LE SYNTAXE DU FRANCAIS

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LE SYNTAXE DU FRANCAIS Powered By Docstoc
					                       LA SYNTAXE DU FRANÇAIS



                                     la langue, le vocabulaire : la liste ouverte, la liberté
                                     relative ; l’emploi de certains structures (on le
                                     doit/peux/ne peux pas faire qqch, etc.)

                                     le signe linguistique complexe : les syntagmes et les
                                     phrases = l’objet d’étude syntaxique ; il y a des règles

                                     les morphèmes

                                     les phonèmes de la langue ; changent lentement = la
                                     liberté limité

   le style soutenu : l’oralisation des textes littéraires, la sur-norme, l’approche
    hypercorrecte
    o Tu ne comprends rien. /tynəkõmpRãRj/
   le style naturel normalisé ; le style hypercorrecte aussi ; le style de notre examen
    o Tu ne comprends rien. /tynkõmpRãRj/
   le style naturel
    o Tu comprends rien.
   le style familisé ; influencé par le français non-conventionnel, par l’argot
    o Tu piges rien.

   la syntaxe
    o au sens traditionnel, elle traite la combinaison des mots dans la phrase, la
      question de l’ordre des mots, des phénomènes de la réction (le régime, l’accord : cas,
      nombre, genre...), des principales fonctions que les mots peuvent remplir dans la
      phrase – elle traite des règles combinatoires des unités significatives
    o selon Martinet, elle est consacrée à la 1e articulation (monèmes) – elle indique
      pour chacun d’eux les fonctions qu’ils peuvent remplir dans l’énoncé, et les classe en
      catégories différentes
    o au sens large, elle est l’examen de tout ce qui permet de restituer le sens global du
      message, à partir de la succession des monèmes
   Lucien Tesnier
    o le précurseur de la linguistique de Chomsky
    o selon lui, il y a deux niveaux de l’analyse de la langue
       l’ordre linéaire – perceptible
       la structure profonde (que syntaxe étudie)
   Chomsky (la grammaire générative)
    o il existe deux pôles – le sens et la représentation phonétique
    o la syntaxe, qui distingue entre ces deux niveaux, est chargée de générer selon des
      méchanismes purement formels, toutes les suites des monèmes, considérés comme
      grammaticales




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   l a p h r a s e (= l’objet d’étude de la syntaxe)
    o Grevisse : ‘‘tous systèmes des mots au moyen desquels nous manifestons un acte de
       notre vie psychique’’
    o Charles Bally : ‘‘la forme la plus simple de la communication de la pensée’’
    o Guberina : ‘‘une communication d’un jugement’’
    o Wartburg : ‘‘un acte de communication réalisé par des moyenes linguistiques’’
    o il y a des autres critères : la prosodie, la ponctuation...
    o Martinet
        empyriquement constate la présence nécessaire de prédicat dans tout énoncé
        ce prédicat doit être actualisé, mis en référence avec la situation concrète (le
           substantif est actualisé par les déterminants, p.ex. les articles) – le prédicat est
           actualisé par le sujet
        les éléments indispensables de la phrase
            Martinet prend la phrase et fait la substitution de chaque de ses éléments
            Les chiens mangent la soupe dans la cour. = l’ordre linéaire
                         S                          V               COD          CC (lieu)

                les éléments indispensables ; les autres peuvent être éliminés
           la visualisation de structure syntaxique
                                         les 2 sont obligatoires

                   chiens                                              mangent               soupe
            actualisateur                                               (dans)         actualisateur
            (p.ex. article, adjectif, possessif, démonstratif...)


                                                                            cour

                                  actualisateur
    o Tesnier
       la phrase : l’unité de groupement organisé généralement autour d’un noyau
        indispensable (formé d’un sujet et un verbe) et qui comporte les éléments qui se
        rapportent directement ou indirectement au sujet ou au verbe
       sa visualisation = le stémma : le verbe a la fonction principale dans la phrase et
        tous les autres sont subordonnées
            V

           S       COD COI                       CC                   les actants

                                    mangent

           les chiens                la soupe                   dans la cour

         S et V forment le noyau de chaque phrase
         la translation
          O dans E : le substantif (O) employé comme adverbe (E) ; ‘dans’ est translatif
    o l’arbre selon des générativistes :
           P (phrase) ; GN (groupe nominal) ; GV (groupe verbal) ; D (déterminant/actualisateur= ; G Adj
            (groupe adjoint)
                             P

                GN                        GV                        G Adj

            D         N             V            GN           Prep. GN

                                               D N                      D    N

            les chiens mangent la soupe dans la cour
                                                                                                       2
o Pierre le Goffic
   la phrase : la séquence autonome dans laquelle un locuteur met en relation un
    sujet et un prédicat
   la phrase typique est assertive/conclusive à l’indicatif
   un locuteur asserte, à propos du sujet (p.ex. les chiens), un certain prédicat (p.ex.
    mangent la soupe)
   les differents aspects de la représentation de la phrase qui
    correspondent à différernts plans d’analyse :
     Les chiens mangent la soupe.
           sujet-prédicat         la structure logico-grammaticale (fondamentale) :
                                  le sujet (dont on prédique) et le prédicat (ce qu’on
                                  prédique)
         GN-GV-GN                 la structure de consituants catégoriels : la suite
                                  ordonnée de groupe formée d’une tête (substantif,
                                  adjectif...) et de ses expansions
         S-V-COD                  la structure fonctionnelle : le résultat sont les
                                  fonctions, les relations syntaxiques
         thème-rhème              la structure thématique : les rôles thématiques –
                                  une phrase porte sur quelque chose (le thème) pour
                                  apporter une information le concernant (le rhème)
         agents-action-patients la structure sémantique : les rôles sémantiques ; les
                                  relations actentielles ; la phrase = une sorte de mini-
                                  pièce de théâtre où de différents acteurs jouent de
                                  différents rôles
         assertion                les modalités : la relation entre le sujet et le prédicat
                                  qui peut être l’assertion, l’interrogation et
                                  l’exclamation
      Feu ! Encore vous ? = phrases nominales, l’absence du verbe considérées comme
       Bonjour ! Merci. Oui. = le mot-phrases                                       exceptions, ellipses
      la phrase verbale
        la phrase prototypique
        ses structures canoniques (les restes sont des expansions) :
            S+V : Le train arrive. (le verbe est instransitif ou pris intransitivement)
            S+V+C : Les nuages cachent le soleil. (le verbe est transitif ou pris transitivement)
            S+V+Att(S) : Paul est mon frère. (verbe attributif / verbe copule)
            S+V+COD+Att(COD) : Je trouve sa réponse intéressante.
       
                        sujet                  verbe


                apposition            attribut             complément d’objet direct
                épithète                                   complément d’objet indirect
                                                           complément circonstanciel
                                                           complément d’agent du verbe au passif

                             complément déterminatif
            (CC) – sujet – (CC) – verbe – complément(S)/attribut – (CC)
                    (+ épithète, complément déterminatif, apposition)
            n’importe quel élément de cette structure fonctionnelle, sauf le verbe même,
             peut être remplacé par un élément qui a les caractéristiques d’une phrase
                                                                                                       3
                         S COI        V                        COD                        S    COI      V              COD

                          Il m’a annoncé son départ. >>> Il m’a annoncé qu’il partait.
                          (la structure fonctionnelle est identique)

                                           a annoncé                                                         a annoncé


                                  il       son départ                     m(e)                  il                                m(e)

                                                                                                             que        partait

                                                                                                                  il
                    il + a annoncé = le réagissant
                    il + partait = le réagi
                                                      V

       Il m’a annoncé : ‘‘Je pars.’’

                                                     I                    I      que                  O = translation de 2° degrée
o la phrase complexe est caracterisée par le présence de deux ou plusieurs verbes,
  chacun d’aux formant un centre de proposition
o il y a autant de propositions dans une phrase que de verbes en un mode
  personnel (indicatif, conditionnel, subjonctif, impératif), mais il faut y
  ajouter les propositions infinitives et participiales
    S           V                      COD                                              CC (temps)

o On ferma les portes de la salle dès le commencement du concert.
   On ferma les portes de la salle dès que le concert eut commencé.
                    l’action postérieure est celle de la principale                                      postériorité immédiate
    S       V                    COD                         apposition par rapport à l’objet

o Je désire une seule chose : votre bonheur.
   Je désire une seule chose : que vous soyez heureux.
   S        V                              CC (cause)

o Il a éte puni à cause de sa négligeance.                                                           >>> Il a été puni parce qu’il a été
  négligeant.
o la classification des propositions subordonnées selon le critère fonctionnel
   complétives (substantives)
       assimilables au complément d’objet ; parfois au sujet du verbe principal, au
         complément de nom ou d’adjectif ; plus rarement à l’attribut du sujet
       en général conjonctives (sauf l’intérrogation indirecte et les infinitives)
                                           COD

          J’attends qu’il vienne.
          les propositions sans l’antécédent fonctionnent comme complétives
            Qui vivra, verra ! (= Celui qui vivra, verra !)
       circonstancielles (adverbiales)
         assimilables aux compléments circonstancielles
         en général conjonctives (sauf participiales)
                                                                                                             CC (but)

         Le professeur parle lentement pour que les étudiants puissent le comprendre.
       relatives (adjectives)
         en général assimilables à un complément du nom de nature adjectivale
         toutes non-conjonctives
         Les détails qui ne servaient à rien ont été supprimés.
                        l’antécédent             p.ex. ‘inutiles’ (= adjectif)



                                                                                                                                         4
o la classification des propositions subordonnées selon le critère formel
   conjonctives
       introduites par une conjonction ou une locution conjonctive (l’union de mots
         équivalente à une conjonction
   non-conjonctives
       les relatives, l’interrogation indirecte, les infinitives, les participiales (Le
         soir tombant, ils rentrèrent.)
       si elle est introduite par un pronom ou un adverbe relatif = la relative
       si elle est introduite par un interrogatif = l’interrogation indirecte
       si elle est introduite sans aucun mot de liasion = l’infinitive
o la phrase complexe peut être constituée de proposition dite indépendante (qui
  conserve une autonomie syntaxique) coordonnée par une conjonction de
  coordination ou par un adverbe jouant le rôle d’un coordonant
       indépendante                                           indépendante

      Il marchait de son pas tranquil, | mais nous courions comme des foux.
                                                              conjonction de coordination

o la phrase complexe peut être constituée des propositions indépendantes simplément
  juxtaposées, c’est-à-dire, contiguës sans aucun élément qui les lie entre elles
   énumération : une série des propositions liées dans la pensée qui se succèdent
      sans un signe grammatical
       Il pleut : nous restons à la maison. = coordination par juxtaposition, non pas par conjonction
                      elle exprime un rapport logique (le cause), mais il n’est pas explicitement exprimé
              Il pleut si bien que nous restons à la maison. = conséquence
   corrélation : les propositions qui ne sont pas indépendantes sont liées, mais on
      ne peut pas savoir quelle est la principale et quelle est la suborndonnée
       Plus je bois, plus je suis ivre.
o le rapport entre les subordonnées peut être multiple
   Alors ils répondirent
                              qu’ils ne savaient pas
                                                    d’où il venait.
   les principales peuvent entrer avec d’autres principales dans un rapport de
      coordination ou de juxtaposition, de même que les subordonnées peuvent être
      coordonnées ou juxtaposées entre elles
   ceci ne se passe qu’entre les propositions de même statut (principale et
      pricnipale, subordonnée et subordonnée)
   Lorsque les enfants furent montés dans la voiture, | que chacun se fut bien
      instalé, | George s’aperçut | qu’il avait oublié la valise | et dut remonter quatre à
      quatre.
       1.   George s’aperçut – principale
       2.   qu’il avait oublié la valise - subordonnée à la principale
                                             - complétive
                                             - complément d’objet direct
                                             - conjonctive
                                             - que - conjonction
       3.   lorsque les enfants furent montés dans la voiture - subordonnée à la principale
                                                                         - circonstancielle
                                                                         - complément circonstaciel de temps
                                                                         - conjonctive
                                                                         - lorsque - conjonction
       4.   que chacun se fut bien instalé - subordonnée à la principale, juxtaposée à la précédente
                                                  - circonstacielle
                                                  - complément circonstanciel de temps
                                                  - conjonctive
                                                  - que - conjonction
       5.   et dut remonter quatre à quatre - indépendante
                                                     - coordonnée à la precédente
                                                     - et - conjonction de coordination
o ramasser le syntagme avec la proposition subordonnée :
                                     CC (concession)

      Elle est sortie en dépit de sa maladie. > Elle est sortie bien qu’elle soit malade.

                                                                                                               5
o la nominalisation
   un moyen grammatical par lequel on remplace une proposition par un syntagme
   la nominalisation porte sur deux phrases (deux propositions) ; l’une d’elles est
    transformée en un groupe du nom et devient le sujet, le complément d’objet ou le
    complément circonstanciel de l’autre
   Isabelle est curieuse. Cela lui a valu plusieurs mésaventures.
       pour être transformée en un groupe de nom :
        le verbe copule ‘être’ est supprimé
        l’adjectif ‘curieux’ est transformé en un nom par une modification du radical
          (curieux > curios-) et ensuite l’addition du suffix –ité (curios- + -ité >
          curiosité)
        le sujet de la 1e phrase (Isabelle) devient le complément du nom ainsi formé
          (la curiosité d’Isabelle)
        ce groupe de nom peut remplacer le pronom ‘cela’ de la 2e phrase
       La curiosité de Isabelle lui a valu plusieurs mésaventures.
      la nominalisation peut se faire à partir d’adjectif ou de verbe
        les principaux suffixes ajoutés à l’adjectif :
            -ce : Pierre est violent > la violence de Pierre
            -esee : ce parfum est délicat > la délicatesse de ce parfum
            -eur : la neige est blanche > la blancheur de la neige
            -ise : cet enfant est vantard > la vantardise de cet enfant
            -(i)té : cette escalade est facile > la facilité de cette escalade
        les principaux suffixes ajoutés au verbe :
            -age : le linge a séché > le séchage du linge
            -ment : le temps a changé > le changement du temos
            -tion : le poste est réparé > la réparation du poste
            -ure : le chien a mordu > la morsure du chien
        certains verbes polysémiques corréspondent aux substantifs différents :
           changer > la change/le changement
      certaines propositions relatives peuvent être transformées en un goupe de nom –
       les noms dérivés ainsi sont appelés les noms de métier ou les nom dérivés
        -eur : celui qui ment > un menteur
        -ier : celui qui vend des chapeaux > un chapelier
        -iste : celui qui siogne les dents > un dentiste
o remplacer la subordonnée par le syntagme en utilisant la nominalisation :
   Quand il vit sa victime, il se troubla et passa aux aveux.
           À la vue de sa victime il se troubla et passa aux aveux.
o La chambre est tranquille. Cela est appréciable.
     doit devenir le sujet de la 2e proposition
         Que la chambre soit tranquille est appréciable.
                                   la nominalisation de cet adjectif
                                        La tranquilité de la chambre est appréciable.
o Certains produits sont toxiques. Leur vente est interdite dans le commerce.
  = le rapport de casualité entre ces deux propositions
          la subordonné de cause : La vente de certains produits est interdite dans le
  commerce parce qu’ils sont toxiques.
                   la nominalisation : ...à cause de (en raison de) leur toxicité.




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o J’espère que je viendrai demain.
                  complétive, conjonctive > transformation à une infinitive
                           J’espère venir demain.
                                     on a supprimé la conjonction ‘que’, on a remplacé une
                                     forme personnele du verbe par l’infinitif ; on a omis le
                                     sujet = l a t r a n s f o r m a t i o n i n f i n i t i v e
o l’emploi d’infinitif est obligatoire
   les verbes tels que souhaiter, vouloir, désirer, refuser, accépter, attendre exigent
      la transofrmation infinitve lorsque la principale et la subordonnée ont le même
      sujet
   si le sujet est est différent, on doit employer une subordonnée complétive
      introduite par ‘que’
       Je souhaite venir demain.
          * Je souhaite que je vienne demain. (les sujets sont les mêmes)
          Je souhaite que vous veniez demain. (les sujets différents)
       Je me suis rapproché pour entendre.
          * Je me suis rapproché pour que j’entende. (les sujet sont les mêmes)
          Je me suis rapproché pour que tu entendes. (les sujets différents)
o la transformation infinitive est facultative
                locution conjonctive

      Il hurla à tel point qu ’il révéilla tout le quartier. (circonstancielle, conséquence)
                                 Il hurla au point de révéiller tout le quartier.
                                                     locution prépositive
o la transformation infinitive n’est pas possible
   J’agirai comme j’ai toujours fait en pareil cas.
                        comparative = ne tolère pas la transformation infinitive
o la subordonnée infinitive doit avoir une certaine autonomie syntaxique – elle doit
  reproduire la structure de base de la proposition S+V
o la proposition infinitive, outre que son verbe est au mode infinitif, se reconnaît
  aux critères suivants :
   la présence obligatoire d’un sujet exprimé, différent de celui du verbe principale
   la nature particulière du verbe qui l’introduit
       les verbes de perception : apercevoir, écouter, entendre, regarder, sentir,
         voir, les présentatifs ‘voici’ et ‘voilà’ formés sur le radical du verbe voir
          Mon ami a vu Pierre traversser le pont.

                        S         COD       S
          les verbes faire et laisser : ils se rangent dans la catégorie de verbes de volonté
           et signifient, pour faire, obtenir, ordonner et, pour laisser, autoriser,
           permettre
           
               J’ai été chez lui, | il m’a laissé | parler.
                   indépendante         principale    infinitive
          les verbes causatifs de mouvement, comme emmener, envoyer, conduire
            Il a emmené les enfants voir la Blanche-Neige.
          les verbes d’affirmation – ils expriment la déclaration (dire), la connaisance
           (savoir), l’opinion (croire)
            On croit entendre les hydres parler. (l’emploi classique – aujourd’hio ne
               s’emploie plus)
            ces verbes forment souvent le centre d’une proposition relative dont le
               relatif COD est tenu pour le sujet de l’infinitive
               ◊ Je ramenai la conversation sur des sujets | que je savais | l’intéresser.
                                                                            relative COD        infinitive




                                                                                                             7
o chaque proposition infinitive ou participiale doit être analysée comme n’importe
  quelle subordonnée, mais il faut ajouter ‘infinitive’ ou ‘participiale’
o la subordonnée participiale
   elle se caractérise par l’absence de subordonant, le mode de son verbe
     (participe présent ou passé) et l’obligation d’un sujet propre
   son sujet est exprimé et obligatoirement différent de celui de la principale – il ne
     peut pas être rattaché grammaticalement à aucun mot, aucune fonction de la
     principale = la construction absolue (odriješena)
   toujours séparé de la principale par une virgule, marquée à l’oral par une pause,
     elle équivoque le sens à une subordonnée circonstancielle
      Le silence rétabli, l’orateur prit la parole. (Quand le silence... = la valeur logicotemporelle)
o l’ordre des éléments dans une phrase simple
   l’ordre des mots dans une phrase joue un grand rôle en français moderne (à cause
    de l’absence des flexions)
   l’ordre des mots peut lui seul donner au divers parties de discours leur pleine
    signification grammaticale – la position d’un mot détermine la fonction de ce mot
   la français moderne est caractérisé par la séquence progressive : l’ordre de
    séquence normal des éléments de la phrase française est progressif – le sujet (le
    groupe de nom) précède le prédicat (le groupe de verbe) et le déterminé précède
    le déterminant
   la phrase énonciative typique se forme selon le schéma suivant :
     sujet > verbe > attribut / complément d’objet > autres compléments
   le groupe sujet-verbe
     dans la phrase déclarative, sauf quelques cas particuliers, le sujet précède le
        verbe
     Mon père arrive.
             le déterminant se place toujours devant le nom ou le groupe adjectif +
             nom qu’il détermine (cet homme, ce brave homme...)
     l’apposition peut précéder le nom sans une pause ou virgule
         monsieur Durand
     elle peut suivre le nom et être séparée de lui par une pause ; dans ces cas, elle
        équivoque une proposition relative
         Martin, le nouveau directeur, est arrivé hier.
     le complément du nom suit le plus souvent le nom sans pause
         les travaux des champs
     l’adjectif épithète peut précéder ou suivre le nom et sa syntaxe est d’une
        extrême complexité comportant un nombre presque infini des nuances
   le groupe sujet-attribut
     l’attribut se place après le verbe copule ‘être’ (Le ciel est bleu.)
     lorsque l’attribut est remplacé par un pronom personnel, il précède le verbe
        (Pierre est habile. > Pierre l’est.)
   le groupe verbe-complément
     le complément d’objet se place en général après le verbe
         Pierre lit le journal.
     dans le cas d’un verbe admettant le complément d’objet indirect, celui-ci se
        place le plus souvent après le complément d’objet direct
         Pierre prête un livre à son voisin.
     l’inverse est possible si le complément d’objet direct est aussi long ou plus
        long que le complément d’objet indirect
         Pierre prête à son voisin un livre d’aventure.
     lorsque le complément d’objet est remplacé par un pronom personnel, celui-ci
        se place devant le verbe – même la négation ne peut pas les séparer
         Pierre lit le journal. > Pierre le lit. > Pierre ne le lit pas.

                                                                                                     8
         lorsque la phrase déclarative comprend deux pronoms personnels, la place
          de chacun obéit le principe suivant :
                                        A

          sujet     objet indirect              objet direct objet indirect       verbe
                    me, te, se nous, vous, se   le, la, les  lui, leur
                                                           B
          A : Jean te les donne. B : Jean les leur donne.
         si un des pronoms et ‘en’ ou ‘y’, il suit l’autre pronom
           Je leur en parlerai.
         si les pronoms sont ‘en’ et ‘y’, ‘y’ précède toujours
           Il y en avait beaucoup.
         si l’objet direct est à la 1e ou 2e personne, l’objet indirect est régit par une
          préposition suit le verbe
           Je me donnerai à toi sans réserve. Je te confie à elle.
         dans une phrase impérative négative la place des pronoms obéit les mêmes
          règles comme dans les phrases déclaratives
           Tu ne le regardes pas. > Ne le regarde pas !
         dans une phrase impérative affirmative les pronoms se placent après le verbe
           Tu le regardes. > Regarde-le !
         lorsqu’une phrase impérative affirmative comprend deux compléments d’objet,
          les deux sont mis après le verbe dans l’ordre : l’objet direct > l’objet indirect
           Confie-les-lui ! Confie-la-moi ! Présente-toi à moi ! Confie-toi à moi !
         les compléments circonstanciels (adverbes) sont ceux qui gardent dans la
          phrase la plus grande indépendance ; leur place est à peu près libre dans l’usage
          actuel et est dictée par des raisons psychologiques ou esthétiques
   o l’inversion du sujet
       présent dans les phrases interrogatives directes, dans les phrases exclamatives et
         dans les phrases declaratives
       la phrase declarative intercalée (qui se trouve dedans une autre phrase) peut être
         incise...
          le cas de discours direct ou indirect
          elle peut s’insérer à l’intérieur ou se placer à la fin d’une phrase pour indiquer
             comme rapport la parole de qqn
          son sujet est toujours posposé, qu’il soit pronominal ou nominal
          l’inversion complexe est exclue
          Je viendrai, dit-il.
       ...ou incidente
          elle est également insérée à l’intérieur ou placée à la fin d’une phrase
          elle n’indique pas le discours rapporté, mais elle serve à insérer un
             commentaire sur un discours à l’intérieur de ce discours
          l’inversion est rare
          Il viendra, j’éspère.
          Toutes tes amies, je l’ai remarqué, aiment cet acteur.
odavde na dalje bilješke prate primjere
       l’inversion simple avec un sujet pronominal impersonnel (ce, on)
       si le sujet n’est ni un pronom personnel, ni sujet pronominal impersonnel (ce,
         on), l’inversion est complexe et facultative
       certains adverbes changent leur sens selon leur position
       les proposition subordonnées
          l’ordre V-S est exclu lorsque le sujet est un pronom monosyllabique (tous les
             pronoms personnels, ce, on)


                                                                                           9
              l’inversion dite simple du sujet-nom y est souvent pratiquée, surtout dans
               _____ après un verbe sans complément pour des raisons d’harmonie et pour
               que la phrase ne se termine par un verbe d’un mode impersonnel
           les propositions infinitives
             l’inversion est possible...
             Il entend chanter les oiseaux. (* + une chanson.)
               Il entend les oiseaux chanter. ( + une chanson.)
             ...sauf lorsque leur sujet est un pronom personnel ou ______
             Il les entend chanter.
             avec faire l’inversion est obligatoire
             Il fit entrer son frère.
           Grande fut ma déception.
                  la mise ne relief : peut être obtenu par une rupture de l’ordre ‘normal’ du
                  groupe auquel apartient le terme souligné (S-V, S-V-Att, V-C...)
           quelquefois le sujet peut être à la fin de la phrase
             Une petite tête fûtée elle avait, la fille.
        
    o





                                                                                          10

				
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