seq3 les 3 ordres

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					       Séquence 3 – Les 3 ordres de la société française aux XVII-XVIIIe s.


   -   La société française est inégalitaire et hiérarchisée. Il y a des privilégiés.
   -   La société française se divise en 3 ordres : clergé, noblesse et tiers-état.
   -   Quels sont ces 3 ordres ? Quels sont ces inégalités et ces privilèges ?


                  Séance 1 – Les 3 ordres de la société d’ancien régime (doc. 3-4-5)


 A- Le clergé, « ceux qui prient » (1% de la population)
   -   C’est le 1er ordre privilégié. Il ne paie pas l’impôt. Il a sa propre justice, ses propres tribunaux
       (tribunaux ecclésiastiques). Il prélève sur la population un impôt : la dîme (dixième de la récolte
       en nature), qui est très impopulaire. Enfin il a de nombreuses terres.
   -   Il faut cependant distinguer haut clergé (les évêques des cathédrales), issu de la noblesse
       (Richelieu), et bas clergé (curés, moines), plus proche du peuple dont il encadre la vie quotidienne.
       Le curé de paroisse accompagne la population pour les naissances, baptêmes, mariages, décès,
       messes…Ce bas clergé sera aux côtés du peuple lors de la Révolution, il n’a pas mauvaise
       réputation.
 B- La noblesse, « ceux qui se battent » (2%)
   -   Le 2e ordre de privilégiés. Elle tient ses privilèges du roi en échange de quoi elle se bat et protège
       le royaume. Elle prélève des impôts sur ses seigneuries (ses terres) sur lesquelles travaillent des
       paysans.
   -   Elle a le privilège des fonctions : les postes lui sont réservés dans l’armée, l’administration…( un
       paysan ne pourra jamais être officier militaire avant 1789). Elle peut exercer sa justice sur sa
       seigneurie.
   -   Il faut cependant distinguer haute noblesse (immenses domaines, châteaux, c’est celle qui est
       présente à la Cour de Versailles et qui donne les évêques et le haut clergé) ; et petite noblesse
       (moins riche, de province ou dans les villes moyennes).
   -   On est noble par hérédité : c’est une charge qui se transmet de père en fils. On devient noble
       grâce au roi (lettres d’anoblissement).


CONCLUSION : Ces 2 ordres dominent le 3e ordre. Le seigneur, noble ou évêque, tire ses revenus et sa
richesse de sa seigneurie. La seigneurie comprend la réserve, qui appartient au seigneur et qu’il loue, et
les tenures qui appartiennent aux paysans en échange de taxes (cens ou champart). Il exige en plus des
paysans qu’ils payent des banalités (four, moulin, pressoir), il lève des péages (ponts, routes) et réclame
des corvées (les paysans travaillent gratuitement quelques jours par an)
 C- Le tiers-état, « ceux qui travaillent » (97%)
   -    Ils payent des impôts royaux (la taille), seigneuriaux (cens, champart, banalités, péages), et à
        l’Eglise (dîme)
   -    Au sommet il y a le bourgeois, qui obtient déjà quelques privilèges dès le M.A. Il cherche à rallier
        la noblesse (par les mariages et le mode de vie) et à vivre comme elle. Il a fait fortune par le
        commerce (riches marchands, négociants) ou par les offices (fonction que lui a donné le roi,
        comme l’intendant). Il devient alors officier du roi et appartient à la bourgeoisie de robe (avocat,
        médecin). Il cherche à acheter des terres et des charges anoblissantes pour intégrer la noblesse.
        Bien que riche il reste exclu des hauts postes : il revendique une reconnaissance selon les mérites
        et non selon la naissance.
   -    En dessous il y a le peuple des villes et la paysannerie, plus ou moins riche. Ils sont accablés
        d’impôts et vivent dans la crainte d’une mauvaise récolte ou d’une augmentation du prix du pain
        (cf. séq.1)


CONCLUSION : la société est divisée en 3 ordres : ceux qui prient, ceux qui se battent et ceux qui
travaillent. L’ascension sociale est faible voire inexistante. Au XVIIIe, le « siècle des Lumières », des
hommes d’esprit comme Voltaire et Rousseau vont contester cette hiérarchie de la société en 3 ordres.
Ces remises en cause de l’absolutisme et de la société d’ordre vont permettre d’expliquer les origines de
la révolution française. Une des premières réalisations de la Révolution, dès 1789, sera l’abolition des
privilèges.




                                  Séance 2 – La société vue par Molière
Une critique de la bourgeoisie et de la société en général. Il analyse l’envie de la bourgeoisie d’appartenir
à la noblesse.
Texte 1 : Se moquer d’un bourgeois qui veut vivre « à la noble » mais ne sait pas qu’il parle en prose et
qui manque d’éducation et de culture.
Texte 2 : il envie la vie de Cour : « un honneur de fréquenter les nobles ». Il a de l’argent qu’il prête aux
nobles : certains nobles en manque alors que les bourgeois en ont parfois plus.
Texte 3 : Cléonte lui fait avaler n’importe quoi : tant qu’il s’agit pour lui de marier sa fille à un noble il est
ravi.

				
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