Royaume du Maroc - DOC 5 by Y3rA77

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									                                                      Royaume du Maroc
                                                      Ministère de la Santé




        Projet : « Démonstration des alternatives durables au DDT et
       Renforcement des capacités de la lutte antivectorielle au Moyen
                       Orient et en Afrique du Nord »




   Développement de la gestion intégrée de la lutte
           contre les vecteurs au Maroc
                                                    Document de projet




 OMS/EMRO – APW 06/10H6 – Document élaboré par M. A. Azizi & M. Laaziri – Proposition de projet validée avec la Division de l’Hygiène du
                                  Milieu et du Service de la Lutte antivectorielle le 31-10-06.


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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Draft de la proposition GEF : « Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les
vecteurs au Maroc – Période 2008 – 2012 »




Numéro du Projet:                                              Non encore attribué

Nom du Projet:                                                  Démonstration des alternatives durables au DDT et
                                                                Renforcement des capacités de la lutte antivectorielle
                                                                au Maroc

Durée:                                                         5 années

Agence de mise en oeuvre:                                      Programme des Nations Unies pour l’Environnement

Agence d’Exécution:                                             Organisation Mondiale de la Santé, Région de la
                                                                Méditerranée Orientale

                                                                Ministère de la Santé du Maroc

Pays demandeur:                                                 Maroc

Eligibilité:                                                    Maroc est un partie de la Convention de Stockholm,
                                                                éligible aux fonds du GEF

GEF Focal Area:                                                Polluants Organiques Persistants

Cadre de programmation GEF:                                     Programme Opérationnel 14 des Polluants Organiques
                                                                Persistants

Priorités Stratégiques GEF:                                     POP-3: Demonstration du coût efficacité           des
                                                                technologies et pratiques innovatrices




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
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BCH : Bureau Communal d’Hygiène
CL : Collectivités locales
CPS : Cahier des prescriptions spéciales
CTGILAV : Comité technique de la gestion intégrée de la lutte antivectorielle
DHM : Division de l’Hygiène du Milieu
FEM (GEF) : Fonds pour l'Environnement Mondial
GILAV : Gestion intégrée de la lutte antivectorielle
IAV : Institut Vétérinaire et Agronomique
IEC : Information, Education, Communication
IFCS : Institut de formation aux carrières de santé
INH : Institut National d’Hygiène
LCB : Lutte contre la bilharziose
LCL : Lutte contre les leishmanioses
LAP : Lutte antipaludique
LAV : Lutte antivectorielle
LC : Leishmaniose cutané
LOARC : Laboratoire Officiel d’Analyse et de Recherche Chimiques
LV : leishmaniose viscérale
MADRPM : Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes
MATEE : Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement
MI : Ministère de l’Intérieur
MS : Ministère de la Santé
MTV : Maladies à transmission vectorielle
PASP : Programme Africain d’Elimination des Stocks de Pesticides Périmés
PEB : Processus d’élimination de la bilharziose
PLAV : Programme de la lutte antivectorielle
POPs : Polluants organiques persistants
SEPA : Stratégie d’Elimination du Paludisme Autochtone
SLAV : Service de lutte antivectorielle
SLMP : service de lutte contre les maladies parasitaires




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
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FICHE DE PRESENTATION DU PROJET………………………………………………………1

ACRONYME………………………………………………………………………………….……2

1. CONTEXTE ………………………………………………………………………….…………5

2. JUSTIFICATION ET OBJECTIFS DU PROJET………………………………………………6

2.1. Justification…………………………………………………………………………………….6
2.1.1. Paludisme ……………………………………………………………………………………6
2.1.2. Bilharziose……………………………………………………………………………………7
2.1.3. Leishmanioses………………………………………………………………………………..7

2.2. Objectifs…………………………………………………………………………………………8
2.2.1. Objectif général………………………………………………………………………………..8
2.2.2. Objectifs spécifiques…………………………………………………………………………..8

3. DISTRICTS SELECTIONNES……………………………………………………………………8

4. COMPOSANTES, RESULTATS ET ACTIVITES DU PROJET ……………..…………………9

4.1. Composante 1 : Politique et renforcement des structures de la LAV……………………………9
4.1.1. Résultat I.1. Le document détaillant la stratégie de la GILAV est élaboré, publié et diffusé…9
4.1.2. Résultat I.2. La réglementation relative à la LAV est mise à jour………………………...…..9
4.1.3. Résultat I.3. L’Unité de LAV est créée, structurée et équipée au moins dans les provinces à
risque…………………………………………………………………………………..……………10
4.1.4. Résultat I.4. La structuration et la mise à niveau du laboratoire d’entomologie médicale de
l’INH sont faites…………………………………………………………………….………………10

4.2. Composante II : Développement des capacités en matière de la GILAV……………………...10
4.2.1. Résultat II.1. Les besoins en personnel pour la LAV sont normalisés………………………10
4.2.2. Résultat II.2. Le personnel impliqué dans la LAV est formé en matière de la GILAV……..10
4.2.3. Résultat II.3. Le personnel scientifique affecté au niveau des entités régionales et dans les
provinces est formé en entomologie médicale et LAV ……………………………………………11
4.2.4. Résultat II.4. Les scientifiques et les techniciens d’hygiène sont affectés ou redéployés……11
4.2.5. Résultat II.5. Le module d’enseignement de la GILAV est élaboré et introduit dans le cursus
de formation…………………………………………………………………………………………11
4.2.6. Résultat II.6. Les effectifs admis à la formation de techniciens d’hygiène sont augmentés....12
4.2.7. Résultat II.7. La dotation budgétaire allouée à la LAV est augmentée ………...……………12

4.3. Composante III : Recherche opérationnelle et maîtrise des différentes méthodes alternatives de
la LAV………………………………………………………………………………………………12
4.3.1. Résultat III.1. Les gîtes à moustiques et les espèces sont recensés, identifiés et cartographiés
au niveau des sites de démonstration……………………………………………………………….12
4.3.2. Résultat III.2. L’état de sensibilité aux insecticides des vecteurs est suivie régulièrement ..13
4.3.3. Résultat III.3. Les méthodes alternatives au DDT sont testées et évaluées dans les conditions
locales………………………………………………………………………………………………13

4.4. Composante IV : Gestion des activités de la LAV et système de suivi et d’évaluation………14

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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
4.4.1. Résultat IV.1. Le processus de planification et de programmation des activités de la LAV est
renforcé………………………………………………………………………..……………………14
4.4.2. Résultat IV.2. Les activités de LAV sont bien enregistrées et communiquées au SLAV.….14
4.4.3. Résultat IV.3. Les Structures impliquées dans la LAV sont équipées en produits et
matériel………………………………………………………………………………………..……14
4.4.4. Résultat IV.4. La GILAV est appliquée dans les sites de démonstration …………………..15

4.5. Composante V : Gestion rationnelle des pesticides à usage de santé publique………………..15
4.5.1. Résultat V.1. Les textes réglementaires régissant les pesticides à usage de santé et d’hygiène
publique sont mis à jour et promulgués…………………………………………………………….15
4.5.2. Résultat V.2. Le contrôle de qualité des pesticides utilisés dans la LAV est amélioré……..15
4.5.3. Résultat V.3. La gestion des stocks des pesticides est améliorée……………………………16
4.5.4. Résultat V.4. La procédure d’homologation des équipements de la LAV est mise en place..16
4.5.5. Résultat V.5. La surveillance sanitaire des manipulateurs des pesticides dans le cadre la LAV
est instaurée ……………………………………………………………………….……………….16

4.6. Composante VI : Collaboration intersectorielle et participation communautaire….…………16
4.6.1. Résultat VI.1. L’arrêté conjoint entre le MS, le MI, le MADRPM et le MATEE formalisant la
création du Comité Technique de la GILAV est édicté, publié et diffusé…..………………………16
4.6.2. Résultat VI.2. Des réunions formelles et périodiques entre les structures du MS impliquées
dans la LAV sont organisées…………………………………………………………………..……17
4.6.3. Résultat VI.3. Les communautés sont sensibilisées et mobilisées pour la LAV…..……….17

5. RISQUES, DURABILITE ET DUPLICATION………………………………………..……….17

6. IMPLICATION DES DETENTEURS D’ENJEUX ET DISPOSITIONS PRISES POUR LA
MISE EN ŒUVRE………………………………………………………………………………….18

7. COUT ADDITIONNEL ET FINANCEMENT DU PROJET…………………………..……….18

8. SUIVI, EVALUATION ET DISSEMINATION……………………………………..…………19

9. DOCUMENTS ANNEXES………………………………………………………………..…….20

Annexe A : Points focaux opérationnels……………………………………………………………20
Annexe B : Analyse des coûts additionnels………………………………………………………...20
Annexe C : Cadre logique du projet………………………………………………………………..21
Annexe D : Sources de financement du projet……………………………………………………...24
Annexe E. Caractéristiques des districts de démonstration sélectionnés pour la GILAV………….27
Annexe F : Plan de travail et calendrier……………………………………………………………28




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
1. CONTEXTE

Au Maroc, la charge de morbidité due aux maladies transmissibles reste relativement élevée et celle
liée aux maladies transmises par vecteurs (MTV) en constitue une part non négligeable. Si certaines
parmi ces dernières sont en voie d’élimination telles que le paludisme et la bilharziose, l’incidence
des leishmanioses demeure par contre relativement importante.

Compte tenu des ressources limitées, la lutte antivectorielle (LAV) doit innover et privilégier les
interventions les plus judicieuses, les plus efficaces et les moins polluantes comme alternatives à
l’usage des pesticides en général et aux organochlorés en particulier. Elle doit aussi rechercher de
plus en plus les synergies auprès des autres partenaires (Départements de l’Intérieur, de
l’Agriculture et de l’Environnement).

La gestion intégrée de la lutte antivectorielle (GILAV)1, offre un mode d’intervention approprié où
la recherche de l’utilisation rationnelle des ressources est fondamentale. L’adoption de l’approche
GILAV est motivée par le besoin d’assurer l’utilisation judicieuse des insecticides, en application
des résolutions respectivement sur la lutte contre les vecteurs de maladies et les nuisibles,
(WHA42.31, 19892) et sur la promotion de la sécurité chimique eu égard en particulier aux
polluants organiques persistants (WHA50.13, 19973) et des dispositions de la Convention de
Stockholm sur les polluants organiques persistants (POPs) qui vise, entre autres, la réduction et, à
terme, l'élimination de l'utilisation du DDT et autres organochlorés dans la lutte contre les vecteurs
des maladies.

Cette démarche s’inscrit également dans le cadre de la résolution adopté par le Comité Régional
dans sa 52ème session4 et du processus engagé par le Bureau régional pour la Méditerranée Orientale
dans le cadre du projet de «Démonstration des alternatives durables au DDT et renforcement des
capacités de la lutte antivectorielle au Moyen Orient et en Afrique du Nord ». Ce projet auquel le
Maroc a souscrit, se base principalement sur la stratégie de la GILAV. L'implication des différents
partenaires concernés par la LAV est essentielle afin de réduire la dépendance aux pesticides et
particulièrement le DDT tout en éliminant le risque de transmission des maladies vectorielles.

La préparation du projet à soumettre au Fonds de l’Environnement Mondiale (FEM) a obéi à
l’approche méthodologique définie au niveau régional dans le cadre d’atelier de travail regroupant
les responsables de la LAV des pays membres. Ce processus décrit dans le document : « Directives
pour l’évaluation des besoins de la lutte antivectorielle », a été appliqué pour mener à bien cet
exercice. Le Comité technique interministériel institué à cet effet a été impliqué activement à toutes

1
  Le concept de la Gestion Intégrée de la Lutte Antivectorielle (GILAV) s'appuie sur la lutte antivectorielle (LAV) sélective, définie par l'OMS
comme l'usage ciblé de différentes méthodes de LAV, isolément ou en combinaison pour prévenir ou réduire "'avec un bon rapport coût - efficacité, le
contact homme-vecteur, tout en tenant compte des questions de durabilité.
La GILAV possède les attributs suivants: respect de l'environnement, intersectorialité, sélectivité, ciblage, rentabilité et pérennité. La GILAV
implique l'utilisation d'une gamme d'interventions comprenant l'hygiène du milieu et l'usage sans danger et judicieux d'insecticides. Elle se base
essentiellement sur la "collaboration intersectorielle" dans le secteur public et "l'établissement de partenariat" avec d'autres groupes, y compris les
ONG, les secteurs privé et commercial.
2
  Résolution de l’Assemblée Mondiale de la Santé : « Lutte contre les vecteurs de maladies et les nuisibles», Quarante-deuxième Assemblée mondiale
de la santé, Genève 8-19 mai 1989. 31a demandé aux Etats Membres de renforcer leur capacité à assurer l’application de mesures efficaces de lutte
contre les vecteurs des maladies, et de développer et de maintenir, à tous les niveaux institutionnels, les ressources humaines voulues pour planifier et
mettre en œuvre des opérations de lutte antivectorielle. Elle a également demandé au Directeur général de faire en sorte que l’apport de l’OMS pour la
mise au point de méthodes sans danger et efficaces de lutte contre les vecteurs de maladies reste basé sur des saines considérations écologiques, en
pleine conformité avec les principes d’un développement durable
3
  Résolution de l’Assemblée Mondiale de la Santé : « Promotion de la sécurité chimique eu égard en particulier aux polluants organiques résistants »,
cinquantième Assemblée mondiale de la santé, Genève 5-14 mai 1997, a engagé les Etats Membres entre autres à « prendre des mesures afin de
réduire la dépendance à l’égard des insecticides dans la lutte contre les maladies transmises par des vecteurs, en préconisant des méthodes de lutte
intégrée contre les nuisibles, conformément aux principes directeurs de l’OMS et en favorisant la mise au point et l’adaptation de méthodes de
remplacement viable pour la lutte antivectorielle » et « de veiller à ce que l’emploi du DDT soit autorisé uniquement pour des programmes de santé
publique agréés par les gouvernements et suivant une approche intégrée »..
4
  Résolution EM/RC52/R6, »Gestion intégrée de la lutte antivectorielle », septembre 2005, adopté lors de la 52ème session du Comité régional
d’EMRO
                                                                                                                                                       5
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
les étapes (collecte des données, analyse, évaluation des besoins, plan d’action et élaboration du
projet).

2. JUSTIFICATION ET OBJECTIFS DU PROJET

2.1. Justification

Le recours à l’utilisation des pesticides dans la stratégie de lutte contre les MTV a constitué, depuis
plusieurs décennies, la méthode privilégiée de la LAV. Mais c’est au niveau de la lutte
antipaludique (LAP) que s’est confirmée cette stratégie. Depuis leur apparition, le HCH et le DDT
par exemple ont été largement employés sous toute leur forme pour combattre le paludisme mais
aussi certaines maladies pestilentielles (typhus) qui sévissaient encore à l’époque. Mais, depuis que
l’OMS a adopté vers la fin des années cinquante le programme mondial d’éradication du paludisme,
l’usage du DDT5 en aspersion intradomiciliaire a été utilisé comme l’arme absolue pour interrompre
la transmission.

Entre 1963 et 1972, 25 provinces avaient bénéficié d’au moins trois cycles et plus d'aspersions. Une
moyenne de 2,16 millions d'habitants en zones rurales avaient pu être directement protégés,
nécessitant l’utilisation de 1090 tonnes de DDT. Entre 1973-1998, la population moyenne protégée
en milieu rural s’était élevée à 2.544.000, utilisant 1887 tonnes de DDT. Depuis 1998, le DDT n’a
plus été utilisé qu’à de très petites quantités en riposte à la réactivation de certains micro-foyers.

Dan le domaine de la lutte antilarvaire par méthode chimique, avant 1975, seuls le gasoil6 et le Vert
de Paris étaient utilisés comme produits larvicides. Le téméphos7 fût introduit à partir de 1975, avec
une consommation annuelle moyenne de 350 litres.

Dans le domaine de la lutte contre la bilharziose, le niclosamide a été introduit vers le début des
années quatre vingt, initialement en poudre mouillable puis en concentré émulsifiable à 25%. Les
quantités utilisées entre 1982 et 1989 par exemple s’élèvent à 337 litres de CE soit une moyenne
annuelle de 42 litres.

En matière de lutte contre les leishmanioses, les interventions contre le phlébotome et les rongeurs
se limitent à des actions ponctuelles entreprises en fonction des foyers épidémiques qui se déclarent
périodiquement.

La situation actuelle de trois MTV faisant l’objet de programmes de lutte se présente comme suit :

2.1.1. Paludisme

Cette maladie fait l’objet d’un programme national de lutte depuis plusieurs décennies et a toujours
bénéficié de la priorité au sein des différents programmes de lutte et de prévention entrepris par le
MS. Depuis le début de l’année 2000 a été adoptée la Stratégie d’Elimination du Paludisme
Autochtone (SEPA). Cette dernière se base sur une stratification des provinces par zone à risque et
indique les types d’interventions à mener dans chacune des zones.

Compte tenu de l’évolution épidémiologique des cinq dernières années, la perspective d’élimination
semble se confirmer, par conséquent, la LAV devra désormais, représenter l’action majeure du



5
  DDT poudre mouillable à 75% utilisé en aspersion intradomiciliaire à raison de 2 grammes de DDT technique par m² de paroi traitée.
6
  Par exemple : environ 900 tonnes de gasoil avaient été consommées entre 1965 et 1972
7
  le téméphos est utilisé en concentré émulsifiable
                                                                                                                                       6
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
programme, à même de contenir, dans les zones à risque élevé et modéré, l’activité anophélienne à
des densités suffisamment basses réduisant ainsi leur niveau de réceptivité.

Pour répondre à ce défi, les activités de la LAV seront organisées sur le concept de la lutte
intégrée contre les vecteurs et rechercheront à renforcer davantage la combinaison des
méthodes les plus efficaces, les moins coûteuses et les moins polluantes pour l’environnement
telles que la lutte physique (travaux de drainage, de faucardage et de déherbage), la lutte
biologique (empoissonnement des gîtes par des poissons larvivores, utilisation de larvicides
biologiques). Par contre, le recours à la lutte chimique se ferait comme appoint par
l’utilisation de produits qui présentent le moins de risque pour l’homme, la faune et la flore.
Pour la lutte imagocide, du fait que la transmission est interrompue, des essais d’utilisation
d’autres insecticides comme alternative à l’utilisation du DDT, devront être conduits, et leur
choix fixé, pour agir rapidement et efficacement en riposte à une réactivation éventuelle de
foyers résiduels. Les méthodes de protection individuelle seront encouragées et leur utilisation
expliquée à la population (moustiquaires imprégnés individuels, élimination des gîtes
potentiels dans le domicile et ses alentours, utilisation de bombes aérosols etc.).

2.1.2. Bilharziose

Le programme national de lutte contre la bilharziose date du début des années quatre vingt. Un
processus d’élimination (PEB) a été entériné depuis 1994 avec pour objectif l’élimination de la
schistosomiase de tous les foyers de transmission au terme de l’an 2004.

En 2004 et 2005, aucun signe de transmission n’a été détecté au niveau national, aussi l’objectif fixé
a été atteint. Après l’interruption de la transmission de la maladie, l’effort doit maintenant porter sur
l’élimination des facteurs de risque pour éviter tout risque de réémergence dans les zones
réceptives. Les actions majeures se situent au niveau de la réduction des contacts homme/eau, la
chimiothérapie à titre préventif et des opérations de lutte contre l’hôte intermédiaire sélectives, non
systématiques et focalisées essentiellement sur les aires à risque.

2.1.3. Leishmanioses

Le programme de lutte contre les leishmanioses est de structuration récente. Toutes les actions
menées auparavant l’ont été dans le cadre de ripostes à des flambées épidémiques qui se déclaraient
de temps à autre. Depuis 1997, le programme a été structuré et des opérations de lutte sont
normalement programmées dont celles de la lutte contre le phlébotome et contre les rongeurs.

L’évolution de la situation épidémiologique des leishmanioses se caractérise par l’existence de
foyers actifs dans un certain nombre de provinces. La répartition géographique des aires
d’endémicité de leishmaniose cutanée à leishmania tropica se présente sous trois types de foyers :

-    foyers de faible endémicité qui enregistrent chaque année des cas sporadiques ;
-    foyers de moyenne endémicité où une dizaine de cas sont dépistés sans poussées épidémiques;
-    foyers de forte endémicité circonscrits ou éparpillés

Les actions de lutte contre les leishmanioses devront donc être renforcées, avec des objectifs
quantifiés. La composante antivectorielle concernant la lutte contre les phlébotomes et les rongeurs
devra être renforcée et soutenue.

L’analyse de la situation actuelle des activités de LAV a permis de faire le point sur le cadre
politique, les structures et l’organisation, les ressources, les stratégies, les réalisations et leur impact

                                                                                                                  7
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
sur la réduction de l’incidence de ces maladies. Elle a également tenté d’identifier les principales
contraintes qui réduisent de l’efficience et de l’efficacité de la LAV, mais aussi de connaître les
opportunités offertes par la réforme du système en cours.

L’évaluation des besoins qui a découlé de cette analyse a permis de les cerner en terme de soutien
politique, de renforcement des capacités des structures et des institutions impliquées dans la LAV,
de développement des ressources humaines et de la formation, d’amélioration des ressources
financières, de maîtrise des méthodes de LAV, de renforcement de la collaboration intersectorielle
et de mobilisation sociale.

Tout ce processus a abouti à la formulation d’un plan d’action pour la période quinquennale 2008-
2012 qui constituera la base de programmation de la GILAV dans les sites de démonstration dans
une première étape et sa généralisation à l’ensemble du pays dans une seconde étape.

2.2. Objectifs

2.2.1. Objectif général

-    Instaurer la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs (GILAV) en réduisant le recours au
     DDT et autres pesticides et en renforçant les capacités nationales et locales de mise en œuvre
     des interventions alternatives durables avec un coût/efficacité supportable pour leur
     développement dans les sites de démonstration et leur duplication ultérieure à l’ensemble du
     pays.

2.2.2. Objectifs spécifiques

-    Mettre en œuvre la GILAV dans le contexte de l’application des dispositions de la Convention
     de Stockholm ;
-    Concevoir, mettre en œuvre, suivre et évaluer le coût efficacité et la durabilité des interventions
     alternatives ;
-    Disséminer l’information sur les meilleures méthodes alternatives de LAV pour une large
     application.

3. DISTRICTS SELECTIONNES

Le processus de sélection des sites de démonstration a été entamé avec le lancement de la phase
d’analyse de la situation. Une présélection de quatre provinces a été faite, ce qui a permis après
analyse des données collectées de fixer le choix, dans chacune d’elle sur un cercle (ou district) sur
la base des critères suivants :

-    Existence de MTV dans le district et importance de leur endémicité;
-    Importance de la population exposée au risque des MTV ;
-    Expérience antérieure dans la réalisation d’activités de LAV (personnel, équipement,
     infrastructure) ;
-    Niveau d’engagement de l’implication des autorités locales et de la collectivité locale;

Ces cercles sont Bab Berred (province de Chefchaouen), Attaouia (province d’El Kelaa), Rhafsai
(province de Taounate) et Moulay Yacoub (Préfecture de Moulay yacoub).




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
4. COMPOSANTES, RESULTATS ET ACTIVITES DU PROJET

4.1. Composante 1 : Politique et renforcement des structures de la LAV

L’existence d’un service de lutte antivectorielle (SLAV) au sein de l’administration centrale avec
des responsabilités bien délimitées, constitue un atout pour l’implantation de la GILAV. Sa position
au sein de la Direction et son organisation actuelle semble répondre valablement aux impératifs du
PLAV. Par contre, l’institution d’appui au PLAV, notamment le laboratoire d’entomologie
médicale (INH), devra être mis à niveau et sa mission restructurée, pour accompagner les activités
entomologiques et malacologiques nécessaires à la planification, à la programmation, au suivi et à
l’évaluation des activités de LAV.

Au niveau provincial, le besoin de formaliser la création d’une entité individualisée de LAV semble
justifié, particulièrement dans les provinces à haut risque pour les MTV. Elle aura la responsabilité
d’assurer la programmation et le suivi de toutes les activités inhérentes à la LAV. Au niveau local,
la circonscription sanitaire en tant que structure desservant un territoire déterminé, devra intégrer
parmi ses tâches celles en relation avec la LAV. Ces tâches devront être identifiées et précisées dans
le cadre d’un manuel qui serait élaboré. Elle devra travailler en étroite collaboration avec les CL
desservies par elle ainsi qu’avec les autres services décentralisés du Ministère de l’Agriculture.

4.1.1. Résultat I.1. Le document détaillant la stratégie de la GILAV est élaboré, publié et
diffusé

A. Justification : L’engagement politique vis-à-vis de ces maladies doit être réaffirmée notamment
   pour le paludisme et la bilharziose dont l’élimination est amorcée et qui nécessitent le maintien
   d’une vigilance accrue pendant plusieurs années encore jusqu’à ce que soit confirmée l’absence
   totale de la transmission de ces deux maladies. Quant aux leishmanioses, il y a lieu de
   repositionner ces maladies parmi les priorités de santé publique, compte tenu du risque potentiel
   de leur extension en l’absence d’interventions continues en faveur des malades et en direction
   du vecteur et des hôtes intermédiaires

B. Activités :

-    Consultation pour l’élaboration du document de la stratégie de la GILAV y compris les missions
     du SLAV, du laboratoire d’entomologie médicale et des unités de LAV au niveau provincial ;
-    Publication et diffusion du document de la stratégie de la GILAV qui doit constituer le
     référentiel de base pour la planification de la LAV

4.1.2. Résultat I.2. La réglementation relative à la LAV est mise à jour

A. Justification : La LAV souffre actuellement d’un vide juridique. Les quelques textes qui
existent tels que celui relatif aux rizières et à l’exploitation des carrières doivent être revus et
complétés par d’autres textes.

B. Activités :

-    Consultation pour une revue des textes réglementaires relatifs à la LAV et élaboration des textes
     réglementaires




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
4.1.3. Résultat I.3. L’Unité de LAV est créée, structurée et équipée au moins dans les
provinces à risque ;

A. Justification : Il s’agit de remédier, au niveau provincial, aux lacunes constatées dans
l’organisation actuelle et de répondre aux exigences de renforcement des structures existantes, en
particulier les installations techniques destinées à orienter et à appuyer les actions de la LAV. Le
besoin de formaliser la création d’une entité individualisée de LAV semble justifié, il se fera dans
une première étape dans les provinces objet du projet, pour s’étendre progressivement aux autres
provinces.

B. Activités :

-    Appui à la création d’une entité individualisée de LAV, particulièrement dans les provinces à
     haut risque pour les MTV pour assurer la programmation et le suivi des activités de la LAV
     (planification et programmation des actions de LAV,) (C4, R3)

4.1.4. Résultat I.4. La structuration et la mise à niveau du laboratoire d’entomologie médicale
de l’INH sont faites

A. Justification : L’institution technique principale d’appui au PLAV, notamment le laboratoire
d’entomologie médicale (INH), devra être mise à niveau et sa mission restructurée, pour
accompagner les activités entomologiques et malacologiques nécessaires à la planification, à la
programmation, au suivi et à l’évaluation des activités de LAV.

B. Activités :

-    Appui à l’actualisation des missions et la restructuration du laboratoire d’entomologie médicale
     (INH) et sa mise à niveau, pour accompagner les activités entomologiques et malacologiques
     nécessaires à la planification, à la programmation, au suivi et à l’évaluation des activités de
     LAV,
-    Encadrement fourni par l’expert en entomologie médicale (Se référer à la C2 R3)

4.2. Composante II : Développement des capacités en matière de la GILAV

4.2.1. Résultat II.1. Les besoins en personnel pour la LAV sont normalisés

A. Justification : Il y a un déficit notoire en ressources humaines au niveau de l’encadrement des
activités de LAV, à tous les niveaux (central, provincial et local). Comme constaté dans la partie
analyse, l’absence de cadre normatif rend difficile l’estimation réelle des besoins.

B. Activités :

-    Etude pour estimer les besoins en personnel dans le cadre de la LAV
-    Etude de faisabilité et du coût du recours à la sous-traitance de certaines opérations de la LAV

4.2.2. Résultat II.2. Le personnel impliqué dans la LAV est formé en matière de la GILAV ;

A. Justification : L’accroissement du rendement et de l’efficacité des actions de LAV passe par le
renforcement des capacités du personnel impliqué. Afin de pourvoir aux besoins en cadres
spécialisés dans la LAV, qui devront être le noyau dur de la planification et de la mise en œuvre des
activités de LAV, il y a nécessité d’une formation formelle et continue du personnel.

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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
B. Activités :

-    Formation des TH et médecins chef des SIAAP et des médecins des BCH en matière de prise de
     décision et de gestion des programmes la LAV ;
-    Formation des TH des Centres de Santé et des BCH en matière d’utilisation rationnelle des
     pesticides et des appareils de pulvérisations et de leurs maintenances ;
-    Formation des TH (C/S et BCH), infirmiers impliqués dans la lutte contre les vecteurs en
     matière de surveillance entomologique ;
-    Formation des TH et des responsables des laboratoires d’entomologie en matière d’identification
     des moustiques et des phlébotomes ;
-    Formation en matière de conduction des tests de sensibilité ;
-    Formation en matière de notification des opérations de la LAV et l’utilisation de nouvelles
     technologies.

4.2.3. Résultat II.3. Le personnel scientifique affecté au niveau des entités régionales et dans
les provinces est formé en entomologie médicale et à la LAV

A. Justification : La nécessité d’assurer l’encadrement technique adéquat des activités
entomologiques et malacologiques au niveau central et provincial, milite pour le recours à un
entomologiste expérimenté pour organiser et renforcer cet encadrement technique et pour la
création d’une branche spécialisée en entomologie/malacologie et lutte antivectorielle dans les
départements de biologie des facultés des sciences.

B. Activités :

-    Recrutement d’un expert en entomologie médicale et de la LAV pour une période de 24 mois ;
-    Plaidoyer auprès de l’Université pour la création d’une branche spécialisée en
     entomologie/malacologie et lutte antivectorielle dans les départements de biologie des facultés
     des sciences.

4.2.4. Résultat II.4. Les scientifiques et les techniciens d’hygiène sont affectés ou redéployés

A. Justification : Actuellement, il y a un sous encadrement des activités de la LAV tant par les
profils de scientifiques que de techniciens d’hygiène. Cette contrainte doit être surmontée afin de
relancer les activités de la LAV.

B. Activités :

-    Affectation et redéploiement des techniciens d’hygiène en priorité aux entités provinciales sous
     dotées et dans les circonscriptions sanitaires concernées par le projet FEM ;

4.2.5. Résultat II.5. Le module d’enseignement de la GILAV est élaboré et introduit dans le
cursus de formation;

A. Justification : Le curricula enseigné aux techniciens d’hygiène sur les MTV et la LAV semble
quelque peu dépassé. Il doit être révisé pour l’approfondir et le rendre conforme avec l’approche
GILAV et avec les dispositions relatives à la sécurité chimique et à la protection de
l’environnement. Quant à celui enseigné aux étudiants en médecine sur la médecine préventive et
sociale, il devra aussi introduire un module spécifique sur les vecteurs des MTV et la lutte
antivectorielle.


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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
B. Activités :

-    Elaboration d’un module d’enseignement de la GILAV pour l’intégrer dans le cursus de
     formation des techniciens d’hygiène ;

4.2.6. Résultat II.6. Les effectifs admis à la formation de techniciens d’hygiène (TH) sont
augmentés ;

A. Justification : Les effectifs de TH formés annuellement sont très faibles (une moyenne de 20
par an au cours des quatre dernières années), ne permettront pas de faire face à la fois au déficit et
au remplacement des départs à la retraite. Comme les IFCS sont sous la tutelle du MS, il faut
sensibiliser le MS sur cette situation pour augmenter le nombre des admis à la formation de TH.

B. Activités :

-    Plaidoyer pour un accroissement des effectifs admis pour suivre la formation de techniciens
     d’hygiène à une centaine par année au moins à partir d’octobre 2008

4.2.7. Résultat II.7. La dotation budgétaire allouée à la LAV est augmentée

A. Justification : Le budget alloué à la lutte contre les maladies parasitaires et la LAV ne
représente actuellement que 8% de l’ensemble des crédits alloués aux programmes de prévention et
de lutte contre les maladies. Ce budget doit être augmenté pour mieux répondre aux objectifs
assignés aux différents programmes de lutte.

B. Activités :

-         Plaidoyer pour doubler la dotation budgétaire alloué à la LAV ;
-         Mobilisation de crédits additionnels à travers la coopération internationale ;

4.3. Composante III : Recherche opérationnelle et maîtrise des différentes méthodes
alternatives de la LAV

Le développement de la recherche axée sur la résolution des problèmes en rapport avec la LAV vise
à accroître les effets pratiques des interventions de lutte, ce qui suppose une utilisation optimale des
moyens actuellement disponibles et l’évaluation de la pertinence des nouvelles méthodes eu égard
aux conditions locales.

4.3.1. Résultat III.1. Les gîtes à moustiques et les espèces sont recensés, identifiés et
cartographiés au niveau des sites de démonstration

A. Justification : La nécessité d’un approfondissement des connaissances sur les écosystèmes, le
développement des vecteurs ou hôtes intermédiaires en relation avec l’évolution de la situation
épidémiologique des maladies ciblées constitue un élément importants de la stratégie de la GILAV.
Il est de même pour les compléments d’études sur la bionomie des vecteurs et des hôtes
intermédiaires des MTV.

B. Activités :

-    Cartographie des gîtes et des espèces de moustiques au niveau des sites de démonstration ;


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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
-    Etude sur les écosystèmes spécifiques à chaque vecteur ou hôte intermédiaire au niveau des sites
     de démonstration.

4.3.2. Résultat III.2. L’état de sensibilité aux insecticides des vecteurs est suivie régulièrement

A. Justification : Le suivi de la sensibilité des vecteurs aux insecticides régulièrement dans le
temps et dans l’espace permettrait de détecter d’une façon précoce, une éventuelle résistance vis-à-
vis des produits destinés à la lutte contre les vecteurs et les nuisibles et de réduire au minimum le
risque d’utiliser des composés «inefficaces» ou de gaspiller des fonds et, en cas d'apparition de la
résistance, de déterminer les procédures à suivre pour sa gestion.

B. Activités :

-    Conduction des tests de sensibilité aux insecticides des vecteurs
-    Etablissement d’un plan de gestion de la résistance éventuellement constatée

4.3.3. Résultat III.3. Les méthodes alternatives au DDT sont testées et évaluées dans les
conditions locales

A. Justification : Pour la sélection des interventions devant constituer l’ossature de la GILAV, il y
a là aussi un besoin de connaissance du coût/efficacité de chacune des méthodes utilisées pour en
apprécier les limites et faire le choix et les combinaisons les plus appropriés.

B. Activités :

-    Etude du coût /efficacité de la lutte biologique
-    Etude du coût /efficacité de la lutte physique
-    Etude du coût /efficacité des moustiquaires imprégnées durables
-    Etude du coût /efficacité des pyréthrinoïdes de synthèse dans les aspersions intradomiciliaires

4.3.4. Résultat III.4. Le programme de recherche est établi et les institutions en charge de sa
réalisation mandatées ;

A. Justification : L’élaboration du programme de recherche en collaboration avec les différents
responsables qui interviennent dans la Lutte contre les MTV est fondamentale, pour définir les
priorités, estimer les ressources nécessaires et fixer un calendrier d’exécution. Il existe au niveau
national une expertise dans le domaine au niveau de l’INH, de l’Institut Scientifique et de
l’Université. L’identification des institutions qui se chargeront de la réalisation de ce programme
est également une étape importante.

B. Activités :

-    Définition des thèmes de recherches opérationnelles prioritaires ;
-    Etablissement de conventions de partenariat avec l’Université (Institut scientifique, IAV,
     facultés des sciences) pour la réalisation de certaines études et recherches;
-    Implication des équipes locales (scientifiques et techniciens) dans la réalisation d’activités de
     recherche opérationnelle.




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
4.4. Composante IV : Gestion des activités de la LAV et système de suivi et d’évaluation

3.4.1. Résultat IV.1. Le processus de planification et de programmation des activités de la
LAV est renforcé

A. Justification : La planification pragmatique de la LAV doit se baser sur les données les plus
récentes en matière de connaissance de la bionomie des vecteurs et hôtes intermédiaires ainsi que de
leur dynamique de développement et l’évolution épidémiologique dans le temps et dans l’espace
des maladies cibles. Ces données sont des éléments indispensables à l’élaboration de la stratégie de
la GILAV et des plans d’actions y afférents.

B. Activités :

-    Actualisation des outils de planification et de programmation de la LAV figurant sur les guides
     des activités de lutte antipaludique, contre la bilharziose et contre les leishmanioses et leur mise
     en concordance avec le concept de la GILAV, et introduction des aspects liés à la sécurité
     chimique (protection de l’environnement et des personnes manipulateurs de produits) ;
-    Elaboration de critères pour l’estimation des besoins en matériels et équipements pour la LAV ;
-    Etablissement de spécifications techniques des différents équipements et matériels utilisés pour
     la LAV et des procédures à suivre pour leur homologation.
-    Elaboration d’un manuel d’utilisation, d’entretien et de maintenance des équipements employés
     dans la LAV.

4.4.2. Résultat IV.2. Les activités de LAV sont bien enregistrées et communiquées au SLAV

A. Justification : La mise en œuvre des plans d’action doit être appréciée périodiquement pour
mesurer les progrès réalisés et procéder aux mesures correctives. Par conséquent, il y a un besoin de
collecte de données et de choix d’indicateurs pour assurer le suivi et l’évaluation. Le système de
collecte de données en place devra être revu pour être en harmonie avec le concept de la GILAV.

B. Activités :

-    Organisation d’un atelier pour la révision du système d’information de la LAV et son adaptation
     à la GILAV.

4.4.3. Résultat IV.3. Les Structures impliquées dans la LAV sont équipées en produits et
matériel

A. Justification : Les besoins en équipement et matériel qui serait nécessaire pour mener toutes les
activités programmées doivent être abordés sous l’angle quantitatif et qualitatif. Les contraintes
identifiées sont celles en relation avec la qualité des équipements nécessaires, la gestion des
acquisitions, l’entretien et la maintenance.

B. Activités :

-    Achat de moyens de mobilité (Véhicules et moto) ;
-    Dotation en carburant ;
-    Achat de produits pesticides ;
-    Achat de matériel de pulvérisation ;
-    Achat de matériel de surveillance ;
-    Achat de moustiquaires imprégnées ;

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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
-    Acquisition du complément d’équipement nécessaire pour la mise à niveau du laboratoire
     d’entomologie médicale de l’INH ;
-    Dotation des unités de la LAV en outil informatique (PC et logiciels) et de GPS.

4.4.4. Résultat IV.4. La GILAV est appliquée dans les sites de démonstration

A. Justification : Les actions de LAV sont actuellement fait de façon systématique, combinant
parfois l’ensemble de méthodes (physiques, chimiques et biologiques) sans pour autant qu’il y ait
une justification documentée pour cela, d’où la perte de ressources et souvent d’efficacité des
interventions. L’approche GILAV sera testée au niveau de quatre sites pour permettre la résolution
ce genre de problèmes et l’optimisation des interventions avec plus d’efficience et d’impact.

B. Activités :

-    Conduction des activités de la GILAV au niveau des sites de démonstration.

4.5. Composante V : Gestion rationnelle des pesticides à usage de santé publique

4.5.1. Résultat V.1. Les textes réglementaires régissant les pesticides à usage de santé et
d’hygiène publique sont mis à jour et promulgués

A. Justification : Les pesticides à usage d’hygiène et de santé publique souffrent actuellement d’un
vide juridique. Ils restent régis uniquement par les dispositions du Dahir du 2 décembre 1922
portant règlement sur l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneuses

B. Activités :

-    Consultation pour l’élaboration de textes réglementaires régissant les pesticides à usage
     sanitaire ;
-    Faire aboutir l’adoption de ces nouveaux textes réglementaires.

4.5.2. Résultat V.2. Le contrôle de qualité des pesticides utilisés dans la LAV est amélioré

A. Justification : Au niveau national, il existe un seul laboratoire agréé dont la mission est le
contrôle de la qualité des produits mis sur le marché marocain en l’occurrence, le Laboratoire
Officiel d’Analyse et de Recherche Chimiques (LOARC). Au niveau de ce dernier, la section
formulation des pesticides s’occupe de l’analyse des produits phytosanitaires à usage agricole. Ces
analyses portent essentiellement sur la conformité desdits produits aux teneurs en matières actives
déclarées. D’autres laboratoires dont l’INH disposent de capacités pour réaliser ce genre d’analyses.

B. Activités :

-    Consultation pour identifier les besoins des laboratoires existants pour améliorer le contrôle la
     qualité des pesticides au niveau national ;
-    Renforcement des équipements des laboratoires ;
-    Elaboration d’un document sur la gestion des pesticides y compris un cahier des prescriptions
     spéciales (CPS) type d’achat des pesticides.




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Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
4.5.3. Résultat V.3. La gestion des stocks des pesticides est améliorée

A. Justification : L’analyse de la situation a montré un certain nombre de défaillances dans
l’utilisation des pesticides à usage de santé et hygiène publique au niveau de la gestion des stocks
et des conditions de stockage auxquelles il faudrait absolument remédier.

B. Activités :

-    Aménagement des locaux destinés au stockage des pesticides ;
-    Formation sur la gestion des stocks du matériel et des pesticides à usage de santé et d’hygiène
     publique ;
-    Elaboration d’un système d’information sur les stocks des pesticides disponibles ;
-    Elimination des pesticides périmés dans le cadre du projet PASP ;
-    Gestion rationnelle de la programmation, des conditions de stockage et de l’utilisation des
     pesticides.

4.5.4. Résultat V.4. La procédure d’homologation des équipements de la LAV est mise en
place

A. Justification : L’acquisition des équipements pour la LAV ne repose pas sur une base de
programmation pré-établie. Les achats se font par appel d’offre annuel. Les équipements acquis le
sont sur la base de spécifications techniques et ne sont soumis à aucune procédure d’homologation.

B. Activités :

-    Concertation avec les services concernés des départements de l’Agriculture et du Commerce et
     de l’Industrie pour la mise au point de procédures réglementaires d’homologation des
     équipements destinés à l’épandage des pesticides.

4.5.5. Résultat V.5. La surveillance sanitaire des manipulateurs des pesticides dans le cadre la
LAV est instaurée

A. Justification : Quoique aucun incident d’intoxication aigue liée à des opérations de LAV n’ait
été rapporté, il y a lieu de noter l’inexistence de système régulier de suivi des manipulateurs quant
aux intoxications éventuelles.

B. Activités :

-         Surveillance régulière de l’état de santé des manipulateurs de pesticides ;
-         Notification des cas d’intoxication ;
-         Notification des incidents liés à la manipulation des pesticides dans un cadre professionnel.


4.6. Composante VI : Collaboration intersectorielle et participation communautaire

4.6.1. Résultat VI.1. L’arrêté conjoint entre le MS, le MI, le MADRPM et le MATEE
formalisant la création du Comité Technique de la GILAV est édicté, publié et diffusé ;

A. Justification : En 2005 fut institué, au niveau central, par échange de lettres, un Comité
Technique de la Gestion Intégrée de la Lutte Antivectorielle (CTGILAV) où sont représentés


                                                                                                                  16
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
plusieurs départements ministériels. Ce Comité n’a pas encore été formalisé par un acte
réglementaire.

B. Activités :

-    Institutionnalisation de la création du Comité Technique de la GILAV par l’édiction,
     publication et diffusion d’un arrêté conjoint entre le MS, le MI, le MADRPM et le MATEE ;
-    Tenue de réunions régulières du CTGILAV ;
-    Echange d’information sur les situations épidémiologiques.

4.6.2. Résultat VI.2. Des réunions formelles et périodiques entre les structures du MS
impliquées dans la LAV sont organisées ;

A. Justification : Le SLAV est la seule entité responsable au niveau national de la LAV de
l'ensemble des MTV. Les principaux services avec lesquels il collabore sont le Service des
Maladies Parasitaires, les autres services de la DHM et de la DELM et l'Institut National
d'Hygiène qui est chargé des activités de laboratoire de diagnostic des maladies parasitaires et des
activités entomologiques et malacologiques en relation avec ces maladies. Au niveau provincial, il
existe une unité de LAV non institutionnalisé dans l’organisation.

B. Activités :

-    Organisation trimestrielle entre les différentes structures centrales impliquées dans la LAV ;
-    Organisation d’une réunion semestrielle avec les responsables des provinces en charge de la
     LAV.

4.6.3. Résultat VI.3. Les communautés sont sensibilisées et mobilisées pour la LAV

A. Justification : La participation communautaire est un élément essentiel de la planification, de la
mise en oeuvre, du suivi et de l’évaluation des interventions de la GILAV. La mobilisation sociale à
travers l’information, l’éducation et la communication (IEC)8 est essentielle à l’implication des
communautés et des organisations non gouvernementales. Les expériences menées par le MS dans
le domaine de la mobilisation sociale telles que décrites dans la partie analyse de la situation
doivent être capitalisées dans le cadre de l’approche GILAV.

B. Activités :

-          Elaboration d’une stratégie de mobilisation communautaire ;
-          Sensibilisation des détendeurs d’enjeux au niveau local ;
-          Elaboration de supports audio-visuels d’IEC adaptés aux situations locales ;
-          Etablissement de partenariat avec des associations locales pour leur participation à la LAV ;
-          Conception d’un site WEB dédié à l’information vulgarisée sur la LAV.

5. RISQUES, DURABILITE ET DUPLICATION

Les principaux risques sont ceux liés à la dynamique épidémiologique propre à chaque MTV et qui,
sous l’effet de certains facteurs, peuvent créer une situation où une riposte énergique s’imposerait
pour la contenir (recours à des aspersions intradomiciliaires de DDT par exemple, si les mesures

8
  Information, éducation et communication (IEC) : Démarche par laquelle on s’efforce de modifier ou de renforcer parmi un « public cible », et dans
un laps de temps prédéterminé, un ensemble de comportements vis-à-vis d’un problème donné. Il s’agit d’une démarche pluridisciplinaire, centrée sur
la clientèle, qui fait appel à la théorie de la diffusion, au marketing social, à l’analyse comportementale, à l’anthropologie et à l’instructive design
(présentation rationnelle des données) (WHO/OMS, 2001c).
                                                                                                                                                    17
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
alternatives au DDT n’ont pas encore été mises au point). Le cas peut se poser pour le paludisme,
ou l’élimination est en bonne voie et où la réactivation de foyers peut annihiler les efforts consentis
depuis des décennies. Il en est de même pour les leishmanioses, si des épidémies se déclaraient un
peu partout dans le pays dépassant les niveaux d’endémie généralement enregistrés.

Dans la mesure où les méthodes alternatives mises au point dans les sites de démonstration auront
été rôdées et leur efficacité prouvée, elles seront adoptées définitivement comme élément
incontournable de toute stratégie de LAV.

Au terme de la période de démonstration, les résultats obtenus dans les sites seront analysés et
évalués pour pouvoir étendre au reste des provinces et préfectures les stratégies et les techniques
développées dans le cadre du projet. Les expériences réussies des autres pays de la région ou
d’autres régions seront tenues en compte dans cette analyse.


6. IMPLICATION DES DETENTEURS D’ENJEUX ET DISPOSITIONS PRISES POUR LA
MISE EN ŒUVRE

Les principaux bénéficiaires de ce projet sont :

-    La population vivant dans les districts de démonstration : consolider l’élimination du paludisme
     ainsi que de la bilharziose et réduire de l’incidence des leishmanioses,
-    L’environnement qui serait moins pollué par des pesticides en général et des organochlorés en
     particulier par le recours à des méthodes axées davantage sur la lutte biologique et physique.


7. COUT ADDITIONNEL ET FINANCEMENT DU PROJET

Le budget généralement alloué aux activités de la LAV se situe à environ 541.000 US $. Il est
utilisé à 85% pour l’acquisition d’équipement et de pesticides. Les 15% de crédits restant couvrent
les dépenses de fonctionnement telles que les indemnités de déplacement, le carburant, les
fournitures de bureaux etc. Les activités de formation et de la recherche sont financées par l’OMS
dans le cadre des activités retenus dans la programmation biennale et représente 1,7% de l’ensemble
des crédits dédiés à la LAV.

Le projet tend à repositionner la LAV dans l’approche GILAV et reconsidérer son financement dans
au regard des résultats attendus et des activités qui y seront déployées. Par rapport aux crédits
réguliers dont le montant pour les cinq dernières années s’est élevé à 2.705.000 US $, il faut
mobiliser un crédit additionnel de 3.016.000 US $. Par conséquent, pour la période du projet 2008-
2012, le montant total à mobiliser est de 5.721.000 US $ soit une augmentation globale 113% par
rapport au total du budget alloué au cours des cinq dernières années.

Le projet réserve 25,3% du montant total pour le développement des capacités (soutien politique,
formation, recherche). Les équipements et produits pesticides qui représentaient 96% ne
constitueraient plus que 59%.

Quant aux sources de financement, le Gouvernement contribuera à hauteur de 79% et les 21%
restants le seront par le GEF.




                                                                                                                  18
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
8. SUIVI, EVALUATION ET DISSEMINATION

Le suivi de l’état d’avancement du projet et des progrès réalisés se fera sur la base des indicateurs
retenus pour chacun des résultats. Ce suivi sera continue et pourra s’effectuer à travers les
informations qui seront consignées et disponibles à la fois au niveau des sites de démonstration et
des points focaux.

 L’évaluation du projet se fera tous les fins de semestre : fin juin pour apprécier si tous les éléments
programmés pour la GILAV sont opérationnels et fin décembre pour faire le bilan des réalisations
et pour la programmation.

Une évaluation mi-parcours indépendante est à envisager à la fin de la deuxième année d’exécution
du projet, ainsi qu’une évaluation à la fin du projet.

La dissémination de l’approche GILAV pourra se faire progressivement dès la fin de la deuxième
année de son introduction dans les sites de démonstration, à mesure que les différentes méthodes de
lutte et leur combinaison seront bien maîtrisées.




                                                                                                                  19
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
9. DOCUMENTS ANNEXES

Annexe A : Points focaux opérationnels

                                                                                                                            Date de
           Nom des points focaux                                                     Position
                                                                                                                           nomination
 National
 Site de démonstration Bab Berred
 Site de démonstration Rhafsai
 Site de démonstration Attaouia
 Site de démonstration Moulay Yacoub




Annexe B: Analyse des coûts additionnels par composante

                                                        Coût du             % par         Coût du projet       % par
                                                                                                                          Augmentation
                  Composante                         programme de         rapport au      (Alternative)      rapport au
                                                                                                                             (B-A)
                                                        base (A)           total (A)           (B)            total (B)
Composante 1 : Politique et renforcement des
                                                            0                 0,0               120 000            2,1      120 000
             structures de la LAV
    Composante 2 : Développement des
                                                         15 000               0,6               600 000           10,5      585 000
      capacités en matière de la GILAV
Composante 3 : Recherche opérationnelle et
maîtrise des différentes méthodes alternatives           30 000               1,1               728 000           12,7      698 000
                  de la LAV
 Composante 4 : Gestion des activités de la
                                                        2 600 000             96,1          3 367 000             58,9      767 000
  LAV et système de suivi et d’évaluation
  Composante 5 : Gestion rationnelle des
                                                         45 000               1,7               361 500            6,3      316 500
    pesticides à usage de santé publique
Composante 6 : Collaboration intersectorielle
                                                         15 000               0,6               544 500            9,5      529 500
       et participation communautaire
                     Total                              2 705 000            100,0          5 721 000             100,0    3 016 000




                                                                                                                                       20
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Annexe C : Cadre logique du projet

 Matrice de planification           Titre du projet : Démonstration des alternatives durables                Phase :
 du projet (MPP)                    au DDT et Renforcement des capacités de la lutte                         Date :
                                    antivectorielle au Moyen Orient et en Afrique du Nord

                                    « Développement de la gestion intégrée de la lutte
                                    contre les vecteurs au Maroc »


                 Objectifs                                 Indicateurs                Moyens de vérification            Principaux risques et
                                                                                                                            Hypothèses
 Objectif général
 - Introduire la gestion intégrée de            -     GILAV adoptée et               -    Document de la
    la lutte contre les vecteurs                      appliquée dans les sites            stratégie de   la
    (GILAV) en réduisant le                           de démonstration                    GILAV publié et
    recours au DDT et autres                    -     Recours systématique                diffusé
    pesticides et en renforçant les                   au DDT définitivement          -    Rapport    annuel
    capacités nationales et locales                   abandonné                           d’activité
    de mise en œuvre des
    interventions         alternatives
    durables avec un coût/efficacité
    supportable       pour        leur
    développement dans les sites
    de démonstration et leur
    duplication      ultérieure      à
    l’ensemble du pays.
 Objectifs spécifiques
 - Mettre en œuvre la GILAV                     -     GILAV adoptée et               -    Document de la
    dans       le    contexte       de                appliquée dans les sites            stratégie de la
    l’application des dispositions                    de démonstration                    GILAV publié et
    de      la    Convention        de          -     Recours systématique                diffusé
    Stockholm ;                                       au DDT définitivement          -    Rapport    annuel
                                                      abandonné                           d’activité

 -    Concevoir, mettre en œuvre,               -     Etudes réalisées               -    Rapport d’activités
      suivre et évaluer le coût                                                      -    Publications
      efficacité et la durabilité des                                                     spécifiques faites
      interventions alternatives ;                                                        sur les résultats des
                                                                                          recherches
                                                                                          opérationnelles
                                                                                          effectuées
 -    Disséminer l’information sur              -     Nombre de sites où la          -    Manuel      sur    la
      les     meilleures  méthodes                    GILAV a été mise en                 GILAV publié.
      alternatives de LAV pour une                    oeuvre
      large application.



               Résultats                               Indicateurs             Moyens de vérification                 Principaux risques et
                                                                                                                          Hypothèses
                       Composante 1 : Politique et renforcement des structures de la LAV
 Résultat 1.1. Le document - Document                de    la - Document de la
 détaillant la stratégie de la        stratégie      élaboré,    stratégie de la
 GILAV est élaboré, publié et         publié et diffusé          GILAV publié et
 diffusé                                                         diffusé

 Résultat 1.2 La réglementation             -       Texte mis à jour et        -    Texte approuvé                -    La         procédure
 relative à la LAV est mise à jour                  introduit dans le                                                  d’approbation     des
                                                    circuit d’approbation                                              textes            est
                                                                                                                       relativement longue

                                                                                                                                              21
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
 Résultat 1.3. L’Unité de LAV est - Nombre              d’unités - Unités formalisées
 créée, structurée et équipée au         créées      dans     les     et fonctionnelles
 moins dans les provinces à              provinces
 risque ;
 Résultat 1.4. La structuration et    - Laboratoire               - Restructuration
 la mise à niveau du laboratoire         restructuré et mis à         opérationnelle
 d’entomologie médicale de               niveau
 l’INH sont faites
                         Composante 2 : Développement des capacités en matière de la GILAV
 Résultat 2.1. Les besoins en - Cadre normatif pour - Publication                        du
 personnel pour la LAV sont              l’estimation        des      cadre normatif
 normalisés                              besoins établi
 Résultat 2.2. Le personnel - Nombre de personnes - Rapport sur la
 impliqué dans la LAV est formé          formées ou recyclées         formation                          -
 en matière de la GILAV ;                dans l’année             - Rapport annuel
                                                                      d’activités
 Résultat 2.3. Le personnel - Nombre de                           - Evolution du            - Restriction au niveau
 scientifique affecté au niveau          scientifiques formés         nombre des                des nouveaux
 des entités régionales et dans les      et affectés                  scientifiques             recrutements
 provinces, formé en entomologie                                      affectés au niveau        constitue un véritable
 médicale et LAV                                                      périphérique              obstacle
 Résultat 2.4. Les scientifiques et - Nombre de                   - Evolution du            - Restriction au niveau
 les techniciens d’hygiène sont          scientifiques et de TH       nombre des                des nouveaux
 affectés ou redéployés                  affectés et/ou               scientifiques et des      recrutements
                                         redéployés dans              TH affectés               constitue un véritable
                                         l’année                                                obstacle
 Résultat     2.5.    Le     module - Module élaboré et           - Cursus de
 d’enseignement de la GILAV est          enseigné                     formation
 élaboré et introduit dans le
 cursus de formation;
 Résultat 2.6. Les effectifs admis - Nombre d’étudiants           - Evolution du
 à la formation de techniciens           admis dans l’année à         nombre des
 d’hygiène sont augmentés ;              suivre la formation de       étudiants admis
                                         TH                           dans l’année à
                                                                      suivre la formation
                                                                      de TH
 Résultat 2.7. La dotation - % d’augmentation du - Evolution du
 budgétaire allouée à la LAV est         budget alloué à la           budget alloué à la
 augmentée                               LAV                          LAV
       Composante 3 : Recherche opérationnelle et maîtrise des différentes méthodes alternatives de la LAV
 Résultat 3.1. Les gîtes à - Nombre de CS ayant - Cartographie
 moustiques et les espèces sont          fait     l’objet      de     établie
 recensés,       identifiées       et    cartographies
 cartographiés au niveau des sites
 de démonstration
 Résultat 3.2. L’état de sensibilité - Nombre de tests de - Rapport annuel
 aux insecticides des vecteurs est       sensibilité effectués        d’activités
 suivi régulièrement                     dans l’année
 Résultat 3.3. Les méthodes           - Nombre          d’études - Rapport d’études
 alternatives au DDT sont testées        réalisées                - Rapport annuel
 et évaluées dans les conditions                                      d’activités
 locales
 Résultat 3.4. Le programme de - Nombre d’études et               - Rapports finaux sur
 recherche est établi et les             de recherches                les études et
 institutions en charge de sa            réalisées dans l’année       recherches réalisées
 réalisation mandatées ;              - Nombre de                 - Rapport annuel
                                         conventions établies     - Conventions
                                                                      établies signées
                   Composante 4 : Gestion des activités de la LAV et système de suivi et d’évaluation
 Résultat 4.1. Le processus de - Outils de                        - Manuels
 planification         et         de     planification et de
                                                                                                                    22
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
 programmation des activités de                  programmation de la
 la LAV est renforcé                             LAV actualisés
 Résultat 4.2. Les activités de             -    Système                       -    Rapport annuel
 LAV sont bien enregistrées et                   d’information révisé               d’activités
 communiquées au SLAV                            et opérationnel
 Résultat 4.3. Les Structures               -    Equipement acquis             -    Equipement affecté
 impliquées dans la LAV sont
 équipées en produits et matériel
 Résultat 4.4. La GILAV est             Nombre de
                                            -                    - Rapport annuel
 appliquée dans les sites de            circonscriptions              d’activités
 démonstration                          sanitaires où la
                                        GILAV est
                                        opérationnelle
                     Composante 5 : Gestion rationnelle des pesticides à usage de santé publique
 Résultat      5.1.   Les      textes - Projet de texte mis à    - Texte approuvé et      - La procédure
 réglementaires régissant les           jour et introduit dans        publié au Bulletin      d’approbation des
 pesticides à usage de santé et         le circuit                    officiel                textes est
 d’hygiène publique sont mis à          d’approbation                                         relativement longue
 jour et promulgués
 Résultat 5.2. Le contrôle de         - Normes OMS de            - Bulletin d’analyses
 qualité des pesticides utilisés        contrôle de qualité      - Document contrôle
 dans la LAV est amélioré               appliquées                    de qualité
                                      - Laboratoire équipé
 Résultat 5.3. La gestion des         - Nombre de dépôts de - Constat sur sites de
 stocks des pesticides est              pesticides aménagés           dépôts aménagés
 améliorée                            - Système
                                        d’information élaboré
 Résultat 5.4. La procédure           - Procédure établie        - Circulaire ou note
 d’homologation des équipements                                       technique
 de la LAV est mise en place                                          formalisant la
                                                                      procédure diffusée
 Résultat 5.5. La surveillance        - Nombre de contrôles      - Fiche médicale de
 sanitaire des manipulateurs des        médicaux effectués            chaque
 pesticides dans le cadre la LAV        sur les manipulateurs         manipulateur
 est instaurée                          dans l’année
                    Composante 6 : Collaboration intersectorielle et participation communautaire
 Résultat 6.1. L’arrêté conjoint - Arrêté élaboré                - Arrêté publié au
 entre le MS, le MI, le MADRPM                                        bulletin officiel
 et le MATEE formalisant la
 création du Comité Technique
 de la GILAV est édictée, publiée
 et diffusée ;
 Résultat 6.2. Des réunions           - Nombre de réunions - Compte rendu des
 formelles et périodiques entre les     tenues dans l’année           réunions établis
 structures du MS impliquées                                     - Rapport annuel
 dans la LAV sont organisées ;                                        d’activités
 Résultat 6.3. Les communautés        - Nombre de séances        - Rapport annuel
 sont sensibilisées et mobilisées       de d’IEC organisées           d’activités
                                        dans l’année             - Spécimens de
                                      - Nombre de supports            supports produits
                                        IEC produits             - Site WEB
                                      - Nombre d’ONG                  fonctionnel
                                        impliqués
                                      - Site WEB conçu




                                                                                                                    23
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Annexe D : Source de financement du projet

Coûts par composante et par source de financement

                                                     Coût du            Coût du projet                Source de financement (US $)
                                                  programme de          (Alternative)
                                                                                              Gouvernement          GEF        WHO
                                                       base
 Composante 1 : Politique et                            -                   120.000                 100.000        20.000
 renforcement des structures de la
 LAV
 Composante 2 : Développement des                     15.000                600.000                  5.000        595.000
 capacités en matière de la GILAV
 Composante        3:        Recherche
 opérationnelle et       maîtrise des                 30.000                728.000                 363.000       365.000
 différentes méthodes alternatives de
 la LAV
 Composante 4 : Gestion des activités
 de la LAV et système de suivi et                   2.600.000              3.367.000                3.355.000      12.000
 d’évaluation
 Composante 5 : Gestion rationnelle                   45.000                361.500                 308.500        53.000
 des pesticides à usage de santé
 publique
 Composante       6:     Collaboration                15.000                544.500                 400.000       144.500
 intersectorielle   et     participation
 communautaire
                                  Total             2.705.000              5.721.000                4531.500      1.189.500

Source de financement par résultat

 Composantes                                                Coût                           Source de financement
                                                           global          GEF         Gouvernement WHO          RBM            Autres
 Composante        1    :     Politique      et
 renforcement des structures de la LAV
 Résultat 1.1. Le document détaillant la
 stratégie de la GILAV est élaboré, publié                10.000          10.000                -
 et diffusé
 Résultat 1.2 La réglementation relative à la
 LAV est mise à jour                                      10.000          10.000                -
 Résultat 1.3. L’Unité de LAV est créée,
 structurée et équipée au moins dans les                  C4, R3
 provinces à risque ;
 Résultat 1.4. La structuration et la mise à
 niveau du laboratoire d’entomologie                      100 000
 médicale de l’INH sont faites                                               -             100.000
                                    Sous total            120.000         20.000           100.000
 Composante 2 : Développement des
 capacités en matière de la GILAV
 Résultat 2.1. Les besoins en personnel                   12.000          12.000
 pour la LAV sont normalisés
 Résultat 2.2. Le personnel impliqué dans
 la LAV est formé en matière de la                        435.000        435.000
 GILAV ;
 Résultat 2.3. Le personnel scientifique                  148.000        148.000                -
 affecté au niveau des entités régionales et
 dans les provinces, formé en entomologie                                                       -
 médicale et LAV
 Résultat 2.4. Les scientifiques et les TH
 sont affectés ou redéployés                                  -               -                 -
 Résultat 2.5. Le module d’enseignement

                                                                                                                                     24
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
 de la GILAV est élaboré et introduit dans                 5.000              -              5.000
 le cursus de formation;
 Résultat 2.6. Les effectifs admis à la
 formation de techniciens d’hygiène sont                      -               -                 -
 augmentés ;
 Résultat 2.7. La dotation budgétaire
 allouée à la LAV est augmentée                              -              -                  -
                                     Sous total           600.000        595.000             5.000
 Composante              3:         Recherche
 opérationnelle pour et maîtrise des
 différentes méthodes alternatives de la
 LAV
 Résultat 3.1. Les gîtes à moustiques et les
 espèces sont recensés, identifiées et                    600.000        300.000           300.000                -
 cartographiés au niveau des sites de
 démonstration
 Résultat 3.2. L’état de sensibilité aux                  30.000          10.000            20.000                -
 insecticides des vecteurs est suivi
 régulièrement
 Résultat 3.3. Les méthodes alternatives au
 DDT sont testées et évaluées dans les                    58.000          35.000            23.000
 conditions locales                                                                                               -
 Résultat 3.4. Le programme de recherche
 est établi et les institutions en charge de sa           40.000          20.000            20.000                -
 réalisation mandatées ;
                                     Sous total           728.000        365.000           363.000                -
 Composante 4 : Gestion des activités de
 la LAV et système de suivi et
 d’évaluation
 Résultat 4.1. Le processus de planification              12.000           7.000             5.000
 et de programmation des activités de la
 LAV est renforcé
 Résultat 4.2. Les activités de LAV sont                   5.000           5.000                -
 bien enregistrées et communiquées au
 SLAV
 Résultat 4.3. Les Structures impliquées
 dans la LAV sont équipées en produits et               3.350.000                         3.350.000
 matériel
 Résultat 4.4. La GILAV est appliquée dans                    -               -                 -
 les sites de démonstration
                                     Sous total         3.367.000         12.000          3.355.000
 Composante 5 : Gestion rationnelle des
 pesticides à usage de santé publique
 Résultat 5.1. Les textes réglementaires
 régissant les pesticides à usage de santé et              7.500           7.500                -
 d’hygiène publique sont mis à jour et
 promulgués
 Résultat 5.2. Le contrôle de qualité des                 21.000          12.500             8.500
 pesticides utilisés dans la LAV est
 amélioré
 Résultat 5.3. La gestion des stocks des                  330.000         30.000           300.000
 pesticides est améliorée
 Résultat 5.4. La procédure d’homologation                 3.000           3.000                -
 des équipements de la LAV est mise en
 place
 Résultat 5.5. La surveillance sanitaire des
 manipulateurs des pesticides dans le cadre                   -               -                 -
 la LAV est instaurée
                                     Sous total           361.500         53.000           308.500
 Composante            6:        Collaboration
 intersectorielle         et      participation
                                                                                                                      25
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
 communautaire
 Résultat 6.1. L’arrêté conjoint entre le MS,
 le MI, le MADRPM et le MATEE                                 -               -                 -
 formalisant la création du Comité
 Technique de la GILAV est édicté, publié
 et diffusé ;
 Résultat 6.2. Des réunions formelles et                  100.000        100.000                -
 périodiques entre les structures du MS
 impliquées dans la LAV sont organisées ;
 Résultat 6.3. Les communautés sont                       444.500         44.500           400.000
 sensibilisées et mobilisées pour la LAV
                                   Sous total            544.500         144.500           400.000
 Total composante 1-6                                   5.721.000       1.189.500         4.531.500
 Coût programme de soutien (8%)
 PDF-B
 Coût administratif de recouvrement (PDF-
 B)
 Total général




                                                                                                                  26
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Annexe E. Caractéristiques des districts de démonstration sélectionnés pour la GILAV

Province de Chefchaouen, cercle de Bab Berred
   Circonscription                                                                                                 MTV existantes
                             Caractéristiques environnementales                     Vecteurs              Paludi
      sanitaire                                                                                            sme
                                                                                                                     LC     LV      Bilhar.

 Bab Berred                                                                 Anophèle A. labranchiae        Oui      Oui     Oui       -
 Bni Ahmed                                                                  Anophèle A. labranchiae        Oui      Oui     Oui       -
 Bni Rzine                                                                  Anophèle A. labranchiae        Oui       -      Oui       -
 Jebha                                                                      Anophèle A. labranchiae         -        -      Oui       -

Province de Taounate, cercle de Rhafsai
   Circonscription                                                                                                 MTV existantes
                             Caractéristiques environnementales                     Vecteurs              Paludi
      sanitaire                                                                                            sme
                                                                                                                     LC     LV      Bilhar.

 Rhafsai                                                                    Anophèle A. labranchiae        Oui      Oui     Oui       -
 Ourtzagh                                                                   Anophèle A. labranchiae        Oui      Oui      -        -
 Tafrante                                                                   Anophèle A. labranchiae        Oui      Oui     Oui       -

Province d’El Kelaa, cercle de Attaouia
   Circonscription                                                                                                 MTV existantes
                             Caractéristiques environnementales                     Vecteurs              Paludi
      sanitaire                                                                                            sme
                                                                                                                     LC     LV      Bilhar.

 Attaouia                                                                   Anophèle A. labranchiae                   -      -
                                                                            Bulinus truncatus
 Sahrij                                                                     Anophèle A. labranchiae                  -       -
                                                                            Bulinus truncatus
 Sidi Rahal                                                                 Anophèle A. labranchiae                  -       -
                                                                            Bulinus truncatus
 Tamellalet                                                                 Anophèle A. labranchiae                  -       -
                                                                            Bulinus truncatus


Préfecture de Moulay Yacoub, cercle de Moulay Yacoub
   Circonscription                                                                                                 MTV existantes
                             Caractéristiques environnementales                     Vecteurs              Paludi
      sanitaire                                                                                            sme
                                                                                                                     LC     LV      Bilhar.

 Mouly Yacoub                                                               Anophèle A. labranchiae                   -     Oui        -
                                                                            Phlébotome
 Sbaa Roidi                                                                 Anophèle A. labranchiae                 Oui     Oui        -
                                                                            Phlébotome
 Ain chekf                                                                  Anophèle A. labranchiae                 Oui     Oui        -
                                                                            Phlébotome
 Mikes                                                                      Anophèle A. labranchiae                   -      -         -
                                                                            Phlébotome
 Souk Sebt                                                                  Anophèle A. labranchiae                   -     Oui        -
                                                                            Phlébotome


Tous les détails sur ces sites de démonstration figurent sur les documents type « monographie »
établis pour chacune des quatre provinces.




                                                                                                                                           27
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Annexe F : Plan de travail et calendrier

  Composantes et résultats             Phase     de           2008              2009              2010                2011            2012
                                       préparation
                                                         1    2   3    4    1   2    3   4    1   2    3   4      1   2   3   4   1   2   3    4
                                       2006-2007
Composante 1 : Politique et
renforcement des structures de
la LAV
Résultat 1.1. Le document
détaillant la stratégie de la
GILAV est élaboré, publié et
diffusé
Résultat 1.2 La réglementation
relative à la LAV est mise à jour
Résultat 1.3. L’Unité de LAV est
créée, structurée et équipée au
moins dans les provinces à
risque ;
Résultat 1.4. La structuration et
la mise à niveau du laboratoire
d’entomologie médicale de
l’INH sont faites
Composante 2 : Développement
des capacités en matière de la
GILAV
Résultat 2.1. Les besoins en
personnel pour la LAV sont
normalisés
Résultat 2.2. Le personnel
impliqué dans la LAV est formé
en matière de la GILAV ;
Résultat 2.3. Le personnel
scientifique affecté au niveau des
entités régionales et dans les
provinces, formé en entomologie
médicale et LAV
Résultat 2.4. Les scientifiques et
les TH sont affectés ou
redéployés
Résultat        2.5.        Module
d’enseignement de la GILAV est
élaboré et introduit dans le
cursus de formation;
Résultat 2.6. Les effectifs admis
à la formation de techniciens
d’hygiène sont augmentés ;
Résultat 2.7. La dotation
budgétaire allouée à la LAV est
augmentée
Composante 3 : Recherche
opérationnelle        pour        et
maîtrise       des      différentes
méthodes alternatives de la
LAV
Résultat 3.1. Les gîtes à
moustiques et les espèces sont
recensés,       identifiées       et
cartographiés au niveau des sites
de démonstration
Résultat 3.2. L’état de sensibilité
aux insecticides des vecteurs au
niveau des sites pilotes est suivie
régulièrement
Résultat 3.3. Les méthodes
alternatives au DDT sont testées
et évaluées dans les conditions
locales
                                                                                                                                          28
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012
Résultat 3.4. Le programme de
recherche est établi et les
institutions en charge de sa
réalisation mandatée ;
Composante 4 : Gestion des
activités de la LAV et système
de suivi et d’évaluation
Résultat 4.1. Le processus de
planification          et         de
programmation des activités de
la LAV est renforcé
Résultat 4.2. Les activités de
LAV sont bien enregistrées et
communiquées au SLAV
Résultat 4.3. Les Structures
impliquées dans la LAV sont
équipés en produits et matériel
Résultat 4.4. La GILAV est
appliquée dans les sites de
démonstration
Composante         5:      Gestion
rationnelle des pesticides à
usage de santé publique
Résultat     5.1.     Les     textes
réglementaires régissant les
pesticides à usage de santé et
d’hygiène publique sont mis à
jour et promulgués
Résultat 5.2. Le contrôle de
qualité des pesticides utilisés
dans la LAV est amélioré
Résultat 5.3. La gestion des
stocks des pesticides est
améliorée
Résultat 5.4. La procédure
d’homologation des équipements
de la LAV est mise en place
Résultat 5.5. La surveillance
sanitaire des manipulateurs des
pesticides dans le cadre la LAV
est instaurée
Composante 6 : Collaboration
intersectorielle et participation
communautaire
Résultat 6.1. L’arrêté conjoint
entre le MS, le MI, le MADRPM
et le MATEE formalisant la
création du Comité Technique de
la GILAV est édicté, publié et
diffusé ;
Résultat 6.2. Des réunions
formelles et périodiques entre les
structures du MS impliquées
dans la LAV sont organisées ;
Résultat 6.3. Les communautés
sont sensibilisées et mobilisées
pour la LAV




                                                                                                                  29
Développement de la gestion intégrée de la lutte contre les vecteurs au Maroc - Document de projet - 18/02/2012

								
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