ISPA - communiqu� de presse du 10 juin 2008
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ISPA - communiqué de presse du 10 juin 2008 Comparaison internationale des motifs de boire chez les jeunes Une étude actuelle de l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) établit une comparaison entre les motifs de boire des adolescent-e-s en Suisse avec ceux de leurs pairs aux Etats-Unis et au Canada. En Suisse, la plupart des filles et des garçons ont recours à l'alcool pour faire la fête avec leurs amis et avoir du plaisir. Ils sont moins soumis à la pression du groupe et à la pression scolaire que les jeunes d'Amérique du Nord. Jusqu'à présent, très peu d'études ont porté sur une comparaison internationale des motifs de boire. En collaboration avec l'Université de Dalhousie à Halifax (Canada) et l'Université de Missouri-Columbia (USA), l'ISPA décrit ces motivations dans ces trois pays industriels occidentaux. Il ressort de cette comparaison que les adolescent-e-s ont recours aux boissons alcooliques pour des raisons semblables. Parmi les motifs principaux, on retrouve l'envie de se retrouver entre amis et la recherche du plaisir. Classement des motifs par ordre d'importance "Les ressemblances sont plus importantes qu'on ne le croyait", résume Emmanuel Kuntsche, responsable de l'étude et chercheur à l'ISPA. Les habitudes de consommation diffèrent certes entre les pays; ainsi, les teenagers américains sont moins souvent ivres que leurs pairs au Canada et en Suisse. Mais les motifs sont semblables dans les différents contextes culturels. La plupart du temps, les jeunes évoquent plusieurs raisons de consommer de l'alcool. L'ordre d'importance de leurs motivations est cependant le même dans les trois pays. Viennent en tête les motifs sociaux, suivis de l'envie de s'amuser, d'oublier les problèmes de la vie quotidienne et de la pression du groupe. Ces différents motifs sont plus ou moins forts selon le pays. Les jeunes tendent à une consommation à risque lorsqu'ils recherchent le plaisir et l'ivresse ou entendent oublier leurs problèmes. Plus de pression au Canada Les jeunes canadiens et suisses boivent la plupart du temps pour des motifs sociaux, au Canada plus encore qu'en Suisse. Les chercheurs partent du principe que les comportements de loisirs jouent un rôle important à cet égard. Les jeunes canadiens passent beaucoup de soirées en compagnie de leurs pairs; dans ce pays, les motifs liés au plaisir sont aussi les plus forts. Aux Etats-Unis, la recherche de l'ivresse semble jouer un rôle moins important. Ce résultat correspond aux ivresses expérimentées: au Canada, les jeunes de 15 ans sont les plus nombreux à présenter des états d'ivresse, suivis par les jeunes suisses et américains. Le même ordre d'importance s'applique au motif d'oublier ses problèmes quotidiens. Comme le montre une autre étude, la moitié des écolières et écoliers de 15 ans évoquent la pression scolaire; en Suisse, c'est le cas de 25% des élèves de cet âge. Selon leurs dires, les adolescent-e-s suisses sont aussi moins soumis à la pression du groupe. Les adolescent-e-s canadiens et américains sont plus nombreux à consommer de l'alcool pour répondre aux attentes de leurs pairs. L'enjeu de la prévention De nombreux adolescent-e-s passent leurs soirées à rechercher l'ivresse avec des amis. C'est là qu'interviennent les dispositions légales; leur application stricte constitue une mesure de prévention indispensable. Une personne qui boit pour oublier ses problèmes risque de boire toujours plus ou plus souvent: les mesures de prévention individuelles doivent intervenir dans ce cas de figure. Il importe de sensibiliser aux risques liés à la consommation problématique d'alcool et de développer des stratégies de gestion du stress. Les résultats des études récentes indiquent de plus que les programmes d'intervention basés sur les motifs de consommation, réalisés avec succès en Amérique du Nord pour réduire la consommation d'alcool précoce et excessive, peuvent être repris en Europe. Un exemple en est l'approche récemment mise en oeuvre pour prévenir la consommation précoce et risquée des jeunes de 16 ans environ et pour les aider à réduire la consommation et les risques associés. L'étude comparative actuelle portant sur les motifs de boire en Suisse, aux Etat-Unis et au Canada vient de paraître dans le "Journal of Studies on Alcohol and Drugs". L'étude a été cofinancée par la Fondation suisse pour la recherche sur l'alcool. L'ISPA en bref Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité publique, indépendante des partis politiques. Information : Corine Kibora Porte-parole de l'ISPA mailto:ckibora@sfa-ispa.ch Tél.: 021 321 29 75 ISPA - Communiqué de presse du 23 juin 2008 Se baigner en gardant la tête froide Quand il fait chaud, baignade et sports nautiques attirent des milliers de gens au bord des lacs et des cours d'eau. L'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) rappelle la règle de base voulant que l'on renonce à toute consommation d'alcool avant la pratique d'un sport nautique. Avec la montée de la température, les piscines, les lacs et les cours d'eau attirent du monde. Il fait bon se rafraîchir dans l'eau après un bain de soleil ou une partie de foot. Il existe pourtant un revers de la médaille: selon la Société suisse de sauvetage, environ 50 personnes par an sont victimes d'une noyade. Il faut y ajouter des milliers de blessés. Chaque année, de l'ordre de 10'000 personnes en moyenne se blessent en se baignant ou en nageant. En prenant en compte les accidents dus à des activités comme la rame, la conduite d'un bateau ou d'un voilier, on atteint 15'800 cas. Une partie de ces événements tragiques sont en rapport avec la consommation d'alcool. Des études réalisées pour l'essentiel à l'étranger établissent un rapport étroit entre consommation d'alcool et accidents nautiques graves. Les conséquences d'une consommation excessive d'alcool lors de sports nautiques peuvent être catastrophiques. Si l'on compte garder la tête au-dessus de l'eau, on s'abstient donc de boire. Tous les plans d'eau deviennent plus dangereux quand on a consommé de l'alcool et c'est plus particulièrement le cas des eaux courantes, qui demandent au nageur d'avoir la tête bien claire. On a souvent tendance à sous-estimer le courant, la basse température, les écueils ou les tourbillons, de même que la difficulté d'accès aux rivages. Les baigneurs pris dans les courants doivent disposer de toute leur capacité de réaction et de la totalité de leurs forces. Où sont les risques? Les causes d'accidents dans les sports nautiques sont diverses. Dans la plupart des cas, les gens surestiment leurs propres forces tout en sous-estimant celle de l'eau courante. L'alcool accroît la propension à prendre des risques et amoindrit la faculté de concentration. Avec un taux d'alcool trop élevé, la vision diminue, la coordination s'amoindrit et le sens de l'équilibre fléchit. Lorsque l'on se baigne sous l'influence de l'alcool, on nage moins bien et on risque de vomir, avant de se noyer sans bruit. La règle stricte qui prévaut donc, par rapport aux activités nautiques, est d'éviter la consommation d'alcool. Piloter un bateau en état d'ébriété est dangereux et punissable. Autre règle régissant la baignade: ne jamais sauter dans l'eau lorsque l'on a très chaud, le corps ayant besoin d'un temps d'adaptation. Cette prudence élémentaire est souvent oubliée sous l'effet de l'alcool. Pour éviter les accidents, l'ISPA donne les conseils suivants: - Renoncez à consommer de l'alcool lorsque vous allez nager ou pratiquer un sport nautique. - Ne pilotez jamais un bateau en étant alcoolisé. Les données concernant les accidents proviennent du Bureau de prévention des accidents (bpa). Elles sont disponibles jusqu'en 2005. L'ISPA en bref Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité publique, indépendante des partis politiques. Communiqué de presse ISPA du 1er juillet 2008 <<Version courte_FR.pdf>> Les jeunes Suisses recourent moins souvent à l'alcool, au tabac et au cannabis La toute nouvelle étude suisse sur les écoliers le montre: les jeunes consomment aujourd'hui moins d'alcool, de tabac et de cannabis qu'il y a quatre ans, même si l'alcool reste le problème numéro un. L'évolution de la consommation d'une minorité de jeunes qui prennent des somnifères ou des drogues illégales telles que la cocaïne ou des hallucinogènes est toutefois préoccupante. En 2007, l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) a effectué la partie suisse d'une enquête européenne sur la prise de substances psychoactives par les écoliers. Enquête dont les premiers résultats ont été présentés aujourd'hui à Berne. Conjointement à plus de 40 autres pays européens, la Suisse a participé pour la seconde fois, en 2007, à une enquête sur la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes de 13 à 16 ans. Cette étude, ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), a le soutien du Conseil de l'Europe et fut réalisée pour la première fois en 1995 dans 26 pays européens. Au centre de cette enquête quadriennale figurent la consommation d'alcool, de tabac et d'autres drogues par les adolescents ainsi que leur attitude à cet égard. En 2007, plus de 7'500 écoliers et écolières suisses de 8ème, 9ème et 10ème années ont rempli volontairement, et anonymement, le questionnaire y relatif. L'étude, menée à nouveau pour la Suisse par l'ISPA, est représentative. Recul de la consommation d'alcool La consommation problématique d'alcool des jeunes se produit lors d'occasions ponctuelles où l'alcool est le plus souvent consommé en grandes quantités. Consommer au moins trois fois par mois cinq verres ou plus d'alcool en une seule et même occasion est un mode de consommation particulièrement problématique, qu'on appelle aussi de plus en plus fréquemment "binge drinking" ou "biture expresse". En 2007, 14% des garçons de 15 ans présentaient ce mode de consommation, pour près de 8% des filles du même âge. En 2003, ces proportions étaient respectivement de 20% et 11%. Vu le comportement à risque que cela implique, ces chiffres restent particulièrement préoccupants. "Altercations physiques, accidents, problèmes avec la police, admissions aux urgences ou relations sexuelles non protégées peuvent en être la conséquence", indique Gerhard Gmel, directeur de cette étude. Plus de 60% des garçons de 15 ans ayant ce mode de consommation problématique d'alcool et plus de 40% des filles dans ce cas admettaient avoir subi au moins l'une de ces conséquences au cours de l'année écoulée. Par comparaison, presque 20% des garçons qui n'ont pas ce comportement à risque connaissent aussi de tels effets négatifs de l'alcool, contre un peu plus de 10% des filles. Les garçons montrent une nette préférence pour la bière, qui représente plus de 40% de l'ensemble de leur consommation, quasiment à égalité avec les alcopops (boissons prémélangées à base de limonade additionnées de spiritueux), les spiritueux et les cocktails "maison". Chez les filles, alcopops, spiritueux et cocktails "maison" représentent plus de la moitié de leur consommation, seul un quart d'entre elles buvant de la bière. Comparés à 2003, les alcopops ont fortement perdu en importance, les jeunes semblant préparer de préférence eux-mêmes leurs mélanges alcoolisés. Les déclarations des jeunes sont intéressantes quant à l'acquisition d'alcool pour leur propre usage. En effet, ils boivent plus fréquemment des boissons alcooliques au café ou dans un bar qu'après les avoir achetées dans un magasin. A l'exception toutefois des jeunes de 15 ans pratiquant le binge drinking, lesquels disaient acquérir les boissons alcooliques plus fréquemment dans des commerces de détail. Pour rappel, la loi interdit de vendre de l'alcool à des jeunes de cet âge. Diverses raisons expliquent l'évolution de la consommation L'excès ponctuel a fait l'objet, ces dernières années, de nombreux et vifs débats. L'ISPA estime que les parents, les enseignants et les jeunes eux-mêmes ont plus conscience de cette problématique. La fin de l'alerte n'a pourtant pas encore retenti: aujourd'hui comme hier, l'alcool constitue, parmi toutes les substances psychoactives, le problème numéro un. "Et l'on peut acheter à tout moment et à bas prix des boissons alcooliques, notamment de la bière qui est aujourd'hui vraiment trop bon marché", constate Michel Graf, directeur de l'ISPA. Il revient donc à la société d'appliquer plus strictement la protection de la jeunesse, notamment les restrictions de vente. La fixation des prix et la limitation de la publicité sont aussi de nature à influencer le mode de consommation des jeunes. Consommation de tabac en diminution Près de 30% des jeunes de 15 ans disaient avoir fumé le mois précédant l'enquête, les garçons cependant plus souvent que les filles. En 2003, la proportion était de 34%. Cette évolution positive ne doit pas nous faire oublier que les adolescents expérimentent tôt la cigarette: à 13 ans, 38% des jeunes ont déjà fumé au moins une fois. Or les études montrent que déjà une faible fréquence de consommation peut mener, par la suite, à une consommation régulière. L'augmentation du prix des cigarettes a certes contribué à ce recul du tabagisme. De plus, il est aujourd'hui normal de ne pas fumer dans les lieux publics. Simultanément, plusieurs cantons ont ces derniers temps introduit un âge légal minimum pour la vente de tabac. A cet égard, l'ISPA demande une réglementation nationale interdisant la vente de tabac aux moins de 18 ans. Perte d'attractivité du cannabis Un garçon de 15 ans sur cinq a, au cours du mois précédant l'enquête, fumé du cannabis. Cette proportion était de 3% plus élevé en 2003. Chez les filles, elle a chuté de 17% à 12% en 2007. "La conscience des risques encourus pour la santé est aujourd'hui plus grande et les débats politiques relatifs au cannabis font que tout le monde sait que sa consommation est sanctionnée", résume Michel Graf. L'ISPA estime par ailleurs probable que l'interdiction croissante de fumer du tabac dans les lieux publics ait pour effet une réduction de la consommation de cannabis. L'évolution des autres substances psychoactives ne concerne qu'une minorité Un petit groupe de jeunes court de graves risques. Jusqu'à aujourd'hui, on en sait peu sur leur comportement de consommation. La prise de drogues illégales telles que la cocaïne, le crack, l'héroïne et le LSD reste toujours de faible ampleur, avec des prévalences à vie d'environ 1 à 3%. Elle a cependant augmenté par rapport à 2003. Près de 8% des jeunes de 15 ans ont déjà pris un somnifère ou un calmant, alors qu'en 2003 ils n'étaient qu'un peu plus de 6 %. La prise de telles préparations - qu'elles soient à base de plantes, soumises à ordonnance ou non - est dans tous les cas inquiétante à cet âge-là. Approches préventives nécessaires La majorité des jeunes n'a aucun problème avec l'alcool ou toute autre substance psychoactive et l'évolution la plus récente est globalement positive. "Cette évolution positive ne doit cependant pas masquer le fait qu'il y a encore trop de jeunes qui boivent, fument du tabac ou font usage du cannabis", insiste le directeur de l'ISPA. Par ailleurs, on ne sait pas si la tendance actuelle se confirmera. En matière de prévention, la petite minorité de jeunes ayant une consommation problématique est au centre des préoccupations. La détection précoce des garçons et filles en situation de risque est primordiale. "Il faut pour cela une approche thérapeutique spécifique, incluant tant ces nouvelles formes de consommation que le contexte de vie des jeunes concernés", affirme Michel Graf. Selon le directeur de l'ISPA, il faudrait aussi intervenir de manière accrue lorsque des jeunes aboutissent à l'hôpital pour cause d'intoxication éthylique. Parallèlement, école et famille doivent être sensibilisées aux risques encourus et les parents se voir soutenus dans leur rôle éducatif. L'ISPA continuera donc de s'engager en ce sens avec ses projets de prévention, ainsi que par la sensibilisation de la population et des milieux politiques. L'étude ESPAD sera l'objet dans un futur proche d'analyses détaillées, permettant d'obtenir des informations complémentaires sur l'évolution des modes de consommation de produits psychoactifs chez les jeunes. Les approches de prévention pourront ainsi se baser sur les situations de vie des jeunes, leur contexte social ainsi que sur les liens qu'ils entretiennent avec leurs parents et leurs pairs. L'ISPA en bref Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité publique, indépendante des partis politiques. Information: Corine Kibora Porte-parole de l'ISPA mailto:ckibora@sfa-ispa.ch Tél.: 021 321 29 75 Communiqué de presse de l'ISPA du 23 septembre 2008 Consommation de substances des jeunes: comparaison internationale Une étude comparative internationale révèle que la consommation régulière d'alcool et de tabac chez les adolescent-e-s suisses est inférieure à la moyenne des autres pays analysés en Europe et en Amérique du Nord. Le taux des fumeurs a reculé dans la plupart des pays, alors que l'évolution de la consommation d'alcool est plus différenciée. Le rapport international 2008 " Health Behaviour in School-Aged Children " (HBSC) compare le taux de consommation des écolières et écoliers dans 41 pays et décrit leurs conditions de vie en 2006. L'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies s'est penché plus attentivement sur la situation prévalant en Suisse et met en avant des thèmes importants en matière de prévention. Depuis 2002, la consommation de substances des élèves de 15 ans a régressé à l'intérieur de nos frontières. En comparaison internationale, la Suisse se situe pour l'essentiel en dessous de la moyenne en ce qui concerne le tabac et l'alcool. Ce n'est pas pour autant qu'elle peut prétendre donner l'exemple. "L'évolution récente est positive. Elle ne doit toutefois pas nous faire oublier que trop d'adolescent-e-s boivent et fument des cigarettes ou des joints" déclare Michel Graf, directeur de l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA). L'étude publiée en 2008 par le Bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Europe et par l'Université d'Edimbourg compare les comportements de santé de jeunes dans 41 pays. Parmi les thèmes analysés, on trouve la consommation d'alcool, de tabac et de cannabis chez les écolières et les écoliers de 11, 13 et 15 ans. Ce rapport se base sur l'étude internationale HBSC qui est menée tous les quatre ans. Les données concernant la Suisse proviennent de l'enquête effectuée en 2006 dans les écoles par l'ISPA sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique et des cantons. Dans l'ensemble, nous sommes en dessous de la moyenne internationale En comparaison internationale, le recul enregistré en Suisse depuis 2002 est considérable en ce qui concerne la consommation d'alcool des jeunes. Pour les états d'ivresse, elle figure dans le quart inférieur: environ 23% des écoliers et écolières de 15 ans disent avoir été ivres au moins deux fois dans leur vie. La moyenne internationale est de 33%. Quant à la consommation régulière, la différence entre la Suisse et les autres pays est moins marquée: environ 22% de nos jeunes boivent au moins une fois par semaine, contre 26% en moyenne internationale. Pour le tabagisme, la Suisse se place dans le tiers inférieur. Le recul est élevé par rapport à l'ensemble des pays observés. En 2002, 23% des adolescent-e-s fumaient au moins chaque semaine chez nous, et dans les autres pays tout juste 24%. Quatre ans plus tard, seuls 15% de nos élèves de 15 ans fument au moins une fois par semaine, contre 19% en moyenne globale. En Suisse, comme dans beaucoup d'autres Etats, la consommation de cannabis a régressé, portant à environ 31% la part des jeunes ayant déjà fumé du cannabis dans leur vie. Mais notre pays reste dans le peloton de tête, la moyenne internationale étant de 18%. Et, durant le mois précédant l'enquête, 12% de nos élèves de 15 ans avaient déjà fumé des joints, ce qui représente le double de la moyenne étrangère. Tabagisme en recul partout En ce qui concerne le tabac et le cannabis, on peut observer la même tendance dans la plupart des pays. Emmanuel Kuntsche, chercheur à l'ISPA, explique que "fumer est aujourd'hui moins à la mode, en Suisse comme ailleurs. Cela semble relever d'une tendance internationale qui s'inscrit dans la durée". Selon l'ISPA, les efforts entrepris en vue de la protection des non-fumeurs et le débat public lancé sur la fumée passive ont porté leurs fruits: la population a été sensibilisée aux risques encourus. Par ailleurs, une meilleure information sur les dangers pour la santé de la consommation de cannabis pourrait bien être à l'origine du recul enregistré sur ce plan-là également. L'interdiction de fumer dans les lieux publics contribuerait en outre à freiner les amateurs de joints. Evolution plus différenciée pour l'alcool Sur le plan international, on enregistre des évolutions dissemblables. Il n'y a pas de recul généralisé. L'ISPA présume que si on boit moins en Suisse, c'est que les gens sont mieux informés sur les risques d'une consommation excessive. Le phénomène de l'ivresse a fait l'objet de nombreuses discussions au cours de ces dernières années. Les parents, le corps enseignant et les jeunes eux-mêmes sont devenus plus conscients du problème. En outre, les mesures prises pour protéger les mineur-e-s, dont la taxe sur les alcopops et le rappel dans les points de vente des prescriptions relatives à la limite d'âge, semblent avoir eu un effet positif. Conditions de vie: la famille, les pairs, l'école L'enquête internationale HBSC porte également sur le cadre de vie des jeunes. L'ISPA a étudié de plus près la consommation de substances dans notre pays sous l'angle de la famille, des pairs et de l'école, et ses constatations sont résumées dans une nouvelle brochure. En 2006, 78% des adolescent-e-s de 15 ans déclaraient que leurs parents étaient au courant de la manière dont ils/elles occupaient leurs loisirs et qu'il leur était facile de s'ouvrir à eux en cas de difficultés. Les jeunes dont les parents savent comment et avec qui ils passent leur temps libre consomment moins souvent de l'alcool, du tabac ou du cannabis que ceux et celles dont les parents ne savent que peu, voire pas du tout, ce qu'ils font hors du cadre familial. Le fait que les parents soient au courant peut être le signe d'une bonne relation, empreinte d'ouverture et ayant des effets préventifs. Il en va de même pour les jeunes qui parlent facilement à leur mère ou leur père de ce qui les préoccupe. Comme le résume Sabine Dobler, spécialiste en prévention à l'ISPA: "Il est important que les parents se montrent ouverts au dialogue et même au besoin qu'ils insistent s'ils se font du souci. De cette manière, les jeunes comprennent que leurs parents sont bien là et qu'ils sont prêts à les soutenir. Cela leur donne des repères." Vingt-quatre pour cents des jeunes de 15 ans ne sortent jamais le soir, 65% disent sortir jusqu'à trois fois par semaine et 11% quatre fois ou plus. Ceux et celles qui sortent davantage sont plus enclins à boire ou fumer. Bien que ces sorties offrent potentiellement plus d'occasions de consommer, il est important que les adolescent-e-s cultivent des amitiés. Selon l'ISPA, il faut donc leur fixer clairement un cadre. "C'est aux parents de déterminer quand, à quelle fréquence et jusqu'à quelle heure leurs enfants ont la permission de sortir le soir", déclare Sabine Dobler. Exigences scolaires Parmi les élèves de 15 ans, 71% ne se sentent que peu ou pas du tout stressé-e-s par le travail pour l'école. Un cinquième, soit 20% d'entre eux, se décrivent comme moyennement stressés et 9% comme très stressés. Parmi ceux et celles qui se sentent très stressés, la part de consommateurs réguliers est plus élevée que parmi ceux et celles qui se sentent peu, voire pas du tout stressés. Cela vaut en particulier pour le tabagisme. Le fait de boire de l'alcool, de fumer des cigarettes ou des joints peut être une manière de rechercher la détente. Mais parfois, à l'inverse, c'est la consommation qui figure à l'origine des problèmes, le stress à l'école n'étant qu'un corollaire. Les programmes scolaires de promotion de la santé peuvent aider les élèves à renforcer leurs capacités ainsi qu'à développer de nouvelles stratégies pour maîtriser leur stress et résoudre leurs problèmes. Soutenir la prévention à grande échelle Pour qu'elle soit efficace, la prévention doit bénéficier d'un soutien à tous les niveaux. Les parents, le corps enseignant, les expert-e-s en prévention, mais aussi les autorités, les producteurs, la restauration et le commerce de détail portent tous leur part de responsabilité. L'heure n'est pas venue de relâcher notre vigilance. Comme le résume Michel Graf: "Les efforts entrepris en matière de prévention doivent être poursuivis. Afin de renforcer l'évolution positive actuelle, l'engagement de tous les acteurs est plus que jamais indispensable." Lien vers la brochure de l'ISPA intitulée " La consommation d'alcool, de tabac et de cannabis des jeunes : données et éclairages ", Lausanne 2008 : http://www.sfa-ispa.ch/DocUpload/HBSC2008F.pdf Lien vers le rapport de recherche 2008 publié par le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe et par l'université d'Edimbourg : http://www.euro.who.int/document/E91416.pdf L'ISPA en bref Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité publique, indépendante des partis politiques. Renseignements : Corine Kibora Porte-parole de l'ISPA mailto:ckibora@sfa-ispa.ch Tél. 021 321 29 75 Communiqué de presse de l'ISPA, 20 octobre 2008 Cyberaddiction: jeux et chats Internet fait depuis longtemps partie de notre quotidien, tant professionnel que privé. Or on s'aperçoit aujourd'hui, de plus en plus, qu'il n'est pas sans présenter des risques pour les utilisateurs. Son usage peut s'avérer source de problèmes ou provoquer l'apparition d'une dépendance. Selon l'estimation de spécialistes, près de 70 000 personnes sont cyberdépendantes en Suisse. Une nouvelle publication met en évidence les services offerts par Internet les plus susceptibles de déboucher sur des excès, et en quoi consiste la dépendance. Editée par l'ISPA (Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies) en collaboration avec des organisations partenaires, elle résume l'état actuel des connaissances en la matière et indique ce que la prévention peut apporter. L'offre sur la Toile est pour ainsi dire illimitée; on y a accès en tout temps et de manière anonyme. Aujourd'hui, surfer va de soi, c'est à la fois utile et récréatif. L'envers de la médaille, c'est que son utilisation peut conduire à l'addiction. Une nouvelle publication de l'ISPA identifie les offres les plus susceptibles de pousser les internautes à en abuser. Elle met en lumière les signes qui trahissent l'existence d'une dépendance et fournit des pistes de prévention. Elle a été élaborée avec l'appui du groupe de travail Dépendance online de l'association Fachverband Sucht. L'information sur ce thème fait défaut, car le potentiel nuisible du Net n'est guère commenté. Ce sont surtout les jeux en ligne, les chats et les sites à caractère sexuel ou pornographique qui présentent un risque. L'usage excessif de certains services peut entraîner divers problèmes et conduire à l'addiction: bien évidemment, plus le temps passé à surfer sur Internet est important, moins il en reste pour d'autres activités. Les relations sociales ainsi que les performances scolaires ou professionnelles peuvent en pâtir. Sans compter les dégâts causés par une mauvaise posture ou par des habitudes alimentaires déréglées, ni les éventuelles migraines et les troubles de la vue, autres revers possibles. La perte de contrôle et la compulsion qui poussent à rester de plus en plus longtemps en ligne sont les aspects les plus typiques de la cyberaddiction. Pour Geneviève Praplan, spécialiste en prévention à l'ISPA, "les adolescent-e-s sont tout particulièrement menacés: à leur âge, on réussit moins bien à se contrôler. Ils/elles ont donc besoin de l'encadrement des adultes." Fuir dans le virtuel Dans les milieux spécialisés, la dispute était virulente encore au tournant du millénaire à propos de l'utilisation abusive de la Toile: fallait-il ou non la ranger dans la catégorie des dépendances? Il en va tout autrement aujourd'hui. Une estimation circonspecte part du principe qu' en Suisse 70 000 personnes sont cyberdépendantes et 110 000 en danger de le devenir. Les symptômes et les maladies concomitantes sont comparables à ceux de la dépendance à l'alcool ou à une drogue illégale: leur usage excessif provoque à la longue une modification des zones du cerveau liées au plaisir de la récompense, avec pour conséquence le fait que les situations ordinaires de satisfaction au quotidien ne suffisent plus. Les internautes touché-e-s surfent de plus en plus souvent et longtemps, et réagissent avec nervosité - voire agressivité - s'ils sont privés de leur hobby. Très souvent, ils/elles minimisent le problème et un changement ne peut s'opérer que sous la pression de leur entourage. Une étude suisse a révélé que les personnes cyberdépendantes passent en moyenne 35 heures par semaine sur Internet en dehors de leur travail. Mais même une durée inférieure à 35 heures peut déjà s'avérer néfaste, ou être associée à des symptômes de dépendance. Il convient cependant de signaler que toute utilisation abusive ne se mue pas immédiatement en addiction. Nombreux sont les adolescent-e-s qui traversent des phases au cours desquelles ils font preuve de certains excès comportementaux, pour ensuite s'en libérer. La durée d'utilisation n'est donc pas le seul élément à prendre en considération pour parler de cyberaddiction. Prévention Internet étant devenu un outil indispensable à de nombreux métiers et un élément incontournable des loisirs, le but de la prévention est de faire assumer aux internautes le contrôle personnel de l'usage qu'ils en font. Les enfants et les adolescent-e-s sont un public-cible prioritaire. Leurs adultes de référence doivent absolument les encadrer sur ce plan et leur inculquer l'habitude de se servir de la Toile avec modération. Ce qui compte surtout, c'est l'intérêt manifesté par les adultes pour la question, et les discussions qu'ils entament avec les jeunes sur leur manière de gérer ce formidable outil. De plus, il est indispensable de fixer certaines règles (par exemple un budget-temps hebdomadaire ou le type de jeux online permis) et d'organiser en parallèle d'autres formes de loisirs qui privilégient les expériences bien réelles. Utilisation d'Internet en Suisse 64 % de la population suisse de plus de 14 ans surfent régulièrement, c'est-à-dire chaque jour ou plusieurs fois par semaine. Les hommes (73%) sont des consommateurs plus réguliers que les femmes (56%), mais l'écart a tendance à se réduire. La part des utilisatrices et utilisateurs réguliers de plus de 50 ans, qui est de 41%, est nettement moindre que chez les 14-19 ans (84%). Autres informations Vous trouverez sur le site de l'ISPA une rubrique consacrée à la cyberaddiction, avec divers liens et informations supplémentaires : www.sfa-ispa.ch La nouvelle publication de l'ISPA sur le thème de la cyberaddiction (publiée dans la série "Infodrogues") est le fruit de la collaboration avec Franz Eidenbenz, psychologue FSP spécialisé en psychologie des nouveaux médias, et du groupe de travail sur la cyberaddiction de l'association Fachverband Sucht, composée de membres des institutions suivantes: - Santé bernoise, Bienne - Centre professionnel perspektive, Mittelthurgau - Consultation en dépendances, district de Dietikon - Centre de prévention des dépendances de la ville de Zurich - Centre de prévention des dépendances, Winterthur - Fachverband Sucht. L'ISPA en bref La protection de la santé est au centre des préoccupations de l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA). L'ISPA entend prévenir ou réduire les problèmes liés à la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. Il conçoit et met en place des projets de prévention et s'engage dans la politique de la santé et la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée, indépendante de tout parti politique, reconnue d'utilité publique. Renseignements : Corine Kibora Porte-parole de l'ISPA mailto:ckibora@sfa-ispa.ch Tél. : 021 321 29 75 Bulletin européen, semaine du 19 au 26 octobre 2008* ** *SOMMAIRE* ** ** *Généralités :* - Etude néerlandaise : le tabagisme pourrait être lié à une réduction plus importante des capacités cognitives - Etude américaine : La fumée passive est encore plus dangereuse pour les enfants- Rapport du Séminaire de - Smoke Free Partnership sur le rôle de l’Article 5.3 de la CCLAT *Informations nationales* ** *- *Norvège : les fumeurs vont payer leur assurance plus cher - Russie : Les cigarettes russes de contrebande inondent l’Europe - Royaume Uni : Lancement de cigarettes ciblant les jeunes filles avec des packagings très fins - Royaume Uni : Les ONG accusent les compagnies de tabac d’exploiter les craintes des jeunes femmes de prendre du poids. - Royaume Uni : Interdiction de l’étalage des cigarettes * Union européenne / OMS* OMS CCLAT : Protocole sur le commerce illicite OMS CCLAT : L’Horloge de la Mort affichera bientôt 40 Millions de morts. CE : SANCO : Les défis futurs des politiques de l’Union européenne en matière de santé et de consommation. ______________________________________________________ ** GENERALITES - *Etude néerlandaise : le tabagisme pourrait être lié à une réduction plus importante des capacités cognitives* En comparant des fumeurs et des non fumeurs, des chercheurs ont établi que les scores des fumeurs dans le domaine des fonctions cognitives, rapidité et plasticité étaient moins élevés chez les personnes d’âge moyen. Source: Medical News Today, 16 Octobre 2008 http://www.medicalnewstoday.com/articles/125754.php** ** ** - *Etude américaine : La fumée passive est encore plus dangereuse pour les enfants* ** Une nouvelle étude indique que les enfants exposés au tabagisme passif ont des niveaux de monoxyde de carbone dans le sang qui sont similaires à ceux d’adultes fumeurs, et généralement supérieurs à ceux des adultes exposés à la fumée passive. Cette étude doit être présentée lors du congrès annuel de l’/American Society of Anesthesiologists/, qui s’achève le 22 octobre et elle conclut : plus on est un jeune enfant, plus grand est l’impact potentiel de l’exposition. Source: American Society of Anesthesiologists, communiqué de presse 20 Octobre 2008 http://www.healthfinder.gov/news/newsstory.aspx?docid=620253** ** - *Rapport du Séminaire de Smoke Free Partnership sur le rôle de l’Article 5.3 de la CCLAT* ** Le 15 juillet, Smoke Free Partnership organisait un séminaire au Parlement Européen à Bruxelles sur le rôle de l’article 5.3 de la CCLAT de l’OMS visant à préserver les politiques publiques de l’interférence de l’industrie du tabac. L’objectif global de cette rencontre était d’informer les responsables politiques, et notamment les Etats Membres de l’Union Européenne et les Membres du Parlement Européen des pratiques récentes d’ingérence de l’industrie du tabac à travers le monde et d’aborder les raisons justifiant que l’on n’applique pas les règles habituelles s’agissant de l’industrie du tabac. Le rapport de ce séminaire, incluant le discours du Commissaire Vassiliou, est disponible en ligne sur le site de Smoke Free Partnership. Source: Smoke Free Partnership, 20 October 2008 http://smokefreepartnership.eu/The-role-of-article-5-3-of-the-WHO INFORMATIONS NATIONALES *- Norvège : les fumeurs vont payer leur assurance plus cher * Les compagnies d’assurance vie norvégienne demandent dorénavant aux fumeurs de pays deux fois plus que les non-fumeurs en ce qui concerne leur assurance vie. Même les fumeurs qui ne fument qu’une cigarette par jour doivent dorénavant payer 50% de plus que les non fumeurs pour ce type de contrat. Source: Norway Post, 15 Octobre 2008 http://www.norwaypost.no/cgi-bin/norwaypost/imaker?id=202779 * - Russie : Les cigarettes russes de contrebande inondent l’Europe* La Russie est accusée par la Grande Bretagne et le reste de l’Europe de les inonder de cigarettes de contrebande à prix cassé. La dernière saisie est intervenue au Royaume-Uni à Coventry. Source: The Guardian, le 20 Octobre 2008 http://www.guardian.co.uk/business/2008/oct/20/tobaccoindustry-russia-europe-smuggling- cigarettes *- Royaume Uni : Lancement de cigarettes ciblant les jeunes filles avec des packagings très fins * Afin d’attirer de nouveaux fumeurs, Silk Cut est en train de lancer toute une gamme de nouveaux paquets de cigarettes qui ressemblent à des boîtes de parfum. Cette initiative s’inscrit dans une demarche de campagne similaire aux Etats Unis où les jeunes filles sont particulièrement ciblées au travers de paquets fun, attrayants, souvent en rose et dotés d’images de fleurs. Source: Mail en ligne, 20 Octobre 2008 http://www.dailymail.co.uk/news/article-1078862/Cigarette-launch-targets-girls-super-slim- packs-female-friendly-packaging.html - *Royaume Uni : Les ONG accusent les compagnies de tabac d’exploiter les craintes des jeunes femmes de prendre du poids. * Les compagnies de tabac essaient de plus en plus de toucher les jeunes adolescentes en ayant recours à un marketing cynique qui joue sur la crainte de ces jeunes filles de prendre du poids. C’est dans cette perspective qu’a été introduit un nouveau type de packaging. Source: The Independent, 19 Octobre 2008 http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-wellbeing/health-news/tobacco-firms- target-teenage-girls-with-super-slim-products-cigarettes-966237.html *- Royaume Uni : Interdiction de l’étalage des cigarettes * Les détaillants du South West sont avertis que de nouveaux contrôles concernant la vente des cigarettes pourraient conduire à l’interdiction de vente pour certains d’entre eux. Le Ministère de la Santé envisage d’interdire l’étalage des cigarettes dans les magasins afin d’essayer de réduire le nombre de fumeurs. Les acteurs de santé publiques et les chercheurs ont demandé instamment aux Ministères de s’attaquer à la question des lieux de vente où les étalages des produits du tabac constituent des vecteurs silencieux de publicité. Source BBC 1, 17 Octobre 2008 http://news.bbc.co.uk/1/hi/programmes/politics_show/7665901.stm UNION EUROPEENNE / OMS *- OMS CCLAT : Protocole sur le commerce illicite* Les délégués de plus de 150 pays se sont retrouvés lundi afin de poursuivre l’élaboration d’un protocole visant à lutter contre le commerce illicite des produits du tabac. Une longue semaine de négociations doit se tenir à Genève sous les auspices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui évalue que 5 millions de personnes décèdent chaque année de maladies causées par le tabac. « Le commerce illicite des produits du tabac contribue à accroître la consommation de tabac et représente une grave menace pour la santé » a indiqué un des représentants de l’OMS. Une première session de négociation de l’Organe Intergouvernemental de Négociation s’était tenue au mois de février et une session est également prévue en 2009. Les responsables officiels espèrent qu’un texte pourra être soumis pour approbation en 2010 à la Conférence des Parties au Traité de la Convention Cadre de la Lutte Anti-Tabac. Sources : - Reuters, 20 Octobre 2008 http://uk.reuters.com/article/healthNews/idUKTRE49J6XB20081020?sp=true - Site de l’Alliance pour la Convention Cadre : http://www.fctc.org <http://www.fctc.org/> *- OMS CCLAT : L’Horloge de la Mort affichera bientôt 40 Millions de morts.* Près de 40 millions de personnes sont décédées de maladies attribuables au tabac depuis 1999, c’est ce que révèle l’ « Horloge de la mort », inaugurée ce jour par l’Alliance pour la Convention Cadre. Une personne meurt toutes les 5,8 secondes de maladies causées par le tabagisme, indique l’Alliance. L’horloge a été inaugurée devant les délégués de près de 160 pays réunis pour la deuxième fois, en vue d’élaborer un protocole sur le commerce illicite du tabac. Source: Bloomberg, 20 Octobre 2008 http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aI44PZCBOr0g <http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aI44PZCBOr0g> *CE : SANCO : Les défis futurs des politiques de l’Union européenne en matière de santé et de consommation.* La finalité de ce document est de tirer des conclusions concrètes de l’analyse initiale portant sur la vision globale, les principaux défis ainsi que les actions et les orientations politiques futures à confier à la DG Sanco dans un avenir proche. Ce document doit être discuté par les acteur et le grand public au cours de la conférence des 29 – 30 Octobre à Bruxelles. Les débats publics doivent contribuer à valider la vision commune pour la DG Sanco et les acteurs intervenant dans le champs de la santé et de la politique des consommateurs. Source: Sanco News, 20 Octobre 2008 Pour plus d’information : http://ec.europa.eu/dgs/health_consumer/future_challenges/docs/draft_paper_eu_policies.pdf ------------------------------------------------------------------------------------------------ Adaptation du bulletin européen de Sophie Vandamme Réseau Européen de Prévention du Tabagisme Réalisation : Comité National Contre le Tabagisme 119 rue des Pyrénées 75 020 PARIS Tél : 33 (0)1 55 78 85 10 - Fax : 33 (0)1 55 78 85 11 email : cnct@cnct.fr <mailto:cnct@cnct.fr> - site : http://www.cnct.fr
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