ISPA - communiqu� de presse du 10 juin 2008

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							ISPA - communiqué de presse du 10 juin 2008

Comparaison internationale des motifs de boire chez les jeunes

Une étude actuelle de l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et
autres toxicomanies (ISPA) établit une comparaison entre les motifs de boire
des adolescent-e-s en Suisse avec ceux de leurs pairs aux Etats-Unis et au
Canada. En Suisse, la plupart des filles et des garçons ont recours à
l'alcool pour faire la fête avec leurs amis et avoir du plaisir. Ils sont
moins soumis à la pression du groupe et à la pression scolaire que les
jeunes d'Amérique du Nord.

Jusqu'à présent, très peu d'études ont porté sur une comparaison
internationale des motifs de boire. En collaboration avec l'Université de
Dalhousie à Halifax (Canada) et l'Université de Missouri-Columbia (USA),
l'ISPA décrit ces motivations dans ces trois pays industriels occidentaux.
Il ressort de cette comparaison que les adolescent-e-s ont recours aux
boissons alcooliques pour des raisons semblables. Parmi les motifs
principaux, on retrouve l'envie de se retrouver entre amis et la recherche
du plaisir.

Classement des motifs par ordre d'importance
"Les ressemblances sont plus importantes qu'on ne le croyait", résume
Emmanuel Kuntsche, responsable de l'étude et chercheur à l'ISPA. Les
habitudes de consommation diffèrent certes entre les pays; ainsi, les
teenagers américains sont moins souvent ivres que leurs pairs au Canada et
en Suisse. Mais les motifs sont semblables dans les différents contextes
culturels. La plupart du temps, les jeunes évoquent plusieurs raisons de
consommer de l'alcool. L'ordre d'importance de leurs motivations est
cependant le même dans les trois pays. Viennent en tête les motifs sociaux,
suivis de l'envie de s'amuser, d'oublier les problèmes de la vie quotidienne
et de la pression du groupe. Ces différents motifs sont plus ou moins forts
selon le pays. Les jeunes tendent à une consommation à risque lorsqu'ils
recherchent le plaisir et l'ivresse ou entendent oublier leurs problèmes.

Plus de pression au Canada
Les jeunes canadiens et suisses boivent la plupart du temps pour des motifs
sociaux, au Canada plus encore qu'en Suisse. Les chercheurs partent du
principe que les comportements de loisirs jouent un rôle important à cet
égard. Les jeunes canadiens passent beaucoup de soirées en compagnie de
leurs pairs; dans ce pays, les motifs liés au plaisir sont aussi les plus
forts. Aux Etats-Unis, la recherche de l'ivresse semble jouer un rôle moins
important. Ce résultat correspond aux ivresses expérimentées: au Canada, les
jeunes de 15 ans sont les plus nombreux à présenter des états d'ivresse,
suivis par les jeunes suisses et américains. Le même ordre d'importance
s'applique au motif d'oublier ses problèmes quotidiens. Comme le montre une
autre étude, la moitié des écolières et écoliers de 15 ans évoquent la
pression scolaire; en Suisse, c'est le cas de 25% des élèves de cet âge.
Selon leurs dires, les adolescent-e-s suisses sont aussi moins soumis à la
pression du groupe. Les adolescent-e-s canadiens et américains sont plus
nombreux à consommer de l'alcool pour répondre aux attentes de leurs pairs.

L'enjeu de la prévention
De nombreux adolescent-e-s passent leurs soirées à rechercher l'ivresse avec
des amis. C'est là qu'interviennent les dispositions légales; leur
application stricte constitue une mesure de prévention indispensable. Une
personne qui boit pour oublier ses problèmes risque de boire toujours plus
ou plus souvent: les mesures de prévention individuelles doivent intervenir
dans ce cas de figure. Il importe de sensibiliser aux risques liés à la
consommation problématique d'alcool et de développer des stratégies de
gestion du stress. Les résultats des études récentes indiquent de plus que
les programmes d'intervention basés sur les motifs de consommation, réalisés
avec succès en Amérique du Nord pour réduire la consommation d'alcool
précoce et excessive, peuvent être repris en Europe. Un exemple en est
l'approche récemment mise en oeuvre pour prévenir la consommation précoce et
risquée des jeunes de 16 ans environ et pour les aider à réduire la
consommation et les risques associés.

L'étude comparative actuelle portant sur les motifs de boire en Suisse, aux
Etat-Unis et au Canada vient de paraître dans le "Journal of Studies on
Alcohol and Drugs". L'étude a été cofinancée par la Fondation suisse pour la
recherche sur l'alcool.

L'ISPA en bref
Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
(ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA
entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation
d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des
projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de
la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité
publique, indépendante des partis politiques.

Information :
Corine Kibora
Porte-parole de l'ISPA
mailto:ckibora@sfa-ispa.ch
Tél.: 021 321 29 75

ISPA - Communiqué de presse du 23 juin 2008

Se baigner en gardant la tête froide

Quand il fait chaud, baignade et sports nautiques attirent des milliers de
gens au bord des lacs et des cours d'eau. L'Institut suisse de prévention de
l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) rappelle la règle de base voulant
que l'on renonce à toute consommation d'alcool avant la pratique d'un sport
nautique.

Avec la montée de la température, les piscines, les lacs et les cours d'eau
attirent du monde. Il fait bon se rafraîchir dans l'eau après un bain de
soleil ou une partie de foot. Il existe pourtant un revers de la médaille:
selon la Société suisse de sauvetage, environ 50 personnes par an sont
victimes d'une noyade. Il faut y ajouter des milliers de blessés. Chaque
année, de l'ordre de 10'000 personnes en moyenne se blessent en se baignant
ou en nageant. En prenant en compte les accidents dus à des activités comme
la rame, la conduite d'un bateau ou d'un voilier, on atteint 15'800 cas.
Une partie de ces événements tragiques sont en rapport avec la consommation
d'alcool. Des études réalisées pour l'essentiel à l'étranger établissent un
rapport étroit entre consommation d'alcool et accidents nautiques graves.

Les conséquences d'une consommation excessive d'alcool lors de sports
nautiques peuvent être catastrophiques. Si l'on compte garder la tête
au-dessus de l'eau, on s'abstient donc de boire. Tous les plans d'eau
deviennent plus dangereux quand on a consommé de l'alcool et c'est plus
particulièrement le cas des eaux courantes, qui demandent au nageur d'avoir
la tête bien claire. On a souvent tendance à sous-estimer le courant, la
basse température, les écueils ou les tourbillons, de même que la difficulté
d'accès aux rivages. Les baigneurs pris dans les courants doivent disposer
de toute leur capacité de réaction et de la totalité de leurs forces.

Où sont les risques?
Les causes d'accidents dans les sports nautiques sont diverses. Dans la
plupart des cas, les gens surestiment leurs propres forces tout en
sous-estimant celle de l'eau courante. L'alcool accroît la propension à
prendre des risques et amoindrit la faculté de concentration. Avec un taux
d'alcool trop élevé, la vision diminue, la coordination s'amoindrit et le
sens de l'équilibre fléchit. Lorsque l'on se baigne sous l'influence de
l'alcool, on nage moins bien et on risque de vomir, avant de se noyer sans
bruit. La règle stricte qui prévaut donc, par rapport aux activités
nautiques, est d'éviter la consommation d'alcool. Piloter un bateau en état
d'ébriété est dangereux et punissable. Autre règle régissant la baignade: ne
jamais sauter dans l'eau lorsque l'on a très chaud, le corps ayant besoin
d'un temps d'adaptation. Cette prudence élémentaire est souvent oubliée sous
l'effet de l'alcool. Pour éviter les accidents, l'ISPA donne les conseils
suivants:

- Renoncez à consommer de l'alcool lorsque vous allez nager ou pratiquer un
sport nautique.
- Ne pilotez jamais un bateau en étant alcoolisé.

Les données concernant les accidents proviennent du Bureau de prévention des
accidents (bpa). Elles sont disponibles jusqu'en 2005.

L'ISPA en bref
Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
(ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA
entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation
d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des
projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de
la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité
publique, indépendante des partis politiques.

Communiqué de presse ISPA du 1er juillet 2008
 <<Version courte_FR.pdf>>
Les jeunes Suisses recourent moins souvent à l'alcool, au tabac et au
cannabis

La toute nouvelle étude suisse sur les écoliers le montre: les jeunes
consomment aujourd'hui moins d'alcool, de tabac et de cannabis qu'il y a
quatre ans, même si l'alcool reste le problème numéro un. L'évolution de la
consommation d'une minorité de jeunes qui prennent des somnifères ou des
drogues illégales telles que la cocaïne ou des hallucinogènes est toutefois
préoccupante. En 2007, l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et
autres toxicomanies (ISPA) a effectué la partie suisse d'une enquête
européenne sur la prise de substances psychoactives par les écoliers.
Enquête dont les premiers résultats ont été présentés aujourd'hui à Berne.

Conjointement à plus de 40 autres pays européens, la Suisse a participé pour
la seconde fois, en 2007, à une enquête sur la consommation d'alcool et de
drogues chez les jeunes de 13 à 16 ans. Cette étude, ESPAD (European School
Survey Project on Alcohol and Other Drugs), a le soutien du Conseil de
l'Europe et fut réalisée pour la première fois en 1995 dans 26 pays
européens. Au centre de cette enquête quadriennale figurent la consommation
d'alcool, de tabac et d'autres drogues par les adolescents ainsi que leur
attitude à cet égard. En 2007, plus de 7'500 écoliers et écolières suisses
de 8ème, 9ème et 10ème années ont rempli volontairement, et anonymement, le
questionnaire y relatif. L'étude, menée à nouveau pour la Suisse par l'ISPA,
est représentative.

Recul de la consommation d'alcool
La consommation problématique d'alcool des jeunes se produit lors
d'occasions ponctuelles où l'alcool est le plus souvent consommé en grandes
quantités. Consommer au moins trois fois par mois cinq verres ou plus
d'alcool en une seule et même occasion est un mode de consommation
particulièrement problématique, qu'on appelle aussi de plus en plus
fréquemment "binge drinking" ou "biture expresse". En 2007, 14% des garçons
de 15 ans présentaient ce mode de consommation, pour près de 8% des filles
du même âge. En 2003, ces proportions étaient respectivement de 20% et 11%.
Vu le comportement à risque que cela implique, ces chiffres restent
particulièrement préoccupants. "Altercations physiques, accidents, problèmes
avec la police, admissions aux urgences ou relations sexuelles non protégées
peuvent en être la conséquence", indique Gerhard Gmel, directeur de cette
étude. Plus de 60% des garçons de 15 ans ayant ce mode de consommation
problématique d'alcool et plus de 40% des filles dans ce cas admettaient
avoir subi au moins l'une de ces conséquences au cours de l'année écoulée.
Par comparaison, presque 20% des garçons qui n'ont pas ce comportement à
risque connaissent aussi de tels effets négatifs de l'alcool, contre un peu
plus de 10% des filles.

Les garçons montrent une nette préférence pour la bière, qui représente plus
de 40% de l'ensemble de leur consommation, quasiment à égalité avec les
alcopops (boissons prémélangées à base de limonade additionnées de
spiritueux), les spiritueux et les cocktails "maison". Chez les filles,
alcopops, spiritueux et cocktails "maison" représentent plus de la moitié de
leur consommation, seul un quart d'entre elles buvant de la bière. Comparés
à 2003, les alcopops ont fortement perdu en importance, les jeunes semblant
préparer de préférence eux-mêmes leurs mélanges alcoolisés.

Les déclarations des jeunes sont intéressantes quant à l'acquisition
d'alcool pour leur propre usage. En effet, ils boivent plus fréquemment des
boissons alcooliques au café ou dans un bar qu'après les avoir achetées dans
un magasin. A l'exception toutefois des jeunes de 15 ans pratiquant le binge
drinking, lesquels disaient acquérir les boissons alcooliques plus
fréquemment dans des commerces de détail. Pour rappel, la loi interdit de
vendre de l'alcool à des jeunes de cet âge.

Diverses raisons expliquent l'évolution de la consommation
L'excès ponctuel a fait l'objet, ces dernières années, de nombreux et vifs
débats. L'ISPA estime que les parents, les enseignants et les jeunes
eux-mêmes ont plus conscience de cette problématique. La fin de l'alerte n'a
pourtant pas encore retenti: aujourd'hui comme hier, l'alcool constitue,
parmi toutes les substances psychoactives, le problème numéro un. "Et l'on
peut acheter à tout moment et à bas prix des boissons alcooliques, notamment
de la bière qui est aujourd'hui vraiment trop bon marché", constate Michel
Graf, directeur de l'ISPA. Il revient donc à la société d'appliquer plus
strictement la protection de la jeunesse, notamment les restrictions de
vente. La fixation des prix et la limitation de la publicité sont aussi de
nature à influencer le mode de consommation des jeunes.

Consommation de tabac en diminution
Près de 30% des jeunes de 15 ans disaient avoir fumé le mois précédant
l'enquête, les garçons cependant plus souvent que les filles. En 2003, la
proportion était de 34%. Cette évolution positive ne doit pas nous faire
oublier que les adolescents expérimentent tôt la cigarette: à 13 ans, 38%
des jeunes ont déjà fumé au moins une fois. Or les études montrent que déjà
une faible fréquence de consommation peut mener, par la suite, à une
consommation régulière.

L'augmentation du prix des cigarettes a certes contribué à ce recul du
tabagisme. De plus, il est aujourd'hui normal de ne pas fumer dans les lieux
publics. Simultanément, plusieurs cantons ont ces derniers temps introduit
un âge légal minimum pour la vente de tabac. A cet égard, l'ISPA demande une
réglementation nationale interdisant la vente de tabac aux moins de 18 ans.

Perte d'attractivité du cannabis
Un garçon de 15 ans sur cinq a, au cours du mois précédant l'enquête, fumé
du cannabis. Cette proportion était de 3% plus élevé en 2003. Chez les
filles, elle a chuté de 17% à 12% en 2007.

"La conscience des risques encourus pour la santé est aujourd'hui plus
grande et les débats politiques relatifs au cannabis font que tout le monde
sait que sa consommation est sanctionnée", résume Michel Graf. L'ISPA estime
par ailleurs probable que l'interdiction croissante de fumer du tabac dans
les lieux publics ait pour effet une réduction de la consommation de
cannabis.

L'évolution des autres substances psychoactives ne concerne qu'une minorité
Un petit groupe de jeunes court de graves risques. Jusqu'à aujourd'hui, on
en sait peu sur leur comportement de consommation. La prise de drogues
illégales telles que la cocaïne, le crack, l'héroïne et le LSD reste
toujours de faible ampleur, avec des prévalences à vie d'environ 1 à 3%.
Elle a cependant augmenté par rapport à 2003.

Près de 8% des jeunes de 15 ans ont déjà pris un somnifère ou un calmant,
alors qu'en 2003 ils n'étaient qu'un peu plus de 6 %. La prise de telles
préparations - qu'elles soient à base de plantes, soumises à ordonnance ou
non - est dans tous les cas inquiétante à cet âge-là.

Approches préventives nécessaires
La majorité des jeunes n'a aucun problème avec l'alcool ou toute autre
substance psychoactive et l'évolution la plus récente est globalement
positive. "Cette évolution positive ne doit cependant pas masquer le fait
qu'il y a encore trop de jeunes qui boivent, fument du tabac ou font usage
du cannabis", insiste le directeur de l'ISPA. Par ailleurs, on ne sait pas
si la tendance actuelle se confirmera.

En matière de prévention, la petite minorité de jeunes ayant une
consommation problématique est au centre des préoccupations. La détection
précoce des garçons et filles en situation de risque est primordiale. "Il
faut pour cela une approche thérapeutique spécifique, incluant tant ces
nouvelles formes de consommation que le contexte de vie des jeunes
concernés", affirme Michel Graf. Selon le directeur de l'ISPA, il faudrait
aussi intervenir de manière accrue lorsque des jeunes aboutissent à
l'hôpital pour cause d'intoxication éthylique. Parallèlement, école et
famille doivent être sensibilisées aux risques encourus et les parents se
voir soutenus dans leur rôle éducatif. L'ISPA continuera donc de s'engager
en ce sens avec ses projets de prévention, ainsi que par la sensibilisation
de la population et des milieux politiques.

L'étude ESPAD sera l'objet dans un futur proche d'analyses détaillées,
permettant d'obtenir des informations complémentaires sur l'évolution des
modes de consommation de produits psychoactifs chez les jeunes. Les
approches de prévention pourront ainsi se baser sur les situations de vie
des jeunes, leur contexte social ainsi que sur les liens qu'ils
entretiennent avec leurs parents et leurs pairs.

L'ISPA en bref
Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
(ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA
entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation
d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des
projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de
la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité
publique, indépendante des partis politiques.

Information:
Corine Kibora
Porte-parole de l'ISPA
mailto:ckibora@sfa-ispa.ch
Tél.: 021 321 29 75

Communiqué de presse de l'ISPA du 23 septembre 2008

Consommation de substances des jeunes: comparaison internationale

Une étude comparative internationale révèle que la consommation régulière
d'alcool et de tabac chez les adolescent-e-s suisses est inférieure à la
moyenne des autres pays analysés en Europe et en Amérique du Nord. Le taux
des fumeurs a reculé dans la plupart des pays, alors que l'évolution de la
consommation d'alcool est plus différenciée. Le rapport international 2008 "
Health Behaviour in School-Aged Children " (HBSC) compare le taux de
consommation des écolières et écoliers dans 41 pays et décrit leurs
conditions de vie en 2006. L'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme
et autres toxicomanies s'est penché plus attentivement sur la situation
prévalant en Suisse et met en avant des thèmes importants en matière de
prévention.

Depuis 2002, la consommation de substances des élèves de 15 ans a régressé à
l'intérieur de nos frontières. En comparaison internationale, la Suisse se
situe pour l'essentiel en dessous de la moyenne en ce qui concerne le tabac
et l'alcool. Ce n'est pas pour autant qu'elle peut prétendre donner
l'exemple. "L'évolution récente est positive. Elle ne doit toutefois pas
nous faire oublier que trop d'adolescent-e-s boivent et fument des
cigarettes ou des joints" déclare Michel Graf, directeur de l'Institut
suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA). L'étude
publiée en 2008 par le Bureau régional de l'Organisation mondiale de la
santé pour l'Europe et par l'Université d'Edimbourg compare les
comportements de santé de jeunes dans 41 pays. Parmi les thèmes analysés, on
trouve la consommation d'alcool, de tabac et de cannabis chez les écolières
et les écoliers de 11, 13 et 15 ans. Ce rapport se base sur l'étude
internationale HBSC qui est menée tous les quatre ans. Les données
concernant la Suisse proviennent de l'enquête effectuée en 2006 dans les
écoles par l'ISPA sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique et des
cantons.

Dans l'ensemble, nous sommes en dessous de la moyenne internationale
En comparaison internationale, le recul enregistré en Suisse depuis 2002 est
considérable en ce qui concerne la consommation d'alcool des jeunes. Pour
les états d'ivresse, elle figure dans le quart inférieur: environ 23% des
écoliers et écolières de 15 ans disent avoir été ivres au moins deux fois
dans leur vie. La moyenne internationale est de 33%. Quant à la consommation
régulière, la différence entre la Suisse et les autres pays est moins
marquée: environ 22% de nos jeunes boivent au moins une fois par semaine,
contre 26% en moyenne internationale.
Pour le tabagisme, la Suisse se place dans le tiers inférieur. Le recul est
élevé par rapport à l'ensemble des pays observés. En 2002, 23% des
adolescent-e-s fumaient au moins chaque semaine chez nous, et dans les
autres pays tout juste 24%. Quatre ans plus tard, seuls 15% de nos élèves de
15 ans fument au moins une fois par semaine, contre 19% en moyenne globale.
En Suisse, comme dans beaucoup d'autres Etats, la consommation de cannabis a
régressé, portant à environ 31% la part des jeunes ayant déjà fumé du
cannabis dans leur vie. Mais notre pays reste dans le peloton de tête, la
moyenne internationale étant de 18%. Et, durant le mois précédant l'enquête,
12% de nos élèves de 15 ans avaient déjà fumé des joints, ce qui représente
le double de la moyenne étrangère.

Tabagisme en recul partout
En ce qui concerne le tabac et le cannabis, on peut observer la même
tendance dans la plupart des pays. Emmanuel Kuntsche, chercheur à l'ISPA,
explique que "fumer est aujourd'hui moins à la mode, en Suisse comme
ailleurs. Cela semble relever d'une tendance internationale qui s'inscrit
dans la durée". Selon l'ISPA, les efforts entrepris en vue de la protection
des non-fumeurs et le débat public lancé sur la fumée passive ont porté
leurs fruits: la population a été sensibilisée aux risques encourus. Par
ailleurs, une meilleure information sur les dangers pour la santé de la
consommation de cannabis pourrait bien être à l'origine du recul enregistré
sur ce plan-là également. L'interdiction de fumer dans les lieux publics
contribuerait en outre à freiner les amateurs de joints.

Evolution plus différenciée pour l'alcool
Sur le plan international, on enregistre des évolutions dissemblables. Il
n'y a pas de recul généralisé. L'ISPA présume que si on boit moins en
Suisse, c'est que les gens sont mieux informés sur les risques d'une
consommation excessive. Le phénomène de l'ivresse a fait l'objet de
nombreuses discussions au cours de ces dernières années. Les parents, le
corps enseignant et les jeunes eux-mêmes sont devenus plus conscients du
problème. En outre, les mesures prises pour protéger les mineur-e-s, dont la
taxe sur les alcopops et le rappel dans les points de vente des
prescriptions relatives à la limite d'âge, semblent avoir eu un effet
positif.

Conditions de vie: la famille, les pairs, l'école
L'enquête internationale HBSC porte également sur le cadre de vie des
jeunes. L'ISPA a étudié de plus près la consommation de substances dans
notre pays sous l'angle de la famille, des pairs et de l'école, et ses
constatations sont résumées dans une nouvelle brochure.
En 2006, 78% des adolescent-e-s de 15 ans déclaraient que leurs parents
étaient au courant de la manière dont ils/elles occupaient leurs loisirs et
qu'il leur était facile de s'ouvrir à eux en cas de difficultés. Les jeunes
dont les parents savent comment et avec qui ils passent leur temps libre
consomment moins souvent de l'alcool, du tabac ou du cannabis que ceux et
celles dont les parents ne savent que peu, voire pas du tout, ce qu'ils font
hors du cadre familial. Le fait que les parents soient au courant peut être
le signe d'une bonne relation, empreinte d'ouverture et ayant des effets
préventifs. Il en va de même pour les jeunes qui parlent facilement à leur
mère ou leur père de ce qui les préoccupe. Comme le résume Sabine Dobler,
spécialiste en prévention à l'ISPA: "Il est important que les parents se
montrent ouverts au dialogue et même au besoin qu'ils insistent s'ils se
font du souci. De cette manière, les jeunes comprennent que leurs parents
sont bien là et qu'ils sont prêts à les soutenir. Cela leur donne des
repères."
Vingt-quatre pour cents des jeunes de 15 ans ne sortent jamais le soir, 65%
disent sortir jusqu'à trois fois par semaine et 11% quatre fois ou plus.
Ceux et celles qui sortent davantage sont plus enclins à boire ou fumer.
Bien que ces sorties offrent potentiellement plus d'occasions de consommer,
il est important que les adolescent-e-s cultivent des amitiés. Selon l'ISPA,
il faut donc leur fixer clairement un cadre. "C'est aux parents de
déterminer quand, à quelle fréquence et jusqu'à quelle heure leurs enfants
ont la permission de sortir le soir", déclare Sabine Dobler.

Exigences scolaires
Parmi les élèves de 15 ans, 71% ne se sentent que peu ou pas du tout
stressé-e-s par le travail pour l'école. Un cinquième, soit 20% d'entre eux,
se décrivent comme moyennement stressés et 9% comme très stressés. Parmi
ceux et celles qui se sentent très stressés, la part de consommateurs
réguliers est plus élevée que parmi ceux et celles qui se sentent peu, voire
pas du tout stressés. Cela vaut en particulier pour le tabagisme. Le fait de
boire de l'alcool, de fumer des cigarettes ou des joints peut être une
manière de rechercher la détente. Mais parfois, à l'inverse, c'est la
consommation qui figure à l'origine des problèmes, le stress à l'école
n'étant qu'un corollaire.
Les programmes scolaires de promotion de la santé peuvent aider les élèves à
renforcer leurs capacités ainsi qu'à développer de nouvelles stratégies pour
maîtriser leur stress et résoudre leurs problèmes.

Soutenir la prévention à grande échelle
Pour qu'elle soit efficace, la prévention doit bénéficier d'un soutien à
tous les niveaux. Les parents, le corps enseignant, les expert-e-s en
prévention, mais aussi les autorités, les producteurs, la restauration et le
commerce de détail portent tous leur part de responsabilité. L'heure n'est
pas venue de relâcher notre vigilance. Comme le résume Michel Graf: "Les
efforts entrepris en matière de prévention doivent être poursuivis. Afin de
renforcer l'évolution positive actuelle, l'engagement de tous les acteurs
est plus que jamais indispensable."

Lien vers la brochure de l'ISPA intitulée " La consommation d'alcool, de
tabac et de cannabis des jeunes : données et éclairages ", Lausanne 2008 :
http://www.sfa-ispa.ch/DocUpload/HBSC2008F.pdf

Lien vers le rapport de recherche 2008 publié par le Bureau régional de
l'OMS pour l'Europe et par l'université d'Edimbourg :
http://www.euro.who.int/document/E91416.pdf

L'ISPA en bref
Pour l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
(ISPA), la protection de la santé est la préoccupation essentielle. L'ISPA
entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation
d'alcool et d'autres substances psychoactives. L'ISPA conçoit et réalise des
projets de prévention, s'engage en faveur de la politique de la santé et de
la recherche psychosociale. L'ISPA est une organisation privée d'utilité
publique, indépendante des partis politiques.

Renseignements :
Corine Kibora
Porte-parole de l'ISPA
mailto:ckibora@sfa-ispa.ch
Tél. 021 321 29 75

Communiqué de presse de l'ISPA, 20 octobre 2008
Cyberaddiction: jeux et chats

Internet fait depuis longtemps partie de notre quotidien, tant professionnel
que privé. Or on s'aperçoit aujourd'hui, de plus en plus, qu'il n'est pas
sans présenter des risques pour les utilisateurs. Son usage peut s'avérer
source de problèmes ou provoquer l'apparition d'une dépendance. Selon
l'estimation de spécialistes, près de 70 000 personnes sont cyberdépendantes
en Suisse. Une nouvelle publication met en évidence les services offerts par
Internet les plus susceptibles de déboucher sur des excès, et en quoi
consiste la dépendance. Editée par l'ISPA (Institut suisse de prévention de
l'alcoolisme et autres toxicomanies) en collaboration avec des organisations
partenaires, elle résume l'état actuel des connaissances en la matière et
indique ce que la prévention peut apporter.

L'offre sur la Toile est pour ainsi dire illimitée; on y a accès en tout
temps et de manière anonyme. Aujourd'hui, surfer va de soi, c'est à la fois
utile et récréatif. L'envers de la médaille, c'est que son utilisation peut
conduire à l'addiction. Une nouvelle publication de l'ISPA identifie les
offres les plus susceptibles de pousser les internautes à en abuser. Elle
met en lumière les signes qui trahissent l'existence d'une dépendance et
fournit des pistes de prévention. Elle a été élaborée avec l'appui du groupe
de travail Dépendance online de l'association Fachverband Sucht.
L'information sur ce thème fait défaut, car le potentiel nuisible du Net
n'est guère commenté.
Ce sont surtout les jeux en ligne, les chats et les sites à caractère sexuel
ou pornographique qui présentent un risque. L'usage excessif de certains
services peut entraîner divers problèmes et conduire à l'addiction: bien
évidemment, plus le temps passé à surfer sur Internet est important, moins
il en reste pour d'autres activités. Les relations sociales ainsi que les
performances scolaires ou professionnelles peuvent en pâtir. Sans compter
les dégâts causés par une mauvaise posture ou par des habitudes alimentaires
déréglées, ni les éventuelles migraines et les troubles de la vue, autres
revers possibles. La perte de contrôle et la compulsion qui poussent à
rester de plus en plus longtemps en ligne sont les aspects les plus typiques
de la cyberaddiction. Pour Geneviève Praplan, spécialiste en prévention à
l'ISPA, "les adolescent-e-s sont tout particulièrement menacés: à leur âge,
on réussit moins bien à se contrôler. Ils/elles ont donc besoin de
l'encadrement des adultes."

Fuir dans le virtuel
Dans les milieux spécialisés, la dispute était virulente encore au tournant
du millénaire à propos de l'utilisation abusive de la Toile: fallait-il ou
non la ranger dans la catégorie des dépendances? Il en va tout autrement
aujourd'hui. Une estimation circonspecte part du principe qu' en Suisse 70
000 personnes sont cyberdépendantes et 110 000 en danger de le devenir. Les
symptômes et les maladies concomitantes sont comparables à ceux de la
dépendance à l'alcool ou à une drogue illégale: leur usage excessif provoque
à la longue une modification des zones du cerveau liées au plaisir de la
récompense, avec pour conséquence le fait que les situations ordinaires de
satisfaction au quotidien ne suffisent plus. Les internautes touché-e-s
surfent de plus en plus souvent et longtemps, et réagissent avec nervosité -
voire agressivité - s'ils sont privés de leur hobby. Très souvent, ils/elles
minimisent le problème et un changement ne peut s'opérer que sous la
pression de leur entourage.

Une étude suisse a révélé que les personnes cyberdépendantes passent en
moyenne 35 heures par semaine sur Internet en dehors de leur travail. Mais
même une durée inférieure à 35 heures peut déjà s'avérer néfaste, ou être
associée à des symptômes de dépendance.
Il convient cependant de signaler que toute utilisation abusive ne se mue
pas immédiatement en addiction. Nombreux sont les adolescent-e-s qui
traversent des phases au cours desquelles ils font preuve de certains excès
comportementaux, pour ensuite s'en libérer. La durée d'utilisation n'est
donc pas le seul élément à prendre en considération pour parler de
cyberaddiction.

Prévention
Internet étant devenu un outil indispensable à de nombreux métiers et un
élément incontournable des loisirs, le but de la prévention est de faire
assumer aux internautes le contrôle personnel de l'usage qu'ils en font. Les
enfants et les adolescent-e-s sont un public-cible prioritaire. Leurs
adultes de référence doivent absolument les encadrer sur ce plan et leur
inculquer l'habitude de se servir de la Toile avec modération. Ce qui compte
surtout, c'est l'intérêt manifesté par les adultes pour la question, et les
discussions qu'ils entament avec les jeunes sur leur manière de gérer ce
formidable outil. De plus, il est indispensable de fixer certaines règles
(par exemple un budget-temps hebdomadaire ou le type de jeux online permis)
et d'organiser en parallèle d'autres formes de loisirs qui privilégient les
expériences bien réelles.

Utilisation d'Internet en Suisse
64 % de la population suisse de plus de 14 ans surfent régulièrement,
c'est-à-dire chaque jour ou plusieurs fois par semaine. Les hommes (73%)
sont des consommateurs plus réguliers que les femmes (56%), mais l'écart a
tendance à se réduire. La part des utilisatrices et utilisateurs réguliers
de plus de 50 ans, qui est de 41%, est nettement moindre que chez les 14-19
ans (84%).

Autres informations
Vous trouverez sur le site de l'ISPA une rubrique consacrée à la
cyberaddiction, avec divers liens et informations supplémentaires :
www.sfa-ispa.ch
La nouvelle publication de l'ISPA sur le thème de la cyberaddiction (publiée
dans la série "Infodrogues") est le fruit de la collaboration avec Franz
Eidenbenz, psychologue FSP spécialisé en psychologie des nouveaux médias, et
du groupe de travail sur la cyberaddiction de l'association Fachverband
Sucht, composée de membres des institutions suivantes:
- Santé bernoise, Bienne
- Centre professionnel perspektive, Mittelthurgau
- Consultation en dépendances, district de Dietikon
- Centre de prévention des dépendances de la ville de Zurich
- Centre de prévention des dépendances, Winterthur
- Fachverband Sucht.

L'ISPA en bref
La protection de la santé est au centre des préoccupations de l'Institut
suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA). L'ISPA
entend prévenir ou réduire les problèmes liés à la consommation d'alcool et
d'autres substances psychoactives. Il conçoit et met en place des projets de
prévention et s'engage dans la politique de la santé et la recherche
psychosociale. L'ISPA est une organisation privée, indépendante de tout
parti politique, reconnue d'utilité publique.

Renseignements :
Corine Kibora
Porte-parole de l'ISPA
mailto:ckibora@sfa-ispa.ch
Tél. : 021 321 29 75

Bulletin européen, semaine du 19 au 26 octobre 2008*

**

*SOMMAIRE*

**

**

*Généralités :*
- Etude néerlandaise : le tabagisme pourrait être lié à une réduction
plus importante des capacités cognitives

- Etude américaine : La fumée passive est encore plus dangereuse pour
les enfants- Rapport du Séminaire de

- Smoke Free Partnership sur le rôle de l’Article 5.3 de la CCLAT

*Informations nationales*

**

*- *Norvège : les fumeurs vont payer leur assurance plus cher
- Russie : Les cigarettes russes de contrebande inondent l’Europe
- Royaume Uni : Lancement de cigarettes ciblant les jeunes filles avec
des packagings très fins
- Royaume Uni : Les ONG accusent les compagnies de tabac d’exploiter les
craintes des jeunes femmes de prendre du poids.
- Royaume Uni : Interdiction de l’étalage des cigarettes
*

Union européenne / OMS*

OMS CCLAT : Protocole sur le commerce illicite

OMS CCLAT : L’Horloge de la Mort affichera bientôt 40 Millions de morts.

CE : SANCO : Les défis futurs des politiques de l’Union européenne en
matière de santé et de consommation.


______________________________________________________

**


 GENERALITES

- *Etude néerlandaise : le tabagisme pourrait être lié à une réduction
plus importante des capacités cognitives*

En comparant des fumeurs et des non fumeurs, des chercheurs ont établi
que les scores des fumeurs dans le domaine des fonctions cognitives,
rapidité et plasticité étaient moins élevés chez les personnes d’âge moyen.

Source: Medical News Today, 16 Octobre 2008
http://www.medicalnewstoday.com/articles/125754.php**

**
**

- *Etude américaine : La fumée passive est encore plus dangereuse pour
les enfants*

**

Une nouvelle étude indique que les enfants exposés au tabagisme passif
ont des niveaux de monoxyde de carbone dans le sang qui sont similaires
à ceux d’adultes fumeurs, et généralement supérieurs à ceux des adultes
exposés à la fumée passive.

Cette étude doit être présentée lors du congrès annuel de l’/American
Society of Anesthesiologists/, qui s’achève le 22 octobre et elle
conclut : plus on est un jeune enfant, plus grand est l’impact potentiel
de l’exposition.

Source: American Society of Anesthesiologists, communiqué de presse 20
Octobre 2008
http://www.healthfinder.gov/news/newsstory.aspx?docid=620253**

**
- *Rapport du Séminaire de Smoke Free Partnership sur le rôle de
l’Article 5.3 de la CCLAT*

**

Le 15 juillet, Smoke Free Partnership organisait un séminaire au
Parlement Européen à Bruxelles sur le rôle de l’article 5.3 de la CCLAT
de l’OMS visant à préserver les politiques publiques de l’interférence
de l’industrie du tabac.

L’objectif global de cette rencontre était d’informer les responsables
politiques, et notamment les Etats Membres de l’Union Européenne et les
Membres du Parlement Européen des pratiques récentes d’ingérence de
l’industrie du tabac à travers le monde et d’aborder les raisons
justifiant que l’on n’applique pas les règles habituelles s’agissant de
l’industrie du tabac.

Le rapport de ce séminaire, incluant le discours du Commissaire
Vassiliou, est disponible en ligne sur le site de Smoke Free Partnership.


Source: Smoke Free Partnership, 20 October 2008
http://smokefreepartnership.eu/The-role-of-article-5-3-of-the-WHO


INFORMATIONS NATIONALES
*- Norvège : les fumeurs vont payer leur assurance plus cher
*
Les compagnies d’assurance vie norvégienne demandent dorénavant aux
fumeurs de pays deux fois plus que les non-fumeurs en ce qui concerne
leur assurance vie. Même les fumeurs qui ne fument qu’une cigarette par
jour doivent dorénavant payer 50% de plus que les non fumeurs pour ce
type de contrat.

Source: Norway Post, 15 Octobre 2008
http://www.norwaypost.no/cgi-bin/norwaypost/imaker?id=202779

*
- Russie : Les cigarettes russes de contrebande inondent l’Europe*

La Russie est accusée par la Grande Bretagne et le reste de l’Europe de
les inonder de cigarettes de contrebande à prix cassé. La dernière
saisie est intervenue au Royaume-Uni à Coventry.

Source: The Guardian, le 20 Octobre 2008
http://www.guardian.co.uk/business/2008/oct/20/tobaccoindustry-russia-europe-smuggling-
cigarettes


*- Royaume Uni : Lancement de cigarettes ciblant les jeunes filles avec
des packagings très fins *

Afin d’attirer de nouveaux fumeurs, Silk Cut est en train de lancer
toute une gamme de nouveaux paquets de cigarettes qui ressemblent à des
boîtes de parfum.

Cette initiative s’inscrit dans une demarche de campagne similaire aux
Etats Unis où les jeunes filles sont particulièrement ciblées au travers
de paquets fun, attrayants, souvent en rose et dotés d’images de fleurs.

Source: Mail en ligne, 20 Octobre 2008
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1078862/Cigarette-launch-targets-girls-super-slim-
packs-female-friendly-packaging.html


- *Royaume Uni : Les ONG accusent les compagnies de tabac d’exploiter
les craintes des jeunes femmes de prendre du poids. *

Les compagnies de tabac essaient de plus en plus de toucher les jeunes
adolescentes en ayant recours à un marketing cynique qui joue sur la
crainte de ces jeunes filles de prendre du poids. C’est dans cette
perspective qu’a été introduit un nouveau type de packaging.

Source: The Independent, 19 Octobre 2008
http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-wellbeing/health-news/tobacco-firms-
target-teenage-girls-with-super-slim-products-cigarettes-966237.html
*- Royaume Uni : Interdiction de l’étalage des cigarettes

*

Les détaillants du South West sont avertis que de nouveaux contrôles
concernant la vente des cigarettes pourraient conduire à l’interdiction
de vente pour certains d’entre eux. Le Ministère de la Santé envisage
d’interdire l’étalage des cigarettes dans les magasins afin d’essayer de
réduire le nombre de fumeurs.

Les acteurs de santé publiques et les chercheurs ont demandé instamment
aux Ministères de s’attaquer à la question des lieux de vente où les
étalages des produits du tabac constituent des vecteurs silencieux de
publicité.

Source BBC 1, 17 Octobre 2008
http://news.bbc.co.uk/1/hi/programmes/politics_show/7665901.stm


 UNION EUROPEENNE / OMS


*- OMS CCLAT : Protocole sur le commerce illicite*


Les délégués de plus de 150 pays se sont retrouvés lundi afin de
poursuivre l’élaboration d’un protocole visant à lutter contre le
commerce illicite des produits du tabac.

Une longue semaine de négociations doit se tenir à Genève sous les
auspices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui évalue que 5
millions de personnes décèdent chaque année de maladies causées par le
tabac.

« Le commerce illicite des produits du tabac contribue à accroître la
consommation de tabac et représente une grave menace pour la santé » a
indiqué un des représentants de l’OMS.
Une première session de négociation de l’Organe Intergouvernemental de
Négociation s’était tenue au mois de février et une session est
également prévue en 2009. Les responsables officiels espèrent qu’un
texte pourra être soumis pour approbation en 2010 à la Conférence des
Parties au Traité de la Convention Cadre de la Lutte Anti-Tabac.

Sources :

- Reuters, 20 Octobre 2008
http://uk.reuters.com/article/healthNews/idUKTRE49J6XB20081020?sp=true
- Site de l’Alliance pour la Convention Cadre : http://www.fctc.org
<http://www.fctc.org/>

*- OMS CCLAT : L’Horloge de la Mort affichera bientôt 40 Millions de
morts.*

Près de 40 millions de personnes sont décédées de maladies attribuables
au tabac depuis 1999, c’est ce que révèle l’ « Horloge de la mort »,
inaugurée ce jour par l’Alliance pour la Convention Cadre. Une personne
meurt toutes les 5,8 secondes de maladies causées par le tabagisme,
indique l’Alliance. L’horloge a été inaugurée devant les délégués de
près de 160 pays réunis pour la deuxième fois, en vue d’élaborer un
protocole sur le commerce illicite du tabac.

Source: Bloomberg, 20 Octobre 2008
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aI44PZCBOr0g
<http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aI44PZCBOr0g>

*CE : SANCO : Les défis futurs des politiques de l’Union européenne en
matière de santé et de consommation.*

La finalité de ce document est de tirer des conclusions concrètes de
l’analyse initiale portant sur la vision globale, les principaux défis
ainsi que les actions et les orientations politiques futures à confier à
la DG Sanco dans un avenir proche.

Ce document doit être discuté par les acteur et le grand public au cours
de la conférence des 29 – 30 Octobre à Bruxelles.

Les débats publics doivent contribuer à valider la vision commune pour
la DG Sanco et les acteurs intervenant dans le champs de la santé et de
la politique des consommateurs.

Source: Sanco News, 20 Octobre 2008
Pour plus d’information :
http://ec.europa.eu/dgs/health_consumer/future_challenges/docs/draft_paper_eu_policies.pdf


------------------------------------------------------------------------------------------------


Adaptation du bulletin européen de Sophie Vandamme Réseau Européen de
Prévention du Tabagisme

Réalisation :

Comité National Contre le Tabagisme

119 rue des Pyrénées
75 020 PARIS

Tél : 33 (0)1 55 78 85 10 - Fax : 33 (0)1 55 78 85 11

email : cnct@cnct.fr <mailto:cnct@cnct.fr> - site : http://www.cnct.fr

						
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