26 12 07Le texte narratif 07 08
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Le texte narratif
Introduction : quelques textes
a) « Le monstre étendu sur la neige »
1) Qui est l’auteur de ce texte ? Et le narrateur ?
2) Quels sont les principaux personnages dans cette histoire ? Qui s’affronte ?
3) Qui parle dans cet extrait ? Y a-t-il des dialogues ? A quoi servent les paroles ?
4) Repérez le premier passage de description de la Bête, puis le second. Indiquez les numéros de lignes.
Comparez ces 2 passages. Quel est celui qui fait voir la Bête de plus près ? Qu’est-ce qui le prouve ?
Qu’est-ce qui est le plus effrayant dans cette « Bête » ?
5) Qu’est-ce que le lecteur attend de savoir dès le début ?
Quelle est la principale transformation qui met fin à l’attente du lecteur ? A quelle ligne est-elle
rapportée ?
6) Pourquoi le narrateur n’annonce-t-il pas lus tôt ce qui arrive à la Bête ?
7) Le texte raconte-t-il une situation initiale ou une situation finale ? Justifiez.
8) Relevez les noms ou groupes désignant l’animal. Quel est le plus employé par le narrateur ? Pourquoi
a-t-il une majuscule ? Quelle sorte d’animal peut être le monstre étendu sur la neige ?
9) Observez l’image, la disposition des personnages. Comment le dessinateur a-t-il fait pour conserver à
la scène une part de mystère ?
b) « Le galop fantastique »
1) Où cette histoire se passe-t-elle, et quand ?
Faites apparaître la construction du récit, en résumant en une phrase chacune des étapes : La situation
initiale – l’élément modificateur, qui perturbe le sommeil – la transformation, qui provoque la peur –
l’élément de résolution, qui apporte l’explication – la situation finale.
2) Ce récit suit-il l’ordre chronologique ?
3) Quels sont les principaux temps verbaux employés dans ce récit ?
Le narrateur rapporte-t-il les événements au moment où il les vit ?
5) Combien de temps a à peu près duré cette histoire ?
A retenir
Définition : Le texte narratif est un texte qui rapporte des événements et les situe dans le temps. Il dit ce
qui se passe et quand.
Pour rédiger un texte narratif, on indique exactement ce qui s’est passé par un vocabulaire précis ; on
choisit de suivre ou non l’ordre chronologique ( = l’ordre dans lequel les événement se succèdent dans
la réalité) ; on choisit des temps verbaux adaptés.
Ne confonds pas auteur et narrateur.
L’auteur est la personne réelle qui a écrit le récit.
Le narrateur est celui qui raconte l’histoire.
- Il peut être un personnage du récit, être présent sous forme d’un « je » qui raconte sa propre histoire,
réelle ou inventée, ou celle de quelqu’un d’autre.
- ou bien il n’est pas représenté dans le texte, le récit est écrit à la 3e personne.
L’énonciation :
Avant de commencer son récit, le narrateur a le choix entre deux possibilités :
- Il décide de raconter les événements en donnant l’impression que ces faits n’ont aucun rapport avec le
moment de l’énonciation ( = moment où il parle) : l’événement se situe dans un passé lointain ou le
narrateur prend du recul par rapport à l’histoire qu’il raconte. Pour cela, il utilise le passé simple pour la
narration et l’imparfait pour les descriptions.
- Il décide d’établir un lien entre les événements racontés et le moment de l’énonciation :
- Parfois les deux moments coïncident, il utilise le présent.
- Parfois ils ne coïncident pas, mais les faits racontés ont encore une importance dans la situation
actuelle du narrateur, l’événement touche directement celui-ci et les effets sont encore importants pour
lui : il utilise le passé composé.
I. Le schéma narratif complexe et l’ordre chronologique
Ce schéma est la structure de base du récit, il observe la succession des actions.
Lis le conte ci-dessous : « La boule de cristal »
Réponds ensuite aux questions :
1) A quelle date et à quelle époque peut-on situer l’histoire ?
2) Quels sont les personnages de l’histoire ?
3) Quel événement déclenche l’histoire ?
4) Quelle suite d’actions découle de cet événement ?
5) Ces actions s’enchainent-elles logiquement ?
6) Quel événement met fin à l’histoire ?
7) La fin est-elle gaie ou triste ?
A retenir
- La situation initiale d’un récit se situe avant le déroulement des événements. Elle répond aux questions :
qui ? où ? quand ? quoi ?
- Le récit commence au moment où surgit un événement qui vient détruire l’équilibre de la situation
initiale. L’histoire commence, cet événement est appelé l’élément modificateur.
- Les péripéties (ou les transformations) sont les événements, les actions qui s’enchainent logiquement à
partir de l’élément modificateur.
- Le récit se termine au moment où un événement met fin à l’histoire. Ce dernier vient résoudre l’élément
modificateur, il apporte une réponse : c’est l’élément résolutoire (ou rééquilibrant).
- La situation finale est un nouvel équilibre, qui peut être comparé à la situation initiale. Elle apporte une
amélioration ou une dégradation. Elle comporte parfois une morale.
- Parfois, les péripéties comportent elles-mêmes un autre récit avec ses propres étapes (on parle de récit
enchâssé).
- L’auteur peut raconter le récit dans l’ordre chronologique, ou il peut faire des flash-back (des retours
en arrières), ou encore il peut anticiper des événements (récit prospectif, science-fiction).
Réalise le schéma narratif complexe du conte « La boule de cristal ».
II. Le schéma actantiel et les personnages
Les rôles des différents personnages sont mis en évidence par les relations qu’ils entretiennent entre eux.
Ceci est représenté par le schéma actantiel.
Adjuvants → Héros → Opposants
Quête ↓
Destinateur → Objet → Destinataire
A retenir
- Le personnage principal, celui qui dirige l’action est le héros.
- Ce que le héros cherche à obtenir est l’objet, à travers une recherche qui est la quête.
- Celui ou ce qui le pousse à agir est le destinateur. Ce peut être un autre personnage, mais aussi une
qualité, un défaut, un sentiment.
- Celui pour qui ou ce pour quoi il agit est le destinataire. Le héros peut être lui-même le destinataire de
sa propre action.
- Ceux qui aident ou favorisent son action sont les adjuvants.
- Ceux qui contrecarrent son action sont les opposants.
Remarques :
- Plusieurs personnages peuvent jouer le même rôle actantiel ; et un seul personnage peut parfois tenir
plusieurs rôles actantiels.
- Un rôle actantiel peut être tenu par un personnage, mais aussi par un élément naturel, par un animal ou
par un concept.
- Un personnage peut parfois changer de rôle au cours du récit.
- Un des actants peut être absent.
Réalise le schéma actantiel du conte « La boule de cristal ».
Réalise ensuite le schéma actantiel du conte « Les sept corbeaux ».
III. Le temps et l’espace dans la narration
a) Lisez le conte « L’homme et l’esprit des eaux ». Relevez tous les verbes conjugués des deux
premiers paragraphes. Quel est le temps le plus souvent utilisé ?
« L’homme et l’esprit des eaux »
b) Effectuer le même exercice avec le premier paragraphe du conte « Les sept corbeaux ».
c) Ces deux textes racontent une histoire, nous rapportent tous les deux des faits passés. Que peux-
tu en conclure ?
d) Dans « Les sept corbeaux », imparfait et passé simple alternent. Quand utilise-t-on chacun de ces
deux temps ? Et quand utilise-t-on le plus-que-parfait ; le passé simple ?
e) Réalise l’exercice d’emploi des temps ci-dessous.
Synthèse
Pour rapporter des faits passés, le narrateur peut choisir entre trois systèmes différents :
Il rapporte les événements à l’aide du ……………………..
Il rapporte les événements à l’aide du ……………………..
Il rapporte les événements à l’aide du ……………………..
Une fois ce choix initial effectué, il ne peut en principe plus en changer. Ce choix conditionnera
l’utilisation des temps verbaux (= la concordance des temps).
Le narrateur choisit de Le narrateur choisit de Le narrateur choisit de
raconter une histoire passée raconter une histoire passée raconter une histoire passée
en plongeant le lecteur dans en montrant les sans s’impliquer dans celle-
l’action. conséquences qu’elle a ci.
encore au moment où il
prend la parole.
Pour rapporter Indicatif PRESENT Indicatif PASSE Indicatif PASSE SIMPLE
des événements, COMPOSE
des actions Mon sang ne fait qu’un tour : Son sang ne fit qu’un tour : il
(1ier plan) je prends le ballon et je Mon sang n’a fait qu’un prit le ballon et s’apprêta à
m’apprête à l’envoyer à tour : j’ai pris le ballon et l’envoyer à l’autre bout du
l’autre bout du terrain. je me suis apprêté à terrain.
l’envoyer à l’autre bout du
terrain.
Pour préciser des Indicatif PRESENT ou Indicatif IMPARFAIT Indicatif IMPARFAIT
circonstances, IMPARFAIT
pour décrire J’étais vraiment furieux ! Lionel était vraiment
(2d plan) J’étais furieux ! Alors, mon Alors, mon sang n’a fait furieux ! Son sang ne fit
sang ne fait qu’un tour : je qu’un tour : j’ai pris le qu’un tour : il prit le ballon
prends le ballon et je ballon et je me suis apprêté et s’apprêta à l’envoyer à
m’apprête à l’envoyer à à l’envoyer à l’autre bout l’autre bout du terrain. Mais
l’autre bout du terrain, quand du terrain. Mais Julien Julien, qui était à côté de lui,
Julien, qui était / est à côté était à côté de moi et il m’a lui dit de se calmer, que ça
de moi, me dit « Calme-toi, dit de me calmer, que ça n’en valait pas la peine.
ça n’en vaut pas la peine ». n’en valait pas la peine.
Pour raconter une Indicatif PRESENT Indicatif IMPARFAIT Indicatif IMPARFAIT
habitude
J’étais furieux ! Alors, mon J’étais vraiment furieux ! Lionel était vraiment
sang ne fait qu’un tour : je Alors, mon sang n’a fait furieux ! Son sang ne fit
prends le ballon et je qu’un tour : j’ai pris le qu’un tour : il prit le ballon
m’apprête à l’envoyer à ballon et je me suis apprêté et il s’apprêta à l’envoyer à
l’autre bout du terrain. C’est à l’envoyer à l’autre bout l’autre bout du terrain. C’est
ce que j’ai tendance à faire du terrain. C’est ce que je ce qu’il faisait chaque fois
chaque fois qu’on m’énerve. faisais chaque fois qu’on qu’on l’énervait.
m’énervait.
Pour raconter un Indicatif PASSE COMPOSE Indicatif PLUS-QUE- Indicatif PLUS-QUE-
événement ou des ou PLUS-QUE-PARFAIT PARFAIT PARFAIT
circonstances
antérieurs au J’étais furieux ! alors, mon J’étais vraiment furieux ! Lionel était vraiment furieux.
récit en cours sang ne fait qu’un tour : je alors, mon sang n’a fait Son sang ne fit qu’un tour : il
prends le ballon et je qu’un tour : j’ai pris le prit le ballon et s’apprêta à
m’apprête à l’envoyer à ballon et je me suis apprêté l’envoyer à l’autre bout du
l’autre bout du terrain, quand à l’envoyer à l’autre bout terrain. Mais Julien, qui
Julie, qui a tout vu / avait du terrain. Mais Julien, qui avait tout vu, lui dit de se
tout vu me dit : Calme-toi, avait tout vu, m’a dit de calmer, que ça n’en valait
ça n’en vaut pas la peine ». me calmer, que ça n’en pas la peine.
valait pas la peine.
IV. Les dialogues dans un récit, leur fonction ?
1) Les fonctions des dialogues
Lequel de ces deux passages trouves-tu le plus vivant ? Le plus léger du point de vue de l’écriture ?
a) Grillot demanda à Jordi si Ragonne savait qui il était. Jordi lui répondit que non.
b) - Ragonne savait qui j’étais ?
- Non, lui répondit Jordi.
c) Lis les extraits donnés. Centre-toi sur les dialogues. Tente, à partir de ceux-ci, d’établir les
différentes fonctions du dialogue. Observe pour cela : les informations données par les dialogues, la
place qu’ils prennent sur la page, l’effet qu’il produit sur le reste du texte…
Le vœu du paon, Jean-Côme NOGUES
2) La transposition des paroles d’un personnage au sein du récit
Dans le récit, les paroles d’un locuteur peuvent être transposées telles qu’elles ont été dites
– c’est le style direct.
La mère dit à ses enfants : « Il est l’heure de manger. »
Les paroles peuvent être intégrées dans le contexte – en style indirect.
La mère dit qu’il est l’heure de manger.
=> Référez-vous à la synthèse théorique de l’AGF, pages 98 et suivantes.
=> Prenez les exercices pages 85 et suivantes.
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