GUIDE DU VETERINAIRE SANITAIRE

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      cette suppression avait été validée par le groupe de travail le 02/06/09 et il avait ét convenu qu’il serait fait
     référence aux guides validés.


La visite sanitaire a pour objet de collecter des données et des informations dans le domaine de la santé
publique vétérinaire et de contribuer à la programmation par les DD(CS)PP de leurs contrôles officiels
et ce, en fonction des risques sanitaires. Son objet est également de renforcer le dialogue entre l'éleveur
et le vétérinaire sanitaire sur les moyens d'améliorer, le cas échéant, le niveau de maîtrise des risques
sanitaires que présente l'exploitation.

     Les données et informations collectées concernent les locaux et équipements de l'élevage, les
     animaux et leur gestion sanitaire, le fonctionnement de l'élevage en lien avec les risques sanitaires
     ainsi que les documents sanitaires.




     Avertissement :
     Le présent guide ainsi que le formulaire de visite qu’il précise concernent de manière générale l’ensemble
     des élevages.
     pourquoi focaliser sur l’élevage plein air ?


 I - PROTECTION SANITAIRE DE L’ELEVAGE




1 1. - Maîtrise du risque d’introduction d’agents pathogènes par d’autres animaux

1.1.1. - Références réglementaires

     Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des
      denrées alimentaires (annexe I: production primaire).
     Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005 établissant des
      exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.
     Décision de la Commission du 21 octobre 2005 modifiant la décision 2005/734/CE arrêtant des mesures
      de biosécurité destinées à limiter le risque de transmission aux volailles et autres oiseaux captifs, par des
      oiseaux vivant à l’état sauvage, de l’influenza aviaire hautement pathogène causée par le sous-type
      H5N1 du virus de l’Influenza Aviaire, et établissant un système de détection précoce dans les zones
      particulièrement exposées.
     Arrêté du 5 février 2007 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l'infection de la faune
      sauvage par un virus de l'Influenza aviaire à caractère hautement pathogène et au dispositif de
      surveillance et de prévention chez les oiseaux détenus en captivité.
     Arrêté du 26 février 2008 relatif aux modalités de la participation financière de l'Etat à la lutte contre les
      infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d’œufs de
      consommation
     arrêtés salmonelles en poulets ? en dindes ?

1.1.2. - dangers et facteurs de risque

        1.1.2.1. - les oiseaux sauvages J’avais noté le 02/06/09 que toute cette partie serait revue par Brice
        Robineau. quelles modifications ont été faites ?

        Les oiseaux sauvages peuvent introduire le virus de l’Influenza aviaire



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        et peuvent être vecteurs de salmonelles, pouvant ainsi contaminer les élevages. Les volailles sont le plus
        souvent porteurs sains mais leurs productions (viandes et oeufs) consommées peuvent être à l’origine
        chez l’homme de toxi-infections alimentaires collectives (Salmonella Enteritidis et Typhimurium) se
        traduisant par des troubles gastro-intestinaux et une déshydratation souvent très prononcés.
         L’impact économique résultant de l’apparition de cette pathologie est important.

        Les oiseaux sauvages (palmipèdes dans une mare, moineaux à l’intérieur des bâtiments…) peuvent être
        sources de contamination botulique, le botulisme étant une intoxination due à une neurotoxine
        bactérienne produite par Clostridium botulinum responsable de cas humains( serotype E) et animaux
        (serotypes C et D) mortels.
        Une contamination directe par les oiseaux sauvages paraît peu probable dans les élevages hors sol, en
        claustration, et donc sans contact avec d’autres animaux. En ce qui concerne l’élevage en plein air, ce
        mode de contamination peut être envisagé. Ainsi, suite à des cas de botulisme chez des autruches en
        Vendée en 1995, l’hypothèse d’une origine de contamination fécale par les oiseaux sauvages a été
        retenue.

        Malgré tout, les foyers de botulisme hydriques observés chez les oiseaux sauvages ne correspondent
        pas géographiquement aux bassins de production avicole, ce qui rend peu fréquente l’inter-
        contamination.

        D’autre part, des études ont montré l’existence d’une corrélation entre présence d’oiseaux sauvages à
        proximité des volailles et prévalence de campylobacteriose dans l’élevage. Pour rappel, cette maladie
        est une enterite, avec exceptionnellement des complications. De manière beaucoup plus rare que pour
        les salmonelloses, on observe des septicémies avec fièvre et complications. Ce sont en fait les
        syndromes post infectieux qui sont à redouter du fait des séquelles neurologiques graves (telle qu’une
        polyneuropathie démyélinisante aigüe inflammatoire avec dégénérescence axonale secondaire
        majoritaire dans les pays occidentaux) et des décès (syndrome de Guillain Barré) .

        La présence de ces oiseaux représente aussi une cause non négligeable de maladies d’élevages
        (Newcastle, bronchite infectieuse, mycoplasmose…)

        1.1.2.2. - les animaux familiers et autres productions

         Les oiseaux domestiques (basse cour, poulets fermiers, dindes, canards, oies…) présentent le même
         profil de risque que les oiseaux sauvages.
          Concernant les mammifères, ce sont des éventuelles causes de contamination botulique, surtout lors de
         la présence de leurs cadavres. En effet une étude a montré que les cadavres de vertébrés semblent
         jouer un rôle prépondérant dans la persistance de Clostridium botulinum dans l’environnement,
         constituant des milieux de prolifération pour la bactérie.
         D’autre part, les ruminants, les porcs, les chiens et chats peuvent être des vecteurs indirects de
         salmonelles.
         Les ruminants notamment, fréquemment porteurs sains, excrètent de manière intermittente des doses
         considérables de salmonelles et entretiennent le cycle sur l’exploitation. Il est très important de couper
         complètement les contacts et de suggérer d’interdire leur pâturage sur les parcours des volailles plein
         air. Leur circuits doivent être éloignés des circuits du site avicole.

        1.1.2.3. - les nuisibles

         Il existe une corrélation entre la présence de ténébrions (coléoptères) dans le sas et   la contamination
         par Campylobacter, les insectes sont décrits comme vecteurs potentiels.
         Ces mêmes insectes seraient également vecteurs potentiels de salmonelles.

         Les invertébrés, principalement les insectes, sont aussi sources de toxines botuliques. Les larves de
         diptères (asticots), qui se nourrissent de cadavres, ingèrent la toxine présente dans la chair en
         décomposition et la concentrent à des taux variables. L’ingestion de ces asticots peut donc être à
         l’origine de foyers de botulisme.
          Les poux rouges sont des vecteurs de salmonelles chez les poules pondeuses ,et touchent de
         nombreux élevages provoquant une baisse de productivité non négligeable, sans compter les
         désagréments occasionnés pour le personnel d'élevage.
           Les rongeurs sont aussi sources d’autres portages tels que celui de salmonelles (et pas uniquement le
         sérotype Typhimurium) , de campylobacter…

1.1.2. - Objectifs de maîtrise


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        Sensibiliser les éleveurs sur les facteurs de risque les plus courants.

1.1.3. - Méthode et critères d'évaluation

        Pour chaque item le vétérinaire marquera «satisfaisant», «à améliorer» ou «non satisfaisant»
        Le vétérinaire évalue la qualité des dispositifs de protection mis en place. Il prend également en
        considération l’évolution des pratiques depuis la précédente visite.
        Il notera «satisfaisant» dans le cas ou l’élevage est bien délimité, ne permettant pas l’entrée d’autres
        animaux dans l’exploitation. Les mangeoires et les abreuvoirs devront être protégés en cas de présence
        sur les parcours plein air. Un plan de lutte contre les insectes et les rongeurs doit être entrepris.
        Dans le cas où le dispositif est mis en place mais n'est pas entretenu, le vétérinaire notera «A améliorer».
        Il notera «non satisfaisant» en cas d' absence de dispositif.



1.1.3. - Recommandations

        Le vétérinaire précise, parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui paraissent prioritaires.
        Il pourra insister en particulier sur la lutte contre les nuisibles afin de réduire au maximum la possibilité de
        contamination des aliments pour animaux et des litières. Si la pression des ténébrions est importante, un
        deuxième traitement adulticide et larvicide sera recommandé lors de la mise en place de la litière surtout
        en saison chaude.
         Il peut proposer à l’éleveur des modalités pratiques et concrètes pouvant être mises en œuvre dans
        l’exploitation.
        Le vétérinaire rappellera à l’éleveur l’importance de ces mesures pour être protégé de l’Influenza aviaire.
        L’éleveur pourra se référer au guide de bonnes pratiques validé par la filière et dans l’attente aux guides
        communautaires en cours de validation s’il est éleveur de poulettes, pondeuses, poulets de chair.


1 2. - Maîtrise du risque d’introduction d’agents pathogènes par les véhicules et les visiteurs

1.2.1. - Références réglementaires

     Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des
      denrées alimentaires (annexe I: production primaire)
     Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière de l'Etat à la lutte
      contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d’œufs de
      consommation.

1.2.2. - Dangers et facteurs de risque

        Introduction d'agents pathogènes liés aux véhicules et aux personnes. En effet, l’absence de contrôle
        rend la totalité des abords du bâtiment accessibles aux véhicules et aux personnes, potentiellement
        vecteurs de maladies telles que l’Influenza aviaire, la maladie de Newcastle, la campylobactériose, la
        salmonellose etc...

1.2.3. - Objectifs et moyens de maîtrise

        Sensibiliser les éleveurs sur les mesures de prévention pour réduire les risques d’introduction de germes
        dans l’exploitation.

1.2.3. - Méthode et critères d'évaluation

        Evaluation des items: «satisfaisant», «à améliorer» ou «non satisfaisant».
        Le vétérinaire examine les différents dispositifs mis en place par l’éleveur et leur fonctionnement pour
        éviter les contaminations par les intervenants extérieurs. Le vétérinaire prend également en considération
        l’évolution des pratiques depuis la précédente visite. Il n’hésitera pas à poser les questions qu’il jugera
        nécessaires à l’éleveur.
        Le vétérinaire questionne l’éleveur notamment sur les mesures d’hygiène prises pour se déplacer
        d’un bâtiment à un autre ou lors des visites.



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        Au cours de sa visite, le vétérinaire examine les circuits des intervenants extérieurs par rapport aux
        bâtiments d’élevage et les possibilités de contact avec les animaux.
        Il évalue les risques éventuels de contamination pouvant être liés à cette circulation.
        Les interventions des équarrisseurs, des vétérinaires, des techniciens d’élevage, des ramasseurs et
        éventuellement de public extérieur à l’élevage devront être prises en considération.

1.2.4. - Points d'appui pour l'évaluation

        Toute entrée de personne (y compris l'éleveur) sur le site d'élevage doit se faire par un sas sanitaire. Il
        doit être clos, propre, rangé, ne servir en aucun cas de lieu de stockage ou d’atelier, organisé en marche
        en avant, nettoyé et désinfecté entre chaque bande.
        Seuls pénètrent dans le site d'élevage les véhicules indispensables. Des zones de circulation doivent être
        prévues à l'intérieur du site d'élevage
        Le camion d'équarrissage ne doit pas pénétrer à l'intérieur du site d'élevage. Il peut être l’origine d’une
        contamination par le virus de l’Influenza aviaire ou de Newcastle. Par ailleurs, une enquête portant sur la
        salmonellose a montré que les véhicules, surtout ceux transportant les aliments, sont des facteurs de
        risque.

1.2.5. - Recommandations

        Le vétérinaire précise, parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui paraissent prioritaires.
        Il peut proposer à l’éleveur des modalités pratiques et concrètes pouvant être mises en œuvre dans
        l’exploitation dans le but de limiter la circulation de véhicules et de personnes à l’intérieur de l’exploitation
        (parcours compris), réduisant ainsi les risques d’introduction de germes.



 II - LOCAUX ET EQUIPEMENTS



2.1. - Références réglementaires

         Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène
        des denrées alimentaires (annexe I: production primaire).
         Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005 établissant des
        exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.
         Règlement (CE) n°1774/2002 du Parlement européen et du Conseil du 3 octobre 2002 établissant des
        règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux non destinés à la consommation humaine.
         Article L. 226-6 du code rural.
         Décret n° 2005-1219 du 28 septembre 2005 relatif aux délais de déclaration et de conservation
        mentionnés à l'article L. 226-6 du code rural.
         Arrêté du 5 février 2007 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l'infection de la faune
        sauvage par un virus de l'influenza aviaire à caractère hautement pathogène et au dispositif de
        surveillance et de prévention chez les oiseaux détenus en captivité.
         Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière de l'Etat à la lutte
        contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d’œufs de
        consommation.

2.2. - Dangers et facteurs de risque


2.3. - Objectifs et moyens de maîtrise

Maîtrise des facteurs de risque dans les locaux d'élevage

2.4. - Méthodologie et critères d'évaluation

                      Libellé des items                                           Facteur de risque
         État des locaux et des matériaux                       Nettoyage puis désinfection insuffisants à cause de
         Facilité du nettoyage des locaux et leurs            matériaux inadaptés ou une technique inadéquate. Les
        abords                                                 salmonelles persistent des mois dans les poussières de



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                                                             plumes, fientes et aliments contaminées et sont inaccessibles
                                                             si celles-ci s’infiltrent dans l’isolant, le sous-plafond, les
                                                             parpaings, les préfosses, les gaines de ventilation, les bacs
                                                             d’abreuvement non protégés. Les parpaings endommagés, les
                                                             périmètres internes des bâtiments mal entretenus, les jupes,
                                                             les fossés, sont des points sensibles qu’il faut examiner avec
                                                             attention..
                                                               Persistance des agents pathogènes et passage d’une
                                                             bande à l’autre
                                                               Contamination à l’entrée des poussins, poulettes,
                                                             palmipèdes pré-gavés etc.

        Au cours de sa visite, le vétérinaire examine l’organisation de l’élevage. Les bâtiments non entretenus
        sont difficiles à nettoyer. Les fossés doivent être entretenus, les abords doivent être bétonnés.
        Les salmonelles d’un lot excréteur sont rapidement disséminées dans les abords immédiats par la
        ventilation et l’eau de lavage, avec un risque de réintroduction ultérieur par les entrées d’air et les
        vecteurs humains et animaux. Ceci motive leur entretien impeccable afin que leur nettoyage entre deux
        lots soit aisé.
        Les caisses, cages ou emballages servant au transport des volailles vivantes doivent être à usage unique
        ou composés de matériaux nettoyables et désinfectables.

        Une ouverture spécifique utilisée pour l’entrée des animaux serait bénéfique pour éviter leur
        contamination par différents agents biologiques. Ceci a été prouvé par une étude montrant que la mise en
        place des poussins par des portes réservées à cet usage diminue le risque de contamination par
        Campylobacter.

                    Libellé de l'item                                             Facteur de risque
          Aménagement des parcours (élevage en plein         Animaux exposés aux intempéries. Maladies causées par le
        air)                                                  contact avec les oiseaux sauvages.

        Satisfaisant:
        NON, c’est une exigence seulement en Label Rouge, pas pour le plein air « basique ».

        Pour les élevages en liberté il n’y a pas de clôture + les autres éléments ne sont pas réglementaires (objet
        dissuasif). Il avait été décidé en groupe de travail le 02/06/09 que ce serait supprimé.
        Absence d’éléments comportant un risque de contamination biologique, chimique ou physique tels que
        l’eau stagnante, les ordures, sous-produits (fientes, cadavres…), produits chimiques, le brûlage des
        déchets (dioxine) , etc...
        Le parcours est fauché pendant le vide sanitaire.

        A améliorer:
        Dispositifs de protection sanitaire avec certaines défaillances (grillages troués...) ou à renforcer.



        Non satisfaisant:
        Le parcours est non entretenu avec risque important de contaminations physique, chimique ou biologique.

                        Libellé de l'item                                          Facteur de risque
         Moyens de maîtrise de la température et la           Prédisposition à des pathologies à cause d’une défaillance
        ventilation des locaux                                de réchauffement, de ventilation ou de refroidissement.
                                                              Diminuer le microbisme ambiant.

        Au cours de sa visite, le vétérinaire prendra en compte l’existence du matériel qu’il jugera nécessaire à
        une bonne conduite d’élevage.

        Une ventilation insuffisante peut entraîner des taux excessifs d’humidité et d’ammoniac pouvant
        engendrer un fort ralentissement de la croissance.
        De faibles teneurs en oxygène et des températures élevées sont favorables au développement de
        certaines bactéries. Ce risque sera moindre si l’ouverture des volets est automatique. En effet, des
        investigations récentes ont montré un taux plus important de saisies à l’abattoir lors de l’intervention
        manuelle sur l’ouverture des fenêtres dans le bâtiment.



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        Le système statique de ventilation est un système pouvant montrer des difficultés de circulation /
        renouvellement de l’air à l’intérieur du bâtiment et de température en particulier pendant les saisons
        chaudes. Ces causes peuvent être aussi liées à l’implantation du bâtiment, à une pente très faible de la
        toiture ou une mauvaise conception du lanterneau.
        La température des locaux devrait se rapprocher de l’optimum thermique de l’espèce et, dans ce but, un
        dispositif de réchauffement et de refroidissement sera parfois indispensable selon les régions.


                      Libellé de l’item                                            Facteur de risque
          Présence d’équipements adaptés pour le               Diffusion d’agents pathogènes (Clostridium, Salmonella,
        stockage des cadavres                                 Staphylocoque, …) aux autres volailles et dans
                                                              l’environnement.

        L'évaluation des items se fait de façon binaire : oui / non
        Le stockage des cadavres doit limiter leur accès aux nuisibles ou aux autres carnivores domestiques ainsi
        qu’aux congénères. Interdiction d’enfouir ou incinérer sur place les cadavres.
        Ces derniers doivent être conservés dans un contenant dûment identifié et réservé à cet usage pendant
        quinze jours francs avant enlèvement, lorsqu'ils sont entreposés sous régime du froid positif et à une
        température n'excédant pas + 10 °C. Le délai peut être porté à un mois lorsqu'ils sont entreposés sous
        régime du froid négatif.

        Un bac d'équarrissage étanche doit être situé de préférence en périphérie du site afin d’éviter aux
        camions de circuler dans l’élevage. Ces bacs et leurs abords doivent être nettoyés et désinfectés
        régulièrement.

                     Libellé de l’item                                         Facteur de risque
          Présence d’équipements adaptés pour le               Mauvaises conditions de stockage
        stockage des aliments et d’équipements adaptés
        pour l’abreuvement des animaux.

        L'évaluation des items se fait de façon binaire : oui / non
        Le lieu et les équipements de stockage des aliments pour animaux, ainsi que ceux liés à leur distribution,
        doivent être maintenus dans un état de propreté. Ceci peut être objectivé par l’absence de condensation,
        de souillure ou de moisissure sur les locaux et équipement de stockage (silos, sols, murs, plafonds,
        pelles, sacs...), ainsi que sur les équipements de distribution (trémies, etc..). Il ne doit pas subsister
        d'aliment au pied des silos. Les silos doivent être fermés. Les abords des lieux de stockage des aliments
        doivent faire régulièrement l’objet d’une lutte contre les nuisibles.

        Le stockage des aliments est organisé afin d‘éviter les contaminations croisées avec des produits
        dangereux par exemple, a minima, en respectant une distance appropriée avec les produits dangereux
        comme les matières fertilisantes contenant ou préparées à partir de protéines animales transformées, les
        produits chimiques utilisés pour le nettoyage et la désinfection, etc...

        Les équipements de distribution de l’eau sont maintenus dans un état de propreté. Les points d’eau
        naturels sont à éviter et doivent faire l’objet d’une surveillance accrue de l’éleveur. Il est à rappeler que
        l’annexe III du Règlement (CE) n°183/2005 précise que «lorsqu’il y a lieu de craindre une contamination
        des animaux par l’eau, des mesures doivent être prises pour évaluer les risques et les réduire au
        minimum».

        Les équipements de distribution de l’eau sont nettoyés et désinfectés à chaque bande.

                        Libellé de l’item                                           Facteur de risque
          Possibilité d’isolement des animaux malades         Diffusion plus rapide d’agents pathogènes des animaux malades
                                                              aux animaux sains.
                                                               Agression des malades ou blessés par les autres animaux.



        Cet item est réservé surtout pour les dindes et les palmipèdes. La notion d’isolement ou de local est
        relative. Une barrière permettant une séparation dans l’espace entre l’animal et le reste du troupeau peut
        être suffisante dans les cas où il n’y a pas de risque apparent de contagiosité. La cloison sera doublée en
        cas de risque infectieux important. Dans ce cas, les compartiments seront gérés séparément.

        Si le système retenu consiste en un local distinct, l’ambiance y est compatible avec les exigences
        relatives à l’état de l’animal qui y est placé : renouvellement d’air satisfaisant, température satisfaisante,


                                                                                                           page 6/39
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        présence de litière sèche. L’animal isolé est en mesure d’être abreuvé et nourri selon les mêmes
        exigences que le reste de l’élevage.

2.5. - Recommandations

        En cas d’absence ou de non adéquation de dispositifs garantissant une bonne conduite sanitaire, le
        vétérinaire envisagera avec l’éleveur les possibilités d’aménagement du local ou de l’espace existant.
        Le matériel devant servir à l'élevage avicole et qui provient de l'extérieur (en particulier suite à un emprunt
        ou une utilisation commune avec une autre exploitation avicole) doit avoir été nettoyé et désinfecté avant
        son introduction sur le site d'élevage avicole.

2.6. - Evaluation générale des locaux et équipements d'élevage

        Le vétérinaire notera si les locaux et les équipements sont satisfaisants, à améliorer ou non satisfaisants.
        Pour ce, il s’appuiera sur ce qu’il a observé dans chacun des items.
        Des locaux anciens, bien entretenus peuvent être satisfaisants.
        Si le vétérinaire note quelques défaillances il choisira la case «à améliorer» et indiquera dans les
        commentaires les pistes d'amélioration à suivre par l'éleveur. Dans les autres cas, il choisira la case «non
        satisfaisant».




 III - GESTION SANITAIRE DES ANIMAUX



3.1. Conduite sanitaire des lots

3.1.1. - Références réglementaires

       - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène
      des denrées alimentaires (annexe I: production primaire).
       - Règlement (CE) n° 853/2004 du Parlement européen et du conseil du 29 avril 2004 fixant des règles
      spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale.
       - Arrêté du 24 janvier 2008 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l’infection de l’avifaune
      par un virus de l’Influenza aviaire hautement pathogène et au dispositif de surveillance et de prévention
      chez les oiseaux détenus en captivité.
       - Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière de l'Etat à la lutte
      contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d’œufs de
      consommation.

3.1.2. - Dangers et facteurs de risque

        Certaines pratiques de l’éleveur peuvent être à risque, favorisant l’apparition de maladies.

3.1.3. - Objectifs et moyens de maîtrise

      Sensibiliser les éleveurs aux facteurs de risque les plus courants.
      Tout animal présentant des signes cliniques de maladie ou de traumatisme doit immédiatement
      bénéficier de soins adéquats.
      Vérifier que les traitements sont en adéquation avec ces événements sanitaires.

3.1.4. - Méthodologie et critères d'évaluation

        L’évaluation des items se fait, selon les questions, en cochant la case correspondante ou en remplissant
        les champs en pointillés.
        Le vétérinaire pourra interroger l’éleveur, consulter le registre, observer directement la conduite du
        personnel de l’exploitation.

3.1.5. - Points d'appui pour l'évaluation



                                                                                                        page 7/39
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        3.1.5.1. - État sanitaire global du lot

                 Le vétérinaire évalue visuellement l’état de santé des animaux. Il notera «satisfaisant» si les
                 animaux sont vifs et si leur appétit est conservé. Il notera «A améliorer» si une faible proportion des
                 animaux est abattue (diminution de l’appétit…), et «non satisfaisant» si les critères de mortalité
                 habituels sont dépassés.

        3.1.5.2. Fréquence de visites de contrôle sanitaire des lots

                 Plus la fréquence de visites de contrôle effectuées par l'éleveur est élevée, plus les risques
                 sanitaires sont diminués. En effet, une étude récente a montré qu'une fréquence quotidienne de
                 deux passages de l'éleveur (hors période de démarrage) constitue une pratique à risque par
                 rapport à trois passages quotidiens ou plus et ce, à condition de respecter les bonnes pratiques
                 d’hygiène (changement de tenue à chaque passage par le sas…).

        3.1.5.3. Gestion du vide sanitaire entre 2 lots

                 Un vide sanitaire entre chaque lot est nécessaire afin d’éviter la contamination des volailles par
                 le lot précédent. La conduite en bande unique est fortement recommandée sur l'ensemble du site
                 d'élevage de manière à pouvoir réaliser des vides sanitaires réguliers complets.
                 Pour les salmonelles, ce n’est pas tant la durée qui importe que la méthode du nettoyage
                 dépoussiérage, qui doit éviter toute dissémination, et être complète pour chaque circuit (air, eau,
                 aliment, personnes, extérieur, incluant la toiture et les fossés, aire de vie) et l’assèchement
                 complet des locaux avant la mise en place.

                 La réussite de la décontamination dépend :


                 de vide sanitaire plus longue).

                 La durée du vide sanitaire doit permettre le bon assèchement du bâtiment derrière le lavage et la
                 décontamination. D’une façon générale, il faut laisser un temps suffisant au propriétaire du
                 bâtiment pour réaliser les opérations de décontamination de ce dernier.

        3.1.5.4. Fréquence de ramassage des volailles mortes

                 Le ramassage des volailles mortes devrait être réalisé entre une fois et 3 fois par jour selon le taux
                 de la mortalité. Dans le cas où il est réalisé une fois tous les 2 jours, le vétérinaire notera «à
                 améliorer». Dans les autres cas, il notera «non satisfaisant».

        3.1.5.5- Evaluation des connaissances de l’éleveur vis-à-vis des critères d’alerte de l’Influenza
        aviaire et de la conduite à tenir.

                 Concernant les critères d’alerte, le vétérinaire peut interroger l’éleveur sur les symptômes qui
                 attireront son attention.
                 L'éleveur doit procéder à une surveillance quotidienne de chacune des zones d'élevage pour
                 détecter l'apparition de symptômes ou la présence de cadavres de volailles et éventuellement
                 d'oiseaux sauvages sur les parcours.
                 Les critères d’alerte vis-à-vis de l’Influenza aviaire sont présenté dans l’annexe 1

3.1.6. - Recommandations

        Le vétérinaire précise parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui paraissent prioritaires.
        Il peut proposer à l’éleveur des modalités pratiques et concrètes pouvant être mises en œuvre dans
        l’exploitation. Le vétérinaire insistera sur le fait que le traitement doit être bien adapté et qu’en aucun cas
        les animaux malades doivent être orientés vers l’abattoir.


 3.2. Nettoyage/désinfection

3.2.1. - Références réglementaires



                                                                                                          page 8/39
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        Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène
        des denrées alimentaires (annexe I: production primaire).

3.2.2. - Dangers et facteurs de risque

        Inefficacité du nettoyage/désinfection.

3.2.3. - Objectifs et moyens de maîtrise

        Sensibiliser les éleveurs aux pratiques à risque.

3.2.4. - Méthode et critères d'évaluation

        Le vétérinaire pourra interroger l’éleveur, consulter le registre et la fiche d’enregistrement des opérations
        de nettoyage/désinfection.

3.2.5. - Points d'appui pour l'évaluation

        Si le nettoyage / désinfection est réalisé par les employés de l’exploitation, le vétérinaire jugera la qualité
        de réalisation en interrogeant l’éleveur sur le produit, les doses (...) et en observant le registre.

        La présence de bactéries résidentes telles que Clostridium botulinum et salmonelles dans le bâtiment
        avant la mise en place de la nouvelle bande constitue un facteur de risque majeur. Le principal facteur
        expliquant cette persistance est une mauvaise procédure de nettoyage / désinfection appliquée dans le
        bâtiment. Il est illusoire de désinfecter un site d’élevage qui n’ait pas été complètement nettoyé,
        désinsectisé et dératisé pour le débarrasser des salmonelles : un bon nettoyage d’un bâtiment avicole
        nécessite un démontage préalable des zones difficiles d’accès (jupes, matériel d’alimentation…). Le
        risque accru est observé lorsqu’un désinfectant non homologué est utilisé.

        En pratique, au delà du problème du produit, la méthode est très importante: prévoir plusieurs
        désinfections par nébulisation avec une première désinfection préalable par pulvérisation ou une
        pulvérisation avec quantité d’eau et de désinfectant suffisante ( 0,3 L / m² de surface développée
        recommandé).
        La réalisation de la désinfection par un professionnel est un facteur protecteur vis-à-vis de la persistance
        des bactéries.
        D’autre part, les résultats seront améliorés par le suivi d’une procédure écrite et adaptée à l’établissement
        et la réalisation de contrôles microbiologiques.
        La qualité du nettoyage / désinfection est d’autant plus importante si le lot précédent a été touché par le
        botulisme et les salmonelles à cause de la persistance de ces bactéries dans le sol, les abords, les
        circuits de fientes et les circuits d’aération. Les réoccurences sont très probables sur la bande suivante,
        dans les mois qui suivent ou même après plusieurs années. Il est important que le vétérinaire valide une
        procédure de décontamination renforcée.

3.2.6. - Recommandations

        Le vétérinaire peut proposer à l’éleveur des modalités pratiques et concrètes pouvant être mises en
        œuvre dans l’exploitation.

        Il faut également insister sur la désinfection des sols en terre battue, des abords des bâtiments et des
        parcours, car il s’agit là de sources de recontamination permanentes.


 3.3. Maîtrise de l'ambiance des locaux


2.1. - Références réglementaires

         Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène
        des denrées alimentaires (annexe I: production primaire).

2.2. - Dangers et facteurs de risque



                                                                                                        page 9/39
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        Une litière de mauvaise qualité ou une ambiance non satisfaisante peuvent prédisposer les volailles à
        diverses pathologies.

2.3. - Objectifs et moyens de maîtrise

        Sensibiliser les éleveurs aux facteurs de risque les plus courants.

2.4. - Méthode et critères d'évaluation

        Le vétérinaire notera selon les questions si c’est «satisfaisant», «à améliorer» ou «non satisfaisant».

2.5. - Points d'appui pour l'évaluation


        2.5..1. Etat de la litière ou du sol

                 Dans les élevages où la litière est de mauvaise qualité, les problèmes sanitaires (boiteries, lésions
                 cutanées, etc...) et les mauvais résultats zootechniques sont plus fréquents. Les facteurs
                 responsables peuvent se situer au niveau de la qualité du sol, d’une isolation insuffisante, d’une
                 ventilation mal conçue et/ou mal conduite ou d’un renouvellement d’air insuffisant.
                 La litière, si le type d’élevage impose son existence, doit être changée ou renouvelée fréquemment.
                 Elle peut être source de différents agents pathogènes tel qu’Aspergillus spp, Candida albicans,
                 coccidies,….
                 Pour apprécier l’état de la litière et du sol, outre l’appréciation directe, le vétérinaire pourra observer
                 la qualité du plumage et des pattes des volailles. L’éleveur pourrait rajouter de la litière pour le
                 confort des animaux.

        2.5..2. Qualité de l’ambiance

                 Une température non satisfaisante, surtout au moment du démarrage, se révèle être un facteur de
                 risque important. Le rassemblement des animaux dans les coins les uns contre les autres ainsi que
                 les animaux qui présentent une dyspnée attireront l’attention du vétérinaire.
                 Ceci peut être du à une mauvaise conduite de réchauffement, de ventilation, de conception ou à
                 une mauvaise isolation. Ces mêmes causes peuvent entraîner un taux excessif d’humidité et
                 d’ammoniac exposant ainsi les volailles à des pathologies respiratoires.

2.6. - Recommandations

        Le vétérinaire précise parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui paraissent prioritaires.


 3.4. Prise en compte par l'éleveur des informations en provenance de l'abattoir

3.4.1. - Références réglementaires

       Règlement (CE) n° 853/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 fixant des règles
      spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale;
       Règlement (CE) n° 854/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 fixant les règles
      spécifiques d'organisation des contrôles officiels concernant les produits d'origine animale destinés à la
      consommation humaine.

3.4.2. - Objectifs et moyens de maîtrise

         Les informations de la part de l’abattoir doivent entraîner des actions correctives vis-à-vis du problème
        identifié.

3.4.3. - Méthode et critères d'évaluation

        Le vétérinaire interroge l’éleveur sur le nombre de certificats de saisie et les principaux motifs. Le
        vétérinaire consulte ces informations et évalue la pertinence des suites données .




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 3.5. Importance estimée des évènements sanitaires rencontrés au cours des 12 derniers mois

3.5.1. - Références réglementaires

          Arrêté du 24 avril 2007 relatif à la surveillance sanitaire et aux soins régulièrement confiés au
         vétérinaire pris en application de l’article L. 5143-2 du code de la santé publique.

3.5.2. - Méthode et critères d'évaluation

         Quantifier l’importance des événements sanitaires des 12 mois précédents. Les mortalités et les
         pathologies rencontrées sur le lot précédent seront demandées à l’éleveur et vérifiées sur le registre
         d’élevage.

         En ce qui concerne les mortalités, le vétérinaire sanitaire identifiera le bâtiment concerné par cet
         événement, la période du pic de mortalité, les espèces concernées, la tranche d’âge, le taux de mortalité
         (le nombre de morts divisé par le nombre d’animaux présents avant cet évènement, multiplié par cent) et
         les traitements effectués (citer le(s) principe(s) actif(s)).

         En ce qui concerne les pathologies rencontrées, le vétérinaire sanitaire notera en fonction des données
         disponibles :
               Évènements: Nom de la pathologie, le cas échéant ,noter les symptômes
               Nature des traitements effectués : ne pas remplir si aucun traitement n’a été effectué ;
               Nombre de lots traités: cf. registre d’élevage
               Nombre de traitements par lot: cf. registre d’élevage
               Traitement: Le vétérinaire sanitaire marquera «oui» si les animaux ont été traités
               traitement : le vétérinaire sanitaire marquera "oui" si les animaux ont été traités

3.5.3. - Recommandations

         Si les pathologies sont récidivantes, des conseils seront donnés à l’éleveur sur la conduite à tenir ( vide
         sanitaire, nettoyage/désinfection, conduite d’élevage…).




 IV - PHARMACIE VETERINAIRE


     I

 1. Respect des conditions de stockage des médicaments vétérinaires (dont
 les aliments médicamenteux)

      Références réglementaires:

       - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
       relatif à l'hygiène des denrées alimentaires
       - Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005
       établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.
       - Directive 90/167/CEE du Conseil du 26 mars 1990 établissant les conditions de
       préparation, de mise sur le marché et d'utilisation des aliments médicamenteux
       pour animaux dans la Communauté.
       - Directive 81/851/CEE du Conseil du 28 septembre 1981 concernant le
       rapprochement des législations des Etats membres relatives aux médicaments
       vétérinaires
       - Arrêté du 9 juin 2004 relatif à l'agrément des utilisateurs pour la préparation
       extemporanée d'aliments médicamenteux.
      Dangers ou facteurs de risque:

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     -     Mauvaise conservation des médicaments tant au niveau de la propreté, de l’ordre que
           des conditions de température ayant pour conséquence de nuire à leur qualité et à
           leur efficacité.
     -     Dégradation de l’efficacité des médicaments lors de conservation dans de mauvaises
           conditions (lumière, température extrême, prise d’air dans les flacons entamés,
           humidité)
     -     Contaminations croisées entre aliments «blancs» et aliments médicamenteux.
     -     Automédication.
     -     Présence de résidus dans les denrées.

          Objectif ou moyens de maîtrise:
          Assurer la propreté / l'ordre dans le stockage des médicaments vétérinaires. Stockage des médicaments
          sous régime du froid (vaccins) ou le cas échéant dans un local tempéré (à l’abri du gel ou des fortes
          chaleurs / des variations de température) et dans leurs emballages d’origine (à l’abri de la lumière et de
          l’humidité avec la notice présente). Eviter la contamination des aliments blancs par les aliments
          médicamenteux

          Méthodologie et critères d’évaluation:

          L'évaluation des items se fait en marquant : «satisfaisant», «à améliorer» ou «non satisfaisant».
          Au cours de sa visite, le vétérinaire examine ces différents points en s’attachant à accorder une grande
          importance au stockage sécurisé des médicaments (endroit non accessible au public et si possible local
          ou armoire fermant à clé). Il doit prendre en considération l’effet de la lumière, de l’humidité et les
          conditions d’hygiène. L’attention doit être également portée à la conservation des étiquettes, des modes
          d’emploi (conditions d’hygiène et d’humidité) pour assurer la réutilisation.
          Les aliments médicamenteux doivent être stockés de façon à éviter toute contamination croisée avec un
          autre aliment .L'éleveur devra tenir compte des restes d'aliment médicamenteux dans le silo après
          livraison de l'aliment blanc.
                     Recommandations:
          Une séparation entre les différentes catégories de produits est souhaitable (par exemple entre, d’une
          part, ceux destinés à traiter des pathologies majeures comme les antibiotiques, les anti-inflammatoires et
          les anti-parasitaires et d’autre part, les médicaments «de confort» comme les produits nutritionnels
          (compléments vitaminés ou à base d’oligo-éléments)).
          Lorsqu’il s’agit de médicaments sensibles à la température comme les vaccins et les sérums ceux-ci sont
          stockés dans un réfrigérateur. Dans le cas contraire, ils devront être détruits en cas de non utilisation. Il
          peut être recommandé d’indiquer les dates d’ouverture des flacons et le n° de l’ordonnance
          correspondante sur le médicament ou son emballage.
          Les produits de désinfection et de désinsectisation et de dératisation seront stockés à part.

 2. Gestion satisfaisante des médicaments périmés

      Références réglementaires:

           - Arrêté du 20 septembre 1993 portant approbation des modalités de contrôle du
           dispositif selon lequel les producteurs de médicaments pourvoient à l’élimination des
           déchets résultant de l’abandon par les ménages des emballages de leurs produits.
           - Textes relevant du code de l’environnement en matière de prévention de pollution du
           milieu environnemental.

          Dangers ou facteurs de risque:
          Contamination par des médicaments périmés et risque de pollution environnementale. Dégradation du
          produit (inefficacité et danger d’évolution des médicaments).

          Objectif ou moyens de maîtrise:


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         Les médicaments périmés doivent être éliminés conformément aux systèmes prévus à cet effet.

      Méthode et critères d’évaluation:

critères d’évaluation                           Evaluation
Une vérification des dates de péremption des S = Médicaments non périmés
médicaments est effectuée en prenant en A = Médicaments déjà utilisés
compte le fait qu’un médicament déjà utilisé         («ouverts») et proches de la
sera susceptible d’être périmé avant l’échéance      date    de    péremption     (à
de cette date de péremption.                         apprécier en fonction de la
                                                     maîtrise des conditions de
                                                NS = conservation)
                                                     Médicaments            utilisés
                                                     dépassant     la   date      de
                                                     péremption
          Recommandations:
         Possibilité de faire calculer à l’éleveur le coût des périmés. Le vétérinaire informe l’éleveur des
         éventuelles initiatives locales concernant la collecte des déchets d’emballages de produits vétérinaires.



3. Hygiène du matériel utilisé pour l’administration des médicaments
vétérinaires

      Références réglementaires

           - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
           relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (annexe I: production primaire).

          Dangers ou facteurs de risque
         Contamination par du matériel en mauvais état de propreté (ou non désinfecté) ayant pour conséquence
         de nuire à la qualité et à l’efficacité des médicaments et d’être la source d’une contamination
         microbienne.

          Objectif ou moyens de maîtrise
         Dès que le matériel (à usage non unique) a été utilisé pour l’administration de médicaments vétérinaires,
         il importe qu’il soit nettoyé ou / et désinfecté et entreposé dans un endroit à l’abri de toute contamination
         extérieure.

      Méthode et critères d’évaluation:


 critères d’évaluation                            Evaluation
 Le matériel destiné à administrer les S=               Matériel propre, désinfecté
 médicaments devra être stocké, nettoyé ou              et bien rangé
 désinfecté, et placé dans un endroit à l’abri de A = Propreté       moyenne     et
 toute pollution.                                       rangement insuffisant
                                                  NS = Mauvais état de propreté et
                                                        matériel en désordre
          Recommandations:


                                                                                                      page 13/39
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         Respect de l’hygiène lors de l’administration et du stockage des médicaments.

 4. Gestion satisfaisante des déchets de soins

          Références réglementaires: article R. 1335-2 du code de la santé publique.

          Dangers ou facteurs de risque:
         Contamination par les déchets de soins ayant pour conséquence d’être la source d’une contamination
         microbienne vis-à-vis des animaux et d’une pollution environnementale.

          Objectif ou moyens de maîtrise:
         Elimination des déchets de soins conformément à l’article R. 1335-2 du code de la santé publique.

          Méthode et critères d’évaluation:
         Le terme «déchets de soins» correspond ici aux déchets à risque infectieux. La gestion des médicaments
         périmés a été étudiée précédemment.

 critères d’évaluation                               Evaluation
 Une attention particulière doit être apportée aux S = Pas de déchets de soins, ou
 déchets de soins dans la mesure où ceux-ci sont           déchets de soins entreposés
 une source très importante de contamination               de manière non sécurisée en
 microbienne. Ainsi l’article R. 1335-2 du code de         attente d’une prise en charge
 la santé publique impose notamment à toute                en vue de leur destruction
 personne physique qui produit des déchets de les NS = Déchets de soins entreposés
 éliminer.     Lorsqu’il   existe    un   dispositif       en désordre et/ou sans qu’il
 départemental ou régional de gestion des                  soit prévu de les prendre en
 déchets de soins, le vétérinaire en informe               charge en vue de leur
 l’éleveur et lui recommande fortement le recours          destruction
 à ce dispositif. Par ailleurs, l’Ordre des
 vétérinaires a élaboré un guide technique relatif à
 l’élimination des déchets vétérinaires.


 5. Respect du temps d’attente fixé par le vétérinaire prescripteur avec système
 d’identification des lots traités

      Références réglementaires

          - Directive 90/676/CEE du Conseil, du 13 décembre 1990, modifiant la directive
          81/851/CEE concernant le rapprochement des législations des États membres
          relatives aux médicaments vétérinaires
          - R. 234-3 du code rural
          - R. 5141-111, paragraphe IV, du code de la santé publique
          - Arrêté du 5 juin 2000 relatif au registre d’élevage

          Dangers ou facteurs de risque:
         Le non respect des prescriptions d’utilisation des médicaments, et notamment le non respect du délai
         d’attente peut être la cause de présence de quantités anormales de résidus chez l’animal. Ces résidus
         peuvent alors se retrouver en quantité excessive dans les produits livrés à la consommation humaine.

          Objectif ou moyens de maîtrise:


                                                                                                  page 14/39
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        Enregistrement dans la fiche sanitaire d’élevage des dates de remise en vente des produits des animaux
        traités. Classer les ordonnances dans le registre d’élevage conformément à l’article 7 de l’arrêté du 05
        juin 2000 qui doit être conservé sur l’exploitation pendant une durée minimale de 5 ans.

      Méthode et critères d’évaluation:

 critères d’évaluation            Evaluation
 Le vétérinaire s’assurera que S= Ordonnances classées dans le registre
 l’éleveur dispose d’un système       d’élevage.
 d’identification des lots soumis     Enregistrement systématique des traitements
 à un temps d’attente afin d’être     et des dates de remise en vente dans la fiche
 séparés des animaux destinés A = sanitaire d’élevage.classées systématiquement
                                      Ordonnances non
 à l’abattage, enregistre ses         dans le registre d’élevage.
 pratiques      et  classe    ses     Enregistrement irrégulier des traitements et
 ordonnances.                         des dates de remise en vente dans la fiche
                                      sanitaire d’élevage
                                  NS Ordonnances non classées dans le registre
                                  =   d’élevage et stockées de façon dispersée, ou
                                      ordonnances égarées.
                                      Absence d’enregistrement des traitements ou
                                      des dates de remise en vente dans la fiche
                                      sanitaire d’élevage



 V - GESTION DE L'ALIMENTATION




 1. Usage des additifs

Il avait été convenu le 02/06/09 que ce serait soit supprimé soit mis en annexe.
cela concerne uniquement les fabricants d’aliment à la ferme.
                 Références réglementaires

           - Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005
           établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.
           - Règlement (CE) n°882/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
           relatif aux contrôles officiels effectués pour s’assurer de la conformité avec la
           législation sur les aliments pour animaux et les denrées alimentaires et avec les
           dispositions relatives à la santé animale et au bien être des animaux
           - Règlement ( CE) n° 1831/2003 du Parlement européen et du Conseil de 22
           septembre 2003 relatif aux additifs destinés à l’alimentation des animaux.
           - Règlement (CE) n°178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier
           2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation
           alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des
           procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires.

                     Dangers ou facteurs de risque
        Usage excessif et inapproprié des additifs et risque de résidus dans les denrées alimentaires




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                 Objectif ou moyens de maîtrise

          - Avoir une connaissance exhaustive des établissements produisant des denrées
          alimentaires ou des aliments pour animaux de la production primaire jusqu’à la remise
          directe.
          - Permettre la programmation des inspections sur la base d’une analyse de risques.
          - Tenir à jour les listes d’établissements soumis à un agrément ou enregistrés au titre
          de l’AM 28/02/2000 ou soumis à un enregistrement.

                 Méthode et critères d’évaluation

 critères d’évaluation                               Evaluation
 Questionner l’éleveur s’il mélange des aliments L'évaluation des items se fait de
 à la ferme (y compris le mélange des matières façon binaire : oui/non
 premières) et s’il utilise des additifs purs ou des
 pré-mélanges médicamenteux (en quelles
 quantités ?)

      Points d’appui pour l’évaluation:

          Définitions:

          - Aliment pour animaux: Règlement (CE) n° 178/2002 du 28/01/2002 : toute
          substance ou produit, y compris les additifs, transformé, partiellement transformé ou
          non transformé, destiné à l’alimentation des animaux par voie orale.

          - Additifs pour l'alimentation animale: Règlement (CE) n°1831/2003: substances,
          micro-organismes ou préparations, autres que les matières premières pour aliments
          des animaux et les pré-mélanges, délibérément ajoutés aux aliments pour animaux ou
          à l'eau. La prescription n’est pas obligatoire. (annexe 1)

          - Pré-mélanges: les mélanges d'additifs pour l'alimentation animale ou mélanges d'un
          ou de plusieurs additifs pour l'alimentation animale avec des matières premières pour
          aliments des animaux ou de l'eau utilisées comme supports, qui ne sont pas destinés à
          l'alimentation directe des animaux. La prescription est obligatoire.

          - Fabrication d’aliments à la ferme: Toute fabrication passe par un stade de
          mélange, ce qui nécessite un matériel particulier. La simple distribution simultanée
          n’est pas considérée comme une fabrication.
           A la ferme: pour les besoins exclusifs des animaux dont l’éleveur assure les soins et la
          garde (détention) dans l’exploitation. Donc, un éleveur qui commercialise au moins une
          partie de sa fabrication doit être considéré comme un industriel

        Les opérations soumises à enregistrement sont les opérations relevant de la production primaire
        d'aliments pour animaux et les opérations connexes suivantes (annexe I du Règlement (CE) N°183/2005)
        :
                a) le transport, l'entreposage et la manutention des produits primaires sur le lieu de
                   production;
                b) les opérations de transport visant à acheminer les produits primaires du lieu de
                   production vers un établissement;
                c) le mélange d'aliments pour animaux pour les besoins exclusifs de leur
                   exploitation sans utiliser d'additifs ou de pré-mélanges d'additifs.


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        Toutes les autres opérations sont soumises soit à une autorisation, soit à un agrément, soit à un
        enregistrement au titre de l’AM 28/02/2000, soit à un enregistrement au titre du Règlement (CE) n°
        183/2005.

        L’annexe 2 présente un tableau récapitulatif du champ des autorisations pour les exploitants du secteur
        de l’alimentation animale. Les intersections «Activités des opérateurs / additifs utilisés» marquées d’un A
        symbolisent le champ de l’agrément au titre du Règlement (CE) n°183/2005.

        La Commission européenne a défini une liste de produits autorisés accompagnée de conditions d’usage
        pour les additifs. Le lien sur le registre web des additifs est le suivant :
        http://ec.europa.eu/food/food/animalnutrition/feedadditives/registeradditives_en.htm

                                Recommandations
        Se déclarer et entreprendre les mesures nécessaires conformément à la législation en vigueur.

2. Qualité de l’eau de boisson.

                 Références réglementaires

           - Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005
           établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.

           - Règlement (CE) n°852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
           relatif à l'hygiène des denrées alimentaires

           - Arrêté du 18 juillet 1994 fixant la liste des agents biologiques pathogènes.
           - Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière de
           l'Etat à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce
           Gallus gallus en filière ponte d’œufs de consommation.).



                     Dangers ou facteurs de risque
        Une eau de boisson de mauvaise qualité hygiénique peut être source de contaminations pour les volailles

                     Objectif ou moyens de maîtrise
        Sensibiliser les éleveurs sur les facteurs de risque les plus courants.

                     Méthode et critères d’évaluation
        Les ateliers de poulettes et de pondeuses adhérents à la charte sanitaire sont tenus à une surveillance
        régulière bactériologique portant sur les indicateurs de contamination fécale de l’eau de boisson.
        Le vétérinaire marquera «satisfaisant» si l’eau provient d’un réseau public ou d’un réseau privé avec
        contrôles bactériologiques réguliers (avec ou sans traitement de l’eau) et nettoyage des canalisations. Il
        marquera «Non satisfaisant» si l’eau de boisson provient d’un réseau privé sans contrôle bactériologique
        et sans nettoyage des canalisations.
        Le vétérinaire notera «A améliorer» dans tous les autres cas.

                     Recommandations
        La qualité de l’eau est très importante. Des recherches récentes ont corrélé statistiquement les risques
        sanitaires avec la qualité de l’eau. En effet, ces derniers sont importants dans les réseaux privés sans
        traitement, moins important s’il y a un traitement et encore moins important si le réseau est public.
        L’acidification de l’eau n’est pas toujours la meilleure solution puisqu’elle entraînerait une augmentation
        du risque de contamination des élevages par Campylobacter du fait d’une modification de la flore

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        intestinale. Les études récentes ont montré que la présence de cette bactérie dans l’eau n’est pas un
        événement rare. Si l’eau provenant d’un réseau public stagne en fin de circuit les risques sanitaires sont
        accrus, d’où l’intérêt du contrôle bactériologique en bout de ligne.
        Le vétérinaire s’assurera que le produit de désinfection de l’eau est bien autorisé pour le traitement des
        eaux de consommation animale et il vérifiera que l’éleveur dispose d’un test de mesure du désinfectant
        dans le circuit. .
        Le vétérinaire pourra proposer à l’éleveur d’autres modalités pratiques et concrètes pouvant être mises
        en œuvre dans l’exploitation. .




 3. Dispositions relatives aux pratiques de fabrication des aliments

                 Références réglementaires

                  - Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier
                  2005 établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.

                  - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril
                  2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires.

                  - Arrêté du 18 juillet 1994 fixant la liste des agents biologiques pathogènes.

                 Dangers ou facteurs de risque

                            Le non respect des bonnes pratiques d’hygiène lors de la fabrication peut
                            être source de contamination pour les volailles

                 Objectif ou moyens de maîtrise

                     Sensibiliser les éleveurs sur les facteurs de risque les plus courants.

Méthode et critères d’évaluation

critères d’évaluation                                           évaluation
Concernant l’appréciation de l’hygiène de la                    S = Bonne maîtrise sanitaire
manipulation des aliments, et la propreté des
équipements et conteneurs servant à préparer                    A=      Hygiène moyenne
l’aliment , le vétérinaire examine visuellement. Il
n’hésitera pas à poser des questions à l’éleveur.               NS = Hygiène insuffisante


                 Points d’appui pour l’évaluation:
        Il est laissé au vétérinaire l’initiative d’examiner les particularités de chaque élevage dans ce domaine et
        d’estimer le risque.
        Le vétérinaire constate l’état de propreté des installations, équipements, conteneurs, caisses et véhicules
        utilisés pour produire, préparer, calibrer et emballer les aliments pour animaux. Il veille à ce que les
        matériaux d’emballage ne constituent pas une source de contamination.
        Le vétérinaire examine les différents dispositifs mis en place par l’éleveur. Ce dernier doit veiller à ce que
        les aliments, préparés, nettoyés, emballés, entreposés et transportés sous sa responsabilité soient
        protégés de toute contamination.

                     Recommandations


                                                                                                      page 18/39
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        Le vétérinaire précise parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui paraissent prioritaires.
        Le vétérinaire peut recommander l’utilisation d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène pour les
        matières premières.




 4.- Conditions de transport et de stockage des aliments


                 Références réglementaires

            - Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du Conseil du 12 janvier
           2005 établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.

           - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
           relatif à l'hygiène des denrées alimentaires.
           - Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière
           de l'Etat à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce
           Gallus gallus en filière ponte d’œufs de consommation.


                     Dangers ou facteurs de risque
        Dangers chimiques (résidus de médicaments, pesticides, métaux lourds, et plus généralement des
        produits non autorisés), biologiques (salmonelles, Listeria, ….) et dangers physiques (corps étrangers).

                     Objectif ou moyens de maîtrise
        Sensibiliser l’éleveur à l’importance de la qualité du transport et de l’entreposage. Gestion des
        contaminations croisées et application de bonnes pratiques d’hygiène.

                 Méthode et critères d’évaluation

 critères d’évaluation                             évaluation
 Appréciation de la possibilité d’une              S=         Séparation nette des matières
 contamination croisée.                            Satisfaisa premières des autres produits et ce
 Le vétérinaire examine les conditions             nt         pendant le transport et le stockage.
 de stockage. Il insistera sur l’humidité,         A=         Pas de mesures de séparation
 la propreté des équipements utilisés              améliorer étudiées.
 et la qualité des aliments stockés.               NS=        Mélange        des         différentes
                                                   Non        substances.
                                                   satisfaisa
                                                   nt

      Points d’appui pour l’évaluation

  Le vétérinaire examine les différents moyens mis en place par l’éleveur qui doit garantir
 des conditions de transport et d’entreposage hygiéniques des aliments.
 Il prend également en considération l’évolution des pratiques depuis la précédente
 visite.

                     Recommandations




                                                                                                     page 19/39
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         Les aliments pour animaux doivent être entreposés et transportés dans des conteneurs appropriés. Ils
        doivent être entreposés dans des lieux conçus, adaptés et entretenus de manière à assurer de bonnes
        conditions d’entreposage. Ces zones doivent être propres et sèches.

        Les aliments pour animaux doivent être entreposés et transportés de manière à pouvoir être facilement
        identifiés, afin d’éviter toute confusion ou contamination croisée et de prévenir leur détérioration.
        Les conteneurs et équipements utilisés pour le transport, l’entreposage, l’acheminement, la manutention
        et le pesage des aliments pour animaux doivent être maintenus en état de propreté. Des plans de
        nettoyage doivent être instaurés et la présence de traces de détergents et de désinfectants doit être
        réduite au minimum.

 6. Dispositions relatives aux bonnes pratiques de distribution de l’eau et des
 aliments

                 Références réglementaires

        Règlement (CE) n°183/2005 du Parlement européen et du conseil du 12 janvier 2005 établissant des
        exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux.

                     Dangers ou facteurs de risque
        Contamination biologique des aliments, absence d’accès à l’eau ou à l’aliment

                     Objectif ou moyens de maîtrise
        Sensibiliser l’éleveur à l’importance des bonnes pratiques de distribution

                 Méthode et critères d’évaluation

             critères d’évaluation                         Evaluation
             L’appréciation de l’hygiène                   Satisfai        Bonne hygiène/ eau et
             de la distribution de l’eau                   sant            aliments faciles d’accès.
             et des aliments et de                         A               Hygiène moyenne et /ou
             l’accès des animaux à                         amélior         mangeoire et abreuvoirs en
             l’eau et aux aliments est                     er
                                                           Non             nombre insuffisant.
                                                                           Mauvaise hygiène et/ou
             visuelle tout en posant des                   satisfais       eau et aliments difficiles
             questions à l’éleveur                         ant             d’accès.
             L’aliment     correspond-t-il                 Répondre par oui, à améliorer ou non
             aux                 besoins
             physiologiques          des
             animaux?

              Points d’appui pour l’évaluation

                       Apprécier la qualité de distribution des aliments. Le vétérinaire pourra racler
                       dans la trémie et les assiettes et observer l’existence de fientes ou de
                       moisissures.
                       Idem pour l’eau en examinant les points d’eau.

                       Apprécier l’accès des volailles à l’eau et à l’aliment, et sa présence en
                       quantité suffisante.
                       Le vétérinaire examine les différents moyens mis en place par l’éleveur qui
                       doit garantir des conditions de distribution hygiénique de l’eau et des aliments
                       (eau fraîche, pas de contact avec la litière…)

                     Recommandations

                                                                                                          page 20/39
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        Veiller à donner aux animaux un aliment approprié, correspondant à leurs besoins et en quantité
        suffisante. Il doit être facile d’accès pour les volailles.
        La structure de l’aliment peut avoir des conséquences sanitaires. Par exemple, en cas de distribution
        d’aliment sous forme de farine au démarrage, le risque de contamination par les salmonelles est
        augmenté par rapport à un aliment sous forme de miettes.

        Lors de la distribution et de l’alimentation, les aliments doivent être manipulés de manière à éviter toute
        contamination dans des zones d’entreposage ou équipements contaminés.

        Les installations d’alimentation et d’abreuvement doivent être conçues et installées de manière à réduire
        au maximum les risques de contamination des aliments et de l’eau. Les systèmes d’abreuvement doivent
        être nettoyés et entretenus régulièrement, dans la mesure du possible.




 VI - GESTION DES CADAVRES ET DES SOUS-PRODUITS




 Gestion des cadavres et des sous produits

                 Références réglementaires

             - Règlement (CE) n° 1774/2002 du Parlement européen et du conseil du 3 octobre
             2002 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux non
             destinés à la consommation humaine.
             - Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière
             de l'Etat à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce
             Gallus gallus en filière ponte d’œufs de consommation.


                     Objectif ou moyens de maîtrise
        Vérifier que les sous produits sont éliminés selon les voies autorisées.

                     Dangers ou facteurs de risque
        Contamination biologique des animaux et de l’environnement.

                     Méthode et critères d’évaluation

        Le vétérinaire interrogera l’éleveur et vérifiera le registre d’élevage ou autres documents commerciaux.
        Les cadavres sont les sous-produits les plus à risque, ils doivent être dirigés vers des établissements
        d’équarrissage, à savoir les établissements intermédiaires C1/C2 ou vers les usines de transformation
        C1/C2. Ils ne doivent pas être enfouis, incinérés sur place ou compostés.
        Les plumes doivent être dirigées vers les usines de transformation C3, les usines de compostage, les
        usines de production de biogaz, les usines de produits techniques et les établissements intermédiaires
        C3.
        Les fientes doivent être dirigées vers les usines de compostage, les usines de production de biogaz ou
        les usines de produits techniques. Elles peuvent aussi être épandues directement.
        Le vétérinaire notera «satisfaisant» si les sous-produits sont envoyés vers une destination autorisée et
        «non satisfaisant» dans le cas où même un seul sous-produit n’est pas dirigé vers la bonne destination.
        Les sous-produits d’abattage seront :




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                  -    directement éliminés comme déchets par incinération dans une usine
                       d'incinération et de co-incinération agréée ;
                  -    transformés dans une usine de transformation de catégorie 1 et 2 agréée ;
                  -    transformés dans une usine de transformation de catégorie 3 agréée ;
                  -    transformés dans des usines de production d'aliments pour animaux familiers
                       et des usines de produits techniques ;
                  -    transformés dans une usine de production de biogaz ou une usine de
                       compostage agréées.

                                  Recommandations
         Le vétérinaire insistera sur l’importance du respect du règlement (CE) N° 1774/2002. Il pourra fournir à
         l’éleveur la liste des établissements agrées qu’il retrouvera sur l’adresse Internet:
         http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/sante-protection-animaux/sous-produits-
         animaux/sousproduitsanimaux/downloadFile/FichierAttache_1_f0/liste_etab_agre_210408.pdf?nocach
         e=1208780258.33




 VII - PARTICULARITES DE CERTAINS TYPES D'ELEVAGES




      Gestion de la prophylaxie salmonelle

         Cet item concerne prioritairement les poulets de chair, les poulettes et les pondeuses d’œufs de
         consommation. Les dindes seront concernées à partir de 2010, les textes réglementaires nationaux sont
         en cours d’élaboration. . à actualiser…

      Références réglementaires

- Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif à la lutte contre les infections à Salmonella dans les
troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d’œufs de consommation et fixant les
modalités de déclaration des salmonelloses aviaires, visées à l’article D. 223-1 du code rural,
dans ces mêmes troupeaux ;
- Arrêté du 26 février 2008 modifié relatif aux modalités de la participation financière de l'Etat
à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en
filière ponte d’œufs de consommation.
- Arrêté ministériel du 30 décembre 2008 relatif à la lutte contre les infections à Salmonella
dans les troupeaux de poulets de chair, mentionnée à l’article D. 223-21, et fixant les
modalités de déclaration des salmonelloses aviaires, visées à l’article D. 223-1 du Code rural
- Règlement (CE) nº 584/2008 de la Commission du 20 juin 2008 portant application du
règlement (CE) nº 2160/2003 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne la
fixation d'un objectif communautaire de réduction de la prévalence de Salmonella Enteritidis
et Salmonella Typhimurium chez les dindes.

          Dangers ou facteurs de risque
         Production d’œufs contaminés, soit au niveau du vitellus par une contamination verticale vraie, soit au
         niveau des coquilles et des membranes sous coquillières. Contamination de l’abattoir par les fientes et
         les plumes de volailles excrétrices de salmonelles; production de carcasses contaminées.
         Les salmonelles persistent des mois dans les poussières et les fientes sèches, se multiplient dans les
         zones humides, les fossées, les circuits d’eaux. Elles sont véhiculées par l’air, l’eau, l’aliment contaminé



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         par les rongeurs et les insectes, les oiseaux et les mammifères domestiques et sauvages, les visiteurs, y
         compris l’éleveur et ses enfants.
         Les salmonelles peuvent passer inaperçues dans une exploitation si le dépistage n’est pas conduit
         rigoureusement et régulièrement aux dates imposées, avec la volonté de trouver. Cette cadence
         réglementaire est un minimum qui peut être augmenté en cas de facteurs de risques sur l’exploitation . Le
         nettoyage/désinfection renforcé et contrôlé, qui est imposé lors d’un infection confirmée, étant rarement
         conduit à un niveau suffisant dans les élevages de l’étage production, une infection non détectée conduit
         à l’installation pérenne de la maladie sur le site, surtout si celui-ci n’est pas conduit en tout plein tout vide,
         a des équipements non étanches, des abords mal entretenus..
         Les principaux facteurs de risques sont décrits dans les guides de bonne pratique, ou la charte sanitaire
         pour les poulettes et les pondeuses.

          Objectif de maîtrise
         Garantir que des mesures adaptées et efficaces sont prises pour détecter et contrôler les salmonelles, de
         manière à réduire leur prévalence et le risque que ces germes représentent pour la santé publique.

      Méthode et critères d’évaluation

 A Respect des fréquences de prélèvements

Satisfaisant: le vétérinaire notera «satisfaisant» si l’élevage satisfait aux conditions
suivantes:

- Réalisation des prélèvements salmonelles aux dates prévues par les arrêtés selon la
production :

         Poulet de chair : l'échantillonnage à l'initiative de l'exploitant du secteur alimentaire est réalisé dans les
         trois semaines qui précèdent le transfert des animaux à l'abattoir,
         Une dérogation au prélèvement de tous les bâtiments peut avoir été accordée par la DDSV si le
         fonctionnement soit conforme chacune desà exigences suivantes:
         le système tout plein-tout vide est utilisé sur le site d’élevage;
         tous les troupeaux sont gérés de la même façon;
         les aliments et l'eau sont communs à tous les troupeaux;
         sur une année et pour au moins six cycles en élevage de poulets standards ou trois cycles en élevage de
         poulets sous signe de qualité à croissance lente, la recherche de Salmonella spp. a été réalisée
         conformément au dispositif du présent arrêté pour tous les troupeaux de l'élevage, et des échantillons ont
         été prélevés sur tous les troupeaux d'au moins un cycle par un agent de la direction départementale des
         services vétérinaires ou par le vétérinaire sanitaire du troupeau lui-même;
         tous les tests de dépistage de Salmonella sont négatifs vis-à-vis de Salmonella Enteritidis ou Salmonella
         Typhimurium sont négatifs au cours des six cycles précédents en élevage de poulets standards ou trois
         cycles en élevage de poulets sous signe de qualité à croissance lente.

         Poulettes et pondeuses : le calendrier et le nombre/type d’échantillons à prélever sont décrits dans
         l’arrêté et rappelés en annexe 3. Le nombre et le type d’échantillons dépendent de la capacité de l’atelier
         et du mode d’élevage.

A améliorer: Le vétérinaire notera « A améliorer» si:
- si le planning de prélèvements est respecté mais que de légers écarts inférieurs à une
semaine de date vis à vis du calendrier imposé sur au plus l’un des prélèvements de l’année
précédente sur le site
Ou qu’un des 5 points de la procédure dérogatoire accordée aux élevages de poulets de
chair, cité ci-dessus, n’a momentanément pas pu être respecté.

Non satisfaisant:Le vétérinaire notera « non satisfaisant» si:
         les prélèvements ne sont pas réalisés strictement aux dates imposées sur plus d’une des séries de
         prélèvement exigée l’année précédente



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        En cas de procédure dérogatoire accordée aux élevages de poulets de chair, plus d’un des critères n’a
        pas été respecté au moins sur l’une des bandes de l’année précédente.

B Respect des modalités de prélèvements

Satisfaisant: le vétérinaire notera «satisfaisant» si l’élevage satisfait aux conditions
suivantes:

- Réalisation des prélèvements salmonelles : les prélèvements doivent être réalisés par une
personne compétente (vétérinaire, technicien ou éleveur) Si l’éleveur est le préleveur, le
vétérinaire doit avoir vérifié sa technicité avant d’accorder la mention «satisfaisant».

- Sérotypes à rechercher : outre la recherche des sérotypes dits d’intérêt pour la santé
publique qu’il est obligatoire de rechercher à chaque période fixée par la réglementation, à
savoir Salmonella Enteritidis et Typhimurium pour les poulets, les dindes, et les pondeuses
en préponte ou en ponte, la dernière série de prélèvement doit faire l’objet d’une recherche
de tous les sérotypes. Pour les poulets de chair, cette recherche se fait donc sur l’unique
prélèvement imposé, chez les poulettes et les pondeuses, sur le dernier avant dépeuplement
du poulailler.
        Matrice d’analyse : deux paires de chaussettes poolées ou pool d’une chiffonnette et d’une paire de
        chaussettes humides (kit fourni préimbibé par le laboratoire). Le préleveur ne doit pas contaminer les
        prélèvements lors des opérations, le prélèvement doit être représentatif de toute la surface du poulailler,
        en recherchant les sites les plus probablement contaminés ( sous les abreuvoirs, accumulation de
        poussières). En cas de prélèvement au cours d’un traitement antibiotique actif sur les entérobactéries ou
        durant le délai d’attente, deux chiffonnettes supplémentaires doivent être prélevées.

Enfin, le laboratoire doit être agrée ou reconnu.


A améliorer: le vétérinaire notera « A améliorer» si:
        L’exploitant respecte les dispositions ci dessus à l’exception des suivantes
        sur l’un des troupeaux au plus depuis l’entrée en vigueur des arrêtés (2008 en ponte et 2009 pour les
        poulets de chair et 2010 pour les dindes) , la recherche de tous les sérovars n’a pas été réalisée à la
        date imposée
        le préleveur n’échantillonne pas avec une attention particulière toute la surface du poulailler
        il utilise des supports de prélèvement non humidifiés avant emploi.

        Non satisfaisant:le vétérinaire notera « non satisfaisant» dans les autres cas, et notamment:
         Si l’exploitant adresse ses échantillons pour analyse à un laboratoire ni reconnu ni agrée depuis le 15
        février 2009 (date à laquelle la nomination est effective et publiée)
        S’il n’utilise pas les bons supports de prélèvement, ni le nombre adéquat.
        Si, pour les pondeuses, les prélèvements ne sont pas réalisés par le délégataire que vous avez désigné.

C. Respect des mesures de police sanitaire éventuelles

Satisfaisant: le vétérinaire notera «satisfaisant» si l’élevage satisfait à toutes les condition de
l’APMS et de l’APDI, pour autant que le vétérinaire peut le constater, et notamment :
- absence de traitement antibiotique depuis la date de l’APMS
- séquestration stricte des volailles, absence d’énlèvements sans autorisation de la DDSV
- gestion correcte des fientes et fumiers, sans risque pour d’autres élevages et de manière
respectueuse de l’environnement
- nettoyage désinfection conduit selon un protocole écrit pertinent adapté à l’exploitation ;
- pas de remise en place avant le résultat de son efficacité.

Non satisfaisant:le vétérinaire notera « non satisfaisant» s’il constate le moindre écart

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Sans objet : le vétérinaire notera « sans objet» si aucun des troupeaux n’a fait l’objet de
mesures de police sanitaire dans l’année précédente ou au moment de la visite.

D. Bonne identification des points à risque spécifiques de l’exploitation et mesures de
précaution appropriées mises en place.
        Les facteurs de risque de l’introduction de salmonelles dans un élevage, un troupeau, et de son
        installation sur plusieurs cycles sont bien sur liés à l’épidémiologie des salmonelles que chaque
        vétérinaire connaît. On rappellera ci-dessous quelques uns revenant classiquement lors des études
        épidémiologiques les enquêtes ponctuelles sur les foyers (attention, ceci n’a pas la vocation d’être
        exhaustif)
        l’implantation : situation dans des zones voire des communes à forte densité d’élevage, et notamment
        avicole ou porcine, à proximité immédiate d’un couvoir, d’abattoirs, ou de tout site collectant des déchets,
        élevage hors sol sans protection par l’absence de terres vis à vis des épandages des autres exploitations
        agricoles à risque, implantation le long d’une route accédant à un site sensible en zone de forte densité..
        la structure : l’élevage en plein air n’est pas en soit un facteur de risque particulier vis à vis de la faune
        sauvage, sauf facteurs aggravants (abondance d’oiseaux, pâturages de bovins sur les parcours..) . La
        densité et le nombre de volailles sur un site sont des facteurs de risque toujours démontrés, la faible
        densité un rôle protecteur.
        l’aménagement et l’entretien des locaux et des abords, avec une attention très sévère concernant la
        circulation des véhicules et des personnes, et la nettoyabilité des locaux. Le bois est un facteur de risque
        facile à maîtriser, mais un isolant en mauvais état, un sol dégradé, des parpaings apparents le sont
        moins. Les outils de gestion et stockage et séchage des fientes requiert une attention toute particulière.
        La présence sur place d’une usine d’aliment, avec la difficulté de dépoussiérage et de lutte contre les
        rongeurs, constitue un risque qui doit être géré.
        la conduite : gestion des cadavres (certains exploitants amènent leurs cadavres à un bac collectif ou à
        l’équarrissage), conduite en age multiple, exploitation mixte porcine ou bovine ; approvisionnements non
        tracés ou sécurisés de toute nature : eau, litière (la source est elle protégée des élevages, la paille n’est
        elle broyée dans un outil protégé, le transport se fait il en camions dédiés..) animaux, aliment, ; ferme
        pédagogique avec des visiteurs….

Satisfaisant: le vétérinaire notera «satisfaisant» si l’éleveur a bien identifié les facteurs de
risque spécifiques à l’implantation, la structure, l’aménagement et la conduite de son élevage,
et qu’il met en place les mesures correctives pour limiter le risque.

A améliorer: le vétérinaire notera « A améliorer» si l’éleveur a une bonne prise de
conscience des points faibles de son exploitation, mais qu’il ne prend pas toutes les
dispositions qu’il serait possible de prendre

Non satisfaisant:le vétérinaire notera « non satisfaisant» si l’éleveur n’a pas une bonne
perception des facteurs de risque salmonelles et ne prend pas en conséquence les
dispositions qu’il convient de prendre aujourd’hui ou si le risque survenait. (défaut
d’information, d’encadrement..)


                 Recommandations

         Si l’éleveur ne connaît pas la réglementation mise en place, le vétérinaire sanitaire
         profitera de cette occasion pour l’informer des grandes lignes à savoir:
             - échantillonnage;
             - nettoyage et désinfection obligatoire en cas de positivité;
             - éventuellement, faire une démonstration du mode de prélèvement.




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          Le vétérinaire précise parmi les mesures de prévention insuffisantes, celles qui lui
          paraissent prioritaires.



 VIII - TENUE DES DOCUMENTS SANITAIRES DE L'ELEVAGE




1. Existence d’un registre d’élevage

                      Références réglementaires
               -    Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril
                    2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (annexe I);
               -    Règlement (CE) n° 183/2005 du Parlement européen et du Conseil du 12 janvier
                    2005 établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour
                    animaux ;
               -    Article L. 234-1 du code rural;
               -     Arrêté ministériel du 5 juin 2000 relatif au registre d’élevage ;
               -    Règlement (CE) n° 1774/2002 du parlement européen et du conseil du 3 octobre
                    2002 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux
                    non destinés à la consommation humaine.
                            Objectif ou moyens de maîtrise

        Sensibiliser les éleveurs sur l’importance de ce registre, obligatoire depuis 2000.

                                 Méthode et critères d’évaluation
        Le vétérinaire sanitaire demande à l’éleveur de consulter le registre d’élevage de l’exploitation. Si aucune
        forme particulière n’est imposée réglementairement, le vétérinaire devra toutefois pouvoir constater le
        regroupement de différents documents sanitaires. L’absence totale de registre donnera lieu à une
        évaluation «non satisfaisante».

                                Recommandations
        Tout détenteur de volaille doit tenir à jour un registre d’élevage conservé sur l’exploitation et
        régulièrement mis à jour sur lequel sont recensées chronologiquement les données sanitaires
        zootechniques et médicales relatives aux animaux élevés.
        L’arrêté du 5 juin 2000 précise que le registre d'élevage est constitué par le regroupement des éléments
        suivants:
           - une fiche synthétique des caractéristiques de l'exploitation;
           - une fiche synthétique des données concernant l'encadrement zootechnique, sanitaire
             et médical de l'exploitation pour chaque espèce animale;
           - des données relatives aux mouvements des animaux;
           - des données relatives à l'entretien des animaux et aux soins qui leur sont apportés;
           - des données relatives aux interventions des vétérinaires.


1) qualité de l’archivage ;enregistrement des soins dispensés par l’éleveur et
   l’administration des médicament ;enregistrement des interventions et des
   soins    dispensés     par    le   vétérinaire et    l’administration  des
   médicaments ;présence du bilan sanitaire établi au cours des 12 mois
   précédents.

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          Références réglementaires

           - Règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004
           relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (annexe I);
           - Article L. 234-1 du code rural;
           - Arrêté ministériel du 5 juin 2000 relatif au registre d’élevage.

          Objectif ou moyens de maîtrise
         Sensibiliser les éleveurs sur l’importance de la tenue correcte des éléments du registre d’élevage.

      Méthode et critères d’évaluation

          Le vétérinaire vérifie la qualité du classement (chronologie et exhaustivité) des 8 pièces constitutives
         suivantes:

 Bons de livraison Le vétérinaire vérifie que les bons de livraison des aliments sont
 des aliments pour correctement conservés et classés par l’éleveur dans le registre
 animaux           d’élevage
 Enregistrement    Le vétérinaire vérifie que sont consignées dans le registre les
 des               données obtenues en vue d’apprécier la situation sanitaire de
           résultats
 d’analyses        l’exploitation.
 Enregistrement    Le vétérinaire vérifie que sont consignées dans le registre les
 des          soinsdonnées suivantes :
 dispensés         -dates de début et de fin de traitement, temps d’attente ;
                 par
 l’éleveur         -nom du ou des médicaments administrés (nom commercial),
                   voie et dose quotidienne ou référence à l’ordonnance (si
                   traitement suite à une prescription) ;
                   -identités des animaux auxquels le traitement a été administré
                   par l’éleveur ou tout autre personne que le vétérinaire (nom),
                   -documents relatifs aux médicaments non soumis à prescription
                   (ex: référence à une facture d’achat).
 Enregistrement    Le vétérinaire vérifie qu’il (ou qu’un autre vétérinaire traitant de
 des interventions l’exploitation) a correctement consigné les données suivantes:
 et    des   soins -nom de l’intervenant ;
 dispensés par le -dates de début et de fin de traitement, dates de remise en vente
 vétérinaire       (lait et/ou viande) ;
                   -observations générales et diagnostic ;
                   -analyses effectuées ou demandées ;
                   -traitement administré et/ou prescrit ou référence à l’ordonnance
                   de prescription ;
                   -identités des animaux auxquels le traitement a été administré
                   par le vétérinaire.
 Bons
 d’enlèvement des Le vétérinaire vérifie sur le registre que l’éleveur a bien archivé
 cadavres et       les bons d’enlèvements des cadavres et des autres sous produits.
 des autres sous
 produits




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 Présence du bilan
 sanitaire établi au Le cas échéant, le vétérinaire vérifie qu’est consigné dans le
 cours     des    12 registre le bilan sanitaire établi au cours des 12 derniers mois.
 derniers mois

         Le vétérinaire notera «satisfaisant» si les différentes pièces requises du registre d’élevage sont
         disponibles et correctement enregistrées et classées.
         Il notera «à améliorer» si différentes pièces requises du registre d’élevage ne sont pas correctement
         enregistrées dans ce registre (avec existence de la majorité des pièces );
         Il notera «non satisfaisant» si le registre d’élevage est incomplet (il manque au moins la moitié des
         pièces constitutives du registre).


5-Respect de la durée minimale de conservation


         L'évaluation des items se fait de façon binaire : oui/non
         Le registre d’élevage doit être conservé sur l'exploitation pendant une durée minimale de cinq ans suivant
         l'année de prise en compte de la dernière information enregistrée.
         La durée est ramenée à trois ans pour la partie du registre d'élevage hors ordonnances.

          Recommandations
         Si l’éleveur a des difficultés à tenir le registre d’élevage, le vétérinaire peut l’orienter ou lui conseiller
         d’avoir recours à d’autres personnes, telles que des vétérinaires, des agronomes et des techniciens
         agricoles.




                                       CONCLUSIONS DE LA VISITE D’ELEVAGE

Intervention non réalisable
Le cas échéant, le vétérinaire enregistre par téléprocédure le motif de non réalisation de la
visite:
- plus de volailles: il s’agit de l’absence de volailles le jour où la visite était convenue avec
    l’éleveur;
- établissement fermé: l’exploitation a cessé définitivement son activité;
- délai dépassé: la période de la réalisation de la campagne de visite est terminée;
- refus de l’éleveur.

Données déclaratives de l’éleveur relevées par le vétérinaire sanitaire

          Objectif
          Mettre à jour des données factuelles de l’élevage et éviter à l’éleveur de les déclarer par un courrier
         spécifique.

      Méthode

         Le vétérinaire interroge l’éleveur sur les 8 points:Le     groupement auquel il appartient et son
       adresse éventuelle.
    La structure de l’élevage: les espèces détenues et l’effectif moyen
    Le local où sont détenues les espèces. Cocher la case correspondante:
         - Bâtiment fermé: les volailles sont totalement isolées du monde extérieur, y-compris
         les bâtiments mobiles

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            - Volière extérieure: les volailles sont enfermées dans une enceinte grillagée, ne
            permettant pas l’entrée des oiseaux sauvages
            - Enclos: les volailles sont isolées par une barrière, les oiseaux sauvages peuvent
            accéder à l’intérieur de l’enclos.
            - Liberté: les volailles ne sont pas isolées.

    Elevage d’une seule espèce par bâtiment. Réponse binaire ( oui / non)
    Mélange d’aliments pour animaux à la ferme avec ajout d’additifs purs ou de pré-
     mélanges d’additifs
    Certification éventuelle de l’élevage ou son adhérence à une autre démarche. Réponse
     binaire ( oui / non)
    Existence d’un atelier d’abattage. Réponse binaire ( oui / non)
    Existence d’un autre atelier d’élevage. Dans un tel cas, noter l’espèce, le numéro EDE et
     l’effectif.


Report des évaluations des 8 rubriques de la visites (le report de la date est
nécessaire)

       Critères d’évaluation du niveau global de maîtrise des risques sanitaires
Satisf Au maximum : absence de rubrique «non satisfaisante » et si au plus 2 rubriques
aisant sont «à améliorer»
Non     Au minimum: si au moins 2 rubriques sont "non satisfaisante"
satisf
aisant
A       Quand l’évaluation du niveau global de maîtrise des risques sanitaires est ni
améli «satisfaisante», ni «non satisfaisante»
orer

                                                                     Annexes

ANNEXE 1: Critères d’alerte vis-à-vis de l’Influenza aviaire
        Partie 1 : seuils de mortalité à partir desquels le détenteur d’un troupeau de 1 000 oiseaux ou plus doit avertir son vétérinaire
                                                                % de
                                                             mortalité en
                                                                1 jour
     ESPÈCE OU
                             TYPE DE PRODUCTION                                          % de mortalité par jour
       FILIÈRE                                                                         pendant 2 jours consécutifs

                                                                            J1                          J2
 Dindes                    Chair claustration                    ≥4          ≥1           ≥au double du % mortalité de J 1
                           Chair plein air                       ≥4        ≥0.5           ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices                ≥4        ≥0,25          ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                    ≥4        ≥0,25          ≥au double du % mortalité de J 1
 Filière gallus chair      Chair claustration                    ≥4          ≥1           ≥au double du % mortalité de J 1
                           Chair plein air                       ≥4        ≥0,5           ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices                ≥4        ≥0,25          ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                    ≥4        ≥0,25          ≥au double du % mortalité de J 1
 Filière œuf de            Poulettes                             ≥4         ≥0,5         ≥au double du % mortalité de J 1
 consommation              Ponte œufs de consommation            ≥4         ≥0,5         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices                ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                    ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
 Pintades                  Chair claustration                    ≥4         ≥0,5         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Chair plein air.                      ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices                ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                    ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
 Cailles                   Chair claustration                    ≥4         ≥0,5         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Chair plein air                       ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices                ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                    ≥4        ≥0,25         ≥au double du % mortalité de J 1


                                                                                                                             page 29/39
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 Canards                   Chair                                ≥2         ≥0,5        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Prêts à gaver                        ≥2        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices               ≥2        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction Ponte                   ≥2         ≥0,5        ≥au double du % mortalité de J 1
 Oies                      Chair                                ≥2         ≥0,5        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Prêtes à gaver                       ≥2        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Futures reproductrices               ≥2        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                   ≥2          ≥1         ≥au double du % mortalité de J 1
 Faisans                   Quel que soit le stade               ≥4          ≥1         ≥au double du % mortalité de J 1
 Perdrix rouges            Quel que soit le stade               ≥4          ≥2         ≥au double du % mortalité de J 1
 Perdrix grises            Quel que soit le stade               ≥4          ≥1         ≥au double du % mortalité de J 1
 Colverts                  Reproduction et élevage              ≥4        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1
 Pigeons                   Futurs reproducteurs                 ≥4          ≥1         ≥au double du % mortalité de J 1
                           Reproduction ponte                   ≥4        ≥0,25        ≥au double du % mortalité de J 1


Exemples pour un éleveur de 8 000 dindes de chair en claustration :
Si le taux de mortalité est supérieur ou égal à 4% en 1 jour (320 morts): l’éleveur doit avertir son vétérinaire.
Si le taux de mortalité est compris entre 1 % et 4 % au jour J1 (80 à 319 morts), et si à J2 le % de mortalité est supérieur ou égal au double
du % de mortalité à J1, l’éleveur doit également avertir son vétérinaire.

 Partie 2: Seuils de diminution des consommations d’eau et d’aliment et de chute de ponte au-dessus desquels le détenteur d’un
                                   troupeau de 1 000 oiseaux ou plus doit avertir son vétérinaire


                        % de diminution               % de diminution par jour pendant 3 jours consécutifs
                           en 1 jour
                                                     J1                    J2                           J3
        Eau                    ≥50                   ≥25                   ≥25                       ≥25
      Aliment                  ≥50                   ≥25                   ≥25                       ≥25
   Chute de ponte              ≥15                    ≥5                    ≥5                       ≥5
   Exemples pour la consommation d’eau :
    - dès que la diminution est supérieure ou égale à 50 % en 1 jour, l’éleveur doit avertir son vétérinaire ;
    - si la diminution est comprise entre 25 % et 50 % au jour J 1 et se maintient entre 25 % et 50 % à J 2 et à J 3, l’éleveur doit également
       avertir son vétérinaire.




                                                                                                                            page 30/39
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                                    Annexe 2: Additifs pour l'alimentation animale

        L’additif pour l’alimentation animale ne doit pas:
                o avoir un effet néfaste sur la santé animale, la santé humaine et
                  l’environnement;
                o être présenté de manière telle que cela pourrait induire l'utilisateur en erreur;
                o porter atteinte au consommateur par altération des caractéristiques spécifiques
                  des produits d’origine animale ou induire le consommateur en erreur quant aux
                  caractéristiques spécifiques des produits d’origine animale.

        L’additif pour l’alimentation animale doit avoir au moins un parmi les effets suivants:
                o avoir un effet positif sur les caractéristiques des aliments pour animaux
                o avoir un effet positif sur les caractéristiques des produits d’origine animale
                o répondre aux besoins nutritionnels des animaux;
                o avoir un effet positif sur les conséquences environnementales de la production
                  animale;
                o avoir un effet positif sur la production, le rendement ou le bien-être des
                  animaux, notamment en influençant la flore gastro-intestinale ou la digestibilité
                  des aliments pour animaux, ou avoir une effet coccidiosatatique ou
                  histomonosatatique.




                                                                                                  page 31/39
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  Annexe 2 : Champ d'application simplifié des obligations d’autorisations imposées par la réglementation nationale et
  communautaire


                                                Additifs nutritionnels :         Additifs technologiques :     Additifs nutritionnels :    Matières premières      A
   Catégorie de                                                                  antioxydants pour lesquels      urée et ses dérivés         spécifiques (AM        ut
        produits            Coccidiostatiques           Vitamines A             une teneur maximale est       acides aminés, leurs            27/08/1987)         re
           selon           Histomonostatiques           et D                        fixée dans l'aliment           sels et produits                                  s
       le R (CE)           Cas particuliers du             Oligo-                 Additifs sensoriels :             analogues             Protéines obtenues à a
   n°1831/2003 Diformiate de Potassium et de     éléments : cuivre et                   caroténoïdes et                                         partir de bactéries, d
            sauf l’Acide Benzoïque (4d - autres        sélénium                          xanthophylles                  Additifs             algues, champignons di
    exceptions additifs zootechniques – à effet                                    Additifs nutritionnels :        zootechniques :            inférieurs et levures tif
                      facteur de croissance)                                            autres vitamines et    substances ayant un             exceptées celles s
                                                                                           oligo-éléments            effet positif sur        cultivées sur substrat p
                Attention : tous les additifs 4d                                                                    l'environnement           d'origine animale ou o
                n’ont pas forcément d’effets                                     Additifs zootechniques                                              végétale       ur
                « facteurs de croissance ». Seul                               (autres que le Diformiate de                                     Coproduits de la le
Opérateurs      le règlement d’autorisation de                                 Potassium et les substances                                     fabrication d'acides s
                l’additif le mentionne le cas                                    ayant un effet positif sur                                    aminés obtenus par q
                échéant.                                                             l'environnement)                                              fermentation      u
                                                                                 dont enzymes et micro-                                                              el
                                                                                  organismes selon Dir                                                                s
                                                                                        70/524/CEE                                                                   u
                                                                                                                                                                     n
                                                                                                                                                                      e
                                                                                                                                                                     te
                                                                                                                                                                     n
                                                                                                                                                                      e
                                                                                                                                                                     ur
                                                                                                                                                                     m
                                                                                                                                                                      a
                                                                                                                                                                     xi
                                                                                                                                                                     m
                                                                                                                                                                     al
                                                                                                                                                                      e
                                                                                                                                                                     d
                                                                                                                                                                      a
                                                                                                                                                                     n
                                                                                                                                                                      s
                                                                                                                                                                      l'
                                                                                                                                                                     al
                                                                                                                                                                      i
                                                                                                                                                                     m
                                                                                                                                                                      e
                                                                                                                                                                     nt
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                                                                     s




                                                                        E

                                                                    2
                                                                    8/
Fabrication et/ou
                                                                    0
  mise sur le       A            A                    A     A   A
                                                                    2/
marché d’additifs
                                                                    2
                                                                    0
                                                                    0
                                                                    0
Fabrication et/ou
   mise sur le
                    A            A          E 28/02/2000   E   E   E
   marché de
  prémélanges
  Fabrication et
   mise sur le
     marché
   d’aliments       A   E 28/02/2000   E 28/02/2000         E   E   E
  composés et
 fabrication à la
ferme d’aliments
   composés
  Mise sur le
     marché
d’aliments pour
animaux (sauf                                E
 « au détail »
  pour le pet
      food)
 Légende : A: agrément, E : enregistrement
Annexe 3 : extrait de l’annexe VII de note de service DGAL/SA/SDSSA/N2008- 8065 modifiée

Poulettes et pondeuses d’œufs de consommation
         Âge ou           Lieu                 Unité                                                      Sérotypes        Echantillons
Stade                                                           Par       Nature des prélèvements
         fréquence        d’échantillonnage    échantillonnée                                             recherchés       pour l’analyse
                                                                Prop.     5 de fonds de boîtes + 5 de
                                               Chaque
         1 jour           Bâtiment d’élevage                    ou        fonds de boîtes conservées 8    SE SH SI ST SV 1
                                               livraison                  semaines
                                                                couvoir
                          Bâtiment d’élevage                              2 paires de chaussettes         SE ST            2
                                               Troupeau         Prop.
                          (au sol)                                        ET 2 chiffonnettes envt         SE ST            2
         4S                                                               2 chiffonnettes fientes         SE ST            2
Eleva                     Bâtiment d’élevage                              ET 1 chiffonnette sur plus de
                                               Troupeau         Prop.                                     SE ST            1
ge                        (en cage)                                       20 fonds de cage
                                                                          ET 1 chiffonnette envt          SE ST            1
                          Bâtiment d’élevage                              2 paires de chaussettes         S. Spp.          2
                                               Troupeau         Prop.
                          (au sol)                                        ET 2 chiffonnettes envt         S. Spp.          2
         2 S avant le                                                     2 chiffonnettes fientes         S. Spp.          2
         départ           Bâtiment d’élevage                              ET 1 chiffonnette sur plus de
                                               Troupeau         Prop.     20 fonds de cage
                                                                                                          S. Spp.          1
                          (en cage)
                                                                          ET 1 chiffonnette envt          S. Spp.          1
         24 S puis                                                        2 paires de chaussettes         SE ST            1
         toutes les 15                                                    ET 1 (1 000 à 20 000)
         semaines         Bâtiment/enclos                                 OU 2 (20 001 à 50 000)
                                               Troupeau         Prop.     OU 3 (50 001 à 80 000)
                                                                                                          SE ST            1à4
         Seconde          (au sol)
                                                                          OU 4 (>80 000) chiff fientes
         ponte :
                                                                          ET 500g aliment (>80000)        SE ST            0 ou 1
         2 S avant et 2
         S après
                                                                          2x150g de fientes (2 pots)      SE ST            1
                                                                          ET 1 (1 000 à 20 000)
         l'entrée en      Bâtiment d’élevage                              OU 2 (20 001 à 50 000)
         ponte, puis                           Troupeau         Prop.     OU 3 (50 001 à 80 000)
                                                                                                          SE ST            1à4
                          (en cage)
         toutes les 15                                                    OU 4 (>80 000) chiff fientes
         S                                                                ET 500g aliment (>80000)        SE ST            0 ou 1
                                                                          2 paires de chaussettes         S. spp.          1
Produ                                                                     ET 1 (1 000 à 20 000)
ction    6 S avant        Bâtiment/enclos                                 OU 2 (20 001 à 50 000)
                                               Troupeau         Prop.     OU 3 (50 001 à 80 000)
                                                                                                          S. spp.          1à4
         réforme          (au sol)
                                                                          OU 4 (>80 000) chiff fientes
                                                                          ET 500g aliment (>80000)        S. spp.          0 ou 1
                                                                          2x150g de fientes (2 pots)      S. spp.          1
                                                                          ET 1 (1 000 à 20 000)
         10 S avant       Bâtiment d’élevage                              OU 2 (20 001 à 50 000)
                                               Troupeau         Prop.     OU 3 (50 001 à 80 000)
                                                                                                          S. spp.          1à4
         réforme          (en cage)
                                                                          OU 4 (>80 000) chiff fientes
                                                                          ET 500g aliment (>80 000)       S. spp.          0 ou 1
                                                                          250 mL de poussière             SE ST            1
         En cours de      Bâtiment/enclos
                                               Troupeau         DDSV
         bande            d’élevage                                       150 g de fientes
                                                                                                          SE ST            1
                                                                          OU une chiffonnette fientes

Vacci    Toutes les 15                                                    2x150g de fientes (2 pots)      SE ST + s.vacc   1
ns       S jusqu’à 55 S   Bâtiment/enclos                                 ET 5 (>80 000) chiff envt       SE ST + s.vacc   5
vivant   puis toutes      d’élevage
                                               Troupeau         Prop.
s        les 5 S                                                          ET 500g aliment (>80 000)       SE ST + s.vacc   1

				
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posted:3/7/2012
language:French
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