Récit détaillé-Mexique-Quintana-Roo
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- 5/17/2012
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RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Arizona,USA, 10/26/2010 Nous nous levons à 5h00 pour quitter le Patagonia Lake State Park vers 7h00. Nous souhaitons passer la frontière mexicaine le plus tôt possible. La route sera
Sonora, Mexique longue jusqu'à l'océan pacifique. Nous traversons Nogales, Arizona, USA et nous nous présentons à la douane étatsunienne. Le préposé nous pose quelqus
questions formelles, arrache les petits papiers verts de nos passeports ; trois tours de roue et nous sommes au Mexique. Dans le sens nord-dus, pas de soupçon
de traffic de drogue ou d'immigrants clandestins.
Selon les indications fournies par les camping-caristes qui nous ont précédés, nous avons prévu de faire toutes les formalités douanières au kilomètre 21 de la
route n°15. Nous voici plongés dans Nogales, Sonora, Mexique. En l'espace de quelques centaines de mètres, nous sommes entrés dans un nouveau monde. La
ville ressemble à une fourmilière grouillante de vie dans un joyeux désordre. Les maisons ont pris des couleurs vives sous le soleil mexicain. Nous avons retrouvé
le système métrique et les kilomètres.
Kilomètre 21 : 1 heure pour accomplir toutes les formalités pour nous et pour la voiture en cmpagnie d'une dizaine de "snowbirds" américains et canadiens. Nous
voilà partis sur "l'autouroute" n°15 en direction d'Hermosillo. Deux tronçons sont payants. Mais rien n'est sécurisé, des petites gargottes sont installée le long de la
voie pour vendre des burritos et autres tortillas. Des marchands de vieux pneus usagés attendent les crevaisons. Dans les talus, des faucheurs coupent l'herbe à
l'aide de grands sacs blancs munis de faux. Ils passent le sac dans l'herbe qui est fauchée par l'instrument tranchant installé à l'ouverture du sac. Puis les
faucheurs chargent les sacs dans la benne de pick-up garés sur les bas côtés ; peut-être pour leurs animaux domestiques.
Nous faisons haltes dans deux stations Pemex pour faire le plein (dieno) de carburant. Il y a un préposé à chaque pompe. Les pleins sont plus que plein et
débordent sur le sol. Il faut bien arrondir les chiffres des pesos. Un autre préposé nettoie le pare-brise. Il faut lui glisser une petite pièce. Des mendiants en profite
pour venir solliciter quelques pesos. Nous expérimentons les "topes" qui ponctuent la route à l'approche de chaque urbanisation. Des marchands de toutes sortes
attendent le client près de chacun de ces ralentisseurs : piments, fromages, journaux. C'est la même scène aux abords des feux tricolores avec les laveurs de
pare-brise en plus.
Le pare-brise. Nous l'avions gardé intact sur tous les mauvais chemins que nous avions parcouru depuis la Grèce. Il n'aura pas survécu au Mexique. Lors d'un
dépassement sur l'autoroute, un pick up nous éjecte le seul gravier du coin et nous offre une joli étoile juste au dessus du camps de vision côté conducteur. Il va
falloir réparer.
Passé Hermosillo, nous arrivons à la très étatsunienne marina de San Carlos et au Totonaka RV Park. Pas de dépaysement, les motorhomes viennent des quatre
coins des USA et du Canada. Nous y retrouvons Dominique et Françoise. Finalement, il y a plus de peur que de mal, Dominique n'aura pas besoin d'être
hospitalisé. Nous prenons ensemble notre repas du soir dans la douceur de l'air mexicain. Nous venons de fêter nos 36 ans de mariage.
XXXXXXXX
Mexique Sonora 10/27/2010 Réveil dans le Totonaka RV Park de San Carlos. Dominique et Françoise sont déjà en pleine activité lorsque nous commençons à prendre notre petit déjeuner.
Vers 9h00, nous les accompagnons sur le port de la Marina pour prendre un café à la terrasse d'un bar. des bougainvilliers s'épanouissent au bord de l'eau. Une
ambiance de Côte d'Azur que nous n'avions pas rencontré depuis longtemps. Quelques courses chez "Coco" et nous rentrons préparer le repas au camping :
crevettes et poisson.
Puis nous partons pour Guaymas, la ville voisine pour faire quelques emplettes et chercher une solution pour réparer le pare-brise. chez "Auto-Zone", nous
trouvons le "Guia Roji", l'atlas routier du Mexique que nous cherchons depuis les USA ainsi qu'un kit de réparation pour le pare-brise. Nous allons tenter de faire la
réparation nous-même. Nous traversons ensuite la route pour visiter un petit centre comercial au style bien latino-américain, plein de couleurs. Nous explorons les
étalages pour apprécier ce qui se vend ici. C'est un endroit plutôt chic qui ne reflète sans doute pas la réalité mexicaine. Pas plus que le Wal Mart où nous
achetons de l'eau.
Un petit temps de repos au camping et nous partons fêter nos 36 ans de mariage et mes 54 ans avec Dominique et Françoise. La nuit est tombée sur la terrasse
du restaurant. La soirée se prolonge dans un échange de confidences au son des guitares de trois mariachis. Nous n'oublierons pas ces anniversaires fêtés si loin
de chez nous.
Pays Etat Date Récit
un peu d'espagnol :
Salud, amor y dinero y tiempo para gosarlos : Santé, amour et argent et du temps pour en profiter.
Mexique Sonora 10/28/2010 C'est le jour de mon anniversaire. Mon premier sur le tour du monde. Il fait beau sur la très étatsunienne marina de San Carlos. Nous partons à pied le long du
boulevard qui borde la mer pour nous rendre à la "Bancomex" : nous voulons échanger des dollars US contre des pesos. La contre allée où nous marchons longe
de luxueuses villas avec terrasses qui surplombent l'océan. La vue sur l'eau est privatisée. Des ouvriers mexicains s'affairent dans des travaux de bâtiment et de
jardinage. D'autres nettoient les accôtements. tout doit être parfait pour les "snowbirds" qui commencent à arriver en masse de tous les coins des USA et du
Canada.
Après notre transaction bancaire, nous rentrons au camping. Il commence à faire très chaud. Nous passons l'après midi affalés dans le camping-car garé en plein
soleil. Nous avons le plaisir d'une conversation vidéo par internet avec notre plus jeune fils. Puis Georges s'offre une sieste généreuse jusqu'à 17h00. J'en profite
pour traduire sur internet la notice du kit de réparation pour le pare-brise rédigé entièrement en espagnol. Puis je fais des recherches pour planifier la suite de
notre trajet entre San Carlos et Creel dans le parc national de Barranca del Cobre, le Ravin du Cuivre, dans l'état du Chihuahua.
Dominique nous hèle par la fenêtre : il nous invite à venir porfiter du coucher de soleil sur la plage. Malheureusement je n'ai pas pris le temps d'acheter de maillot
de bain. C'est donc en sous-vêtements que je profite du bain au soleil couchant. Mais rapidement, de petits moustiques nous ont chassé de la plage. Nous
finissons la soirée autour de poissons grillés sur le barbecue.
un peu d'espagnol :
Somos Francès : Nous sommes français.
Mexique Sonora 10/29/2010 Journée au Totonaka RV Park. Nous commençons à nous ennuyer ferme. Nous n'avons pas vraiment d'atomes crochus avec Dominique et Françoise : ni les
mêmes envies, ni le même rythme de vie. Ils souhaitent poursuivre leur route le long de l'océan pacifique parce qu'ils adorent nager et pêcher. Nous voulons
prendre la route de la montagne par l'intérieur des terres.
Pendant que Georges tente la réparation du pare-brise, je m'installe dans le "club-house" pour rédiger le récit détaillé de notre voyage en Arizona. Je n'avance
guère car j'ai l'occasion d'engager une conversation vidéo avec mes parents et avec notre fils aîné. A midi, nous partageons le raps avec Dominique et Françoise
: des tamales, une sorte de pot-au-feu cuit dans des feuilles de maïs. Ce soir nous ferons une soirée crêpes. Je prépare donc un gros saladier de pâte pour
qu'elle soit fin prête à l'heure voulue.
Puis je passe le reste de l'après midi au "club-house" où il fait bien plus frais que dans le camping-car. Il me faut plus de deux heures pour terminer le récit détaillé
et l'envoyer en France. Vers 18h00, à la tombée de la nuit, nous nous installons avec Dominique et Françoise pour notre soirée crêpes. Pendant que nous
mangeons, une grosse bestiole se faufile entre les buissons dans l'obscurité. Leur instinct de chasseur en éveil, nos deux hommes partent en chasse, appareil de
photo en main. Finalement, Georges arrive à capturer l'animal sur la pellicule : noir avec une longue queue et un dos gris. C'est une mouffette. Un sconce pour les
anglophones et un zorillo pour les hispaniques.
un peu d'espagnol :
Cuànto tiempo piensa quedarse ? : Combien de temps pensez-vous rester ?
Pays Etat Date Récit
Mexique Sonora 10/30/2010 Nous avons pris la décision de quitter le Totonaka RV Park demain. Nous en avons assez de traîner à San Carlos. Lorsque nous en informons Dominique et
Françoise, ceux-ci décident de partir aussi. Pour notre part, nous pensons nous rendre au bord du "Presa Alvaro Obregon, un barrage au nord de Ciudad
Obregon, à 150 kilomètres de là. Puis nous rentrerons dans la sierra Madre Occidentale par la route n°12. Mais auparavant, il nous faut faire le plein d'eau et de
provisions.
Nous nous rendons au Wal Mart de Guaymas que nous avions visité il y a deux jours. Quel plaisir de déambuler entre ces rayons pleins de nouveautés mais
aussi de produits que nous avions perdu de vue depuis la France comme les biscottes ou le lait longue conservation. Près du rayon fruits en légumes, deux
femmes préparent des feuilles de cactus, les épluchent et les coupent en tronçon. Elle nous font goûter un morceau et nous nous laissons tenter. Nous en
mettrons cru dans la salade. Nous réussissons à faire comprendre au boucher que nous cherchons un poulet rôti en lui demandant un "pollo (prononcer poyo)
caliente", un poulet chaud. Première victoire linguistique.
Nous rentrons au camping où nous avons encore l'occasion d'une conversation vidéo avec notre famille. Puis je m'atèle à la rédaction de la fiche de synthèse de
notre voyage aux USA. Mais je n'utilise plus l'électricité du camping-car. Avec la forte chaleur, le réfrigérateur monopolise toute l'énergie nécessaire pour
fonctionner. Je m'installe donc à nouveau dans le club-house. Pendant ce temps, Georges s'occupe du lavage du linge dans la lavanderia automatique. Le soir
venu, nous prenons notre dernier repas avec Dominique et Françoise.
Comme chaque soir depuis notre arrivée au Totonaka RV Park, une nuée de "snowbirds" s'abat sur le camping. Les gros motorisés étatsuniens et canadiens
passeront la soirée ici après avoir traversé la frontière à Nogales. Puis ils repartiront à l'aube pour se rendre plus au sud dans leur lieu résidence hivernale.
un peu d'espagnol :
Salimos mañana : nous partons demain
Mexique Sonora 10/31/2010 Nous quittons le Totonaka RV Park de San Carlos pour plonger dans l'incertitude. Nous empruntons, en direction du sud, la route n°15 qui sert de voie de
migration pour les snowbirds. Lorsque nous partons vers 10h00, ils se sont déjà envolés depuis longtemps et nous sommes les seuls touristes étrangers sur cette
portion de route. Une courte halte au petit port de pêche de Empalmé nous permet de photographier des barques qui croulent sous le poids d'innombrables
pélicans gris. Quelques hérons et goëlands se fondent dans la mêlée. Puis nous repartons.
A chaque intersection de route, de multiples petits commerces vendent nourriture, pièces détachées pour voitures ou pneus. Deux contrôles de police plus tard,
nous arrivons à Espéranza où nous faisons le plein de carburant. Puis nous bifurquons au nord sur la route qui mène au barrage de Alvaro Obregon. Nous venons
d'entrer au Mexique. Je veux dire le Mexique des mexicains. Tous les regards se braquent sur nous à notre passage. Nous ne sommes plus sur la grande voie
empruntée par les touristes étrangers.
Tout le long de la route, des petits artisans fabriquent des gâteaux dans des fours en terre. Nous achetons un sac de sablés à une jeune maman accompagnée
de sa petite fille Selma,âgée de deux ans. Nous poursuivons jusqu'au barrage où un grand Christ nous dévisage du haut de sa croix. A ses pieds, des familles
profitent du soleil et admirent le lac. Certains personnages semblent avoir déjà un peu abusé de la bière vendue par sur place sur un petit étale. Nous ne
bivouaquerons pas ici ce soir. Nous préférons faire demi-tour pour nous rendre dans un restaurant que nous avons repéré à l'aller : le Sierra Vista. Nous y
sommes accueilli pas Bethy qui acceptent de nous laisser passer la nuit sur son terrain pour la somme de 200 pesos.
Nous nous installons à l'ombre d'un accacia. Au milieu de l'après midi, nous entendons des voix près du camping-car. Deux femmes et un homme profitent de
l'ombre de la voiture pour faire une sieste dant l'herbe. Je décide de les rejoindre sans même savoir comment je vais bien pouvoir engager la conversation.
Buenas Tardes, bon après midi fera l'affaire. Ils ont antant envie que moi de faire connaissance. Je suis invitée à partager leur sieste dans l'herbe. Nous
réussissons tant bien que mal à faire les présentations. Francesca est la maman de Bethy, propriétaire du terrain avec sa soeur Téresia. Eliseo est le beau-frère
de Francesca. Bref, je suis en train de parler avec les propriétaires des lieux. J'offre une tournée de gâteaux. Francesca me fait cadeau d'une poire. Georges vient
nous rejoindre. Puis Bethy et son fils Kevin.
Pays Etat Date Récit
Plus question de nous laisser près de la route devant le restaurant. Nous sommes invités à nous installer dans le haut du terrain près de la maison de Bethy
qu'elle n'occupe pas en ce moment. Elle nous remet la clef du portail et nous invite à rester autant que nous le voulons. Pendant que nous discutons dans la
pénombre, une longue file de voiture de police, tous girophares allumés passe sur la route. Bethy nous explique que les policiers se rendent au barrage pour
déloger les ivrognes et les inviter à rentrer chez eux. Quelques temps plus tard nous les voyons repasser dans l'autre sens, accompagnant les joyeux fêtards loin
du lac.
Bethy et sa famille nous quittent. Nous restons seuls dans la nuit près de la maison, dans un silence total.
un peu d'espagnol :
Buenas Dias, Buenas Tardes, Buenas Noches : Bonjour, Bon après-midi, Bonne nuit
Mexique Sonora 11/1/2010 Il fait chaud. Depuis hier, nous subissons les assauts du soleil. S'il fait 20°C dans le camping-car lorsque nous nous réveillons, le thermomètre grimpe à 34°C au
plus fort de la journée. Le réfrigérateur pompte toute l'énergie des panneaux solaires. Impossible d'utiliser l'ordinateur ou de recharger les piles. Même la pompe à
eau a du mal à fonctionner. Nous ne disposons pas de branchement électrique près de la maison de Bethy.
Nous avons prévu de rester ici jusqu'à mercredi matin pour laisser passer tranquillement la Toussaint et le jour des Morts. Nous profitons de la fraîcheur relative
du matin pour aller explorer le terrain autour de la maison et faire quelques photos. Des vaches ont forcé la clôture de bois et broutent tranquillement l'herbe
autour du restaurant. Partout des oiseaux. Les rouges sont des Moucherolles vermillons comme l'atteste notre livre d'ornithologie. Nous avons compté au dessus
de nos têtes jusqu'à cinq urubus à tête rouge, des sortes de petits condors mexicains. Des cailles huppées se faufilent entre les buissons en grattant la terre. Pour
les autres, impossible à dire. Il y en a de toutes sortes et de toutes tailles. Des papillons butinent des fleurs jaunes par dizaines. Un gros écureil gris nettoie une
gamelle sale abandonnée dans l'évier du jardin. Les gros cactus abritent des nids malheureusement vides à cette saison. Deux gros lièvres détalent à notre
passage.
Un canicule accablante nous contraint à une sieste prolongée que nous interrompons à l'arrivée de Bethy et sa famille qui sont passée nous rendre visite en se
rendant au cimetière. Après leur départ, nous profitons d'un joli coucher de soleil sur les collines. Mais une fois la nuit tombée, le camping-car est envahi par de
minuscules insectes noirs qui grouillent de partout. En tentant d'endiguer cette marée noire nous faisons une bouillie infecte sur les parois intérieures. Il nous faut
tout nettoyer avec des papiers essuis-tout et une éponge.
un peu d'espagnol :
Ayer, Hoy, Mañana : Hier, aujourd'hui, Demain
Mexique Sonora 11/2/2010 Journée au restaurant Sierra Vista. Avant que la chaleur nous assome, nous nous rendons près des bâtiments du restaurant afin de repérer un endroit pour faire
des photos avec Bethy et sa famille qui doivent passer nous saluer. Les "vacas", les vaches du voisin ont à nouveau défoncé la clôture de bois pour venir se
régaler de l'herbe verte de la pelouse. Bethy va encore pester contre toutes les bouses semées aux quatres coins du terrain. A 10h00, la chaleur commence à
s'intensifier mais les panneaux solaires chargent suffisement pour que je puisse classer et trier des photos pendant deux heures.
Vers 13h00, Bethy arrive avec Kevin et Eliseo pour évaluer le nombre de piquers à remplacer dans la clôture. Nous en profitons pour faire quelques photos devant
le restaurant. Puis c'est l'heure des adieux. Mais Eliseo préfère dire "Hasta Pronto", à bientôt. En ce jour des morts, il n'est pas très pressé de comparaître devant
son seigneur.
Comme hier, nous sommes terrassés par la canicule. Heureusement qu'avec mon lecteur de livres numériques je peu lire jusqu'à plus soif. Vers 17h00, le
thermomètre commence à perdre quelques degrés mais la nuit tombe très vite et des myriades d'insectes noirs minuscules se pressent à nouveau contre les
doubles moustiquaires. Nous les aspergeons d'insecticide. Ils finissent pas former à nouveau une bouillie noire sur les montants des fenêtres.
un peu d'espagnol :
Hasta Luego, Hasta la Vista, Hasta pronto, Hasta Mañana, Adios : A tout à l'heure, Au revoir, A bientôt, A demain, Adieu
Pays Etat Date Récit
Mexique Sonora 11/3/2010 Notre paisible retraite au restaurant Sierra Vista se termine aujourd'hui. Nous laissons sur le comptoir une photo imprimée la veille, en souvenir de notre rencontre
Chihuahua avec Bethy et sa famille. Lorsque nous reprenons la route à 8h45, il fait déjà 31°C. Nous avons prévu de parcourir d'une seule traite le chemin qui nous sépare du
parc national de la cascade Basaseachic dans l'état du Chihuahua. 300 kilomètres à travers la sierra Madre Occidentale. Soit environ 6 heures de route pour
arriver avant la nuit.
La route qui relie Espéranza à San Nicolas serpente dans le désert sur une centaine de kilomètres. Des dizaines d'urubus à tête rouge nous survolent pendant
que des géocoucou (les bip-bip de Tex Avery) traversent devant le camping-car en courant à toutes jambes. Sur la route, des tarentules tricotent de leurs huit
pattes les rayons de soleil mexicain.
Jusqu'à Rosario, nous croisons de nombreux camions blancs flambant neufs, chargés de charbon ou de minerai, attestant d'une mine dans la région. Nous
sommes surpris par la conduite prudente et courtoise des chauffeurs. A Rosario, nous prenons la direction du nord pour rejoindre la route qui relie Hermosillo à
Chihuahua. Nous subissons un premier contrôle militaire à la jonction entre les deux routes. Rien de bien serieux. Juste une petite visite rapide du camping-car.
Nous sommes tout de même dans la région où de grosses quantités de drogue circulent.
Puis nous continuons notre traversée de la sierra sur la carretera qui épouse chaque pli et repli du terrain, dessinant des centaines de virages. Des hommes sont
en train de dépecer une vache sur le bord de la route. Plus loin des charbonniers fabriquent du charbon de bois dans la forêt de pins. Ici, les maisons en rondins
ressemblent aux cabannes de trappeurs qu'utilisaient les pionniers du nouveau monde au XIXe siècle. Un grand panneau nous informe que nous venons de
pénétrer dans l'état du Chihuahua.
Le soleil est déjà couché lorsque nous arrivons au village de Basaseachic, à 1 875 mètres d'altitude. Nous traversons la petite cité touristique pour nous rendre au
parc national dans lequel se trouve un camping gratuit. Nous sommes seuls lorsque nous nous installons parmi les pins et les rochers. Nous avons à peine le
temps d'apercevoir l'endroit où nous nous sommes posés. La nuit est tombée.
un peu d'espagnol :
Estamos al Mexico desde una semana : Nous sommes au Mexique depuis une semaine
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Sonora 11/3/2010 Notre paisible retraite au restaurant Sierra Vista se termine aujourd'hui. Nous laissons sur le comptoir une photo imprimée la veille, en souvenir de notre rencontre
Chihuahua avec Bethy et sa famille. Lorsque nous reprenons la route à 8h45, il fait déjà 31°C. Nous avons prévu de parcourir d'une seule traite le chemin qui nous sépare du
parc national de la cascade Basaseachic dans l'état du Chihuahua. 300 kilomètres à travers la sierra Madre Occidentale. Soit environ 6 heures de route pour
arriver avant la nuit.
La route qui relie Espéranza à San Nicolas serpente dans le désert sur une centaine de kilomètres. Des dizaines d'urubus à tête rouge nous survolent pendant
que des géocoucou (les bip-bip de Tex Avery) traversent devant le camping-car en courant à toutes jambes. Sur la route, des tarentules tricotent de leurs huit
pattes les rayons de soleil mexicain.
Jusqu'à Rosario, nous croisons de nombreux camions blancs flambant neufs, chargés de charbon ou de minerai, attestant d'une mine dans la région. Nous
sommes surpris par la conduite prudente et courtoise des chauffeurs. A Rosario, nous prenons la direction du nord pour rejoindre la route qui relie Hermosillo à
Chihuahua. Nous subissons un premier contrôle militaire à la jonction entre les deux routes. Rien de bien serieux. Juste une petite visite rapide du camping-car.
Nous sommes tout de même dans la région où de grosses quantités de drogue circulent.
Puis nous continuons notre traversée de la sierra sur la carretera qui épouse chaque pli et repli du terrain, dessinant des centaines de virages. Des hommes sont
en train de dépecer une vache sur le bord de la route. Plus loin des charbonniers fabriquent du charbon de bois dans la forêt de pins. Ici, les maisons en rondins
ressemblent aux cabannes de trappeurs qu'utilisaient les pionniers du nouveau monde au XIXe siècle. Un grand panneau nous informe que nous venons de
pénétrer dans l'état du Chihuahua.
Le soleil est déjà couché lorsque nous arrivons au village de Basaseachic, à 1 875 mètres d'altitude. Nous traversons la petite cité touristique pour nous rendre au
parc national dans lequel se trouve un camping gratuit. Nous sommes seuls lorsque nous nous installons parmi les pins et les rochers. Nous avons à peine le
temps d'apercevoir l'endroit où nous nous sommes posés. La nuit est tombée.
un peu d'espagnol :
Estamos al Mexico desde una semana : Nous sommes au Mexique depuis une semaine
Mexique Chihuahua 11/4/2010 A 1 875 mètres d'altitude, nous subissons un choc thermique. Il ne fait que 13°C dans le camping-car lorsque nous nous réveillons. Nous nous levons maintenant
avec le soleil, vers 6h30, pour profiter au mieux des journées devenues courtes. A 9h00, nous partons explorer le Parque Nacional de la Cascada de
Basaseachic, une chute d'eau de 246 mètres, la plus haute du Mexique. Nous supportons largement le pull-over que nous avons enfilé.
La première partie de la promenade suit un chemin dallé facile sur 900 mètres jusqu'au sommet de la cascade. Nous sommes surpris par la qualité des
aménagements, jusqu'aux sanitaires très propres qui jalonnent le camino. Un pont en corde, large et sûr, permet de traverser le rio pour rejoindre le premier
belvédère. La vue sur le cirque alentour est magnifique mais nos ne voyons que le rebord de la chute duquel tombe la cascade. Nous poursuivons la promenade
en traversant un pont de fer, grimpons une petite barre rocheuse avant de redescendre par un chemin pierreux et quelques escaliers jusqu'à un second
belvédère. Face à la cascade, nous pouvons avoir une vue d'ensemble sur la chute.
Nous avons sans doute le parc national pour nous tout seuls et nous apprécions cette promenade silencieuse. Nous avons marché pendant 3h30, heureux d'être
retournés au camping-car avant que le soleil ne nous assome de chaleur. En fait, la température stagne autour de 15°C toute la journée avant de chuter
brutalement à 4°C après le coucher du soleil. Malgré le retour du froid, la batterie de la cellule peine à alimenter le réfrigérateur et l'ordinateur en même temps. Je
parviens néanmoins à continuer la rédaction de notre projet de livre.
A la tombée de la nuit, nous sommes toujours seuls dans le très rudimentaire camping du parc. Nous nous couchons de bonne heure pour nous mettre à l'abri du
froid sous la couette.
un peu d'espagnol :
Hace frio, fresco o calor : Il fait froid, frais ou chaud
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/5/2010 La température a encore chuté : 4°C seulement au saut du lit. Nous quittons Basaseachic pour nous rendre à Creel, porte du parc national de Barranca del Cobre,
le "Ravin du Cuivre" (Copper Canyon pour les anglophones). C'est aussi un point d'accès à "El Chepe", le train touristique Chihuahua El Pacifico. Comme
d'habitude, nous prenonss la route buissonnière qui passe au sud de la route nationale Hermosillo-Chihuahua et raccourci le trajet d'une centaine de kilomètres.
Par chance, la route est toute neuve et, hormis quelques tronçons en travaux, nous prenons plaisir à traverser la sierra au milieu des forêts de pins. Nous
circulons entre 2 000 et 2 500 mètres d'altitude.
Nous apprenons aussi à lire notre atlas routier mexicain, le "Guia Roji", pourtant réputé le plus fiable du pays.
Leçon n°1 : l'état d'entretien des routes n'a aucun rapport avec leur importance stratégique,
Leçon n°2 : les distances kilométriques indiquées sont calculées à partir de la carte et non de la réalité du terrain. Elles omettent donc environs 30% de la distance
due aux multiples circonvolutions de la route dans les zones de montagne (important pour le plein de carburant),
Leçon n°3 : les villages indiqués sur la carte n'ont pas souvent une existence réelle sur le terrain et vice-versa,
Leçon n°4 : la numérotation des routes n'est pas la même sur la carte et sur le terrain.
A part ça, tout va bien. Nous sommes sur la bonne route dans la bonne direction. Tout le long du trajet, des équipes d'ouvriers entretiennent la chaussée et les
bas côtés. Sur le bord de la carretera, en lisière de la forêt, des familles d'ouvriers campent sous des bâches plastique pendant la durée des travaux. Des femmes
préparent le repas dans des marmites sur des feux de bois.
Après 3 heures de route, nous arrivons à Creel et nous installons au camping de la Villa Mexicana. Il semble à l'abandon, déserté par les gringos. Il y a cependant
un camping-car solitaire immatriculé en allemagne. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agit du véhicule de Gisela et Jörg-Erich (www.panamerikana.de) qui
voyagent sur le continent américain depuis 5 ans. Nous ne les rencontrerons pas. Ils sont en train de faire le voyage en train touristique que nous prévoyons de
faire le lendemain. Lorsque nous reviendrons, ils seront repartis.
Le réfrigérateur apprécie le branchement électrique et nous retrouvons avec plaisir les conversations vidéo avec la France grâce au Wi-FI. Nous en profitons
également pour envoyer de nouvelles mises à jour pour notre site internet.
un peu d'espagnol :
la carretera, el puente, el entronque, cruce de peatones : la route, le pont, l'intersection, traversée de piétons
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/6/2010 Ce matin, nous prenons le train touristique "El Chepe" pour nous rendre à El Fuerte. Une traversée de la sierra Madre Occidentale sur 275 kilomètres. Départ de
Creel à 11h20, arrivée à El Fuerte à 18h00. De 2 300 mètres d'altitude, nous allons descendre à 150 mètres en 7h00. Pour l'instant, la navette de l'hôtel-camping
Villa Mexicana nous conduit à la gare. Nous prenons nos billets pour le train de 1ère classe pour 2166 pesos, un aller, deux personnes. Nous aurions préféré
prendre le train de 2e classe, deux fois moins cher, avec les mexicains. mais nous allons arriver de nuit et les hôtels sont à 5 kilomètres de la gare de El Fuerte. Il
n'y a personne pour conduire les touristes aux hôtels à l'arrivée du train de 2e classe.
Le train arrive à Creel avec 20 minutes de retard. Nous patientons avec Gilles et Melanie, deux jeunes suisses qui ont acheté un camping-car à Vancouver et
espèrent réaliser un tour du monde en deux ans (www.ztrip.info). Serge se joint à nous. Il est français et termine seul sa remontée du continent américain. Sa
femme est retournée en France alors qu'ils étaient au Costa Rica. Il a hâte d'entrer aux USA, fatigué de son voyage et assez désabusé (www.speedy-go.com). Il
nous donne cependant de précieuses informations pour la suite de notre voyage.
Le train arrive et nous laissons nos nouvelles connaissances sur le quai : elles ont pris un billet pour le train de 2e classe qui passe une heure plus tard. Le trajet
commence entre les pins jusqu'à la gare de Divisadero où une halte d'un quart d'heure permet de faire quelques photos rapides du canyon de Baranca del Cobre
après s'être frayé un passage parmi les multiples étales de femmes tarahumaras qui tentent de vendre leur artisanat. C'est aussi le moment d'acheter à manger.
Tout le long de la voie, des petites cantines vendent beignets, tortillas et tacos.
La suite du voyage est assez monotomne, le train poursuivant sa course à travers les forêts de pins. A mi-parcours, les trains se croisent et les équipes changent
de train. Les employés prennent le train en sens inverse pour retourner à leur point de départ. Nous traversons un nombre incalculable de ponts et de tunnels.
Nous profitons de la monotonie du voyage pour faire la connaissance d'Edouardo, un ingénieur brésilien venu donner une formation aux employés d'une mine à
Temoris. Il nous vente les beautés de son pays, dans le nord du Brésil, vers San Paolo. Il nous quitte à Temoris, juste au moment où le parcours commence à
présenter de l'intérêt. Le train amorce sa descente en direction de l'océan pacifique en empruntant une gorge avant d'arriver sur le barrage de Miguel Hidalgo et la
gare de El Fuerte. Malheureusement, nous traversons cette partie du trajet au crépuscule et ne voyons pas grand chose. Nous espérons en profiter mieux le
lendemain au retour.
Arrivée à El Fuerte. Il fait nuit. Nous n'avons pas réservé d'hôtel et ne savons pas comment nous rendre au centre ville. Un homme nous met dans les mains un
prospectus publicitaire de la "Posada del Hidalgo", un hôtel sur le thème de Zorro. Il nous propose une chambre pour deux à 500 pesos. Va pour la posada del
Hidalgo. Mais pas de navette. Il nous faut prendre un taxi, 40 pesos par personne. Le chauffeur nous conduit dans la nuit à travers le désert. Puis nous entrons
dans la ville, très animée en ce début de soirée. Il fait doux. Chacun profite de la soirée pour se rafraîchir, assis sur un banc ou déambulant paisiblement entre
amis ou en famille. Mais nous sommes trop fatigués pour profiter de l'ambiance de cette petite ville coloniale. Le taxi nous dépose devant l'hôtel et propose de
venir nous chercher le lendemain.
Nous sommes accueillis en grandes pompes par le personnel de l'hôtel, d'un luxe dont nous n'avons vraiment pas l'habitude ni le besoin. La posada est
composée de multiples patios sur lequels s'ouvrent salles de restaurants et chambres. Une décoration de style hispanique magnifique. Mais nous entrons dans
notre luxueuse chambre pour ne plus en ressortir jusqu'au lendemain. Nous profitons de la douche et de la télévision. Mangeons un petit repas sortit du sac et
nous couchons.
un peu d'espagnol :
Ferrocarril, tren, estacion, horario, billete de ida y vuelta : chemin de fer, train, gare, horario, billet aller-retour
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/7/2010 Levé 6h30. Nous n'aurons guère profité de la très luxueuse chambre de la Posada del Hidalgo. Le taxi nous attend à 8h00 oiyr retourner à la gare de El Fuerte.
Nous traversons les différents patios de l'hôtel. Des dizaines de colibris volettent autour des mangeoires installées à leur intention. Nous parcourons les rues de la
ville avec une pointe de regret. La ville coloniale au façades multicolores aurait mérité que nous nous y attardions au moins un jour.
A 8h40, El Chepe nous emporte en direction de Creel. Nous profitons mieux du trajet entre El Fuerte et Temoris. C'est pour nous la partie la plus intéressante du
voyage ; celle où le train emprunte une gorge pour passer du pied de la montagne au plateau de la sierra, à plus de 2 000 mètres. Nous enfilons tunnels et ponts.
Les passagers se serrent dans les zones tampon entre les wagons pour photographier les paysages depuis les portières à demi-ouvertes. Nous quittons cactus et
champs de la plaine pour atteindre une forêt quasi tropicale. Des bananiers s'épanouissent dans les petites fermes au bord de la rivière. Puis nous retrouvons les
forêts de pins et les indiens tarahumaras qui se pressent aux portières à chaque arrêt du train pour tenter de vendre nourriture et artisanat.
Nous achetons un sac de pommes à deux mains qui se tendent vers nous. D'autres passagers achètent beignets aux pommes et paniers. Nouvelle halte à
Divisadero, le belvédère au dessus du canyon de Barranca del Cobre. Des voyageurs mexicains achètent des tacos et nous en font goûter. Ils sont excellents.
Puis c'est le retour à Creel et au camping par la navette Villa Mexicana. Nous sommes de nouveau à 2 300 mètres d'altitude. la température a chuté et nous
devons mettre le chauffage pour la soirée.
un peu d'espagnol :
la sierra, el barranco, la llanura, el bosquet : la montagne, le ravin, la plaine, le bois
Mexique Chihuahua 11/8/2010 Des campeurs se sont installés pendant la nuit à quelques pas du camping-car. Gunnar et Andréa sont allemands. Ils ont passé la frontière à ciudad Juarez en
venant des USA. Débarqués à Halifax au Canada en juillet, ils se sont donné un an pour visiter le continent américain (andrea-reisetagebush.blogspot.com). Ils
voyagent dans une berline grise qui leur sert de livre d'or. La voiture est entièrement couverte des dédicaces de leurs amis de rencontre. Nous trouvons un petit
espace pour y apposer la nôtre. Nous sommes les premiers français à avoir cet honneur.
Pendant que Gunnar et Andréa partent prendre le train pour El Fuerte nous installons un salon de coiffure dans le camping-car. J'ai rendez-vous avec mon
coiffeur préféré : coloration, coupe de cheveux. Puis c'est au tour de Georges. Je mériterai bientôt les ciseaux d'or. Nous voilà tout beaux tout neufs pour
poursuivre notre périple mexicain.
Nous avions rendez-vous avec nos enfants sur le web mais malheureusement internet ne fonctionne pas aujourd'hui. Nous retenterons une connexion demain.
Pendant que je continue à trier et classer les photos pour notre site internet, Georges trace sur la carte notre projet d'itinéraire au Mexique. Une journée paisible
qui nous repose des deux jours passés dans le train. En fin de journée nous profitons du rétablissement de la connexion internet pour relever notre boîte e-mail et
répondre à notre courrier.
un peu d'espagnol :
tiene un cuartu tranquilo ? : Est-ce que vous avez une chambre tranquille ?
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/9/2010 4°C. C'est devenu une habitude. Il gèle toutes les nuits. Nous nous levons vers 6h00 pour mettre le chauffage en route avant de nous recoucher pour attendre
une température plus clémente (12°C). La chaleur augmente pendant que nous prenons notre petit déjeuner et il fait entre 18°C et 20°C lordque nous faisons
notre toilette. Ensuite, nous ouvrons tout en grand pour faire entre le soleil et l'air de la montagne.
Aujourd'hui, nous devons faire tous les pleins avant de reprendre la route demain. Un passage à la banque Santander de Creel nous permet d'échanger des
dollars en pesos. Puis direction le "centre commercial". Un vaste entrepôt où les rayonnages sont rares. Mais en furetant un long moment dans les moindre
recoins, nous finissons par remplir notre panier. Pourtant, il y a le choix : viande congelée ou viande séchée en poudre ; fromage ménonite ou rien. Mais nous
trouvons des biscottes, des conserves de légumes, du lait UHT sans lactose, des oignons et de l'eau. Bref, tout ce qu'il faut pour tenir jusqu'à Durango. Ensuite,
c'est le tour du plein de carburant à la station Pemex avant de faire le plein d'eau au camping. Le remplissage du réservoir est assez "folklorique". Le tuyau mis à
notre disposition par l'hôtel fuit de toute part. Il coule plus d'eau par les trous que dans le réservoir. Une immense flaque se forme autour du camping-car.
Finalement, avec beaucoup de persévérance, Georges parvient tout de même à faire le plein.
Puis nous profitons du retour du Wi-Fi pour engager une conversation vidéo avec notre famille. Derniers échanges de courriers. Nous recherchons des
informations sur le village de Batopilas où nous espérons nous rendre le lendemain. Le froid s'abat à nouveau sur le camping-car. Il est temps de se remettre
sous la couette.
un peu d'espagnol :
Sabe donde puedo encontrar una tienda para comprar comida ? : Savez-vous où je peux trouver un magasin pour acheter de la nourriture ?
Mexique Chihuahua 11/10/2010 2°C. La chasse d'eau des toilettes a gelé et les vitres du camping-car sont couvertes de givre. Mais lorsque nous quittons le camping, à 9h00, le soleil a déjà bien
réchauffé l'atmosphère. Nous suivons la route n°25 en direction de Guachochi à travers la forêt de pins. Une carretera bien asphaltée qui passe près du beau lac
de Arareko. Mais nous ne nous y attardons pas. Nous savons qu'il faut 5 à 6 heures pour parcourir les 140 kilomètres qui séparent Creel du village de Batopilas
au fond du Canyon de Barranca del Cobre.
Nous avaons les premiers 80 kilomètres jusqu'à la jonction avec la route de Batopilas. On marche beaucoup dans la sierra Tarahumara. Tout au long de la route,
nous croisons des femmes portant parfois un enfant sur le dos dans un replis de leur vêtement, des hommes tirant mules et chevaux bâtés. Nous apercevons des
fermes au toit de tôle et aux murs en brique crue derrière les champs de maïs desséché où paissent chevaux et vaches. Géocoucou et écureuils traversent
devant nous à toutes pattes. Quelques photos d'un cimetière coloré et nous bifurquons pour suivre la route qui mène à Batopilas. 20 kilomètres de ruban asphalté
puis c’est le grand plongeon au fond du canyon sur une piste étroite et chaotique. Nous sommes suspendus entre ciel et terre lorsque nous franchissons la barre
rocheuse qui surplombe à la verticale un ravin de 1 500 mètres de profondeur : d’un côté la paroi, de l’autre un gouffre vertigineux sans garde-fou. Il faut avoir des
nerfs d’aciers, le cœur bien accroché et une foi inébranlable en sa bonne étoile. Nous passons plusieurs « virages de la mort », en épingle à cheveux, face au
vide. Tout au long de la descente, des petites chapelles invitent les voyageurs à faire une petite prière avant de poursuivre plus avant.
Arrivés au fond de la gorge, deux ponts de bois permettent de traverser un rio sous la protection de la « Virgen de la Guadalupe » peinte sur un rocher. Des
maisons tarahumaras en adobe et toit de tôle s’étage sur les pentes du ravin. De minuscules sentiers permettent d’y accéder. Pour les maisons situées de l’autre
côté du rio, pas d’autre solution que de traverser dans l’eau, heureusement basse à cette saison. Par endroit, une passerelle suspendue permet de traverser la
rivière à pied sec. Au bord de la route, hommes et femmes attendent le passage d’un conducteur avec une « camionetta », qui leur permettra d’effectuer plus
rapidement le trajet, assis au fond de la benne. Des indiens portent le costume traditionnel des hommes tarahumaras : un pagne blanc court avec une pointe plus
longue sur l’arrière et une blouse colorée aux multiples plis qui tombe sur la ceinture. Un bandeau blanc ceint leurs cheveux lisses et noirs.
Pays Etat Date Récit
Il nous faut 2h00 pour parcourir les 40 kilomètres de piste jusqu’au village de Batopilas, étonnamment plein de vie, si loin du reste du monde. Nous traversons la
petite cité coloniale, longeons la place centrale avec son kiosque à musique et ses bancs de fer forgé, contournons les maisons colorées avant de nous installer
au bord du rio Batopilas, sur la grève. Nous ne sommes plus qu’à 500 mètres d’altitude et nous avons retrouvé la température et l’environnement désertique.
Nous découvrons avec plaisir le petit restaurant « Carolina » au fond d’une petite place ombragée et nous apprécions les tacos au bœuf accompagnés d’une
purée de haricots secs. Puis nous partons à la recherche d’Arturo le guide local. Il parait que n’importe qui dans la rue peut nous indiquer où se trouve sa maison.
Il nous faudra tout de même interroger trois personnes avant de trouver la bonne information. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain 9h00. Il n’est pas
question de visiter seuls les environs sans guide. Les étrangers ne sont pas toujours les bienvenus, surtout s’ils pénètrent par erreur sur des terres utilisées par
les cultivateurs de drogue.
Nous passons le reste de la soirée dans le camping-car au bord du rio Batopilas. Nous entendons les clameurs qui arrivent du terrain de sport voisin où se
déroulent une compétition de volley entre élèves de différents collèges. Des jeunes gens s'amusent à sauter et à courir pour faire grincer la longue passerelle
suspendue qui enjambe la rivière. Dans la nuit, nous sommes réveillés en sursaut. Le camping-car est en train de tanguer sous la pression d'on ne sait qui.
Georges s'arme de courage et sort dans la pénombre. Rien. Nous imaginerons qu'une vache est venue se frotter contre la voiture en passant sur la grève.
un peu d'espagnol :
Sabe donde esta Arturo ? : savez-vous où est Arturo ?
Mexique Chihuahua 11/11/2010 Nous avons rendez-vous à 9h00 avec Arturo devant l'hôtel Junitas. A 9h30, nous embarquons sa camionet en compagnie de deux australiens. Direction la
mission de San Ignacio, 6 kilomètres plus au sud. Avant de quitter le village, il faut faire le plein du réservoir d’essence. Ici, pas de station « Pemex », les stations
services monopole d’état. Une maisonnette blanche abrite un dépôt de carburant. A la sortie du village, Arturo arrête le véhicule près d’une représentation de la «
Virgen de la Guadalupe » ; il ôte son chapeau blanc, fait un signe de croix et se recoiffe. Mieux vaut se mettre sous la protection de la Madone avant de
poursuivre la route. Le « dream catcher », (attrapeur de rêves), accroché au rétroviseur se balance au gré des ornières du chemin et de la musique mexicaine qui
coule à flot du poste de radio. Nous parvenons à la mission, la cathédrale jaune et blanche autour de laquelle se serrent quelques maisons hispaniques blanches
au toit de tôle. Une petite baraque abrite une tienda (4) où les villageois peuvent acheter de l’épicerie et des sodas. Une autre fait office de bar. Des militaires,
mitraillette en bandoulière, se promènent avec des sacs en plastique noir pleins d’articles qu’ils espèrent troquer avec les indiens contre de l’artisanat.
Impossible de trouver la clef de la cathédrale. Arturo part à sa recherche mais revient bredouille. Peu importe, nous pouvons voir l’intérieur par un petit guichet
pratiqué dans la porte : seul un autel et quelques bancs meublent les lieux. La camionetta se remplie. Les deux australiens, une famille d’indiens et Georges se
serrent dans la benne pendant que je m’installe avec une amie d’Arturo dans la cabine avec notre guide. Nous nous rendons dans le hameau où vivent cinq
familles tarahumaras sous l’autorité de Juan, le père des jeunes mamans. Nous ne nous sentons pas très à l’aise parmi ces pauvres abris devant lesquels les
femmes préparent le repas sur des feux de bois. Pas de porte et pour certains même pas quatre murs pour abriter tous les enfants très intimidés par notre
présence. Comble de l’ironie, les abris sont bâtis à quelques pas des poteaux qui conduisent l’électricité dans les maisons les plus riches. Mais ici, pas d’argent
pour s’offrir le luxe d’une connexion. Heureusement, le malaise s’estompe lorsqu’une des jeunes mamans sort un harmonica et nous donne un petit concert que
nous apprécions tous. Elle semble n’avoir guère plus de 15 ans et pourtant deux petits enfants s’accrochent à sa longue jupe blanche aux multiples plis. Juan se
met à danser une sorte de gigue au son de l’harmonica. Puis c’est la fin de la visite. Il est temps de quitter Juan et sa famille.
Pays Etat Date Récit
Arturo nous conduit au bord du rio Batopilas, en aval du village. Il nous montre les grandes piscines naturelles où il aimait se baigner lorsqu’il était plus jeune.
C’est là qu’il nous explique sa dévotion pour la « Virgen de la Guadalupe ». Encore adolescent, il a un jour été emporté par un rio en cru et a failli se noyer. Mais il
a appelé la Madone à son secours et celle-ci lui a alors envoyé un madrier de bois auquel il a pu s’accrocher pour être finalement sauvé. C’est donc sous la
protection de la Virgen que nous retournons à Batopilas pour manger quelques tortillas chez « Carolina ». Puis nous repartons explorer le village et en particulier
la mine d’argent aujourd’hui désaffectée. Juste à l’entrée nord du village, une galerie sombre s’ouvre devant nous. Arturo ouvre la marche. Nous sommes munis
de lampes de poches et avançons avec prudence dans l’obscurité. Entrer sans guide dans ce boyau, c’est signer son arrêt de mort. Devant nous, une grande
flaque d’eau est enjambée par quelques planches. Arturo arrête notre progression. Il prend une pierre et la jette dans la flaque. Aucun bruit. La flaque est en
réalité un boyau vertical rempli d’eau et profond de 300 mètres. Nous passons prudemment par un autre couloir, contournons d’autres chausse-trappes, baissons
la tête au fur et à mesure que la galerie se rétrécie. A la lumière des lampes, nous pouvons voir briller quelques veines d’argent et de quartz. Nous n’irons pas
plus loin. Au-delà, la roche est friable et la galerie menace de s’effondrer. Retour à l’air libre.
Nous finissons la journée par une visite de la Hacienda San Miguel, la maison de maître en adobe des anciens propriétaires de la mine. Aujourd’hui, ce n’est plus
qu’un ensemble de bâtiments en ruine. Mais Arturo nous fait revivre la grande époque de la mine. Au nord de la ville, un aqueduc de pierre achemine toujours
l’eau qui permet de produire l’électricité qui alimente le village. Le système a été construit au siècle dernier par Alexander Shepherd, le propriétaire des mines
d’argent aujourd’hui à l’abandon. Il permettait de produire l’énergie nécessaire pour l’exploitation des mines et de la fonderie.
Nous visitons la maison d’habitation, l’ancienne église, les restes de la fonderie et les écuries. A l’époque de l’exploitation, la fonderie moulait des barres de 20
kilos d’argent. Une caravane de 50 mules, portant chacune 4 lingots d’argent, parcourait la sierra pendant 8 heures par jour pour rejoindre un poste ou 50 autres
mules prenaient le relais jusqu’au poste suivant et ce pendant 16 jours pour rejoindre la ville de Chihuahua. Soit 800 mules à entretenir et à nourrir à travers la
sierra pour assurer l’acheminement des lingots d’argent. Puis le filon d’argent s’est épuisé, l’activité de la mine a cessé. Les habitants de Batopilas, éloignés de
tout au fond de leur ravin jouissent toujours d’un confort relatif avec électricité et eau courante grâce aux aménagements financés par Alexander Shepherd. Mais
si le village comptait 5 000 habitants à la grande époque des mines, il n’abrite plus maintenant que 800 âmes qui tentent de s’agripper à leur village grâce au
tourisme. Le soir, nous retrouvons Arturo et ses amis qui donnent un concert au restaurant du Pont. Une contrebasse, deux guitares et un accordéon pour
chanter leur amour de la sierra, des femmes et du Chihuahua.
un peu d'espagnol :
Como se llama esta iglesia ? : comment se nomme cette église ?
Mexique Chihuahua 11/12/2010 Il est temps pour nous de quitter le village perdu de Batopilas. Nous nous levons à l'aube. Deux vaches sont garées sur le parking, chacune sur un emplacement.
Un âne braie à fendre l'âme. Un guide touristique lavec sa voiture dans le gué du rio. Le soleil commence à mettre des touches de couleur sur le haut des
montagnes. 10°C. Une bonne température pour éviter la surchauffe du moteur. Nous longeons la rivière, traversons la ville qui s'éveille et franchissons le pont au
nord de Batopilas. Arroyo San Antonio, Yerbabuena, la Bufa. Les hameaux se succèdent.
Au loin, le bus qui relie Batopilas à Creel a déjà pris de l'avance. Deux camionettas nous dépassent. Hommes et femmes marches déjà le long de la "terrasseria".
Nous surplombons le rio Batopilas avant de changer de vallée. La Virgen de la Guadalupe veille sur les ponts de bois. Nous entamons la longue remontée de la
barre rocheuse. L’angoisse est palpable dans la voiture. Nous devons parcourir en sens inverse l’incroyable piste qui nous a conduit ici. Surtout, se concentrer sur
la route, ne rien imaginer, faire abstraction du vide comme le gymnaste sur sa poutre. Nous atteignons le sommet. Le canyon se referme derrière nous,
enfouissant dans ses entrailles le village perdu de Batopilas, cœur battant de la sierra Tarahumara.
Une petite pause détente et nous reprenons la route en direction de Guachochi. Nous espérons y trouver une station service pour faire le plein. A la recherche
d'un endroit pour prendre le repas de midi, nous nous garons dans une rue près d'une grande place. Les riverains nous informent que nous pouvons rester ici en
toute sécurité. Nous n'irons pas plus loin. Après le repas de midi, nous partons faire une visite de la ville qui ne présente pas grand intérêt. Magasins et voitures
sont vétustes, les maisons entourées de terre battue laissent apparaître la pauvreté. Seul le jardin public avec son lac retient un peu notre attention. Nous
retournons au camping car pour finir paisiblement le reste de la journée.
un peu d'espagnol :
la calle, la plaza, el parque publico, el lago : la rue, la place, le jardin public, le lac
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/13/2010 Malgré une vie animée autour de la place en début de soirée, la nuit a été très calme et silencieuse dans la petite rue de Guachochi. Mais il a fait froid. Nous
sommes toujours à 2 300 mètres d'altitude. Aujourd'hui, il faut que nous avalions des kilomètres pour entamer notre descente vers le sud du Mexique. Notre
objectif : Hidalgo del Parral. Nous continuons notre traversée de la sierra. Nous constatons que le réseau routier secondaire est toujours aussi bon et les
conducteurs toujours aussi courtois. Il est vrai que les voitures individuelles sont rares dans la campagne. Nous rencontrons quelques vieilles camionettas
bringuebalantes de fermiers mais surtout des autocars et des camions. La siganlétique est bonne et les fameux "topes", ces ralentisseurs tant décriés par les
voyageurs semblent plutôt justifiés à l'entrée et à la sortie des hameaux et villages.
Nous roulons toujours au milieu des forêts de pins entre 2 000 et 2 500 mètres d'altitude. Puis brusquement, le décor change. Nous débouchons sur un paysage
de savane avec de hautes herbes sèches parsemées d'arbres vert sombre. la route suit des ravins rocailleux et arides. Nous avons basculé sur le versant Est de
la sierra Madre Occidentale, beaucoup plus sèche que le versant ouest. C'est le domaine des ranchos et des élevages bovins. De nombreux camions chargés de
bottes de foin sillonnent la région.
A l'approche de Hidalgo del Parral, nous rencontrons de nombreuses scieries qui s'approvisionnent sans doute en bois dans l'ouest de la sierra, vu le peut
d'arbres qui ornent le paysage ici. Puis nous entrons dans le coeur de la ville à la recherche d'une cour d'hôtel pour passer la nuit. Mais nous ne trouvons que des
"auto-hôtels", des sortes de caravansérails des temps modernes, clos de mur avec un porche qui ne nous permet pas de pénétrer à l'intérieur. Chaque chambre
est située au dessus d'un garage muni d'un portail qui permet au voyageur d'abriter sa voiture. La nuit, le porche d'accès au caravansérail est fermé, sécurité
oblige.
Il nous faut trouver une autre solution. Finalement nous demandons asile à la station Pemex de Bella Vista qui nous propose un emplacement pour la nuit pour 25
pesos. Affaire conclue. Nous sommes trop fatigués pour aller plus loin.
un peu d'espagnol :
la estacion de servicio, la llantera, el taller : la station service, le marchand de pneumatiques, l'atelier de réparation voiture
Mexique Chihuahua 11/14/2010 La nuit sur la station service Pemex a été beaucoup plus calme que prévu et nous avons finalement assez bien dormi. Nous espérons arriver à Durango dans
Durango deux jours mais nous n'avons pas d'information sur les endroits où nous pourrions passer la nuit. La route qui relie Hidalgo del Parral à Durango est d'une
monotonie désespérante. Elle coupe tout droit à travers un plateau situé autour de 2 300 mètres d'altitude. Toujours les mêmes paysages de savane avec de
hautes herbes sèches et des arbres vert sombre.
Nous poursuivons notre chemin entre deux rangées de barrières qui délimitent des ranchs. Pas vraiment touristique. Le seul intérêt de la région : la vie qui
s'accroche désespérément à ce coin de terre aride. Des vaches, des chevaux mais surtout des hommes qui vivent pour la plupart dans de pauvres maisons en
brique crue. Quelques commerces sont installés aux rares intersections. Des hommes au chapeau blanc, appuyés à un mur, regardent passer les voitures. Nous
arrivons au crucero de Zarca en début d'après midi et nous nous apercevons que nous avons perdu une heure en traversant la limite entre le Chihuahua et l'état
de Durango.
Alors que nous faisons le plein de carburant, nous sommes abordés par un homme qui parle anglais avec difficulté. C'est Luciano, un fermier des environs. Il nous
propose de venir passer la nuit dans la cour de sa ferme.....pas tout de suite.....à partir de 18h00. Il doit d'abord aller rendre visite à sa belle-mère. Pourquoi pas ?
Après avoir mangé des burritos dans la gargotte attenant à la station service, nous passons le reste de l'après midi dans le camping-car au milieu du carrefour. Un
vent violent balaye tout sur son passage. Nous sommes entourés par des nuages de poussière qui cachent le paysage. 18h00 personne. 19h00, pas de Luciano à
l'horizon et la nuit tombe. Nous décidons de prendre notre repas et de passer la nuit ici, près de la station Pemex. 20h00. Il fait nuit noire. Luciano frappe à notre
porte. Il vient nous chercher "un peu en retard" pour nous conduire à sa ferme. Nous hésitons. Il paraît innofensif mais le doute est là. Finalement, nous prenons
le risque de le suivre.
Pays Etat Date Récit
Sa voiture, un vieux pick-up, n'a pas de lumière à l'arrière. Nous le voyons dans les phares de la voitures. Deux pick-up nous dépassent aussi borgnes que celui
de Luciano. Pemière halte au bord de la route. Notre guide doit porter un paquet à un ami dans un ranch de l'autre côté de la clôture. Nous l'attendons alors qu'il
disparaît dans la nuit. Un nouveau pick-up surgit dans le noir et se gare juste devant nous. La benne est chargée de meubles. Sans doute un déménagement. Les
occupants sortent du véhicules et partent dans la pénombre de l'autre côté de la clôture. Ils reviennent quelques instant plus tard munis de grosses bouteilles en
plastiques pleines de carburant de contrebande. Puis ils repartent dans la nuit. Nous attendons toujours Luciano, attentifs à tout ce qui nous entoure : nous
faisons exactement ce qu'il ne faut jamais faire ; partir dans la nuit avec un inconnu.
Le pick-up de Luciano réapparaît. Nous reprenons la route. Quelques kilomètres plus loin, nous le suivons dans un chemin de terre qui mène jusqu'à un groupe
de maisons. Nous sommes attendus, un peu soulagés de voir toute une famille dans la cour. Luciano nous présente sa belle-soeur Mika, et les enfants de celle-ci
: Hector, Margarita et Jesus. Tout le monde veut voir l'intérieur du camping-car. Nous organisons une viste guidée. Puis, nous sommes invités à entrer dans la
maison. On nous offre une place autour de la table ronde et des tortillas.
Trois hommes imposants, portant le traditionnel chapeau blanc, entre dans la cuisine et occupent soudain tout l'espace. Nous ne sommes pas très rassurés. Il
s'agit de deux frères de Luciano et de son beau-frère. Tout le monde se serre gentillement autour de la table et la discussion s'engage. Mais un peu trop sur des
questions d'argent à notre goût. Nous essayons d'éluder les questions. Il faut amortir le choc des civilisations. Inutile de leur assener des chiffres qui ne
correspondent à aucune réalité du Mexique. Chacun y va de son interrogation. Tous ont du mal à situer la France et les autres pays dont nous tentons de leur
parler. Luciano veut savoir quelle est la couleur de peau des français. Ma couleur pâle et mes yeux bleux semblent les fasciner. Pourtant, les hommes de la
famille ont les yeux clairs.
Luciano et son frère David ont travaillé à Chicago comme ouvrier du bâtiment, clandestins, il va de soit. Depuis, ils ont été expulsés, sans espoir de revenir aux
USA. Ils regrettent ce temps où ils gagnaient beaucoup d'argent : 25 dollars US par jour. A 22h00, nous laissons nos hôtes pour aller nous coucher dans la
pénombre, pas très rassurés malgré l'accueil plutôt chaleureux.
un peu d'espagnol :
hermano, hermana - nieto, nieta - sobrino, sobrina - tio, tia - hiro, hira : frère, sœur - petit-fils, petite-fille - neveu-nièce - oncle, tante - fils, fille
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Chihuahua 11/14/2010 La nuit sur la station service Pemex a été beaucoup plus calme que prévu et nous avons finalement assez bien dormi. Nous espérons arriver à Durango dans
Durango deux jours mais nous n'avons pas d'information sur les endroits où nous pourrions passer la nuit. La route qui relie Hidalgo del Parral à Durango est d'une
monotonie désespérante. Elle coupe tout droit à travers un plateau situé autour de 2 300 mètres d'altitude. Toujours les mêmes paysages de savane avec de
hautes herbes sèches et des arbres vert sombre.
Nous poursuivons notre chemin entre deux rangées de barrières qui délimitent des ranchs. Pas vraiment touristique. Le seul intérêt de la région : la vie qui
s'accroche désespérément à ce coin de terre aride. Des vaches, des chevaux mais surtout des hommes qui vivent pour la plupart dans de pauvres maisons en
brique crue. Quelques commerces sont installés aux rares intersections. Des hommes au chapeau blanc, appuyés à un mur, regardent passer les voitures. Nous
arrivons au crucero de Zarca en début d'après midi et nous nous apercevons que nous avons perdu une heure en traversant la limite entre le Chihuahua et l'état
de Durango.
Alors que nous faisons le plein de carburant, nous sommes abordés par un homme qui parle anglais avec difficulté. C'est Luciano, un fermier des environs. Il nous
propose de venir passer la nuit dans la cour de sa ferme.....pas tout de suite.....à partir de 18h00. Il doit d'abord aller rendre visite à sa belle-mère. Pourquoi pas ?
Après avoir mangé des burritos dans la gargotte attenant à la station service, nous passons le reste de l'après midi dans le camping-car au milieu du carrefour. Un
vent violent balaye tout sur son passage. Nous sommes entourés par des nuages de poussière qui cachent le paysage. 18h00 personne. 19h00, pas de Luciano à
l'horizon et la nuit tombe. Nous décidons de prendre notre repas et de passer la nuit ici, près de la station Pemex. 20h00. Il fait nuit noire. Luciano frappe à notre
porte. Il vient nous chercher "un peu en retard" pour nous conduire à sa ferme. Nous hésitons. Il paraît innofensif mais le doute est là. Finalement, nous prenons
le risque de le suivre.
Sa voiture, un vieux pick-up, n'a pas de lumière à l'arrière. Nous le voyons dans les phares de la voitures. Deux pick-up nous dépassent aussi borgnes que celui
de Luciano. Pemière halte au bord de la route. Notre guide doit porter un paquet à un ami dans un ranch de l'autre côté de la clôture. Nous l'attendons alors qu'il
disparaît dans la nuit. Un nouveau pick-up surgit dans le noir et se gare juste devant nous. La benne est chargée de meubles. Sans doute un déménagement. Les
occupants sortent du véhicules et partent dans la pénombre de l'autre côté de la clôture. Ils reviennent quelques instant plus tard munis de grosses bouteilles en
plastiques pleines de carburant de contrebande. Puis ils repartent dans la nuit. Nous attendons toujours Luciano, attentifs à tout ce qui nous entoure : nous
faisons exactement ce qu'il ne faut jamais faire ; partir dans la nuit avec un inconnu.
Le pick-up de Luciano réapparaît. Nous reprenons la route. Quelques kilomètres plus loin, nous le suivons dans un chemin de terre qui mène jusqu'à un groupe
de maisons. Nous sommes attendus, un peu soulagés de voir toute une famille dans la cour. Luciano nous présente sa belle-soeur Mika, et les enfants de celle-ci
: Hector, Margarita et Jesus. Tout le monde veut voir l'intérieur du camping-car. Nous organisons une viste guidée. Puis, nous sommes invités à entrer dans la
maison. On nous offre une place autour de la table ronde et des tortillas.
Trois hommes imposants, portant le traditionnel chapeau blanc, entre dans la cuisine et occupent soudain tout l'espace. Nous ne sommes pas très rassurés. Il
s'agit de deux frères de Luciano et de son beau-frère. Tout le monde se serre gentillement autour de la table et la discussion s'engage. Mais un peu trop sur des
questions d'argent à notre goût. Nous essayons d'éluder les questions. Il faut amortir le choc des civilisations. Inutile de leur assener des chiffres qui ne
correspondent à aucune réalité du Mexique. Chacun y va de son interrogation. Tous ont du mal à situer la France et les autres pays dont nous tentons de leur
parler. Luciano veut savoir quelle est la couleur de peau des français. Ma couleur pâle et mes yeux bleux semblent les fasciner. Pourtant, les hommes de la
famille ont les yeux clairs.
Luciano et son frère David ont travaillé à Chicago comme ouvrier du bâtiment, clandestins, il va de soit. Depuis, ils ont été expulsés, sans espoir de revenir aux
USA. Ils regrettent ce temps où ils gagnaient beaucoup d'argent : 25 dollars US par jour. A 22h00, nous laissons nos hôtes pour aller nous coucher dans la
pénombre, pas très rassurés malgré l'accueil plutôt chaleureux.
un peu d'espagnol :
hermano, hermana - nieto, nieta - sobrino, sobrina - tio, tia - hiro, hira : frère, sœur - petit-fils, petite-fille - neveu-nièce - oncle, tante - fils, fille
Pays Etat Date Récit
Mexique Durango 11/15/2010 Nous sommes à Cieneguilla, sur la route n°45 dans l'Etat de Durango. C'est ce que nous comprenons lorsque nous prenons notre petit déjeuner dans la cuisine
de Mica, David et leurs trois enfants, Hector, âgé de 18 ans, Margarita, âgée de 16 ans et Jesus qui du haut de ses 10 ans en paraît au moins 15 tellement il est
grand. C'est plutôt un gro petit déjeuner qui permet d'avoir assez d'énergie pour travailler à la ferme toute la journée : tortillas de farine, oeufs, morceaux de boeuf
cuisinés aux oignons, purée de haricots secs.
Luciano qui parlait anglais est parti de bon matin et nous ne l'avons pas revu. Mais nous nous débrouillons assez bien pour discuter un peu en espagnol. Dadid,
sa famille et la famille de ses quatre frères vivent ensemble sur la ferme, chacun dans une maison. Ils possèdent à eux tous, une centaine de brebis, quelques
vaches, un poney et deux chevaux, une basse cour et des chiens. Hector et Jesus rêvent de devenir vétérinaires. Margarita voudrait faire des études
d'architecture. Nous leur disons que nous espérons qu'ils réalisent un jour leur rêve.
Nous proposons à Mica et David de faire une photo de leur famille. Nous leur expédirons le cliché par la poste. Tout le monde prend la pause dans la cuisine.
Mica ne veut pas faire de photo à l'extérieur. Elle estime que sa maison n'est pas assez jolie pour figurer sur la photo. Nous faisons le plein d'eau puis c'est l'heure
des adieux. Nous nous étreignons avec force. David, le grand gaillard a les larmes aux yeux. Mica nous remercie d'avoir accepté son hospitalité. Un comble, alors
que nous avons tant apprécié la manière dont nous avons été reçus.
Nous reprenons le cours de notre voyage sur la route n°45. Nous circulons toujours entre 2 000 et 2 300 mètres d'altitude dans un décor toujours identique. Les
cactus se font cependant plus nombreux à l'approche de la ville de Durango. Nous atteignons un réservoir au nord de la ville. L'eau permet d'irriguer de nombreux
vergers. Nous en profitons pour acheter des pommes et des poires à la volée, par la fenêtre, lors d'un arrêt "topes". La circulation est ralentie par deux accidents
de la route plutôt graves. A deux reprises, nous dépassons des voitures qui ont fait des tonneaux dans les talus. La police, les ambulances sont sur place. Nous
pénétrons dans Durango.
Et bien sûr, nous nous perdons. Nous avions relevé sur internet l'adresse de l'hôtel Mexico, avenue du 20 novembre qui proposait aussi des services pour les
camping-caristes. Après moulte détours, nous arrivons enfin devant l'hôtel.........pour apprendre qu'il ne fait plus camping. Après discussion, le réceptionniste
accepte de nous installer sur le parking pour le prix de la chambre la moins chère mais sans avoir accès à la chambre. 300 pesos la nuit avec l'électricité et
internet. C'est un peu une arnaque. Mais l'hôtel est bien situé, proche du centre ville et en face d'une laverie pour le linge. Nous décidons de rester là 3 nuits.
Comme il n'est pas trop tard, mais tout de même 23 heures en France, nous réussissons à établir une connexion vidéo avec la France.
un peu d'espagnol :
gallo, gallina, vaca, oveja,caballo, perro : coq, poule, vache, brebis, cheval chien
La familia de Mica y David tiene uno gallo, gallinas, vacas, cien ovejas, tres caballos y varios perros : la famille de Mica et David possède un coq, des poules, des
vaches cent brebis, trois chevaux y varios perros.
Pays Etat Date Récit
Mexique Durango 11/16/2010 Notre chère nuit sur le parking de l'hôtel Mexico a été tranquille. Notre objectif du jour : lessives, approvisionnement et internet. Vers 10h00, nous portons notre
linge à la laverie. Nos effets sont pesés dans une grande balance suspendue au plafond : 12,7 kilos à 18 pesos le kilo, soit 228 pesos. Nous récupérerons le tout
ce soir, lavé et séché. Direction le centre commercial à l'enseigne "Soriana", sur la même avenue. Le parking est payant et gardé.
C'est avec plaisir que nous retrouvons une grande surface avec des rayons bien achalandés. Nous découvrons même des feuilles de menthe séchées : nous
allons pouvoir nous faire un vrai taboulé. Nous faisons aussi provision de morue salée, un poisson que nous adorons et qui est si pratique à stocker : pas besoin
de réfrigérateur et conservation pendant des mois. Par contre, pas de thé noir ; que des infusions, la plupart à la "'manzanilla", la camomille. Nous dénichons
finalement du thé vert. Pas moyen de trouver des yaourts non sucrés. Même les yaourts nature sont sucrés de manière écoeurante et sont pleins de gélatine.
Mais nous achetons de très beaux avocats et du poulet rôti. Tout va bien. Nous avons rempli le réfrigérateur et les placards.
Nous retournons à l'hôtel pour nous connecter à internet et engager des conversations vidéo avec nos enfants et la soeur de Georges. Nous répondons à nos
courriers de plus en plus nombreux, venus d'Europe, du Canada et des USA. Nous envoyons à Aventures du Bout du Monde, l'association de voyageurs dont
nous sommes membres, un article "coup de coeur" que nous avons rédigé sur notre séjour à Batopilas, dans l'état du Chihuahua. Peut-être sera-t-il un jour publié
dans le magazine associatif "Globetrotter".
Vers 18h00, nous allons récupérer notre linge à la laverie. La patronne nous réclame un supplément pour la housse de couette qui, soit disant, doit être comptée
à part. Pas de problème, il faut juste recalculer le poids global initial du linge, sans le poids de la housse de couette, refaire le calcul "pesos X poids" et ajouter le
prix spécial pour la housse de couette. La brave dame fait machine arrière toute. Elle n'avait pas envisagé la question sous cet angle. Finalement, nous payons le
prix convenu au départ. Mais une fois de retour au camping-car, nous nous apercevons qu'il manque une serviette de toilette et un tapis de sol. Retour à la
laverie. La dame, toujours aussi brave, nous accueille avec le sourire : oui effectivement, elle s'était bien aperçue qu'elle avait oublié de nous remettre deux
article. Elle allait justement nous les faire porter à l'hôtel. Nous repartons avec le reste de notre linge sous le bras.
Dans la soirée, une fanfare militaire nous accompagne. C'est sans doute l'heure des répétitions pour le défilé du 20 novembre, le jour de la fête nationale
mexicaine. Il doit y avoir une caserne militaire juste derrière l'hôtel.
un peu d'espagnol :
fruto, verdura, carne, pan, pescado, queso : fruit, légume, viande, pain, poisson, fromage.
Pays Etat Date Récit
Mexique Durango 11/17/2010 Nous espérons consacrer la journée à la visite du centre historique de Durango. Mais avant de partir, nous nous connectons une dernière fois à internet : il est
temps de préprer nos cadeaux de Noël pour la famille restée en France. Nous commandons des tirages papiers de photos personnalisées pour chacun des
nôtres. Puis, nous contactons Mitsubishi Mexique pour savoir où nous pourrions faire faire l'entretien de notre véhicule. Suite au prochain numéro.
Un repas rapide et nous rejoignons le centre ville grâce à un bus jaune et blanc qui passe près de l'hôtel. Durango ne présente pas un ensemble architectural
extraordinaire. Mais elle est débordante de vie, probablement comme toute les villes mexicaines. Un petit tour sur la place d'armes avec ses cireurs de
chaussures et ses marchands de ballons. La basilique est inaccessible. Une foule de jeunes gens est massée à l'entrée. Partous, des panneaux mentionnent le bi-
centenaire de l'indépendance te le centenaire de la révolution du 20 novembre 1910.
Nous visitons l'université Juarez avant de nous perdre dans les petites rues animées par des centaines d'échopes. Nous faisons le tour de la place Baca Ortiz où
les bancs accueillent familles et amis. Puis nous plongeons dans la pénombre des passages commerciaux où se cotoient espaces jeux vidéos, coordonniers,
fleuristes, marchands de fruits et légumes, de chapeaux, de bottes, coiffeurs, bijoutiers, herboristes. Devant une farmacia, une mascotte représentant un brave
pharmacien ventripotant et grisonnant en blouse blanche, tente d'attirer le chaland au son d'un mégaphone tonitruant. Nous imaginons l'annonce publicitaire :
"Elles sont bonnes mes pillules, achetez mes pommades, celles au citron, à la cannelle, nature ; enrez, entrez, venez essayer les nouveaux antalgiques à la
banane !!!!". Une idée d'animation pour nos très austères pharmacies françaises, non ?
Nous découvrons le coin des magasins de souvenirs où nous achetons un porte clef en cuir agrémenté d'une inclusion de scorpion sous plastique. Un peu kitch
mais c'est ce que nous avons trouvé de plus petit pour ajouter à notre collection après les pins canadiens et étasuniens.. Nous achetons aussi quelques cartes
postales. Il y a bien longtemps que nous n'en avons plus envoyé. A la recherche d'un bureau de poste, nous nous faufilons dans l'étroit passage ménagé entre les
murs des maisons et les gargottes qui servent des plats cuisinés le long du trottoir, dos à la rue. Nous frôlons le dos des consommateurs, attablés aux comptoirs
sur des tabourets de bar.
Nos courriers expédiés, nous reprenons le chemin de l'hôtel. Sur le trottoir, un marchand à la sauvete vend des petits tapis et des tabourets pliants en toile. Une
aubaine ! Nous cherchons de petits sièges pliants pour manger dehors depuis le début de notre traversée du continent américain. Les canadiens et les
étatsuniens ne vendaient que d'énormes sièges de camping, bien trop gros pour notre petit camping-car. Le bonhomme n'en revient pas. Nous lui en achetons
deux pour 120 pesos sans discuter le prix (environs 4 euros chacun, à la valeur du jour). De retour aucamping-car, nous profitons à nouveau des répétitions de la
fanfare de l'autre côté du mur d'enceinte.
un peu d'espagnol :
farmacia, herboristeria, panaderia, carniceria, abarrotes : pharmacie, herboristerie, boulangerie, boucherie, bazar
Pays Etat Date Récit
Mexique Durango 11/18/2010 Nous quittons Durango. Mais ce matin, la bouteille de gaz nous a lâchée. Nous avons repéré que des camionettas transportant des citernes de gaz font le plein
Zacatecas des "cilindros" chez les clients. Lorsque nous en apercevons une dans la circulation, nous lui faisons signe et elle s'arrête au bord de la route. Nous faisons le
plein sur le trottoir : 17 litres pour 100 pesos. La bouteille est pleine. Nous avons même un reçu. Puis nous prenons la direction de Zacatecas par la route n°45.
Contôle militaire à la sortie de la ville. Comme à chaque fois, nous avons l'impression que c'est la curiosité qui pousse la gente soldatesque à visiter le camping-
car. Le coup d'oeil est beaucoup trop rapide pour déceler quoi que ce soit. Bien que cette fois, le militaire du jour lorgne avec insistance sur le paquet de feuille de
menthe séchées qui trône dans le vide poche. Nous poursuivons notre chemin.
Dans les champs, les agriculteurs s'activent. De loin, il nous semble que les hommes sont en train de battre le grain pour le séparer de la paille. De gros nuages
de poussière sortent de machines qui paraissent être des batteuses. De gros tas de grains, posés à même la terre, attendent d'être stockés. Il doit aussi y avoir
des vergers dans la région. Lorsque nous traversons la petite ville de Nombre de Dios, des dizaines d'étales proposent des conservent de fruits le long des rues.
Georges est plutôt perplexe quand à la signalisation routière. Les panneaux indiquent qu'il est interdit de doubler. Ce qui est d'ailleurs confirmé par la ligne jaune
continue qui sépare la chaussée. Mais d'autres panneaux précisent que les véhicules les plus lents doivent se serrer à droite, dans la voie de secours, pour se
laisser dépasser par les véhicules les plus rapides. Nous ne cherchons pas à comprendre et nous nous nous obtempérons, prenant exemple sur les poids lourds
qui nous précèdent et qui roulent "à cheval" sur la voie de circulation et la voie de secours. Mais attentions aux piétons, engins de travaux, véhicules, vaches et
chevaux qui encombrent la dite voie de secours.
Nous entrons dans l'état de Zacatecas. Laissant sur la droite le village de Vila Insurgentes, nous empruntons une petite route secondaire sur la gauche qui
traverse le petit village de San Francisco et conduit au parque nacional de la Sierra de Organos. Un parc qui, comme son nom l'indique, abrite des formations
rocheuses en forme de tuyaux d'orgues. 10 km de carretera nous conduisent à l'entrée du parc où nous sommes accueillis par Pedro qui parle anglais. Il nous
pilote avec son quad jusqu'aux emplacements de camping. Puis il nous propose une courte balade sur son quad pour nous montrer le début du sentier qui
chemine entre les rochers.
De retour au camping-car, nous prenons notre repas de mi-journée avant de partir nous promener. Une nouvelle fois, nous avons un parc national pour nous tout
seuls. La promenade sur un chemin facile n'est pas très longue. Mais nous faisons de belles photos des formations rocheuses. Nous ne manquons pas le
"serpent", la "tête", l'"hippopotame", l"extra-terrestre", le "clocher". Au dessus de nos têtes planent des faucons et des corbeaux. Des lézards jaunes, noirs et
bleus se sauvent à notre approche. Nous apprécions vraiment ces instants paisbles après les journées bruyantes passées à Durango.
Nous rentrons dans notre petit chez-nous. Georges se met activement à faire une bonne sieste pendant que je poursuis inlassablement le classement et le tri de
nos photos pour le site internet. Lorsque la nuit tombe, nous sommes les seuls campeurs du coin.
un peu d'espagnol :
serpiente, cabeza, hipopotamo, campanario, campana : serpent, tête, hippopotame, clocher, cloche, (pas trouvé les extra-terrestres).
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Durango 11/18/2010 Nous quittons Durango. Mais ce matin, la bouteille de gaz nous a lâchée. Nous avons repéré que des camionettas transportant des citernes de gaz font le plein
Zacatecas des "cilindros" chez les clients. Lorsque nous en apercevons une dans la circulation, nous lui faisons signe et elle s'arrête au bord de la route. Nous faisons le
plein sur le trottoir : 17 litres pour 100 pesos. La bouteille est pleine. Nous avons même un reçu. Puis nous prenons la direction de Zacatecas par la route n°45.
Contôle militaire à la sortie de la ville. Comme à chaque fois, nous avons l'impression que c'est la curiosité qui pousse la gente soldatesque à visiter le camping-
car. Le coup d'oeil est beaucoup trop rapide pour déceler quoi que ce soit. Bien que cette fois, le militaire du jour lorgne avec insistance sur le paquet de feuille de
menthe séchées qui trône dans le vide poche. Nous poursuivons notre chemin.
Dans les champs, les agriculteurs s'activent. De loin, il nous semble que les hommes sont en train de battre le grain pour le séparer de la paille. De gros nuages
de poussière sortent de machines qui paraissent être des batteuses. De gros tas de grains, posés à même la terre, attendent d'être stockés. Il doit aussi y avoir
des vergers dans la région. Lorsque nous traversons la petite ville de Nombre de Dios, des dizaines d'étales proposent des conservent de fruits le long des rues.
Georges est plutôt perplexe quand à la signalisation routière. Les panneaux indiquent qu'il est interdit de doubler. Ce qui est d'ailleurs confirmé par la ligne jaune
continue qui sépare la chaussée. Mais d'autres panneaux précisent que les véhicules les plus lents doivent se serrer à droite, dans la voie de secours, pour se
laisser dépasser par les véhicules les plus rapides. Nous ne cherchons pas à comprendre et nous nous nous obtempérons, prenant exemple sur les poids lourds
qui nous précèdent et qui roulent "à cheval" sur la voie de circulation et la voie de secours. Mais attentions aux piétons, engins de travaux, véhicules, vaches et
chevaux qui encombrent la dite voie de secours.
Nous entrons dans l'état de Zacatecas. Laissant sur la droite le village de Villa Insurgentes, nous empruntons une petite route secondaire sur la gauche qui
traverse le petit village de San Francisco et conduit au parque nacional de la Sierra de Organos. Un parc qui, comme son nom l'indique, abrite des formations
rocheuses en forme de tuyaux d'orgues. 10 km de carretera nous conduisent à l'entrée du parc où nous sommes accueillis par Pedro qui parle anglais. Il nous
pilote avec son quad jusqu'aux emplacements de camping. Puis il nous propose une courte balade sur son quad pour nous montrer le début du sentier qui
chemine entre les rochers.
De retour au camping-car, nous prenons notre repas de mi-journée avant de partir nous promener. Une nouvelle fois, nous avons un parc national pour nous tout
seuls. La promenade sur un chemin facile n'est pas très longue. Mais nous faisons de belles photos des formations rocheuses. Nous ne manquons pas le
"serpent", la "tête", l'"hippopotame", l"extra-terrestre", le "clocher". Au dessus de nos têtes planent des faucons et des corbeaux. Des lézards jaunes, noirs et
bleus se sauvent à notre approche. Nous apprécions vraiment ces instants paisbles après les journées bruyantes passées à Durango.
Nous rentrons dans notre petit chez-nous. Georges se met activement à faire une bonne sieste pendant que je poursuis inlassablement le classement et le tri de
nos photos pour le site internet. Lorsque la nuit tombe, nous sommes les seuls campeurs du coin.
un peu d'espagnol :
serpiente, cabeza, hipopotamo, campanario, campana : serpent, tête, hippopotame, clocher, cloche, (pas trouvé les extra-terrestres).
Pays Etat Date Récit
Mexique Zacatecas 11/19/2010 Cette nuit, nous avons été sous les projecteurs d'un incroyable clair de lune. Nous avions l'impression d'être seuls au milieu d'un stade de football éclairé par tout
ses feux. Nous apprécions tant notre petit havre de paix que nous décidons de rester une nuit de plus. Pendant que nous prenons notre petit déjeuner, une
équipe de quatre femmes arrive pour nettoyer trois WC de campagne. Il leur faut bien deux heures pour en venir à bout. Georges met à profit la matinée pour
faire un grand ménage dans le camping-car pendant que je m'installe près d'une grande table de pique nique en ciment pour faire un ourlet de pantalon qui
patientait depuis Tucson, aux USA.
Vers 11h00, nous voyons arriver Pedro et son frère Mauricio sur un quad, en grande tenue d'apparat. Ils arborent une chemise vert fluo, estampillée avec le logo
du parc. Une équipe de télévision doit venir faire un reportage à l'occasion des dix ans du parc. Les employés avaient préparé un buffet pour accueillir les
journalistes qui devaient arriver le matin. Mais, à la dernière minute, ils ont averti qu'ils n'arriveraient que l'après midi. Pedro et Mauricio nous invitent à partager le
repas avec le reste de l'équipe du parc. C'est ainsi que nous partageons des tamalex, du café et des pâtisseries avec Veronica, Wendy, Vicky, Sylvester, Cruz,
José et bien sûr, Pedro et Mauricio. Tout le monde signe notre livre d'or et nous recevons un joli poster du parc en guise de cadeau.
De retour dans le coin camping, nous partons explorer à pied le secteur de "El Solitario", un gros rocher en forme de champignon. Les roches alentour abritent
quantité de lézards noirs, bleus et jaunes qui donnent l'occasion de faire quelques belles photos. Nous sommes de retour au camping-car lorsque nous voyons
passer un convoi de voitures : l'équipe du parc et les journalistes se rendent dans le secteur de "El solitario" pour prendre quelques prises de vue extérieures.
Alors que je suis occupée à mettre à jour les fichiers pour notre site internet et que Georges s'est plongé dans un nouveau livre, nous voyons repasser le convoi
dans l'autre sens. Le tournage est terminé. Le silence revient dans le parc de la Sierra de Organos avec la tombée de la nuit. Nous nous couchons après avoir
dégusté une bonne soupe à l'oignon "maison" dont la préparation nous a bien fait pleurer.
un peu d'espagnol :
ropa, pantalon, jersey, zapatos, calcetin : vêtement, pantalon, pull-over, chaussures, chaussettes
Mexique Zacatecas 11/20/2010 Objectif du jour : la ville de Zacatecas. Pedro nous a indiqué un endroit où nous pourrions bivouaquer tout en bénéficiant d'une jolie vue sur la ville. Nous quittons
notre paisible retraite pour retourner sur la route n°45. Nous circulons toujours sur un haut plateau entre 2 000 et 2 500 mètres d'altitude. Savanes semi-
désertiques parourues par des troupeaux de vaches et zones agricoles se succèdent. Nous sommes en train d'avaler les 180 kilomètres qui nous séparent de la
capitale de l'état lorsque nous voyons un grand panneau vert au dessus de la route. Les grosses lettres blanches mentionnent : TROPIC DU CANCER. Nous
mesurons soudain tout le chemin parcouru depuis notre débarquement à Halifax. De toute notre vie, nous n'étions jamais allé aussi bas sur notre globe terrestre.
Nous immortalisons l'évènement par une photo puis nous reprenons notre route.
Nous avons quelques difficultés à trouver le chemin qui mène au sommet du cerro de Bufa, la colline qui domine la ville. Il y a foule. C'est le jour de la fête
nationale mexicaine, le bi-centenaire de l'indépendance et le centenaire de la révolution. Le policier municipal en faction nous confirme que nous pouvons passer
la nuit sur le parking. Nous espérions descendre dans le centre historique par le téléphérique. il est malheureusement arrêté pour une semaine. Après avoir visité
le "parque", dédié aux héros du Mexique, noud empruntons le chemin de croix qui permet de rejoindre le centre ville et offre de très belles vues sur la ciudad,
inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité.
Nous arrivons au coeur de la cité coloniale par un passage qui longe la cathédrale. Les touristes mexicains sont nombreux et flânent dans les multiples boutiques
de souvenirs. Nous déambulons dans les rues aux larges pavés de pierre. Nous nous promenons sans guide et n'avons pas d'information précises sur la ville de
Zacatecas. Toutefois, les multiples boutiques de pierres semi-précieuses attestent ici d'un passé minier. Dans l'ancienne église Saint Augustin, nous avons
l'occasion de visiter une exposition d'affiches très intéressantes sur le thème de la Liberté. Nous terminons notre promenade près de l'église Santo Domingo. Le
retour par le chemin de croix jusqu'au sommet du Cerro de Bufa est presque "un calvaire", tant la montée est rude.
De retour sur le parking, nous passons un long moment à observer l'attraction du coin : une longue tyrolienne qui emporte les amateurs de sensations fortes d'un
sommet de colline à un autre. L'enseigne du lieu précise que c'est la 3e plus grande tyrolienne d'Amérique latine. La nuit tombe lorsque nous manoeuvrons le
camping-car pour nous installer sur un emplacement plus plat. Nous nous apprêtons à passer une soirée tranquille lorsque nous entendons frapper à la porte. Le
faisceau de notre lampe de poche éclaire deux policiers municipaux. Ils souhaitent que nous nous installions près du poste de police pour pouvoir assurer mieux
notre sécurité.
Pays Etat Date Récit
Nous obtempérons mais à regret. L'emplacement sécurisé est pentu et nous devons nous agripper aux meubles pour rester en équilibre. Il va falloir se tenir au
matelas pour ne pas glisser. Merci messieurs les agents.
Mexique Zacatecas 11/21/2010 Nous quittons le parking du Cerro de Bufa non sans avoir remercié chaleureusement les policiers municipaux pour avoir veillé sur notre sécurité. Nous
San Luis Potosi descendons la colline pour traverser Guadalupe, la sœur siamoise de Zacatecas. Puis, nous prenons la direction de Aguascalientes avant de bifurquer à l'Est sur
une route secondaire qui mène à San Luis Potosi par le chemin des écoliers. Nous roulons toujours entre 2 000 et 2 300 mètres d'altitude mais le décor est planté
de cactus de plus en plus nombreux. Chollas, figuiers de barbarie, couverts de fruits rouges et jaunes se mêlent aux plants d'agaves. Les arbres de Josuha sont
si nombreux qu'ils forment presque des forêts.
C'est dimanche. A Villa Hidalgo, nous croisons une procession religieuse. Puis, nous arrivons dans la petite ville de Pinos. C'es domingo. Le jour du mercado.
Nous allons pouvoir acheter fruits et légumes. Le marché traverse la ville comme un long serpent pour aboutir à la place d'armes. Quel plaisir de retrouver ces
marchés de plein air à la française. On regarde, on touche, on goûte, on écoute. Des sourires s'échanges en même temps que la monnaie. Nous mangeons deux
gorditas dans une petite gargotte. La mama fait les tortillas au maïs (celles que nous préférons), pendant que fiston s'occupe de la garniture. Un dernier petit tour
de village et nous prenons le chemin de l'autouroute.
Nous avons trop flâné. Il faut mettre les bouchées doubles pour arriver à San Luis Potosi suffisemment tôt et trouver un emplacement pour passer la nuit. En
chemin nous traversons le village de la Pendencia qui se vente de fabriquer le meilleur Mezcal de la région. Ici, la culture du cactus est un art. Il pousse à
profusion et sert à fabriquer le fameux alcool.
San Luis Potosi nous accueille dans l'agitation habituelle des villes mexicaines. Nous longeons le cimetière municipal autour duquel tout un petit commerce c'est
organisé. La production de pierres tombales et de caveaux bien sûr mais surtout un grand nombre de gargottes qui se pressent contre les murs du "Panteon"
pour offrir tortillas et réconfort aux visiteurs venus honorer leurs défunts parents ou amis. Mais pas d'hôtel et encore moins de camping. Finalement de retour sur
le "Periferico Poniente" (à l'Est de la ville) nous découvrons l'enseigne du Motel "Venecia". Le réceptionniste accepte de nous laisser entrer sur le parking de
l'hôtel et d'y passer la nuit mais pour le prix d'une chambre. Fatigués, nous décidons de prendre une chambre pour deux nuits.
Nous sommes dans un "auto-motel", ces sortes de caravansérails ou chaque chambre se situe au dessus d'un garage individuel. Pratique. Les messieurs
peuvent venir ici accompagnés de la dame de leur choix, entrer directement dans le garage et monter dans la chambre par l'intérieur du garage. La chambre est
très jolie. Les murs sont peints en rouge et blancs. Le mobilier est noir. Le lit peut accueillir au moins quatre personnes. Le miroir du plafond permet de s'admirer
dans son beau pyjama. Dans un angle de la pièce, une "douche de lumière" assortie d'un poteau en aluminium et au murs couverts de miroirs permet de prendre
des pauses suggestives. La télévision offre dix chaînes dont une chaîne sportive, un chaîne de dessins animés et trois chaînes pornographiques. Nous allons
tester notre première nuit dans un hôtel de passe.
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Zacatecas 11/21/2010 Nous quittons le parking du Cerro de Bufa non sans avoir remercié chaleureusement les policiers municipaux pour avoir veillé sur notre sécurité. Nous
San Luis Potosi descendons la colline pour traverser Guadalupe, la sœur siamoise de Zacatecas. Puis, nous prenons la direction de Aguascalientes avant de bifurquer à l'Est sur
une route secondaire qui mène à San Luis Potosi par le chemin des écoliers. Nous roulons toujours entre 2 000 et 2 300 mètres d'altitude mais le décor est planté
de cactus de plus en plus nombreux. Chollas, figuiers de barbarie, couverts de fruits rouges et jaunes se mêlent aux plants d'agaves. Les arbres de Josuha sont
si nombreux qu'ils forment presque des forêts.
C'est dimanche. A Villa Hidalgo, nous croisons une procession religieuse. Puis, nous arrivons dans la petite ville de Pinos. C'es domingo. Le jour du mercado.
Nous allons pouvoir acheter fruits et légumes. Le marché traverse la ville comme un long serpent pour aboutir à la place d'armes. Quel plaisir de retrouver ces
marchés de plein air à la française. On regarde, on touche, on goûte, on écoute. Des sourires s'échanges en même temps que la monnaie. Nous mangeons deux
gorditas dans une petite gargotte. La mama fait les tortillas au maïs (celles que nous préférons), pendant que fiston s'occupe de la garniture. Un dernier petit tour
de village et nous prenons le chemin de l'autouroute.
Nous avons trop flâné. Il faut mettre les bouchées doubles pour arriver à San Luis Potosi suffisemment tôt et trouver un emplacement pour passer la nuit. En
chemin nous traversons le village de la Pendencia qui se vente de fabriquer le meilleur Mezcal de la région. Ici, la culture du cactus est un art. Il pousse à
profusion et sert à fabriquer le fameux alcool.
San Luis Potosi nous accueille dans l'agitation habituelle des villes mexicaines. Nous longeons le cimetière municipal autour duquel tout un petit commerce c'est
organisé. La production de pierres tombales et de caveaux bien sûr mais surtout un grand nombre de gargottes qui se pressent contre les murs du "Panteon"
pour offrir tortillas et réconfort aux visiteurs venus honorer leurs défunts parents ou amis. Mais pas d'hôtel et encore moins de camping. Finalement de retour sur
le "Periferico Poniente" (à l'Est de la ville) nous découvrons l'enseigne du Motel "Venecia". Le réceptionniste accepte de nous laisser entrer sur le parking de
l'hôtel et d'y passer la nuit mais pour le prix d'une chambre. Fatigués, nous décidons de prendre une chambre pour deux nuits.
Nous sommes dans un "auto-motel", ces sortes de caravansérails ou chaque chambre se situe au dessus d'un garage individuel. Pratique. Les messieurs
peuvent venir ici accompagnés de la dame de leur choix, entrer directement dans le garage et monter dans la chambre par l'intérieur du garage. La chambre est
très jolie. Les murs sont peints en rouge et blancs. Le mobilier est noir. Le lit peut accueillir au moins quatre personnes. Le miroir du plafond permet de s'admirer
dans son beau pyjama. Dans un angle de la pièce, une "douche de lumière" assortie d'un poteau en aluminium et au murs couverts de miroirs permet de prendre
des pauses suggestives. La télévision offre dix chaînes dont une chaîne sportive, un chaîne de dessins animés et trois chaînes pornographiques. Nous allons
tester notre première nuit dans un hôtel de passe.
un peu d'espagnol :
guayaba, piña, mango, manzana, pera, plàtano, fruto prohibido : goyave, ananas, pomme, poire, banane, fruit défendu
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Mexique San Luis Potosi 11/22/2010 La nuit a été ponctuée par les montées et descentes des portails de garage mais nous avons plutôt bien dormi. A 10h00, nous prenons un taxi pour nous rendre
au centre ville. San Luis Potosi est plutôt décevante. Pas d'ensemble architectural intéressant comme à Zacatecas. Nous visitons la cathédrale et plusieurs
églises de style baroque. Les places servent de décor aux scènes de la vie, habituelles au Mexique : cireurs de chaussures, marchands de ballons, kiosques à
journaux. Sous des arcades, nous découvrons des femmes écrivains publiques. Munies d'antiques machines à écrire, elles frappent du courrier pour leurs clients.
La journée s'anime de plus en plus au fil de la journée. Les ruelles autour de la halle municipale abritent des marchands forains de toutes sortes : vêtements,
outillage, petit électro-ménager, jouets, décorations de Noël. Car, sous le soleil du Mexique, on prépare les fêtes de fin d'année avec force Pères Noël, guirlandes
lumineuses et musicales, boules et sapins en plastique. Les jouets font la devanture des vitrines. Nous furetons dans la halle et achetons un morceau de "queso
de tuna" qui, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas du fromage mais de la pâte de fruits de figues de barbarie. Nous prenons notre repas de midi sur la
galerie supérieur, à l'intérieur de la halle. Sur des tables et des chaises estampillées coca-cola, nous mangeons du poulet dorado avec de l'arrozo, des papas de
francia et des frijoles accompagnés de verduras. Nous voilà lestés pour la journée.
Puis, nous passons 2 heures dans un café internet pour expédier nos photos et répondre à notre courrier. Pour rentrer, nous hélons un taxi dans la rue.
Malheureusement, le chauffeur ne connait pas l'adresse. Ou peut-être s'imagine-t-il qu'il n'a pas compris l'adresse. Car comment peut-on penser un seul instant
que des gringos, ou quelque chose comme ça, se soit installé dans un hôtel de passe. Le chauffeur demande son chemin à plusieurs reprises avant de nous
déposer finalement dans la cour de notre "Motel Suite Venecia". C'est seulement à ce moment là qu'il nous demande de quel pays nous venons. Ah ces français,
tous les mêmes !!!
un peu d'espagnol :
les poulets au Mexique : vous pouvez les acheter vivo, fresco, asado, rotiztado o dorado : vivants, frais, grillés, rôtis ou panés. Mais dans les Auto-Motels il est
probable que les mexicains peuvent s'offrir une "fulana" qui est une autre sorte de gallinacée appelée communément "poule". Quant aux papas de Francia, ce
sont des "French fries", autrement dit, des pommes de terre frites.
Mexique San Luis Potosi 11/23/2010 Après une bonne nuit dans notre Auto-Motel, nous poursuivons notre route en direction de l'Est pour nous rendre à Rio Verde. La ville comporte un parc national,
celui de El Potosi et une réserve naturelle autour de la Laguna de la Media Luna (la Demi-Lune). La route suit un parcours accidenté au milieu de la sierra avant
de plonger pour rejoindre un plateau à "seulement" 1 000 mètres d'altitude. Pendant toute la traversée de la montagne, nous rongeons notre frein derrière une
camionetta lourdement chargée. les nombreux virages nous empêchent de dépasser l'engin qui plafonne à 40 km /h. Au fur et à mesure de notre descente, le
paysage fait peau neuve. Nous passons du maquis, sur les hauteurs, aux champs de cactus et d'agaves dans la plaine. De guerre lasse, nous faisons halte à
Santa Catarina pour le repas de midi.
Un campesino en chapeau blanc attache sa mule, aussi blanche que son sombrero, à l'ombre d'un arbre. Nous entendons des enfants qui jouent dans la cour de
l'école, de l'autre côté du mur. Puis, le bruit d'une fanfare envahit tout l'espace. De l'autre côté de la route, une banda honore une maison de sa présence en
donnant un concert privé à ses habitants. Les musiciens resterons 9 jours dans le village, jouant dans les maisons qui veulent bien payer pour leur prestation. Et
c'est comme ça depuis toujours, tous les ans au mois de novembre nous explique un quidam adossé à la grille d'entrée de la casa.
Nous repartons. A l'approche du rio Verde, nous découvrons des champs d'orangers et de citronniers, des palmiers, des bananiers. Ici, il fait beaucoup plus
chaud. le thermomètre de la voiture monte à 28°C. Des bougainvilliers explosent de toutes les couleurs le long des haies et des murs. Nous décidons de longer le
canal d'irrigation qui mène à la lagune de la Media Luna. Nous nous installons sur le parking à l'entrée de l'aire naturelle protégée, entre deux orangers. Des
mainates, curieux de notre présence, s'approchent sur les branches environnantes et poussent des cris stridents. Demain, nous visiterons le parc naturel. Pour
l'heure, nous finissons paisiblement la journée dans le camping-car.
un peu d'espagnol :
Les jours de la semaine : lunes, martes, miércoles, jueves, viernes, sàbado, domingo : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Hoy, estamos
martes : aujourd'hui, nous sommes mardi.
Pays Etat Date Récit
Mexique San Luis Potosi 11/24/2010 Le ciel est voilé. C'est la première fois depuis notre arrivée au Mexique, voici bientôt un mois. Mais les rayons du soleil dissipent lentement l'écran gris qui nous
cache le ciel bleu. Nous prenons notre petit déjeuner au son du chant des oiseaux. Leur cri est très différent de ceux que nous sommes accoutumés à entendre
en Europe. A tel point que nous avons l'impression de camper dans un jardin exotique. Nous nous plongeons dans notre livre d'ornithologie. Les oiseaux noirs à
longue queue que nous avions identifié comme des mainates sont en fait des quiscales. Ils arpentent d'une patte décidée le toit du camping-car en poussant des
cris.
Après nous être préparés tranquillement, nous franchissons les grilles de l'aire naturelle protégée de la Media Luna pour visiter la lagune. C'est en fait une aire le
loisirs aquatiques aménagée pour la baignade, la plongée avec tuba et les pique-niques. La couverture végétale sous les arbres a été gravemetn endommagée
par la fréquentation intensive des lieux. Mais nous apprécions les eaux bleues de cette oasis qui nous rappelle un peu le Maroc avec les plmiers qui se reflètent
dans l'onde des canaux. Des canards et des grèbes se faufilent parmi les nénuphars pendant qu'un petit héron vert fait le guet sur un ponton de bois. Trois
mexicains explorent les fonds transparents de la lagune avec leur tuba pendant qu'une dizaine d'ouvriers s'active lentement poour nettoyer et entretenir les
espaces verts.
Ayant exploré le moindre recoin du parc, nous rentrons au camping-car pour manger et nous adonner à une sieste prolongée, comme l'exige la température
ambiante. Le réfrigérateur pompte à nouveau toute l'énergie pour tenter de maintenir le froid. La pompe électrique peine à fonctionner et en soirée, nous sommes
obligés de faire tourner un moment le moteur pour recharger un peu la batterie.
un peu d'espagnol :
pato, palmera, laguna, canal, baño, tuba : canard, palmier, lagune, canal, baignade, tuba. Bon, à part le "pato", ce n'était pas bien difficile à comprendre.
Mexique San Luis Potosi 11/25/2010 Dans un mois c'est Noël. Nous n'avons toujours rien de prévu pour l'occasion. Peut-être un bon hôtel avec une bonne connexion wifi pour pouvoir nous connecter
Queretaro facilement avec tout le monde. Pour l'instant, nous avons prévu de faire une petite incursion dans l'état du Queretaro pour visiter quelques missions avant de
San Luis Potosi retourner dans l'état de San Luis Potosi. Nous suivons en sens inverse la piste de 11 kilomètres qui longe le canal d'irrigation jusqu'à la route de Rio Verde. On
pédale beaucoup le long du canal. Les ouvriers agricoles se rendent aux champs à bicyclette. D'autres se déplacent sur des carioles aux montants très hauts,
tirées par des mules.
Nous prenons la direction de San Ciro de Acosta à travers des terres agricoles. Nous perdant dans les rues du villages, nous tombons nez à nez avec un
enterrement. En tête, un corbillard gris et trois mariachis qui accompagnent la procession au son de leurs chants et de leurs guitares. Nous nous garons pour
laisser passer le cortège et profitons de l'occasion pour acheter quelques fruits et légumes à un étale installé au bord de la rue. Puis nous reprenons la route
principale en direction de Jalpan.
Nous longeons une grande lagune habitée de centaines de petites aigrettes blanches avant d'entamer l'asencion de la sierra Gorda et de pénétrer dans l'état de
Quéretaro. Nous grimpons rapidement de 1 000 à 2 000 mètres pour passer un col avant de redescendre à 1 000 mètres pour arriver à Conca. Le nom nous
rappelle celui de Conque dans le Massif Central, un des plus beaux village de France, classé au Patrimoine mondial de l'Humanité. D'autant que la mission
franciscaine de Conca a également été classée par l'UNESCO comme quatre autres missions de la sierra Gorda. La façade de l'église, peinte en jaune-orangé,
est sculptée de ramures et de fleurs entourant un crucifix étrangement figuré : un bras gauche habillé, crucifié à droite de la croix, croise un bras droit nu, couvert
de plaies, crucifié à gauche de la croix. L'intérieur de la mission, peint en bleu, nous a paru sans grand intérêt.
Pays Etat Date Récit
Nous prenons notre repas dans une rue pavée de galets avant de poursuivre en direction de Jalpan où se trouve une seconde mission franciscaine. La ville est
plus grande et une parvi bordé de mur précède l'église. Peinte de la même couleur que celle de Conca, la façade présente le même genre de motifs et en
particulier le fameux crucifix avec un bras habillé croisant un bras nu couvert de plaies. L'intérieur est également plus riche que celui de Conca, avec, en
particulier, un ciel décoré de l'oeil de Dieu et de petits anges au dessus de l'autel. Devant la mission, la place d'armes accueille une manifestation à l'occasion de
la journée mondiale contre la violence faite aux femmes. Nous lisons les panneaux d'affichages et pouvons dicuster un moment avec un des représentant de la
santé publique sur ce fléau, qui bien sûr ne touche pas que le Mexique, mais est très répandu ici, particulièrment en milieu urbain.
Le soleil décline rapidement et il nous faut trouver un bivouac pour la nuit. Nous décidons de tenter de rallier le jardin surréaliste de Edouard James à Xilitla dans
l'état de San Luis Potosi. Peut-être pourrons-nous passer la nuit sur le parking du jardin. La route traverse la sierra Gorda puis decend rapidement a seulement
200 mètres d'altitude. La végétation devient luxuriante. Partout de grands arbres et des petites maisons au toit de tôles cachés au milieu des bananiers et des
champs d'agrumes. Nous découvrons, ébahis, la végétation tropicale. Malheureusement, la route sinueuse nous prend au dépourvu et nous arrivons à Xilitla au
crépuscule. Nous ne trouvons personne pour nous indiquer le chemin du jardin surréaliste.
Après plusieurs tentatives, nous abandonons. Mais la nuit tombe et il nous faut trouver un emplacement. Finalement, nous empruntons une piste qui s'enfonce au
milieu des plantations. Nous croisons les ouvriers agricoles qui rentrent des champs à pied. Près d'une modeste tienda, un homme est couché au bord de la piste,
complètement ivre, dans l'indifférence générale. Au croisement avec un autre chemin, nous décidons de nous arrêter sur un espace dégagé, éclairé par un
réverbère. Nous apercevons quelques personnes dans un jardin près d'une maisonnette blanche au toit de tôle. Nous nous faisons connaître et apprenons que
nous sommes dans un hameau du petit village de Sant Fé. Advienne que voudra, nous nous installons là pour la nuit. Nous sommes trop fatigués pour aller plus
loin dans le noir.
Mexique San Luis Potosi 11/26/2010 Nous sommes maintenant depuis un mois au Mexique. Arrivés dans une région tropicale, nous décidons de commencer notre traitement contre le paludisme, à
Hidalgo base de nivaquine. La nuit a été parfaite paisible mais le ciel est gris. Quelques gouttes s'échappent des nuages. En consultant notre carnet de route, nous
constatons que notre dernière averse date du 21 octobre, jour de notre arrivée à Tucson en Arizona. Le temps maussade n'empêche pas des dizaines d'oiseaux
de s'en donner à coeur joie dans les feuillages. Chaque arbre adulte abrite un véritable jardin. Des plantes parasites de toutes sortes s'épanouissent sur chaque
branche. Dans les plantations, les camionettas chargées d'ouvriers agricoles circulent déjà sur les pistes. Il est temps de reprendre la route.
Nous saluons nos voisins d'un soir. Nous avons prévu de rallier le parc national de los Marmoles (les marbres), au nord de Pachuca, par la route n°85. Jusqu'à
Tamazunchale, nous roulons sous les frondaisons tropicales. Puis, la route s'élève à nouveau dans la Sierra Madre Orientale. Nous faisons halte à Chapulhuacan
pour faire quelques courses et nous restaurer. C'est là que le brouillard nous surprend, envahissant à toute allure les rues du village. Il ne nous quittera pas de
tout l'après midi. Un brouillard dense, compact nous oblige à avancer au pas entre la ligne blanche qui marque le bord de la chaussée et la ligne jaune centrale,
parfois à peine visible. La visibilité est quasi nulle. La tension monte car s'il n'est pas recommandé de rouler la nuit au Mexique, il n'est pas non plus recommandé
de rouler dans le brouillard.
Des silhouettes fantomatiques surgissent du néant : une pelleteuse déjantée et sans éclairage, des voitures et des camions sans lumière, un homme portant sur
l'épaule des bidons en plastiques à chaque bout d'un bâton, comme le fléau d'une balance, d'autres hommes à vélo, des femmes, des enfants descendus du car
de ramassage scolaire, des ânes, des vaches, des chiens. Dans la voiture, la tension est à son comble. Chaque virage cache un piège à éviter ; et les virages
sont nombreux dans la sierra. Impossible de deviner quels paysages nous traversons.
Pays Etat Date Récit
Face à nous, des phares. Un fou tente de doubler un autocar sans visibilité. Crissement de freins. Nous venons de l'échapper belle. Chaque fois qu'un véhicule
apparaît sur l'autre voie, nous craignons qu'un inconscient tente de doubler en fonçant dans la purée de pois. Vitesse maximum : 40 km /h. Plusieurs voitures en
sens inverse nous font des appels de phare ; nous ne comprenons pas pourquoi quand soudain, un policier surgit devant le capot. Nous faisons halte en espérant
que le véhicule derrière nous s'arrêtera à temps. La route est barrée, un accident vient d'avoir lieu. Où ? un choc frontal, 10 mètres devant nous et nous ne
voyons rien. Une camionetta blanche nous dépasse et se gare entre le lieu de l'accident et nous. Le chauffeur sort, fourrage dans sa voiture, en sort une
mitraillette et la passe en bandoulière. Trois autres types sortes de la voiture. La petit troupe s'enfonce dans le néant derrière nous. Nous ne bronchons pas,
attendant la suite des évènements. Un groupe d'hommes dégage une première voiture en la poussant dans la montée, sur la voie d'en face, toujours dans le
brouillard qui ferme la route derrière nous. Puis tout le monde revient. Le quidam à la mitraillette et ses copains réintègrent leur voiture. Le groupe d'hommes
dégage la seconde voiture qui prend le même chemin que la première. Nous pouvons repartir.
Nous n'allons pas bien loin. Il faut faire baisser la tension. Nous faisons halte près d'un arrêt de bus. Tout un petit monde s'active dans le brouillard. Quelques
planches, clouées à la va vite, servent de gargotte pour les voyageurs qui attendent l'autoucar. Une femme prépare des tortillas sur un feu de bois. Puis ce petit
univers se fond dans le néant lorsque nous reprenons notre chemin. De nouveau des phares face à nous. Un fou vient de doubler un camion dans un virage sans
aucune visibilité. Coup de klaxone, énorme, du camion lorsque le malade mentale se rabat brusquement devant lui. Nous venons encore d'échapper au pire
lorsque tout à coup un gros semi-remorque bleu nous dépasse à vive allure. Par chance, la Virgen de la Guadalupe devait protéger le chauffeur et nous avec : il
n'y avait personne en face.
C'est complètement épuisés que nous approchons du parc national de Los Marmoles. La nuit tombe. Les éclairages publiques commencent à s'allumer. Personne
ne sait ou se trouve l'entrée sur parc. Et pour cause. Le parc national n'a de parc que le nom, sur la carte. Il n'a aucune réalité sur le terrain, aucune forme
d'accueil pour les visiteurs, aucun chemin de randonnée, rien, nada. Le moral est au plus bas. Encore une fois, il nous faut trouver un bivouac en catastrophe ;
mais cette fois en plein brouillard, sans savoir où nous sommes. Au sommet d'une côte, nous repérons des bâtiments de ferme. Nous décidons de tenter notre
chance en demandant l'hospitalité.
Par chance, l'homme a qui nous nous adressons a travaillé deux ans aux USA et parle un peu l'anglais. Il nous propose de nous installer dans la cour centrale,
bordée par sa maison, celle de son frère et celle de sa mère. Un petit troupeau de moutons entre dans la cour, suivi de cinq chiens puis de la grand mère, portant
sur son dos un faisceau de tiges de maïs desséchées, tenus sur le front par une lanière de cordes. Elle rentre le fourrage pour les bêtes dans un enclos bordé de
cactus. Il fait maintenant nuit. Nous ferons plus ample connaissance demain.
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique San Luis Potosi 11/26/2010 Nous sommes maintenant depuis un mois au Mexique. Arrivés dans une région tropicale, nous décidons de commencer notre traitement contre le paludisme, à
Hidalgo base de nivaquine. La nuit a été parfaite paisible mais le ciel est gris. Quelques gouttes s'échappent des nuages. En consultant notre carnet de route, nous
constatons que notre dernière averse date du 21 octobre, jour de notre arrivée à Tucson en Arizona. Le temps maussade n'empêche pas des dizaines d'oiseaux
de s'en donner à coeur joie dans les feuillages. Chaque arbre adulte abrite un véritable jardin. Des plantes parasites de toutes sortes s'épanouissent sur chaque
branche. Dans les plantations, les camionettas chargées d'ouvriers agricoles circulent déjà sur les pistes. Il est temps de reprendre la route.
Nous saluons nos voisins d'un soir. Nous avons prévu de rallier le parc national de los Marmoles (les marbres), au nord de Pachuca, par la route n°85. Jusqu'à
Tamazunchale, nous roulons sous les frondaisons tropicales. Puis, la route s'élève à nouveau dans la Sierra Madre Orientale. Nous faisons halte à Chapulhuacan
pour faire quelques courses et nous restaurer. C'est là que le brouillard nous surprend, envahissant à toute allure les rues du village. Il ne nous quittera pas de
tout l'après midi. Un brouillard dense, compact nous oblige à avancer au pas entre la ligne blanche qui marque le bord de la chaussée et la ligne jaune centrale,
parfois à peine visible. La visibilité est quasi nulle. La tension monte car s'il n'est pas recommandé de rouler la nuit au Mexique, il n'est pas non plus recommandé
de rouler dans le brouillard.
Des silhouettes fantomatiques surgissent du néant : une pelleteuse déjantée et sans éclairage, des voitures et des camions sans lumière, un homme portant sur
l'épaule des bidons en plastiques à chaque bout d'un bâton, comme le fléau d'une balance, d'autres hommes à vélo, des femmes, des enfants descendus du car
de ramassage scolaire, des ânes, des vaches, des chiens. Dans la voiture, la tension est à son comble. Chaque virage cache un piège à éviter ; et les virages
sont nombreux dans la sierra. Impossible de deviner quels paysages nous traversons.
Face à nous, des phares. Un fou tente de doubler un autocar sans visibilité. Crissement de freins. Nous venons de l'échapper belle. Chaque fois qu'un véhicule
apparaît sur l'autre voie, nous craignons qu'un inconscient tente de doubler en fonçant dans la purée de pois. Vitesse maximum : 40 km /h. Plusieurs voitures en
sens inverse nous font des appels de phare ; nous ne comprenons pas pourquoi quand soudain, un policier surgit devant le capot. Nous faisons halte en espérant
que le véhicule derrière nous s'arrêtera à temps. La route est barrée, un accident vient d'avoir lieu. Où ? un choc frontal, 10 mètres devant nous et nous ne
voyons rien. Une camionetta blanche nous dépasse et se gare entre le lieu de l'accident et nous. Le chauffeur sort, fourrage dans sa voiture, en sort une
mitraillette et la passe en bandoulière. Trois autres types sortes de la voiture. La petit troupe s'enfonce dans le néant derrière nous. Nous ne bronchons pas,
attendant la suite des évènements. Un groupe d'hommes dégage une première voiture en la poussant dans la montée, sur la voie d'en face, toujours dans le
brouillard qui ferme la route derrière nous. Puis tout le monde revient. Le quidam à la mitraillette et ses copains réintègrent leur voiture. Le groupe d'hommes
dégage la seconde voiture qui prend le même chemin que la première. Nous pouvons repartir.
Nous n'allons pas bien loin. Il faut faire baisser la tension. Nous faisons halte près d'un arrêt de bus. Tout un petit monde s'active dans le brouillard. Quelques
planches, clouées à la va vite, servent de gargotte pour les voyageurs qui attendent l'autoucar. Une femme prépare des tortillas sur un feu de bois. Puis ce petit
univers se fond dans le néant lorsque nous reprenons notre chemin. De nouveau des phares face à nous. Un fou vient de doubler un camion dans un virage sans
aucune visibilité. Coup de klaxone, énorme, du camion lorsque le malade mentale se rabat brusquement devant lui. Nous venons encore d'échapper au pire
lorsque tout à coup un gros semi-remorque bleu nous dépasse à vive allure. Par chance, la Virgen de la Guadalupe devait protéger le chauffeur et nous avec : il
n'y avait personne en face.
C'est complètement épuisés que nous approchons du parc national de Los Marmoles. La nuit tombe. Les éclairages publiques commencent à s'allumer. Personne
ne sait ou se trouve l'entrée sur parc. Et pour cause. Le parc national n'a de parc que le nom, sur la carte. Il n'a aucune réalité sur le terrain, aucune forme
d'accueil pour les visiteurs, aucun chemin de randonnée, rien, nada. Le moral est au plus bas. Encore une fois, il nous faut trouver un bivouac en catastrophe ;
mais cette fois en plein brouillard, sans savoir où nous sommes. Au sommet d'une côte, nous repérons des bâtiments de ferme. Nous décidons de tenter notre
chance en demandant l'hospitalité.
Par chance, l'homme a qui nous nous adressons a travaillé deux ans aux USA et parle un peu l'anglais. Il nous propose de nous installer dans la cour centrale,
bordée par sa maison, celle de son frère et celle de sa mère. Un petit troupeau de moutons entre dans la cour, suivi de cinq chiens puis de la grand mère, portant
sur son dos un faisceau de tiges de maïs desséchées, tenus sur le front par une lanière de cordes. Elle rentre le fourrage pour les bêtes dans un enclos bordé de
cactus. Il fait maintenant nuit. Nous ferons plus ample connaissance demain.
XXXXXX
Pays Etat Date Récit
Mexique Hidalgo 11/27/2010 Nous prenons notre petit déjeuner en observant le spectacle du quotidien. Deux ânes attendent au portail pour entrer dans la cour. Ils profitent de l'arrivée de
deux hommes qui viennent changer la roue d'une remorque pour pénétrer dans la ferme et aller déguster quelques tiges de maïs disposées à leur intention. Les
cinq chiens se chamaillent autour du camping-car. Puis c'est l'heure du départ.
Notre hôte nous offre un calendrier avec les plus belles photos de sa région puis nous parle du fameux parc de "los Marmoles". En toute illégalité et dans
l'indifférence générale, des entrepreneurs sans scrupules pillent les richesses du site soit disant protégé : exploitation intensive de la forêt et des carrières de
marbre. Personne n'a intérêt à voir "los Marmoles" envahit par les touristes. Le pillage des ressources naturelles rapporte trop d'argent. Nous nous apprêtons à
partir lorsque la mamy part aux champs pour garder ses brebis, munie de pelotes de ficelle : elle tisse des lanières frontales pour porter les charges sur le dos. En
guise de cadeau d'adieu, elle nous offre un grand pot d'arroz con leche, du riz au lait. Cette fois, nous reprenons la route.
Par bonheur, le brouillard matinal se dissipe et nous pouvons enfin voir le paysage semi-désertique qui nous entoure. Nous avons prévu de rejoindre la parc
national de "Mineral del Chico" au nord de Pachuca. Nous traversons la ville de Ixmiquilpan qui, non ne sait trop pourquoi, compte au moins une demi douzaine de
parcs aquatiques. Ce qui génère tout un important commerce de bouées, matelas et autres ballons gonflables le long de la route. Nous passons Octopan avant
d'arriver à Pachuca. Sous des bâches, marchands de meubles, de poteries et de rennes en paille pour Noël animent les bas-côté de la route. Pas facile de nous
frayer un chemin à travers le centre historique de la ville. Nous atteignons finalement le "corridor de la Montaña" qui nous permet de rejoindre le parc national de
"Mineral del Chico". Un camping rustique nous attend à 2 900 mètres d'altitude. Après une petite discussion avec le gardien des lieux, le prix de notre séjour
passe de 190 à 140 pesos par jour. Nous sommes samedi. Nous allons rester tranquillement ici toute la fin de semaine. Nous restons éloignés des beuveries du
week-end dans les villes et villages.
XXXXXX
Mexique Hidalgo 11/28/2010 Nous avons dormi à 2 900 mètres d'altitude. Record battu. C'est notre plus haut bivouac. Le précédent, à 2 650 mètres datait du 25 septembre dans les
Montagnes Rocheuses aux USA. Nous sommes maintenant sur les routes du monde depuis 11 mois, multipliant les "premières fois". Jamais si loin, jamais si
haut, jamais tant au sud. Nos premiers bananiers, nos premiers manguiers, nos premiers tamales et autres nourritures exotiques, les nouveaux mots que nous
apprenons à prononcer chaque jour en espagnol. Nous avons besoin de faire des pauses pour nous reposer physiquement mais aussi intellectuellement. Chaque
jour nous fait découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles personnes.
Aujourd'hui, ce sera donc repos, loin de tout, au camping de los Cedros. Pas de randonnée dans le parc, juste le plaisir de suivre la course du soleil dans le ciel
en lisant un bon livre. C'est ainsi que passe la journée dans le parc national de Mineral del Chico. Demain, nous reprenons la route en direction de Teotihuacan,
dans la banlieue de Ciudad Mexico, la plus grande ville du monde. Ce devrait être nos premières ruines aztèques.
XXXXXX
Pays Etat Date Récit
Mexique Hidalgo 11/29/2010 Comme prévu, nous prenons la route de San Juan Teotihuacan. Mais avant de quitter Pachuca, nous faisons le plein de courses à l'enseigne Soriana et le plein
Mexico de carburant. Alors que nous roulons sur le boulevard qui contourne la ville, un policier à moto nous fait signe d'arrêter. Nous présageons le pire. Nous
obtempérons pendant qu'il converse dans sa radio avec un quidam à la voix crachouillante. Comme il approche de la voiture sourire aux lèvres, j'en profite
immédiatement pour lui dire que nous sommes français de France, que nous ne parlons pas espagnole ou juste "un pocito", pareil pour l'anglais, que nous
sommes perdus, que nous cherchons la route de Ciudad Shahagun et s'il vous plaît monsieur l'agent, est-ce que vous pouvez nous aider. Complaisant et heureux
de se montrer utile, notre policier échange encore quelques mots dans sa radio. Puis, il se propose de nous guider à travers l'enchevêtrement des bretelles
d'autoroute. Un petit signe d'adieu, nous voilà sur les bons rails. Merci monsieur l'agent. Nous ne saurons jamais ce qu'il voulait exactement.
Nous arrivons sur les routes de l'état de Mexico. La trafic s'intensifie à l'approche de la capitale du Mexique. Devant nous, un camion se rabat de la voie de
gauche vers la voie du milieu écrasant le côté gauche d'une petite voiture blanche. Georges freine pour ne pas être pris dans la collision, espérant que la voiture
qui nous suit a de bons freins. Nous imaginons que toute la circulation va être bloquée. Mais nous sommes au Mexique. La petite voiture blanche passe devant le
camion et poursuit son chemin comme si de rien n'était, avec tout le côté gauche arraché. Tout le monde repart. Voiture volée, sans assurance ? Nous nous
perdons en conjectures. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ce pays.
Après des kilomètres sur une route défoncée par l'intensité de la circulation, nous quittons la voie rapide pour traverser San Martin de las Piramidas et rejoindre le
site archéologique de Teotihuacan. De l'autre côté des barrières, nous apercevons la pyramide du Soleil et celle de la Lune. Mais la visite sera pour demain. Pour
l'heure, nous cherchons le terrain de camping où nous comptons rester quelques jours. Comme d'habitude, nous nous perdons et c'est sous escorte policière que
nous arrivons au "Trailer Park", près de la cathédrale.
En l'absence de la propriétaire des lieux, nous faisons la connaissance de Ria et Gerrit, un couple de hollandais sur les routes du monde depuis 7 ans et demi.
Nous en profitons pour échanger des guides. Comme ils remontent vers le Canada, nous leur donnons tous ceux que nous possédons entre Mexico et l'Alaska.
Ils nous offrent ce qu'ils possèdent sur l'Amérique Centrale et la moitié de leur guide sur le Mexique, rédigé en allemand. Et quand je dis la moitié, c'est que Gerrit
est aller chercher un grand couteau et a coupé le livre en deux : à eux la moitié nord et à nous la moitié sud. Lorsqu'on voyage si longtemps avec aussi peu de
place, impossible de s'emcombrer de l'inutile. Nous échangerons le demi guide du Mexique et les guides de l'Amérique Centrale lorsque nous atteindrons
l'Amérique du Sud.
La nuit tombe lorsqu'arrive Alfred. Alfred est allemand. Sa femme a déjà rejoint leur famille en Europe pour les fêtes de fin d'année pendant que lui doit stocker
leur camping-car pour trois semaines avant de s'envoler à son tour pour l'Allemagne. Ils reviendront après les fêtes pour continuer leur périple mexicain. Alfred
nous initie aux subtilités du "Wi fi" en nous montrant l'antenne qu'il connecte a son ordinateur pour améliorer la puissance de ses connexions internet. Nous
sommes séduits. Il va falloir trouver cet appareil coûte que coûte. Nous sommes de plus en plus "High Tech".
XXXXXX
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Hidalgo 11/29/2010 Comme prévu, nous prenons la route de San Juan Teotihuacan. Mais avant de quitter Pachuca, nous faisons le plein de courses à l'enseigne Soriana et le plein
Mexico de carburant. Alors que nous roulons sur le boulevard qui contourne la ville, un policier à moto nous fait signe d'arrêter. Nous présageons le pire. Nous
obtempérons pendant qu'il converse dans sa radio avec un quidam à la voix crachouillante. Comme il approche de la voiture sourire aux lèvres, j'en profite
immédiatement pour lui dire que nous sommes français de France, que nous ne parlons pas espagnole ou juste "un pocito", pareil pour l'anglais, que nous
sommes perdus, que nous cherchons la route de Ciudad Shahagun et s'il vous plaît monsieur l'agent, est-ce que vous pouvez nous aider. Complaisant et heureux
de se montrer utile, notre policier échange encore quelques mots dans sa radio. Puis, il se propose de nous guider à travers l'enchevêtrement des bretelles
d'autoroute. Un petit signe d'adieu, nous voilà sur les bons rails. Merci monsieur l'agent. Nous ne saurons jamais ce qu'il voulait exactement.
Nous arrivons sur les routes de l'état de Mexico. La trafic s'intensifie à l'approche de la capitale du Mexique. Devant nous, un camion se rabat de la voie de
gauche vers la voie du milieu écrasant le côté gauche d'une petite voiture blanche. Georges freine pour ne pas être pris dans la collision, espérant que la voiture
qui nous suit a de bons freins. Nous imaginons que toute la circulation va être bloquée. Mais nous sommes au Mexique. La petite voiture blanche passe devant le
camion et poursuit son chemin comme si de rien n'était, avec tout le côté gauche arraché. Tout le monde repart. Voiture volée, sans assurance ? Nous nous
perdons en conjectures. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ce pays.
Après des kilomètres sur une route défoncée par l'intensité de la circulation, nous quittons la voie rapide pour traverser San Martin de las Piramidas et rejoindre le
site archéologique de Teotihuacan. De l'autre côté des barrières, nous apercevons la pyramide du Soleil et celle de la Lune. Mais la visite sera pour demain. Pour
l'heure, nous cherchons le terrain de camping où nous comptons rester quelques jours. Comme d'habitude, nous nous perdons et c'est sous escorte policière que
nous arrivons au "Trailer Park", près de la cathédrale.
En l'absence de la propriétaire des lieux, nous faisons la connaissance de Ria et Gerrit, un couple de hollandais sur les routes du monde depuis 7 ans et demi.
Nous en profitons pour échanger des guides. Comme ils remontent vers le Canada, nous leur donnons tous ceux que nous possédons entre Mexico et l'Alaska.
Ils nous offrent ce qu'ils possèdent sur l'Amérique Centrale et la moitié de leur guide sur le Mexique, rédigé en allemand. Et quand je dis la moitié, c'est que Gerrit
est aller chercher un grand couteau et a coupé le livre en deux : à eux la moitié nord et à nous la moitié sud. Lorsqu'on voyage si longtemps avec aussi peu de
place, impossible de s'emcombrer de l'inutile. Nous échangerons le demi guide du Mexique et les guides de l'Amérique Centrale lorsque nous atteindrons
l'Amérique du Sud.
La nuit tombe lorsqu'arrive Alfred. Alfred est allemand. Sa femme a déjà rejoint leur famille en Europe pour les fêtes de fin d'année pendant que lui doit stocker
leur camping-car pour trois semaines avant de s'envoler à son tour pour l'Allemagne. Ils reviendront après les fêtes pour continuer leur périple mexicain. Alfred
nous initie aux subtilités du "Wi fi" en nous montrant l'antenne qu'il connecte a son ordinateur pour améliorer la puissance de ses connexions internet. Nous
sommes séduits. Il va falloir trouver cet appareil coûte que coûte. Nous sommes de plus en plus "High Tech".
un peu d'espagnol :
pero, donde, y, luego, ahora, ni, porque : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Pays Etat Date Récit
Mexique Mexico 11/30/2010 Après une bonne nuit de repos, ponctuée par la cloche de la cathédrale voisine, nous nous levons de bonne heure pour arriver sur le site archéologique de
Teotihuacan à l'ouverture vers 9h00. Le ciel est avec nous, d'un bleu limpide. Il existe cinq portes d'accès à la cité aztèque. Nous choisissons la porte n°1, à
l'extrémité sud. Passés la rangée de boutiques souvenirs et le petit hall d'expositions, nous débouchons face au temple de Quetzalcoatl. Les marchands à la
sauvette sont déjà là en grand nombre. Ils ont posé un immense chapeau de paille par dessus leur casquette étatsunienne. Le top du top, c'est la sculpture en
obsidienne fabriquée à échelle industrielle et vendue 10 pesos l'unité ou moins. Ensuite, le masque en fausse céramique, la flûte indienne en poterie et toute une
bimbeloterie en tous genres.
Tous ces marchands égayent la cité grise et terne de Teotihuacan. Les amateurs d'esthétique, comme nous, en sont un peu pour leur frais. Certe, les prouesses
architecturales et urbanistiques sont incontestables mais l'ensemble, dans un cadre sans grand intérêt, nous paraît triste. Nous escaladons le temple de
Quetzalcoatl qui cache quelques sculptures et bas reliefs intéressants. Puis, nous arpentons la calle de los muertos en direction du nord pour grimper avec peine
au sommet des 65 mètres de la pyramide du Soleil. Le tunnel qui conduit sous la pyramide à degrés n'est pas accessible aux visiteurs.
La balade nous a donné faim. Nous sortons par la porte n°3, cherchant un coin pour nous restaurer. Nous sommes alors assailis par des jeunes gens qui tentent
de nous vendre la carte de leur restaurant. Nous choisissons le premier qui nous a adressé la parole et nous nous retrouvons installés dans un petit hangar
tapissé de couvertures rayées multicolores et de tissus rouges ornés du Père Noël, de la Belle aux Bois Dormant et autres héros de Walt Disney. L'endroit est gai
et abrité du soleil. Nous apprécions les quesadillas que nous avons commandé (tortillas de maïs fourrée à ce que l'on veut, comme les crêpes). Et nous goûtons
notre premier "Pulque Curado", un jus de cactus, sûrement agrémenté de quelque chose d'autre parce que, une fois avalé le litre de pulque, nous avons un peu la
tête qui tourne.
C'est donc tout ragaillardis que nous poursuivons notre visite du site archéologique. Cette fois, nous nous rendons, toujours plus au nord, sur la pyramide de la
Lune. De là, nous avons une vue d'ensemble vers le sud : en face, la calle de los Muertos ; à gauche, la pyramide du soleil et au fond, toujours à gauche, le
temple de Quetzalcoat au milieu de la citadella entourée de ses douze petites pyramides. Nous continuons par une visite du musée qui se révèle très
intéressante. Il abrite de nombreuses poteries pour tous les usages, des braseros à l'effigie du dieu du feu, plutôt effrayants, des vases à encens garnis de
masques et de têtes d'aigles mais aussi des figurines représentants toutes sortes de personnages, du haut dignitaire au mendiant. Nous pouvons aussi voir une
grande maquette reconstituant le site à son origine. Par la baie vitrée on aperçoit la pyramide du Soleil. Finalement, nous prenons le chemin du retour par les
Edificios Superpuestos, ruines d'anciens bâtiments d'habitation. C'est en déambulant dans un sous sol que nous tombons nez à queue avec un beau serpent
jaune et noir. Une photo souvenir de l'habitant des lieux et nous quittons le site archéologique.
C'est plutôt fourbus que nous rentrons nous reposer au camping.
un peu d'espagnol :
uno, dos, tres, cuatro, cinco, seis, siete, ocho, nueve, diez : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.
Mais impossible de compter le nombre de marches que nous avons gravi pour monter au sommet de la pyramide du Soleil.
Pays Etat Date Récit
Mexique Mexico 12/1/2010 Nous prévoyons une journée paisible à San Juan Teotihuacan. Ce matin, Ria et Gerrit nous quittent. Ils poursuivent leur voyage en direction du nord. Nous
essayerons de nous écrire via internet mais il y a peu de chance pour que nos routes se croisent à nouveau. Nous partons faire un tour du village en passant par
la cathédrale. Sur le parvis, des chauffeurs de minibus décorent leur véhicule avec des ballons. Plus loin, d'autres parent les leurs de guirlandes de fleurs. Sur la
place centrale bordée d'arcades, des baraques en toile rouges sont en cours d'installation. Le 1er décembre lance la préparation de la fête de la Virgen de la
Guadalupe, le 12 décembre, une des plus importantes fêtes religieuses du Mexique.
Nous nous enfonçons dans les ruelles envahies de marchands forains. Jouets et décorations de Noël sont à la une. Nous achetons un petit sapin artificiel et des
décorations ainsi que deux bougies rouges. Pas question de laisser passer les fêtes de fin d'année sans marquer le coup. Quatre beaux avocats ferons l'affaire
pour le repas de midi.
Lorsque nous rentrons au camping, nous ne sommes pas seuls. Outre Alfred et son fourgon, un vieux camion bleu bringuebalant s'est installé. Il porte un caliquo :
" 55 ans de pélerinage à pied entre Huauchinango et la Basilique de la Virgen de la Guadalupe". C'est l'avant garde qui précède 2 000 pélerins en route pour
Ciudad Mexico. Petit à petit, les camionettas et les camions qui assurent la logistique envahissent le camping. Chacun installe chaises, tables, tentes avant
l'arrivée des marcheurs. Certains qui ont moins de chance dormirons sur une bâche à même le sol. Cependant, ce sont les plus riches qui sont ici. Ils pourrons
prendre une douche. Pour les autres, il reste le parvis et les jardins de la cathédrale.
Petit à petit, les campements se remplissent. On est entre amis ou en famille. Nous faisons la connaissance de Martin, Juanita, Ruiz, Sergio et leurs amis. Ils
transportent avec eux une "Virguenita", une petite vierge en bois qu'ils portent chacun leur tour pendant leur longue marche. Martin nous offre une image avec
des anges pour nous protéger pendant notre voyage. Puis nous avons l'honneur de porter la Virguenita. Bien sûr, nous prenons des photos du groupe. Nous les
enverrons par e-mail.
Plus tard, nous sommes invités par Estellita pour passer la soirée avec sa famille. Treize personnes. Les plus jeunes marchent. Les plus vieux assurent la
logistique. Nous discutons tant bien que mal avec notre espagnol balbutiant. Comme d'habitude, nous comparons nos deux pays, les prix des choses, le climat. Ils
sont ébahis d'apprendre que le carburant coûte trois fois plus cher en France qu'au Mexique ; car pour beaucoup ici, le prix de l'essence paraît déjà exhorbitant.
Nous leur expliquons aussi, qu'en ce moment le thermomètre ne passe pas la barre des 0°C en pleine journée et qu'il neige sur Paris. Nous ne sommes pas
certains qu'il se rendent vraiment compte de ce que peut être un pays d'Europe en hiver.
Des pétards explosent dans tous les coins. Pas les petits pétards que nous connaissons chez nous et qui sont interdits. Non, les gros qui déflagrent comme des
coups de fusils et qui nous font sursauter sans cesse. La nuit tombe lorsque nous nous rendons tous sur le parvis de la cathédrale pour admirer "El Castillo", un
spectacle offert par les pélerins. Le "petit château" est en fait un grand échafaudage pyrotechnique avec des roues de feu qui se mettent à tourner les unes après
les autres, déclanchées par les fusées de celle qui est en dessous. Le tout dans un bruit assourdissant. Un beau feu d'artifice que nous apprécions avec nos amis
de passage. Puis c'est l'heure de la banda. La fanfare se met en route et les plus courageux vont encore rester pour danser un peu. Nous rentrons avec les
marcheurs qui préfèrent se coucher de bonne heure. Demain, il y a encore 50 kilomètres à parcourir à pied.
un peu d'espagnol :
peregrinacion, peregrino, a pie, fuego, fiesta : pélerinage, pélerin, à pied, feu, fête.
Pays Etat Date Récit
Mexique Mexico 12/2/2010 Un blouson oublié dans l'herbe. C'est tout ce qu'il reste des pélerins de la Virgen de la Guadalupe. A 4 heures du matin, un feu d'artifice a donné le signal du
réveil. Une demi-heure plus tard, un second appelait au rassemblement. 5 heures. Un dernier feu d'artifice donne le signal du départ. La procession se met en
branle au son de la banda. Le silence revient. Nous pouvons finir notre nuit.
Aujourd'hui, nous avons prévu de nous rendre dans le parc national des volcans Iztaccihuatl et Popocatepetl, à l'est de la ville de Mexico. Nous faisons nos adieux
à Alfred qui a dormi sur ses deux oreilles et n'a absolument rien entendu des déflagrations plus que matinales. Il est tout surpris de voir le camping complètement
désert. Nous partons en direction de ciudad Mexico. Il nous faut traverser toute la banlieue Est, du nord au sud, de la plus grande ville du monde. Si l'enfer routier
existe, c'est ici. Les autopistas, marquées comme des autoroutes sur la carte, sont en fait des routes à 2 fois 2 ou 3 voies, complètement défoncées, à la
signalétique plus que défaillante, bordées sur des dizaines de kilomètres par des échopes en tout genre, des casses de voitures, des réparateurs de pneus et des
gargottes. Une vie intense grouille de toutes parts. Carrioles-taxi tractées par des cyclomoteurs, voitures à cheval, mini-bus-taxis collectifs par centaines, camions,
camionettas, bus ; tout le monde se faufile à droite, à gauche, force le passage. Nous frôlons l'accident chaque seconde. Nous sommes pressés de toute part, au
milieu de la poussière, des chaos de la route et des coups de klaxonne incessants. Et il ne faudrait pas oublier les "topes", ses ralentisseurs d'au moins 40
centimètres de haut qui rendent la circulation d'autant plus chaotique que des vendeurs à la sauvette s'y installent pour vendre à la volée oranges, pommes et
autres boissons.
C'est au milieu de cette pagaille indescriptible, malgré tous mes efforts pour la décrire, qu'un policier, sans doute plein de curiosité, choisi de nous faire arrêter.
Comme d'habitude, nous prenons notre mine la plus effarée : nous sommes perdus ; quel chemin faut-il prendre pour nous rendre au Popocatepetl. Le brave
homme tente de nous fournir quelque explication pour finalement nous dire d'aller voir plus loin ; nous sommes sur la bonne route. Merci monsieur l'agent.
Dorénavant, nous roulons sur la voie du milieu. Au centre de la chaussée, aucun policier ne risquerait sa vie à tenter de nous arrêter.
4 heures pour parcourir 100 kilomètres. Nous nous sommes perdus plusieurs fois. Nous échappons finalement à la cohue à Chalco avant de retomber dans un
embouteillage à Amecameca. Mais nous pouvons enfin apercevoir le volcan Iztaccihuatl, perdu dans le halo de pollution atmosphérique. Enfin, nous atteignons la
route qui mène au parc national. En face de nous le volcan Popocatepetl sert de toile de fond aux champs de maïs déséchés. Puis la route s'élève à travers les
pins. Ici, on cultive les "abetos de la Natividas", les sapins de Noël. Des marchands d'épineux et de couronnes de Noël s'échelonnent le long du chemin. 2 800
mètres, 3 000, 3 300 ; nous continuons notre ascension. Déjà malmené par les embouteillages, l'eau du moteur se met à chauffer, nous obligeant à faire halte.
Nous entendons le liquide bouillir à gros bouillons. Nous faisons prendre l'air à la mécanique en ouvrant le capot.
Nous pouvons enfin repartir et atteignons le sommet au col de Cortes, à 3 684 mètres. La route qui mène au pied du volcan Popocatepetl est coupée pour cause
d'activité vocanique. Nous passerons donc la nuit au col. De là, nous pouvons admirer les deux volcans avant que le soleil ne se couche et nous avec. Georges a
pris mal à la tête à cause de l'altitude. Nous préférons bouger le moins possible et tenter de dormir de bonne heure. Cette nuit, il va certainement gelé.
un peu d'espagnol :
cual es la altura aqui ? 3 684 metros : quelle est l'altitude ici ? 3 684 mètres
Pays Etat Date Récit
Mexique Mexico 12/3/2010 Il fait 1°C lorsque nous nous réveillons dans le camping-car. Mais à cette altitude et à cette saison, on pourrait presque dire qu'il fait chaud. Je n'ai pratiquement
Puebla pas fermé l'œil de la nuit et ce matin nous sommes un peu oppressés. Georges n'a plus mal à la tête mais par deux fois je ressens un vertige lorsque je change
de position un peu brusquement. Nous nous préparons donc tranquillement avant d'aller faire une courte promenade dans les environs du col.
Le volcan Popocatepetl évacue de grosses fumées blanches vers le ciel bleu. Son voisin, le Iztaccihuatl semble endormi. La dernière éruption du "Popo" date de
l'an 2000. Elle avait été précédée, un an plus tôt, d'un violent tremblement de terre qui avait détruit de nombreux bâtiments dans la région de Puebla. Depuis,
l'activité du "Popo" n'a jamais cessée.
Après notre petite balade, nous quittons le col de Cortes en direction de Puebla par une mauvaise piste qui descend sur le versant Est du volcan. Nous sinuons à
travers les bois de pins et apercevons au loin, par intermittence, le volcan du Malintz au sommet enneigé. La plaine de Puebla git sous un linceul de pollution
rosâtre dans lequel nous nous enfonçons après 16 kilomètres de piste. Nous nous dirigeons vers Cholula, banlieue de Puebla par la route qui sert de couloir
d'évacuation en cas d'éruption volcanique. Bien que la carretera soit étroite, elle connait un trafic intense de camions-benne qui livrent de la terre aux multiples
briquetteries de la région.
Nous arrivons sans encombres à Cholula où se trouve un camping. Nous suivons la bonne route lorsque nous nous cassons le nez sur un pont de chemin de fer
trop bas. Demi-tour. Nous voilà perdu, comme d'habitude. Nous nous dirigeons droit sur Puebla, contre notre volonté, au milieu de la circulation. Après moult
détours, nous parvenons enfin à bon port. Comme tous les campings que nous avons utilisé depuis que nous circulons à l'intérieur des terres, celui-ci est
complètement vide et semble à l'abandon. Il a connu des jours meilleurs. Les touristes canadiens et étatsuniens ont déserté les lieux depuis longtemps.
La propriètaire oublie de nous dire bonjour et nous réclame tout de go 120 pesos pour la nuit. Lorsque nous lui réglons deux nuits d'avance, un semblant de
sourire s'ébauche sur ses lèvres mais s'évanouit aussitôt. Nous n'en saurons pas plus de la part de cette avenante personne, pressée de nous quitter. Après
notre repas de mi-journée, nous passons le reste de l'après midi sur internet pour répondre à notre courrier et envoyer des fichiers pour la mise à jour de notre
site.
un peu d'espagnol :
Desearemos quedar dos noches aqui - es 240 pesos : nous souhaitons rester deux nuits ici - ça fait 240 pesos.
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Mexico 12/3/2010 Il fait 1°C lorsque nous nous réveillons dans le camping-car. Mais à cette altitude et à cette saison, on pourrait presque dire qu'il fait chaud. Je n'ai pratiquement
Puebla pas fermé l'œil de la nuit et ce matin nous sommes un peu oppressés. Georges n'a plus mal à la tête mais par deux fois je ressens un vertige lorsque je change
de position un peu brusquement. Nous nous préparons donc tranquillement avant d'aller faire une courte promenade dans les environs du col.
Le volcan Popocatepetl évacue de grosses fumées blanches vers le ciel bleu. Son voisin, le Iztaccihuatl semble endormi. La dernière éruption du "Popo" date de
l'an 2000. Elle avait été précédée, un an plus tôt, d'un violent tremblement de terre qui avait détruit de nombreux bâtiments dans la région de Puebla. Depuis,
l'activité du "Popo" n'a jamais cessée.
Après notre petite balade, nous quittons le col de Cortes en direction de Puebla par une mauvaise piste qui descend sur le versant Est du volcan. Nous sinuons à
travers les bois de pins et apercevons au loin, par intermittence, le volcan du Malintz au sommet enneigé. La plaine de Puebla git sous un linceul de pollution
rosâtre dans lequel nous nous enfonçons après 16 kilomètres de piste. Nous nous dirigeons vers Cholula, banlieue de Puebla par la route qui sert de couloir
d'évacuation en cas d'éruption volcanique. Bien que la carretera soit étroite, elle connait un trafic intense de camions-benne qui livrent de la terre aux multiples
briquetteries de la région.
Nous arrivons sans encombres à Cholula où se trouve un camping. Nous suivons la bonne route lorsque nous nous cassons le nez sur un pont de chemin de fer
trop bas. Demi-tour. Nous voilà perdu, comme d'habitude. Nous nous dirigeons droit sur Puebla, contre notre volonté, au milieu de la circulation. Après moult
détours, nous parvenons enfin à bon port. Comme tous les campings que nous avons utilisé depuis que nous circulons à l'intérieur des terres, celui-ci est
complètement vide et semble à l'abandon. Il a connu des jours meilleurs. Les touristes canadiens et étatsuniens ont déserté les lieux depuis longtemps.
La propriètaire oublie de nous dire bonjour et nous réclame tout de go 120 pesos pour la nuit. Lorsque nous lui réglons deux nuits d'avance, un semblant de
sourire s'ébauche sur ses lèvres mais s'évanouit aussitôt. Nous n'en saurons pas plus de la part de cette avenante personne, pressée de nous quitter. Après
notre repas de mi-journée, nous passons le reste de l'après midi sur internet pour répondre à notre courrier et envoyer des fichiers pour la mise à jour de notre
site.
un peu d'espagnol :
desearemos quedar dos noches aqui - es 240 pesos : nous souhaitons rester deux nuits ici - ça fait 240 pesos.
Pays Etat Date Récit
Mexique Puebla 12/4/2010 Le site archéologique de San Pedro de Cholula que nous avons l'intention de visiter ne se trouve qu'à 2 kilomètres du camping. Nous pourrions nous y rendre à
pied par la 6e calle norte. Mais la circulation des voitures et le bruit intense nous y font renoncer. Nous pensons appeler un taxi lorsque nous rencontrons Omar à
l'entrée du camping. Il se rend à un enterrement, justement à San Pedro et se propose de nous emmener. Il nous dépose au pied de la pyramide de Tepanapa.
Merci Omar.
Impossible de deviner la pyramide à degrés sous cette colline arborée que surmonte le sanctuaire catholique El Carmelito. Il est 10 heures. Les marchands à la
sauvette s'installent autour de la colline et le long du chemin pavé qui conduit au sommet. A même le sol, des indiennes vendent pistaches, graines de courges et
de toutes sortes ainsi que des "chapolines". Je me laisse tenter par ces sauterelles grillées qui, en fait, n'ont que le goût du sel qui les recouvre. Georges prend
une mine dégoûtée et refuse de faire l'expérience des chapolines.
Arrivés au sommet, nous profitons d'une belle vue sur Cholula et les volcans Iztaccihuatl et Popocatepelt. Dans le sanctuaire, nous découvrons Saint Bonomo,
patrons des couturiers, sponsorisé par Singer. Au pied de la statue, trône une petite machine à coudre estampillée de la marque. De l'autre côté, un fer à
repasser. Saint Bonomo tient un ciseau dans la main et un de ses doigts est orné d'un dé à coudre. Il porte un mètre ruban autour du cou afin de prendre les
mesures qui s'imposent. J'aimerai bien qu'il me fasse l'ourlet du pantalon que j'ai acheté à Tucson et qui est toujours en souffrance.
Nous redescendons pour faire le tour de la colline par le bas, espérant visiter le tunnel qui se cache sous le sanctuaire et abrite des peintures pré-hispaniques.
Malheureusement, il est fermé pour cause de réparations. Nous partons alors visiter le centre ville de San Pedro. Les rues autour du sanctuaires sont bordées de
multiples boutiques pour touristes. Elles proposent de l'artisanat local, des vêtements en coton blanc, des couvertures multicolores mais surtout de magnifiques
articles de vannerie, spécialité des indiens de la région. Si les fibres sont synthétiques, elles y gagnent en couleurs et les artistes locaux fabriquent toutes sortes
d'objets : paniers multicolores de toutes formes mais aussi pantins, fleurs et plein de mobiles qui ondulent dans le vent. Nous n'avons pas besoin de vannerie
mais nous faisons l'acquisition d'une jolie couverture rayée pour recouvrir une des banquettes du camping-car. Le revêtement des sièges commence à être
défraichi.
Près du Zocalo, nous visitons le convento de San Gabriel avec la capilla de la Senora et la capilla Real aux multiples dômes et chapelles latérales. Au abords de
la grande place se tient le marché de Noël avec ses sapins, ses couronnes et ses crèches en bois à étages reliés par de petites échelles. A l'extrémité nord du
Zocalo, nous passons devant l'église paroissiale de San Pedro. Puis nous partons à la recherche du bureau de poste pour envoyer quelques lettres. Les cartes
postales expédiées de Durango ne sont jamais arrivées à destination. Nous tentons à nouveau notre chance ici. Peut-être devrions nous adresser une prière au
Saint Patron des facteurs mexicains, s'il existe.
Sur le chemin du retour nous sommes irrésistiblement attirés par la halle municipale, un de nos endroits préférés dans les villes mexicaines. Les étales regorgent
de marchandises de toutes sortes. Nous ne sommes pas trop tentés par les boutiques des bouchers et des tripiers dont l'hygiène nous semble douteuse mais il y
a tant de fruits, de légumes, de fromages, de fabricants de toritillas, de pâtes de fruits que c'est toujours une fête des sens. Cette fois, nous nous risquons à
goûter du chocolat au piment, stocké dans une sorte de bac à glaces. C'est.....pimenté, un peu trop même. Le marchand s'amuse à voir notre visage se
décomposer. Mais maintenant, nous en connaissons le goût et..... nous n'en achèterons pas.
Puis nous revenons sur le zocalo. Sous les arcades, les restaurants commencent à se remplir à l'approche de midi. Sur une estrade au milieu de la place, la petite
fille du Père Noël se trémousse en chantant devant son micro. Court vêtue d'une jupette et d'un chemisier blancs et rouges, elle a emprunté le chapeau de son
grand père. Derrière elle, quatre bels hidalgos habillés de noir marquent la cadence en dansant sur la mesure. Le regard des messieurs de tous âges reste rivé
sur la jupette qui virvolte et laisse apparaître des dessous pourtant bien sages. Autour de l'estrade, des dizaines de motards commencent à affluer pour un grand
rassemblement. Les "Renegados" de Puebla sont venus en nombre. Un motard au masque de fer pause complaisamment devant l'objectif de mon appareil photo.
A l'extrémité sud du Zocalo, une longue file de jeunes hommes, paraissant tous du même âge, coupe la place en deux. Une convocation à la main, ils attendent
leur tour pour le recensement militaire.
Il est temps de rentrer au camping. Nous hélons un taxi qui nous ramène à bon port sans coup férir.
un peu d'espagnol :
Desearemos ir al campamento de Cholula por favor - Cuanto Costa ? - 35 pesos : nous souhaitons aller au camping de Cholula s'il vous plaît - Combien ça coûte
? - 35 pesos.
Pays Etat Date Récit
Mexique Puebla 12/5/2010 Notre sommeil a été quelque peu perturbé par les manifestations festives incessantes du mois de décembre. Musiques et pétards nous ont accompagnés une
bonne partie de la nuit. Nous avions rendez-vous à 10h00 avec notre chauffeur de taxi de la veille pour aller visiter Puebla. Mais celui-ci nous fait faux bond. C'est
donc avec une compagnie de Puebla que nous nous rendons dans le centre historique. Pour 70 pesos, pas la peine de se compliquer la vie en ralliant le centre de
cette ville de 2,5 millions d'habitants, la 4e du Mexique. Nous sommes débarqués près du Zocalo où la vie commence à s'installer. Tout le centre est classé au
Patrimoine Mondial de l'UNESCO et en particulier la capilla del Rosario que nous rejoignons par la rue du 05 mai (il y a toujours une rue du 05 mai dans les villes
mexicaines ; c'est notre rue de la République à nous). La chapelle se situe à l'intérieur de l'église Santo Domingo et nous devons attendre la fin de la messe
dédiée aux enfants pour pouvoir la visiter.
Que dire de la Capilla ? Elle brille de tous ses ors. L'autel central, couvert de feuilles d'or, abrite, dans une cage de verre, une vierge à l'enfant richement vêtue.
Sous le dôme, des anges se partagent le ciel, tous ornés de feuilles d'or. La Capilla, c'est de l'or, de l'or à profusion sous lequel ploient les pauvres pécheurs qui
se prosternent. Nous ne saurions dire si c'est beau mais, impressionnant, certainement. Après ce bain au coeur d'un des plus beaux trésor de l'Eglise catholique
au Mexique, nous retournons sur le Zocalo pour visiter la cathédrale, beaucoup plus austère. Nous déambulons entre les multiples piliers sur le sol au damage
noir et rouge. De vieilles orgues, suspendues au dessus du déambulatoire attirent notre regard.
Sur le tour du zocalo nous prenons le temps de regarder la crèche grandeur nature. Un bonhomme se promène avec une pancarte jaune incitant les badauds à
ne pas jeter leur détritus sur le sol. Puebla doit rester une ville propre. Plus loin nous nous laissons charmer un instant par un petit orchestre symphonique. La ville
fait penser à nos cités française avec ses rues pietonnes et ses commerces. Mais ici, l'animation est décuplée par le nombre de badauds, la musique tonitruante
qui sort des boutiques. L'heure du repas approche. Nous décidons de nous rendre dans le quartier de l'artisanat et des artistes, près du théâtre municipal. Nous
nous installons dans une petite gargotte installée sous le porche d'une maison, juste en face du mercado de artesiana. Un violoniste de rue s'approche pour nous
jouer un air sur un mauvais crin-crin. La mélodie n'est pas très mélodieuse, d'autant qu'une des serveuses met en route une grosse pompe électrique dans
l'arrière-cour. Nous remercions notre musicien avec une pièce de 10 pesos. C'est notre BA du jour.
En parcourant le mercado, nous achetons une petite croix en céramique. Les asulejos sont une spécialité de Puebla et nous souhaitons ajouter un petit souvenir à
notre collection qui commence à s'agrandir sur le vide poche du camping-car. Puis nous traversons le barrio des artistes où les peintres peignent et exposent
leurs oeuvres. De là, nous rejoignons le théâtre municipal puis la 6e calle poniente où se situent des maisons historiques, couvertes d'azulejos, à la mode du
Portugal. De retour dans la rue du 05 mai, nous passons derrière l'église Santo Domingo pour découvrir le mercado couvert des bijoutiers. Parcourant le dédale
des allées, nous débouchons sur le mercado de la technologie. Une véritable caverne d'Ali Baba pour le plaisir des fanatiques des nouvelles technologies. On y
trouve de tout. C'est ce que nous expérimentons lorsque nous demandons à un des boutiquiers s'il dispose de la fameuse antenne wifi que nous avait vanté
Alfred à Téotihuacan. Comme par magie, le vendeur revient rapidement avec l'antenne tant convoitée. Nous tentons un nouvel essai avec les cartouches d'encre
pour notre imprimante portable. Le vendeur disparait à nouveau et nous rapporte les cartouche. Reste une rallonge pour l'antenne wifi. Pas de problème, la
rallonge arrive. Nous voilà tout équipés. Nous aurions pu tout aussi bien acheter l'ordinateur portable, l'imprimante, le dernier logiciel en vogue, un téléphone
portable ou n'importe quoi d'autre.
Après 5 heures de marche dans les rues de la ville, nous sommes exténués et nous faisons signe à un chauffeur de taxi pour rentrer au camping. Dans le sens du
retour et à cette heure là, le tarif passe à 100 pesos, pour cause d'embouteillages. De retour au camping-car, nous testons notre nouveau matériel. Ca marche à
merveille. Nous ne regrettons pas nos achats.
un peu d'espagnol :
Tiene cartoucho de tinta para nuestra impresora ? : Avez-vous des cartouches d'encre pour notre imprimante ?
Pays Etat Date Récit
Mexique Puebla 12/6/2010 Un fourgon vert est garé à côté de nous. Lars et Janni sont arrivés dans la nuit. Originaires du Danemark, ils remontent depuis la Terre de Feu. C'est leur 2e
année de voyage. Nous quittons Cholula aujourd'hui et nous n'aurons guère le temps de faire connaissance. Ils sont ici pour faire réparer leur véhicule dans la
plus grand usine Wolkswagen du monde qui fabrique encore les fameuses "coccinelles". Ils nous chargent de remettre deux guides touristiques et une bouteille de
vin blanc français, acheté au Belize, à des canadiens qui vivent dans un vieux bus au camping de Oaxaca. Au revoir Lars et Janni.
Avant de laisser Cholula, nous faisons des courses à la Bodega Aurrera, une sous marque de WalMart au Mexique. Le periferico Ecologico nous permet de quitter
Puebla sans encombre par le sud. Lassés des routes à haut trafic, nous avons choisi d'emprunter les routes secondaires, souvent en meilleur état, qui traversent
la sierra. Nous parvenons à la petite ville de Tecali qui abrite des dizaines d'ateliers de taille de marbre. Sans doute le marbre pillé illégalement dans le parc
national de Los Marmoles. Vasque, colonnes, tables, statues sont de toute beauté et de véritables oeuvres d'art qui pourraient figurer sans peine dans des
boutiques de grand luxe en France. Pourtant, cet artisanat local ne semble pas enrichir les ouvriers atelés à la tâche.
Descendant toujours plus au sud, nous retrouvons une zone semi-désertique et les cactus. Nous traversons Atoyatempa, Tepexi, Molcaxac et son église bleu
cobalt. Une erreur d'aiguillage nous conduit finalement à San Juan Ixcaquixatla au nom impronçable. Nous demandons l'hospitalité à l'hôtel du coin. Mais la
serveuse nous informe que la Señora ne souhaite pas que nous nous installions dans sa cour, même en payant le prix. Nous demandons alors à un ouvrier qui
travaille dans l'hôtel s'il connait un endroit où nous pourrions passer la nuit. Il propose de nous piloter avec son vélo jusque chez "Don Edouard" qui trouvera une
solution pour nous. Enrique, c'est son nom, sonne chez Don Edouard qui nous reçoit le sourire aux lèvres. Pas de problème. En fait, il est le propriétaire de l'hôtel
duquel nous venons d'être "jetés". Il va téléphoner à la Señora. Nous pouvons nous installer dans la cour de l'hôtel. Lorsque nous revenons, la Señora nous
attend, faisant grise mine. Plus large que haute, la rombière, outrageusement maquillée, nous déclare tout de go : ça fera 100 pesos. Pas une parole aimable. Il
est vrai que nous venons de lui jouer un sale tout grâce à Enrique.
Avant que la nuit ne tombe, nous partons faire un tour de San Juan Ixcaquixatla. Non loin de l'hôtel, un cirque est installé. Il donne ce soir sa dernière
représentation. Des lycéens en uniforme déambulent dans les rues en attendant leur car de ramassage. Sur le terrain de sport, deux équipes de football junior
s'affrontent. Le village ne compte pas moins d'une demi-douzaine de café-internet et autant de papeteries ; sans doute à cause de la présence du lycée. Nous
visitons l'église coloniale à la façade blanche et rouge et aux clochers ornés de statues. Des jeunes gens chantent sur le parvis, accompagnés de guitares. Il est
l'heure de rentrer dans notre petit chez-nous. Nous entendons un peu de musique qui provient du cirque et les braiement d'un âne.
un peu d'espagnol :
ahora, siempre, nunca, veces : maintenant, toujours, jamais, parfois.
Pays Etat Date Récit
Mexique Puebla 12/7/2010 Ca a été le cirque toute la nuit ; le vrai, avec les flonflons ; mais jusqu'à 1 heure du matin. Et comme les pétards commencent à exploser à l'aube… Bref, nous
Oaxaca quittons sans regret l'hôtel de Ixcaquixatla et sa vieille rombière. Nous poursuivons notre traversée de la Sierra Madre del Sur à travers un paysage semé
d'imposants cactus, plusieurs fois centenaires. Certains, qui ont plus de 5 mètres de haut, prennent le forme de candélabres avec des dizaines de branches
tendues vers le ciel. D'autres sont droits comme des poteaux téléphoniques. Le désert est égayé par de nombreux arbres à fleures blanches au port de cerisier
mais dont les fleurs ressemblent à de gros liserons.
La route épouse chaque contour du terrain et lorsque nous voyons les montagnes qui s'étendent à l'infini, nous mesurons le chemin qui nous reste à parcourir à
travers la sierra. Le moindre point d'eau voit pousser roseaux, palmiers, bananiers et autre végétation à profusion. Autour des villages installés dans ces oasis, les
paysans labourent les champs grâce à d'antiques charrues à main, tractées par des chevaux. Sur les prairies desséchées paissent moutons et chèvres, gardées
par leur berger, à pied ou à cheval. A l'ombre d'un arbre, un homme debout tresse un panier avec des herbes.
Après 70 kilomètres de route sinueuse, nous atteignons la route n°190 qui mène à Oaxaca. Nous traversons Huajuapan et poursuivons jusqu'à Yanhuitlan. Un
grand bâtiment religieux nous fait signe. C'est là que nous passerons la nuit, du moins nous l'espérons. Contournant l'édifice, nous parvenons sur le zocalo. Une
femme indienne à qui je tente de demander des informations se détourne pour ne pas nous parler. Ca commence bien. Nous nous garons et demandons l'aide
d'un quidam installé à la terrasse d'un café. Celui-ci nous désigne l'édifice municipal, sous les arcades, de l'autre côté de la place. Nous y trouvons une dame qui
nous envoie sur une autre dame jusqu'à une troisième qui s'appelle Carmen. Carmen est notre sauveur. Elle propose de nous héberger dans sa cour.
Mais le portail est vraiment étroit. Le passage est surmonté d'un fil électrique et d'un tuyau d'eau. Heureusement, Constantino est là. Il démonte le fil électrique,
monte sur le toit d'une baraque et soulève le tuyau. Après de savantes manoeuvres et beaucoup de sueur, Georges finit par entrer le camping-car dans la cour.
Muchas gracias Constantino. Carmen est contente de nous recevoir. En faite, sa maison abrite des chambres d'hôte et elles fait la cuisine pour ses visiteurs. Un
de ses frères habite Rouen et sa nièce est installée à Montepellier. Elle en a profité pour visiter la France. Malheureusement, elle n'a que peu de temps à nous
consacrer car elle participe à une réunion importante pour le village. Nous la laissons donc à ses occupations et partons visiter l'imposant monument qui est
l'ancien couvent du village, flanqué d'une église.
Le couvent se visite, bien qu'en cours de restauration. Moyennant 31 pesos chacun, nous pouvons admirer le cloître avec sa galerie supérieure, les couloirs qui
mènent aux anciennes cellules des religieuses et la cuisine avec sa cheminée monumentale. Malheureusement, l'église est fermée. Nous retournons chez
Carmen. Nous ne la verrons pas de la soirée, toujours occupée par sa réunion. A la tombée de la nuit, les pétards se font à nouveau entendre. Grande ville ou
petit village, au mois de décembre, tout le monde est à la fête.
un peu d'espagnol :
sabe donde puedemos acampar con la camionetta esta noche ? : savez-vous où nous pouvons camper avec la camionette cette nuit ?
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Puebla 12/7/2010 Ca a été le cirque toute la nuit ; le vrai, avec les flonflons ; mais jusqu'à 1 heure du matin. Et comme les pétards commencent à exploser à l'aube… Bref, nous
Oaxaca quittons sans regret l'hôtel de Ixcaquixatla et sa vieille rombière. Nous poursuivons notre traversée de la Sierra Madre del Sur à travers un paysage semé
d'imposants cactus, plusieurs fois centenaires. Certains, qui ont plus de 5 mètres de haut, prennent le forme de candélabres avec des dizaines de branches
tendues vers le ciel. D'autres sont droits comme des poteaux téléphoniques. Le désert est égayé par de nombreux arbres à fleures blanches au port de cerisier
mais dont les fleurs ressemblent à de gros liserons.
La route épouse chaque contour du terrain et lorsque nous voyons les montagnes qui s'étendent à l'infini, nous mesurons le chemin qui nous reste à parcourir à
travers la sierra. Le moindre point d'eau voit pousser roseaux, palmiers, bananiers et autre végétation à profusion. Autour des villages installés dans ces oasis, les
paysans labourent les champs grâce à d'antiques charrues à main, tractées par des chevaux. Sur les prairies desséchées paissent moutons et chèvres, gardées
par leur berger, à pied ou à cheval. A l'ombre d'un arbre, un homme debout tresse un panier avec des herbes.
Après 70 kilomètres de route sinueuse, nous atteignons la route n°190 qui mène à Oaxaca. Nous traversons Huajuapan et poursuivons jusqu'à Yanhuitlan. Un
grand bâtiment religieux nous fait signe. C'est là que nous passerons la nuit, du moins nous l'espérons. Contournant l'édifice, nous parvenons sur le zocalo. Une
femme amérindienne à qui je tente de demander des informations se détourne pour ne pas nous parler. Ca commence bien. Nous nous garons et demandons
l'aide d'un quidam installé à la terrasse d'un café. Celui-ci nous désigne l'édifice municipal, sous les arcades, de l'autre côté de la place. Nous y trouvons une
dame qui nous envoie sur une autre dame jusqu'à une troisième qui s'appelle Carmen. Carmen est notre sauveur. Elle propose de nous héberger dans sa cour.
Mais le portail est vraiment étroit. Le passage est surmonté d'un fil électrique et d'un tuyau d'eau. Heureusement, Constantino est là. Il démonte le fil électrique,
monte sur le toit d'une baraque et soulève le tuyau. Après de savantes manoeuvres et beaucoup de sueur, Georges finit par entrer le camping-car dans la cour.
Muchas gracias Constantino. Carmen est contente de nous recevoir. En faite, sa maison abrite des chambres d'hôte et elles fait la cuisine pour ses visiteurs. Un
de ses frères habite Rouen et sa nièce est installée à Montepellier. Elle en a profité pour visiter la France. Malheureusement, elle n'a que peu de temps à nous
consacrer car elle participe à une réunion importante pour le village. Nous la laissons donc à ses occupations et partons visiter l'imposant monument qui est
l'ancien couvent du village, flanqué d'une église.
Le couvent se visite, bien qu'en cours de restauration. Moyennant 31 pesos chacun, nous pouvons admirer le cloître avec sa galerie supérieure, les couloirs qui
mènent aux anciennes cellules des religieuses et la cuisine avec sa cheminée monumentale. Malheureusement, l'église est fermée. Nous retournons chez
Carmen. Nous ne la verrons pas de la soirée, toujours occupée par sa réunion. A la tombée de la nuit, les pétards se font à nouveau entendre. Grande ville ou
petit village, au mois de décembre, tout le monde est à la fête.
un peu d'espagnol :
sabe donde puedemos acampar con la camionetta este noche ? : savez-vous où nous pouvons camper avec la camionette cette nuit.
Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/8/2010 Nous retrouvons Carmen et Constantino dans la cuisine du patio. Nous avons déjà pris notre petit déjeuner mais nous n'osons pas refuser le deuxième qu'elle
nous offre de prendre en sa compagnie. Entre son français balbutiant et notre espagnol qui ne vaut guère mieux, nous parvenons à échanger quelques
informations sur nos familles respectives. Mais surtout, Carmen nous explique que son auberge fonctionne sur un mode associatif avec les femmes du village.
Elle pratique l'agriculture biologique dans l'espoir de promouvoir Yanhuitlan et de lui redonner vie. L'exode rural à vidé beaucoup de maisons. Elle nous encourage
dans notre voyage : rencontrer et apprendre à connaître les autres apaise les peurs, évite les conflits. Il est si facile de détruire et si difficile de construire.
Avant de quitter Yanhuitlan, nous partons visiter l'église maintenant ouverte. Elle comporte de nombreux retables de bois couverts de feuilles d'or et une
importante statuaire. Mais le tout mérite une réhabilitation. Certains tableaux, en cours de restauration, laissent apparaître un vide. Mais l'ensemble est
majestueux. Les murs bruts en pierre blanche, donnent un aspect épuré, rare dans les églises mexicaines.
Nous prenons la direction de Oaxaca par l'autoroute payante. Nous arrivons rapidement dans la capitale de l'état qui compte 500 000 habitants. La ville est claire
et propre, la circulation fluide et les directions relativement bien indiquées. Nous arrivons donc sans encombre au Trailer Park de Oaxaca. Nous cherchons
aussitôt Leanne. Nous avons promis à Lars et Janni, rencontrés à Cholula, de remettre à cette canadienne les guides et la bouteille de vin qu'ils lui destinaient.
Notre mission accomplie, nous faisons la connaissance de Germain et Suzanne, deux québecois qui visitent le Mexique, loin de l'inquiétude de leurs compatriotes
et de celle de leurs voisins étatsuniens. Ils sont ici depuis quelques jours et apprécient la ville. Il nous faut maintenant trouver le garage Mitsubishi de Oaxaca,
avenidad de la Universidad. Nous rejoignons le concessionnaire sans problème et prenons en rendez vous pour une révision le surlendemain, 8h30.
Nous finissons tranquillement la journée au camping.
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Mexique Oaxaca 12/9/2010 Nous avons décidé de passer la journée au camping pour faire les lessives et nous connecter à internet. La lavanderia est située à quelques pâtés de maisons
d'ici. Germain et Suzanne nous accompagnent car ils ont leur propre linge à récupérer à la laverie. Pendant qu'ils attendent leurs paquets propres, nous faisons
peser notre linge sale : 15 kilogrammes. Puis nous rentrons au camping et Germain nous indique un café internet où, paraît-il, la connexion est bonne. C'est ce
que nous constatons en nous installant à "l'italian café". Nous restons là 3 heures entre conversations vidéo, réponses à nos courriers et envois de fichiers pour
notre site internet.
De retour au camping-car, Georges s'offre une petite sieste pendant que je m'atèle à la rédaction de notre livre. A la tombée de la nuit, nous voyons arriver
Leanne et un de ses élèves qui souhaite faire un exposé sur les marchés de Noël en France. Nous avions promis de lui donner des informations. A l'aide des
photos que nous avions prises à Colmar en 2004, nous expliquons à Pepe les petites cabanes en bois, le vin chaud et les pains d'épice.
Alors qu'il est temps pour nous d'aller rechercher notre linge à la laverie, nous faisons la connaissance de Jolanda et Marco, deux jeunes suisses allemands qui
projettent de parcourir tout le continent américain en deux ans. Ils repartent demain. Peut-être nous retrouverons-nous en jour. En retard, nous nous précipitons à
la lavanderia avant qu'elle ne ferme ses portes. Nous rentrons dans la nuit pour ranger notre linge. Demain, nous devons nous lever de bonne heure pour porter la
voiture au garage.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/10/2010 Nous devons présenter la voiture au garage Mitsubishi à 8h30. Contrairement à notre habitude, nous nous pressons un peu pour nous préparer. Nous arrivons à
l'heure dite puis nous repartons en bus vers le centre ville. A 9h00, il y a déjà de l'animation mais il fait toujours froid. Pulls et écharpes ne sont pas superflus.
Nous commençons notre visite par la cathédrale. Sur le parvis, je me laisse tenter par une jupe en coton bleu et une blouse blanche, brodée de bleu. De
nombreuses femmes amérindiennes tiennent un étal dans les rues de la ville. Elles revêtent toutes la même tunique rouge, ample et brodée de fils noirs. Nous ne
savons pas si elles appartiennent toutes à la même coopérative ou dépendent d'un même employeur.
Passant devant la boutique d'un Tour Opérator, nous décidons de réserver une visite du site archéologique de Monte Alban pour le lendemain. Puis nous
poursuivons notre déambulation dans les rues de Oaxaca. Sur le zocalo, nous tombons en arrêt devant des joueurs de xylophone. L'instrument en bois est très
beau et nous apprécions le jeu des deux musiciens. Puis, nous partons en direction de l'église Santo Domingo, une merveille baroque que nous estimons plus
belle que celle de Puebla. S'il y a de l'or à profusion, les motifs paraissent plus fins et délicats, les couleurs plus harmonieuses.
Nous poursuivons ensuite notre promenade jusqu'au parque Benito Juarez. L'heure de midi sonnant au clocher de l'église de la Guadalupe, nous nous installons
près d'une gargote pour déguster des tortillas fourrées à la couenne de porc, assaisonnées d'herbes et d'oigons. Quelques mendiants prennent d'assaut notre
table avant d'être priés d'aller vois plus loin par la patronne de la gargote. L'estomac bien lesté, nous faisons le tour de la place envahie par des marchands de
toutes sortes. Au pied de l'église, des photographes préparent des décors pour la fête de la Virgen de la Guadalupe. Il y aura plein de souvenirs à fixer sur la
pellicule. Chacun dispose une estrade avec une toile de fond, un fauteuil ou un âne en peluche grandeur nature, des fleurs et des arbustes. tout doit être fin près
pour la fin de semaine. Au milieu de la place, des forains terminent l'installation des nombreux manèges et stands de foire.
Nous rebroussons chemin pour nous revenir au garage Mitubishi. Dans le dédale des rues, nous découvrons des marchés couverts. Un est dédié aux fruits et
légumes et au bazare. Le second abrite uniquement des boulangeries et des petits restaurants. Dans le troisième, nous découvrons des boutiques d'artisans.
Nous achetons un beau chemin de table brodé. Nous avons des cadeaux à faire. Nous verrons bien de quelle manière nous allons pouvoir faire parvenir nos colis
en France. Pour l'instant, nos envois ne sont jamais arrivés à destination, que ce soit de Durango ou de Puebla. Nous soupçonnons les préposés de la poste
mexicaine de mettre directement nos courriers à la poubelle.
Nous sommes épuisés lorsque nous parvenons au garage. La fin des travaux, prévue pour 16 heures, n'a finalement lieu qu'à 17 heures. Nous patientons
pendant une heure dans un salon, devant la télévision qui diffuse la chaîne "Histoire", version mexicaine. Les images se passant de commentaires, il nous est
facile de comprendre les petits reportages racontant les exploits des merveilleux pompiers étatsuniens qui sauvent de la détresse leurs compatriotes en danger.
Nous récupérons enfin notre véhicule, propre comme un sou neuf, des pneus jusqu'au toit en passant par le moteur. Espérons que le reste du travail a bénéficié
d'autant d'attention. Nous verrons bien.
De retour au camping, nous constatons que Germain et Suzanne préparent leur départ pour le lendemain. Germain propose de nous prêter son livre "Church and
Church", la bible du camping-cariste au Mexique, pour que nous fassions des photos des pages qui nous intéressent. Nous avions cherché ce livre en vain au
Canada aussi bien qu'aux USA. Celà facilitera le reste de notre voyage mexicain.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/11/2010 Nous avons rendez-vous à 10h00 dans le centre ville pour la viste du site archéologique de Monte Alban. Il nous faut plus d'une demi-heure à pied pour rejoindre
l'avenidad de la Independancia depuis le camping. Aujourd'hui, samedi, c'est la veille de la fête de la Virgen de la Guadalupe. Places et rues sont encore plus
animées qu'à l'ordinaire. Nous partons dans un minibus en compagnie d'Edouardo et Martha, un couple d'américano-mexicains et de Sonia notre guide. La visite
se fera entièrement en anglais.
Monte Alban fête ce jour son 23e anniversaire. Un buffet est prévu pour les VIP dans le hall d'entrée. Nous partons à la découverte de la cité zapothèque,
abandonnée vers l'an 800 de notre ère. Les cazahutés, dont les fleurs blanches donnent la couleur donne son nom au site, sont les fameux arbres aux fleurs en
forme de liseron que j'avais repéré dans le désert. D'autres arbres, à grosses épines, produisent des fruits allongés dont la coque explose pour offrir des boules
de fibres semblables à du coton. Ce sont des pochotès. A l'époque pré-hispanique, ces fibres servaient de matière première pour la fabrication des tissus.
Sonia nous explique le jeu de pelote. Celui-ci ne comporte pas d'anneau comme ceux des sites mayas. Les règles du jeu sont très incertaines. Autant que la
destination des divers monuments que nous visitons : un autel entouré d'eau, un "observatoire" astronomique, la plateforme nord. Peu importe la réalité historique
qui semble très floue. Nous apprécions particulièrement la reproduction en résine des stèles dites des "Danzantes". Ce ne sont probablement pas des danseurs
qui sont gravés sur ces pierres. Mais les gravures sont belles. En particulier celle d'une femme en train d'accoucher debout.
Nous poursuivons notre tour par la visite d'un atelier d'"alebrijes" à San Antonio Arrazola.Nous admirons ces sculptures sur bois peintes de couleurs vives.
Lézards, paons, tatous, papillons, sauterelles, jaguars se côtoient sur les étagères. Chaque pièce est peinte à la main avec une grande minutie, parfois à l'aide
d'une aiguille pour marquer les innombrables petits points blancs qui carctérisent la décoration.
Notre chauffeur nous conduit ensuite au monastère dominicain de Santiago Apostol à Cuilapan. Lors de sa construction, cet édifice c'est en partie effondré à
cause d'un tremblement de terre et n'a donc jamais été achevé les moines ayant préféré s'installer définitivement à Oaxaca. Lors de la révolution mexicaine,
peintures et sculptures ont été détruite par les soldats qui y tenaient garnison. Reste de belles colonnades qui donnent tout leur charme au site.
Finalement, notre guide nous propose une halte à l'hacienda de Cuilapan, un restaurant pour touristes. Nous avons faim et nous apprécions le buffet qui offre
toutes sortes de plats mexicains, chauds ou froids, adaptés aux clients aux papilles délicates. C'est le lieu de rendez-vous des tours opérateurs de la région. Un
groupe de mexicain met l'ambiance dans le patio verdoyant et frais. Au plafond, des piñatas dansent dans les courants d'air. Georges se fait un plaisir de déguster
les desserts, plutôt rares au Mexique.
Nous finissons notre tour guidé par la visite d'un atelier de poteries en argile noir à San Bartolo Coyotopec. C'est en 1950 que Rosa, alors âgée de 50 ans,
découvre la cuisson particulière qui donne à ces poteries l'aspect du métal. Sur les murs, des titres officiles honorent la contribution de Rosa à la renommée de
l'artisanat mexicain. Elle est décédée en 1980 et ses enfants ont pris le relais. Nous profitons d'une séance de démonstration dans l'atelier. Nous admirons
énormément la créativité des artisans mexicains et la beauté de leurs oeuvres. Malheureuesment, notre mode de voyage, nous interdit d'acheter quoi que ce soit.
Nous n'avons pas de place pour stocker quoi que ce soit et les envois postaux sont quasi impossibles.
De retour sur le Zocalo, nous partons à pied en direction du camping. La nuit tombe lorsque nous tombons nez à nez avec une banda, suivi de danseuses aux
jupons virvoltants et dominées par une "grosse tête" en forme de bonhomme habillé de blanc avec un chapeau haut de forme. A l'église de la Virgen, c'est l'heure
de la messe dédiée aux enfants. Devant la statue de la Vierge, installée sur le parvis, une file s'allonge. Chaque parent veut présenter son enfant à la Virgen.
C'est l'occasion de déposer un don dans un grand panier : des légumes aux couleurs du Mexique : piments verts, oignons blancs et tomates rouges. Des fleurs
rouges sont suspendues tout autour de la statue. La fête foraine bat son plein. Nous participons à une tombola et gagnons le lot n°300 : un paquet de lentilles,
deux barres de céréales et un pot de café instantané. Nous offrons immédiatement le tout à une amérindienne qui mendie près de l'entrée de l'église. Le bruit des
pétards nous accompagne jusqu'à notre retour au camping.
Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/12/2010 C'est ma fête et celle de la Virgen de Guadalupe au Mexique. Ce matin, nous faisons la connaissance d'un jeune couple d'allemands. Ce sont des architectes qui
parcourent le monde en travaillant pour des cabinets d'architecture. Ils ont déjà exercé leur talent au Japon, en Russie et au Canada. Là, ils ont acheté un 4 x4 et
voyagent en Amérique du Nord et Amérique Centrale. Ils quittent le camping aujourd'hui et nous ne savons pas si nous les rencontrerons de nouveau. Vers
10h00, nous décidons d'aller dans le centre ville de Oaxaca pour voir les manifestations religieuses. Tout est calme dans les rues. Nous nous rendons sur le
zocalo où les marchands forains sont déjà installés. C'est la fin de la messe à la cathédrale. Des dizaines de communiantes en robe de mariées se font
photographier avec leur famille sur le parvis.
Nous nous installons sur un banc pour observer le va et vient de la place. Nous sommes attirés par les sons d'instruments à vent qui proviennent de l'autre bout
du zocalo. Un orchestre au grand complet se prépare à offrir un concert sous l'oeil des caméras de Oaxaca TV. Nous avons le plaisir d'écouter une pièce de verdi,
un air de Casse-Noisettes et Nabuchodonor. Puis nous prenons le chemin de l'église de la Virgen et tombons nez à nez avec une banda devant l'église Santo
Domingo. Trois grosses têtes se trémoussent au son de la musique pendant que des femmes font tournoyer leurs jupes multicolores. Une petite démonstration
sur le parvis et la troupe s'éloigne au son de la banda.
Lorsque nous arrivons à l'église de la Virgen, la foule se presse à la fête foraine, autour des gargottes et des étales. Une file de plusieurs centaines de mètres
sinue entre les stands. Les parents continuent à présenter leurs jeunes enfants à la Virgen. Les garçons sont habillés comme des amérindiens avec une sorte de
kimono blanc recouvert d'une chasuble imprimée d'une vierge de Guadalupe. Affublés de moustaches noirs dessinées au charbon, ils portent un chapeau de
paille sur la tête et un petit panier d'osier avec des offrandes. Les filles sont également habillées en amérindiennes avec jupes, chemisiers et châles brodé.
Quelques une portent une poupée sur le dos, enveloppée dans leur châle. Les décors installés deux jours plus tôt servent de cadre aux photos souvenir. Sur un
âne ou sur un fauteuil, au milieu des plantes vertes, sur fond de montagne ou de forêt les enfants prennent la pause. La photos trônera certainement bientôt sur
un meuble en mémoire de cet évènement important.
Nous trouvons un espace un peu plus calme autour de la "Banda Nueva" qui donne un concert près de l'entrée de l'église. Saoûlés par le bruit et la foule, nous
rentrons au camping pour retrouver un peu de sérénité.
XXXXXX
Mexique Oaxaca 12/13/2010 Plus de pétard. La ville a retrouvé le calme relatif des villes mexicaines. La fête de la Virgen est terminée. Il va falloir songer à préparer Noël. Aujourd'hui,
farniente. Je passe une grande partie de la matinée à lire pendant que Georges étudie les cartes pour les jours à venir. Lorsque nous roulons, je lui sert de
copilote et il conduit sans aucune représentation géographique en tête. C'est pourquoi il aime bien se faire une idée de notre itinéraire. Vers 11h00, nous partons
au Café Italien pour nous connecter sur internet. Le panino que nous commandons nous paraît beaucoup moins bon que des quesadillas mais nous avons le
plaisir d'avoir une conversation vidéo avec plusieurs membres de notre famille.
En France, il fait nuit, il fait froid et la neige s'annonce. Un hiver normal somme toute. Après quelques échanges de courriers nous rentrons au camping. Il faut
faire les pleins et les vidanges. Nous quittons Oaxaca demain pour aller visiter le site archéologique de Mitla, plus à l'Est. Le reste de l'aprés midi s'écoule pendant
que je poursuis le classement de nos photos toujours plus nombreuses et que Georges s'accorde une petite sieste. Une semaine au camping de Oaxaca nous
aura permis de recharger nos batteries.
Enfin, les nôtres parce que la batterie de la cellule est toujours en difficulté. Les panneaux solaires semblent fonctionner mais dès que le soleil disparait, la batterie
se décharge. Nous avons l'impression que la batterie installée avant notre départ de France n'est pas adaptée pour des panneaux solaires. Et nous nous sommes
aperçus qu'il n'y avait pas de connection entre la prise extérieur du camping-car et la batterie. La prise extérieur permet juste d'alimenter une prise 220 V sur
laquelle nous pouvons brancher l'ordinateur mais pas de recharger la batterie.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/14/2010 Nous ne partirons pas de Oaxaca aujourd'hui. Encore une histoire de batterie. Si nos batteries sont rechargées, celle de la voiture est à plat. Impossible de
démarrer. Etrange coîncidence, 3 jours après la visite chez le garagiste Mitsubishi. Leanne notre voisine a la gentillesse d'appeler le concessionnaire pour nous.
Mais son interlocuteur déclare qu'il n'est pas responsable de la panne suite à notre visite et que peut-être quelqu'un passera après le repas de mi-journée. Le
"peut-être" nous inquiète. Nous allons voir le petit garagiste du coin. Le patron n'est pas là. Il viendra dans une heure. Les employés sont en train de désosser une
voiture dans la rue. Deux heures plus tard, personne. Nous décidons de manger puis d'aller en taxi au garage Mitsubishi.
Quelqu'un pourra venir vers 17h00, nous pouvons rentrer et attendre au camping. Dans le doute, nous préférons faire le siège sur place dans le salon que nous
connaissons déjà. 3h00 d'attente pendant lesquelles je me plonge dans le livre que j'ai apporté. Georges ronge sont frein pendant tout l'après midi. 17h00, un
employé vient nous demander de patienter 20 minutes ; on attend la camionnette de service. La nuit tombe. Une demie heure plus tard, nous sommes conviés à
patienter encore 10 minutes.
Enfin, nous partons dans un pick-up blanc avec un jeune garagiste. A la lumière des phares il pose son diagnostic : la batterie est à plat. Merci, nous le savions
déjà. Il veut bien démonter la batterie mais malheureusement, il n'a pas d'outils. Nous sortons toute notre panoplie et la batterie est enlevée. Maintenant, il faut
tout de suite aller acheter une autre batterie. Nous repartons dans la nuit à travers la ville jusqu'à un magasin, derrière le mur du cimetière. Surprise agréable, la
boutique est bien achalandée et nous trouvons la batterie qui convient. Retour au camping. La nouvelle batterie est installée en un tour de main grâce à nos outils.
Tout va bien. Décidemment, nous sommes vraiment chanceux comme diraient nos amis québécois.
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Mexique Oaxaca 12/15/2010 Nous quittons Oaxaca. La voiture a bien voulu démarrer. Avant de laisser définitivement la ville derrière nous, nous nous rendons à l'enseigne Soriana, proche du
camping, pour faire le plein de ravitaillement. Direction Mitla. Nous atteignons rapidement le site archéologique situé à une quarantaine de kilomètres à l'Est de
Oaxaca. Nous sommes à nouveau dans le désert. La petite cité de Mitla est un véritable centre commercial pour touristes, dédié aux vêtements de coton brodés,
aux couvertures multicolores et à la fabrication du mezcal. L'église est adossée aux édifices de la zone archéologique.
L'intérêt principal du lieu est l'ensemble de frises qui ornent les murs et les frontons des trois groupes de bâtiments. Des motifs géométriques en relief, constitués
de petites briques, courent autour des places et décorent les long couloirs sombres qu'abritent les constructions. Sous l'une des cours, le visiteur peut descendre
à l'intérieur des tombes où règne une chaleur chargée d'humidité. Nous ne savons pas trop si cet ensemble a été restauré dans les règles de l'art, vu le nombre
de poutrelles métalliques et de sous bassements en béton qui le maintiennent.
Après le repas de midi, nous partons en direction de Hierve el Agua, la cascade calcifiée, dans un parc d'état. Nous traversons le petit village de San Lorenzo où
chaque maison abrite un métier à tisser. Puis la route devient une piste de 13 kilomètres qui s'élève à travers la sierra jusqu'à 2 500 mètres d'altitude puis
redescend sur San Isidro Roaguia. C'est un cul-de-sac. Nous devrons refaire le chemin en sens inverse demain. Pour aujourd'hui, nous nous installons sur un
espace herbeux qui tient lieu de camping. Puis nous partons à la découverte du site. L'endroit ressemble aux bassins que l'on trouve en Turquie dans la région de
la Cappadoce. Une eau verte miroite dans les bassins de calcaire. On peut se baigner dans ces piscines naturelles, face à la montagne. Une véritable carte
postale. Plus loin une cascade de calcaire d'une centaine de mètre tombe du haut des rochers. Splendide.
Par contre, les installations touristiques nous laissent perplexes. Des bâtiments de grand luxe tout blancs ont été construits en demi cercle autour d'une piscine.
Un cadre idyllique, face à la montagne. Les constructions semblaient destinées à abriter des commerces et des restaurants. Tout est neuf, l'électricité est
installée, la plomberie, les éviers. Mais tout est vide et n'a jamais été utilisé. Sans doute trop cher pour d'éventuels concessionnaires. En revanche, à deux pas de
ce beau complexe inutile, des gargottes en planches et en tôles se sont installées pour vendre tortillas, boissons fraîches et souvenirs. Sans commentaire.
Nous sommes les seuls visiteurs à passer la nuit ici. Hormis un chien qui nous a adopté et s'est installé près du camping-car, personne pour nous tenir
compagnie. La nuit promet d'être calme.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/16/2010 Nous avons vécu notre premier barrage routier. Pourtant, lorsque nous nous réveillons à Hierve el Agua, nous nous imaginons filant tranquillement vers la côte
pacifique : 200 kilomètres dans la journée, c'est largement faisable. Nous prenons notre temps pour aller photographier la cascade pétrifiée dans la lumière
matinale. Puis, nous parcourons en sens inverse les 13 kilomètres de piste qui nous ramènent à San Lorenzo. Sans coup férir, nous rejoignons la route n°175 qui
relie Oaxaca à Puerto Angel, au bord de l'océan.
Nous croisons toujours les petites motos-taxi jaunes et rouges qui se faufilent dans les ruelles des villages. Nous prenons encore le temps de manger à Santa
Catarina, près de la station de taxis collectifs qui desservent la sierra. Puis, nous entamons notre traversée de la montagne lorsqu'à un jet de pierre de
Miahuatlan, tout s'arrête. Une manifestation de travailleurs barre la route. Notre voisin de gauche peste dans sa voiture blanche. Avec son compagnon, tout deux
parlent anglais et nous pouvons converser de voiture à voiture. Lorsqu'un paysan du coin leur propose de les guider par une autre route s'ils veulent bien le
reconduire chez lui, nous lui emboîtons le pas.
Une heure de balade à travers la sierra. Nous devons franchir plusieurs gués au milieu des roseaux. Les pistes se croisent, se séparent et chacun cherche sa
route car les chemins de terre sont encombrés par tous les véhicules qui cherchent une issue. Nous croisons de gros camions au milieu de nuages de poussière.
Un petit détour supplémentaire permet à notre guide improvisé d'aller déposer des sacs chez un copain. Nous repartons. Finalement, nous arrivons sur une route
asphalté et le brave homme est arrivé chez lui. Nous retrouvons la voirie principale presque au même endroit où nous l'avions laissée, mais de l'autre côté du
barrage. L'essentiel est d'avoir pu contourner l'obstacle. Nous sommes vraiment chanceux.
Mais avec ce contretemps, nous nous trouvons toujours dans la sierra au milieu de la forêt au moment où la nuit commence à tomber. Aucun village ne nous
permet de repérer à quel endroit nous nous trouvons. L'océan est encore bien loin. Au détour d'un virage, nous remarquons un groupe d'ouvriers autour de leur
camion, près d'une maison. La maison est très intéressant parce qu'elle dispose d'un terrain où nous pourrions nous garer. Ce qui est rare dans ces montagnes
où la plupart des maisons de bois sont construites sur pilotis au dessus du ravin avec juste un appui sur le bord de la route.
Dans notre espagnol très approximatif nous faisons comprendre que nous cherchons un parking pour la nuit. Les ouvriers nous invitent à nous installer dans la
cour. Nous comprenons trop tard qu'ils ne sont pas chez eux mais font simplement une halte ici pour acheter des boissons dans la petite tienda. En fait, ils nous
Dans notre espagnol très approximatif nous faisons comprendre que nous cherchons un parking pour la nuit. Les ouvriers nous invitent à nous installer dans la
cour. Nous comprenons trop tard qu'ils ne sont pas chez eux mais font simplement une halte ici pour acheter des boissons dans la petite tienda. En fait, ils nous
imposent aux propriétaires des lieux. La gêne s'installe de part et d'autre. Nous sentons que les habitants acceptent de nous offrir l'hosptitalité quasi sous la
contrainte et d'un autre côté nous sommes ennuyés de nous installer ainsi. De plus, les propriétaires sont des amérindiens qui ne semblent pas parler l'espagnol
mieux que nous. Mais la nuit tombe et nous ne nous sentons pas le courage de reprendre la route maintenant. Chacun fait contre mauvaise fortune bon coeur et
nous nous installons pour la nuit.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/17/2010 Deuxième barrage routier. La circulation devient vraiment aléatoire. Mais comme nous nous plaisons à le dire : c'est la route qui décide. Ce matin, nous nous
réveillons à 2 000 mètres d'altitude en plein milieu de la sierra chez une famille d'amérindiens craintifs. Nous achetons quelques produits dans leur minuscule
tienda pour les dédomager de notre intrusion dans leur vie. Ce qui nous donne droit à un timide sourire.
La route sinueuse est longue pour atteindre la côte pacifique. Il nous faut encore 2 heures, suspendus entre 2 000 et 2 500 mètres d'altitude pour franchir les 70
kilomètres à travers la montagne. Puis c'est la longue descente au coeur de la forêt tropicale, les arbres immenses couverts de lianes, les bambous, les cocotiers
et les bananiers. Merveilleux ! Les bords de route accueillent marchands de noix de coco, de courges, de pastèques et de bananes. Pour 20 pesos, nous
achetons un régime entier de petites bananes à la chair orangée. Nous croisons de nombreux pick-ups qui servent de transports collectifs. La benne est
surmontée d'arceaux bâchés sous lesquels sont installés des bancs. Les amérindiens les utilisent pour circuler à travers la sierra. Par endroit, des gares routières
permettent de faire une correspondance avec un autre "collectivo" pour aller plus loin.
Potchutla. Nous venons d'atteindre la côte pacifique. Direction le nord et Puerto Escondido. Au détour de la route, l'océan apparaît enfin. Le paysage, les cultures,
les maisons, les gens, tout contraste avec la sierra pourtant si proche. Nous filons sur la bonne route qui longe le pacifique. Arrêt sur image. Le pont sur le rio
Colotepec est bloqué : manifestation du mouvement révolutionnaire des travailleurs. la pagaille est totale. De part et d'autre du barrage, les voyageurs qui
circulent en transports collectifs descendent de leur véhicule, passent le pont à pied au milieu des manifestants et prennent un autre transport collectif de l'autre
côté du pont. Mais pour les voitures individuelles, rien à faire. Nada.
Espérant un déblocage providentiel. Nous nous installons pour manger dans une rue de Barra Colotopec, à proximité du pont. De là, nous entendons les
travailleurs révolutionnaires qui haranguent la foule à l'aide d'un mégaphone. Après une petite sieste, nous ne voyons toujours rien bouger. Nous prenons alors la
décision de faire demi tour pour trouver un endroit où passer la nuit. Un petit panneau indiquant la playa de los Naranjos nous invite à prendre un petit chemin sur
notre droite. Et nous découvrons un petit paradis. Décidemment, nous sommes vraiment chanceux.
Une plage pour nous tout seul, au bord d'une propriété privé, vide de ses propriétaires. A l'ombre des cocotiers nous avons tout le loisir d'admirer l'océan et
l'immense plage qui s'étent à perte de vue. Nous voilà de nouveau dans une carte postale. La chaleur nous pousse à une sieste répartrice alors qu'une palme de
cocotier se balance devant la porte ouverte. Mais c'est bientôt Noël et bien que rien ne nous donne l'impression que nous soyons en hiver, nous décidons
d'installer le beau sapin de Noël en plastique que nous avions acheté à Teotihuacan. Nous le posons sur la plage pour une séance photos puis le rentrons bien
vite car il est décoiffé par le vent marin.
Cependant, une question reste sans réponse : passerons nous demain le pont sur le rio Colotepec ?
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Mexique Oaxaca 12/18/2010 Nous avons dormi toutes fenêtres ouvertes et nous avons été bercés toute la nuit par le bruit des rouleaux déployés par l'océan sur la plage. De bon matin, nous
recevons la visite d'un commando de la Marine mexicaine. Cinq hommes, armés, casqués avec gilets pare-balles, en tenue de camouflage, grand sourire aux
lèvres. Nous ne savons pas trop ce qu'ils font là. Peut-être quelqu'un leur a-t-il signalé notre présence. Nous apprendrons plus tard que l'immense plage qui
s'étend entre Puerto Escondido et Puerto Angel sert de débarcadère pour le trafic de cocaîne qui arrive de Colombie.
Les soldats nous informent qu'après 4 jours de blocage, le pont sur le rio Colotepec est à nouveau ouvert. Nous n'avons que quelques kilomètres à faire pour
rejoindre le camping de la Villa Las Brisas à Puerto Escondido. C'est le seul camping de la ville qui offre un accès internet wifi. Nous voulons impérativement
pouvoir joindre la France pour souhaiter, demain, un bon anniversaire à notre plus jeune fils. Toute la famille proche sera réunie, une occasion de voir chacun,
même ceux qui n'ont pas de connexion internet habituellement.
Nous profitons de l'après midi pour envoyer nos cartes de voeux pour la nouvelle année et annoncer la mise à jour de notre site internet. Nous finissons la journée
paisiblement en tentant de nous mettre à l'abri de la chaleur sous les cocotiers. Quel contrast avec les températures que nous avions dans la sierra !
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/19/2010 Nous avons rendez-vous avec la France. Levés dès 6hoo, nous nous connectons à 7h00. Il est 14h00 sur le vieux continent. Toute la famille est réunie chez notre
plus jeune fils pour fêter son anniversaire autour d'un repas chinois. Nous faisons un tour de table, parlant un peu à chacun. Mais l'écran qui nous sépare rend les
conversations brèves. Impossible d'avoir un long aparte avec une personne en particulier alors que tous les regards sont braqués sur la petite lucarne. Nous
entonnons un joyeux anniversaire depuis le Mexique pendant que tout le monde reprend en coeur depuis la France. Nous voyons que notre fils est très ému.
Nous le sommes aussi. Lorsque nous coupons la connexion, nous avons tous les deux du vague à l'âme : l'anniversaire, les fêtes de fin d'année qui se préparent.
le coeur n'y est pas.
Je décide de nous faire du bien en innovant : je vais tenter de cuisiner un gâteau au yaourt dans la poêle anti-adhésive. Sitôt dit, sitôt fait. Il faudra 2 heures pour
cuire la pâte en 2 fois. Après avoir empilé les 2 morceaux, le tout ressemble à un vrai gâteau cuit au four et il est délicieux. Pour parfaire le tout, je prépare une
glace avec du yaourt nature, du sucre et des bananes écrasées. Un dessert de fête pour mettre du baume au coeur.
Le reste de la journée s'écoule alors que nous sommes plongés dans nos livres. A la tombée de la nuit, pendant que Georges fait le plein du réservoir d'eau, j'ai le
désagrable honneur de me faire dévorer par de minuscules fourmies qui ont pris mes jambes d'assaut. Je suis couverte de piqûres. Demain, nous quittons Puerto
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Mexique Oaxaca 12/20/2010 Avant de quitter Puerto Escondido, nous faisons le plein de ravitaillement à l'enseigne "Che". L'endroit est fréquenté par les touristes. On y trouve un grand rayon
d'épicerie fine. Nous en profitons pour acheter ce qui pourra constituer notre repas de Noël. Nous faisons l'impasse sur le confit de canard du sud-ouest. Qui peut
bien acheter ici ce produit venu tout droit de France. Avec la chaleur ambiante, ce n'est vraiment pas le plat approprié. Nous achetons du jambon de parme, des
asperges en conserve, du bleu, de la crème de marron, des rochers Ferrero et des noix.
La route du nord s'ouvre devant nous. A droite, la sierra blessée par les forestiers qui laissent de larges cicatrices dans la forêt pillée. A gauche, l'océan apparaît
par intermittence. La route se faufile sous les cocotiers. Au milieu des troupeaux de vaches qui ressemblent à des zébus, de multiples aigrettes blanches
cherchent leur pitance dans les champs. Nous traversons plusieurs rivières, passons Rio Grande pour arriver à la Laguna de Chacahua. Censée être un parc
national, la zone abrite de multiples "tour opérator" qui proposent un tour de la lagune sur une "lancha" pour une petite fortune. Nous sommes assaillis par des
vendeurs qui s'accrochent aux portières pour nous vanter leur lancha. Nous repoussons l'assaut et poursuivons jusqu'au village de Cerro Hermoso. Au moment
de traverser un bras de la lagune mangée par la mangrove, une pancarte attire notre regard : Attention, zone de crocodiles ! Mais ce sera comme pour les
orignaux au Canada, nous n'en verrons pas la queue d'un.
Luis, sa femme et ses deux enfants, Jorge et Manuel nous accueillent sous leur paillote sur la plage. Des hamacs nous invitent à la sieste mais nous voulons
d'abord manger quelque chose. Nous choisissons du poisson et des pommes de terre. Aussitôt, Luis part en voiture pour pêcher le poisson dans la lagune et pour
aller déterrer un plant de pommes de terre. Pour patienter, nous buvons du lait de coco avec une paille, directement dans la noix. Puis, dans sa baraque en
planches, la femme de Luis nous prépare le repas sur un feu de bois. Nous pouvons déguster notre poissons avec ses papas au ketchup et ses verduras.
Je m'ennuie un peu sur cette plage au bord de l'océan et je décide de retourner dans le camping-car pour continuer le classement de nos photos. Pendant ce
temps, Georges se fait des "copains" sous la paillotte. Le propiétaire des lieux est venu s'attabler avec son pourvoyeur en poissons. Le type a tout l'air du clochard
qu'il est. Il n'a pas de maison. La nuit, il dort sur la plage en s'enfouissant dans le sable. Il a apporté avec lui une grande bouteille de Mezcal qu'il s'efforce
d'ingurgiter consciencieusement. Bientôt grâce à lui, tout un monde prend vie au bord de l'océan. Des monstres ailés sortent des flots et rôdent la nuit près de la
lagune. Toutes les 5 minutes, il crache avec application dans le sable. Bref, Georges est en bonne compagnie, d'autant que Luis lui parle comme si il maîtrisait
parfaitement l'espagnol.
A la tombée de la nuit, nous partons faire une promenade sur la plage pour admirer le coucher de soleil en même temps que le lever de lune. Un très beau
moment.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/21/2010 Nous quittons la plage de Cerro Hermoso. En chemin, nous aperçevons pour la première fois un groupe de rapaces noirs au bord de l'eau. Nous les identifierons
plus tard : ce sont des urubus noirs. Non loin de là, des aigrettes tiennent compagnie à des vaches aux longues oreilles tombantes avec une bosse sur le dos.
Nous n'avons guère aperçu la lagune, si ce n'est le petit coin de plage que nous avons fui, assaillis par les hordes de "Tour Opérators" pour voyageurs
richissimes. Nous décidons d'explorer les environs pour savoir s'il existe une voie moins fréquentée pour atteindre la lagune. C'est ainsi que de chemin de terre en
chemin de terre nous traversons la campagne où nous croisons des campesinos, machette à la main, à pied, à dos de cheval ou d'âne. Chacun oeuvre à nourrir
et soigner les vaches, couper les branches, cueillir le fruits, réparer les cabanes. Nous atterrissons finalement au bord de l'eau près d'un petit débarcadère
vaseux ménagé au milieu de la mangrove. Rien d'autre ici qu'une odeur nauséabonde. Demi-tour. La laguna de Chacahua nous aura beaucoup déçus.
La route qui longe la côte est plutôt en bon état et nous devrions pouvoir atteindre la plage de Zipolite, près de Puerto Angel avant la fin de l'après midi. Direction
le sud. Nous passons à nouveau Rio Grande puis Puerto Escondido. Stop. Une longue file est arrêtée devant nous. Le pont sur le rio Colotepec est à nouveau
barré par les travailleurs révolutionnaires. Nous voilà piégés à Puerto Escondido. Pour contourner le barrage, 500 kilomètres à travers la sierra avec le risque de
rencontrer un autre blocage dans la montagne.
Nous retournons au camping de la Villa Las Brisas de Puerto Escondido pour passer le reste de la journée. combien de jours allons nous rester coincés ici ? Nous
décidons de tenter de nous lever à l'aube le lendemain pour tenter de traverser le pont.
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Mexique Oaxaca 12/22/2010 6h00 du matin. L'aube teinte à peine le ciel. Nous allons tenter de passer le pont sur le rio Colotopec. Nous plions bagage rapidement et prenons la route.
Désappointement. Tout est bloqué. Deux files de voitures, bus, camions et camionettes sont immobilisées. Et avec le terre-plein central, impossible de faire demi
tour. Combien de temps allons-nous rester ici ? A notre droite, des ouvriers prennent le café dans la benne d'un pick-up. Puis, tout à coup, les files de voitures
s'ébranlent. Nous n'osons croire au miracle. Passera, passera pas. Tout peut se refermer d'un instant à l'autre. Finalement, nous atteignons le pont et traversons
le rio Colotepec. Il est à peine 7h00.
Nous décidons d'aller prendre notre petit déjeuner et de nous préparer sur la plage de Los Naranjos où nous avons dormi il y a cinq jours, lors du 2e barrage.
Nous espérons qu'aucun obstacle nous empêchera de rejoindre la plage de Zipolite où nous avons prévu de passer Noël près de Puerto Angel. Nous atteignons
le camping de Los Mangos sans encombre après avoir longé la jolie plage et les boutiques de Mazunte. Pour nous, c'est un camping de grand luxe avec piscine
sous les cocotiers. Et pour une fois, nous ne sommes pas seuls. Quelques "snowbirds" canadiens et étatsuniens passent l'hiver ici.
Nous sommes bientôt invités à partager le repas de Noël du camping, le 24 décembre et un autre repas le dimanche suivant. Nous partons faire un tour dans le
petit village balnéaire aux rues bordée de palapas, ces abris précaires en planches, couverts de palmes de cocotiers. Dans une boutique je m'achète enfin un
maillot de bain. Je vais pouvoir profiter de la grande bleue. Georges me dit que c'est un comble d'acheter un maillot de bain sur la seule plage nudiste du
Mexique. Le rivage est un décor de rêve. La plage est enchâssée dans une crique entre de gros rochers, surmontés de palapas aménagées en hôtel. Décor
genre île de pirates des caraïbes. Nous flânons au bord de l'océan en sirotant du lait de coco avec une paille. Encore une fois, nous sommes dans la carte
postale. Nous finissons l'après midi au bord de la piscine. Pour la première fois depuis que nous voyageons en camping-car nous avons déroulé le store et installé
la table dehors. Une première encore, Georges a raccourci son pantalon pour le transformé en bermuda et il a enfilé des sandales. Les vacances peuvent
commencer.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/23/2010 Nous avons décidé de profiter de la plage de bon matin pour ne pas subir la chaleur. Après le petit déjeuner, nous partons draps de bain sous le bras. La
température est idéale. L'océan pacifique nous offre une eau à point et nous profitons pendant une heure du bain à remous avec les vagues qui nous fouettent le
dos et les jambes. Petite séance de séchage sur la plage et nous voilà de retour au camping. C'est le jour de mon rendez-vous chez le coiffeur. Georges doit me
faire ma teinture, je ressemble à un épouvantail. Sitôt dit sitôt fait.
Il est presque midi lorsque nous avons fini de nous préparer. Nous partons faire quelques courses dans la rue principale. C'est facile, il n'y a qu'une seule épicerie.
Nous y trouvons quelques légumes douteux pour préparer un taboulé. Nous sommes bien loin des beaux marchés de l'intérieur des terres. Le commerçant doit
estimer que c'est bien suffisant pour les gringos. Retour au camping.
Après le repas de midi, Georges s'offre une bonne sieste pendant que je poursuis l'écriture de notre livre. Une journée de farniente, comme des vacances au bord
de la mer Méditerranée. Nous passons la soirée devant un film visionné sur l'ordianteur. C'est vraiment les vacances. Demain, c'est le 24 décembre. Nous avons
un rendez-vous internet avec la famille à 20h00, heure française.
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Mexique Oaxaca 12/24/2010 Toujours des problèmes électriques. Lorsque nous sommes à l'arrêt plusieurs jours, impossible de connecter la batterie au secteur. En journée, les panneaux
solaires chargent la batterie mais celle-ci ne tient pas la charge et lorsque la nuit tombe, elle est à plat. Résultat le réfrigérateur ne fonctionne plus. Ce matin,
Georges doit aller chercher de la glace à l'épicerie du coin. Nous passons la matinée à préparer le taboulé que nous avons promis pour le repas du soir. Par
manque de froid, nous devons le confier à Leslie et Mike, les deux étatsuniens du Wisconsin qui organisent le repas.
Comme prévu, à 13h00, heure locale, nous nous connectons avec la France. Là bas, il est 20h00 et le réveillon de Noël commence à peine. C'est vraiment
étrange : nous sommes sous le soleil des tropiques, notre famille est réunie dans une maison entourée de ténèbres et de neige. Nous trinquons de chaque côté
de l'écran. D'un monde à l'autre, nous revenons au Mexique. Ici, le repas réunit 5 nationalités et 3 langues différentes. Mike et Leslie, Helen et Richard également
étatsuniens du Massuchusset, Marylin et Bob, deux australiens, Germain et Suzanne, Yves et Chantal deux couples de canadiens québecois, un autre couple de
canadiens anglophones, le patron du camping et ses employés mexicains et nous, français. Mais tout l'un dans l'autre, nous arrivons à échanger autour du poulet
grillé, du chorizo, du poisson pêché par Mike, des patates, du taboulé, des salades et des desserts. Le Mezcal, offert par le patron du camping coule à flot et les
rires qui fusent sans distinction de langue, se font de plus en plus bruyants
Lorsque la nuit tombe, le repas se poursuit à la lumière des bougies. Nous finissons la soirée entre francophones, chantant les louanges de notre belle langue
française.
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Mexique Oaxaca 12/25/2010 Nous quitterons le camping lundi. Nous espérons pouvoir faire laver notre linge ici avant de partir. Nous portons nos trois sacs à la laverie ou la propriétaire nous
promet le travail terminé pour le soir même. Retour au camping. Quelques envois d'e-mails et c'est l'heure du repas de midi. En début d'après midi, je rend visite à
Bob et Marylin, les australiens qui avaient promis de nous donner des informations concernant l'assurance voiture en Amérique Centrale et Amérique du Sud. Ils
m'indiquent aussi des sites internet sur lesquels nous pourrions trouver des informations supplémentaires sur ces régions. Lorsque Georges vient me rejoindre, il
m'annonce qu'il a vu un gros iguane vert dans les arbres et qu'il a peu le photographier. Je n'ai que les photos pour pouvoir l'admirer.
Notre seconde visite est pour Germain et Suzanne les québecois déjà rencontrés à Oaxaca. Nous nous entendons bien et passons d'agréables moments
ensembles. Germain nous encourage à installer SKYPE sur notre ordinateur. Jusqu'à présent, nous n'avions que MSN. Sitôt dit, sitôt fait. Nous nous faisons un
petit coucou de caravane à camping-car par écran interposé : ça marche. Et grâce à SKYPE, nous pouvons entrer en contact avec d'autres membres de notre
famille en France.
A la tombée de la nuit, nous partons chercher notre linge et trouvons porte close. Nous aurions du nous en douter. C'est le jour de Noël. La brave dame n'a pas
su refuser le travail que nous lui demandions mais elle a été passer la journée en famille. Tant pis pour nous. En revanche, nous faisons la connaissance de
Carole, une québecoise échouée ici. Elle a perdu tout son argent dans des investissements douteux et n'a plus un sou en poche. Coincée ici, sans aucune
perspective au Canada, elle espère se "refaire" dans la vente de bijoux fantaisie. Nous lui souhaitons bonne chance.
Pays Etat Date Récit
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Mexique Oaxaca 12/26/2010 De bon matin, nous partons à la laverie pour récupérer notre linge. Heureusement, tout est prêt et nous repartons nos paquets sous le bras. Puis, nous profitons
de la plage avant que le soleil ne devienne trop ardent. Nous avons le plaisir d'y retrouver Suzanne avec qui nous faisons une bonne baignade. Un peu de
farniente sur le sable et nous rentrons au camping.
Aujourd'hui, il faut plier bagages, faire le plein et les vidanges car demain, nous reprenons la route. Ce soir, nous participons au repas donné par Helen et Richard,
nos deux étatsuniens du Massachussett. Nous préparons des canapés qui servirons d'amuses-gueule avant la fondue du boeuf et de légumes. Helen a concocté
un bouillon avec du vin et des épices pour cuire la viande et les légumes.
A la table, des francophones, Yves et Chantal, Suzanne et Germain et nous plus Mike et Leslie qui se sentent un peu isolés étant les seuls anglophones de la
tablée. Côté anglophones Bob et Marylin, Helen et Richard et deux couples de canadiens. Les mexicains se partagent la troisième table. Mais finalement, après la
fondue, les groupes se mélanges et nous parlons un anglo-franco-espagnol qui amuse tout le monde. Le Mezcal, la Vodka, la bière et le vin coulent à flot si bien
que certains n'ont plus tout à fait les idées claires. Mais la soirée est parfaite et se termine dans la bonne humeur.
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Mexique Oaxaca 12/27/2010 C'est notre anniversaire. Voilà maintenant 1 an que nous sillonnons les routes du monde. Italie, Grèce, Canada, USA, Mexique. 365 jours dans notre camping-car.
Des souvenirs plein la tête, des dizaines de rencontres, des paysages magnifiques mais aussi quelques galères qui ne nous paraissent plus aujourd'hui que des
péripéties de notre voyage. La confrontation avec d'autres modes de vie, si différents de la France, avec d'autres nourritures, d'autres cultures. Après avoir
balbutié quelques phrases en grec, nous avons exercé notre anglais au Canada et aux USA. Depuis deux mois au Mexique, nous avons réussi à mettre en place
un vocabulaire de survit en pays hispanophone. Nous nous débrouillons avec notre espagnol débutant pour tous les actes quotidiens de la vie. Mais les
conversations philosophiques sont encore bien loin. Bref, une année d'enrichissement extraordinaire.
Mais aussi, comme aujourd'hui, la tristesse de quitter nos amis de rencontre. Nous laissons à Zipolite Germain et Suzanne nos amis québecois avec qui nous
avons passé de très bons moments. Adieu la plage de Zipolite et ses cocotiers. Nous partons en direction du Chiapas.
La route panaméricaine longe la côte pacifique en sinuant à travers la sierra qui plonge directement dans l'océan. Nous faisons halte dans l'immense complexe
toursitique de Huatulco, impeccable, propre, les avenues tirées au cordeau, les pelouses verdoyantes. Incroyable au Mexique. On se croirait à la Grande Motte.
Nous faisons nos achats à l'enseigne "Che" et prenons notre repas de midi sur le parking du super marché. Puis nous reprenons la route en direction du sud. A
droite les lagunes qui bordent l'océan, à gauche, la sierra.
Peut avant Salina Cruz, nous rentrons à l'intérieur des terres pour rejoindre Santo Domingo Tehuantepec et le "camping" de Santa Maria Mixtequilla. Après avoir
traversé le village à la recherche du fameux camping, un quidam nous oriente vers un chemin qui prend sa source entre deux dépôts d'ordures au bout de la rue
principale. Nous arrivons sur un terrain plantés d'immense manguiers. Le sol est jonché d'ordures. La plupart des installations ont brûlé. Celles qui tiennent encore
debout sont inondées à l'exception des toilettes des dames qui servent de domicile à toute une famille. Une brebis et son petit cherchent leur pitance au milieu
des sacs plastiques. Quatre chiens batifolent au milieu des vieux papiers. Nous envisageons de déguerpir, tant l'endroit nous paraît lugubre. Genre Haut de
Hurlevent à la mexicaine. Mais le soir tombe et nous n'avons pas le courage de chercher un autre bivouac à cette heure là.
Seul intérêt de l'endroit, une bananeraie qui jouxte le "camping" et dans laquelle j'ai tout le loisir de photographier des régimes de bananes. La nuit est
complètement tombée lorsque le gardien des lieux vient nous réclamer le paiement du droit de camper. Tout est noir, nous ne voyons même pas son visage, à
peine éclairé par la lumière qui provient de l'intérieur du camping-car. Nous lui laissons les 50 pesos réclamés pour stationner sur son dépôt d'ordures et
refermons vite la porte. Espérons que la nuit sera tranquille.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/28/2010 Nous quittons sans regret le "camping" de Santa Maria Mixtequilla pour reprendre la route en direction de Juchitan. Nous découvrons avec horreur cette région
Chiapas qui, avec la ville voisine de La Ventosa sert d'immense dépôt d'ordure pour les complexes touristiques de la côte. Sur le Pacifique, Huatulco, propre, net,
impeccable pour la bonne conscience des touristes étrangers. Ici, des monceaux d'ordures de partout jusque dans les rues de la ville. Des odeurs de détritus en
train de se consumer sur des tas fumants. Certains se sont spécialisés dans le tri des bouteilles en plastique. La nature y est avilie au point d'en vomir. Des sacs
plastique déchirés recouvrent tout, de partout. Par dizaines, des urubus noirs planent au dessus des décharges et se repaissent des immondices. Comble de
l'ironie, La Ventosa se targue de développer une énergie verte grâce à l'implantation de plusieurs centaines d'éoliennes sur les tas d'ordures. La traversée de
cette région nous laisse un goût amer. Les ordures nous tiennent compagnie le long de la route jusq'à notre entrée dans l'état du Chiapas. Ici, les bas côtés sont
propres. Où se cache la décharge d'immondices du Chiapas ?
Nous retrouvons la côte pacifique pour nous rendre à Puerto Arista où nous avons repéré un camping. C'est notre dernière escale sur la côte pacifique mexicaine.
Nous nous installons chez Joe's Cabañas et passons une partie de l'après midi sous les cocotiers, plongés dans nos livres respectifs. Au fond du camping, une
petite lagune avec une mangrove. Munie de mon appareil photo, je décide d'aller à la découverte des lieux. D'étranges oiseaux gris au bec épais poussent des
cris dans les branches des arbres dont les racines plongent dans l'eau. Je m'approche pour contourner une petite barque posée dans l'herbe. Et je me sauve ne
courant. Je viens de tomber nez à nez avec un crocodile d'au moins 1m 50 de long. Aussi effrayé que moi, la pauvre bête c'est sauvée en sens inverse, dans
l'eau. Je n'ai même pas eu le réflexe d'immortaliser ce moment avec mon appareil photo, trop occupée à m'assurer que d'autres petites bestioles sympathique ne
traînaient pas dans les environs.
Après ce petit intermède, nous partons pour la plage. Rien à voir avec la plage idylique de Zipolite. Ici, une longue bande de sable gris avec aucun rocher pour
accrocher le regard. Deux bâteaux de pêche sont amarrés au large. Le sable sert surtout de piste de vitesse pour les conducteurs de quad qui paradent le long du
rivage. Impossible de jouir paisiblement du spectacle de l'océan. Nous rentrons au camping un peu déçus. Une famille de touristes mexicains anime les cabañas
de Joe de manière un peu trop démonstrative. Rires, chansons et musiques envahissent tout le camping. Là encore impossible de se reposer au calme.
Heureusement le tapage cesse vers 20h00. Nous pouvons espérer une nuit tranquille.
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France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Oaxaca 12/28/2010 Nous quittons sans regret le "camping" de Santa Maria Mixtequilla pour reprendre la route en direction de Juchitan. Nous découvrons avec horreur cette région
Chiapas qui, avec la ville voisine de La Ventosa sert d'immense dépôt d'ordure pour les complexes touristiques de la côte. Sur le Pacifique, Huatulco, propre, net,
impeccable pour la bonne conscience des touristes étrangers. Ici, des monceaux d'ordures de partout jusque dans les rues de la ville. Des odeurs de détritus en
train de se consumer sur des tas fumants. Certains se sont spécialisés dans le tri des bouteilles en plastique. La nature y est avilie au point d'en vomir. Des sacs
plastique déchirés recouvrent tout, de partout. Par dizaines, des urubus noirs planent au dessus des décharges et se repaissent des immondices. Comble de
l'ironie, La Ventosa se targue de développer une énergie verte grâce à l'implantation de plusieurs centaines d'éoliennes sur les tas d'ordures. La traversée de
cette région nous laisse un goût amer. Les ordures nous tiennent compagnie le long de la route jusq'à notre entrée dans l'état du Chiapas. Ici, les bas côtés sont
propres. Où se cache la décharge d'immondices du Chiapas ?
Nous retrouvons la côte pacifique pour nous rendre à Puerto Arista où nous avons repéré un camping. C'est notre dernière escale sur la côte pacifique mexicaine.
Nous nous installons chez Joe's Cabañas et passons une partie de l'après midi sous les cocotiers, plongés dans nos livres respectifs. Au fond du camping, une
petite lagune avec une mangrove. Munie de mon appareil photo, je décide d'aller à la découverte des lieux. D'étranges oiseaux gris au bec épais poussent des
cris dans les branches des arbres dont les racines plongent dans l'eau. Je m'approche pour contourner une petite barque posée dans l'herbe. Et je me sauve ne
courant. Je viens de tomber nez à nez avec un crocodile d'au moins 1m 50 de long. Aussi effrayé que moi, la pauvre bête c'est sauvée en sens inverse, dans
l'eau. Je n'ai même pas eu le réflexe d'immortaliser ce moment avec mon appareil photo, trop occupée à m'assurer que d'autres petites bestioles sympathique ne
traînaient pas dans les environs.
Après ce petit intermède, nous partons pour la plage. Rien à voir avec la plage idylique de Zipolite. Ici, une longue bande de sable gris avec aucun rocher pour
accrocher le regard. Deux bâteaux de pêche sont amarrés au large. Le sable sert surtout de piste de vitesse pour les conducteurs de quad qui paradent le long du
rivage. Impossible de jouir paisiblement du spectacle de l'océan. Nous rentrons au camping un peu déçus. Une famille de touristes mexicains anime les cabañas
de Joe de manière un peu trop démonstrative. Rires, chansons et musiques envahissent tout le camping. Là encore impossible de se reposer au calme.
Heureusement le tapage cesse vers 20h00. Nous pouvons espérer une nuit tranquille.
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Mexique Chiapas 12/29/2010 Direction Tuxtla Gutierrez. Nous avons prévu de prendre la route buissonnière qui passe par Villa Flores pour nous replonger dans la campagne mexicaine, loin
de l'agitation des villes et des lieux touristiques. Et nous sommes servis. Mentionnée comme une voie secondaire asphaltée, cette route réunie plus de nids de
poules et de fondrières que nous n'en n'avons jamais vu au Mexique. Des trous d'au moins 20 cm de profondeur et trenant parfois presque toute la largeur de la
voie rendent la circulation des plus cahotique. Par endroit, la route effondrée de part et d'autre dans les talus, laisse à peine le passage pour une voiture. Ailleurs,
c'est la paroie terreuse qui a glissé sur l'asphalte. Bon côté des choses : pas de topes parce qu'il n'y a pas de village, pas de ravin et le paysage dans la sierra est
très beau.
Nous croisons une ou deux fermes typiques de la région en briques crues avec toits de tuiles arrondies et verandas soutenues par des piliers de bois. Après 80
kilomètres à ce régime, nous rejoignons Domingo Chanona avant de remonter au nord-est en direction de Tuxtla Gutierrez. La circulation se densifie mais l'état de
la route ne s'améliore guère. Ici, le char à boeufs sous un joug de bois est de rigueur. Les deux roues des carrioles sont encore en bois avec cerclage de fer. S'il y
a quelques voitures individuelles la plupart des personnes se déplacent à cheval, à vélo ou avec un tri-porteur à moins que ce ne soit en moto-taxi ou en bici-taxi.
Nous arrivons finalement à Tuxtla Gutierrez où nous nous installons au coeur de la ville dans le parking de l'hôtel Hacienda. Nous avons l'impression de camper
au coeur d'une mini-jungle avec des plantes grimpantes à profusion qui s'enroulent autour des palmiers. Nous finissons la journée tranquillement en nous
connectant sur internet. Nous souhaitons contacter une compagnie d'assurance en Allemagne qui pourrait nous établir un contrat pour notre voiture couvrant
l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud. Nous devons y songer, il nous reste moins de 1 mois à passer au Mexique.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 12/30/2010 Nous nous levons à 6h00 pour aller visiter le cañon de Sumidero, l'attraction du coin. Il a été taillé par la rivière qui coule au pied de falaises de près de 1000
mètres de haut. Des promenades en barque à moteur sont organisées depuis les embarcadères installés à Chiapa de Corzo en aval du rio. Nous avons choisi
d'embarquer à partir de la marina Amikuu, aux couleurs du parc national qui présente l'avantage de posséder un grand parking. Nous constatons d'ailleurs que
nous aurions probablement pu bivouaquer ici à moindre frais en attendant l'embarquement.
C'est ici que nous faisons la connaissance dun couple de marsaillais, Dominique et André, accompagnés de leur fille, qui poursuit des études universitaires à
Mexico, et sa copine. Nous partons en direction du cañon au milieu de gerbes d'eau, tous sanglés dans nos gilets de sauvetage vert-armée.
Le spectable pourrait être grandiose si nous ne naviguions au milieu d'une immense décharge à ordures flottante. Elles s'amassent tant dans la grotte dédiée à la
Virgen qu'elle gênent les manoeuvres des barques. Sur la rive, un crocodile feint d'ignorer les badauds qui le photographient sous toutes les coutures. Plus loin,
des nuées d'urubus noirs se pavanent sur une plage et envahissent les arbres environnants. Des petits cormorans perchés sur des branches au dessus de l'eau
déploient leurs ailes pour prendre le soleil. Des hérons blancs montent la garde le long du courant.
Nous voici arrivés au bout du cañon. Nous débarquons au pied de la montagne pour visiter le petit zoo installé là. Dans une volière nous pouvons approcher un
toucan et des perroquets. Plus loin des vivariums exposent des serpents et des crocodiles. Nous avons l'occasion d'admirer de plus près deux pythons albinos de
Birmanie qui s'enlacent. Notre promenade nous conduit ensuite près des enclos des pumas, des jaguars et des cerfs. Rien de très passionnant surtout que les
animaux sont installés dans des espaces plutôt exigus. En revanche nous apprécions la balade paisible dans la forêt accompagnés par le bruit du ruisseau qui
serpente sous les arbres.
Après avoir fait le tour du zoo, nous nous installons à la terrasse du restaurant qui domine le rio. Un moment agréable que nous prolongeons en compagnie
d'André et Dominique. Nous profitons de l'occasion pour leur demander de rapporter avec eux en France un colis que nous destinons à notre famille. Vu le
fontionnement de la poste mexicaine, il nous est impossible d'envoyer quoi que ce soit par courrier. D'abord réticents, ils accèptent finalement d'être nos
messagers. Nous verrons bien si nos cadeaux arrivent à destination.
Le retour en barque se fait encore plus rapidement qu'à l'aller bien qu'il nous faille nous arrêter à plusieurs reprises pour équilibrer la charge : les plus lourds font
pencher la barque d'un côté ; il faut échanger les places. Après deux ou trois intermèdes du même type, le chargement parait enfin convenable et nous rentrons
dans une gerbe d'écume. Une photo souvenir et nous quittons André et Dominique pour retourner à l'hôtel Hacienda.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 12/31/2010 Dernier jour de l'année 2010. J'ai passé une nuit épouvantable. Victime d'insomnie, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit et ce matin je suis complètement anéantie. Je
fonctionne comme un robot et marche dans un état second. Heureusement Georges est là pour mener les opérations. Avant de quitter Tuxtal Gutierrez, nous
cherchons une banque pour faire un retrait en espèces. Pour la première fois, on nous refuse un retrait au guichet sous prétexte que la banque ne peut pas
appeler la France pour s'assurer de la validité de notre compte. Nous sommes obligés de faire un retrait limité au guichet automatique ce qui multiplie les frais
bancaires.
Lorsque nous quittons la ville, il est déjà 11h30. Une demie-heure pour nous extraire de la circulation et nous prenons la route qui travers la sierra pour nous
rendre à San Cristobal de las Casas. Peu après Chiapa de Corzo, nous découvrons la petite cascade de Chorreadero. Nous grimpons jusqu'au sommet de la
chute pour pénétrer dans la grotte d'où jaillit l'eau. Quelques photos et nous reprenons la route qui s'élève jusqu'à 2 300 mètres d'altitude<; La sierra du Chiapas
est peuplée d'indiens dont les femmes portent toujours la tenue traditionnelle : jupe noire, blouse et châle brodé avec une pièce de tissu pliée en quatre, posée sur
la tête.
Nous traversons de nombreuses cultures de maïs, de grandes étendues couvertes de serres et des plantes qui grimpent sur des treilles que nous ne parvenons
pas à identifier. Nous arrivons à la petite ville de Navenchauc qui semble avoir subi une grave inondation. Une grande partie du village est sous l'eau. Des serres
sont complètement noyées. Nous traversons encore Nachic avant d'arriver à San Cristobal de las Casas. L'hôtel où nous espérions nous arrêter pour camper est
malheureusement fermé pour cause de rénovation. Nous sommes en train de errer dans la ville à la recherche d'un endroit pour poser nos roues lorsque nous
croisons Loïc, Mat et Ben qui voyagent au Mexique en vélo. Loïc est français. Mat et Ben sont canadiens. Les hasards de la route les ont réunis et ils se dirigent
ensemble vers le Guatemala. Un petit salut et nous nous quittons. Peut-être nos routes se croiseront-elles un jour de nouveau.
Renseignements pris, nous trouvons enfin un camping au Rancho San Nicolas, très bien situé, à proximité du centre ville. Ce soir, c'est le réveillon de la Saint
Sylvestre. Malheureusement, ma nuit blanche de la veille se fait sentir et je suis incapable de veiller pour voir arriver la nouvelle année. Le soir venu, Georges
s'installe devant l'ordinateur pour regarder un film.
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Mexique Chiapas 1/1/2011 Nous entamons un agenda tout neuf pour écrire les évènements de la nouvelle année qui s'ouvre devant nous. Toutes les pages blanches sont autant de
promesses pour les jours à venir. Pourtant, ce 1er de l'an 2011 n'est pas extraordinaire. J'ai passé une seconde nuit sans trouver le sommeil alors qu'à minuit, des
pétards ont explosé dans tous les coins de la ville. Ce matin, ça ne va vraiment pas très fort. En fin de matinée, nous partons tout de même visiter le centre
historique de San Cristobal.
La ville coloniale prend la forme d'un quadrillage de rues bordées de maisons basses multicolores aux toits de tuiles rondes. La ciruculation pietonnière se fait sur
d'étroits trottoirs, très haut dessus du niveau de la chaussée pavée. Le trafic automobile n'est pas trop intense et les rue piétonnières autour du zocalo permettent
aux nombreux touristes de se promener en toute quiétude. Sur les parvis des églises les femmes amérindiennes en tenue traditionnelle se pressent pour ventre
bracelets et ceintures tissées, châles et blouses brodés, portes-monnaie et sacs.
Devant la cathédrale, Georges se fait astiquer les chaussures par un petit cireur de rue. Elles en avaient bien besoin. A la recherche d'un restaurant qui vende
autre chose que des pizzas ou des hamburgers nous découvrons la boutique de Quentin Laloire, un chocolatier belge, calle Real de Guadalupe. Quentin est
wallon et parle français. Il fabrique de délicieux chocolats avec du cacao de la région. Il nous recommande le restaurant de Doña Chayito, un peu plus loin dans la
rue.
Nous ne regrettons pas de suivre son conseil. Le petit restaurant de Doña Chayito ne paye pas de mine. Pas de vitrine tapageuse. Nous rentrons directement
dans la cuisine où quelques tables sont installées. Nous dégustons du poulet assaisonné de sauces délicieuses au citron et au basilique. Nous découvrons aussi
l'Agua Jamaïca, une boisson rouge fabriquée à partir de fleurs de Jamaïca, macérées dans de l'eau.
Après le repas nous partons à l'assaut de la chapelle del Cerrito de San Cristobal située au sommet d'une petite colline qui domine la ville. Il nous faut gravir les
centaines de marche qui conduisent jusqu'au sanctuaire. Mais nous sommes récompensés par une jolie vue d'ensemble sur la ville. C'est fourbus que nous
rentrons au camping.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 1/2/2011 Dimanche. C'est jour de marché à San Juan Chamula, le village amérindien situé à 12 kilomètres de San Cristobal. Les Tzotziles et les Tzeltales, descendants
des mayas viennent sur la grande place pour écouler leur production. C'est une route à deux fois deux voies qui nous conduit jusqu'au vaste parking à l'entrée du
village. Sous le parking, le cimetière autour d'une église en ruine. La rue centrale descend jusqu'au bourg où le marché se tient autour de l'église.
Ici, les hommes portent des sarapes de laine blanche, des sortes de poncho en fourrure de laine, serrés à la taille par une ceinture de cuir par dessus un pantalon
court, blanc. Le costume est complété par l'indispensable machette. Les mayordomos, qui semblent faire la police, portent des sarapes noires et un chapeau
conique à large bords garni de rubans multicolores. Un bâton décoré marque leur autorité. Sur une esplanade qui surplombe la place les notables tiennent
réunion. Ils sont entièrement vêtus de blanc. Il est totalement interdit de les photographier. Les femmes portent des jupes noires en fourrure de laine tenues par
une ceinture tressée, un corsage blanc et un châle brodés, une pièce de tissu plié en quatre sur la tête. Un autre morceau de tissu, porté en écharpe, sert à
transporter marchandises et enfants en bas âge.
Nous déambulons parmi les étales posés à même le sol. Chaque commerçant a disposé sur une couverture des petits seaux en plastique remplis de fruits et de
légumes. Les seaux servent de mesure pour la vente : un seau de n'importe quoi, c'est 10 pesos. On trouve des mandarines, des tomates, des papayes, des
avocats, des piments, des petites courgettes rondes, quelques carottes, des oignons, de l'ail. Certains vendent des quartiers de pommes de terre cuite en robe
des champs, au détail. On peut acheter un, deux ou trois quartiers d'une pomme de terre. D'autres encore proposent des crevettes et du poissons séché, du
fromage et des herbes aromatiques. Au milieu des marchands, de petites cantines sont installées pour vendre des tamales, des viandes en sauce, cuits dans de
gros chaudrons. De petites chaises d'enfants sont installées autour des marmites pour déguster les plats préparés. Beaucoup de chalands boivent un liquide
inconnu dans des calebasses.
Après avoir fait le plein de fruits et légumes, nous quittons le centre du village par le petit marché artisanal où nous achetons un sac brodé en prévision d'un
prochain cadeau. Nous ne savons pas encore comment nous pourrons le faire parvenir en France. De retour au camping, nous prenons notre repas avant que
Georges se penche sur notre budget et que je m'attele à la mise à jour de notre site internet. Nous souhaitons renouveler les textes de présentation de notre site
pour tenir compte de notre première année de voyage.
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Mexique Chiapas 1/3/2011 Avant de quitter le camping San Nicolas, nous faisons nos adieux à Andreas, Fredericke et au petit Anthon, un couple d'allemand et leur petit garçon don nous
avons fait connaissance la veille. Quelques courses à l'enseigne "Chedraui" et nous prenons la direction de Palenque où nous avons prévu de passer la prochaine
nuit. La route serpente à travers la sierra à près de 2 000 mètres d'altitude parmi les pins avant de redexcendre sur le versant atlantique au milieu de la forêt
tropicale. Ou plutôt ce qu'il en reste, c'est à dire des lambeaux, la bête humaine ayant massacré la quasi totalité de la forêt pour planter maïs et bananier et se
procurer le bois nécessaire à la cuisson des aliments.
Les maisons en planches sont à peine plus grande que les baraques qui abritent les commerces pour les marchés de Noël en France. La plupart sont propre,
parfois peintes de couleurs vives et arborent une antenne satellite plus grosse que les habitations elles-mêmes. Et des enfants, des enfants de partout, par
centaines, les plus grands portant les plus petits. La plupart du temps pieds nus, parfois entièrement nus. La coutume ici est de tendre des cordes en travers de la
route pour arrêter les automobilistes et tenter de leur vendre des fruits épluchés, des morceaus de canne à sucre, des gâteaux, des bananes, du lait de coco dans
des sacs en plastique avec une paille.
Nous traversons Santa Maria, à une trentaine de kilomètres de Palenque. Un bruit dans le moteur. Stop. Nous n'irons pas plus loin.
La courroie de l'alternateur vient de casser. Un voyage immobile commence. Garés devant la gargotte où travaillent Martin, Juan et Severino nous partons à la
recherche d'un "taller mecanico" (prononcer Tayeur mecanico), un atelier de mécanique. On nous en indique un à quelques kilomètres de là. Nous sautons dans
la benne d'un "collectivo" et pour diez pesos, nous sommes déposés devant l'échoppe rustique de notre sauveur qui opère en plein air au milieu d'un tas de vieux
pneus usagés mais encore utilisables. Nous repartons tous dans son "collectivo" pour établir un diagnostic : une courroie est cassée, une autre est usée jusqu'à la
trame et une troisième à "sauté". Nous partons faire le tour des "taller mecanico" du coin pour tenter de trouver des "bandas" (courroies) à la bonne dimension.
Peine perdue.
Pays Etat Date Récit
La nuit tombe lorsque le mecanico propose à Georges de l'accompagner jusqu'à Palenque pour tenter de trouver des "bandas" à la bonne taille. Je reste au bord
de la route dans l'accueillante gargotte où je passe la soirée avec Maritn, Juan et Severino. Deux heures plus tard, Georges et le mecanico reviennent avec deux
bandas de taille différente. Il y en aura peut-être une qui pourra s'adapter. Lentement, nous conduisons la voiture jusqu'à l'atelier de campagne où nous passerons
la nuit. Le mecanico et ses ouvriers décident de se mettre à l'oeuvre dans l'instant, alors que la nuit est tombée depuis longtemps. A la lueur de notre lampe
portable et avec l'aide de nos outils, l'équipe commence à démonter le moteur pour tenter d'installer les courroies. Assise sur une chaise en plastique rouge "coca
cola" j'attend en compagnie des enfants du mecanico qui m'explique un jeu de carte.
Un camion s'arrête devant l'atelier. Une llanta (pronononcer yanta), un pneu vient de crever alors que le chauffeur et son acolyte conduisent deux vaches à
l'abattoire de San Cristobal. Un répit pour les deux bovins qui attendent stoïcs dans la benne du camion. Le pneu incriminé est usé jusqu'à la corde. Impossible de
le remettre. Pour quelques pesos, le mecanico installe une nouvelle chambre à air et un pneu un peu moins usé que celui qui a rendu l'âme. Et le convoi repart
dans la nuit à travers la sierra. Notre équipe se remet au chevet de notre véhicule. Nouvelle crevaison, nouvelle interruption. Finalement, vers 11h00 du soir tout
le monde jette l'éponge : une courroie est vraiment trop grande, l'autre est vraiment trop petite. Il est l'heure de se coucher, demain est un autre jour.
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Mexique Chiapas 1/4/2011 Nous sommes réveillés à 4h30 par un fou qui tambourine à la porte de la maison du garagiste. Sans doute un pneus crevé. Le patron du garge ne bronche pas et
le type fini par se lasser. Mais impossible de retrouver le sommeil. Georges doit retourner à 7h00 à Palenque avec le mecanico pour tenter de trouver la courroie
qui convient. Mais à l'heure dite, le gargiste décide de partir seul en collectivo pour chercher les bandas. Nous nous installons tous les deux au milieu des vieux
pneus et observons la vie de ce microcosme.
A l'arrière, un petit potager et un poulailler. A l'avant, sur le terre plein devant l'atelier, un couple vend des épis de maïs bouillis aux voyageurs de passage au cri
de "Eloté", nom donné ici à une variété de maïs. Les voitures aux pneus crevés se succèdent. L'état des "llantas" est à faire peur. Le temps s'écoule puis notre
garagiste revient avec deux courroies "à peu près" à la bonne dimension. Il faut 2h30 à 3 personnes suant et jurant pour arriver à remettre en place les courroies.
Mais ça marche. Nous pouvons repartir. En moins de 24 heures, en panne au milieu de la sierra ou on parle plus le maya que l'espagnol, dans un garage des plus
rustique, nous avons réussi à passer l'épreuve de la panne.
Trois quart d'heure nous suffisent pour atteindre le camping de Maya Bell, dans le parc national de Palenque. Un cadre idyllique, sur fond de forêt tropicale. La
moiteur de l'air nous donne l'impression de camper dans une serre du parc de la Tête d'Or, à Lyon. Dans la feuillée, on entent les cris des singes hurleurs qui
ressemblent plutôt à un rugissement ou au bruit d'un soufflet de forge. De nombreux oiseaux passent d'arbre en arbre en piaillant. Au fond du camping, une
piscine entourée de palapas. Sur une butte d'autres palapas abritent des hamacs pour le repos des routards.
Nous sommes entourés de teutons : des allemands et des suisses allemands. Ils s'expriment dans la langue de Goeth mais aussi en espagnol. Assez
curieusement, les jeunes enfants de la famille allemande la plus proche parlent et jouent entre eux en espagnol puis parlent allemand avec leur parents. Nous
imaginons qu'ils doivent séjourner en pays hispanophone depuis un long moment. Comme nous maîtrisons aussi mal l'allemand que l'espagnol, les échanges sont
limités.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 1/5/2011 Nous avons prévu d'aller visiter le site archéologique de Palenque, tout proche du camping de Maya Belle. Un bon trottoir mène au musée où nous achetons les
billets d'entrée. Nous passons une heure dans le musée à admirer les bas reliefs en stuc et les encensoirs en poterie. Ces pièces d'au moins un mètre de haut
figurent la tête d'un dieu, souvent grimaçant, surmonté d'un diadème à tête d'oiseau, d'un serpent et d'un autre oiseau aux ailes déployées qui sert de support à
l'encensoir. Le tout empilé ressemble à un totem. Les visages des dieux qui prennent les traits des amérindiens mayas sont très expressifs et personnalisés. Les
petites statuettes en terre cuite sont également très réalistes et permettent d'imaginer sans peine les personnages de leur vivant. Le visiteur peut faire le tour d'un
immense sarcophage de plus de 5 mètre de long, orné de bas reliefs représentant des guerriers.
La visite du musée achevée, nous partons explorer le site archéologique auquel on accède par un bon chemin aménagé à travers la forêt tropicale. La végétation
luxuriante est parcourue par des aroyos qui s'écoulent en cascades dans des bassins naturels. Il nous faut 3 heures pour visiter l'ensemble de la cité. Le groupe
central, le plus imposant et le mieux conservé est composé d'édifices entourant une vaste esplanade. Les autres groupes sont disséminés dans la forêt. Des
enfants abordent les passants pour leur vendre des pendantifs dont le symbole maya correspond à leur mois de naissance. De l'autre côté de la rivière des
dizaines de marchands amérindiens tous alignés les uns à côté des autres, vendant tous les mêmes bimbloteries fabriquées en série à l'usine, tentent de
persuader le visiteur d'acheter ces magnifiques pièces "artisanales".
De retour au camping, les cris des singes hurleurs nous attirent dans la forêt. Prudemment, nous parcourons une centaine de mètre dans la végétation dans
l'espoir d'apercevoir les primates. Finalement, tout là haut dans le feuillage, nous devinons trois singes qui passent de branche en branche puis s'immmobilisent
de long moment. Impossible de faire des photos. Ils sont beaucoup trop haut pour les pauvres objectifs de nos appareils. Nous sommes tout de même heureux
d'avoir pu les surprendre dans la forêt.
Avant la tombée de la nuit, nous réservons à la réception un collectivo pour nous rendre le lendemain aux cascades de Misol-Ha et Agua Azul.
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Mexique Chiapas 1/6/2011 A 9h00, nous attendons le collectivo qui doit nous conduire aux cascades. Avec une demi-heure de retard, le mini-bus s'engage sur la route qui mène à San
Cristobal de las Casas. Nous parcourons en sens inverse le chemin qui nous avait conduit jusqu'à Palenque et dépassons le "taller mecanico" où nous avons fait
réparer la voiture. Misol-Ha. Nous sommes en territoire zapatiste. Une corde est tendue au milieu de la route. Il faut payer 5 pesos par personne pour avoir le droit
de circuler dans cette région. Puis, il faut s'acquitter du droit d'entrée sur le site. Mais la cascade est spectaculaire. Une chute d'eau de 30 mètres de haut tombe
dans un bassin au milieu d'un crachin irisé par le soleil. Mais surtout, un cheminement permet de circuler derrière le rideau de la cascade. Douche garantie.
Nous prenons la direction de Agua Azul, l'Eau Bleue, la bien nommée. Toujours en territoire zapatiste. 5 pesos et un droit d'entrée sur le site plus loin nous nous
arrêtons devant un petit restaurant ménagé sous une paillotte. Il est midi et nous prenons le temps de déguster un poisson grillé dans le petit comedor avant de
partir explorer les rives du rio Agua Azul. Les visiteurs ici sont très nombreux, attirés par les dizaines de piscines naturelles propices à la baignade. Les eaux bleu
azur dévalent en cascade pour se jeter dans les bassins de calcaire. Nous remontons le cours du rio, bordé d'innombrables échoppes de marchand de souvenir
collées les unes aux autres. Des stands proposent des coktails de fruits débités en morceaux et des noix de coco fraîches. L'endroit est un vaste parc aquatique,
très beau. Mais la nature sauvage a depuis longtemps disparu. Nous regrettons un peu la beauté et le quiétude des parcs naturels étatsuniens.
Nous avons tout de même fait une jolie moisson de photos lorsque nous rentrons au camping.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 1/7/2011 Nous prenons le temps de nous réveiller tranquillement au son des rugissements poussés par les singes hurleurs. Aujourd'hui, nous nous rendons dans la ville de
Palenque pour chercher un connection internet. L'ordinateur portable dans un sac à dos, nous hélons un collectivo qui passe devant le camping. "Diez pesos" (dix
pesos) par personne et nous voilà déposés dans la rue principale. Nous arpentons l'artère un moment avant de trouver un café internet où nous nous installons.
Nous restons 5 heures devant le petit écran. Les messages se sont accumulés depuis notre dernière connection à Tuxtla Gutierrez. Nous parvenons à joindre les
membres de notre famille par vidéo mais la conversation est difficile compte tenu du bruit ambiant.
Finalement, nous partons à la recherche d'une banque pour retirer des pesos. Mais notre carte est refusée. Nous sommes en fin de journée et les distributeurs
sont peut-être vides car nous ne sommes pas les seuls à rencontrer des problèmes. Nous ferons une nouvelle tentative demain. Pour l'instant, nous hélons un
nouveau collectivo pour rentrer au camping. Diez pesos par personne et voilà de retour au Maya Bell. Nous faisons le plein d'eau en prévision de notre départ
demain matin et finissons la journée aussi tranquillement que nous l'avons commencée.
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Mexique Chiapas 1/8/2011 Aujourd'hui, nous avons fait connaissance avec notre deuxième "taller mecanico". Les routes du Mexique mettent vraiment la voiture à rude épreuve. Partis de
Tabasco Palenque vers 9h00, nous prenons la direction d'Escargesa, dans l'état de Campèche. 200 kilomètres sur une route plate à travers la campagne. Ici, la nature
Campèche sauvage a été rayée de la carte depuis longtemps et si ce n'était les rares palmiers qui émergent de temps à autre d'un bosquet, on pourrait se croire dans une
campagne française avec ses prés bien verts où paissent des troupeaux de vaches. Par endroits, de petites lagunes attirent des centaines d'aigrettes, des urubus
noirs et d'autres rapaces, peut-être des caracaras. Une halte pour faire le plein d'essence nous permet également de faire un retrait d'argent à un guichet
automatique. Nous sommes soulagés de savoir que notre carte de paiement fonctionne toujours.
Nous faisons un passage éclair de 8 kilomètres à travers l'état du Tabasco, juste le temps de payer un écot de 20 pesos pour avoir le droit de traverser un petit
pont. Puis c'est l'état de Campèche. C'est alors que des "glongs, glongs" répétés se font entendre à l'arrière de la voiture. Halte. Le pot d'échappement vient de se
dessouder. Georges le raccomode avec une ficelle et nous repartons. "Glongs, glongs". La ficelle a brûlé et le pot frappe contre les lames de suspension. Mais
comme d'habitude, nous sommes vraiment chanceux. Nous sommes a deux pas d'un "taller mecanico" encore plus rustique que le précédent. Sous un toit de
paille, deux ouvriers sont en train peindre un assemblage metallique qui doit s'adapter à la benne d'une camionetta. Un gros poste à souder trône dans un coin de
"l'atelier".
Le patron, seul habilité a effectuer les soudures n'est pas là. Après avoir tenté en vain de le joindre par téléphone, un des ouvriers part le chercher avec sa moto.
Le mecanico arrive peu après et nous effectue les soudures en un tour de main. Nous sommes tombés sur un pro de la soudure. Nous sommes vraiment
chanceux.
Finalement, notre véhicule arrive au camping de Escargesa en un seul morceau. Nous nous installons dans un joli parc, peuplé de biches et de pécaris. Des
bougainvilliers mettent de belles touches de couleur dans le décor. Bref tout parait bien agréable dans ce petit camping rustique. Jusqu'à l'arrivée de 4 énormes
motors-homes québécois qui voyagent en convoi. Les équipages, munis de talkies-walkies pour communiquer entre eux, mettent un long moment avant de
trouver le moyen de caser les quatre monstres. Bien qu'ils parlent français les 4 couples semblent peut enclin à engager la conversation, préférent rester "entre
soi". préférant rester "entre soi". Sitôt installés, les extensions latérales des camping-cars sorties, les hommes pompent allègrement dans la citerne du camping
pour remplir leurs réservoir d'eau qui doivent contenir au moins 400 litres chacun. Résultat, plus d'eau dans le camping ni dans les douches, ni dans les WC.
Heureusement que notre propre réservoir est plein.
Le camping n'est pas équipé d'installation électrique pour les campeurs. Qu'à celà ne tienne. Il faut faire fonctionner les climatisations. On se branche sur la petite
prise installée dans les toilettes rustiques. Bientôt, toute l'installation électrique du camping a sauté. En quelques minutes, les malotrus on ravagé tout le camping.
Pour remplacer le système électrique défaillant, les groupes électrogènes se mettent en route. Nous venons de faire la connaissance de les premiers québecois
qui se conduisent comme des vandales, une honte pour leur pays.
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France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Chiapas 1/8/2011 Aujourd'hui, nous avons fait connaissance avec notre deuxième "taller mecanico". Les routes du Mexique mettent vraiment la voiture à rude épreuve. Partis de
Tabasco Palenque vers 9h00, nous prenons la direction d'Escargesa, dans l'état de Campèche. 200 kilomètres sur une route plate à travers la campagne. Ici, la nature
Campèche sauvage a été rayée de la carte depuis longtemps et si ce n'était les rares palmiers qui émergent de temps à autre d'un bosquet, on pourrait se croire dans une
campagne française avec ses prés bien verts où paissent des troupeaux de vaches. Par endroits, de petites lagunes attirent des centaines d'aigrettes, des urubus
noirs et d'autres rapaces, peut-être des caracaras. Une halte pour faire le plein d'essence nous permet également de faire un retrait d'argent à un guichet
automatique. Nous sommes soulagés de savoir que notre carte de paiement fonctionne toujours.
Nous faisons un passage éclair de 8 kilomètres à travers l'état du Tabasco, juste le temps de payer un écot de 20 pesos pour avoir le droit de traverser un petit
pont. Puis c'est l'état de Campèche. C'est alors que des "glongs, glongs" répétés se font entendre à l'arrière de la voiture. Halte. Le pot d'échappement vient de se
dessouder. Georges le raccomode avec une ficelle et nous repartons. "Glongs, glongs". La ficelle a brûlé et le pot frappe contre les lames de suspension. Mais
comme d'habitude, nous sommes vraiment chanceux. Nous sommes a deux pas d'un "taller mecanico" encore plus rustique que le précédent. Sous un toit de
paille, deux ouvriers sont en train peindre un assemblage metallique qui doit s'adapter à la benne d'une camionetta. Un gros poste à souder trône dans un coin de
"l'atelier".
Le patron, seul habilité a effectuer les soudures n'est pas là. Après avoir tenté en vain de le joindre par téléphone, un des ouvriers part le chercher avec sa moto.
Le mecanico arrive peu après et nous effectue les soudures en un tour de main. Nous sommes tombés sur un pro de la soudure. Nous sommes vraiment
chanceux.
Finalement, notre véhicule arrive au camping de Escargesa en un seul morceau. Nous nous installons dans un joli parc, peuplé de biches et de pécaris. Des
bougainvilliers mettent de belles touches de couleur dans le décor. Bref tout parait bien agréable dans ce petit camping rustique. Jusqu'à l'arrivée de 4 énormes
motors-homes québécois qui voyagent en convoi. Les équipages, munis de talkies-walkies pour communiquer entre eux, mettent un long moment avant de trouver
le moyen de caser les quatre monstres. Bien qu'ils parlent français les 4 couples semblent peut enclin à engager la conversation, préférant rester "entre soi". Sitôt
installés, les extensions latérales des camping-cars sorties, les hommes pompent allègrement dans la citerne du camping pour remplir leurs réservoir d'eau qui
doivent contenir au moins 400 litres chacun. Résultat, plus d'eau dans le camping ni dans les douches, ni dans les WC. Heureusement que notre propre réservoir
est plein.
Le camping n'est pas équipé d'installation électrique pour les campeurs. Qu'à celà ne tienne. Il faut faire fonctionner les climatisations. On se branche sur la petite
prise installée dans les toilettes rustiques. Bientôt, toute l'installation électrique du camping a sauté. En quelques minutes, les malotrus on ravagé tout le camping.
Pour remplacer le système électrique défaillant, les groupes électrogènes se mettent en route. Nous venons de faire la connaissance de les premiers québecois qui
se conduisent comme des vandales, une honte pour leur pays.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Campèche 1/9/2011 Nous quittons le camping de Escargesa pour nous rendre au site archéologique maya de Edzna. Là bas, pas de camping. Nous espérons bivouaquer sur le
parking du site. Quelques courses à l'enseigne "Che" et nous parcourons les 86 kilomètres qui nous conduisent à Campoton. Nous découvrons le golf du Mexique
et retrouvons l'océan Atlantique que nous avions laissé à l'embouchure du fleuve Saint Laurent il y a 8 mois, bien plus au nord, en Gaspésie. Mais l'océan, ici, n'a
rien à voir avec celui des rives canadiennes. De larges bancs de sable donnent unc coloration verte aux eaux qui baignent se rivage. Chaque pieu de bois héberge
un oiseau : pélicans gris, cormorans, mouettes se partagent le territoire pendant que des frégates survolent les flots.
Nous longeons la côte atlantique qur quelques kilomètres avant de nous enfoncer à nouveau à l'intérieur des terres à travers les champs de canne à sucre et de
maïs. Les petites maisons au toit de tôle à quatre pans sont peintes de couleurs vives. En planches, en bambou ou en moellons, elles sont précédées d'une
véranda sous laquelle est accroché l'indispensable hamac. Ici, les déplacements individuels se font soit à cheval, soit en triporteur jaune, soit en vélo. Le triporteur
sert aussi de transport public aussi bien pour les personnes que pour les machandises. Des serpents se pressent pour traverser la route devant nous. L'un d'eux,
pas assez rapide a été réduit à deux dimensions sur l'asphalte. Trois enfants courent après un iguane qui se sauve en se dandinant.
Nous arrivons sur le site archéologique d'Edzna. Le parking se trouve à l'intérieur du site qui ferme à 17h00. Nous ne pourrons pas y bivouaquer. En revanche, on
nous indique le terrain de sport du petit village de Noyaxche, à 1 kilomètre de là. Nous entamons donc sereinement la visite du site. Le tourisme est
essentiellement mexicain. Nous pouvons y admirer des pyramides et des bas reliefs très bien conservés. En prime, nous avons le plaisir de photographier des
dizaines d'iguanes qui se prélassent dans les vieilles pierres. Les gros mâles ressemblent à des poissons sur pattes. Les femelles, plus petites ressemblent
d'avantage à de gros lézards.
Nous n'avons pas mangé et la chaleur est intense. Ajouté à celà que nous n'avons pas pris la précaution d'emporter de l'eau et je suis prise de vertiges. Nous
retournons donc au camping-car, garé à l'ombre sous les arbres et prenons le temps de manger. Nous passons le reste de l'après midi à l'abri du soleil même si la
chaleur reste très importante. Finalement, à l'heure de la fermeture du site nous partons nous installer sur le terrain de sports de Noyaxche. Les abords du terrain
ressemblent à un dépôt d'ordures. Ce n'est pas grave. La nuit tombe et nous n'en verrons rien jusqu'à demain.
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Mexique Campèche 1/10/2011 Nous quittons l'état de Campeche pour rejoindre le Yucatan. Une halte à Hopelchen nous permet d'acheter un bidon "d'agua purificada". Nous avons besoin d'eau
Yucatan potable. C'est là que nous découvrons une communauté mennonite. Nous n'en avions plus vu depuis le nord des USA. Nous savions que des mennonites étaient
implantés au Mexique pour avoir acheté du fromage de leur fabrication dans l'état du Chihuahua. Toujours la même tenue : une armée de clones. Les hommes en
salopette de jean bleu sombre, chemise et chapeau blanc ; les femmes en robe cintrée sombre et longue avec un petit fichu noir sur les cheveux. La communauté
exploite ici des champs de maïs ponctués de silos à grains. Les tracteurs "John Deer" verts ont fait leur réapparition.
Nous traversons quelques lambeaux de forêt pour atteindre la porte monumentale qui marque l'entrée dans l'état du Yucatan. Nous arrivons sur le site
archéologique de Kabah. Il fait très chaud. Pour ne pas risquer de nouveau les étourdissements ressentis la veille à Edzna, nous prenons le temps de manger et
emportons une bouteille d'eau pour visiter la petite cité maya. Encore une fois, c'est un petit bijou très bien conservé avec des statues et, sur le Palais des
Masques, un remarquable mur entièrement couvert de pierres ocres taillées à l'image de Chac, le dieu de la pluie. Le mur est hérissé de yeux énormes et de nez
crochus.
Là encore, nous rencontrons de nombreux iguanes et même une chauve-souris pendue à l'intérieur d'une des chambres. Nous traversons la route pour visiter dans
l'autre partie du site, la porte monumentale. Cette arche de pierre marque le début de la route qui relie Kabah à Uxmal, 20 kilomètres plus loin. L'artère, se perd
dans la forêt au bout de quelques mètres. La visite terminée, nous rentrons au camping-car pour passer la soirée tranquillement.
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France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Campèche 1/10/2011 Nous quittons l'état de Campeche pour rejoindre le Yucatan. Une halte à Hopelchen nous permet d'acheter un bidon "d'agua purificada". Nous avons besoin d'eau
Yucatan potable. C'est là que nous découvrons une communauté mennonite. Nous n'en avions plus vu depuis le nord des USA. Nous savions que des mennonites étaient
implantés au Mexique pour avoir acheté du fromage de leur fabrication dans l'état du Chihuahua. Toujours la même tenue : une armée de clones. Les hommes en
salopette de jean bleu sombre, chemise et chapeau blanc ; les femmes en robe cintrée sombre et longue avec un petit fichu noir sur les cheveux. La communauté
exploite ici des champs de maïs ponctués de silos à grains. Les tracteurs "John Deer" verts ont fait leur réapparition.
Nous traversons quelques lambeaux de forêt pour atteindre la porte monumentale qui marque l'entrée dans l'état du Yucatan. Nous arrivons sur le site
archéologique de Kabah. Il fait très chaud. Pour ne pas risquer de nouveau les étourdissements ressentis la veille à Edzna, nous prenons le temps de manger et
emportons une bouteille d'eau pour visiter la petite cité maya. Encore une fois, c'est un petit bijou très bien conservé avec des statues et, sur le Palais des
Masques, un remarquable mur entièrement couvert de pierres ocres taillées à l'image de Chac, le dieu de la pluie. Le mur est hérissé de yeux énormes et de nez
crochus.
Là encore, nous rencontrons de nombreux iguanes et même une chauve-souris pendue à l'intérieur d'une des chambres. Nous traversons la route pour visiter dans
l'autre partie du site, la porte monumentale. Cette arche de pierre marque le début de la route qui relie Kabah à Uxmal, 20 kilomètres plus loin. L'artère, se perd
dans la forêt au bout de quelques mètres. La visite terminée, nous rentrons au camping-car pour passer la soirée tranquillement.
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Mexique Yucatan 1/11/2011 La nuit a été paisible sur le parking du site archéologique de Kabah. Mais il fait de plus en plus chaud et lourd. C'est donc avec plaisir que nous prenons la direction
d'Uxmal avec la climatisation dans la voiture. Un détour par Ticul ne nous permet pas de trouver les fruits et légumes que nous cherchon<; La ville est entièrement
dédiée à la chaussure. Des fabriques et des zapaterias (marchands de chaussures) dans chaque rue et ruelle. Comment tous ces commerçants peuvent-ils trouver
suffisemment de clientèle dans une ville aussi petite. A moins qu'il existe un tourisme de la chaussure à Ticul ?
Bredouilles, nous reprenons la route pour rejoindre le site archéologique d'Uxmal, soeur aïnée de Kabah, visité la veille. Un vaste terre-plein accueille les camping-
caristes moyennant monnaie sonnante et trébuchante. Sur le chemin de l'entrée du site, nous sommes cueillis par Jorge, un guide qui attendait justement que des
tourites bien juteux lui tombent sous la main. Pour une fois, nous acceptons l'offre de visite guidée et ne le regrettons pas.
Jorge nous explique pendant 1h30 ke fonctionnement de la cité maya. Nous apercevons de nombreux iguanes au pied des arbres de balsa. Inscrit au Patrimoine
mondial de l'Humanité, le site est un des plus grands du Mexique. Nous admirons en particulier le "palacio del Gobernador" qui doit son nom au buste situé dans
un médaillon au dessus de la porte principale. Une frise monumentale de trois mètres de haut coure sur toute la façade. Elle est composée de pierres taillées
figurant des losanges, des méandres et 103 masques du dieu Chac, le dieu de la pluie. Depuis le "palacio", une voie (sakbé) de pierre reliait antrefois Uxmal à
l'arche de pierre de la cité de Kabah.
Après la visite nous nous installons a une table dans un restaurant pour touristes sous une grande paillotte. Quelques tranches de tamales servent de hors
d'oeuvre avant le plat principal, présenté comme du poc-chuc, un des plats emblématique du Yucatan. C'est en fait de la grillade de porc coupée en morceaux et
assortie de sauces au guacamole, aux frijoles et aux tomates. Nous finissons sur une coupe de glace à la noix de coco, vraiment bienvenue avec cette chaleur.
Nous passons les heures les plus chaudes au bord de la piscine du restaurant.
Puis, nous retournons faire une visite du site pour voir de plus près les monuments que nous avions visité rapidement avec le guide. Le ciel est de plus en plus
chargé lorque nous rentrons au camping-car. A 19h00, nous ressortirons pour aller voir le spectacle de sons et lumières dont le prix est inclus dans le billet
d'entrée. Sur le chemin du retour, nous rencontrons Sandrine et Grégory, deux montpelliérains qui parcours le Mexique à vélo. Avant de s'installer à côté de nous,
ils partent en direction du site, dans l'espoir de trouver des sanitaires pour faire un brin de toilette.
C'est alors que l'orage éclate, un bel orage qui inonde rapidement les environs. Le spectacle de sons et lumières est à l'eau. Sandrine et Gregory sont obligés de
monter leur tente sous une pluie battante. La pluie ne cessera pas de toute la soirée.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/12/2011 Il pleut. Depuis l'orage d'hier, la pluie n'a pas cessé de tomber. Après avoir salué Sandrine et Gregory, nous quittons Uxmal. Nous avons choisi de suivre la route
Pu'uc qui relie plusieurs site mayas du même style que Uxmal entre Kabah et Lol-Tun sur 34 kilomètres. C'est sous un parapluie que noud parcourons le site de
Sayil. Hormis le groupe nord, constitué d'un "palais" en assez bon état, les autres ruines ne sont que des tas de pierres enfouis dans la végétation. Un petit salut au
dieu de la fertilité et nous quittons les lieux assez déçus.
Nous ne nous arrêterons pas à Xlapac et Labna qui semblent de la même veine. D'autant que les visites des sites archéologiques et naturels sont très chers dans
le Yucatan. Il faut payer le billet d'entrée qui va dans la poche de l'état fédéral plus une taxe pour les étrangers de 200% qui va dans la poche de l'état du Yucatan.
Ajouté à celà le prix du parking et la note atteind des sommets.
Nous poussons jusqu'à Lol-Tun "La fleur de pierre" pour visiter l'ancienne grotte sous-marine qui servit de lieu de culte aux mayas de la région. Des gravures
ornent aussi bien l'entrée de la grotte que les parois de cavités situsées plus profondément. Des dessins de mains attestent de l'utilisation préhistorique des lieux.
Après la visite, nous demandons l'autoristation de passet la nuit en face du site, devant la maison de Jorge et Antonia. Nous sommes accueillis avec une
gentillesse incroyable par ce couple d'amérindiens dans leur maison traditionnelle maya. Les murs de la maison, elle même d'une forme ovale, sont constitués de
pieux de bois, serrés les uns contre les autres, plantés verticalement. Ils supportes une charpente légère en tiges de bois couverte de palmes. Pas de fenêtre. Deux
ouvertures sans porte se font face de part et d'autre des plus grandes longueurs. A gauche le coin cuisine avec un foyer en pierre posé à même le sol, une table et
les ustensils de cuisine accrochés au mur par des clous. A droite, le coin chambre. par soucis de confort, les murs de ce côté ont été couverts de morceaux de
carton pour se protéger du froid. Deux hamacs constituent la literie. Un petit buffet de cuisine en bois à deux corps contient tous les biens de la maison. Une robe
de rechange et quelques gilets sont pendus au mur par des clous.
Assise sur un banquillos (petit banc), Antonia s'occupe de Mauricio, son petit nieto (petit fils), pendant que sa maman travaille aux champs pour ramasser des
tomates. Le chat dors sur le tas de bois près du feu. Au dessus du foyer, des morceaux de viande sont en train de se fumer. Des jeunes poules traverse la maison
en piaillant. Les chiens qui errent dans les environs tentent d'entrer dans la maison, repoussés par Antonia. Il fait frois aujourd'hui et Antonia ne dispose que de sa
robe "mission" en coton et d'une serviette éponge qu'elle porte sur les épaules en guise de châle. Elle nous offre deux chaises coca-cola en plastique pour nous
assoire. Il est vrai que la maison sert un peu de café. Jorge et Antonia possèdent une armoire réfrigérée contenant quelques sodas qu'ils vendent à quelques
clients.
Jorge insiste pour nous offrir le café. Puis il veut absolument nous fair goûter du poc-chuc, du vrai. En fait c'est un morceau de la viande de porc qui est en train de
se fumer au dessus du feu. Il fait réchauffer quelques tortillas sur la braise avant de nous présenter le tout dans une petite assiette ovale en plastique. Délicieux.
Comme nous lui avons demandé s'il avait de "l'agua purificada" à nous vendre, il part dans sa vieille camionetta pour nous en chercher une.
Pendant ce temps, Antonia nous apprend quelques mots de maya , langue utilisée quotidiennement dans ce coin du Mexique. Le petit banc sur lequel elle est
assise s'appelle un" k'eng-che". la maison une "na", le feu, c'est le "k'ak", etc. La langue mayas est toute en "cliquetis". A son retour, Jorge nous apprend encore de
nouveau mots. Yos Botik (merci) Jorge et Antonia. Pour les dédommager de leur accueil, nous leur achetons des tomates et des oranges en plus de la bombonne
d'eau. Jorges vient s'assurer que nous serons parfaitement installés pour passer la nuit devant sa maison. Une belle journée comme nous aimerions en avoir
souvent.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/13/2011 Hier, j'ai ramené des souvenirs de notre promenade dans les bois du site archéologique de Sayil : 3 parasites dont une tique se sont attachés à ma personne.
Heureusement que nous avons emporté un tire-tique. Georges me débarrasse de ces charmantes bestioles en un tour de main. Nous ne savions pas qu'il y avait
des tiques sur le continent américain. les deux autres parasites étaient de minuscules boules brunes gorgées de sang qui ont explosé lorsque Georges les a
retirées. Après ce joyeux intermède, nous allons faire nos adieux à Antonia et Georges.
Ils rêvent de monter un petit restaurant avec parking gratuit en face de la grotte de Lol-Tun et nous demandent de faire leur publicité sur internet. C'est ce que nous
faisons. Antonia et Jorge sont charmants, prêts à faire partager leur connaissance de la culture maya dans leur modeste maison construite sur le modèle de leurs
ancêtres. Et puis, mieux vaut bénéficier du parking gratuit pour visiter la grotte et acheter quelques légumes ou des sodas à Antonia et Jorge. Pour 25 pesos, nous
sommes repartis avec une bombonne d'eau, des tomates et des oranges. Le parking de la grotte coûtait 32 pesos.
Nous prenons la direction de Chichen Itza par les petites routes de campagne, plutôt en bon état dans cette région de plaine. Après avoir fait le plein de carburant à
Oxkutzcab, un quidam qui achète de l'essence en même temps que nous, se propose de nous piloter à travers la campagne jusqu'à Mani pour que nous ne nous
perdions pas. Il nous laisse après s'être assuré que nous étions bien sur la bonne voie. Teabo, Cholul, Cantamayec, Solula, Holca. Nous rejoignons la route
principale qui relie Merida à Cancun. Arrivés à Pisté nous recherchons le camping que nous avions repéré. Il est à l'abandon. D'ailleurs, l'industrie touristique
semble sinistrée ici. Il doit y avoir un hôtel pour un touriste. Nous nous installons finalement sur l'herbe devant l'hôtel Piramide Inn Resort. Nous bénéficions tout de
même d'un branchement électrique.
Le ciel maussade et l'environnement pas très agréable de notre campement nous pousse à passer le temps dans un point internet pour relever notre boîte aux
lettres. Nous finissons la journée dans le camping-car, Georges plongé dans un livre pendant que je poursuis le récit détaillé de notre voyage.
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Mexique Yucatan 1/14/2011 Il nous faut trouver une lavanderia avant d'aller visiter le site archéologique de Chichen Itza. Mais la journée commence par une tentavie de remplissage de notre
réservoir d'eau. Le seul robinet disponible se trouve dans le jardin, de l'autre côté du bâtiment. Notre tuyau, que nous faisons traverser par le hall d'entrée, est trop
court. Nous le rallongeons avec un tuyau de l'hôtel. L'eau fuit par toutes les connexions et il faut placer la jonction entre les deux tuyaux au dessus d'un seau en fer
pour éviter l'inondation du hall. Deux seaux plus tard (au moins 40 litres), le réservoir est enfin plein.
Nous partons déposer notre linge à la lavanderia ; 14 kilogrammens. Il sera prêt demain. Direction le site archéologique. Comme dans tout le Yucatan nous payons
la part pour l'état fédéral, la part pour l'état du Yucatan et le parking. Il y a foule. Tous les "tours opérators" de Cancun se sont donnés rendez-vous ici. Ils déversent
des centaines de gringos venus par un vol direct qui relie les USA à Cancun. Ici encore, les marchands ont envahi le site. Nous bénéficions des bruits faits par les
sifflets qui imitent les chants d'oiseaux ou le cri du jaguar. Toujours les même bimbeloteries bon marché que nous trouvons laides pour la plupart. Il y a tellement de
stands qu'on en oublierait presque de faire attention aux monuments.
Nous commençons à peine la visite que nous rencontrons Danielle et Jean-Louis, deux québecois qui ont vendu leur maison de Montréal pour voyager à travers le
monde. Ils vont d'hôtel en hôtel avec une voiture de location. Après le Mexique, ce sera la France. Ils souhaitent louer un appartement pour deux mois à Paris.
Nous décidons de manger ensemble pour échanger nos expériences. Comme ils connaissent un bon petit restaurant dans le centre de Pisté, nous quittons
provisoirement le site pour aller déguster un bon poulet grillé avec du riz et des légumes sous une paillotte. Nous passons vraiment un bon moment avant de nous
quitter. Nous essayerons de rester en relation.
Nous retournons sur le site pour continuer notre visite. Nous sommes plutôt déçus car tous les bâtiments sont barricadés. Impossible d'y accéder. Ils ne sont
visibles que d'en bas. C'est pourtant l'ensmble de pyramides le plus célèbre du Yucatan. La cité a été fondée en 400 après JC. La célèbre statue du Choc-Mool,
emblème de la cité, représente un personnage à moitié couché, en appui sur les coudes. Juchée au sommet d'une pyramide, elle n'est visible que de très loin, avec
un téléobjectif. Heureuement, de nombreux bas reliefs nous consolent un peu. Des scène de la vie quotidienne, des gerriers, des joueurs de pelote, des jaguars,
animent la pierre autour des monuments. Une plate-forme sacrificielle est entourée de centaines de têtes de morts sculptées. Le site comporte également deux
cenotés sacrés, des trous d'eau dans la roche, où étaient jetées des offrandes. Nous rentrons au camping-car après avoir visité le site de fond en comble.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/15/2011 Objectif du jour : aller chercher notre linge à la lavenderia et faire quelques courses à l'abarotes du coin. Tout ceci est fait assez rapidement et nous réintégrons
notre emplacement devant l'hôtel Piramide Inn Resort. C'est là que nous faisons la connaissance de la famille Obadia. Virgine et Fabien ont pris une année
sabbatique pour voyager en Amérique du nord avec leurs trois enfants Elliot, Capucine et Camille. Ils ont achetés un camping-car à Montréal pour visiter le Canada
et les USA. Pour le Mexique, ils ont préféré prendre l'avion et aller à l'hôtel, inquiéts suite aux propos alarmistes délivrés par les étatsuniens. Ils visitent le Yucatan
avec les parents de Virginie. Ensuite, ils retrouverons leur motorhome aux USA. Nous échangeons les adresses de nos sites internet pour suivre le voyage de
chacun.
La journée est bien avancée lorsqu'ils nous quittent et nous finissons notre repas de mi-journée à 15h30. Le temps de plier et de ranger notre linge et je m'atèle aux
classement de nos photos. Je dois préparer des fichiers pour la mise à jour de notre site internet. Demain, nous avons prévu de nous connecter à partir d'un café
que nous avons repéré non loin de l'hôtel. Georges passe le reste de la journée le nez dans son livre.
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Mexique Yucatan 1/16/2011 Dès 10h00, nous nous rendons au café internet. Nous y passons une grande partie de la journée entre conversations vidéo, gestion du courrier, envoi de fichiers
pour la mise à jour de notre site et recherches d'informations pour la suite de notre voyage. Nous passons la soirée dans le camping-car avant d'aller nous coucher.
Demain, nous reprenons la route.
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Mexique Yucatan 1/17/2011 Direction le nord de la péninsule du Yucatan. Nous avons repéré la lagune de Rio Lagartos et espérons nous replonger un peu dans la nature. Comme d'habitude,
nous empruntons les routes buissonières qui se coulent entre les ranchos et les petits villages. Près de Pisté, les maisons sont encore construites à la mode maya.
Lorsque nous approchons de la côte atlantique, les murs des maisons ne sont plus faits de pieux de bois mais de plancjes clouées horizontalement sur les
montants de bois. Peintes de couleurs vives, elles sont percées de fenêtres sans vitres qui se ferment et s'ouvrent grâce à de petites lamelle de bois horizontales.
Les toitures sont parfois en palmes mais plus souvent en tôle. Le mobilier ne varie pas : des hamacs pour seule literie, un vieux buffet branlant et parfois une
chaise ou une caisse qui en tient lieu.
Nous arrivons à San Felipe au bord de la lagune, coupée de l'océan par un cordon de sable couvert de mangrove. Des frégates survolent les petites barques des
pêcheurs pendant que des dizaines de pélicans gris sont montés à bord. Nous obtenons l'autorisation de passer la nuit sur le parking du restaurant "El Popular
Vaselina" en échange d'un repas pris sur place. Le poisson accompagné de riz est accomodé avec une sauce guère appétissante. Dommage.
Après le repas, nous partons avec Anjel faire un tour de la lagune en barque à moteur. Il y a toujours ici un pêcheur qui cherche à se faire un peu d'argent en
promenant les touristes dans la mangrove. Nous la sillonerons pendant près de 2 heures. Un arrêt au milieu de la mangrove permet de la parcourir à pied sur un
ponton de bois. C'est là que nous avons le plaisir de surprendre un crocodile qui plonge dans l'eau à notre arrivée. Seuls ses yeux émergent de la surface. Il nous
surveille du coin de l'oeil. Nous quittons sa paisible retraite pour continuer notre balade en barque. Il fait encore chaud et les oiseaux sont rares à cette heure. Nous
apercevons tout de même des cormorans, des frégates, des ibis, des pélicans blancs, des hérons blancs et des hérons bleus, des martin-pêcheurs et quelques
autres oiseaux non-identifiés. Anjel nous approche de la plage de San Felipe, aménagée sur le cordon de sable entre lagune et océan. Elle n'est accessible qu'en
bateau, comme sur une île. Il est possible d'y passe la nuit dans un hamac sous une palapas, près des cocotiers. Idyllique. Mais notre lit confortable nous attend
dans le camping-car.
De retour sur la terre ferme, nous nous promenons le long des quais et photogaphions pélicans gris et frégates. Les mâles sont noirs avec une poche rouge sous le
cou. Ils la gonflent comme un ballon à la saison des amours. Ce n'est malheureusement pas le moment. Les femelles sont noires avec le dessous du cou blanc.
Après un moment de quiétude, assis sur un banc à contempler la lagune, nous partons faire un petit tour dans le village pour photographier les belles maisons en
bois toutes pimpantes avec leurs couleurs vives.
A la tombée de la nuit, nous rentrons au camping-car. Le restaurant diffuse une musique assez bruyante et nous craignons que la nuit ne soit pas de tout repos.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/18/2011 La nuit a été beaucoup plus tranquille que nous le craignions. La musique s'est éteinte rapidement et à 20h00, il n'y avait plus un bruit. C'est donc reposés que
nous partons pour Rio Lagartos, même si nous trainons toujours le rhume que nous avons contracté à Edzna, à cause des courants d'air. Le petit village touristique
de Rio Lagartos est implanté au bord de la lagune comme San Felipe mais nous lui trouvons beaucoup moins de charmev; fini les jolies maisons de bois colorées,
place au ciment.
Nous longeons les quais jusqu'à un centre récréatif désert sous le ciel gris. Quelques ouvriers nettoient les abords du site qui semble devoir accueillir des visiteurs
sous les paillottes pour profiter des eaux de la lagune. Mais tout est désert. Les sanitaires sont à l'abandon. Nous empruntons un petit sentier interprétatif
emmenagé sur des pontons de bois au milieu de la mangrove. Le sendero se glisse entre les racines des mangles. Mais nous n'apercevons pas de faune sauvage.
De retour sur les quais, nous avons une nouvelle fois l'occasion de photographier les oiseaux de la lagune que nous avions vu d'un peu trop loin lors de notre
promenade en barque.
Nous quittons la côte pour redescendre au sud en direction de Valladolid. Une halte à Tizmin nous permet de faire le plein du porte-monnaie. Nous avons l'intention
de visiter le site archéologique de El'Balam mais il est interdit de passer la nuit sur la parking et nous ne savons pas où bivouaquer. Nous partons donc à la
recherche d'un endroit où passer la nuit dans les environs. Finalement, nous nous installons a deux kilomètres du site, sur la place du village de El'Balam. Le
pueblo est habité par des mayas qui vivent dans leurs maisons traditionnelles. Ici, tout le monde tisse des hamacs sur des métiers très rudimentaires constitués de
quatre bâtons liés avec de la ficelle et qui forment un cadre. Nous n'en avons pas besoin mais comme nous avons l'habitude de dédommager les riverains pour le
dérangement que nous leur occasionnons, nous demandons à nos voisins les plus proches s'ils peuvent nous installer des filets pour remplacer les toiles de nos
tabourets pliants qui sont usées.
Nous sommes invités à entrer dans leur maison pendant le déroulement des opérations. Toute la famille est là. Pendant qu'un jeune homme, souriant et édenté,
tente d'adapter des petits toiles de hamac sur nos tabourets, toute la famille nous entoure. Par jeu, la grand mère me pousse dans un hamac où je m'effondre à la
grande joie de tous. Nous passons ainsi un bon moment à monter et démonter les tabourets et à échanger quelques mots en espagnol que nous maîtrisons aussi
mal qu'eux qui s'expriment en maya. Après ces bons moments passés ensembles, nous n'avons plue envie d'aller visiter le site archéologique et nous décidons de
passer le reste de la journée sur la place du village
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Mexique Yucatan 1/19/2011 Nous quittons le petit pueblo de El'Balam en direction de Tulum. C'est notre dernière journée dans le Yucatan. Nous faisons une halte à Valladolid pour faire des
Quintana Roo courses à l'enseigne "Che" et nous tournons un moment dans la ville à la recherche de courroies de secours pour le moteur. En vain. Nous prions pour que celles
installées à Palenque ne nous lâchent pas de sitôt. Nous reprenons la route pour nous rendre sur le site archéologique de Coba, dans l'état du Quintana Roo.
Il y a foule. le site est sur l'itinéraire emprunté par les tours opérators depuis Cancun : Tulum, Coba, Chichen Itza et retour à Cancun. Si dans le Yucatan l'état se
payait sur le dos de la bête enprélevant une taxe de 200 % sur le prix des billets d'entrée, le Quintana Roo se paye sur le prix prohibitif des parkings permettant
l'accès aux sites.
Coba ne figure pas parmi les plus beaux site que nous ayons visité. toutefois, la promenade de plusieurs kilomètres à travers la forêt est agréable par cette chaleur.
Vu la grandeur du site, des taxi-triporteur transportent les touristes de monuments en monuments. C'est plutôt amusant. La balade coûte 50 pesos. Ce n'est pas
rien quand on sait qu'un trajet dans un collectivo motorisé coûte de 5 à 10 pesos dans la sierra. Il est aussi possible de louer des vélos. Ayant tout notre temps,
nous préférons faire la balade à pied.
Les différents monuments sont disséminés dans les bois. Ils ne présentent pas un grand intérêt architectual à nos yeux. Mais la grande pyramide est l'attraction du
coin. Les degrés qui mènent à son sommet sont très raide et la montée se fait à quatre pattes avec l'aide d'une corde. La vue d'en haut embrasse toute la forêt
environnante mais ne permet pas de voir l'ensemble du site, caché dans les feuillages. La descente est encore plus problématique que la montée. Elle se fait la
plupart du temps sur les fesses en se tenant à la corde tendue de haut en bas. L'ascension est vraiment déconseillée aux victimes de vertiges. Pour notre part,
l'expédition nous a valu des cuisse contractées pendant 2 jours.
En fin de journée, il nous faut encore parcourir les kilomètres qui nous séparent de Tulum au bord de la mer Caraïbe. Nous tournons un bon moment dans la ville
avant de trouver la plage publique de Playa Maya sur laquelle il est possible de passer la nuit en camping-car. Nous nous installons sur un emplacement de
parking ménagé dans le sable blanc, sous le regard bienveillant du policier préposé à la surveillance des lieux. Nous avons à peine le temps d'apercevoir la plage
avant la tombée de la nuit mais nous assistons à un merveilleux levé de lune sur les eaux maintenant sombres de l'océan.
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Pays Etat Date Récit
France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/19/2011 Nous quittons le petit pueblo de El'Balam en direction de Tulum. C'est notre dernière journée dans le Yucatan. Nous faisons une halte à Valladolid pour faire des
Quintana Roo courses à l'enseigne "Che" et nous tournons un moment dans la ville à la recherche de courroies de secours pour le moteur. En vain. Nous prions pour que celles
installées à Palenque ne nous lâchent pas de sitôt. Nous reprenons la route pour nous rendre sur le site archéologique de Coba, dans l'état du Quintana Roo.
Il y a foule. le site est sur l'itinéraire emprunté par les tours opérators depuis Cancun : Tulum, Coba, Chichen Itza et retour à Cancun. Si dans le Yucatan l'état se
payait sur le dos de la bête enprélevant une taxe de 200 % sur le prix des billets d'entrée, le Quintana Roo se paye sur le prix prohibitif des parkings permettant
l'accès aux sites.
Coba ne figure pas parmi les plus beaux site que nous ayons visité. toutefois, la promenade de plusieurs kilomètres à travers la forêt est agréable par cette
chaleur. Vu la grandeur du site, des taxi-triporteur transportent les touristes de monuments en monuments. C'est plutôt amusant. La balade coûte 50 pesos. Ce
n'est pas rien quand on sait qu'un trajet dans un collectivo motorisé coûte de 5 à 10 pesos dans la sierra. Il est aussi possible de louer des vélos. Ayant tout notre
temps, nous préférons faire la balade à pied.
Les différents monuments sont disséminés dans les bois. Ils ne présentent pas un grand intérêt architectual à nos yeux. Mais la grande pyramide est l'attraction
du coin. Les degrés qui mènent à son sommet sont très raide et la montée se fait à quatre pattes avec l'aide d'une corde. La vue d'en haut embrasse toute la forêt
environnante mais ne permet pas de voir l'ensemble du site, caché dans les feuillages. La descente est encore plus problématique que la montée. Elle se fait la
plupart du temps sur les fesses en se tenant à la corde tendue de haut en bas. L'ascension est vraiment déconseillée aux victimes de vertiges. Pour notre part,
l'expédition nous a valu des cuisse contractées pendant 2 jours.
En fin de journée, il nous faut encore parcourir les kilomètres qui nous séparent de Tulum au bord de la mer Caraïbe. Nous tournons un bon moment dans la ville
avant de trouver la plage publique de Playa Maya sur laquelle il est possible de passer la nuit en camping-car. Nous nous installons sur un emplacement de
parking ménagé dans le sable blanc, sous le regard bienveillant du policier préposé à la surveillance des lieux. Nous avons à peine le temps d'apercevoir la plage
avant la tombée de la nuit mais nous assistons à un merveilleux levé de lune sur les eaux maintenant sombres de l'océan.
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Mexique Yucatan 1/11/2011 La nuit a été paisible sur le parking du site archéologique de Kabah. Mais il fait de plus en plus chaud et lourd. C'est donc avec plaisir que nous prenons la
direction d'Uxmal avec la climatisation dans la voiture. Un détour par Ticul ne nous permet pas de trouver les fruits et légumes que nous cherchon<; La ville est
entièrement dédiée à la chaussure. Des fabriques et des zapaterias (marchands de chaussures) dans chaque rue et ruelle. Comment tous ces commerçants
peuvent-ils trouver suffisemment de clientèle dans une ville aussi petite. A moins qu'il existe un tourisme de la chaussure à Ticul ?
Bredouilles, nous reprenons la route pour rejoindre le site archéologique d'Uxmal, soeur aïnée de Kabah, visité la veille. Un vaste terre-plein accueille les camping-
caristes moyennant monnaie sonnante et trébuchante. Sur le chemin de l'entrée du site, nous sommes cueillis par Jorge, un guide qui attendait justement que des
tourites bien juteux lui tombent sous la main. Pour une fois, nous acceptons l'offre de visite guidée et ne le regrettons pas.
Jorge nous explique pendant 1h30 ke fonctionnement de la cité maya. Nous apercevons de nombreux iguanes au pied des arbres de balsa. Inscrit au Patrimoine
mondial de l'Humanité, le site est un des plus grands du Mexique. Nous admirons en particulier le "palacio del Gobernador" qui doit son nom au buste situé dans
un médaillon au dessus de la porte principale. Une frise monumentale de trois mètres de haut coure sur toute la façade. Elle est composée de pierres taillées
figurant des losanges, des méandres et 103 masques du dieu Chac, le dieu de la pluie. Depuis le "palacio", une voie (sakbé) de pierre reliait antrefois Uxmal à
l'arche de pierre de la cité de Kabah.
Après la visite nous nous installons a une table dans un restaurant pour touristes sous une grande paillotte. Quelques tranches de tamales servent de hors
d'oeuvre avant le plat principal, présenté comme du poc-chuc, un des plats emblématique du Yucatan. C'est en fait de la grillade de porc coupée en morceaux et
assortie de sauces au guacamole, aux frijoles et aux tomates. Nous finissons sur une coupe de glace à la noix de coco, vraiment bienvenue avec cette chaleur.
Nous passons les heures les plus chaudes au bord de la piscine du restaurant.
Pays Etat Date Récit
Puis, nous retournons faire une visite du site pour voir de plus près les monuments que nous avions visité rapidement avec le guide. Le ciel est de plus en plus
chargé lorque nous rentrons au camping-car. A 19h00, nous ressortirons pour aller voir le spectacle de sons et lumières dont le prix est inclus dans le billet
d'entrée. Sur le chemin du retour, nous rencontrons Sandrine et Grégory, deux montpelliérains qui parcours le Mexique à vélo. Avant de s'installer à côté de nous,
ils partent en direction du site, dans l'espoir de trouver des sanitaires pour faire un brin de toilette.
C'est alors que l'orage éclate, un bel orage qui inonde rapidement les environs. Le spectacle de sons et lumières est à l'eau. Sandrine et Gregory sont obligés de
monter leur tente sous une pluie battante. La pluie ne cessera pas de toute la soirée.
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Mexique Yucatan 1/12/2011 Il pleut. Depuis l'orage d'hier, la pluie n'a pas cessé de tomber. Après avoir salué Sandrine et Gregory, nous quittons Uxmal. Nous avons choisi de suivre la route
Pu'uc qui relie plusieurs site mayas du même style que Uxmal entre Kabah et Lol-Tun sur 34 kilomètres. C'est sous un parapluie que noud parcourons le site de
Sayil. Hormis le groupe nord, constitué d'un "palais" en assez bon état, les autres ruines ne sont que des tas de pierres enfouis dans la végétation. Un petit salut
au dieu de la fertilité et nous quittons les lieux assez déçus.
Nous ne nous arrêterons pas à Xlapac et Labna qui semblent de la même veine. D'autant que les visites des sites archéologiques et naturels sont très chers dans
le Yucatan. Il faut payer le billet d'entrée qui va dans la poche de l'état fédéral plus une taxe pour les étrangers de 200% qui va dans la poche de l'état du
Yucatan. Ajouté à celà le prix du parking et la note atteind des sommets.
Nous poussons jusqu'à Lol-Tun "La fleur de pierre" pour visiter l'ancienne grotte sous-marine qui servit de lieu de culte aux mayas de la région. Des gravures
ornent aussi bien l'entrée de la grotte que les parois de cavités situsées plus profondément. Des dessins de mains attestent de l'utilisation préhistorique des lieux.
Après la visite, nous demandons l'autoristation de passet la nuit en face du site, devant la maison de Jorge et Antonia. Nous sommes accueillis avec une
gentillesse incroyable par ce couple d'amérindiens dans leur maison traditionnelle maya. Les murs de la maison, elle même d'une forme ovale, sont constitués de
pieux de bois, serrés les uns contre les autres, plantés verticalement. Ils supportes une charpente légère en tiges de bois couverte de palmes. Pas de fenêtre.
Deux ouvertures sans porte se font face de part et d'autre des plus grandes longueurs. A gauche le coin cuisine avec un foyer en pierre posé à même le sol, une
table et les ustensils de cuisine accrochés au mur par des clous. A droite, le coin chambre. par soucis de confort, les murs de ce côté ont été couverts de
morceaux de carton pour se protéger du froid. Deux hamacs constituent la literie. Un petit buffet de cuisine en bois à deux corps contient tous les biens de la
maison. Une robe de rechange et quelques gilets sont pendus au mur par des clous.
Pays Etat Date Récit
Assise sur un banquillos (petit banc), Antonia s'occupe de Mauricio, son petit nieto (petit fils), pendant que sa maman travaille aux champs pour ramasser des
tomates. Le chat dors sur le tas de bois près du feu. Au dessus du foyer, des morceaux de viande sont en train de se fumer. Des jeunes poules traverse la
maison en piaillant. Les chiens qui errent dans les environs tentent d'entrer dans la maison, repoussés par Antonia. Il fait frois aujourd'hui et Antonia ne dispose
que de sa robe "mission" en coton et d'une serviette éponge qu'elle porte sur les épaules en guise de châle. Elle nous offre deux chaises coca-cola en plastique
pour nous assoire. Il est vrai que la maison sert un peu de café. Jorge et Antonia possèdent une armoire réfrigérée contenant quelques sodas qu'ils vendent à
quelques clients.
Jorge insiste pour nous offrir le café. Puis il veut absolument nous fair goûter du poc-chuc, du vrai. En fait c'est un morceau de la viande de porc qui est en train
de se fumer au dessus du feu. Il fait réchauffer quelques tortillas sur la braise avant de nous présenter le tout dans une petite assiette ovale en plastique.
Délicieux. Comme nous lui avons demandé s'il avait de "l'agua purificada" à nous vendre, il part dans sa vieille camionetta pour nous en chercher une.
Pendant ce temps, Antonia nous apprend quelques mots de maya , langue utilisée quotidiennement dans ce coin du Mexique. Le petit banc sur lequel elle est
assise s'appelle un" k'eng-che". la maison une "na", le feu, c'est le "k'ak", etc. La langue mayas est toute en "cliquetis". A son retour, Jorge nous apprend encore
de nouveau mots. Yos Botik (merci) Jorge et Antonia. Pour les dédommager de leur accueil, nous leur achetons des tomates et des oranges en plus de la
bombonne d'eau. Jorges vient s'assurer que nous serons parfaitement installés pour passer la nuit devant sa maison. Une belle journée comme nous aimerions
en avoir souvent.
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Mexique Yucatan 1/13/2011 Hier, j'ai ramené des souvenirs de notre promenade dans les bois du site archéologique de Sayil : 3 parasites dont une tique se sont attachés à ma personne.
Heureusement que nous avons emporté un tire-tique. Georges me débarrasse de ces charmantes bestioles en un tour de main. Nous ne savions pas qu'il y avait
des tiques sur le continent américain. les deux autres parasites étaient de minuscules boules brunes gorgées de sang qui ont explosé lorsque Georges les a
retirées. Après ce joyeux intermède, nous allons faire nos adieux à Antonia et Georges.
Ils rêvent de monter un petit restaurant avec parking gratuit en face de la grotte de Lol-Tun et nous demandent de faire leur publicité sur internet. C'est ce que
nous faisons. Antonia et Jorge sont charmants, prêts à faire partager leur connaissance de la culture maya dans leur modeste maison construite sur le modèle de
leurs ancêtres. Et puis, mieux vaut bénéficier du parking gratuit pour visiter la grotte et acheter quelques légumes ou des sodas à Antonia et Jorge. Pour 25
pesos, nous sommes repartis avec une bombonne d'eau, des tomates et des oranges. Le parking de la grotte coûtait 32 pesos.
Nous prenons la direction de Chichen Itza par les petites routes de campagne, plutôt en bon état dans cette région de plaine. Après avoir fait le plein de carburant
à Oxkutzcab, un quidam qui achète de l'essence en même temps que nous, se propose de nous piloter à travers la campagne jusqu'à Mani pour que nous ne
nous perdions pas. Il nous laisse après s'être assuré que nous étions bien sur la bonne voie. Teabo, Cholul, Cantamayec, Solula, Holca. Nous rejoignons la route
principale qui relie Merida à Cancun. Arrivés à Pisté nous recherchons le camping que nous avions repéré. Il est à l'abandon. D'ailleurs, l'industrie touristique
semble sinistrée ici. Il doit y avoir un hôtel pour un touriste. Nous nous installons finalement sur l'herbe devant l'hôtel Piramide Inn Resort. Nous bénéficions tout
de même d'un branchement électrique.
Le ciel maussade et l'environnement pas très agréable de notre campement nous pousse à passer le temps dans un point internet pour relever notre boîte aux
lettres. Nous finissons la journée dans le camping-car, Georges plongé dans un livre pendant que je poursuis le récit détaillé de notre voyage.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/14/2011 Il nous faut trouver une lavanderia avant d'aller visiter le site archéologique de Chichen Itza. Mais la journée commence par une tentavie de remplissage de notre
réservoir d'eau. Le seul robinet disponible se trouve dans le jardin, de l'autre côté du bâtiment. Notre tuyau, que nous faisons traverser par le hall d'entrée, est trop
court. Nous le rallongeons avec un tuyau de l'hôtel. L'eau fuit par toutes les connexions et il faut placer la jonction entre les deux tuyaux au dessus d'un seau en
fer pour éviter l'inondation du hall. Deux seaux plus tard (au moins 40 litres), le réservoir est enfin plein.
Nous partons déposer notre linge à la lavanderia ; 14 kilogrammens. Il sera prêt demain. Direction le site archéologique. Comme dans tout le Yucatan nous
payons la part pour l'état fédéral, la part pour l'état du Yucatan et le parking. Il y a foule. Tous les "tours opérators" de Cancun se sont donnés rendez-vous ici. Ils
déversent des centaines de gringos venus par un vol direct qui relie les USA à Cancun. Ici encore, les marchands ont envahi le site. Nous bénéficions des bruits
faits par les sifflets qui imitent les chants d'oiseaux ou le cri du jaguar. Toujours les même bimbeloteries bon marché que nous trouvons laides pour la plupart. Il y
a tellement de stands qu'on en oublierait presque de faire attention aux monuments.
Nous commençons à peine la visite que nous rencontrons Danielle et Jean-Louis, deux québecois qui ont vendu leur maison de Montréal pour voyager à travers
le monde. Ils vont d'hôtel en hôtel avec une voiture de location. Après le Mexique, ce sera la France. Ils souhaitent louer un appartement pour deux mois à Paris.
Nous décidons de manger ensemble pour échanger nos expériences. Comme ils connaissent un bon petit restaurant dans le centre de Pisté, nous quittons
provisoirement le site pour aller déguster un bon poulet grillé avec du riz et des légumes sous une paillotte. Nous passons vraiment un bon moment avant de nous
quitter. Nous essayerons de rester en relation.
Nous retournons sur le site pour continuer notre visite. Nous sommes plutôt déçus car tous les bâtiments sont barricadés. Impossible d'y accéder. Ils ne sont
visibles que d'en bas. C'est pourtant l'ensmble de pyramides le plus célèbre du Yucatan. La cité a été fondée en 400 après JC. La célèbre statue du Choc-Mool,
emblème de la cité, représente un personnage à moitié couché, en appui sur les coudes. Juchée au sommet d'une pyramide, elle n'est visible que de très loin,
avec un téléobjectif. Heureuement, de nombreux bas reliefs nous consolent un peu. Des scène de la vie quotidienne, des gerriers, des joueurs de pelote, des
jaguars, animent la pierre autour des monuments. Une plate-forme sacrificielle est entourée de centaines de têtes de morts sculptées. Le site comporte
également deux cenotés sacrés, des trous d'eau dans la roche, où étaient jetées des offrandes. Nous rentrons au camping-car après avoir visité le site de fond en
comble.
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Mexique Yucatan 1/15/2011 Objectif du jour : aller chercher notre linge à la lavenderia et faire quelques courses à l'abarotes du coin. Tout ceci est fait assez rapidement et nous réintégrons
notre emplacement devant l'hôtel Piramide Inn Resort. C'est là que nous faisons la connaissance de la famille Obadia. Virgine et Fabien ont pris une année
sabbatique pour voyager en Amérique du nord avec leurs trois enfants Elliot, Capucine et Camille. Ils ont achetés un camping-car à Montréal pour visiter le
Canada et les USA. Pour le Mexique, ils ont préféré prendre l'avion et aller à l'hôtel, inquiéts suite aux propos alarmistes délivrés par les étatsuniens. Ils visitent le
Yucatan avec les parents de Virginie. Ensuite, ils retrouverons leur motorhome aux USA. Nous échangeons les adresses de nos sites internet pour suivre le
voyage de chacun.
La journée est bien avancée lorsqu'ils nous quittent et nous finissons notre repas de mi-journée à 15h30. Le temps de plier et de ranger notre linge et je m'atèle
aux classement de nos photos. Je dois préparer des fichiers pour la mise à jour de notre site internet. Demain, nous avons prévu de nous connecter à partir d'un
café que nous avons repéré non loin de l'hôtel. Georges passe le reste de la journée le nez dans son livre.
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Mexique Yucatan 1/16/2011 Dès 10h00, nous nous rendons au café internet. Nous y passons une grande partie de la journée entre conversations vidéo, gestion du courrier, envoi de fichiers
pour la mise à jour de notre site et recherches d'informations pour la suite de notre voyage. Nous passons la soirée dans le camping-car avant d'aller nous
coucher. Demain, nous reprenons la route.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/17/2011 Direction le nord de la péninsule du Yucatan. Nous avons repéré la lagune de Rio Lagartos et espérons nous replonger un peu dans la nature. Comme d'habitude,
nous empruntons les routes buissonières qui se coulent entre les ranchos et les petits villages. Près de Pisté, les maisons sont encore construites à la mode
maya. Lorsque nous approchons de la côte atlantique, les murs des maisons ne sont plus faits de pieux de bois mais de plancjes clouées horizontalement sur les
montants de bois. Peintes de couleurs vives, elles sont percées de fenêtres sans vitres qui se ferment et s'ouvrent grâce à de petites lamelle de bois horizontales.
Les toitures sont parfois en palmes mais plus souvent en tôle. Le mobilier ne varie pas : des hamacs pour seule literie, un vieux buffet branlant et parfois une
chaise ou une caisse qui en tient lieu.
Nous arrivons à San Felipe au bord de la lagune, coupée de l'océan par un cordon de sable couvert de mangrove. Des frégates survolent les petites barques des
pêcheurs pendant que des dizaines de pélicans gris sont montés à bord. Nous obtenons l'autorisation de passer la nuit sur le parking du restaurant "El Popular
Vaselina" en échange d'un repas pris sur place. Le poisson accompagné de riz est accomodé avec une sauce guère appétissante. Dommage.
Après le repas, nous partons avec Anjel faire un tour de la lagune en barque à moteur. Il y a toujours ici un pêcheur qui cherche à se faire un peu d'argent en
promenant les touristes dans la mangrove. Nous la sillonerons pendant près de 2 heures. Un arrêt au milieu de la mangrove permet de la parcourir à pied sur un
ponton de bois. C'est là que nous avons le plaisir de surprendre un crocodile qui plonge dans l'eau à notre arrivée. Seuls ses yeux émergent de la surface. Il nous
surveille du coin de l'oeil. Nous quittons sa paisible retraite pour continuer notre balade en barque. Il fait encore chaud et les oiseaux sont rares à cette heure.
Nous apercevons tout de même des cormorans, des frégates, des ibis, des pélicans blancs, des hérons blancs et des hérons bleus, des martin-pêcheurs et
quelques autres oiseaux non-identifiés. Anjel nous approche de la plage de San Felipe, aménagée sur le cordon de sable entre lagune et océan. Elle n'est
accessible qu'en bateau, comme sur une île. Il est possible d'y passe la nuit dans un hamac sous une palapas, près des cocotiers. Idyllique. Mais notre lit
confortable nous attend dans le camping-car.
De retour sur la terre ferme, nous nous promenons le long des quais et photogaphions pélicans gris et frégates. Les mâles sont noirs avec une poche rouge sous
le cou. Ils la gonflent comme un ballon à la saison des amours. Ce n'est malheureusement pas le moment. Les femelles sont noires avec le dessous du cou blanc.
Après un moment de quiétude, assis sur un banc à contempler la lagune, nous partons faire un petit tour dans le village pour photographier les belles maisons en
bois toutes pimpantes avec leurs couleurs vives.
A la tombée de la nuit, nous rentrons au camping-car. Le restaurant diffuse une musique assez bruyante et nous craignons que la nuit ne soit pas de tout repos.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/18/2011 La nuit a été beaucoup plus tranquille que nous le craignions. La musique s'est éteinte rapidement et à 20h00, il n'y avait plus un bruit. C'est donc reposés que
nous partons pour Rio Lagartos, même si nous trainons toujours le rhume que nous avons contracté à Edzna, à cause des courants d'air. Le petit village
touristique de Rio Lagartos est implanté au bord de la lagune comme San Felipe mais nous lui trouvons beaucoup moins de charmev; fini les jolies maisons de
bois colorées, place au ciment.
Nous longeons les quais jusqu'à un centre récréatif désert sous le ciel gris. Quelques ouvriers nettoient les abords du site qui semble devoir accueillir des visiteurs
sous les paillottes pour profiter des eaux de la lagune. Mais tout est désert. Les sanitaires sont à l'abandon. Nous empruntons un petit sentier interprétatif
emmenagé sur des pontons de bois au milieu de la mangrove. Le sendero se glisse entre les racines des mangles. Mais nous n'apercevons pas de faune
sauvage. De retour sur les quais, nous avons une nouvelle fois l'occasion de photographier les oiseaux de la lagune que nous avions vu d'un peu trop loin lors de
notre promenade en barque.
Nous quittons la côte pour redescendre au sud en direction de Valladolid. Une halte à Tizmin nous permet de faire le plein du porte-monnaie. Nous avons
l'intention de visiter le site archéologique de El'Balam mais il est interdit de passer la nuit sur la parking et nous ne savons pas où bivouaquer. Nous partons donc
à la recherche d'un endroit où passer la nuit dans les environs. Finalement, nous nous installons a deux kilomètres du site, sur la place du village de El'Balam. Le
pueblo est habité par des mayas qui vivent dans leurs maisons traditionnelles. Ici, tout le monde tisse des hamacs sur des métiers très rudimentaires constitués
de quatre bâtons liés avec de la ficelle et qui forment un cadre. Nous n'en avons pas besoin mais comme nous avons l'habitude de dédommager les riverains pour
le dérangement que nous leur occasionnons, nous demandons à nos voisins les plus proches s'ils peuvent nous installer des filets pour remplacer les toiles de
nos tabourets pliants qui sont usées.
Nous sommes invités à entrer dans leur maison pendant le déroulement des opérations. Toute la famille est là. Pendant qu'un jeune homme, souriant et édenté,
tente d'adapter des petits toiles de hamac sur nos tabourets, toute la famille nous entoure. Par jeu, la grand mère me pousse dans un hamac où je m'effondre à la
grande joie de tous. Nous passons ainsi un bon moment à monter et démonter les tabourets et à échanger quelques mots en espagnol que nous maîtrisons aussi
mal qu'eux qui s'expriment en maya. Après ces bons moments passés ensembles, nous n'avons plue envie d'aller visiter le site archéologique et nous décidons
de passer le reste de la journée sur la place du village
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Pays Etat Date Récit
Mexique Yucatan 1/19/2011 Nous quittons le petit pueblo de El'Balam en direction de Tulum. C'est notre dernière journée dans le Yucatan. Nous faisons une halte à Valladolid pour faire des
Quintana Roo courses à l'enseigne "Che" et nous tournons un moment dans la ville à la recherche de courroies de secours pour le moteur. En vain. Nous prions pour que celles
installées à Palenque ne nous lâchent pas de sitôt. Nous reprenons la route pour nous rendre sur le site archéologique de Coba, dans l'état du Quintana Roo.
Il y a foule. le site est sur l'itinéraire emprunté par les tours opérators depuis Cancun : Tulum, Coba, Chichen Itza et retour à Cancun. Si dans le Yucatan l'état se
payait sur le dos de la bête enprélevant une taxe de 200 % sur le prix des billets d'entrée, le Quintana Roo se paye sur le prix prohibitif des parkings permettant
l'accès aux sites.
Coba ne figure pas parmi les plus beaux site que nous ayons visité. toutefois, la promenade de plusieurs kilomètres à travers la forêt est agréable par cette
chaleur. Vu la grandeur du site, des taxi-triporteur transportent les touristes de monuments en monuments. C'est plutôt amusant. La balade coûte 50 pesos. Ce
n'est pas rien quand on sait qu'un trajet dans un collectivo motorisé coûte de 5 à 10 pesos dans la sierra. Il est aussi possible de louer des vélos. Ayant tout notre
temps, nous préférons faire la balade à pied.
Les différents monuments sont disséminés dans les bois. Ils ne présentent pas un grand intérêt architectual à nos yeux. Mais la grande pyramide est l'attraction
du coin. Les degrés qui mènent à son sommet sont très raide et la montée se fait à quatre pattes avec l'aide d'une corde. La vue d'en haut embrasse toute la forêt
environnante mais ne permet pas de voir l'ensemble du site, caché dans les feuillages. La descente est encore plus problématique que la montée. Elle se fait la
plupart du temps sur les fesses en se tenant à la corde tendue de haut en bas. L'ascension est vraiment déconseillée aux victimes de vertiges. Pour notre part,
l'expédition nous a valu des cuisse contractées pendant 2 jours.
En fin de journée, il nous faut encore parcourir les kilomètres qui nous séparent de Tulum au bord de la mer Caraïbe. Nous tournons un bon moment dans la ville
avant de trouver la plage publique de Playa Maya sur laquelle il est possible de passer la nuit en camping-car. Nous nous installons sur un emplacement de
parking ménagé dans le sable blanc, sous le regard bienveillant du policier préposé à la surveillance des lieux. Nous avons à peine le temps d'apercevoir la plage
avant la tombée de la nuit mais nous assistons à un merveilleux levé de lune sur les eaux maintenant sombres de l'océan.
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Mexique Quintana Roo 1/20/2011 Nous avions été prévenus : le site archéologique de Tulum est pris d'assaut par des hordes de touristes venus de Cancun. Il faut arriver sur les liex, dès
l'ouverture à 8h00 pour espérer profiter un peu de l'antique cité implantée sur des rochers qui dominent l'océan. Nous partons donc à pied de la playa Maya à
7h30 par la petite route, ombragée à cette heure, qui longe les hôtels de la plage. Nous arrivons par la petite porte ; celle où il n'y a pas besoin de payer le parking
pour entrer. Les guichets sont encore fermés. Des oiseaux "horloge", noirs et bleux avec un bec jaune pour les mâles, piaillent dans les arbres alentour. Nous
attendons avec un groupe de touristes français. Les volets des guichets s'ouvrent en grinçant. Nous achetons notre sésame et partons à la découverte du site.
Des pelouses soignées, des bosquets ombragés entourent les ruines dont le seul prestige est dû à leur situation au bord de la mer Caraïbe. Les vagues
s'échouent à leur pied sur une plage de sable blanc. La cité est fermée par un mur d'enceinte qui marque ses limites. Iguanes et oiseaux de toute sorte animent
les lieux avant la ruée touristique. Les cocotiers ondulent sur fond d'océan bleu turquoise. Il nous faut 1h30 pour parcourir tout le site. Nous quittons la cité
envahie peu à peu par une marée humaine.
Nous rentrons par la route de la plage. Après le repas, une petite sieste s'impose avant d'aller faire un tour sur la plage. C'est là que nous retrouvons Danielle et
Jean-Louis, les deux québecois rencontrés à Chichen Itza. Ils sont à l'hôtel depuis 5 jours en pensent rester encore un peu, avant de remonter vers le nord du
Yucatan. Nous ne savons pas si nous les reverrons un jour. Bientôt, ils s'envoleront pour la France et pourrons nous donner des nouvelles de Paris par internet.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Quintana Roo 1/21/2011 Journée de repos sur la plage de Playa Maya. Nous profitons de la fraîcheur matinale pour faire une balade, les pieds dans l'eau, en direction du site
archéologique. La plage prend fin au pied des rochers sur lesquels est bâtie l'antique cité. Des algues brunes sont ballotées dans le ressac des vagues. Ici, pas de
coquillages sur le sable blanc. Des cormorans gris passent en rasant les flots. Nous croisons quelques rares promeneurs. Des nuages noirs s'accumulent au
dessus de nos têtes et nous rentrons juste à temps pour échapper à une courte averse.
Comme la veille, nous installons des draps de bain par dessus les baies à projection du camping-car en guise de stores. Toutes fenêtres ouvertes, cela nous
garantie une relative fraîcheur de 30°C alors que nous sommes garés en plein soleil. Georges est toujours malade. Je lui ai refilé la crève que j'avais attrapé à
Edzna. Pendant qu'il prend son mal en patiente, abattu sur le lit, je poursuis le tri de nos photos. Ainsi passe la journée.
A la tombée de la nuit, nous sortons prendre l'air. Le policier de faction dans le parking vient nous saluer. Il s'appelle Jorge, ça crée des liens. Il est fier de nous
montrer qu'il parle anglais même si nous lui disons que nous parlons surtout le français "y un poquito español". Il nous quitte après nous avoir vanté la cuisine de
son Yucatan natal. Comme chaque jour, nous sommes seuls sur la plage lorsque vient l'heure de se coucher.
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Mexique Quintana Roo 1/22/2011 Pour la première fois depuis notre arrivée au Mexique, nous nous sommes fait voler par un tour de passe-passe. En quittant la Playa Maya, nous nous rendons à
la station Pemex située à la sortie sud de Tulum. Là, nous faisons le plein de carburant : 330 pesos mexicains. Georges donne un billet de 500 pesos et cherche
la monnaie pour faire l'appoint. Par un tour de passe-passe, le pompistes subtilise le billet de 500 pesos et le remplace par un billet de 50 pesos. Il prétend que
Georges lui a seulement donné un billet de 50 pesos et non un billet de 500. C'est sa parole contre la nôtre. Nous savons qu'il nous a volé, mais impossible d'en
apporter la preuve. C'est ainsi que nous nous faisons arnaquer. C'est un peu amers que nous reprenons la route qui conduit à Chetumal.
Nous avons l'intention de faire halte à la laguna de Bacalar. Rien à dire des 200 kilomètres parcourus. Une interminable route à travers la forêt. Parfois, une petite
ferme entourée de champs. Plusieurs heures monotomes sur l'asphalte. Nous avons un peu de mal à trouver le "Balnearion Cocalitos", un espace herbeux au
bord de la lagune où il est possible de stationner pour la nuit, moyennant finances.
L'endroit est rustique : quelques palapas et cabanes en tôle ondulée servent de logement aux propriétairs des lieux. Au bord de l'eau, d'autres palapas pour les
estivants qui souhaitent y accrocher leur hamac. Des familles mexicaines profitent justement de l'endroit. Un barbecue improvisé dans une vieille jante de voiture.
On se laisse bercer dans les hamacs. les enfants jouent dans l'eau. Des poules se baladent de ci de là pendant que des chiens s'amusent en se poursuivant. Et la
lagune d'un bleu incroyable.
Après le repas de mi-journée, nous partons à pied pour visiter le "Cenoté Azul". Ce gouffre sous marin atteint 600 mètres de fond. Certains y pratiquent la plonger,
comme dans tous les cenotés de la région. Nous sommes assez déçu. Le cenoté n'a d'Azul (bleu) que le nom. C'est un plan d'eau sombre à la profondeur
insondable, entouré de végétation. De retour au Balneario Cocalitos, Georges entreprend de faire le bilan financier de notre séjour au Mexique. Je préfère profiter
de l'eau extraordinaire de la lagune. Des sortes de "champignons" de pierre affleurent l'eau et on peut s'y aggriper comme sur le bord d'une piscine. Comble du
plaisir, des petits poissons gris partagent la baignade.
La journée s'achève paisiblement. Georges semble se rétablir doucement.
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Pays Etat Date Récit
Mexique Quintana Roo 1/23/2011 Nous entamons notre dernière étape mexicaine. Dans deux jours, nous devrions entrer au Belize. Nous n'avons qu'une quarantaine de kilomètres à parcourir pour
rejoindre le camping de Yax-Ha, à Calderitas, près de Chetumal. Nous sommes rapidement installés sur la pelouse au bord de l'océan. Sur le muret qui borde le
camping, des canons d'opérette pointent sur l'Atlantique.
Nous profitons de la connexion internet pour reprendre contact avec notre famille et finir de régler les démarches concernant notre nouvelle assurance
automobile. Nous voici assurés au tiers pour l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud pour une durée de 1 an. Un soucis de moins.
Dans le camping, nous faisons la connaissance de Fred et Emy, deux belges domiciliés en France depuis plus de 20 ans. Ils ont vendu leur maison sur la côte
d'Azur et voyagent sur les routes de l'Amérique du Nord depuis près de 4 ans. Comme leur visa mexicain expire, ils doivent impérativement quitte le territoire
avant d'y revenir. Nous aurons peut-être l'occasion de nous rencontrer à nouveau au Belize. Nous passons l'après midi ensemble jusqu'à la tombée de la nuit.
Notre cercle de voyageurs s'agrandit de jour en jour.
Nous finissons la soirée berçés par le clapoti des vagues qui lèchent la bordure du camping.
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Mexique Quintana Roo 1/24/2011 Dernière journée au Mexique. Il faut être présentable pour passer la frontière demain. Armée de la tondeuse, je joue les coiffeuses pour couper les cheveux de
Georges. Voilà un homme tout neuf. Puis nous allons saluer Fred et Emy qui nous quittent pour rejoindre le Bélize. Le ciel mexicain a mis ses habits de deuil et
pleure notre départ à chaudes larmes. Comme les rues de Chetumal ne disposent d'aucun système pour évacuer ce gros chagrin, d'immanse flaques d'eau
envahissent la chaussée et les parkings des magasins. Les véhicules fendent l'eau, créant des vagues de part et d'autre de leur sillage, éclaboussant les
passants. Nous tournons en rond dans la ville à la recherche de la station de gaz de Chetumal. Nous voulons faire le plein avant d'entrer en Amérique Centrale
car nous ne savons pas comment se fait le remplissage des bouteilles dans nos prochaines destinations. Une fois notre mission accomplie, nous partons à la
recherche d'un supermarché. Nous pataugeons dans l'eau pour nous rendre de la voiture au magasin.
De retour au camping, nous sommes assailis par des nuages d'insectes qui ressemblent à des moustiques mais qui fort heureusment ne piquent pas. Toutefois,
leur grand nombre nous oblige à nous retrancher à l'intérieur du camping-car. C'est le temps des bilans. Nous rédigeons la fiche de synthèse sur le Mexique pour
notre site internet, puis nous l'expédions en France.
Ce soir, nous sommes les seuls occupants du camping de Yax-Ha.
XXXXXX
Pays Etat Date Récit
Mexique Quintana Roo 1/25/2011 Nous quittons le Mexique après 3 mois passés dans ce pays. Nous y avions trouvé nos repères et nous le laissons un peu à regret. Nous faisons les pleins et les
Belize Corozal vidanges du camping-car avant de prendre la direction de Santa Elena à la frontière bélizienne. Il faut le dire : le passage est une succession d'arnaques. Au
poste de sortie du Mexique, le préposé nous taxe de 500 pesos pour avoir le droit de sortir du pays. Et bien sûr, une fois el billet donné, impossible d'obtenir un
reçu. Les 500 pesos sont partis dans la poche du douanier. Nous sommes encore trop naïfs. Il va falloir s'endurcir.
Entrée au Belize. Nous replongeons dans le monde anglophone. Le Belize est le seul pays d'Amérique Centrale où l'anglais est la langue officielle.Un type arrive
en courant pour nous piloter dans les démarches. Il nous indique la baraque du vendeur de contrats d'assurances. Obligatoire et à un coût honnête. Par contre,
nous avons des doutes quant aux garanties réelles. Puis direction le poste de "désinfection". Le gars pulvérise ce qui est probablement de l'eau entre les deux
roues de droite du véhicule (les deux roues de gauche ne doivent pas être contaminées). 10 dollars béliziens. Notre pilote exige 10 dollars supplémentaires pour
ses services. Nous n'en avons que 5. Marché conclu. Nous apprendrons plus tard que Fred et Emy n'ont donné que 2 dollars. Nous sommes vraiment des
débutants.
Direction le poste de douane. Ici, pas de problème. Nous obtenons rapidement nos tampons sur nos passeports. Une petite visite rapide du camping-car et le tour
est joué. Avant de quitter la frontière, nous échangeons nos derniers pesos mexicains contre des dollars béliziens à travers les trous d'un grillage. Qu'on se le
dise, le dollar bélizien est indexé sur le dollar US : 1 dollar US égal 2 dollar bélizien. Nous apprendrons à nous méfier des prix affichés. Pour faire "moins cher", les
prix sont souvent indiqués en dollars US. Il faut doubler la somme pour avoir la valeur réelle en dollars béliziens. De toute façon, ici, les dollars américains sont
autant utilisés que les dollars béliziens.
Nous voici donc au Bélize. Direction Corozal, la 1ère ville après la frontière. Nous profitons de la petite agglomération pour faire le plein de carburant à la station
Texaco puis nous allons retirer des dollars béliziens à la Scotia Bank du coin. Le porte-monnaie rempli, nous faisons halte à la halle municipale pour faire le plein
de fruits et légumes. les prix ont triplé par rapport au Mexique. Heureusement que nous ne resterons pas trop longtemps dans ce pays.
Finalement, nous nous installons au camping Carrabean Village. Il ne doit pas recevoir souvent des clients. Des iguanes se sont installés dans les canalisations
prévues pour l'évacuation des eaux usées. Il fait chaud et le ciel est gris au dessus de l'océan. Les mêmes insectes insectes qu'à Chetumal pullulent ici. Nous
sommes obligés de rester enfermés dans le camping-ca à l'abri des moustiquaires. Je profite de l'après midi pour préparer un taboulé. par bonheur, nous avions
trouvé de la semoule à couscous au magasin Chedraui de Chetumal. En fin de journée, Georges entreprend de nettoyer un peu la voiture. Mais comme il dit
ironiquement, je n'ai pas fait les bas de caisse, ils ont été "désinfectés" à la douane.
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France Rhône Alpes 4/23/2009
RECIT DETAILLE
Pays Provinces Date
France Rhône Alpes 4/23/2009
Récit
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Pays Provinces Date
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Récit