LE SYST�ME IMMUNITAIRE by 3Q6BjC7I

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									  LE SYSTÈME
IMMUNITAIRE
 Licence en Soins Infirmiers
         UE 2.10.S1

  INFECTION ET HYGIENE
        LA NOTION DE « SOI » ET DE « NON-SOI »


Le système immunitaire
–   Permet de distinguer le « soi » du « non-soi »

–   Assure la protection de l’organisme vis-à vis de multiples
    agressions

–   Protège l’intégrité du « soi » par l’intermédiaire de la
    réponse immunitaire.
     Le soi est reconnu grâce au Complèxe Majeur d’
Histocompatibilité (CMH), également appelé chez l’Homme
Système HLA ( Human Leukocyte Antigen ) .
     Les cellules présentent à leur surface des Protéines
uniques dont la finalité est la distinction entre le soi et le non-
soi.
      On appelle antigène tout élément (microorganismes ,
cellules d’une espèce différente , substances chimiques ou
organiques, …) qui une fois introduite dans l’organisme
stimule le système immunitaire et induit la formation
d’anticorps.
    Les principaux acteurs du système immunitaire sont les
leucocytes, produits au niveau de la moelle osseuse.



    Les agressions résultent
               • soit d’agents physico-chimiques.

               • Soit d’autres micro-organismes vivants. ( on
                 parle alors d’infection. )
On distingue 2 types de mécanismes de défense:

   – Les mécanismes non spécifiques ( que l’on dit
     également innés ou naturels )

   – Les mécanismes spécifiques
    Il existe une spécialisation des différentes phases de la
réponse immunitaire.
         – L’immunité naturelle correspond à la 1ère ligne de
            défense et permet la présentation des antigènes aux
            lymphocytes auxilliaires CD4.
         – L’immunité humorale a pour objectif la défense contre
            les antigènes extracellulaires( bactéries, toxines, stade
            précoce de certaines infections virales).
         – L’immunité à médiation cellulaire intervient dans la
            défense contre les antigènes endogènes( virus, bactéries
            intracellulaires, cellules tumorales ).
LE COMPLEXE MAJEUR D’HISTOCOMPATIBILITE


     Le Complèxe Majeur d’Histocompatibilité (CMH) ou
     Système HLA ( Human Leukocyte Antigen) correspond à
     un ensemble d’antigènes qui permet de faire la
     distinction entre les cellules du « soi » et les cellules du
     « non-soi » (c.a.d étrangères à l’organisme).
     Les molécules du CMH sont classées en 3 sous-
     catégories ( I, II et III) selon leur structure chimique,
     leur distribution et leur fonction.
     Les molécules de classes I et II sont membranaires
     alors que celles de classe III interviennent dans le
     Complément.
Les molécules de classe I du CMH sont présentes à la
surface de presque toutes les cellules de l’organisme.
Lorsqu’un microorganisme pénètre dans l’organisme ,
ces molécules vont se lier aux antigènes présents sur ce
microorganisme et former un complèxe qui sera
reconnu par un certain type de Lymphocytes T, les
Lymphocytes Cytotoxiques ou T8 qui à la fois vont
détruire la cellule infectée et le microorganisme.
Les molécules de classe II du CMH ont une distribution
tissulaire limitée.On les trouve essentiellement à la
surfaces des Macrophages.
Ces molécules vont se lier aux antigènes des
microorganismes et former un complèxe qui sera
reconnu par les Lymphocytes T auxillaires ou T4 qui
seront stimulés.
Ils vont alors libérer des molécules au rôle de messagers
chimiques qui auront pour finalité de renforcer la
réponse immune vis-à-vis de l’agent infectieux.
     Les Lymphocytes B expriment également à leur surface
des molécules de classe II.
     Chaque type de Lymphocyte B est porteur d’un anticorps
spécifique d’une ou de quelques protéines seulement.
     Lorsqu’il rencontre une de ces protéines, il la présente à
sa surface associée à une molécule de classe II.
     Les lymphocytes T helpers reconnaissent ces complèxes
et activent les Lymphocytes B qui vont alors se multiplier et
produire des anticorps spécifiques en grande quantité.
    Les molécules de classe III du CMH circulent librement
dans le sang et forment le Système du Complément.
    LES MECANISMES NON SPECIFIQUES

• LES BARRIERES PHYSIQUES

    • LA PEAU

    • LES MUQUEUSES

    • LES SYSTEMES PASSIFS DE DEFENSE CELLULAIRE
      (enzymes, acides gras, acide lactique, pH, flore
      intestinale,… )
• LES CELLULES PHAGOCYTAIRES

    Ce sont des leucocytes et plus précisément:

       –   Les granulocytes neutrophiles
       –   Les granulocytes éosinophiles
       –   Les monocytes qui se transformeront en macrophages
       –   Les mastocytes.
       –   Les lymphocytes NK.
– Les POLYNUCLEAIRES
  Les PN sont fabriqués dans la moelle osseuse ou ils sont
  stockés avant de passer dans le sang pour ensuite se
  répartir:
       – Dans le secteur marginal ( les PN adhèrent à
         l’endothélium vasculaire et sont remis en circulation
         en fonction des besoins).
       – Dans le secteur circulant ou ils ne séjournent que
         brièvement, leur passage dans les tissus étant
         continuel. Ils y réalisent leur fonction de
         phagocytose avant d’ètre détruits par les
         macrophages soit sur place soit dans les ganglions.
    Les PolyNucléaires possèdent des granulations
spécifiques qui permettent de les distinguer en:

               • Polynucléaires Neutrophiles (PNN)

               • Polynucléaires Eosinophiles (PNE)

               • Polynucléaires Basophiles (PNB)
– LES MASTOCYTES

 Ces cellules sont présentes dans le tissu conjonctif et au
 niveau des portes d’entrée de l’organisme (peau,
 muqueuses digestive et respiratoire ).

 Le mastocyte est la principale cellule impliquée dans
 l’initiation et l’amplification de la réaction inflammatoire.
     Sa membrane présente à sa surface des récepteurs pour
certaines fractions du Complément ainsi que pour le fragment Fc
des IgG.

      L’activation du mastocyte entraine la libération de médiateurs
d’origine:
           – Granulaire ( Histamine – PAF Acether)

         – Membranaire ( Prostaglandines – Leucotriènes)
– LES LYMPHOCYTES NK

 Ces leucocytes sont des lymphocytes non T- non B,
 caractérisés par le marqueur CD56.
 Ils sont capables de lyser les cellules étrangères à
 l’organisme de manière indépendante de l’antigène et sans
 activation préalable.
 Ils ont un rôle annexe dans la cytotoxicité dépendante des
 anticorps.
UN LYMPHOCYTE
• LE SYSTÈME DU COMPLEMENT

       Il correspond à un ensemble de protéines agissant par
 l’intermédiaire d’une cascade protéolytique
 et en particulier la fraction C3b qui va se fixer sur les bactéries
 et permettre ainsi leur destruction selon plusieurs voies.
     Le système du Complément comprend donc une 20aine
de protéines plasmatiques qui seront activées par plusieurs
clivages enzymatiques successifs (réactions en cascades).

     De ces clivages enzymatiques résulte la production de
fragments protéiques qui vont réagir avec des récepteurs
cellulaires spécifiques.
Il existe 2 voies d’activation du Complément:

           • La voie classique, dont l’activation repose en
             général sur la reconnaissance spécifique de
             la cible par un anticorps.

           • La voie alterne, dont l’activation dépend
             d’un mécanisme non spécifique de
             reconnaissance de la cible. Elle peut ètre
             activée par les parois bactériennes ou des
             cellules infectées par un virus ou un
             parasite.
     L’activation de l’une ou l’autre voie aboutit à l’apparition
d’une C3-convertase qui va cliver le fragment C3 en un petit
fragment C3a qui va se fixer sur les mastocytes et le activer, et
un fragment C3b qui va adhèrer à la cible.

    Cette cible peut alors se fixer aux cellules qui disposent
d’un récepteur pour le C3b ( Polynucléaires Neutrophiles et
Macrophages) ,favorisant sa phagocytose. ( C’est le
phénomène d’OPSONISATION)
• LA REACTION INFLAMMATOIRE qui met en jeu des
 mécanismes à la fois vasculaires et cellulaires.

  – La réaction inflammatoire est la réponse à une agression
    exogène(infection - traumatisme- …) ou endogène (cause
    immunologique – syndrome d’ischémie reperfusion ).


  – Elle est impliquée dans l’immunité naturelle en réponse à
    un signal de danger et favorise ainsi l’induction de la
    réponse immune spécifique.
– Le plus souvent ,il s’agit d’une réponse adaptée,contrôlée
  par de nombreux mécanismes de régulation et de fait elle
  est généralement protectrice en participant aux processus
  de défense naturelle et à la réparation des tissus lésés.

– Si la réponse inflammatoire est inadaptée ou mal
  contrôlée ,elle peut devenir agressive.

– La réaction inflammatoire peut ètre aigue ou chronique,
  locale ou générale.
• La réponse inflammatoire se déroule en 3 phases souvent
  intriquées:

      • Une phase d’initiation consécutive à un signal de
        danger exogène ou endogène.

      • Une phase d’amplification

      • Une phase de résolution et de réparation qui tend à
        restaurer l’intégrité du tissu agressé.
     4 signes cliniques cardinaux caractérisent la réaction
inflammatoire:

    • La rougeur

    • La « tumeur » (l’ œdème )

    • La chaleur

    • La douleur
• LE SYSTÈME LYMPHATIQUE
 Il forme un réseau de transport de substances nécessaires au
 bon fonctionnement des cellules ainsi qu’à l’élimination des
 déchets.
 Il est constitué:
       • Des vaisseaux lymphatiques
         – Capillaires lymphatiques
         – Vaisseaux collecteurs
         – Troncs lymphatiques formés par la fusion des gros vaisseaux
           lymphatiques
         – Conduits ( conduit lymphatique droit et canal thoracique )
• Des organes et tissus lymphatiques (ou lymphoides)
   – Tissus lymphoides associés aux muqueuses: les MALT
     (Mucosae-Associated-Lymphoid-Tissue) . Il existe différents
     types de MALT:
            • GALT (intestin grèle)
            • BALT (bronches)
            • NALT (nez)
            • LALT (larynx)
            • SALT (peau- skin)
            • VALT ( Vascular-Associated-Lymphoid-Tissue)
            • CALT (Tissu conjonctif de l’œil)
            Les MALT contiennent des Lymphocytes B,T et T
              helpers.
– Nœuds lymphatiques (ganglions)

– Thymus,qui est le lieu de maturation et de sélection
  des lymphocytes T

– Rate ,qui a un rôle dans la régulation de la
  formation et de la destruction des éléments figurés
  du sang.

– Tonsilles ( amygdales)
LES MECANISMES SPECIFIQUES DE DEFENSE



  On distinguera:

             • Le système immunitaire à médiation
               humorale



             • Le système immunitaire à médiation
               cellulaire
              LES CELLULES DE L’IMMUNITE ADAPTATIVE.


          L’immunité adaptative ou acquise repose sur des réactions
    impliquant les T Lymphocytes, qui ne sont capables de reconnaitre que
    des cellules transformées ( c.a.d infectées par un pathogène intracellulaire
    ou une cellule tumorale).
         Il existe 2 types principaux de T Lymphocytes:
               – Les lymphocytes CD8 qui reconnaissent un antigène porté par
                 une molécule du CMH de type I. Ils se différencient
                 généralement en L. cytotoxiques.

              – Les lymphocytes CD4 ou T Helpers qui reconnaissent un
                antigène porté par une molécule du CMH de type II. Leur
                action principale est la sécrétion de certaines cytokines dont
                le rôle est d’orienter et d’amplifier la réponse immune.
•
   Les cytokines sont des médiateurs solubles de la
communication entre les cellules de l’organisme.

   Les interleukines sont des cytokines qui permettent la
communication entre cellules immunitaires.
             REPONSE IMMUNITAIRE HUMORALE




     Les médiateurs de la réponse humorale sont les anticorps
essentiellement constitués par les immunoglobulines.

      Ces substances sont dissoutes dans le plasma et la plupart des
liquides biologiques de l’organisme, dont le colostrum et le lait.

     Du fait de leur diffusibilité dans l’ensemble de l’organisme, les
anticorps pourront agir très à distance de leur site de production.
     ( Différence fondamentale avec la réponse à médiation
cellulaire)
    Les anticorps sont synthétisés en très grandes quantités par les
plasmocytes.

     Les plasmocytes sont des lymphocytes qui auront
préalablement été activés par un antigène microbien.

     Un anticorps produit par un clône unique de lymphocytes B
est appelé monoclonal.

     A l’inverse, si un même antigène entraine la production de
plusieurs anticorps différents , la réponse immunitaire vis-à-vis de
cet antigène sera qualifiée de polyclonale.
     L’immunité humorale , à l’inverse de l’immunité
cellulaire peut ètre transférée passivement d’un individu
préalablement immunisé vis-à-vis d’un antigène donné à un
autre individu non immun par l’intermédiaire d’une injection
d’immun sérum ou d’ immunoglobulines purifiées. (Principe
de la sérothérapie ).
Comment les Antigènes sont-ils reconnus par les Anticorps?


     Les anticorps ou Immunoglobulines (Ig ),molécules
protéiques capables de distinguer le soi du non-soi peuvent
ètre:

    • soit libres dans l’organisme et véhiculés par le torrent
      circulatoire

    • soit attachés aux lymphocytes ( de type B ) qui les
      synthétisent.
     Le nombre potentiel d’antigènes est considérable et
chaque antigène renferme de multiples déterminants
antigéniques.
     Cependant il est impossible pour le système immunitaire
de produire un anticorps pour chaque antigène existant.
     Ainsi un même anticorps peut reconnaitre plusieurs
structures antigéniques différentes , à la condition qu’elles
présentent une certaine parenté conformationnelle.
     On dit alors que le système de reconnaissance
immunitaire est partiellement dégénéré.
      Néammoins les multiples molécules d’anticorps sont
produites par autant de catégories de lymphocytes B distincts.
      Ces lymphocytes sont regroupés en clones, c.a.d en un
ensemble de cellules identiques issues d’une même cellule
initiale et exprimant les mèmes potentialités génétiques.

     Chaque clone synthétise une espèce d’immunoglobuline
et une seule. ( Théorie clonale )
   Les Immunoglobulines sont des glycoprotéines
comportant 4 chaines:

       – 2 chaines lourdes identiques

       – 2 chaines légères identiques,
       réunies entre elles par des ponts disulfures.
      Il existe 9 types de chaines lourdes ( gamma 1,2,3,4- mu-
alpha 1,2- delta et epsilon )qui permettent de déterminer 9
classes et sous-classes d’ Ig ( IgG1,2,3,4- IgM- IgA1,2 - IgD-
IgE).

     Les chaines lourdes peuvent ètre associées à 2 types de
chaines légères: kappa et lambda.
     Les Ig ont une structure en forme de Y

     Les 2 branches du Y constituent les fragments Fab (
Fragment antigen binding) correspondant aux sites de fixation
de l’antigène.

     Le pied du Y est appelé fragment Fc ( fragment
cristallisable) qui porte la spécificité de classe de l’anticorps.
     Les anticorps synthétisés par les plasmocytes diffusent
dans le sérum et les humeurs pour se lier aux antigènes et
former les Immuns complèxes circulants qui seront éliminés
par les phagocytes.

     Certains anticorps seront capables d’activer le système du
complément( IgM surtout et parfois IgG) une fois fixés à un
antigène.
  EFFETS PROTECTEURS DES INTERACTIONS ANTIGENES-
       ANTICORPS DANS L’IMMUNITE SPECIFIQUE.



    La réponse humorale représente le principal mécanisme
de défense vis-à-vis de certains virus et des bactéries à
multiplication extra-cellulaire.

     A l’inverse, la défense vis-à-vis de nombreux virus, des
bactéries intra-cellulaires, des tumeurs ou dans le cadre des
greffes d’organes est assurée par la réponse à médiation
cellulaire.
     Les anticorps produits lors de la réponse humorale se
distinguent par des aspects structuraux (classes et sous-
classes des IgG impliquées), des propriétés fonctionnelles
différentes selon la nature des antigènes reconnus, selon les
microorganismes ou les cellules portant ces antigènes, leur
mode et voie de pénétration et enfin leur localisation dans
l’organisme.
     C’est ainsi que les Ac formés contre les Ag de microbes
localisés dans les muqueuses seront très majoritairement des
IgA sécrétoires.

    Les Ac synthétisés au contact de nombreux parasites ou
des allergènes seront des IgE.

     Les IgM apparaissent en 1er au cours de la réponse vis-à-
vis d’un antigène entrant pour la 1ère fois en contact avec le
système immunitaire ( réponse primaire) avant que
n’apparaissent les IgG ou autres Ig.
    Les IgG interviennent de multiples façon dans l’immuno-
protection.

      Elles jouent un rôle majeur dans la protection du fœtus
grâce à la propriété de fixer le complément et de traverser le
placenta.
      Ainsi ,les IgG représentes avec les IgA transmises par le
lait la première ligne de défense du nouveau-né.
Les IgG interviennent également dans:

   – la neutralisation de l’activité biologique d’Ag
     solubles circulants comme les toxines, les enzymes
     ou autres agressines produites par les micro-
     organismes au cours de certaines maladies
     infectieuses.

   – La potentialisation de la phagocytose (phénomème
     d’opsonisation ).
– L’inhibition du pouvoir infectant de certains virus
  comme par exemple celui de la grippe.

– La bactériolyse de certaines BGN avec en parallèle
  activation de l’ensemble de la cascade du
  complément à l’origine de la rupture de la
  membrane bactérienne.

– La destruction de certains parasites ( cytotoxicité à
  médiation cellulaire dépendante des Ac )
La particularité essentielle de la réponse humorale
est d’être un phénomène qui laisse une trace, à
savoir la rémanence des clones antimicrobiens
qu’elle a sélectionnés.
Elle entraine ainsi une immunité prolongée qui
s’oppose spécifiquement à une réinfection.
Il s’agit du phénomène de MÉMOIRE IMMUNITAIRE.
( principe de la vaccination)
    REPONSE IMMUNITAIRE A MEDIATION CELLULAIRE



      Les effecteurs moléculaires de la réponse cellulaire sont
les récepteurs TcR situés à la surface des T lymphocytes , dont
il n’existe pas de forme soluble et diffusible.

     Ce récepteur TcR ne reconnaitra un antigène que si et
seulement si ce dernier est présenté en étroite association
avec une molécule de classe I ou II du CMH et que ces 2
entités sont présentées côte à côte à la surface d’une cellule
présentatrice ( monocyte, macrophage, lymphocyte B, …).
    Ce mécanisme de reconnaissance indispensable au
déclenchement de la réponse cellulaire met en jeu des
protéines membranaires, les molécules d’adhésion qui vont
favoriser l’interaction intercellulaire.

      Suite à cette interaction cellulaire, les lymphocytes T sont
stimulés et vont se diviser ( prolifération clonale ) entrainant
la formation de lymphocytes effecteurs dont le rôle est
l’élimination de l’agresseur.
MANIFESTATION DE LA REPONSE A MEDIATION CELLULAIRE




     Surtout destinée à la lutte contre les virus, la réponse
cellulaire intervient également dans la défense vis-à-vis

        – D’un certain nombre de bactéries intracellulaires
          (mycobactéries, Brucella, Listéria, Légionella, … )

        – De certains protozoaires (Leishmania, Toxoplasme)

        – Des agents fongiques ( Candida, Aspergillus, …)
     Tous ces agents infectieux ont la particularité de survivre
et de se développer à l’intérieur des cellules phagocytaires et
parfois des cellules non phagocytaires de l’hôte et non à la
surface de ses cellules.
     Ils sont ainsi inaccessibles aux Ac.

      La réponse cellulaire représente également le mécanisme
principal du phénomène de rejet de greffe (réponse à
l’intrusion de cellules allogèniques ou xérogèniques ).
On retrouve une réponse similaire

   – Lors de la destruction de certaines tumeurs
     notamment viro-induites

   – Lors de la réaction greffon contre hôte ( GVH
     reaction )

   – Lors du phènomène d’Hypersensibilité retardée.
     (type de description : Tubertest ).
   COMMENT FONCTIONNE LA REPONSE A MEDIATION
                 CELLULAIRE?


     2 mécanismes différents caractérisent la réponse
cellulaire:

        – La destruction directement par les T lymphocytes
          cytotoxiques des cellules porteuses de l’Ag étranger.

        – La mise en jeu de lymphokines ( interféron et MIF )
          produites par les lymphocytes T helpers et de
          macrophages activés permettant la destruction de
          l’agresseur antigénique et le déclenchement de la
          réaction d’hypersensibilité retardée.
               EN RESUME, LE LYMPHOCYTE…



Le lymphocyte est un leucocyte intervenant essentiellement
dans les mécanismes de l’immunité acquise.

Ils se caractérisent par une spécificité d’action.

Chaque lymphocyte ne reconnait qu’un seul antigène.

Il existe 2 types principaux de lymphocytes: les B Lc et les T Lc.
• FORMATION ET LOCALISATION

      Seul une faible partie des lymphocytes circulent dans le
  sang.

      La grande majorité des Lc est localisée dans les différents
  organes lymphoides , centraux ou périphériques.

       La fabrication, la différentiation et la maturation des Lc
  ont lieu durant la vie embryonnaire et fœtale dans les organes
  lymphoides centraux.
    Dans la moelle osseuse sont fabriquées des cellules
souches indifférenciées.

   Certaines de ces cellules souches vont migrer vers le
Thymus pour se transformer en T Lc.

    D’autres resteront dans la moelle osseuse pour devenir
des B Lc.

    La maturation des Lc implique leur spécialisation dans la
reconnaissance des Ag
    Quand un Lc est devenu mature soit dans le Thymus soit
dans la moelle osseuse, il intègre le torrent circulatoire
pourgagner un organe lymphoide périphérique où il reste
quiéscent jusqu’à ce qu’il rencontre son Ag spécifique.

     Il est alors activé, se multiplie.
     Le B Lc activé agit alors à distance par l’intermédiaire
des Ac.
     Le T Lc va à l’inverse recirculer en permanence entre les
différents organes lymphoides ce qui lui permet à partir d’un
contact local avec l’Ag de diffuser à tout l’organisme la
réponse immune.
• FONCTION DES LC : L’ IMMUNITE SPECIFIQUE

       Un Lc quiéscent dans un organe lymphoide ne peut
  reconnaitre qu’un seul Ag.
       Lorsqu’il y a activation, le Lc se multiplie et produit un
  groupe de Lc tous identiques et spécifiques de cet Ag (clone) ,
  qui sera le seul impliqué dans la réponse immune vis-à-vis de
  cet Ag.
       Ce processus intervient en 2nde ligne si les mécanismes
  non spécifiques de défense sont dépassés.
     Lors d’un 1er contact, l’activation des Lc et l’immunité
spécifique sont relativement longues à intervenir ( 3 jours)
mais certains Lc B ou T activés vont devenir des cellules
mémoire qui, en cas de contact ultérieur seront à l’origine
d’une réponse à la fois plus rapide et plus performante.
( principe de la vaccination ).
• LES DIFFERENTS LYMPHOCYTES

      • Les B lymphocytes
        Les B LC représentent 10 à 20% du total des Lc et se
        transformeront en plasmocytes en cas d’activation par
        l’Ag pour sécréter de grandes quantités d’Ac.
        Ils sont à l’origine de l’immunité humorale.
• Les T Lymphocytes
Ils sont responsables de l’immunité cellulaire.

Parmi les T Lc, on distinguera :

     – Les Lc T auxilliaires ou Lc T4 qui vont amplifier la réponse
       immunitaire en stimulant l’activité d’autres cellules comme les
       B Lc, les Lc T8 ou les macrophages.
     – Les Lc T cytotoxiques ou Lc T8 ou Lc tueurs qui vont se lier
       spécifiquement aux cellules infectées par les virus ou aux
       cellules cancéreuses et libérer à leur contact des perforines
       (mécanisme de lyse osmotique).
– Les Lc NK ( Natural Killer ), dont le mode d’action
  n’est pas spécifique et qui ont pour objectif la
  destruction de toute cellule tumorale par libération
  d’une perforine.
LES DESORDRES IMMUNITAIRES
   L’INCOMPATIBILITE FOETO-MATERNELLE


     L’incompatibilité foeto-maternelle résulte d’une
différence entre les Ag des éléments figurés du sang de la
mère et de son fœtus, susceptible d’entrainer la formation
d’Ac chez la mère.

    Lorsque ces Ac sont présents, ils traversent la barrière
placentaire et détruisent les éléments figurés du sang du
fœtus.
    L’iso-immunisation anti-D est la plus fréquente et la plus
grave.

    Elle survient si :

        – Le fœtus dispose à la surface de ses globules rouges
          de l’antigène D, c.a.d qu’il est Rhésus Positif.

        – La mère ne possède pas l’Ag D sur ses hématies,
          c.a.d qu’elle est Rhésus Négatif.
   L’ios-immunisation peut également survenir chez toute
femme qui :

       – A reçu des transfusions, notamment de sang
         hétéro-Rhésus

       – A subi une IVG

       – A eu un enfant mort in utero.
L’iso-immunisation suppose le passage de sang fœtal chez la
mère.
L’effraction de la membrane placentaire peut se voir :

        – Lors de l’accouchement
        – En cas de fausses couches
        – En cas de GEU
        – En cas d’hématome rétroplacentaire ou de placenta
          praevia
        – Au cours d’une amniocentèse
          CONSEQUENSES CHEZ LE FOETUS



– Si les Ac sont dirigés vers les hématies, il y aura lyse de ces
  dernières à l’origine de la Maladie Hémolytique du
  Nouveau-Né.

– Si les Ac s’attaquent aux plaquettes, apparait une
  Thrombopénie néonatale, qui si elle est grave, peut
  entrainer une hémorragie cérébrale.
    Le dépistage de l’iso-immunisation foeto-maternelle
repose sur la recherche des AGGLUTININES IRREGULIERES
ANTI-ERYTHROCYTAIRES.
PREVENTION DE L’ISO-IMMUNISATION FOETO-MATERNELLE




  Elle repose sur le groupage systématique des femmes
  enceintes.
  Elle impose la transfusion des femmes jeunes en âge de
  procréer avec du sang compatible dans les systèmes ABO,
  D, C, E, et Kell.

  Il ne sera procéder à l’injection d’Ig spécifiques anti D lors
  du post-partum ou du post-abortum que si la femme n’est
  pas déjà immunisée, au plus tard dans les 72 heures.
     AUTO-IMMUNITE ET MALADIES AUTO-IMMUNES



     Chaque cellule est porteuse de nombreuses molécules
d’auto-Ag dont certaines ne sont présentes chez aucune autre
cellule.
     A l’inverse, de très nombreuses molécules d’auto-Ag sont
également présentes sur de nombreuses autres cellules.

     En fait, quasiment toutes les molécules de l’organisme
peuvent induire la production d’auto-Ac si elles ont une taille
suffisante et si elles sont correctement présentées au système
immunitaire.
    Tous les auto-Ac ne sont cependant pas pathogènes
et/ou source de maladies décelables cliniquement.

     Pour être pathogènes, ces auto-Ac doivent reconnaitre
certaines cibles particulières et/ou être synthétisés en grande
quantité et avoir une affinité suffisante.

    EN RESUME, L’AUTO-IMMUNITE EST L’IMMUNISATION
D’UN INDIVIDU VIS-A-VIS DE SES PROPRES CONSTITUANTS.
• QUELQUES EXEMPLES
     •   Les thyroidites
     •   La Maladie de Basedow
     •   Le Diabète de type I
     •   La myasthénie
     •   La S.E.P.
     •   Les Hépatites Chroniques Actives
     •   Le Pemphigus
     •   Les Anémies Hémolytiques
     •   Le Syndrome de Goodpasture
     •   La Polyarthrite Rhumatoide
     •   Le R.A.A.
     •   La Maladie de Crohn et la RCH
     •   Le Lupus Erythémateux Aigü Disséminé
LA REACTION ALLERGIQUE OU HYPERSENSIBILITE DE TYPE I



    On appelle hypersensibilité une réponse immunitaire
exagérée ou inappropriée à l’origine de lésions tissulaires.
    Elle se manifeste lors d’une 2nde exposition à un antigène
donné.

    La réaction allergique correspond à l’hypersensibilité de
type I ou immédiate.
     L’hypersensibilité de type I est liée à une réponse IgE
contre des Ag sans toxicité propre.( pollen ).

    Les mastocytes sensibilisés par ces IgE libèrent des
substances pharmacologiquement actives ( histamine) qui
déclencheront une réaction aigüe anormale ( asthme, rhinite,
ou urticaire et à l’extrème choc anaphylactique ).

								
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