Antibioth�rapie des infections urinaires chez le chien & le chat

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2/16/2012
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							           ECOLE
           NATIONALE
           VETERINAIRE
           TOULOUSE




          Antibiothérapie des infections
         urinaires chez le chien & le chat
                               P.L. TOUTAIN
             UMR181 Physiopathologie et Toxicologie Expérimentales




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Update avril 2009                                                                 AB – ITU06- 1
       Questions à se poser pour
    entreprendre une antibiothérapie
1. Quel est l’agent étiologique?
    –    Diagnostic bactériologique
    –    Sensibilité du germe aux différents AB
        •   Antibiothérapie dirigée vs. empirique (pobabiliste)
        Propriétés PD de l’AB
2. Ou se trouve localisé le germe responsable
   (biophase)
    –    Écosystèmes complexes dans le TU
•   Comment l’AB peut-il accéder à la biophase et
    y exposer de façon appropriée le germe
    (temps, concentrations)
        Propriétés PK de l’AB

                                                                  AB – ITU06- 2
Définition d’une infection urinaire ou
 infection du tractus urinaire ( ITU)

• ITU se définit comme étant la colonisation
  microbienne de l’urine ou d’un segment du
  TU à l’exception de l’urètre distal

• Doit être distinguée d’une contamination
  lors du prélèvement


                                        AB – ITU06- 3
               Les différentes ITU
•   ITU haute
    •   pyélonéphrite
•   ITU basse
    •    cystite & urétrite
•   Prostatite
•   Bactériurie asymptomatique
    (10% des chiens)
    •   Ne sont pas des ITU sensu stricto
    •   Pas d’antibiothérapie
•   ITU associées à la pose d’une
    sonde vésicale

                                            AB – ITU06- 4
    ITU: données épidémiologiques
                                           Incidence UTD


                           8
                           7
                           6
                       %   5
                           4
Incidence:                 3
                           2

•3% des chiens
                           1
                           0
                               0-1   1-2   2-4   4-7   7-10   10-15   >15


•15% des chiens développent
                                             AGE (years)



une ITU au cours de leur vie

    •Seconde pathologie infectieuse après
               les dermatites

                                                                            AB – ITU06- 5
    ITU: données épidémiologiques




•25% des chats présentés dans un hôpital US
avaient des urines non stériles
•3% des chats développent une ITU au cours de
leur vie (% probablement sous- estimé)




                                              AB – ITU06- 6
  Agents étiologiques des ITU




• Pathogènes vs. Flore résidente




                                   AB – ITU06- 7
  Flore résidente du tractus urinaire

• Le tractus urinaire est normalement stérile sauf
  à l’extrémité distale de l’urètre (G+ & G-)
  – L’urine est normalement stérile
  – Importance pour l’interprétation d’une culture urinaire
    en fonction des modalités de prélèvement
• Présence d’une flore résidente dans la vagin, le
  prépuce (lactobacillus et Staphylococcus)
  – Rôle de flore de barrière
  – À ne pas supprimer par des antibiotiques pour avoir
    un accouplement “hygiénique”

                                                       AB – ITU06- 8
    Agents étiologiques des ITU
• Germes opportunistes

• Infections monobactériennes dans 70% des cas

• Infections polybactériennes si infection
  associées à des anomalies du TU


  – Antibiothérapie empirique vs. dirigée

                                             AB – ITU06- 9
   Agents étiologiques des ITU
• Gram négatif:~ 60%
  – E. coli : 36%
  – Proteus mirabilis :16%
  – Pseudomonas aeruginosa :5% (20% en
    France)
  – Enterobacter: 3%
  – Klebsiella: 4% (8% en France)
• Gram positifs:~ 40%
  – Streptococcus 10%
  – Staphylococcus spp: 20%

                                         AB – ITU06- 10
Relation entre les pathotypes d’E Coli du chien
  et de l’homme gènes trouvés chez le chien




                                   2001
                                           AB – ITU06- 11
   Agents étiologiques des ITU
• Gram négatif:~ 60%
  – E. coli : 27%
  – Proteus mirabilis: 20%
  – Pseudomonas aeruginosa: 11%
  – Enterobacter spp: 3%
  – Klebsiella pneumoniae: 4%
  – Pasteurella
• Gram positifs:~ 40%
  – Streptococcus: 13%
  – Staphylococcus: 18%

                                  AB – ITU06- 12
  Agents étiologiques des ITU
 associés aux calculs urinaires

• Urine alcaline favorise le développement
  de:
  – Staphylococcus
  – Proteus




                                      AB – ITU06- 13
Données physiopathologiques




                         AB – ITU06- 14
      Données physiopathologiques:
   les mécanismes de défense naturels

1. Germes de la microflore résidente
  – Urètre distal
     •   Flore de barrière
2. Défenses mécaniques
  – Mictions complètes et fréquentes
  – Risque en cas d’urolithiase, d’atonie
    vésicale etc.
3. Pouvoir antibactérien de l’Urine

                                            AB – ITU06- 15
    Propriétés antibactériennes de l’urine
• L’urine peut avoir une action négative sur la
  croissance bactérienne
  – pH
  – osmolalité élevée (chat), acides faibles antibactériens
    (Ac. hippurique, benzoïque.)
  – Mucoprotéines (de Tamm-Horsfal) qui enrobent les
    germes (produites par le tube de Henlé)
• L’urine peut avoir une action positive sur la
  croissance bactérienne
  – Urine riche en glucose inhibe la phagocytose
     • Prédisposition aux ITU en cas de diabète
  – Urine trop diluée diminue les propriétés antibactériennes
    de l’urine
     • Risque accru en cas d’hypercorticisme & de corticothérapie

                                                             AB – ITU06- 16
      Données physiopathologiques:
      mode d’invasion des bactéries


• les ITU sont des infections ascendantes
  avec remontée de germes opportunistes
  – Cystite : à partir de l’urètre
  – Pyélonéphrite : à partir d’une cystite
     • L’uretère forme un angle pour garantir un flux
       unidirectionnel de l’urine
• Rarement d’origine sanguine

                                                        AB – ITU06- 17
    Biophase des ITU:
   Une UTI implique un
attachement spécifique du
   germe à l’urothélium



                        AB – ITU06- 18
           Pathogénie des UTI
• Une ITU nécessite un attachement du
  pathogène et une colonisation de la muqueuse
  urinaire
  – Sessiles vs planctoniques
  – La biophase est la colonie sessile


• Nécessité de connaître les facteurs
  d’attachement (facteurs de virulence) du
  pathogène et les mécanismes de défense de la
  muqueuse


                                           AB – ITU06- 19
La muqueuse urinaire &
     l’urothélium




                         AB – ITU06- 20
Muqueuse urinaire= Urothélium + stroma sous jacent




                                                     AB – ITU06- 21
          Urothélium
(toutes les cellules épithéliales)

                                     Cellules superficielles ou cellules
                                     parapluie (umbrella)



 Basale




                                                   Cellules
                                                   intermédiaires 2 à
                                                   >10 cellules



                                                               AB – ITU06- 22
                  Cellules « parapluie »
                      (umbrella cells)

Production de mucine             Jonctions serrées


                                 Adhérence difficile




         Elles sont spécialisées dans la
         protection chimique et elles peuvent
         être étirées
                                               AB – ITU06- 23
        Interface hydrophobique (GAG/ mucine …)
Urine   Imperméable aux composés chimiques de l’urine




                                                AB – ITU06- 24
Couche de glycosaminoglycan (GAG)

1. Les bactéries n’adhèrent que difficilement à la
   muqueuse à cause de la présence d’une
   couche de GAG qui tapisse l’épithélium
  –   La rupture de la couche de GAG par les calculs, les
      néoplasmes ou des irritants favorise les ITU
2. Elle est très hydrophobique ce qui entraîne la
   formation d’une zone hydrophobe isolant
   l’urine de la muqueuse
• Cela explique la tolérance de la muqueuse
   urinaire à l’urine et ses composés irritants

                                                    AB – ITU06- 25
               L’urothélium
• Il forme une barrière contre les bactéries & les
  agents chimiques (carcinogènes de
  l’environnement, toxines et tous les déchets
  retrouvés dans l’urine).
• Applications
  – Comment les bactéries s’attachent à l’urothélium?
  – Quelle signification donner à la concentration
    urinaire en antibiotique vis-à-vis d’une
    biophase pariétale dans la mesure ou l’urine
    n’est pas en contact direct avec l’urothélium?

                                                AB – ITU06- 26
Le pathogène & ses facteurs de
   virulence : le cas des Coli
   uropathogènes ou UPEC

Uropathogenic Escherichia coli- UPEC



                                   AB – ITU06- 27
         UPEC: Pathogénie

1. Attachement aux cellules de l’urothélium

2. Réponse inflammatoire du TU

3. Perturbation de la régulation de
   l’apoptose (NF-кB) dans les cellules
   hôtes

                                          AB – ITU06- 28
                             Types of E. coli
Commensal Strains     Extraintestinal Pathogenic Strains          Intestinal Pathogenic Strains
                                   (ExPEC)

                                 Urinary Tract Infection                  Entrotoxigenic E. coli
                                                                                 (ETEC)
                                  Abdominal Infection                    Entropathogenic E. coli
                                                                                (EPEC)
                                       Meningitis                         Entroinvasive E. coli
                                                                                 (EIEC)
                                       Pneumonia                        Entroaggregative E. coli
                                                                              (EAggEC)
                           Cellulitis/Musculoskeletal Infection         Diffusely Adherent E. coli
                                                                                 (DAEC)
                                 Endovascular Infection                 Entrohemorrhagic E. coli
                                                                               (EHEC)
                                       Bacteremia


                                Miscellaneous Infection




                Les pathogènes diffèrent des commensaux
                par la présence de facteurs de virulence
                                                                                         AB – ITU06- 29
                          UPEC
•    Possèdent des îlots de pathogénicité non
     retrouvés dans les isolats intestinaux
•    Les îlots de pathogénicité codent pour
     les facteurs de virulence
    1.   Pili
    2.   Adhésines
    3.   Toxines
    4.   Hémolysines
         •   promotion de la croissance bactérienne


                                                      AB – ITU06- 30
    Mécanismes d’attachement aux
        cellules épithéliales
• L’attachement de la
  bactérie à l’épithélium est
  un élément clé de la
  pathogenèse des ITU

• Le non attachement
  entraîne l’élimination du
  germe par le flux urinaire

• L’attachement peut être
  assuré par des pili (ou
  fimbriae) pour les G- ou
  par des adhésines pour
  les G+

                                AB – ITU06- 31
      Attachement & reconnaissance
                              Adherence by afimbrial
•Adherence by pili            adhesin (most of G(+)
(fimbriae) of G(-) bacteria   bacteria are mediated
                              by afimbrial adhesin)




                                                   AB – ITU06- 32
Attachement: Les Pili




                        AB – ITU06- 33
● Il y a 2 types de pili (type I et type P) causant 2
  types de pathologie car ils se fixent
  spécifiquement sur des récepteurs différents

● Type I pour les cystites & pili de type P pour
  les pyélonéphrites.

   – Type I pili:
      • bind mannose on urethral cells
      • (fim gene cluster)
   – P pili:
      • bind P blood group on bladder and kidney urothelia
      • (pap genes- pyelonephritis-associated pili)

                                                             AB – ITU06- 34
Stratégies thérapeutiques visant à bloquer
    la phase d’attachement par les pili

 • Recherche de vaccins pour bloquer la
   liaisons des pili aux récepteurs cellulaires
      • Vaccine against FimH (type 1 fimbrial ahesin)


 • Mécanisme d’action des antibiotiques à
   des concentrations sub-inhibitrices pour
   des traitements à long terme


                                                    AB – ITU06- 35
        Internalisation des E Coli
• E Coli est normalement une bactérie
  extracellulaire
• E Coli avec pilli de type I peuvent pénétrer dans
  les cellules épithéliales




                                               AB – ITU06- 36
Adherence of UPEC to bladder epithelium




                                      AB – ITU06- 37
Interplay between innate host defenses and UPEC within the bladder. The flow of urine in addition to a variety of host factors that can act as soluble receptor
analogues for type 1 pili can impede contact between type 1-piliated UPEC and host superficial facet cells. If contact is established, FimH-receptor interactions
can trigger the internalization of adherent bacteria into facet cells, in which UPEC can replicate to high levels. However, attachment and/or invasion can result
in the activation of apoptotic pathways within facet cells, leading to the eventual exfoliation and clearance of infected host cells. The release of infected bladder
cells in urine may facilitate the spread of UPEC strains in the environment. Initial interactions between type 1-piliated E. coli and urothelial cells can also result
in the induction of pro-inflammatory cytokines, leading to the influx of PMNs into the urothelium. To avoid clearance by exfoliation, UPEC is able to escape
from dying facet cells and can go on to infect surrounding and underlying epithelial cells. These bacteria may eventually be able to enter a niche within the
urothelium in which they can persist (at subclinical levels) undetected by immunosurveillance mechanisms.

                                                                                                                                                       AB – ITU06- 38
  Internalisation et exfoliation
• L’internalisation provoque normalement une apoptose &
  une exfoliation pour éliminer le pathogène
• Le turnover des cellules épithéliales est très lent (40
  jours) et une exfoliation excessive va exposer les
  cellules sous-jacentes aux pathogènes qui vont
  progresser vers les couches profondes de l’épithélium




                                                   AB – ITU06- 39
  Conséquence de l’internalisation de
certains Coli: Formation d’un réservoir à
         l’origine des rechutes

• Certains Coli intracellulaires peuvent survivre en
  quiescence dans les couches profondes de la
  muqueuse
• Persistance de l’infection même en présence
  d’urine rendue stérile par l’antibiothérapie
• Explique les rechutes car ces bactérie ne
  semblent pas accessibles aux antibiotiques
  (facteurs PK et/ou PD)

                                               AB – ITU06- 40
La reconnaissance des UPEC
par les cellules de l’urothélium
  et le déclenchement de la
       réponse de l’hôte




                              AB – ITU06- 41
 Nécessité pour l’urothélium de
   reconnaître le pathogène
• Reconnaissance par l’hôte de signatures
  moléculaires des pathogènes invasifs
  – (Pathogen Associated Molecular Patterns (PAMPs)”
• Composés spécifiques produit par les gènes du
  pathogène
  – Signature conservée parmi les pathogènes
  – Composés essentiels à la survie des germes
     • LPS (bactéries Gram négatif )
     • Peptidoglycan (bactéries Gram positif)


                                                 AB – ITU06- 42
 Les récepteurs pour reconnaître les PAMPs
   (Pattern Recognition Receptors (PRRs))


• Il existe des récepteurs capables de
  reconnaître des patterns microbiens
  (PPRs)
  – Macrophage mannose receptor
  – Macrophage Scavenging Receptor-LPS and
    Gram neg. bacteria
  –Toll-like Receptors

                                         AB – ITU06- 43
    Les récepteurs de type Toll (TLR)

• Très conservés
• Exprimés par les macrophages
• Les ligands sont des produits bactériens
• Leur activation induit la production de cytokines
  inflammatoires et active les défenses de l’hôte
• La signalisation conduit à l’activation du NF-kB ,
  un facteur de transcription



                                               AB – ITU06- 44
  Perspectives vis-à-vis de TRL4

• Polymorphisme et susceptibilités aux ITU

• Bactériurie asymptomatique liée à une faible
  expression de TRL4

  – Souris KO pour TRL4 font des bactériuries
    asymptomatiques


• Modulations pharmacologiques de TRL4

                                                 AB – ITU06- 47
Réponse inflammatoire de
  l’hôte au pathogène




                      AB – ITU06- 48
TLR Signaling




                AB – ITU06- 49
La réponse de l’hôte à un pathogène
             urinaire

• Le TU est normalement stérile et il n’a
  aucune raison, contrairement à d’autres
  organes d’être exposé à des pathogènes
• Il en résulte que le système de défense
  sera essentiellement le système inné
• Essentiellement par une inflammation
• Pas ou peu de réponse immunitaire
  – Infections récurrentes; pas de vaccin
                                            AB – ITU06- 50
 Absence de réponse inflammatoire


• ITU associées au diabète et à
  l’hypercorticisme (40% d’ITU chez ces
  chiens)

• ITU asymptomatiques



                                          AB – ITU06- 51
Principes de traitement des ITU




                            AB – ITU06- 52
  Diagnostique bactériologique:
            objectifs


• Identification du germe

• Sensibilité du germe aux antibiotiques




                                           AB – ITU06- 53
  Méthodes de collection des urines

• Cystocentèse : méthode de choix
• cathétérisation
  – 26% de positivité sur sujets normaux
• Miction spontanée (au milieu)
• Compression vésicale
  – 85% de positivité chez sujets normaux




                                            AB – ITU06- 54
Cystocentèse




               AB – ITU06- 55
 Méthodes de collection des urines


• Réfrigération dans les 15 minutes

• Possibilité de garder les urines pendant 6 h
  réfrigérées




                                         AB – ITU06- 56
Interprétation d’un prélèvent urinaire en termes de
    CFU/mL selon la technique de prélèvement

Technique de     Significatif   contamination
prélèvement
Cystocenthèse    >1000

Cathétérisaton   >104           <1000

Miction     >105                <104
spontanée
Compression >105                <104
vessie
                                                AB – ITU06- 57
Interprétation d’un prélèvent urinaire en termes de
    CFU/mL selon la technique de prélèvement

Technique de     Significatif   contamination
prélèvement
Cystocenthèse    >100-1000

Cathétérisaton   >1000

Miction
spontanée
Compression
vessie
                                                AB – ITU06- 58
                Antibiothérapie:
éléments pour un choix rationnel de l’AB

• Le germe:
   – sensibilité aux AB (PD)
• L’Antibiotique :
   – capacité à atteindre des concentrations adéquates
     dans la biophase (PK)
   – Absence d’effets secondaires notamment sur le rein
     (aminoglycosides)
   – Absence d’effets sur la microflore digestive
• Praticité
• Coût

                                                   AB – ITU06- 59
    Les différents types d’antibiothérapie

– Prophylaxie
   • Sondage urinaire
   • Prévention des rechutes chez l’animal à risque
– Antibiothérapie empirique (probabiliste)
   • Épidémiologie; signes cliniques
– Antibiothérapie semi-empirique
   • connaissance du type de germe impliqué
   • Examen des sédiments (bâtonnet vs cocci) & pH des urines
– Antibiothérapie ciblée
   • avec connaissance du germe et sa sensibilité aux AB
   • Antibiogramme ou CMI



                                                           AB – ITU06- 60
Antibiothérapie & prophylaxie des
         ITU récurrentes

– Prévention des rechutes chez l’animal à risque
  • 3-4 épisodes d’ITU/an
  • Antibiothérapie à dose filée (1/3 dose usuelle) sur 6
    mois ???
     – Effets possibles sur l’adhésion bactérienne pour des
       concentrations inférieures aux CMI de plusieurs
       antibiotiques (Amoxicilline, Tétracycline…)
– Risque d’induction de résistance?
  • Risque d’être dans la fenêtre de sélection (pas de
    quinolone)
– Risque de toxicité
  • TMP/sulfa, chloramphenicol
                                                          AB – ITU06- 61
  Antibiothérapie & prophylaxie des ITU
               récurrentes
  WOCA (Weekly Oral Cyclic Antibiotic)

– ITU récurrente chez des patients traumatisé
  an niveau de la moelle épinière
– Motivation: les prophylaxies usuelles double
  la proportion des multirésistances
– Principe: 1 administration par semaine d’un
  AB et on change d’AB la semaine suivante
  pour revenir sur le premier AB 15 jours plus
  tard
– Bon résultats cliniques & moins de MDR
– Salomon JAC 2006 pp1-5
                                           AB – ITU06- 62
Les ITU associées aux sondes
    urinaires: les biofilms




                          AB – ITU06- 63
       ITU & sondage urinaire
• Probabilité d’une ITU à chaque sondage
  d’environ 3% (homme)

• Accession des pathogènes soit par la
  lumière de la sonde (contrôlable) soit à la
  périphérie de la sonde (incontrôlable)

• Les bactéries se déplacent avec leurs
  flagelles

                                          AB – ITU06- 64
       Formation d’un biofilm
• Sondage chronique
• Développement d’un écosystème sur une
  surface abiotique
• Peut se développer en quelques heures
  après la mise en place de la sonde
• Inaccessibles aux antibiotiques
• Risque de dissémination des germes
  planctoniques qui peuvent être à l’origine
  de cystite et de pyélonéphrite

                                         AB – ITU06- 65
            Biofilm: a cause of persistent infection


                                             Surface abiotique


                                     Planktonic bacteria can be
                                     cleared by antibodies and
                                     phagocytes and are
                                     susceptible to antibiotics




                                 Antibiotic   Antibody   Planktonic cell
                                      Biofilm cell   Phagocyte enzymes
JW Costerton (1999) Science, 284:1318-1322                             AB – ITU06- 66
            Biofilm: a cause of persistent infection




                                   Adherent bacterial cells forms
                                   biofilms preferentially on inert
                                   surfaces and these sessile
                                   communities are resistant to
                                   antibodies, phagocytes and
                                   antibiotics


                                 Antibiotic Antibody   Planktonic cell
                                      Biofilm cell  Phagocyte enzymes

JW Costerton (1999) Science, 284:1318-1322                           AB – ITU06- 67
            Biofilm: a cause of persistent infection




                                     Phagocytes are attracted to the
                                     biofilms. Phagocytosis is
                                     frustrated but phagocytic
                                     enzymes are released


                                             Enzymes
                               Antibiotic Antibody   Planktonic cell
                                    Biofilm cell  Phagocyte enzymes

JW Costerton (1999) Science, 284:1318-1322                          AB – ITU06- 68
           Biofilm: a cause of persistent infection



                           Phagocytic enzymes damage
                           tissue around the biofilm and
                           planktonic bacteria are released
                           from the biofilm. Release may
                           cause dissemination and acute
                           infection in neighboring tissue




                Antibiotic Antibody Planktonic cell
                     Biofilm cell  Phagocyte enzymes
JW Costerton (1999) Science, 284:1318-1322
                                                              AB – ITU06- 69
     Human infections involving biofilms
    Infection or disease                         Bacterial species
    Dental caries                           acidogenic gram-positive cocci
    Otitis media                                Haemophilus influenzae
    Osteomyelitis                         various bacteria and fungal species
    Bacterial prostatis                    E. coli and other gram-negative
    Nosocomial infections
      - sutures                               S. epidermidis & S. aureus
      - arteriovenous-shunt
      - contact lens                      P. aeruginosa, gram-negative cocci
       - urinary catheter cystitis          E. coli, other gram negative ….
       - IUD                                      actynomyces israeli
       - endotracheal tube                    a variety of bacteria/fungus
       - central venus catheter                       S. epidermidis
       - orthopedic device                    S. aureus & S. epidermidis
Costerton (1999) Science, 284:1318-1322                                AB – ITU06- 70
   Antibiothérapie & prophylaxie des ITU
     liées à un cathétérisation urinaire

• Prophylaxie
   – Les mesures d’antisepsie sont plus importantes (gants..)
   – L’antibiotique ne peut être efficace que s’il est administré avant une
     contamination possible (chirurgie)
   – La durée de mise en place est le principal facteur de risque
   – Préférer les sondages multiples aux sondages chroniques
   – AB sont Inefficaces si le cathéter reste en place plus de 3 jours
   – Infection favorisée par les corticoïdes
   – Implantation d’une flore de Coli asymptomatiques (homme)
• Curatif
   – biofilm; polymicrobisme possible
   – Enlever la sonde
   – Uroculture
            –    puis débuter un traitement pendant 10 jours
            – Si polymicrobisme, viser l’un d’entre eux mais éviter les associations (sauf
              TMP/Sulfa) car risque de superinfection



                                                                                         AB – ITU06- 71
Eléments PD pour un choix rationnel
         de l’antibiotique
 – Prophylaxie
 – Antibiothérapie empirique (probabiliste)
   • Épidémiologie; signes cliniques
 – Antibiothérapie avec connaissance de la
   nature du germe impliqué
   • Examen des sédiments (bâtonnet vs cocci) & pH
     des urines
 – Antibiothérapie avec connaissance de la
   sensibilité du germe
   • Antibiogramme ou CMI

                                               AB – ITU06- 72
Eléments PD pour un choix
 rationnel de l’antibiotique




                               AB – ITU06- 73
      Données épidémiologiques &
     premier choix d’un antibiotique

Germes              Chien   Chat   AB
                    (%)     (%)
E coli              36      27     Amox-clavu
                                   TMP/sulfa
                                   Cefalex
Staphylococcus      20      17     Amox-clavu
                                   Ampi
                                   Cephalex
Streptococcus spp   12      18     Ampi
                                   Amox-clavu
                                          AB – ITU06- 74
     Données épidémiologiques &
    premier choix d’un antibiotique

Germes             Chien   Chat   AB
                   (%)     (%)
Proteus spp        16      20     Amox-clavu
                                  Ampi
Klebsiella spp     8       4      Amox-clavu
                                  TMP/sulfa
                                  cephalex
Enterobacter spp   3       1      Amox-clavu
                                  TMP/sulfa


                                        AB – ITU06- 75
    Données épidémiologiques &
   premier choix d’un antibiotique

germes          Chien    Chat   AB
                 (%)      (%)
Pseudomonas     20       1      Enroflox
aeruginosa      (France)        Tétra
Pasteurella     0        11     Ampi

Mycoplama spp   0       11      Enroflox
                                Tétra

                                      AB – ITU06- 76
     Antibiothérapie empirique


• Amoxicilline-Acide clavulanique
  (Synulox, Pfizer)
  – Pour tous les germes sauf Pseudomonas
• Quinolones
  – Jamais en premier intention sauf
    Pseudomonas ou Mycoplasma



                                            AB – ITU06- 77
   Antibiothérapie semi-dirigée
• Antibiothérapie avec connaissance de la
  nature du germe impliqué
• En attendant les résultats de l’uroculture
  – Examen des sédiments : bâtonnet ou cocci
  – pH urinaire


• Permet un premier choix


                                          AB – ITU06- 78
 Coloration de Gram


 Gram négatif




Gram positif




                      AB – ITU06- 79
        Critères initiaux de choix de l’antibiotique
               antibiothérapie semi-dirigée

pH urine     Caractéristique   Agent étiologique    antibiotiques
             de la bactérie    probable

Acide        bâtonnet          E coli               Amox-clavu
                                                    TMP/sulfa
                                                    Cephalex
Acide        cocci             Enterococcus         Amox-clavu
                               ou Streptococcus
Alcalin      bâtonnet          Proteus              Ampi
                               Clive urée           Amox-clavu
Alcalin      cocci             Staphylococcus spp   Cephalexine
                               Clive urée           Amox-clavu



                                                                  AB – ITU06- 80
                  Gram+


• Possibilité d’une antibiothérapie de
  première intention (empirique ) car tous
  les germes Gram+ sont sensibles




                                         AB – ITU06- 81
                   Gram-


• Il est préférable d’identifier le germe
  compte tenu de la fréquence des
  Pseudomonas & des Klebsiella (en
  France) et dont la sensibilité est variable




                                           AB – ITU06- 82
     Antibiothérapie dirigée



–La nature du germe est connue
–Sa sensibilité est connue
  • Antibiogramme
  • CMI



                                 AB – ITU06- 83
     Interprétation des résultats de
            l’antibiogramme
Signification des concentration urinaires en
                antibiotique

– Les valeurs critiques correspondent à des
  concentrations sériques et non urinaires
– Si résultat est Sensible: pas de difficulté
– Si résultat est Résistant:difficulté car les
  concentrations urinaires sont très supérieures
  aux concentrations plasmatiques



                                            AB – ITU06- 84
                                            Concentration
                  Dose         Intervalle
     AB                 voie                urine (µg:mL)
                  mg/kg            (h)
                                               CMI (S)
    Ampi           22    PO        8           309 (4)
    Amox           11    PO        8            202
    Chloram        33    PO        8          124 (8)
Nitrofurantoïne    4.4   PO        8          100 (25)
  TMP-Sulfa        13    PO        8            26/79
    Genta           2    SC        8           107 (4)
  Cephalex          8    PO        8           225 (2)
   Enroflox        2.5   PO       12            40 (1)
 Tétracycline      18    PO        8           138 (4)

                                                    AB – ITU06- 85
  Concentrations urinaires des
        antibiotiques

• Les AB sont en très grandes concentrations
  dans les urines grâce à leur élimination par
  clairance rénale
• Les questions posées sont:
  – Où est réellement la biophase et quel liquide
    (plasma ou urine) en est le meilleur marqueur ?
  – Si c’est l’urine, quid de l’activité de l’antibiotique dans
    cette matrice ?



                                                         AB – ITU06- 86
Interprétation de l’antibiogramme
• Quelle est la biophase?
  – Rôle de barrière de l’urothélium
• Quelle est la concentration la plus
  pertinente: urine ou plasma?
  – Si plasma, l’antibiogramme conventionnel est
    à prendre en considération




                                            AB – ITU06- 87
 Activité des antibiotiques dans les
               urines
• Seules les fractions non-ionisées peuvent agir
• La fraction NI est fonction du pH des urines
• Activité diminuée par un pH acide
  – Aminoglycosides, quinolones
• Activité diminuée par un pH alcalin
  – Ampi/Amox/Tetra/Nitrofurantoïne
• Activité non influencée par le pH
  – Céphalexine, TMP


                                             AB – ITU06- 88
   Valeur prédictive de l’antibiogramme

• Essai clinique            (Eudy; ww Correlation between
  sensitivity testing and therapeutic response in urinary tract in
  urinary tract infection. Urology 1973 2:519-522)
• 545 patients

          antibiogramme            % guérison

          Sensible                 66

          résistant                60



                                                                     AB – ITU06- 89
 Valeur prédictive de l’antibiogramme

• Antibiothérapie empirique chez 156
  patients
• Guérison clinique
   – 89% si E coli est sensible
   – 61% si E coli résistant à au moins un des AB
     utilisé en empirique (pas forcément celui qui a
     été utilisé chez un patient donné)
   – Différence significative

• Noskin et al., Clin Drug Invest, 2001:13-30

                                                AB – ITU06- 90
Valeur prédictive de l’antibiogramme

• Valeur limitée pour les cystites
• Valeurs probablement plus grande pour
  les pyélonéphrites
• Notion de classe intermédiaire pour
  l’antibiogramme (LCSI ex NCLLS)
  – Cette classe a été crée pour prendre en
    compte les situation ou les concentrations
    dans la biophase sont supérieures à celles du
    plasma

                                            AB – ITU06- 91
   Signification des concentrations
       urinaires en antibiotique

• Il est préférable de connaître la CMI
     • Mesurée
        – par dilution
        – Par les courbes de concordance
  – Retenir un AB donnant une concentration
    urinaire égale à 4 fois la CMI (90% d’efficacité)




                                                AB – ITU06- 92
       Valeur prédictive de la CMI

• Traitements avec Ampicilline ou
  TMP/Sulfa
• 92.5% des cas (187) répondent à l’ampi
  en conformité avec la sensibilité in vitro
• 84% des cas (283) répondent au
  TMP/Sulfa en conformité avec les
  sensibilité in vitro

Ling et al JAVMA 1984 185 : 277-281
                                          AB – ITU06- 93
Concentrations urinaires & efficacité
  de l’ampicilline et l’amoxicilline
• La MIC de Staphylococcus spp &
  Streptococcus sont presque toujours
  inférieure à 10µg/mL
• Les concentrations urinaires avec le
  schéma posologique recommandé sont de
  300µg/mL
• L’ampi & l’amoxi seront efficaces même si
  l’antibiogramme déclare le germe comme
  résistant
                                       AB – ITU06- 94
Concentrations urinaires & efficacité
    de la Tétracycline et de la
           Céphalexine

• La tétracycline peut être efficace sur un
  Pseudomonas déclaré résistant

• La Céphalexine peut être efficace sur une
  klebsiella déclarée résistante



                                          AB – ITU06- 95
         Antibiothérapie:
  éléments pour un choix rationnel

• Le germe: sensibilité aux AB (PD)
• L’AB : capacité à atteindre des concentrations
  adéquates dans la biophase (PK)
• Absence d’effet secondaires notamment sur le
  rein
• Absence d’effets sur la microflore digestive
• Praticité



                                             AB – ITU06- 96
Elément de PK (distribution) pour le
     choix d’un antibiotique

• Pyélonéphrite aiguë
  – La biophase est la médullaire du rein
  – Ne pas utiliser les aminoglycosides car
    s’accumulent dans le cortex rénal
  – La nitrofurantoïne n’est pas utilisable car elle
    n’a pas d’effet systémique (risque de
    septicémie)
  – Les sulfamides ne pénètrent pas
    suffisamment le tissu rénal et seul le TMP agit
                                              AB – ITU06- 97
        Voie d’administration

• Voie orale car la durée des traitements
  peut être longue
• Les aminoglycosides ne sont pas
  absorbés par voie orale




                                        AB – ITU06- 98
     Durée de l’antibiothérapie
• Pas d’essai clinique contrôlés
• Variable avec la localisation et les
  caractéristiques de l’ITU
  – Initiale
  – Rechute
  – persistante
  – réinfection
  – Superinfection
  – Compliquée (urolithiase, diabète…)

                                         AB – ITU06- 99
   Durée de l’antibiothérapie
• Initiale
   • 1-2 semaines
   • Pas d’essai clinique pour documenter cette durée
• Rechute
• Persistante (chronique)
   • Pyélonéphrite: 6 semaines
   • Prostatites: 6 semaines
• Réinfection
• Superinfection
• Compliquée (urolithiase, diabète…)

                                                AB – ITU06- 100
   Durée des traitements d’une ITU
            chez l’enfant
  • Méta-analyse à partir de 636 publications
  • 10 essais retenus pour leur statut de RCT
  • 652 enfants
  • Comparaison du traitement standard (7-14
    jours) contre un traitement court (2-4
    jours)
  • Pas de différence significative(RR=1.06 &
    95%CI=0.64-1.76) à 10 jours et 15 mois
    après le traitement
Hodson & al Arch Dis Child 2006 pp118-123
                                            AB – ITU06- 101
        Intervalle d’administration

• La plus part des antibiotiques utilisés dans les ITU ont
  des temps de demi-vies courts
• Il faut maintenir des concentrations efficaces sur
  l’intervalle de dosage
• Importance du rythme des mictions
   – Miction avant l’administration pour garantir les concentrations les
     plus élevées
• Administration 2 ou 3 fois par jour sauf quinolones
   – Compliance du propriétaire
   – Voie orale obligatoire



                                                                 AB – ITU06- 102
  Posologies            recommandée AMM                        Nom déposé
                        (mg/kg)     (mg/kg)
  Ampicilline           77                  80                 Ampidog
                                                               Virbac
  Amoxicilline          33                  20                 Suramox
                                                               Virbac
  Céfalexine            30                  30                 Rilexine
                                                               Virbac
  Chloramphénicol       100                 ~10                Cysticat
                                                               Sepval
  Nitrofurantoïne       15                  2.5                Cystidog
                                                               Sepval
  TMP/Sulfa             26/66               5/25               Septotryl
                        (sulfametoxazole)   (sulfamethoxpyri   Vetoquinol
                                            dazine)
  Tétracycline          55                  25                 Clemycine
                                                               Clément

Recommandées par Lees & Rogers: JAVMA: 1986 189:648-652
                                                                          AB – ITU06- 103
Antibiotiques possibles pour E coli

• Bonne activité de:
  – TMP/Sulfa
  – Amox-clavulanique
  – Fluoroquinolones
  – Chloramphénicol
• Mauvaise activité de:
  – Pénicilline, ampicilline
  – Tétracycline
  – Céphalosporine de première génération
                                        AB – ITU06- 104
 Antibiotiques pour Staphylococcus


• Amoxicilline-clavulanique
  – Synulox® Pfizer


• Céphalosporine de première génération
  – Céfalexine (Rilexine ®,Virbac)
     • MIC90 for S pseudointermedius: 2-4µg/mL
     • CLSI BP est de 2µg/mL mais ne couvre pas urine



                                                AB – ITU06- 105
  Nitrofurantoïne (Cystidog,Sepval)

• Anti-infectieux
  – Activation intrabactérienne donnant des
    composés intermédiaires responsables de
    l’activité
• Large spectre
  – Bonne activité contre les Coli & Entecocci
  – Très Mauvaise activité contre Proteus &
    Pseudomonas
  – Mauvaise activité sur Enterobacter &
    Klebsiella

                                             AB – ITU06- 106
    Nitrofurantoïne (Cystidog, Sepval)
• Bonne biodisponiblité orale
    – Forme macrocristalline mieux tolérée
    – Forme microcristalline plus disponible
    – Pas d’effet systémique car trop vite éliminée (t1/2=0.5
      à 1h) donc non utilisable si risque de bactériémie
      (pyélonéphrite aiguë)
    – Administration 4 fois par jour
•   Elimination urinaire (40% inchangé)
•   Moins actif si urine alcaline
•   Effets secondaires digestifs
•   Dose
    – AMM: 2.5mg/kg 2 fois par jour
    – Recommandée: 55mg/kg en 4 fois
                                                      AB – ITU06- 107
           Critères de guérison

• Guérison bactériologique indispensable
• Retour à la stérilité des urines & des tissus
• Vérification par l’absence de rechute dans les 10
  jours (même germe)
• Bactériologie de contrôle
• Gérer les réinfections (nouvelle infection avec un
  germe qui peut être différent car la cause
  favorisante peut toujours être présente)


                                               AB – ITU06- 108
   Thérapeutiques adjuvantes
• Augmenter la diurèse
  – Inefficace (germes tissulaires)
  – Dilution des urines
     • Réduction de la concentration en AB
     • Réduction de l’osmolalité qui est un mécanisme
       protecteur chez le chat
• pH des urines
  – Pas d’évidence de l’intérêt de modifier le pH
    urinaire


                                                  AB – ITU06- 109
Canine prostate: cystic hyperplasia




                                  AB – ITU06- 110
Conclusion




             AB – ITU06- 111

						
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