur les résultats
collectifs de l’audit de pratique, les écarts constatés par rapport aux recommandations et les pistes
d’amélioration envisagées notamment pour la surveillance au long cours et la prévention des
accidents iatrogènes.

5.1.1. Concernant les soirées ou demi-journées de formation

La méthode pédagogique sera basée sur :

L’alternance de discussion
      en atelier sur des dossiers cliniques détaillés qui serviront de support aux réflexions et à
         l’évaluation des connaissances en début de formation
      et en session plénière après les exposés théoriques portant sur le diagnostic, le traitement,
         l’éducation thérapeutique du patient, la surveillance du patient et de son traitement, la gestion
         des surdosages et le bilan étiologique.

Les Kits Pédagogiques seront sous forme informatique numérique (CD)

Dossier Organisateur/Animateur :
Il sera composé d’un programme, des coordonnées des intervenants, de la liste des participants, des
diaporamas qui seront présentés, et des questionnaires d’évaluation qui seront distribués en début de
formation (attente des participants et évaluation initiale de leurs connaissances), et l’évaluation finale
de la formation en fin de journée. L’animateur n’intervient pas comme expert mais il aura pour rôle
d’organiser et d’animer la session.

Dossier Expert :
Chaque expert aura un dossier comportant le programme, les diapositives de sa présentation, les
articles des références bibliographiques en relation avec le sujet qu’il a traité, et également sur
support numérique des cas cliniques concrets

Dossier participant :
Chaque participant disposera, sur support numérique, d’un « dossier participant » comportant:
    Les objectifs pédagogiques
    Le programme précis de la journée
    Les coordonnées des participants, des organisateurs et des experts et leur DPI (Déclaration
       Publique d'Intérêt)
    La fiche concernant l’éducation thérapeutique des patients
    Les recommandations de l’HAS et de L‘AFSSAPS concernant la prise en charge des
       thromboses veineuses et les surdosages en AVK

5.1.2. Concernant l’audit clinique ciblé,

Un mode d’emploi Mode d’emploi pour la saisies des données et le renvoi des grilles au format HTML
sur notre serveur dédié, est remis au médecin engagé sur un CD Rom. Ces documents sont
également immédiatement téléchargeables sur le site de notre association.
6. Messages (référencés) sur une ½ page maximum

 ère
1      soirée ou demi-journée :

            Le relais HBPM (ou Fondaparinux) AVK nécessite un chevauchement minimum de 5 jours
            La valeur cible de l’INR en cas de TVP est comprise entre 2 et 3
            La contention de classe 3 est indispensable en cas de TVP
            La durée du traitement anticoagulant est déterminée par différents éléments dont les
             principaux sont : l’existence éventuelle d’un facteur déclenchant, le niveau de la thrombose et
             la présence possible de certaines thrombophilies
            L’éducation thérapeutique des patients réduit de façon très significative le risque d’accident
             hémorragique
            Les molécules utilisées pour le traitement anticoagulant diffèrent en fonction de l’état clinique
             du patient (grossesse, cancer, sujet âgé et insuffisant rénal..)
 ème
2          soirée ou demi-journée :

            L’indication des traitements au long cours doit être réévaluée tous les ans
            Dans le cadre du bilan étiologique certains examens doivent être renouvelées annuellement
             pendant 3 ans
            Certaines précautions sont indispensables même en cas d’acte invasif programmé ne
             nécessitant pas l’arrêt des AVK
            Les thromboses veineuses superficielles présentent aussi un risque d’ embolie pulmonaire.
7. Déroulement du programme

Notre association a choisi l’option non présentielle, pour le travail individuel, avec réunions. Ces
réunions pourront être soit, présentielles à l’initiative d’un animateur pour un groupe local (maximum
20 participants), soit, virtuelle par Web-conférence (maximum 10 participants) - voir la description de
notre outil page 9.

Notre action DPC sur la prise en charge des thromboses veineuses profondes comprend 3 étapes sur
une période totale allant de 3 à 6 mois.

Les médecins sont recrutés par mail sur notre base d’adhérents et par nos outils de communication :
site internet, e-catalogue, newsletters, phoning, etc.… Le médecin confirme son engagement par écrit
selon le modèle de l’OGC.


Etape 1 – J1 - Première demi-journée ou soirée

       Accueil des participants – 15 minutes
           o Présentation du programme et des intervenants
           o Tour de table et recueil des attentes

       Evaluation interactive des connaissances sur cas clinique en atelier : Diagnostic et traitement
        initial d'une TVP – 45 minutes

       Plénière : en fonction des remontées des ateliers, discussion avec l'expert sur tout ou partie
        des questions suivantes : 90 minutes
            o Epidémiologie de la TVP et des accidents liés à la prise d’AVK
            o Diagnostic
                      Quand suspecter une TVP ?
                      Quel(s) examen(s) demander ?
                      Critères de qualité des examens
            o Traitement :
                      Anticoagulant :
                             - Choix de la molécule la plus adaptée au cas du patient et modalité du
                                 relais par les AVK quand celui - ci est indiqué
                             - Interactions
                             - Surveillance
                             - Durée
                             - Modalités d’arrêt des AVK
                      Contention :
                             - Type : bande, bas, collant…
                             - Niveau
                             - Force
                             - Durée (différente de celle du traitement anticoagulant)

            o   Education thérapeutique du patient :
                         Rappel de son efficacité
                         Définition des grands principes
                         Points important de cette éducation
                         Présentation d’une fiche d’éducation thérapeutique à remettre aux
                            patients

            o   Surveillance de la TVP et du traitement :
                          Clinique
                          Biologique
                          Ultrasonique

            o   Bilan étiologique :
                              Chez quels patients le demander ?
                              Nature du bilan en fonction de l'âge du patient
       Evaluation de la formation – 30 minutes
       Recueil des attentes non satisfaites et des besoins complémentaires
       Conclusion


J 30 à J 60 – Etape 2 : audit clinique ciblé

S’en suit une période de recueil, non présentielle, équivalent à 1/2 journée de travail individuel au
cabinet pour le participant
         Conduite de l'audit clinique ciblé: audit rétrospectif sur 5 à 10 dossiers selon nombre de
            patients traités par AVK.
         Renseignement de la grille d’audit à partir d’un repérage dans les dossiers médicaux des
            critères qualité recherchés.
         Export des grilles sur notre plateforme dédiée (voir la description de notre outil page 10)

Analyse des résultats agrégés de l’audit – mesure et interprétation des écarts et préparation des
supports des intervenants pour les actions correctives


Etape 3 – Deuxième demi-journée ou soirée

       Accueil des participants – 15 minutes
           o Présentation du programme et des intervenants
           o Tour de table et recueil des attentes

       En atelier - 45 minutes : présentation et mise en commun des résultats de l'audit. Chacun a
        reçu sa propre synthèse et les résultats de la synthèse collective avec un commentaire de
        l’animateur sur l’analyse et les taux de non-conformité
       Tour de table sur l’applicabilité des recommandations, sur les difficultés rencontrées et sur
        l’interprétation des écarts.


       Plénière - 90 minutes : en fonction des remontées des ateliers, discussion avec l'expert sur
        tout ou partie des questions suivantes :

            o   Difficultés d’application des recommandations concernant le traitement anticoagulant
                (durée, relais HBPM AVK, utilisation des nouvelles molécules.)
            o   Surveillance au long cours :
                     o Sélection des patients nécessitant un suivi
                     o Modalités du suivi :
                               Clinique
                               Biologique
                               Ultrasonique
                               Renouvellement du bilan étiologique
                     o Gestion du traitement anticoagulant en cas de chirurgie ou d’actes invasifs :
                               Actes pouvant être réalisés sans interruption des AVK : précautions à
                                  prendre
                               Actes programmés nécessitant l’interruption des AVK : protocole
                               Actes urgents : protocole

                    o   Gestion des surdosages en AVK (recommandations de l’HAS) :
                            Surdosages asymptomatiques
                            Surdosages associés à une hémorragie ou à un traumatisme


                    o   Prise en charge des thromboses veineuses superficielles :
                                 Quand la suspecter
                                 Confirmation du diagnostic
                                 Traitement
                               Bilan étiologique éventuel
30 minutes :
    Retour sur l’analyse des écarts et repérage des indicateurs de suivi au long cours, pour
       permettre à chaque participant de poursuivre et de pérenniser sa démarche
    Evaluation de la formation
    Recueil des attentes non satisfaites et des besoins complémentaires
    Conclusion
7.1 - Les outils utilisés

Etape 1
1 - La grille d’audit – Equivalent à ½ journée

•    La méthode retenue est l’auto-évaluation à l’aide de la grille d’audit de pratiques ci-dessous.
•    La sélection des patients se fait de façon prospective ou rétrospective sur 5 dossiers au moins (5
     à 10) de patients en cours de traitement par AVK.

Critères d’inclusion des patients :
Patients adultes traités par les AVK pour une thrombose veineuse profonde datant d’au moins 3 mois


                                GRILLE DE RECUEIL DES DONNEES
   Audit de pratiques : Prise en charge des Thromboses Veineuses Profondes (TVP) des membres
                                       inférieurs en ambulatoire
Date : …………………                  Nom du médecin : …………………
N° de la grille : ………..

Identification du patient :        les 3 premières lettres     



                              OBJECTIF : assurer la sécurité du patient sous AVK

Avez-vous noté et/ou retrouvé dans le dossier du patient ?

    N°                          CRITERES                        OUI      NON        NA         COMMENTAIRES


    1     Le niveau du pôle supérieur de la thrombose

          La notion d’un éventuel facteur déclenchant
    2


    3     La durée du traitement initialement prévue


    4
           L’absence de contre indication absolue
           La présence de contre - indication(s) relative(s)
           au traitement AVK ou de précautions particulières
    5
           à prendre


           La réévaluation de l’indication (que si le
    6      traitement par les AVK a été commencé il y a plus
           de 3 mois)



           La clairance de la créatinine (MDRD simplifié) si
    7
           patient âgé de 65 ans ou plus




    8      La prescription d’un bilan étiologique
  N°                         CRITERES                          OUI       NON        NA         COMMENTAIRES


         Un système d’alerte pour rappeler que le patient
   9
         est sous AVK, lors des prescriptions


         La trace de l’éducation thérapeutique délivrée au
  10     patient



  11     La survenue d’un INR égal ou supérieur à 4




Le suivi d'indicateurs à distance de cet audit sera décidé collectivement par le groupe en fonction des
plus forts taux de non-conformité des participants constatés à l’issu de cet audit et après la phase
d’approfondissement des connaissances et de discussion sur les recommandations les plus récentes


Précisions concernant certains critères :
   - N° 1 et 2 : éléments prépondérants pour déterminer la durée du traitement anticoagulant.
   - N° 3 : durée de traitement préconisée (recommandations AFSSAPS 2009), en dehors des cas
        particuliers (grossesse, K,….) pour un premier épisode de :
               Thrombose surale avec un facteur déclenchant : 6 semaines
               Thrombose surale sans facteur déclenchant : 3 mois
               Thrombose proximale avec facteur déclenchant : 3mois
               Thrombose proximale sans facteur déclenchant : 6 mois
   - N° 7 : clairance de la créatinine < 30 ml/mn : Calciparine obligatoire (CI des HBPM et du
        Fondaparinux)
   - N° 8 : A) Il est indispensable d’effectuer un interrogatoire minutieux orientant la recherche
        étiologique (ATCD de TVP avant l’âge de 60 ans dans la famille proche, perte de poids,
        troubles digestifs récents, rectorragies….) et un examen clinique complet avec touchers
        pelviens (en particulier à partir de 50 ans).
                  B) A partir de 50 ans (bilan à renouveler annuellement dans les 3 ans suivant
   l’épisode initial):
                a) Chez l’homme : PSA, échographie abdominopelvienne et radio des poumons
                b) Chez la femme : échographie abdominopelvienne et radio des poumons et des
                     seins
                  C) Au dessous de 60 ans discuter un bilan à la recherche d’une thrombophilie (pas
                                                                                er
                systématique, selon les recommandations) : essentiellement si 1 épisode de TVP
                proximale sans facteur déclenchant majeur.
   - N° 10 : permet de diviser par 4 le risque d’accident hémorragique
   - N° 11 : le risque hémorragique est fortement augmenté quand l’INR est à 4 ou plus
7.2 – Les réunions virtuelles

Nous utilisons un dispositif logiciel et technique qui est aujourd'hui fiable et devenu abordable
financièrement, il s'agit de adobe.connect.pro qui permet de réunir 10 ou 12 participants qui se
connectent en ateliers virtuels par liaison internet audio et par webcam

Il s'agit bel et bien de réunions présentielles, conviviales et innovantes, tous les participants sont en
direct, se voient et se parlent, ce qui nous semble pertinent pour cette activité particulière de
discussion sur l’application des recommandations .

Avec une adresse internet et un ordinateur PC ou MAC équipé d'une webcam, tous les participants
arrivent dans la salle d'atelier et les webcams permettent de visualiser les interventions des présents.

L'expert réalise son programme, l’animateur est présent et passe les diaporamas et le micro à chaque
participant pour laisser l'expert se concentrer sur l'objectif pédagogique. L'outil est simple, convivial et
il suffit de moins de 20 minutes pour former l’animateur.
L’animateur peut distribuer la parole quand il le veut à n'importe lequel des participants sur un simple
clic.
Les diaporamas sont chargés en amont et l'expert à la main sur ses diapositives. Les vidéos ou
images sont également possibles. Pour éviter les défauts de synchronisation liés à l'hétérogénéité des
débits de connexion des participants, nous doublons la connexion Internet par une conférence
téléphonique traditionnelle.

Le participant se connecte avec un code d'accès qui est donc une signature électronique et son temps
de présence est de facto produite par le serveur qui matérialise ainsi une liste d'émargement
électronique.

Bien entendu l'expert peut interroger la salle en générant un quizz et produire immédiatement le
résultat des réponses du test ou du sondage. Cela permet également l'évaluation individuelle et
collective, post-test et recueil des indices de satisfaction en fin de séance ou de cycle.

Le chat est un avantage supplémentaire par rapport à une réunion physique puisque permettant des
questions sans interrompre le déroulement du programme.

En pratique : le participant qui s'inscrit sur notre site laisse ses coordonnées. Il est rappelé à son
cabinet pour vérifier l'authenticité de l'inscription par notre webmaster.
Il doit s'identifier à son arrivée et entrer avec le mot de passe, l’animateur peut alors lui ouvrir session.

Cette formule est souple, l’animateur et l’expert ou le chef de projet n’ont pas non plus à se déplacer.
Pour autant, la gestion de plusieurs groupes de 10 à 12 médecins s'engageant à suivre les 2 sessions
de formation (un engagement écrit sera demandé à l'inscription) nécessite une ingénerie de
communication (mailing, phoning, caoching) et de suivi individuel performant et très soutenu. Malgré
cela, certains abandonnent malheureusement avant la fin du programme, ils sont de plus en plus
rares.
7.3 La plateforme de traitement des données, de l’analyse des pratiques sur serveur dédié
sécurisé

Pour la conduite de nos programmes nationaux, notre association s’associe, comme les années
précédentes pour l’EPP, à un partenaire technique dont la conduite de projet s’inscrit comme suit :

   1. Soutien technique et méthodologique relance et accompagnement des participants

   2. Acquisition et Traitement des données
          a. Solution Web / Traduction HTML des grilles de recueil de données,
          b. Plateforme online sécurisée par mot de passe,
          c. Monitoring et relance des participants,
          d. Traitement des données d’audit et des indicateurs,
   3. Production des résultats
          a. Statistique et médicale, par médecin et par thème.
8 .La présentation des ressources humaines,


Sous le contrôle de notre comité scientifique et avec la participation de nos partenaires de l’évaluation
externe, dix volontaires ont constitué le comité de pilotage de la réponse à cet appel d’offres DPC.

Chacun de ces formateurs est de longue date investi dans la réflexion sur la FMC et l’EPP. Ils ont
chacun choisi, tout naturellement, la direction d’un ou plusieurs thèmes de DPC.

Ils sont chefs de projets :

       5 médecins généralistes libéraux, formateurs de notre association, chef de projet FMC
        membre de conseil de structure nationale de gouvernance professionnelle.
       Un médecin généraliste libéral, formateur de notre association et ex-chargé de mission
        régional pour l’évaluation (CMRE) HAS
       Un cardiologue libéral et hospitalier investi depuis de nombreuses années dans la FMC et
        l’EPP
       Un gynécologue libéral: concepteur de cycles de formation en gynécologie pour les
        généralistes. Ancien membre de la commission Evaluation de son URML et ayant participé à
        l’organisation de groupes qualité au sein du collège de gynécologie médicale de sa région
        avec l’URCAM.
       Un néphrologue membre de sa CME et ancien expert visiteur HAS.
       Un psychiatre
       Un médecin vasculaire

Nos deux réunions physiques ou virtuelles d'appropriation de la méthode, d'analyse des résultats et
de suivi de l’impact sur l’amélioration des pratiques, sont animées par :


 Un médecin généraliste - pour 10 à 12 participants - de notre association formé aux méthodes
réflexives de formation et d’évaluation et, compétent dans la gestion et l'animation des groupes,
souvent membre de notre comité de pilotage, concepteur de la grille et/ou responsable du thème.

 Un expert spécialiste libéral ou hospitalier médecin vasculaire ou hématologue coagulationniste.
Cet expert est sélectionné pour ses qualités pédagogiques (expérience avérée de conduite de
                                                         ème
réunions de FMC sur ce thème) particulièrement pour la 2     réunion de discussion et d’appropriation
des recommandations.

Chaque tandem accompagne un même groupe jusqu'au bout de la procédure. Il sera garant de
l’atteinte des objectifs fixés.

Notre organisme s’engage à faire signer à chaque participant la lettre d’engagement à participer à
l’intégralité du programme auquel il s’est inscrit.

L'animateur et l'expert restent disponibles par téléphone, par fax ou par mail pour répondre aux
questions et aider chaque participant pendant les phases d'auto-évaluation et jusqu'à la phase de
l'évaluation à distance de l’impact du programme sur l’amélioration de la qualité des pratiques.


Une déclaration publique d’intérêt sera demandée à tous les intervenants avant la formation et mise à
disposition des participants.
9. Référence bibliographiques

Elles sont présentes, entre autres, dans les recommandations de l’AFSSAPS et de l’HAS accessibles
à tous sur internet.

SITES INTERNET :
1) AFSSAPS Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé : http://www.afsaps.fr : «
Prévention et traitement de la maladie thromboembolique veineuse en médecine- Recommandations
de bonne pratique » (09/11/2009) - - « Les Antivitamines K (AVK) - Mise au point » (18/4/2009)

2) SFMV : http://www.angionet.org

3) GEHT : http://www.geht.org

4) GITA : Groupe Interdisciplinaire Trousseau sur les antithrombotiques http://www.gitathrombose.org/

5) SFAR : sfar.org (site de la Société Française d’Anesthésie Réanimation) :
http://www.sfar.org/s/article.php3?id_article=297&var_recherche=antiagregants

6) SFED : sfed.org (site de la Société Française d’Endoscopie Digestive) : http://www.sfed.org

7) Société Francophone de Médecine Buccale et de Chirurgie Buccale :
http://www.societechirbuc.com/

8) HAS : Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_682188/prise-en-charge-des-
surdosages-dessituations-
a-risque-hemorragique-et-des-accidents-hemorragiques-chez-les-patientstraites-
par-antivitamines-k-en-ville-et-en-milieu-hospitalier http://www.has-sante.fr :
« Prise en charge des surdosages en antivitamines K, des situations à risque hémorragique et des
accidents hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier »
(avril 2008)

9) Société Française de Rhumatologie : http://www.rhumatologie.asso.fr

10) Site destiné aux patients sous AVK : test d’auto évaluation concernant leur traitement :
http://www.automesure.com/Pages/ antiquiz.htm

11) Réseau Ville Hôpital des Pathologies Vasculaires de Grenoble :Traitement curatif de lamaladie
thromboembolique veineuse et cancer : http:// granted.ujfgrenoble.
fr/referentiels/traitementMTEcancer.pdf

12) RECOMMANDATIONS EN CANCEROLOGIE : http:/ ww/ w.sorcancer.
fr/index.php?tg=articles&idx=Print&topics=70&article=126

DOCUMENTS PAPIER :
- CARNET A REMETTRE AUX PATIENTS PORTEURS D’UNE TVP de la SFMV (Société Française
de Médecine Vasculaire)
- FICHE A REMETTRE AUX PATIENTS PORTEURS D’UNE TVP (Damour JF, Journal des Maladies
Vasculaires, Tome 31-2006 , Cahier 2 du N° 4,2S38 P17
10. Les modalités d’évaluation du programme et notamment la description précise des indicateurs
qui permettront de mesurer les modifications des compétences et des pratiques des médecins
participants, résultant du programme.

Les programmes DPC sont élaborés conformément aux exigences de validité, d’efficacité, de
faisabilité et d’acceptabilité, telles que stipulées dans le cahier des charges DPC fixé par la Haute
Autorité de santé.


La validité et l’efficacité de chaque programme sont tout d’abord recherchées a priori à travers les
choix méthodologiques suivants :
    -   chaque programme respecte les principes méthodologiques définis par une succession d’au
        moins deux étapes (analyse d’une pratique, comparaison avec un référentiel validé,
        acceptation d’un regard extérieur, mesure des résultats), plan d’action d’amélioration avec
        mesure d’impact.
    -   chaque programme permet à chaque médecin participant de mesurer l’amélioration de ses
        pratiques par la succession d'un audit, d’un renforcement des connaissances et d'un
        questionnaire à distance.

Pour garantir une faisabilité et une acceptabilité maximales de chaque programme, deux séries de
mesures ont également été prises :
    -   les contenus pédagogiques et les grilles de recueil des données de pratique ont été testés
        auprès d’un échantillon de médecins de notre association avant la réalisation du programme,
    -   le choix de la thématique a lui aussi été confronté au point de vue des médecins ciblés pour
        s’assurer qu’il correspond bien à leur préoccupation.

Ces deux catégories de mesures, dites a priori, sont complétées par une évaluation a posteriori pour
vérifier que chaque programme a atteint ses objectifs, et notamment a permis de modifier les
compétences et les pratiques des médecins participants. Cette évaluation porte sur trois dimensions :


1 - Index de participation des médecins
Mesure de la participation des médecins (nombre d’inscrits par rapport au nombre de médecins
sollicités, et nombre de participants effectifs par rapport au nombre d’inscrits)


2 - Index de satisfaction des médecins
Mesure de la satisfaction des médecins participants à l’aide du questionnaire OGC.
La mesure du taux de participation et de satisfaction des médecins engagés dans le programme
permet en particulier de prendre les mesures correctrices souhaitables pour améliorer la faisabilité et
l’acceptabilité de l’itération suivante.
3 - Index de modification des pratiques
Indicateurs immédiats : les résultats de l'audit permettent de restituer à chaque médecin un tableau
mettant en évidence pour chaque critère de la grille le niveau d’adéquation des pratiques de la
recommandation. L’animateur dispose des données agrégées du groupe. Notre association disposera
donc, en fin d’exercice, d’une synthèse globale des enseignements de la campagne.


Indicateurs au long cours : à l’issue de la dernière phase du programme, chaque médecin reprend
son activité clinique en ayant sélectionné le ou les indicateurs qui se sont révélés les moins
performants par son propre audit. Il doit en assurer le suivi en routine dans sa pratique avenir.

Un tel programme dure environ 3 à 6 mois, son accomplissement complet engage chaque praticien
dans une démarche continue. Plusieurs thématiques de suite peuvent s’enchaîner, l’objectif étant de
pérenniser ce développement pour un même groupe professionnel.

				
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posted:6/6/2012
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