La Gazette n 1171 by 703P1E7

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									La Gazette de Montpellier
Numéro 1171 du 25 novembre au 1er décembre 2010
Sommaire
Plume de Michel Crespy
La question éco par Jean Matouk, économiste
Odysseum : c’est la folie des restos !
Les 7 infos clés de la semaine, sûr de n'avoir rien loupé ?
France 2 : une série télé tournée à Antigone
Culture
Le zoo veut devenir une "mini-Villette"
Mauguio, déprimée elle tente de se suicider avec ses deux enfants
Collecte : un Caddie pour aider une famille
Villages
Quand le planétarium Galilée réinvente Lascaux
Grand emprunt, pourquoi l'université Montpellier 3 a claqué la porte
CHU : un nouveau patron pour décembre
Concert Shakira expliquée aux nuls
Rapidos
Un "off" pour le Festival de Radio France
Première : IBM jette une passerelle entre tous les chercheurs d'ici
Gens d’ici
Les Enfoirés : de nouvelles places seront mises à la vente en janvier
Délinquance à Nîmes: comment TF1 a noirci les chiffres
Le Cap-d’Agde, le bon filon du « cul »
Mes bons plans : Christophe Corbière, cogérant du bar La Pleine lune
Rumeurs et chuchotements
La maison de la presse




Plume de Michel Crespy : Défense nationale, les français s’en foutent !
Le sommet de l'OTAN vient de se terminer dans une très grande indifférence de la population
française, malgré un travail honnête des médias qu'il faut souligner. C'est dommage. La
Défense nationale est le 3e budget de l'État après l'Éducation et le service de la dette : 3 7
milliards, les trois quarts de ce que rapporte l'impôt sur le revenu. Cela vaudrait la peine d'y
réfléchir longuement. Or, on a l'impression que tout le monde s'en moque. Significatif, lors de
l'élection présidentielle, ni Royal ni Sarkozy n'ont été fichus de donner le nombre exact de nos
sous-marins atomiques (à l'époque, six). Notre présence en Afghanistan ? Le Parlement n'en
débat jamais, les partis politiques sont muets sur la question, personne ne semble la remettre
en cause et personne ne voit non plus très bien où elle nous mène. Il faut qu'un soldat français
soit tué ou qu'Al-Qaïda menace des otages pour qu'on s'en souvienne un bref instant. Quant au
bouclier antimissiles européen auquel nous participerons (pour un coût encore imprécis mais
très substantiel) et dont Sarkozy vient de dire qu'il était dirigé contre l'Iran (ah bon ?), c'est le
cadet des soucis des Français. Qui aujourd'hui nous menace ? Comment le(s) combattre ou
s'en protéger ? Pour quel coût, avec quels moyens ? Devons-nous maintenir un équipement
nucléaire (une bonne dizaine de milliards de dépenses chaque année) ou évoluer, comme le
souhaite l'Allemagne, vers une Europe dénucléarisée ? Devons-nous rester en Afghanistan ?
Jusqu'à quand, avec quel objectif ? Ces questions devraient être très présentes dans le débat
politique. Elles en sont, depuis très longtemps, totalement absentes. Espérons que nous
n'aurons pas un jour à le regretter.
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La question éco par Jean Matouk, économiste
Que sont devenus les 500000 emplois d'aide à la personne ?
L'austérité budgétaire va avoir raison de ce rêve promis en 2006, qui devait apporter un écot
décisif à la lutte contre le chômage. Des emplois miracles car "non délocalisables" ! Le Plan
Borloo visait à les développer dans deux directions : aides ordinaires aux personnes non
dépendantes (ménage, aide scolaire...) et aides à la dépendance. Mais, pour les premiers, les
ménages qui le pouvaient faisaient déjà appel à ces prestations et ont donc bénéficié d'un effet
d'aubaine. La demande qui augmente, et ne cessera pas d'augmenter, c'est celle de la
dépendance. Selon les prévisions de l'Insee, le Languedoc-Roussillon qui comptait 30000
personnes dépendantes de 75 ans et plus en 2 000, devra en aider près de 50000 en 2015-
2020. C'est une aide lourde ! Souvent quotidienne. Parfois continue. Malgré l'avantage fiscal
(dont ne peuvent bénéficier que les ménages contribuables) et les mesures Borloo, le coût peut
en rester inaccessible à nombre de citoyens. Il a donc été fait appel aux subventions publiques,
aujourd'hui celles des Conseils généraux (APA). Mais l'État, contrairement aux promesses,
n'en compense plus le coût. Nos Départements sont donc contraints ou bien de se montrer
moins généreux, ce qui ne manquera pas de freiner ce second type d'emplois d'aide à la
personne, ou bien d'augmenter les impôts. Retour aux réalités ! La "valeur ajoutée" créée par
ces emplois n'est que comptable. Dans une région donnée, elle ne peut qu'être ponctionnée,
directement ou indirectement, sur celle créée par la production, dans cette même région, de
biens et services marchands, vendus hors d'elle, voire exportés. On y revient toujours ! Ni
notre Région, ni la France, ne produisent assez de cette "vraie" valeur ajoutée, avec les
emplois productifs correspondants.
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Odysseum : c’est la folie des restos ! (Olivier Rioux)
Plus de 1500 couverts samedi dernier ! Ouverts depuis un mois à Odysseum, la Brasserie
Scholler et, surtout, le Pirates Paradise sont en train de casser la baraque. Simple feu de paille
ou vrai décollage pour la zone ludique? Jusqu'à une heure vingt d'attente ! Samedi 20, à
l'heure du dîner, il fallait avoir une patience d'ange pour prendre d'abordage le Pirates
Paradise. "On est victime de notre succès, s'excuse le patron, Stéphane Ricci. On va mettre un
magicien à la porte pour distraire les clients et embaucher du personnel pour réduire l'attente."
Ce samedi-là, sur la journée entière, le restaurant au décor de flibustiers a reçu 1250 convives.
C'est son top de fréquentation. Mais, depuis le 21 octobre, jour de son ouverture, il fait en
moyenne 900 couverts par jour. De son côté, la Brasserie Scholler, inaugurée le 1er octobre
par le fameux pâtissier montpelliérain, tourne à 200 couverts par jour - avec une pointe à 300
les samedis soir. Gonflés par les jours fériés du mois de novembre, propices aux sorties, ces
résultats n'en restent pas moins étonnants. Quelles sont les recettes de ces nouvelles tables et
de ce site, au goût discutable, mais incontestablement populaire ? Quel impact pour les autres
restaurateurs ? Et dans quelle mesure, au-delà de l'effet nouveauté, ce succès semble-t-il
durable ? "Je suis déjà allé deux fois au Paradise, témoigne Élaine, une infirmière de 37 ans
habitant La Grande-Motte. D'abord, avec mes filles de 9 et 11 ans : elles ont trop aimé le côté
Disneyland, les serveurs déguisés en pirates, le bateau, les squelettes, les coups de canon, et
moi j'ai pu manger tranquille en les lâchant dans l'espace jeu. Ensuite, pour mon anniv', avec
toute une bande de potes qui ont bien déliré dans cet espace immense" -près de 1 800m2... À
la Brasserie Scholler, la recette est plus traditionnelle. Une brasserie parisienne style Art déco
assez classe, avec des menus d'appel un peu basiques, mais à des prix abordables. "J'y ai
déjeuné avant de voir Des hommes et des dieux au Gaumont juste en face, raconte Sophie, 32
ans, de Lunel. C'est commode, d'autant que le parking est gratuit et, contrairement au centre-
ville, facile d'accès." Autant d'atouts que met en exergue la chambre de commerce. "Selon une
étude menée au printemps dernier, la fréquentation de l'Odysseum ludique par des
automobilistes venant pour moitié de toute l'Agglo est avant tout tirée par le Gaumont
Multiplexe et les restaurants, résume Robert Siegel. Il y a sur ce site, où on passe plusieurs
heures, une dimension promenade, qui implique presque forcément la pause restauration. "
Reste que la formule ne marche pas à tous les coups. Premier resto installé en 2001, Route 66
a jeté l'éponge en 2008. Ce pionnier a notamment souffert des modestes débuts du site, pas
assez fréquenté les premières années. Toujours en 2008, le Cuba Café, grevé par les intérêts
d'un lourd emprunt, a également fermé ses portes. Et malgré son succès, le patron de Planet
Asie tirera le rideau en février prochain pour s'investir dans d'autres projets. Mais au-delà de
ces quelques défaillances, Odysseum ludique s'avère plutôt rentable pour les restaurateurs. "Je
fais entre 450000 et 460000 couverts par an, lâche Eric Démon, créateur des Trois Brasseurs
en 2004, puis, en 2007, d'Hippopotamus et d'il Ristorante. La moitié du chiffre d'affaires est
réalisé les vendredis et samedis, avec un public populaire et familial. Cela dit, ce mois de
novembre est à moins 20 % par rapport à l'année dernière, sans doute à cause de l'arrivée des
deux nouveaux. " Car, pour Eric Démon, le gâteau n'est pas extensible à l'infini. Sur les 15
restas présents sur la zone ludique aujourd'hui - sans parler des 14 d'Odysseum commercial -,
"il y aura probablement à l'avenir d'autres fermetures", affirme-t-il. D'autant que pour les deux
nouveaux, le plébiscite actuel est fragile : à Odysseum, plus qu'ailleurs, l'effet nouveauté joue
à fond, pour retomber parfois durement. Pour durer, et fidéliser les clients, il ne faut pas se
reposer sur ses lauriers. "Face à la demande de certains, nous allons rajouter un 4e dessert à
notre formule déjeuner de base", dit, par exemple, David Vallé, le patron de Scholler. "Nous
profiterons d'une fermeture technique en juin pour ajouter d'autres effets spéciaux", renchérit
Stéphane Ricci à Pirates Paradise. Tout en restant convaincu de la pertinence de son
Disneyland des Caraïbes: "En période de crise, les gens ont besoin de dépaysement"...
Manger sur la zone ludique d’oddysseum : Brasserie Scholler, Grand Regency (marocain),
Hippopotamus (viandes), Il Ristorante (italien), La Dernière Séance (moules, hamburgers),
Les Trois Brasseurs (brasserie, flammekueches), McDonald's (hamburgers) •Ô Sushi Um,
Oze (wok de légumes, viandes, poissons), Picanha do Brasil (brésilien, viandes), Pirates
Paradise, Pizza Pino (pizzeria), Planet Asie (chinois), Subway (sandwichs sur mesure), The O
Liver (pub irlandais)
Et aussi : Nouveau resto américain, en février 2011, Planet Asie ferme ses portes. C'est un ex-
rugbyman toulousain, Patrick Soûla, qui reprend l'emplacement pour créer un resto rétro
américain et tex-mex : Tommy's Diner, déjà implanté près de Toulouse et d'Avignon, ainsi
qu'à Montauban. Fin 2011, un autre resto, spécialisé tapas, ouvre à côté de Subway. Enfin, un
hôtel trois étoiles de 90 chambres, sous l'enseigne Ail Seasons, est prévu par Eric Démon.
Rockstore : L'immense espace occupé par Pirates Paradise... aurait pu devenir le nouveau
Rockstore ! En 2008, suite à des problèmes de voisinage, le préfet avait hésité à reconduire
son autorisation en centre-ville. C'est à cette époque que le site d'Odysseum avait été
envisagé. Mais le rachat de la salle par la Ville en 2009 a finalement entériné l'emplacement
actuel. Brasserie Scholler : Face au Multiplexe Gaumont. Ouvert 7 j/y, de 12h à 1h (12h-17h
le dimanche). Menu à midi tous les jours : 16,50 €, plat/dessert/verre de vin. Plats : pièce du
boucher avec frites fraîches, steak à cheval ou pâtes carbonara. Desserts : crème brûlée, mille-
feuille, forêt-noire, ou fondant au chocolat. Menu enfant : 8,90 €, plat/dessert/soda. Pirates
Paradise : Face au planétarium, près de l'aquarium. Ouvert 7/7, 12h-15h et 19h-1h. Menu à
midi, du lundi au vendredi : 17,90 €, entrée/plat ou plat/dessert. Plats : filets de rouget rôtis,
entrecôte grillée-frites, ou pizza. Desserts : crème brûlée, fromage blanc coulis passion ou
coupe glacée. Menu enfant : 9,95 €, plat/dessert/boisson.
Odysseum commercial, Polémique sur la fermeture de Natura : D'ici quelques jours, Natura
va déposer son bilan. Cette sandwicherie bio est installée depuis septembre 2009 dans le
centre commercial d'Odysseum. Son patron, Yann Rio, également créateur de la table
gastronomique Le Séquoia, dénonce publiquement la "responsabilité" du centre dans sa
faillite. Voici ses arguments et, pour la première fois, la réponse d'Icade, société gestionnaire
du centre. "La commerciale d'Icade m'a incité à prévoir un chiffre d'affaires annuel de 600000
€, affirme Yann Rio. Son calcul s'appuyait sur les 300 jours de soleil montpelliérain. En
oubliant le vent, le froid et la chaleur. Par ailleurs, elle m'avait spécifié que je serais le seul à
faire de la sandwicherie. Un mensonge : actuellement, 14 autres enseignes en font aussi. Plus
globalement, il y a trop de restaurateurs dans le centre : 20 % par rapport au nombre total de
boutiques, alors que la proportion moyenne nationale est d'environ 8 %. Mon loyer mensuel
est de 8000 euros tout compris (S'estimant lésé par Icade, Yann Rio n'a jamais payé son loyer.
Mais il a investi 500000 € dans l'affaire. Une fois le bilan déposé, et un repreneur trouvé, ses
pertes tourneront, selon lui, autour de 200000 €). C'est trop, surtout pour un restaurateur aux
lourdes charges d'exploitation. De plus, je n'ai pas bénéficié de loyers progressifs suivant la
progression de mon activité. Je reproche également à Icade le non-respect de mon bail. Celui-
ci prévoyait 136 m2. En fait, il n'y a que 122 m2. Quatorze mètres carrés en moins, ça
représente la moitié de ma cuisine. Ce qui m'a obligé à louer une centrale de production
extérieure. Enfin, mon emplacement est mauvais. Je suis à la périphérie du centre. Or, la
clientèle reste au milieu pour consommer. On m'avait aussi présenté mes voisins Sauramps et
H&M comme des locomotives. Mais en réalité, ils ne drainent pas la clientèle voulue, surtout
le matin et, dans une moindre mesure, l'après-midi." Responsable du centre commercial pour
Icade, Stéphane Rombauts répond point par point. "Les prévisions déchiffres d'affaires ?
Chaque entrepreneur est responsable de ses calculs. Le vrai problème de Natura, c'est son
concept : des produits bio avec des prix supérieurs aux sandwichs classiques. Le loyer ? Il n'y
a pas de progressivité automatique. Certains ont su la négocier, pas Yann Rio. Le bail non
tenu ? Nos géomètres experts réfutent les mesures de surface faites M. Rio. Le mauvais
emplacement ? C'est lui qui l'a choisi. Et la pizzeria d'en face marche très bien. Pour conclure,
je rappelle que M. Rio n'a jamais versé un seul euro de loyer. Et qu'il nous a mis en procédure.
À partir de là, aucune négociation n'est plus possible."
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Les 7 infos clés de la semaine, sûr de n'avoir rien loupé ?
Expulsion, Adil presque soulagé (Lundi 22)
Près de deux cents personnes sont présentes lundi devant le tribunal administratif de
Montpellier pour apporter leur soutien à Adil Smaali, musicien de SimSim, menacé
d'expulsion. Parmi elles, José Bové, qui fait une brève apparition rue Pitot. Dans la salle, le
rapporteur public demande "l'annulation de la décision du préfet" et exige une régularisation
rapide du jeune Marocain, félicitant son "insertion dans la société française". Le tribunal
devrait suivre cette requête. Il rendra sa décision sous quinze jours. La Coordination des
comités de soutien aux sans-papiers, qui soutient Adil et les sans-papiers, appelle à une
manifestation samedi 11 décembre, à partir de 14h30 devant les halles de la Paillade.
Région, 22 millions d'euros pour le logement social (Jeudi 18)
L'État et la Région signent une convention pour construire, d'ici 2020, dix mille logements
sociaux par an. Le taux actuel d'équipement est de 10,3 % en Languedoc-Roussillon, contre
16 % au niveau national. Un écart d'autant plus sensible (75000 demandes en instance) que la
région connaît une forte progression démographique (1,4 % par an) et une pauvreté
importante (revenu fiscal moyen le plus bas de France). Sans obligation légale, la Région
investit volontairement 22 millions pour produire du logement, et l'État 24.
Faits divers Un "retenu" s'évade du tribunal (Jeudi 18)
Un jeune Marocain s'évade, menottes au poignet, du tribunal de grande instance. Etranger en
situation irrégulière, il est convoqué pour un examen de son dossier. Mais à la sortie, au
moment où il doit regagner le centre de rétention de Sète dans un fourgon de police, il
bouscule les policiers qui l'escortent et s'enfuit en courant... plus vite que les fonctionnaires.
Autre affaire, ce jeudi : un supporter du club de foot est condamné à trois mois de prison avec
sursis et un an d'interdiction de stade pour avoir lancé une bombe agricole sur le terrain, lors
du match Montpellier-Toulouse le samedi 13 novembre.
Gambetta La Maison des associations vandalisée (Dimanche 21)
"C'est Beyrouth!" Patrick Vignal, maire adjoint délégué à la cohésion sociale, est atterré: les
locaux de 500 m2 où la Ville loge dix-sept associations, cours Gambetta, sont vandalisés :
"Les cloisons ont été cassées, les portes arrachées, il y a pour 50000 € de travaux. De plus, on
a volé un photocopieur, un ordinateur adapté aux non-voyants et un coffre - qui contenait
1500 €. "La priorité de la Ville : reloger deux des associations, Terre nourricière et Cap
horizon, qui emploient respectivement six et deux salariés. "Je condamne cet acte, mais je
n'exonère pas Sarkozy : c'est à lui de mettre des budgets pour renforcer la police dans les
quartiers. "
Retraites Rassemblement pour l'honneur (Mardi 24)
Environ deux cents personnes se rassemblent devant la préfecture, mardi en fin d'après-midi,
pour contester le projet de réforme des retraites, approuvé par le Parlement fin octobre. Après
les huit grosses manifestations de l'automne, ce petit rassemblement semble signer la fin du
mouvement. Pourtant les syndicalistes ne veulent pas désarmer : "On croit toujours que ce
mouvement finira par aboutir. Nous sommes dans une phase de transition", estime Patrick
Dhainaut, de la CGT. Prochain rendez-vous ce jeudi 25 à 10h : les retraités se retrouvent place
de la Comédie, contre le plan "dépendance".
Universités "L'excellence" au bord de l'explosion (Vendredi 19)
Anne Fraïsse, la présidente de l'université Montpellier 3, annonce qu'elle abandonne les
initiatives d'excellence. Cet appel à projet lancé par le gouvernement, dans le cadre du grand
emprunt, pourrait dynamiser la recherche montpelliéraine en la dotant d'un milliard d'euros.
Mais, selon Anne Fraïsse, ces projets menacent l'avenir des sciences humaines et sociales. À
présent, les institutions locales s'activent pour tenter de la ramener à la table des négociations.
Et, sur Internet, une pétition lancée par des directeurs de labos de recherche circule pour
inciter les présidents d'université à trouver un terrain d'entente.
Sports Montpellier au top (Samedi 20, dimanche 21)
Foot : Montpellier gagne 0-1 à Nice et est 2e au classement. Hand : victoire sur Kolding en
Ligue des Champions 28-36, Montpellier est 2e du groupe B. Basket : les filles sont 2e après
leur victoire 57-51 contre Charleville-Mézières.
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France 2 : une série télé tournée à Antigone
Antigone 34 : c'est le nom de la série télé qui se tournera à Montpellier en janvier. Un titre,
peut-être provisoire, qui en dit long sur l'ancrage de la série dans le quartier d'Antigone et la
région montpelliéraine. En décembre 2009, des rumeurs circulaient sur un tournage en
préparation au CHU de Montpellier : une série télé médicale qui devait s'appeler Numéros
clausus. Un an plus tard, il n'est plus question de série médicale, mais de série policière. Les
protagonistes, eux, sont les mêmes : la productrice Bénédicte Lesage de Mascaret film (Paris)
et les scénaristes Alexis Noient et Brice Homs. Ce dernier reconnaît être tombé sous le
charme de Montpellier : "C'est une ville jeune et cosmopolite à l'architecture très graphique, et
pas seulement dans le quartier Antigone. " Situer explicitement l'action à Montpellier est un
choix. "Nous souhaitons enraciner la série dans la ville, sur le modèle des séries américaines :
Urgences à Chicago ou Grey's Anatomy à Seattle", insiste Brice Homs. Ou, dans un registre
différent, Plus belle la vie à Marseille. La série policière sera "d'un nouveau genre, très
rapide". Avec, à chaque épisode, une enquête résolue. Si le "très beau casting" est encore tenu
secret, le coscénariste Brice Homs annonce "quatre rôles principaux, dont deux féminins, et
cinq-six personnages récurrents". Autre singularité : "Antigone 34 sera une série transmédia :
elle sera aussi racontée de manière interactive, notamment sur Twitter et Facebook." Le
tournage de trois épisodes pilotes de 52 minutes pour France 2 est prévu fin janvier-début
février. La chaîne décidera ensuite de donner son feu vert pour la réalisation de six autres
épisodes (voire même douze) et de diffuser la série sur le petit écran.
Alice Rolland
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Culture
Musiques, concert pour les otages : Le club de la presse de Montpellier organise le 29
décembre un concert sur le parvis de l'Opéra-Comédie marquant la date anniversaire de
l'enlèvement des otages Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. Cinq heures de spectacles
avec Dimoné, Mathilde Monnier, Cédric, NatYot, Gérard Pansanel. Sont également pressentis
: Luce, Julien Doré, rinôçérôse, Olivia Ruiz, Cali. Hervé Di Rosa a accepté de concevoir
l'affiche.
Slam, deux montpelliérains distingués : Mélanie Boulet, 25 ans, et Stéphane Tourez, alias
Slameton, se sont produits le 20 novembre dernier dans la salle du Trabendo (Paris La
Villette) à l'occasion de la représentation consacrée par La Poste aux 23 lauréats de son
tournoi national de slam (textes scandés) 2010 aux côtés de Grand Corps Malade, notamment.
Musée Fabre, l’expo Cabanel prolongée : L'exposition temporaire du musée Fabre
"Alexandre Cabanel, la tradition du beau" est prolongée jusqu'au 2 janvier 2011.
Musée, le Miam sur France 3 : France 3 a réalisé un documentaire dans les coulisses de
l'exposition anniversaire "Les Territoires de l'art modeste", à l'occasion des dix ans du MIAM,
le Musée international des arts modestes créé par Hervé Di Rosa à Sète. L'émission est
présentée par Jules-Edouard Moustic, le célèbre présentateur de Groland (Canal +). Diffusion
vendredi 26 à minuit et samedi 27 à 15h30.
Reggae Yannick Noah à l’Aréna : Une nouvelle date décrochée pour l'Arena : Yannick
Noah est programmé le 3février 2011.
Expo, images d’un herbier à Lodève : Pour son exposition d'hiver, le musée Fleury de
Lodève présente du 11 décembre au 3 avril les œuvres de Michel Danton. Au programme,
trois volets : 1.Trente planches d'un herbier ancien avec lesquelles l'artiste dialogue. 2. Une
vingtaine de peintures dédiées à un musicien de jazz. 3. Des œuvres plus récentes présentant
des suites sur un thème donné sur différents supports et selon différentes techniques. Michel
Danton, qui s'est longtemps consacré à l'écriture, a une prédilection pour les passerelles jetées
entre écriture et peinture.
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Le zoo veut devenir une "mini-Villette"
"Le goûter des lémuriens", "Qui fait quoi dans la fourmilière", "La surprise des ours", "La
girafe, cet animal bizarre", "L'abeille n'est pas bête"... Voilà le nom des futurs ateliers qui vont
progressivement se mettre en place dans les allées du zoo pour que le Lunaret s'ouvre à la
science et à la pédagogie. Une véritable révolution. "Le zoo ne doit pas être qu'un lieu de
promenade", insiste Luc Gomel. Il vient d'être recruté par la Ville pour faire le lien entre le
savoir scientifique et la transmission de ce savoir au monde citoyen. L'homme, 46 ans, est une
pointure dans le domaine de la science et de la pédagogie sur la biodiversité : scientifique,
ingénieur agronome de formation, il a participé à la création de Micropolis en Aveyron, du
vivarium de Moulin en Alsace, de Naturoptère dans le Vaucluse et a été directeur du Muséum
de Nîmes. Une dizaine d'ateliers destinés aux enfants mais aussi au grand public seront
expérimentés avant Noël, principalement au centre Darwin, sur le site de l'ancienne ferme
pédagogique. "L'idée, c'est de faire découvrir la faune et la flore via des ateliers les plus
ludiques et interactifs possible pour montrer que le zoo peut participer à la protection des
espèces menacées", poursuit Luc Gomel. "Nous allons aussi multiplier les visites guidées la
journée et le soir, la diffusion de vidéos sur les coulisses du zoo. " Une plaquette sera ensuite
établie aux vacances de Pâques. Le personnel du zoo (80 salariés) va suivre une formation et
des élèves de Luc Gomel, qui garde son mi-temps de directeur du pôle patrimoine scientifique
à l'université Montpellier 2, feront leur stage au zoo pour compléter l'effectif. "Toutes les
grandes villes françaises ont leur mini-Villette, sauf Montpellier quia pourtant l'une des plus
grandes communautés scientifiques", ajoute le conservateur qui compte bien rectifier le tir.
Leslie Anagnostopoulos
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Mauguio, déprimée elle tente de se suicider avec ses deux enfants
"Je ne voulais pas leur faire de mal. Je voulais qu'on parte ensemble en douceur." Lundi 15
novembre, Naïma (Le prénom a été changé), une mère de famille de quarante ans, tente de se
suicider avec ses deux enfants, un garçon de 6 ans et une fille de 9 ans. Cette habitante de
Mauguio avait planifié d'incendier sa voiture, après avoir endormi ses petits et les avoir
aspergés d'essence. Mais le pire est évité. Un promeneur, alerté par les cris de la fillette,
donne l'alerte, avant que Naïma ne puisse allumer le feu. Interpellée dans un état second,
Naïma est immédiatement placée en hôpital psychiatrique. Sous contrôle judiciaire, elle ne
peut revoir ni son mari, ni ses enfants. Elle est mise en examen pour tentative d'assassinats.
Après une nuit passée à l'hôpital, les enfants sont ramenés chez eux par leur père. Selon les
gendarmes, celui-ci "n'a rien vu arriver". Pourtant, dans les jours qui précèdent le drame, son
épouse semble avoir vraiment perdu pied. Profondément déprimée, elle passe trois jours
isolée dans sa chambre, après une dispute a priori banale : problèmes d'argent, problèmes de
couple. Rien d'extraordinaire. Ni adultère dans les parages, ni chômage à l'horizon et encore
moins de violence conjugale. Mais chez cette femme fragile, qui travaille dans une école
primaire de Mauguio, déjà internée en hôpital psychiatrique pendant un mois en 2009, la
dispute avec son mari fait resurgir un mal plus ancien. "Toute l'histoire de cette femme,
depuis sa naissance, va conditionner son acte", témoigne Me Iris Christel, l'avocate
montpelliéraine de Naïma. Quand celle-ci naît en 1970 en Algérie, à Médiouna, ses parents ne
la déclarent pas à l'état civil. Ils lui donnent l'identité de sa grande sœur, qui vient de mourir.
Officiellement, donc, elle n'existe pas en tant qu'individu : elle remplace son aînée. Deux ans
plus tard, en 1972, la famille de quatre enfants déménage en France, à Lunel. Seulement, le
sort s'acharne : les deux parents meurent successivement en 1981. Le père d'une maladie
cardiaque, la mère d'une tumeur au cerveau. Après bien des péripéties, Naïma parvient à
passer un bac pro, trouve un job, un mari qui travaille dans le BTP et même une maison.
Presque une vie normale. Presque... car elle conserve des séquelles indélébiles de son passé.
"Elle a une peur panique de l'abandon", analyse son avocate. La peut de l’abandon… Ce
sentiment refait surface à la première occasion. Pendant les trois jours où elle reste prostrée
suite à la dispute avec son mari, elle ne reçoit aucune visite. "Personne ne m'aime", se dit-elle.
Profondément abattue, elle décide d'en finir. Lundi 15 novembre, en début d'après-midi,
pendant que son mari fait la sieste, Naïma charge sa Peugeot 307 avec une bouteille de gaz et
un jerrican d'essence. Elle fourre dans son sac des plaquettes de médicaments : anxiolytiques
et somnifères. Puis elle attrape sa fille et son fils. "On va faire une balade", leur dit-elle. Ils
roulent, s'arrêtent au MC Do pour acheter des boissons. Dans leurs gobelets de soda, elle
verse un mélange de médicaments, qu'elle avait préalablement broyés. Et ils repartent en
direction de Villetelle, un petit village à la frontière du Gard et de l'Hérault, où la famille a
l'habitude d'aller se promener le week-end. À l'arrière, les deux enfants dorment. Naïma se
gare et commence à ouvrir la bouteille de gaz avec l'idée de se laisser partir. Mais sa fille se
réveille. La maman panique, attrape le jerrican d'essence et en asperge partout à l'intérieur de
la voiture. Heureusement, elle ne parviendra jamais à mettre le feu. Les vapeurs de pétrole, les
médicaments qu'elle avait avalés, l'angoisse de la situation et les cris de sa fille lui font perdre
temporairement connaissance. Et l'arrivée providentielle d'un passant va clore définitivement
cette scène déchirante.
Naïma relève-t-elle de la prison ou de l'hôpital psychiatrique (HP) ? La question a fait l'objet
d'un vif débat. D'un côté, les services du procureur, partisans de l'incarcération. De l'autre, Iris
Christol, l'avocate de Naïma, la juge d'instruction et le juge des libertés et de la détention,
favorables à un internement d'office. Dans ce bras de fer, c'est l'adjoint à la culture Michaël
Delafosse, élu municipal de garde au moment de prendre la décision, qui a tranché le débat...
en faveur du placement en HP. Mais le procureur a fait appel. Nouvel examen du dossier le 30
novembre.
Tuer ses enfants par amour : Est-il possible de se tuer et tuer ses enfants par amour ? Le Dr
Paul Bensussan, psychiatre, donnait sa définition du "suicide altruiste" lors d'un débat
organisé par le journal le Monde, en 2006. Extraits. "L'infanticide est exceptionnellement
prémédité. Une seule exception cependant : la forme la plus grave de dépression, appelée par
les psychiatres mélancolie délirante, dans laquelle le sujet, convaincu de l'inutilité et de la
cruauté de l'existence, emmène avec lui son enfant dans la mort. Ce geste, qualifié de "suicide
altruiste", est en général préparé et élaboré. Le terme de suicide altruiste englobe et laisse
entendre la dimension d'amour, même s'il est paradoxal et cruel. La mère auteurs de
l'infanticide ressent alors, lorsqu'elle échappe elle-même au suicide, et après guérison de sa
dépression, une effroyable culpabilité, preuve que le passage à l'acte ne peut être expliqué par
un manque d'amour. "
Yann Voldoire
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Collecte : un Caddie pour aider une famille
Une petite partie de vos courses peut sauver une famille." Tel est le slogan de la Banque
alimentaire de l'Hérault pour sa 26e collecte, qui se déroule les 26 et 27 novembre prochain.
But de la collecte : récolter 230 tonnes d'aliments au profit des plus pauvres.
Collecte alimentaire c’est quoi ? Vendredi 26 et samedi 27, plus de 1200 bénévoles sont
présents à la sortie de 160 magasins (grandes surfaces, supérettes...) du département afin de
récolter des denrées alimentaires. Une fois leurs achats payés à la caisse, les clients de ces
magasins peuvent choisir de remettre aux bénévoles une part de leurs courses, essentiellement
des denrées alimentaires.
Quels aliments ? Les aliments récoltés en priorité sont : des conserves de poisson, de légumes
et de fruits, des tablettes de chocolat, des huiles alimentaires, des provisions pour le petit-
déjeuner, du café. "L'objectif est de fournir des denrées alimentaires que les personnes
pauvres n'ont pas les moyens d'acquérir, insiste Alain Bereziat, président de la Banque
alimentaire de l'Hérault. Tout en leur permettant d'avoir une alimentation équilibrée."
Pour qui ? "Tout ce qui est récolté dans l'Hérault est distribué dans l'Hérault." En 2009,123
CCAS (Centres communautaires d'aide sociale) et associations ont été approvisionnés par la
Banque alimentaire de l'Hérault Soit environ 7000 bénéficiaires, servis sous forme de colis,
repas chauds et distribution dans la rue. En majorité des travailleurs pauvres, des jeunes et des
familles monoparentales.
Infos au.04-67 12 01 10 ou sur le site : www.banquealimentaire.org
Alice Rolland
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Villages
Lattes, la météo enseignée aux enfants : Comment se forment les crues ? Qu'est-ce qu'un
bassin versant ? Vendredi 26, la commune de Lattes inaugure sa première station
météorologique installée dans l'école de la Cougourlude. Un projet pédagogique, mis en place
par le Syndicat du bassin du Lez (SYBLE), qui veut informer les enfants sur les risques
d'inondation et l'influence du climat sur la genèse des crues. Deux autres sites pilotes ont été
installés à l'école de Prades-le-Lez et au collège d'Alco, à Montpellier.
Pérols, une nouvelle piste de karting : La piste de karting, installée depuis vingt ans sur le
parc des expos, à Pérols, déménage. Le propriétaire, Jean-Marie Caizergues vient, en effet, de
signer avec l'Agglo un bail de dix-huit ans qui lui permettra de poursuivre son activité qui a
cessé avec l'installation de la nouvelle salle Arena. Le nouveau terrain, de près de deux
hectares, est situé entre le domaine de La Pailletrice et l'aéroport. Le circuit, configuré
différemment, mesurera 650 mètres.
Vendargues, délocalisation à System U : Les salariés du service informatique de la centrale
System U s'inquiètent de la décision de leur direction de transférer son système informatique à
Nantes, dans le cadre de la création d'un Groupement d'intérêt économique (GIE). Ce projet
concerne une quarantaine de salariés. Le comité d'entreprise attaque l'entreprise devant le
tribunal contre la méthode employée.- "Ces salariés sont fortement incités à partir à Nantes
dans le cadre d'un transfert de contrat. Ça ressemble à une menace déguisée de rupture de
contrat dans le cas d'un refus", explique la CFDT.
Clapiers, la colline reboisée : Des oliviers, des amandiers, des grenadiers, des arbres de
Judée, des érables, des frênes... La commune de Clapiers lance, d'ici la fin de l'année, les
travaux de reboisement de la zone forestière de deux hectares qui a brûlé l'été 2008, près de la
tour du guet. Plus de six cents plants d'arbres vont être mis en terre ainsi qu'une centaine de
pins pignons. Le coût : 8300 euros, financés par la commune.
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Quand le planétarium Galilée réinvente Lascaux
Le planétarium Galilée d'Odysseum est indirectement la vedette d'un magnifique
documentaire diffusé le 13 novembre sur Arte. Normal : il est au cœur d'une des plus
étonnantes hypothèses archéologiques récentes. Ses équipements de pointe et son dôme de 15
m de diamètre ont permis de réinventer le ciel paléolithique des solutréens, des hommes
vivants il y a 18 000 ans ! L'archéo-astronome Chantai Jègues-Wolkiewiez affirme que les
peintures rupestres réalisées dans la grotte de Lascaux (Dordogne) sont une carte du ciel,
représentant les constellations du zodiaque. En termes d'astronomie de position, ses calculs
indiquent que les animaux dessinés correspondent exactement aux groupes d'étoiles. C'est
pour les besoins du documentaire intitulé Lascaux, le ciel des premiers hommes, que l'équipe
du film et la scientifique ont investi le planétarium Galilée il y a quelques mois. La projection
valant ici tous les discours. La chercheuse y a même convié Gérard Jasniewicz, enseignant à
la fac des sciences et membre du Corps national des astronomes et physiciens (CNAP). À
l'enthousiasme de la découverte, lui apporte la modération. "Les calculs sont justes. Mais
l'observation des dessins dans la salle des taureaux est un événement unique que l'on ne peut
confirmer ou infirmer par des expériences et des observations multiples et variées. Il ne peut y
avoir de preuve au sens scientifique. Je ne peux donc pas affirmer que la grotte de Lascaux est
un planétaire, une carte du ciel " N'empêche, l'audacieuse hypothèse fait rêver. Et le
planétarium Galilée contribue à ce rêve.
Frédéric Vinson
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Grand emprunt, pourquoi l'université Montpellier 3 a claqué la porte
"À quoi tout ça va servir à mon université ? Pour l'instant, la réponse est : rien." "Autant nous
demander de nous saborder." "Sous couvert d'excellence, le projet du gouvernement cible
certains secteurs scientifiques et oublie quasiment nos disciplines.""Je me sens un peu
ficelée." "Pour l'instant, on ne m'apporte que les factures.""Je ne vis pas de promesses." "On
est vraiment dans une logique d'université à deux vitesses." Du 15 au 20 novembre, Anne
Fraïsse, la présidente de l'université des lettres, Montpellier 3, a vidé son sac. Après des mois
à tenir sa langue et à compter les points entre Montpellier 1 et Montpellier 2, la présidente de
l'université Paul-Valéry a littéralement explosé. Conférence de presse, courrier à son
personnel, lettre salée à ses confrères... Anne Fraïsse a fait feu de tout bois pour dire qu'elle
abandonnait le navire des initiatives d'excellence (IdEx). Conséquence immédiate : si elle ne
revient pas sur sa décision, l'ensemble du site de Montpellier peut dire adieu au milliard
d'euros promis par le gouvernement, dans le cadre des crédits du grand emprunt. La recherche
montpelliéraine et l'activité économique qu'elle génère auraient du mal à s'en remettre. Car le
gouvernement a prévenu : seuls une dizaine de sites, qui présentent une candidature
commune, seront retenus pour devenir des campus d'excellence, de rang international. Les
autres passeront, selon l'expression du recteur Christian Philip, "en deuxième division". Du
coup, c'est la panique dans les institutions, alors que le feu couvait depuis plusieurs mois.
Hélène Mandroux, le maire de Montpellier, essaie de rappeler tout le monde à la raison dans
un communiqué : "Les partenaires du projet Université de Montpellier Sud de France doivent
immédiatement cesser de laisser libre cours à leurs querelles internes pour ne plus perdre de
vue l'intérêt général de notre ville et de son université." Jean-Pierre Moure, président par
intérim de l'Agglo de Montpellier, fait, quant à lui, appel au préfet pour qu'il mène une
concertation. La Région et le rectorat, partie prenante du dossier depuis longtemps, restent
silencieux. Sans doute pour ne pas jeter d'huile sur le feu, dans un dossier déjà chaud
bouillant. Du côté des deux autres universités, on fait plutôt profil bas. "Il n'y aura pas de
projet aux initiatives d'excellence sans Montpellier 3. Ça se fera à trois, ou ça ne se fera pas",
expliquent en chœur les représentants de Montpellier 2 et de Montpellier 1. Philippe Augé,
président de Montpellier 1 (droit, médecine), dit même comprendre les raisons du coup de
gueule de sa collègue : "Anne Fraïsse a dû marquer sa différence pour défendre le poids des
sciences humaines et sociales (SHS) dans le projet. C'est vrai que le gros des dotations devrait
aller aux sciences dures. Mais il faut que l'on trouve des axes pour les SHS. Tout n'est pas
perdu." À Montpellier 2, on se montre également très compréhensif sur la prise de position
d'Anne Fraïsse : "Elle est sans doute embêtée de mettre en difficulté le site de Montpellier.
Mais les conditions qu'elle met à son entrée dans le projet IdEx sont pour elle des conditions
de survie", analyse Éric Buffenoir, vice-président de l'université des sciences et techniques.
De jour en jour, le délai pour faire revenir Anne Fraïsse à la table des négociations se réduit.
La date butoir de remise de la candidature commune à l'IdEx est connue depuis longtemps : le
17 décembre. Malgré l'échéance qui approche, tout espoir n'est pas abandonné. Jusqu'ici, les
trois universités ne parvenaient pas à s'entendre sur la gouvernance du projet IdEx : comment
présenter un projet commun aux trois universités malgré leurs différences fondamentales.
Après avoir évoqué la fusion, ou la création d'un "grand établissement", les protagonistes de
l'affaire semblent à présent s'orienter vers une troisième voie. "Je pense que nous allons
arriver à quelque chose de raisonnable, confie Éric Buffenoir. La piste de l'organisation
fédérale des universités, comme c'est le cas à Lyon, pourrait être sérieusement envisagée."
Mais avant cela, il faut trouver le moyen de faire revenir Anne Fraïsse...
Menaces sur le Plan campus : "L'avancement de votre Plan campus ne laisse pas de
m'inquiéter", écrit Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche, à la présidente du pôle de
recherche et d'enseignement supérieur (PRES), dans un courrier daté du 5 novembre. Signée
en 2008, l'Opération campus concerne la réorganisation et la rénovation de l'ensemble des
bâtiments universitaires de Montpellier. Près de 500 millions d'euros sont mis sur la table par
l'État et la Région. Mais les "couacs" entre les différentes universités et le manque du
dynamisme du PRES font craindre du retard, voire des pertes de crédit, sur ce gigantesque
projet de réaménagement qui concerne le secteur est de Montpellier.
Yann Voldoire
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CHU : un nouveau patron pour décembre
Au CHU, 2010 est l'année des directeurs. Après Alain Manville et Daniel Moinard, Philippe
Domy, 59 ans, sera le troisième homme à s'asseoir dans le fauteuil du patron de l'hôpital de
Montpellier, cette année. Jusqu'ici directeur du CHU d'Amiens (Picardie), Philippe Domy
devrait officiellement prendre ses fonctions le 1er décembre. Pour ce poste, les candidats ont
afflué de la France entière : Poitiers, Nancy, Toulouse ou même la Réunion... "Nous en avons
auditionné seize, dit Bernard Guillot, président de la commission médicale d'établissement
(CME). Nous avions deux critères de choix. Le premier : la compétence sur la gestion d'un
gros CHU. Le second : une capacité de dialogue éprouvée pour sortir de dix ans de
gouvernance extrêmement autoritaire." Trois dossiers ont été présélectionnés par la CME, qui
n'avait qu'un avis consultatif à donner. Puis le ministère de la Santé a finalement retenu
Philippe Domy, apparu comme le plus consensuel. Pour ce natif de la région parisienne, cette
nomination est une promotion. Avec plus de dix mille employés, le CHU de Montpellier est
deux fois plus gros que celui d'Amiens. Mais Philippe Domy a de l'expérience. Il a
successivement dirigé l'hôpital de Denain (Nord), Arpajon (Essonne), Compiègne (Oise),
Saint- Antoine et Bicêtre à Paris, Valenciennes (Nord) et enfin Amiens depuis 2001. Cette
arrivée vient clore l'épisode de la succession d'Alain Manville. Après avoir dirigé l'hôpital de
2005 à 2010, l'ancien directeur avait été suspendu en avril, après sa condamnation dans une
affaire de harcèlement moral. Puis Daniel Moinard, 63 ans, a assuré l'intérim avec pour
mission de "rétablir la confiance et de pacifier le climat". Pour le ministère de la Santé, le
contrat est visiblement rempli : Daniel Moinard serait promu à la tête des hospices civils de
Lyon dès le 1er décembre.
Yann Voldoire
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Concert Shakira expliquée aux nuls
Que lui trouvent-ils ? On reconnaît un fan de Shakira à cette danse bizarre, tribale, qu'il
accomplit en disant deux fois "Waka, Waka". Difficile d'ignorer l'hymne officiel de la Coupe
du monde de football 2010, emprunté à un air traditionnel camerounais : ce tube planétaire a
propulsé la chanteuse colombienne, 34 ans, coiffée comme Bardot, au sommet. C'est dans ce
contexte que l'Arena accueille Shakira, ce 26 novembre. Sarah, nîmoise, n'a pas hésité devant
"un tel investissement" (entre 40 et 50 euros la place), sûre d'assister au "concert énorme d'une
grande star". Timothé, étudiant toulousain, se dit autant intéressé par l'événement que par la
chanteuse elle-même. "Je n'ai jamais vu de concert à l'Arena. C'est l'occasion." N'ayant pu
acheter qu'une seule place, il tentera sa chance au guichet le soir même pour Takoua, son
amie. Car c'est elle la fan ! "Sa manière de danser l'impressionne", témoigne Timothé.
Shakira, c'est une danse du ventre mondialement appréciée. Cette facilité tient sans doute à
ses origines : cet ange blond de Colombie est d'origine libanaise par son père. Elle s'appelle
Shakira Mebarak Ripoll. Plastique enviable au service d'une danse mi-orientale et mi-
hispanisante : c'est la recette Shakira. Lors des Grammy Awards de 2001 (Prestigieuses
récompenses annuelles de l'industrie du disque américaine), c'est en blonde platine que la
brune Colombienne vient chercher sa récompense. Un tournant. La chanteuse sud-américaine
avisée, qui a signé son premier disque avec Sony à 13 ans, vise le marché mondial.
Emmanuel, informaticien, a connu cette Shakira des origines -."Elle a d'abord chanté des
chansons à texte en espagnol. Avec juste une gratte. Elle a une voix exceptionnelle", indique-
t-il. En 2002, à partir de son cinquième album, Shakira se met à chanter uniquement en
anglais. Et produit des tubes calibrés comme Wherever, Whenever. Dans le combat que se
mènent les Britney Spears, Christina Aguilera et autres Beyoncé, elle donne dans la
surenchère jusqu'à s'exhiber en chorégraphies suggestives dans une cage. L'affaire de la cage
divisera d'ailleurs ses fans. Mais Emmanuel ne parvient pas à la trouver "vulgaire".
Étrangement, ses outrances calculées entament peu sa réputation. Sarah, nîmoise, apprécie
"son naturel'. "Elle est simple, chaleureuse, pas star." Ce qui est aussi chez Shakira une
question d'éducation et de fréquentation. Amie du grand écrivain colombien Gabriel Garcia
Marquez, elle est     par ailleurs fiancée avec Antonio de la Rua, avocat et fils de l'ancien
président argentin, Fernando de la Rua. De telles dispositions feraient presque regretter la
voix prise par Shakira vers une standardisation aussi forcenée. Experte, Sarah a apprécié que
"pour la première fois depuis des années, son dernier disque "Sale el Sol" comporte des
chansons en espagnol. Il a une touche cubaine. Comme à ses débuts." La vengeance de la
brune ? Il n’y a plus de place : Shakira est l'artiste type que l'Arena, la nouvelle salle de
spectacles, peut accueillir. La star colombienne ne serait pas venue au Zénith. Le concert
affiche complet : 10000 places se sont vendues, entre 40 € et 50 €. La recette attendue pour la
société Enjoy, gestionnaire de la salle, se situerait entre 40000 € et 50000 soit environ 10% de
la billetterie
Valérie Hernandez
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Rapidos
160 chalets pour le marché de Noël : Les Hivernales, le marché de Noël de Montpellier, se
déroulent du 1er'au 26 décembre sur la place de la Comédie et l'esplanade Charles-de-Gaulle.
Avec 160 commerçants.- produits régionaux, artisanat, gastronomie... Crèche provençale et
passages du Père Noël. Tous les jours du 1er au 26 décembre (sauf le 25 décembre), de 10h à
20h, vendredi et samedi jusqu'à 23h3o (fermeture le 25).
CCI, on vote jusqu’au 8 décembre : C'est ce jeudi 25 que les 28000 commerçants et autres
chefs d'entreprises pourront commencer à voter pour les élections à la chambre de commerce
et d'industrie, et ce jusqu'au mercredi 8 décembre. Dernières péripéties: le président sortant
Rudy Iovino (Medef) déclare porter plainte contre sa rivale Gabrielle Deloncle (CGPME)
pour "injure et diffamation". Motif: cette dernière a raconté que l'équipe de la CCI avait sabré
le Champagne après le décès de Frêche, qualifiant ce comportement d'"abject". "Nous n'en
pouvons plus de la calomnie en guise d'arguments", déclare à La Lettre M Rudy lovino, qui
refuse désormais tout débat. Riposte de Gabrielle Deloncle, vendredi au Corum devant 800
personnes : "Le Medef fuirait-il le débat ?" Elle dénonce par ailleurs "des menaces graves sur
les entreprises de mes colistiers s'ils restaient avec moi."
Télé, la grotte des demoiselles sur France 5 : L'émission "Echappées belles" sur France 5
consacre ce samedi 27 novembre, à 20h35, un reportage aux Cévennes et notamment à la
grotte des Demoiselles. Une rediffusion est prévue le dimanche 28 novembre, à 10h25.
Flashmob Michael Jackson au Triangle : Un rassemblement éphémère est organisé sur la
chanson Beat it de Michael Jackson, jeudi 25 à 18h sur l'allée Jules-Milhau (au Triangle).
L'événement est animé par l'équipe d'Ubisoft Montpellier à l'occasion de la sortie du jeu
Michael Jackson The Expérience en Europe sur console Nintendo Wii. La chorégraphie de la
chanson est extraite du jeu conçu par Ubisoft à Montpellier. Une page Facebook a été créée à
l'occasion de la flashmob : www.facebook.com/MichaelJacksonTheExperience
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Un "off" pour le Festival de Radio France
Le Festival d'Avignon a son off. Radio France désormais aussi. Du 11 au 31 juillet 2011,
pendant le Festival de Radio France, aura lieu la toute première édition de "Montpellier
Temps Chante" sur le modèle du off d'Avignon. "Un festival de toutes les chansons, dans
toutes les langues", précise Jacques Gauffier, son créateur. Célèbre touche-à-tout à l'accent
marseillais qui a été le premier directeur d'une maison pour tous à Montpellier, et plus tard
patron d'un célèbre bar à tapas (Pepe Carvalho), Jacques Gauffier a d'abord obtenu le feu vert
de René Koering : le surintendant de la musique et patron du Festival de Radio France, qui
s'était opposé à d'autres projets par le passé, s'est cette fois montré chaleureux. Autre bonne
fée : Pierre Mestre, le patron d'Orchestra et mécène, qui met à disposition une salle dans son
domaine de Verchant. À ce jour, une quinzaine de salles ont donné leur accord formel (Secret
Place, Baloard, Chapelle, Pierre Tabard, Chocolaterie, Antirouille, Pleine Lune, Kawa
Théâtre, JAM, La Vista, théâtre du Hangar...). Une dizaine d'autres ont été pressenties.
Montpellier Temps Chante se calquera sur le puissant off avignonnais qui attire 300000
personnes, trois fois plus que le prestigieux festival "in" et génère de substantielles retombées
économiques. À ceci près qu'une charte exigera des directeurs des salles partenaires qu'elle
plafonne leur location aux artistes pour éviter les dérapages avignonnais, responsables de bien
des bouillons du off. Avec un plus par rapport à Avignon: la plage... Contact :
MontpellierTempsChante@gmail.com
Valérie Hernandez
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Première : IBM jette une passerelle entre tous les chercheurs d'ici
Le dynamisme des universités et de la recherche montpelliéraine a séduit IBM. L'entreprise
implante dans la capitale languedocienne son tout premier centre de recherche collaboratif en
France, le CAS, Center for Advanced Studies. L'objectif est de développer les échanges entre
le monde de la recherche, les universités, les communautés techniques et scientifiques d'IBM,
ainsi que ses partenaires stratégiques, sur des projets de recherche appliquée, tels que ceux
soutenus par les Pôles de compétitivité, l'Agence nationale de la recherche ou la Commission
européenne. "Nous misons sur l'innovation par la collaboration, explique Patrick Albert,
leader du CAS France. Innover dans son coin reste limité. Il faut se confronter aux autres pour
faire jaillir l'étincelle ! En investissant sur ces communautés scientifiques, nous pouvons
optimiser l'industrialisation des résultats de la recherche fondamentale. " II s'agit de répondre
aux grands enjeux de société et d'améliorer la vie de chacun. De quoi mieux gérer nos
ressources, mais aussi de valoriser la masse inerte de données informatiques stockées depuis
des années. Exemple : bientôt, lorsque vous prendrez un Vélomagg', ces deux-roues en
partage, vous connaîtrez, en temps réel, le taux de remplissage des stations ou les horaires et
lieux où vous avez le plus de chance d'en trouver. Implanté dans les locaux d'IBM
Montpellier, le CAS regroupe en outre les activités menées à Paris et Sophia Antipolis (région
PACA). Il n'existe actuellement que vingt-six autres centres de ce type dans le monde.
Frédéric Vinson
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Gens d’ici
Sophie Menanteau : Elle est nommée à la tête du nouveau Bureau d'accueil des tournages de
la Ville, où elle sera chargée des contacts avec les régisseurs, des repérages et de la
coordination des tournages sur l'espace public. Fondatrice du centre multimédia Kawenga en
1999, elle travaille à la Direction de la culture et du patrimoine de la Ville de Montpellier
depuis un an. Elle s'y est occupée, notamment, de la réouverture du cinéma de Celleneuve.
Maurice Mattauer : Pour commémorer la mémoire de ce grand professeur de géologie
montpelliérain décédé le 8 avril 2009, Claude Allègre et plusieurs autres spécialistes français
des sciences de la terre se retrouvent à Montpellier les 9 et 10 décembre. Ce symposium, qui
se déroule à l'amphithéâtre Charles-Flahault de l'Institut de botanique (163 rue Auguste-
Broussonnet à Montpellier), est ouvert au public. Maurice Mattauer avait, entre autres, créé à
l'université Montpellier 2 une école de tectonique internationalement reconnue.
http://www.gm.univ-montp2.fr
Gots : Caricaturiste qui travaille sur la région de Montpellier, il ouvre samedi 27 novembre à
Palavas, rue Saint-Roch, rive gauche, la première Maison de la caricature, à la fois lieu
d'exposition et lieu de vente. On y trouvera ses dessins, des dessins d'autres caricaturistes, des
livres, des objets et des affiches.
Geneviève Tapié : La présidente de l'Assemblée des femmes-Observatoire de la parité du
Languedoc-Roussillon monte au créneau pour qu'une loi introduise la parité lors des élections
aux chambres de commerce et d'industrie, "Il y a une résistance considérable dans le milieu
des décideurs mais cette situation ne pourra pas durer : déjà une part de parité a été introduite
lors des élections aux chambres des métiers", explique-t-elle. En Languedoc-Roussillon, 15,3
% des élus des CCI sont des femmes, soit le double de la proportion nationale, une situation
liée au petit nombre d'entreprises industrielles implantées dans la région.
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Les Enfoirés : de nouvelles places seront mises à la vente en janvier
Les 59000 places pour les 7 concerts des Enfoirés à l'Arena, du 26 au 31 janvier, ont été
vendues dès mardi 23. Près de 20000 places seront mises en vente début janvier.
Les Enfoirés, c'est quoi ? "Aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir fin ni d'avoir froid..."
L'histoire des Enfoirés commence fin 1985 quand Jean-Jacques Goldman compose la chanson
des Restos à la demande de Coluche. Ce dernier vient de fonder Les Restaurants du cœur pour
donner aux plus démunis une aide alimentaire pour les aider à passer l'hiver. Après le décès
de Coluche en juin 1986, sa femme, Véronique Colucci, poursuit son action. En 2010, 60000
spectateurs ont assisté au spectacle "Les Enfoirés... La Crise de nerfs" à Nice, et 11,6 millions
de téléspectateurs ont regardé sa retransmission sur TF1.
Il reste des places : Mardi 23 novembre, la folie des Enfoirés commence dès 9h du matin à
Montpellier. Dans l'Hérault et le Gard, quatorze points de vente sont chargés de la mise en
vente des places pour les concerts des Enfoirés, qui se dérouleront du 26 au 31 janvier à
l'Arena. Tous sont pris d'assaut. Virgin Megastore vend ses places en moins d'une matinée.
Une file interminable se presse à l'accueil de la Fnac toute la journée, raflant toutes les places
assises avant 13h. Sauramps Odyssée affiche également complet dès 13h. Les sites de
réservation sur Internet sont surchargés. Résultat : la majorité des places mises en vente (trois
quarts du total des places disponibles, soit environ 59000 places) sont vendues dès mardi soir.
Que les fans se rassurent : il reste des places. Une deuxième mise en vente est prévue début
janvier. Elle correspond à environ un quart des places, soit plus de 19000 places. La
procédure de mise en vente (disponible sur le site www. enfoires.com) demeure identique: 14
points de vente locaux, deux sites Internet et des numéros de téléphone nationaux. À guetter
pour les retardataires : une centaine de places sont en général à vendre quelques jours avant le
début des concerts. Attention toutefois aux places mises en vente sur Internet à des prix
exorbitants.
Les dates, les prix : Sept représentations du 21e show des Enfoirés sont prévues à Montpellier
à l'Arena. Le premier spectacle est considéré comme une répétition générale, mercredi 26 à
20h. Les places sont moins chères : 50 € assis, 40 € debout dans la fosse. Cinq autres
représentations ont lieu jeudi 27, vendredi 28, samedi 29, dimanche 30 et lundi 31, à 20h. À
cela, il faut ajouter une représentation supplémentaire, dimanche 30 à 13h30. Pour chacun de
ces spectacles, le prix de la place est de : 63 € assis (environ 7180 places par concert), 50 €
debout (4120 places par concert). Pour les concerts à 20h, l'ouverture des portes est à 18h
pour une fin de show vers minuit passé. Pour le concert à 13h30, l'ouverture des portes est à
11h30 pour une fin de show à 17h15 environ. Les concerts du dimanche soir et lundi soir sont
filmés pour une retransmission en différé sur TF1 (et RTL) qui aura lieu fin février-début
mars. Le lendemain de la diffusion télévisée, CD et DVD sont mis en vente.
Le programme des concerts : Cette année, le thème des concerts des Enfoirés est : "2011, dans
l'œil des Enfoirés". Comme chaque année, il est conçu par Jean-Jacques Goldman et des
artistes des Enfoirés, qui déterminent le répertoire. Une quarantaine d'artistes - chanteurs,
acteurs, sportifs - devrait participer. La liste n'est pas encore définitive, mais des noms sont
déjà annoncés: Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, MC Solaar, Lââm,
Maxime Le Forestier, Jean- Louis Aubert, Garou, Zazie, Christophe Maé, Bénabar, Catherine
Lara, Gérard Jugnot, Mimi Mathy... Tous les Enfoirés ne sont pas présents à chaque concert,
cela dépend de leurs disponibilités. En 2010 à Nice, la troupe des Enfoirés était composée de :
360 personnes en coulisses, une quarantaine d'artistes et sept musiciens. À Montpellier, les
équipes techniques arrivent dès le 17 janvier.
Ca coûte combien les enfoirés : Gérée par Enjoy, l'Arena est mise à disposition gratuitement
pour les concerts des Enfoirés. Les collectivités locales mettent également la main à la poche
à travers des subventions: 100000 € pour la Région, 100000 € pour l'Agglo, 50000 € pour la
Ville, 20000 € pour le Département. L'Agglo loue pendant quatre concerts une loge de 32
places qu'elle met à disposition des bénévoles bénéficiaires des Restos du cœur. À noter que
toutes les places sont payantes: les bénévoles paient leurs places, les artistes paient les places
pour leur famille, les collectivités locales paient les places pour leurs élus.
Ca rapporte combien ? "Les actions des Enfoirés (concerts, vente de CD et de DVD)
permettent de récolter 27 Millions d’euros, soit 17,8 % du budget national des Restos du
cœur", affirme Françoise Vezinhet, la présidente des Restos de l'Hérault. En 2009/2010, les
concerts des Enfoirés ont rapporté près de 3 Millions d’euros aux Restos, auxquels s'ajoutent
19 Millions d’euros pour la vente de disques (CD et DVD). Les retombées locales concernent
les denrées alimentaires qui sont achetées par la branche nationale avant d'être envoyées à
Montpellier. En 2009/2010, ce sont 18000 tonnes de marchandises qui ont été distribuées dans
l'Hérault.
En chiffres : en 2009/2010, les Restos du cœur, ce sont :
En France : 830000 personnes accueillies, 58000 bénévoles, 103 millions de repas distribués,
2056 centres et annexes, 530000 donateurs, 65 millions d'euros de dons et legs
Dans l’Hérault : 20580 personnes aidées, 1,59 million de repas servis, 1800 tonnes de
marchandises stockées et distribuées, 1100 bénévoles, 33 points de distribution alimentaire
(dont 8 à Montpellier), 7 Restos bébés, 1 Camion du cœur (distribution de snacks, soupe ou
repas chauds sur le parking des Arceaux pendant onze mois de l'année (fermé en juillet) :
lundi, midi et soir, mardi, jeudi et vendredi midi, mercredi soir). Autres actions : Toits du
cœur, soutien scolaire, cours de français et d'alphabétisation, séances de cinéma, Jardin du
cœur (à Villeneuve-lès-Maguelone). Les Restos du cœur ouvrent lundi 29 novembre 2010 et
ferment samedi 19 mars 2011 Il est possible de faire des dons pour permettre la distribution
de repas aux plus démunis, www.restosducoeur.org.
Alice Rolland
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Délinquance à Nîmes: comment TF1 a noirci les chiffres
Montpellier n'est que la 41e ville de France pour la délinquance en 2009, d'après les chiffres
de la Direction centrale de la police judiciaire. Par contre, Nîmes est 13e (Perpignan 23e,
Béziers 36e) et un reportage à sensation de TF1, "Appels d'urgence", a même prétendu que
notre voisine occupait la 1ère place. D'où une réaction indignée des autorités. Enquête.
Nîmes occupe la première place au hit-parade de la délinquance. Agressions, cambriolages,
trafics de drogue, incivilités : Nîmes illustre tous les maux qui font régulièrement l'actualité."
Voilà comment Carole Rousseau introduit l'émission Appels d'urgence, "Nîmes : flics sous
tension contre jeunes délinquants prêts à tout", diffusée l'autre mardi sur TF1. Émission qui
hérisse le poil des hommes politiques nîmois. "C'est un film de série B sur le Chicago des
années 50, attaque Hugues Bousiges, préfet du Gard, cela donne une image fausse et blessante
de Nîmes." Alors rétablissons la vérité des chiffres.
NON, Nîmes n'est pas la plus délinquante. "Bien sûr, les villes de banlieue parisienne
n'existent pas !", raille le préfet. Nîmes est-elle vraiment au top de la délinquance, comme le
dit TF1 ? D'après le classement du taux de criminalité 2009 publié par le ministère de
l'Intérieur toutes villes confondues, Nîmes se situe à la treizième place avec un taux de 109,24
délits pour 1000 habitants. Loin derrière Avignon (120,51) ou La Courneuve en région
parisienne (117,67). Pour classer Nîmes en tête, TF1 utilise un autre palmarès, par population
: parmi les communes de 100000 à 250000 habitants, Nîmes se classe à la troisième place
nationale, loin derrière Saint-Denis (1re), et Avignon (2e).
NON, la délinquance globale n'a pas augmenté. Sur TF1, un journaliste affirme qu'à Nîmes la
délinquance a augmenté. Sans plus de précision. Or, "elle a baissé de 28,26 % entre 2001 et
2009, le nombre de faits passant de 12209 à 8758", affirme Richard Tibérino, adjoint à la
sécurité. Soit un tiers de moins en dix ans. Selon Franck Desrumaux, directeur départemental
de la sécurité publique, la délinquance a surtout changé dans le temps. Par exemple, les vols
de voitures sont passés de 2189 en 2001 à 845 en 2009 car les voitures sont devenues
difficiles à voler. Par contre, de nouveaux types de délits apparaissent : escroqueries sur
Internet, vols de téléphones portables. "Pour les gens, tout s'additionne. En réalité, une
délinquance se substitue à une autre", souligne le préfet.
OUI, les violences physiques augmentent : Une augmentation due essentiellement aux
violences conjugales. Selon Richard Tibérino, 731 actes de violences à la personne sont
enregistrés au 30 septembre 2010, dont 141 violences conjugales. En 2009, 217 victimes
portent plainte. Raison de ce boom, selon l'élu : les femmes n'hésitent plus à porter plainte.
OUI, les vols avec violence explosent : "+ 31% en 2 ans" : l'un des rares chiffres lâchés par
l'émission. Non contesté : 998 en 2009 contre 769 en 2007. En 2001, on en comptait 817.
Principales victimes : les jeunes et les personnes âgées.
OUI, les cambriolages font un boom. TF1 annonce une moyenne de trois cambriolages par
jour. C'est même plus : près de quatre par jour à Nîmes, soit 1 451 en 2009, contre 1 883 en
2001.
NON, les mineurs ne sont pas plus délinquants : "Un vol sur deux est commis par les
mineurs", dit encore TF1. Vrai, mais c'est le cas partout en France. Leur spécialité : les vols
avec ou sans violence et les cambriolages. Problème : dans la majorité des cas, le mineur
délinquant non récidiviste est relâché en attendant d'être convoqué par le juge. Parfois
plusieurs mois après. "Et la victime a un sentiment d'impunité parce qu'elle croise son
agresseur sur le trottoir, elle pense que la justice ne fait rien", soutient le préfet. Alors,
l'émission de TF1 a-telle donné la véritable mesure de la délinquance à Nîmes ? Non, estime
le préfet Bousiges : pendant 90 minutes, TF1 met bout à bout crimes et délits. "Sauf que tout
cela a été filmé sur quatre mois, insiste le préfet, de la Feria de Pentecôte à celle des
Vendanges." Pis : selon le Gardois Laurent Mucchielli, directeur de recherches au CNRS,
sociologue spécialiste national de la sécurité et de la délinquance, les chiffres ont été
sciemment noircis par la télé. "Enquête partiale, reposant sur un incroyable amateurisme en
matière statistique", affirme-t-il sur le site Rue 89. D'après lui, le taux de criminalité mis en
avant par TF1 n'est pas fiable, parce que la "population des habitants permanents d'une ville
n'est pas forcément constante". En effet, la population nîmoise est multipliée par sept pendant
la Feria de mai : un million de personnes, dont beaucoup ne sont pas de la ville, viennent sur
quatre jours. Ce qui fait augmenter artificiellement le chiffre de la délinquance à Nîmes.
Conclusion sans appel du spécialiste : "La véritable motivation de cette émission est de
montrer quelque chose qui fera peur."
Réactions :
Jean Paul Fournier, sénateur et maire UMP de Nîmes : "J'ai été scandalisé, pour ne pas dire
écœuré, par l'émission racoleuse diffusée par TF1, qui stigmatise notre ville et en donne une
vision déformée. L'action se déroule malheureusement dans des conditions similaires dans la
plupart des grandes villes de France. Nous étudions la possibilité d'engager une procédure
judiciaire contre la chaîne de télévision et les producteurs de l'émission."
Christian Bastid, conseiller municipal PCF de Nîmes : "Le problème, ce n'est pas TF1, ni
l'hebdomadaire Marianne qui avait aussi classé Nîmes parmi les villes où l'insécurité
augmente, mais bien une réalité : rodomontades et caméras de vidéosurveillance ne
parviennent pas à compenser la réduction des effectifs de la police nationale, la fermeture des
commissariats et la disparition du dialogue entre forces de l'ordre et citoyens. Si bien que,
selon le préfet lui-même, au niveau de l'insécurité, Nîmes serait dans la même situation qu'il y
a dix ans !"
Cyriel Bouquet, secrétaire départemental d'Alliance (Syndicat de la police nationale affilié à
la CFE-CGC) : "Le reportage n'est pas trop mal. Il met en avant le travail et le quotidien de
nos collègues. Ce qui est gênant, c'est qu'on a l'impression qu'il y a pléthore d'effectifs de
police. Lors des interventions, ils sont plus souvent deux que dix. Concernant la délinquance,
il est clair que ça ne bouge pas autant tous les jours, mais il faut reconnaître que Nîmes est
criminogène."
Frédéric Delapierre, responsable départemental FO-police : "Le reportage est axé sur le
quotidien des policiers, pas sur celui des habitants. Pour une fois que les médias reflètent la
réalité du métier, le reportage a été bien perçu par l'ensemble de la profession. Évidemment
que nous avons des journées plus calmes que d'autres, mais la délinquance est réelle à
Nîmes."
Caroline Solano
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Le Cap-d’Agde, le bon filon du « cul »
La première station touristique de France était la capitale du naturisme, elle est peu à peu
devenue le haut lieu du libertinage, le baisodrome de l'Europe du Nord. À tel point que
certains ont estimé, cet été, que trop c'était trop. Ont-ils été entendus? Enquête.
Agde, son "Éphèbe", son clocher, ses plages, ses bateaux, sa réserve ornithologique, sa criée
aux poissons, son sémaphore, son volcan, ses charmes languedociens, ses platanes, ses petites
places, ses habitants gouailleurs, Agde-la-Grecque est depuis ces derniers mois en train de se
payer une publicité à double face dont on peut penser qu'elle se serait bien passée mais qui,
tout compte fait, pourrait s'avérer fort bénéfique. Une publicité pour sa station touristique
créée de toutes pièces en 1970, à cinq kilomètres plus au sud, par un général de Gaulle qui
avait flairé là, avec ces kilomètres de plages de sable fin, non pas un lieu idéal pour les parties
fines - ce n'était pas son truc, au Général - mais le bon coup pour retenir sur nos côtes les
touristes qui filaient massivement vers l'Espagne. Une réussite : avec quinze millions de
nuitées, Agde est devenue, quarante ans après, avec son Cap, la première station touristique
de France. C'est une élue d'opposition, ex-numéro deux sur l'éphémère liste Modem lors des
dernières, régionales, qui a mis le feu aux poudres. En dénonçant avec vigueur des excès, à
savoir des pratiques sexuelles affichées au grand jour sur le sable doux de la plage naturiste
du Cap-d'Agde, Florence Denestèbe ne se doutait pas que l'affaire allait avoir un tel
retentissement. "Alertée par des résidents du village naturiste véritablement scandalisés par
l'exhibitionnisme de certaines personnes, j'ai posé une question orale en conseil municipal
explique-t-elle, je n'avais pas imaginé une seconde que ce simple rappel à la loi et à la
décence aurait un tel retentissement... Car j'ai simplement demandé au maire de réprimer
l'attitude provocatrice de certains. " Et voilà comment la jeune femme se retrouve à la une des
médias, un peu dépassée par l'événement, certes, mais quelque part ravie du bon coup, elle qui
avec son mari, gère le site internet "Hérault-Tribune", 3000 connexions par jour et véritable
petite force de frappe locale. "Très franchement, j'en ai assez de voir le nom de ma ville
associé au sexe le plus scabreux. Je ne suis pas bégueule, mais il y a des actes qui ne doivent
relever que du privé et non pas être étalés au grand jour." Une Agathoise témoigne sans
détours : "Certains se masturbent ouvertement partout, jusque sur le chemin le long du chenal
face aux "textiles" afin de se faire mieux admirer des adultes ou des enfants,.. " Un résident du
village naturiste en rajoute: 'Désormais le quartier a la réputation d'être le lieu où tout le
monde peut forniquer n'importe où, au grand jour, sans aucune pudeur ni retenue et sans
aucune contrainte ni crainte des autorités. " Bref, certains semblent avoir un peu oublié le
troisième commandement du quartier naturiste : "Tu ne confondras pas naturisme et
exhibitionnisme. Le problème, c'est qu'on touche là au nerf de la guerre. Le village naturiste
est un des poumons économiques de la cité, fréquenté par quarante mille personnes dont
l'immense majorité est loin des préoccupations exhibitionnistes de certains. "C'est justement
parce qu'il faut protéger cette clientèle fidèle que je m'insurge, assure Florence Denestèbe. Or
quelques-uns estiment que s'attaquer à l'échangisme et au libertinage, c'est mettre en péril
l'activité économique. " Ont-ils totalement tort de s'inquiéter, ces "quelques-uns" ? Si on tape
sur un moteur de recherche les mots "Cap-d'Agde échangisme", on dénombre plus de 33000
références. Mais si on tape "Cap-d'Agde tennis", une autre des activités fameuses de la
station, on en relève 145000. Quatre fois plus ! Comme le répète l'office du tourisme : "Le
Cap, c'est dix quartiers, dix ambiances. " II n'y aurait donc pas péril en la demeure, d autant
qu'un autre centre naturiste de la région, à Leucate, connu et apprécié pour son côté famille et
convivial, se voit associé plus de 50000 fois au terme d'"échangisme"... Reste que le bouche-
à-oreille s'est chargé de doter Le Cap d'une réputation olé-olé, qui, il faut le dire, ne semble
pas totalement usurpée. D'abord grâce à la communauté gay qui en a fait un de ses lieux de
drague préférés dans les années 70-80. Puis par les hétéros ravis de s'éclater dans des boîtes et
des bars libertins dont les exploitants ont vite compris qu'ils étaient une vraie et bonne
clientèle. Peu à peu, Le Cap est donc devenu un lieu à la réputation sulfureuse. "Quand je suis
à Paris et que je dis que je suis du Cap-d'Agde, c'est tout juste si on ne traite pas ma femme de
pétasse et moi d'obsédé", raconte un Agathois. Un récent reportage de NRJ 12 s'est chargé
d'enfoncer... le clou. Et s'il y a pas mal d'Italiens au "Village", il ne faut pas s'en étonner : la
RAI Uno a diffusé au début de l'été un reportage de quasiment une heure délicatement
intitulé... "La cité de l'orgie". Il faut être clair : il n'y a pas grand monde à Agde pour remettre
en cause les pratiques "échangistes" et autres libertinages. Mais à condition que tout cela
demeure à sa place et ne pollue pas les nombreuses autres activités de la station. "On prétend
que sur la plage dite de la Baie des Cochons, qui fait partie de l'aire naturiste, on peut faire
tout ce que bon vous semble. Mais c'est faux! La plage est certes naturiste, mais elle
appartient au domaine public", s'insurge Florence Denestèbe qui annonce qu'elle va adresser
un courrier de protestation au préfet et au procureur. Contre-attaque de Gilles d'Ettore, le
député-maire UMP : il reproche à son opposante de jeter de l'huile sur le feu et de "nourrir
auprès des médias une polémique stérile et qui dessert au final notre destination". Reste qu'il
insiste également sur la nécessité de changer l'image accolée à la station languedocienne,
preuve que Florence Denestèbe a peut-être, quelque part, été entendue : "Nous avons tant
d'autres choses à offrir. Il nous faut changer dans notre façon d'appréhender le tourisme : le
temps de la "cueillette" pendant les deux mois d'été est fini. Il faut autre chose: offrir de la
qualité, des loisirs, de la détente, de la culture... douze mois sur douze. " Certes, mais la
réputation du Cap "station-du-cul", ce n'est pas vraiment folichon pour attirer la clientèle,
non? "J'en conviens. Mais l'image que vous décrivez est vraiment très, très réductrice. La
polémique née autour de pratiques exhibitionnistes dans le Village naturiste est regrettable
pour l'image de la station. Il y a quelques problèmes, c'est vrai, et nous allons nous y attaquer.
Reste que les gens sont libres de pratiquer l'échangisme et le libertinage, à condition de
respecter autrui. N'est-il pas préférable, poursuit-il, de voir se créer des établissements
hôteliers qui annoncent la couleur du libertinage et ne sont pas accessibles aux enfants, plutôt
que des résidences où la mixité des comportements peut engendrer de réelles difficultés de
cohabitation ? En canalisant certaines pratiques, certains établissements contribuent à assainir
l'espace public. Et il n’est pas question de nous priver d'une clientèle plutôt aisée. " Tout est
dit, mon Général ! Le Cap veut bien lifter un peu son image, mais surtout pas en finir avec le
libertinage.
Ce qui disent les témoins : "Le quotidien des habitants mérite d'être narré par le menu,
racontait le quotidien Libération début novembre. Ils expliquent que, cette année, les limites
ont été plus que franchies. Il faut écouter Cilles raconter de quelle manière "40 personnes ont
copulé dans l'appartement au-dessus de sa tête". Il faut entendre Bernard, venu effectuer une
réparation chez un locataire qui se 'faisait faire une fellation sur la terrasse et n'a pas
interrompu son action". II faut voir la tête de Sophie, qui a surpris "un homme en train de se
masturber devant la porte de son jardin en la regardant à travers les panneaux de bois de sa
clôture". Et cette femme tenue en laisse par son mari, cet homme accroché à un poteau qui
regarde dîner sa femme, ce troisième, attaché sur sa terrasse, qui se fait fouetter. Les coursives
où on doit enjamber des corps... Sophie, habitante du village et naturiste, en est perturbée dans
ses relations de couple. "On n'a pas envie, on est dégoûtés", explique-t-elle, regrettant le
laxisme des autorités qui pourraient "au moins faire leur travail". Le maire assure qu'aucune
plainte n'a été enregistrée au commissariat. Mais Christophe, un habitant du village, soutient
qu'après avoir appelé les policiers pour signaler des débordements sur la plage, il s'est vu
répondre: "On n'y peut rien s'ils se font du bien." Il est sans doute difficile d'aller à l'encontre
de touristes qui viennent pour cela, et se croient tout permis, "parce que c'est à Agde". Il faut
dire que la chair rapporte. Le village naturiste compte 300 habitants l'hiver et 40000 l'été. La
clientèle des boîtes de nuit et des hôtels échangistes verrait d'un mauvais œil une répression
accrue."
Ce que dit la loi : L'article 222-32 du Code pénal entré en vigueur le 1er mars 1994 a
remplacé l'ancien article 330 relatif à l'outrage public à la pudeur. La nouvelle incrimination
est plus restrictive puisqu'elle exige que l'acte soit imposé à la vue d'autrui d'une part, et
commis dans un lieu accessible aux regards du public d'autre part. Pour caractériser
l'infraction, il doit être démontré au moins un des deux motifs suivants : "la personne
poursuivie a eu la volonté délibérée de provoquer la pudeur publique" ; "sa négligence n'a pas
permis de dissimuler à la vue des tiers l'acte obscène". Selon l'article 222-32 du Code pénal,
l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public
est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende. La loi condamne et réprime
donc des motivations et non un simple état de nudité. Les actes peuvent être : une provocation
délibérée ou un acte obscène non dissimulé ; un geste (ou une attitude) déplacé au regard de la
pudeur publique ; une imposition de l'exhibition sexuelle. Il est bien précisé qu'il s'agit d'un
acte incriminé et non d'un état, qui doit donc être démontré comme motivé. (Journal Officiel
du 30 juin 2003).
Quand deux vedettes du X parlent du Cap : Brigitte Lahaie, ex-star du porno, a réussi sa
reconversion en animant une émission sur la sexualité sur RMC Elle accueillait tout
récemment la vedette du X, Ovidie. Elles ont parlé du Cap...
Brigitte Lahaie : Avez-vous quelques plans sympas pour passer des vacances libertines ?
Ovidie : Quand on pense aux vacances libertines, évidemment on pense immédiatement au
Cap-d'Agde.
Brigitte Lahaie : Le lieu culte d'Europe...
Ovidie : C'est, je crois, le plus gros rassemblement libertin en Europe. À l'origine, c'était un
camp uniquement naturiste qui avait la réputation d'être un petit peu chaud. On racontait qu'il
s'y passait des choses. C'est ce qui le distinguait des camps naturistes classiques. C'est cette
réputation qui a attiré de plus en plus de libertins dans les années 80 et cela a fini par prendre
une ampleur colossale au point que les libertins y sont devenus majoritaires. Évidemment il y
a énormément de clubs et de bars libertins, il y a des boutiques coquines avec de la lingerie,
des accessoires, il y a des cours de massages tantriques pour ceux qui ont envie d'apprendre à
se masser en couple...
Brigitte Lahaie : Croyez-vous que le tantra et le libertinage soient assez proches ? Je n'en ai
pas l'impression...
Ovidie : Je suis assez d'accord. Ce qu'on appelle souvent "massage tantrique", c'est une espèce
de raccourci qui dévie vers le massage avec, comme on dit, finition manuelle. On propose
également des salons d'épilation intégrale... D y a le piercing, le tatouage...
Brigitte Lahaie : Et le cockring, sur les parties génitales...
Ovidie : Évidemment. Surtout il y a des résidences hôtelières uniquement destinées aux
couples. C'est-à-dire que les enfants sont interdits, qu'on ne peut pas y aller seul et, quand on y
va, la clientèle est informée de ce qu'il s'y passe. Il y a des piscines, des jacuzzis où il se passe
des choses à toute heure du jour et de la nuit, et il n'y a pas de problème d'outrages aux bonnes
mœurs. Il y a aussi la Baie des Cochons, qui est la partie de la plage olé-olé, où les couples se
retrouvent...
Brigitte Lahaie : Et il y a aussi des cochonnes...
Ovidie : Il y a aussi des cochonnes, évidemment...
Michel Démelin
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Mes bons plans : Christophe Corbière, cogérant du bar La Pleine lune
Attention, électron très libre ! Adeptes du calme et de la routine, passez votre chemin. Que ce
soit dans son bar La Pleine Lune comme dans tout ce qu'il entreprend. Christophe Corbière, la
quarantaine, n'a qu'un mot d'ordre: vivre à 100 %. Jacques, son ami d'enfance, s'en amuse: "II
court toujours partout, avec mille choses à faire. " Une philosophie qu'il applique à fond dans
son fief de Figuerolles. "Ce bar, c'est le rêve de ma vie, confie ce Montpelliérain de souche.
Un carrefour où se mélangent les musiques, les âges, les origines... Et toujours ouvert, 365
jours par an." D'un côté Flavie, ex-cliente du lieu, devenue serveuse et "rangeuse d'idées"
pour son boss, parfois un peu dispersé. "Christophe n'agit pas comme un patron. Mon boulot,
je l'ai décroché par hasard le soir de mon anniversaire, en guise de cadeau." De l'autre, Eudes,
dit "le couteau suisse". Sa particularité : tout savoir faire, de la communication à la technique.
Du boss, il dit : "C'est un moteur d'idées qui nous implique autant qu'il le peut, sans notion de
hiérarchie. " Le point commun des huit employés : tous artistes. Au centre : le boss, donc.
Cogérant de La Pleine Lune depuis 2007, Christophe fréquente l'endroit depuis ses débuts,
voilà presque vingt-cinq ans. Il y a aimé les concerts, il les continue : un chaque soir ! Et il y a
apporté sa touche personnelle : l'amour du reggae et un esprit de famille. De son propre aveu,
Christophe ne sait ni jouer de la musique, ni peindre, ni d'ailleurs sculpter. Son vrai talent à
lui, c'est de mettre son énergie au service des artistes. Car ce Cévenol par sa mère n'en est pas
à son coup d'essai en matière de bar musical. Après des débuts sur les marchés
montpelliérains en vendeur de BD passionné, il monte, à 24 ans, sa propre affaire... en
Hollande, avec un Flamand. Au programme : concerts de blues, jazz, soûl... "et plus de 200
sortes de bière". Puis vient le temps des tournées et des festivals reggae, dont il assure
l'organisation. Parmi eux : le 'Ja'sound festival" à Lézan, puis Bagnols-sur-Cèze, de 2004 à
2006. Ainsi croise-t-il la route de Sister Carol, des Congos ou de Bunny Wailer, le
cofondateur des Wailers de Bob Marley. Chaque rencontre est l'occasion d'enfoncer le clou :
le partage, la tolérance, voilà ses mots-clés, tirés de son histoire familiale. Car entre un père -
Alain - syndicaliste, communiste engagé, au nom sonnant fort la révolte vigneronne, et une
mère - Marie-France -, issue d'une famille de croyants pratiquants, Christophe apprend vite à
se nourrir des différences. Il en garde une sorte de "spiritualité matérialiste". Il raconte : "J'ai
arrêté l'école dès la fin de la troisième. Je voulais faire les choses par moi-même. " Son sens
des affaires, il le cultive au contact de ses grands-parents, boulangers dans la rue du Pila-
Saint-Gély. Quant à son culte de la tolérance, il le cultive lors des tournées et des voyages :
Espagne, Maroc, Sénégal, Ghana, Jamaïque... Aux côtés de son ex-compagne, Nadia, il
découvre les cultures d'une dizaine de pays. De cet amour naît Laetitia, 17 ans aujourd'hui.
Puis, un jour de 2006, c'est le cataclysme. Une sinusite qui n'en finit pas et le diagnostic
tombe : cancer de la langue. Christophe ne se laisse pas faire. D'opération en chimiothérapies
et radiothérapies, il défie la mort et en sort gagnant. Après cette épreuve, le Montpelliérain se
révèle plus combatif que jamais. Pas question de se reposer. Cette énergie nouvelle, il la met
encore et toujours au service de son bébé, La Pleine Lune. Au programme des six mois à venir
: lifting complet avec réaménagement de la scène, installation d'une bodega et d'un espace
déjeuner dans le jardin de derrière, relooké. Rendez-vous au printemps, un soir de pleine lune.
Mes quatre vérités :
Ma bonne résolution. Arrêter de tenter de faire rentrer trois journées en une seule.
Mon coup de gueule. Contre toutes ces personnes qui font les choses par charité et pas par
esprit d'entraide.
La phrase qui m'a marqué. "Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui
apprends à pêcher, il mangera toujours." Lao Tseu, philosophe chinois.
Mon souhait. Entreprendre la mue de La Pleine Lune en 2011. On va doubler la superficie et
aménager le jardin pour déjeuner sous les arbres. Ne restera plus qu'à obtenir enfin
l'autorisation de rester ouvert jusqu'à 2 heures du matin.
J’aime à Montpellier :
Pas du tout : Les quartiers aseptisés et froids, comme Antigone ou Port-Marianne.
Un peu : Les puces, surtout à la Mosson, Palavas et Lunel. Pour avoir fait les marchés pendant
trente ans, je sais les merveilles qu'on peut y trouver parfois.
Beaucoup : La profusion de festivals ouvrant à d'autres cultures. Au premier rang :
Arabesques et ses arts arabes (en mai), les Internationales de la guitare (en septembre-octobre)
et le festival de capoeira Senzala (en octobre).
A la folie : La nature cévenole. C'est là d'où je viens et où je continue à me ressourcer dès que
possible. Le bonheur de pouvoir se retrouver au cœur de la forêt, surtout en automne avec les
genêts, les fougères et la bruyère multicolores.
Suivez-moi :
Profitez du cinéma Diagonal. Fan de la première heure, je reste accro à l'excellente sélection,
loin des affiches des multiplexes. À voir ce jeudi 25 à 20h : Ludo, un doc d'Aitor Arregi et
José Maria Goenaga. L'histoire d'un pro de la falsification, aussi anarchiste que maçon. 5 rue
de Verdun. 04 67 58 58 10. 7 € la place (4,20 € avec la carte 15 places).
Découvrez le Manège en chantier, à Cournonsec. Une salle de spectacle pas comme les autres,
au cœur du village, dans une grande demeure. Installés dans la grange aménagée au milieu,
vous profitez à fond des concerts, pièces de théâtre et projections proposées. 8 rue du Jeu-de-
Tambourin à Cournonsec. 06 80 38 64 60. Tarifs le plus souvent au chapeau.
Ma bonne idée : Valides et handicapés : évadons-nous ensemble
On peut être différent mais jamais indifférent. Voilà ce que m'a appris un grand ami, Riton.
Un rocker à casquette coincé dans un fauteuil qui va changer à jamais le regard de Christophe
Corbière sur la situation des handicapés. "Ce que je sais faire de mieux, c'est mettre mon
énergie au service de mes convictions. C'est pour cela que je me suis engagé dans son
association, "Cap au large", comme dans d'autres associations qui poursuivent ce but de
partage entre valides et handicapés. "
La liberté de naviguer : Créée en 1996, l'association sétoise - et école de croisière - Cap au
large s'est jurée de faire découvrir à tous ceux qui le souhaitent la passion de la mer. Son
fleuron : le Laisse Dire, un voilier de 18 mètres spécialement adapté, avec moniteurs qualifiés.
Handicapés moteurs, mentaux ou valides, adultes ou enfants : venez apprendre les rudiments
de la voile et goûter à la sensation de naviguer. Comptez de 30 € la demi-journée à 575 € les
douze jours, plus l'adhésion annuelle à 20 €. Des tarifs qui ne comprennent pas les faux frais,
type carburant (de 8 à 10 € pers/jour). Réservations : 06 32 49 57 75. L'association propose
aussi de mêler valides et handicapés autour de régates. Entraînement: 20 € ou forfait annuel
de 160€. Une activité à prix réduits, donc forcément déficitaire sans l'idée du parrain, Riton :
subventionner l'association par des concerts de soutien. Jacques Higelin ou Les Ogres de
Barback sont déjà venus les aider. Prochain rendez-vous : le festival hommage "Riton 3000",
les 3 et 4 juin au parc de Dessilles à Montagnac.
La liberté de penser : Autre lieu d'engagement pour Christophe : la librairie associative
Scrupules. "Située au-dessus de La Pleine Lune, c'est le lieu de rencontre de ceux qui ne se
contentent pas du JT de 20 heures. " Sur place, livres, revues et brochures alternatives sont
accessibles à tous, malgré l'escalier. "Systématiquement, les membres de l'association aident
les handicapés à accéder à là librairie sur simple demande. " Une solution encore bancale,
bientôt grandement améliorée par l'installation d'une rampe électrique dans le jardin de La
Pleine Lune, d'ici six mois. Du mardi au samedi, de 14h à 19h, au 26 rue du Faubourg-Figue-
rolles. 04 67 92 24 18.
La liberté de se cultiver : Pensé aussi pour s'adapter au handicap, le musée Fabre.
Malentendants, des audio-guides à boucle magnétique vous font profiter des œuvres en visite
guidée, avec vos proches valides. Côté déficients visuels, découvrez les visites-ateliers
tactiles, pour appréhender les matières comme la toile, le châssis ou la peinture. 39 bd Bonne-
Nouvelle. Rés.: 04 67 14 83 22. Et pour les fans de ciné malvoyants, la médiathèque
Federico-Fellini propose, chaque premier jeudi du mois, une séance en audio-vision gratuite.
Le principe : une voix off qui décrit les scènes clés du film entre les dialogues. Place Paul-
Bec, à Antigone (04 99 06 27 47).
Mon restaurant : L’escapade, 7 rue Henri-René (entre gare SNCF et Comédie). 04 67 42 08
04. Du jeudi au lundi à partir de 20h. Dans un décor de vieilles pierres et tables en bois brut,
profitez de grillades aux ceps de vigne, fondantes à souhait. À la carte : côte de bœuf pour
deux (35 €) et entrecôte Rossini (20 €). Un endroit à la simplicité au moins égale à la chaleur
humaine, où la soirée se finit souvent en bœuf improvisé par les clients. Et en réservant à
quatre ou plus, le patron vous reçoit jusqu'à 23h/minuit.
Les autres restos que j'aime : La Grange, 30 rue Jean-Jacques-Rousseau (proche du Jardin des
plantes). 04 67 54 68 80. Un ovni parmi les restaurants montpelliérains. Au cœur d'un joyeux
bric-à-brac chiné avec amour, installez-vous dans l'univers de Jacques. Un patron qui vous
accueille comme un ami avec sa cuisine 100 % faite maison, entre vieilles lampes de
campagne, statuettes tibétaines et assiettes accrochées aux murs. "Jacques cueille, chasse et
cultive les produits qu'il propose ensuite dans ses recettes", se délecte Christophe. Ici le civet
de biche s'acoquine avec les châtaignes et les marrons (24 €) tandis que le toast campagnard
se fait sublime avec les cèpes ramassés dans la forêt (13,50 €, rajoutez 1,50 € sur les plats le
soir). Des champignons qui révèlent aussi leurs charmes dans le velouté aux cèpes et
trompettes de la mort (6,50 €). La contrepartie : le chef se fait parfois la malle si le
champignon l'appelle, et ferme son resto jusqu'à la fin de son escapade. Pas toujours très
fiable, mais ne vous formalisez pas : c'est le prix de la passion que vous retrouvez dans ses
assiettes. Du lundi au vendredi, de 12h à 14h30 et de 19h à 21h (22h si réservation).
Le Moshi-Moshi, 9 rue du Puits-du-Temple (quartier St-Roch). 04 67 59 08 14. Petit frère du
fameux resto japonais Muni ki, le Moshi-Moshi fait appel aux mêmes recettes qui lui ont si
bien réussi : des produits frais, dans des recettes alliant tradition et innovation. L'occasion de
se régaler des nouilles sautées aux petits légumes et au poulet (12,90 €). En bonus, un vrai bar
à cocktail. Formule sushi à partir de 11 € et plat du jour à 9,50 €. Tous les jours, sauf samedi
midi et dimanche.
Ma boutique : L’expérience, 8 rue Marioge (quartier des Arceaux). Tél. 04 67 58 73 43.
www.chez-marco.com. Du mardi au samedi, de 10h à 13h et de 17h à 19h30, le dimanche, Le
temple des gourmandises du Sud, à découvrir surtout pour le patron des lieux, Marco. Un vrai
gars du Sud, direct et instinctif, qui marche avant tout au feeling avec ses clients. " En habitué
des lieux, Christophe ne manque pas une occasion de se régaler de coppa corse (28,90 €/kg)
ou de raviolis à la truffe et au parmesan (22,90 €/kg). Des petits prix qui se font riquiqui sur le
parmezziano reggiano italien de 24 mois à seulement 22,90 €/kg ou le fameux jambon
espagnol "pata negra" à 79 €/kg. Le secret de ses prix imbattables pour de l'artisanal: Marco
achète en gros, car il fournit beaucoup de restos sur Montpellier. Parmi eux: Prouhèze
Saveurs, Le Sicilia ou Chez Boris. Certains passent même tester leur recette dans la cuisine de
la boutique qui fait aussi restauration sur réservation. À vous de tomber au bon moment.
Mes autres boutiques préférées : La Vintage Gallery, 1 rue Four-des-Flammes (quartier Saint-
Roch). 09 5107 30 69. "Une vraie maison-magasin remplie de fringues de marques et de
créateurs." Le truc de Jenny, la gérante : "Farfouiller des heures chez les grossistes de fripes."
Résultat : une besace Vuitton, à l'anse à peine abîmée, pour 60 € ou une petite robe noire en
velours des années trente à 50 €. Du mardi au samedi, de 12h à 19h. Boulangerie Thierry
David., 5 rue Marioge (quartier des Arceaux). 04 67 92 75 96. "Pour moi, le roi de la
boulangerie et de la pâtisserie aux Arceaux. Mon grand bonheur là-bas : le soufflé glacé aux
marrons"(23 €). Du mardi au samedi, de 6h à 13h et de 16h30 à19h30, le dimanche, de 6h à
13h.
Mon quartier : Figuerolles, le mélange
Ici se croisent Gitans, Espagnols, Arabes, Italiens, Français... C'est le quartier du mélange et
des rencontres. On se croise, on se connaît, on se dit bonjour... Moi, je vis au-dessus de mon
bar La Pleine Lune et ce que je préfère, c'est m'installer sur le toit et admirer les maisons à
taille humaine, qui sont ici farouchement préservées. Et l'arrivée des bobos qui rénovent
toujours plus de vieilles maisons n'a fait que renforcer cette ambiance de carrefour des
mondes et ce sentiment de vivre dans un quartier pas comme les autres."
Julie Eyraud
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Rumeurs et chuchotements
Embouteillages : on s en doutait, mais cela fait du bien de le lire, surtout à l'heure des travaux
de la troisième ligne de tram : Montpellier est loin d'être la ville la plus embouteillée de
France! Avec "seulement" 23,6 % de son réseau routier "engorgé", elle ne se classe que 22e !
Selon cette étude menée par Tom Tom (leader mondial des solutions de navigation), c'est
Nantes qui décroche le pompon avec 42,4 % de son réseau saturé, devant Orléans (36,9 %),
Toulouse (35,6 %), Bordeaux (33,9 %), Grenoble (33,7 %), Lyon (33,6 %), Marseille (31,9
%), Paris (31,2 %), Lille (26,1 %). Bon: 23,6 % du réseau engorgé, cela signifie que sur les
trois quarts de la ville on roule plutôt pas mal. Pas faux.
Chère : Peu embouteillée, peut-être. Mais chère, à coup sûr. Selon l'Observatoire de la
Fédération nationale des promoteurs constructeurs - présidée par le Montpelliérain Marc
Pigeon -, le prix moyen au mètre carré pour des logements collectifs se situe ici, en cette fin
d'année 2010, à 3576 euros. Loin derrière Nice (5420 euros) et la région parisienne (4490
euros). Mais devant la plupart des autres grandes villes de France: Lyon (3530), Nantes
(3340), Bordeaux (3335), Toulouse (3260), Lille (3133), Strasbourg (3025), Orléans (2995)...
Ténors : C'est désormais officiel : le procès de Jean-Michel Bissonnet, accusé d'avoir
commandité le meurtre de son épouse, aura bien heu du 10 janvier au 14 février 2011, comme
le confirme le "rôle" des assises. L'homme d'affaires sera défendu par trois avocats : Henri
Leclerc, une vedette du barreau parisien, Nathalie Senyk, une avocate travaillant dans le
cabinet de ce dernier, qui s'est récemment illustrée dans l'affaire Courjault, et un
Montpelliérain, le bâtonnier Frédéric Verine. L'avocat local risque d'être quelque peu occulté
par les ténors parisiens : après un peu de droit pénal dans sa jeunesse, il a consacré sa
carrière... au droit de la construction et de la famille. Pas à la destruction des familles.
Bling bling : Encore le salaire de René Koering : dans le milieu musical, où l'on sait qu'un
chef d'orchestre moyen peut empocher 10000 euros pour une seule soirée, ce n'est pas tant le
niveau de ce salaire qui est commenté mais l'auto-classement de René Koering dans La
Gazette sur le podium des trois personnalités les plus prestigieuses en France : le compositeur
Pierre Boulez, le chef Jean-Claude Casa-dessus et... lui-même. Ce qui zappe Michel Plasson,
Hugues Gall, Gérard Mortier, René Martin, Nicolas Joël et d'autres... Quant à son futur
successeur à la tête de l'Orchestre et de l'Opéra -Jean-Paul Scarpitta -, il n'en a pas rajouté sur
le salaire, même s'il a indiqué à des proches qu'il fallait revenir à un salaire "normal". En
poste en tant que futur directeur, il gagne 7000 euros par mois. Une misère...
Hauts fonctionnaires : Jean Castex, 45 ans, maire UMP de Prades (P.-O.), président de la
Communauté de communes du Confient, conseiller régional conservera tous ses mandats
électifs bien que nommé à l'Elysée en qualité de "conseiller social" du président de la
République. Jean-François Carence, 58 ans, montpelliérain depuis trente ans, ex-directeur du
District de Montpellier, ancien préfet et directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, est nommé
à Lyon préfet de la Région Rhône-Alpes.
Présidents : Quand un nouveau président, Christian Bourquin., élu à la tête de la Région le 10
novembre dernier - rencontre un futur président - Jean-Pierre Moure, qui devrait être élu le 2
décembre prochain à la tête de l'Agglo de Montpellier-, que se racontent ces deux fidèles de
Georges Frêche ? Des histoires de président ! Les deux n'ont pas attendu pour se mettre au
travail. Le premier veut mettre l'accélérateur sur le logement social - sa spécialité - avec pour
objectif une production de 10000 logements sociaux par an à l'horizon 2020, soit le double de
la production actuelle. "Il y a en Languedoc-Roussillon 54000 demandeurs de logements
sociaux, dit-il, on ne peut pas rester indifférent à ce chiffre." Et a plongé avec le préfet
Baland, entre autres dossiers, dans celui des risques d'inondation qui, dans la région,
concernent 1,5 million d'habitants et un millier de communes, dont 90 % sont à ce jour
couvertes par un PPRI, un plan de prévention des risques d'inondation. Mais les
aménagements nécessaires vont coûter "bonbon" : 433 millions d'euros... Quant au second -
pas encore élu, mais on attend de façon imminente le retrait de la candidature d'Hélène
Mandroux -, il a déjà revêtu le costume : lettre au préfet pour sonner l'alarme sur le Plan
campus, pose de la première pierre du pont de la troisième ligne du tram sur la Mosson à
Juvignac, conventions avec les 31 maires sur les grands projets. Dès la mi-décembre il entend
réunir Région, Ville de Montpellier et communes concernées afin de "remettre la pression sur
l'État" rapport aux problèmes de transportées rocades autour de Montpellier, le déplacement
de l'Ag, la ligne nouvelle TGV et les gares,TGV et Saint-Roch. Joyeuses fêtes!
Négo : Confrontée à un rapport de forces très défavorable, Hélène Mandroux s'apprête à
renoncer à sa candidature "naturelle" à la présidence de l'Agglo. La direction nationale du PS,
selon divers acteurs, aurait fait "le service minimum" pour défendre sa protégée. La maire de
Montpellier devrait se contenter d'une première vice-présidence - c'est déjà le cas - et de son
côté Jean-Pierre Moure aurait accepté d'améliorer les relations Ville-Agglo par une "nouvelle
gouvernance" : réunion mensuelle entre les deux collectivités, resserrement des liens entre les
deux directeurs des services, ainsi qu'avec les deux plus grandes communes de l'Agglo,
Castelnau et Lattes. Bref: de l'huile dans les rouages, mais ni "double présidence", ni entrée
d'un élu Verts au sein de l'assemblée, comme certains en avaient échafaudé les hypothèses.
Fatigué : C'est un porte-parole national du PS souriant et plutôt sympathique, mais
visiblement fatigué, qui est venu lundi à Montpellier présenter son projet sur "l’égalité réelle".
Un Benoît Hamon rendu soucieux peut-être par les derniers sondages extrêmement favorables
à Dominique Strauss-Kahn, que les amis du porte-parole jugent "droitier" : selon Ipsos/ Paris
Match DSK battrait Sarko par 59 % à 41 %, alors qu'Aubry ne gagnerait qu'avec 52 %, même
Hollande faisant mieux avec 53 %. Et très langue de bois sur l'avenir de la fédération
socialiste locale du PS : "Tout s'emboîte bien, il faut savoir prendre son temps, on a toute
l'année 2011 pour se mettre d'accord et remettre en marche la fédération sur des bases saines
et démocratiques. " Le même jour, à Nîmes, son collègue Jean-Christophe Cambadélis,
partisan de DSK, s'était montré plus serré dans le calendrier. Il a déclaré à nos confrères de
Midi Libre "La réintégration des 56 exclus ? Oui je la souhaite, le plus tôt sera le mieux.
Même si, comme dans le sport, il faut un peu de temps pour souder les fractures. Il faut
tourner rapidement la page des régionales, ce serait bien avant les cantonales de mars. "
En cours : Et quand on demande à Benoît Hamon pourquoi le PS ne rend pas public, au titre
de la transparence, ce mystérieux rapport interne qui révélerait de "profonds
dysfonctionnements" au sein de la fédération héraultaise - ce qu'affirmé une lettre envoyée le
15 novembre par Solferino à tous les militants. Sa réponse tombe, sibylline : "Ce rapport n'est
pas terminé, les audits sont toujours en cours. " De deux choses l'une : ou le PS préfère laver
son linge sale en famille, ou les "profonds dysfonctionnements" relèvent de l'affabulation... Il
est vrai que dans cette affaire le PS national n'est plus à une contradiction près : une lettre
signée Martine Aubry, envoyée à un militant de base de Montpellier le 8 janvier dernier, deux
mois donc avant les élections régionales, circule sous le manteau. Martine Aubry y rappelle
l'exclusion de Georges Frêche puis écrit : "Considérant toutefois le bilan de la majorité
régionale et faisant du barrage à une droite dure sa priorité, le bureau national a pris acte du
choix des militants des fédérations du Languedoc-Roussillon en faveur d'une liste conduite
par M. Frêche." Un mois après, les 56 "frêchistes" étaient exclus... Allez comprendre !
Maîtrise : Les magistrats de la chambre régionale des comptes ont passé au peigne fin la
gestion du Conseil général de l'Hérault sur la période 2005-2009. Résultat: plutôt un satisfecit
pour André Vezinhet. L'autofinancement reste "largement positif, le niveau d'investissement
"élevé" et l'endettement "relativement faible", "bien maîtrisé". Et ceci bien que la situation
financière se soit dégradée, de façon "lente" entre 2005 et 2007, puis "rapide" en 2008 et
2009. En cause : "La décentralisation de nouvelles compétences" et "la crise économique qui
a entraîné l'effondrement du produit des droits de mutation et augmenté les besoins sociaux
des populations les plus fragiles en dépit d'une hausse régulière des taux d'imposition sur toute
la période". Les magistrats ajoutent cependant que "la situation financière du département de
l'Hérault demeure moins dégradée que celle de bon nombre de départements métropolitains".
Riches : Ce n'est pas un scoop mais c'est dit avec des chiffres : le magazine L'Express a passé
au crible les revenus des habitants des 343 communes de l'Hérault. En moyenne, les "riches"
vivent tous autour de Montpellier, les "pauvres" autour de Béziers (Lodève, Lunel et Ganges
exceptées). Le palmarès des cités huppées : 1. Saint-Clément-de-Rivière (ou le maire refuse
obstinément des logements sociaux, ce qui oblige sa commune à payer une amende de 300000
€ chaque année). 2. Montferrier-sur-Lez. 3. St-Gély-du-Fesc. 4. Teyran. 5. Clapiers. 6.
Sussargues. 7. St-Jean-de-Védas. 8. Castelnau-le-Lez. 9. Lattes. 10. Prades-le-Lez. Le revenu
médian en 2008 à Lodève est de 13171 €. À St-Clément, la même année, il est de 31155 €.
Quasiment deux et demi fois plus...
Incontinence verbale : C'est la dernière devinette qu'un ministre récemment débarqué -
Dominique Bussereau - a racontée l'autre mercredi sur RTL dans l'émission "Les grosses
têtes" et que rapporte Le Canard: "Qu'est-ce qui mesure trente mètres de long et qui sent le
pipi ?" Réponse : "Une farandole dans un hospice." Classe. D'autant que le dit ex-ministre a
affirmé la tenir de... Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Solidarité.
Des hommes nus sous la fenêtre d'Amélie : Ce qu'elle paraît fatiguée, la délicieuse Amélie
Nothomb, dans ce salon de thé montpelliérain, juste avant sa rencontre à la Fnac, l'autre
mercredi. On s'en soude. Elle veut bien dire pourquoi. Elle se livre, sans hésiter. Depuis la
sortie de son livre Une forme de vie (Albin Michel) qui révèle son intense relation épistolaire
avec les lecteurs, c'est la folie. "Je reçois quatre fois plus de courrier qu'avant. Au lieu de huit
lettres par jour, j'en écris désormais vingt! Je suis épuisée. J'ai envie de dire aux lecteurs : s'il
vous plaît, relisez mon livre ! Nulle part, il n'est écrit que j'ai besoin de plus de
correspondance ! J'ai été un peu "dure de comprendre", j'ai mis longtemps à me protéger. Au
début, je donnais mon téléphone et mon adresse personnels ! Ce qui m'a valu d'avoir des
hommes nus sous ma fenêtre ! Mais là, c'est terrifiant, je me sens de plus en plus menacée,
physiquement et sexuellement. Les rapports humains sont guettés par la déception dans une
société qui crève de solitude. Recevoir une lettre de quelqu'un de connu, c'est une
approbation. Je comprends bien cela, mais c'est devenu effrayant. Cela m'oblige à être encore
plus sélective et à ne répondre qu'aux lettres que je trouve formidables. Je me sens vraiment
dans une impasse..."
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La maison de la presse
Pyrénées, c’est plus authentique : "C'est sûr, chaque hiver, la concurrence est rude avec les
Alpes, montagnes bénies des férus de glisse, des skieurs du dimanche et des tsars à paillettes.
Mais les Pyrénées, c'est autre chose. Plus nature. Plus authentique. Orientées vers le versant
nord, contrairement aux terres alpines, ici les vallées sont encaissées, protégées et forment un
petit monde à part (...) où l'on soigne autant ceux qui skient que ceux qui ne skient pas :
thermalisme, luge, raquettes, ski de fond, chiens de traîneau... Sans oublier de jolies
performances montagnardes côté glisse. Le mieux étant d'aller passer une nuit au sommet du
pic du Midi et, au matin, dévaler tout schuss les 1500 mètres de dénivelé face à un lever de
soleil époustouflant. Ou encore fondre dans des bains bouillonnants dans des thermes Belle
Époque sous un lustre Napoléon 3 avec vue magistrale sur les cimes enneigées." Dorane
Vignando dans "Le Nouvel Observateur" jeudi 18 novembre
Mythe, John Lennon aurait 70 ans : Liverpool, la sixième ville d'Angleterre, célèbre le 70e
anniversaire de la naissance de John Lennon. Expositions, concerts, projections, performances
artistiques: pas de doute, cette fin d'année liverpudlienne sera placée sous le signe des Beatles
et de son icône pop. Depuis octobre se dresse au centre de cette ville qui fut la capitale
européenne de la culture en 2008 un monument pour la paix en hommage à la star. Tout se
visite : la maison d'enfance de John, celle-là même où il escalada la clôture et composa ses
premières chansons avec Paul McCartney. La célèbre Penny Lane où circulent des bus à deux
étages aux couleurs des Beatles. Leur ancienne école : le Liverpool Collège of Arts. Et, bien
sûr, le Cavern Club, érigé, depuis, en lieu de pèlerinage mondial pour toutes les générations."
Marion Tours dans "Le Point", jeudi 18 novembre
Amour, quand les hommes simulent : "C'est la fin d'un cliché... Au lit, les hommes aussi
simulent! D'après l'étude menée par l'université du Kansas auprès de plusieurs centaines
d'étudiants, si la moitié des femmes sondées reconnaissant feindre parfois l'extase, leurs
partenaires masculins sont 25 % à avouer en faire autant. Interrogés sur les raisons de cette
comédie, hommes et femmes citent le même motif: épargner la susceptibilité de leur
partenaire." Dans "L'Express", mercredi 77 novembre
Politique, on ment à gauche, on ment à droite : "On ment quand on ressasse, à droite, qu'on
a remis le pays en état et en mouvement grâce à des réformes "courageuses". On ment, à
gauche, quand on accuse Sarkozy d'imposer au pays une politique de rigueur implacable. La
vérité est que, le bilan du sarkozysme étant plus catastrophique qu'on ne le dit, les solutions
alternatives préconisées par l'opposition socialiste sont plus inadéquates qu'on ne le croit.
Regarder la vérité en face, dans toute sa crudité, exigerait que la gauche, si elle arrive aux
affaires, admette qu'elle devra mener, fût-ce dans une perspective de justice sociale et fiscale,
la vraie politique de "rigueur" devant laquelle Sarko recule." Jean-François Kahn dans
"Marianne", samedi 20 novembre
Concurrence, Google patron généreux : "Alors que la crise économique sévit toujours
outre-Atlantique, Google a décidé d'augmenter le salaire de ses 23000 employés de 10 % le
1er janvier 2011, et cela dans le monde entier. Une initiative qui, certes, vise à rendre ses
salariés plus heureux, mais également à retenir les talents : Google a ainsi vu partir
récemment Chad Hurley, le fondateur de YouTube, ou encore Lars Rasmussen, l'initiateur de
Google Maps." Dans "Le Point", jeudi 18 novembre
Méditerranée, union à la dérive : "Se tiendra ? Se tiendra pas ? Il a fallu attendre le 15
novembre pour que Madrid et Paris confirment l'annulation du sommet de l'Union pour la
Méditerranée, qui devait se tenir le 21 à Barcelone. (...) Lancé avec faste à Paris le 13 juillet
2008, par Nicolas Sarkozy, qui voulait en faire un morceau de bravoure de sa diplomatie, le
processus de reprise du dialogue euro-méditerranéen a tourné court. La faute à l'inextinguible
conflit israélo-arabe, certes. Mais aussi aux rivalités politiques au Sud (Maroc-Algérie) et à un
découragement côté européen : la crise des finances publiques est passée par là. "Nous ne
sentons plus l'enthousiasme des premiers jours", confirme le vice-président de la Banque
européenne d'investissement impliquée dans le financement de projets de dépollution marine,
d'énergie solaire, d'autoroutes..." Jean-Michel Demetz dans "L'Express", mercredi 17
novembre
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