Rhumato du membre sup
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- 2/16/2012
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RHUMATOLOGIE
DU
MEMBRE SUPERIEUR
Capsulite rétractive………...…………………………………………………………..…2
Coiffe des rotateurs…………………………..………………………...................……… 5
Algoneurodystrophie………………………..…………………...………………………..8
Polyarthrite rhumatoïde………………………..…………………...…………………..12
1
CAPSULITE RETRACTILE
I. Pathologie
Rétraction capsulaire plus ou moins serrée autour de l’articulation gléno humérale, rendant toutes
mobilisations difficiles voire impossible.
Diagnostic différentiel : syndrome épaule-main / syndrome algnoneurodystrophique.
Etiologie :
- toutes les pathologies traumatiques du membre supérieur
- certaines pathologies rhumatismales du membre supérieur (tendinopathie de la coiffe,
ténosynovite du long biceps…)
- problème neurologiques du membre supérieur (paralysie périphérique / hémiplégie)
- chirurgie thoracique
- médicaments (comme certains barbituriques)
- capsulites primitives (sans étiologie)
Evolution :
- phase 1 : 0 à 3 mois : hyperalgie, maximum des douleurs au début – quasi nulle vers 6 mois
- phase 2 : 3 à 6 mois : décru des douleurs et début de l’enraidissement (début des raideurs vers 3
mois)
- phase 3 : jusqu’à 18 mois : raideurs (maximum vers 18 mois)
Traitements médicaux :
- Diagnostic souvent mal posé, RAS à la radio (parfois ascension légère de la tête humérale :
rupture du cintre omo-huméral)
- Traitement antalgique, anti inflammatoire, parfois infiltrations (mais très mauvais résultats),
parfois arthro distension (distension de la capsule) sous arthroscopie) puis kiné intensive en post-
op, arthrotomie (section chirurgicale de la capsule) puis rééduc post op (risque :
algoneurodystrophie), bloc anesthésique du nerf sus scapulaire (arrêt des douleurs par section
nerveuse)
II. Phase 1
Dossier Médical - H.D.M., facteur déclanchants, traitement médical, type de douleur…
Interrogatoire - Latéralité, activité socio professionnelles, sportives…
Palpatoire Points douloureux :
- Coracoïde
- V deltoïdien
- Gouttière bicipitale, fosses supra et infra épineuses
- Emergence du nerf XI spinal (1/3 moyen du tranchant du trapèze)
- Occiput
- Elévateur de la scapula / petit rond
CTV - pathologie pseudo inflammatoire : demande de la VS (vitesse de sédimentation)
- petite amyotrophie
2
Articulaire - début de phase 1 : bras en écharpe, très douloureux : bilan en fin de phase
- exploration de la SST, sterno claviculaire, coude, poignet, main, rachis cervical
(auto grandissement, test de Klein…), ampliation thoracique
Morpho statique - cf poly
& dynamique
Musculo- - bilan en fin de phase 1
tendineux - exploration : contractibilité des abaisseurs en statique (grands PDR), tonicité
statique biceps et triceps : balance par co-contraction, évaluation musculaire
poignet / main et grandissement axial (tronc)
Fonctionnel - main bouche / front / tête / nuque / fesse / dos…habillage…
TRAITEMENTS
- Massage (à distance : main – avant bras ± bras, rachis cervical, fosses supra/infra scapulaires)
- Ultrasons discontinus (antalgiques)
- Ionisation (calcique)
- Mobilisation (SST, rachis thoracique, coude, poignet, main)
- Travail actif : contraction statique
III. Phase 2
Bilan :
- Interrogatoire : reprise des mêmes éléments
- CTV : amyotrophie visible (deltoïde, fosses sus et sous épineuses, biceps, triceps)
- Morphostatique et dynamique : cf poly, le patient doit sortir le membre supérieur de son écharpe et
l’intégrer à la marche
- Articulaire : idem, on commence à ajouter la gléno humérale (amplitudes très faibles)
- Musculaire : travail dynamique des abaisseurs, du biceps et triceps (dans toutes les fonctions), rachis
cervical, muscles cervicaux contro latéraux (trapèze ++), coiffe des rotateurs
- Fonctionnel : progression
Traitement :
CF poly – laisser les compensations de façon à avoir un mouvement global de l’épaule.
IV. Phase 3
Bilan :
- Interrogatoire : possibilité d’avoir un patient qui n’a pas eu de rééducation : reprendre tout
- Douleur : absente, sauf éventuellement dans les mouvements extrêmes, points douloureux
- Articulaire : faire toutes les mesures (goniométrie active et passive) de la gélno humérale (diminution
des amplitudes par rapport à la phase 2 car on empêche désormais les compensations) ainsi que la
SST, le rachis cervical, le coude et poignet main.
3
- Musculaire : identique à la phase 2 et travail dynamique absorbé dans cette phase sauf coiffe des
rotateurs en statique
Traitement (pour patient traité en phase 2) :
CF poly – mouvement le plus douloureux : rotation interne car mise en tension de la partie antérieure de
la capsule : compensation : antépulsion du moignon de l’épaule
Résumé du traitement
PAHSE 1 Elévation dans le plan de la scapula : Flexion / ABD / Rotation externe
PHASE 2 Travail de l’Extension et de la Rotation externe
Rééducation classique de l’épaule, plus spécifiquement de la gléno
PHASE 3
humérale
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COIFFE DES ROTATEURS
I. Pathologie
Les muscles de la coiffe sont le sub scapulaire, le supra épineux, l’infra épineux, le petit rond et le
deltoïde. On y adjoint souvent le long biceps.
La coiffe assure le recentrage actif de la tête humérale. Si rupture : excentration de la tête sous la voûte
acromio claviculaire lors des mouvements d’abduction.
La disposition des tendons et l’échange de fibres avec la capsule permettent ce recentrage via notamment
un rôle de tenseur capsulaire.
Cette action est conjointe au recentrage passif effectué par les ligaments et la capsule.
La coiffe est un matériau d’interposition avec la bourse séreuse sous acromiale entre la tête humérale et la
voûte acromiale.
L’épaule vieilli d’abord par ses parties tendineuse et capsulaire (puis éventuellement cartilagineuses) car
elles sont mal vascularisées (d’autant plus avec l’âge, soit une mauvaise cicatrisation).
La rupture la plus fréquente est celle du supra épineux car il subit les contraintes liées à la contraction du
Deltoïde qui ascensionne la tête humérale. Il est cependant protégé d’une part par la bourse séreuse et
d’autre part par le réglage précis de l’action des muscles de la coiffe et du deltoïde permettant d’éviter
l’ascension de la tête humérale.
On parle de petite rupture lorsque la coiffe est encore continente (n’entraîne pas obligatoirement de gêne
fonctionnelle) et de rupture large lorsque celle-ci ne l’est plus, entraînant des difficultés d’élévation du
bras.
Le principal travail du kiné est l’apprentissage du recentrage actif de cette tête humérale qui se déroule en
3 temps :
- adduction de la scapula (resserrez les omoplates)
- abaissement du moignon de l’épaule
- apprentissage du piston huméral : travail des abaisseurs (grands rond, dorsal et pectoral) soit un travail
de piston dans le sens de la diaphyse du proximal au distal.
Une fois ces 3 temps réalisés l’élévation du bras est possible dans le plan fonctionnel. Si une douleur est
ressenti à la descente : il faut augmenter le piston huméral. Ce recentrage actif conditionne la rééducation.
II. Bilans
Interrogatoire et - renseignements généraux et médicaux…
Dossier Médical
Douleur - localisation par le patient (locale, projetée…), souvent nocturne
- actions/facteurs déclenchants
- points douloureux
- EVA ou quantité antalgique
CTV - Amyotrophie importante : fosse supra épineuse par involution graisseuse en cas
de rupture tendineuse du supra épineux ou au niveau de la fosse infra épineuse si
rupture de l’infra épineux
- Au niveau de la racine du membre supérieur : trapèze et deltoïde par impotence
fonctionnelle
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Mobilité - bilatéral et symétrique (sans oublier les articulations périphériques)
- sujet assis sur un fauteuil ou entre 2 tables pour pouvoir aligner l’humérus dans le
plan de la scapula : ordre précis en actif puis en actif
1) Elévation
- Dans le plan de la scapula
- Antérieure
- abduction
2) Rotation latérale
- Coude au corps (R1)
- En ABD à 90° (R2)
- (R3 non recherché car peu fonctionnel)
3) Rotation médiale et Extension (rétopulsion)
- Main dans le dos, remonter le plus haut possible (repérage vertébral)
Morpho statique - Identique capsulite (cf poly)
et dynamique
Tendineux - Palpation des différents tendons de la coiffe par manœuvres de dégagement
- Break test…
Fonctionnel - Score de constant (comprend douleur, activités journalières, mobilité active
indolore et force)
III. Rééducation
OBJECTIFS PRINCIPES MOYENS
Massothérapie (épaule, de façon globale
jusqu’au paravertébraux, région cervicale,
bras…), pressions glissées profondes,
pétrissage, effleurage…PAS DE MTP
(massage transverse profond = frictions) SUR
LES TENDONS DE LA COIFFE !!
Sédation des douleurs Règle de la non douleur Le massage doit être itératif tout au long de la
séance
Physio antalgie : cryo/thermothérapie (détente
musculaire et anti contractures) effet
antalgique et anti inflammatoire, ultras sons,
ionisations…
Faire comprendre que l’épaule est fragile et
qu’il faut la préserver, l’économiser
Faire du recentrage actif le Eviter : port de charge en élévation/abduction,
Education du patient pré requis indispensable à la port de sac a dos, tractions (chiens en laisse),
poursuite du traitement appuis sur les mains (= élévation de la tête
humérale), musculation en chaîne ouverte
Mobilisation passive de toutes les
Utiliser les suppléances articulations du secteur (extension de coude
Récupération des musculaires dans le souvent déficiente)
amplitudes articulaires renforcement des muscles Mobilisations spécifiques de la gléno
atteints humérale, de l’acromio claviculaire…
6
Travail d’abord qualitatif puis quantitatif :
- statique, bras le long du corps, coude
fléchis : serrez les omoplates – abaissez le
moignon de l’épaule (résistance au creux
axillaire) – résistance au niveau du coude
pour le piston huméral
- tant que le recentrage n’est pas acquit : y
travailler
- une fois acquis : élévation dans le plan de
Apprentissage et la scapula entre 0 et 30° d’ABD
Effectuer un travail
automatisation du (recrutement du biceps ++)
progressif
recentrage actif - apprentissage du retour de l’élévation
contre résistance manuelle pour éviter le
travail excentrique de la coiffe qui est
douloureux
- une fois maîtrisé : passage à l’arc 30-60°
- élévation jusqu’au zénith avec association
de rotation d’abord placées puis
combinées (si possible : élévation avec
point fixe distal : chaîne semi-fermée)
Du statique vers le concentrique, de la course
Renforcement des Privilégier le travail
interne vers la couse externe
muscles déficitaires et proprioceptif en chaîne
Muscles abaisseurs principalement
des abaisseurs fermée
Approche proprioceptive : ajustement
automatique de l’épaule à toutes les
Replacer le patient dans Savoir motiver le patient car situations : chaînes fermées vers ouvertes
un contexte il s’agit d’une rééducation (stabilisation rythmique), puis geste sportif
professionnel / sportif longue (geste « armé » et « armé contrarié » du
handball)
Retrouver une épaule
fonctionnelle en Bannir la pouliethérapie, la
diminuant les musculation en chaîne
contraintes (ralentir ouverte avec charge
l’aggravation des additionnelle
ruptures)
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ALGONEURODYSTROPHIE
I. Pathologie
Egalement appelé syndrome douloureux régional complexe du type I (SDRC I)
Il s’agit d’une dépression du SN sympathique. Elle agit à différents niveaux :
- SNP : augmentation de l’excitabilité des terminaisons nerveuses nociceptives : allodynie
- Tissus périphériques : exagération des réactions inflammatoires post-traumatique avec libération des
médiateurs de l’inflammation provoquant une acidose locale et donc des douleurs liées à
l’hyperactivité des récepteurs nociceptifs
- Osseux : forte augmentation de l’activité ostéoclastique et de la circulation sanguine dans la moelle
osseuse (provoquant une fixation tardive à la scintigraphie)
Le seuil douloureux de l’os aux sollicitations mécaniques est diminué. Des boucles neurologiques se
mettent en place, développant ainsi un auto entretient de la maladie.
Il n’y a pas d’étiologie clairement définie, même si on retrouve souvent ce syndrome dans les fractures
des extrémités. En effet on ne développe pas un SDRC I à chaque traumatisme : d’autres facteurs sont
susceptibles d’être mis en jeux :
- facteurs psycho somatiques, acceptation de l’invalidité
- seuil douloureux de chacun
- piste de la motricité : une immobilisation excessive ou une mobilisation trop intense et précoce
pourraient être à l’origine d’un SDRC I. Aujourd’hui on recommande une mobilisation douce et
précoce.
Signes cliniques :
- douleur intense disproportionnée par rapport à l’évènement causal
- intervalle libre : la douleur apparaît lors du trauma, puis disparaît, et réapparaît plus tardivement
- récupération fonctionnelle retardée
- signes articulaires :
o douleurs articulaires, d’intensité variable, souvent intense, entraînant une impotence
fonctionnelle, une réactivité à la moindre tentative de mobilisation passive ou active et à la
mise en charge
o raideurs et impotence fonctionnelle (dues la douleur et aux rétractions capsulo ligamentaires)
- signes vasomoteurs et trophiques :
o oedèmes non spécifique, inconstant, de consistance et de coloration variable
o chaleur cutanée : hypo ou hyperthermie locale ; peut varier d’une phase à l’autre
o hyperesthésie cutanée (allodynie)
o troubles de la sudation (hyper principalement en phase chaude)
o modification de la coloration cutanée allant d’une extrême pâleur à une extrême rougeur
o hypo pilosité dans la région atteinte (« peau luisante »)
- signes radio et imagerie :
o dans les 15 premiers jours l’IRM permet de mettre en évidence une forte réaction
inflammatoire s’apparentant à un œdème médullaire
o 3 à 4 semaines après le trauma : la scintigraphie est un examen très sensible mais peu
spécifique
o vers 6 semaines : aspect moucheté caractéristique à la radio (destruction et reconstruction
anarchique de l’os), apparaît après les signes cliniques ; il s’agit d’une déminéralisation sous
chondrale (os « fantomatique » / ou gommé) épaississement des tissus périarticulaires
(visibles à la radio), l’interligne articulaire est parfaitement respectée, pas de trouble de
condensation osseuse.
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Evolution :
Dans 80 % des cas, l’évolution est favorable, tandis que dans 20 % des cas il y a des séquelles à type de
douleurs, raideurs articulaires, sclérose cutanée, rétractions des tissus cutanés…
Elle se déroule en 3 phases :
1) Phase chaude : tableau inflammatoire
- douleur intense, excessive, disproportionnée, permanente, diurne et nocturne
- allodynie (douleur à type de brûlure)
- douleur loco – régionale centrée sur l’articulation
- œdème inconstant
- signes vasomoteurs (rougeur, chaleur, hypersudation…) parfois épanchement articulaire
- impotence fonctionnelle majeure
- percussion osseuse douloureuse
2) Phase froide
- douleur devient mécanique
- disparition du gonflement
- inversion des troubles trophiques et vasculaires (peau froide, cyanosée, troubles phanériens…)
- mobilisation articulaire réduite, dépendant de la douleur
3) Phase séquellaire :
- rétractions capsulaires et ligamentaires pouvant occasionner des attitudes vicieuses plus ou moins
réductibles
Traitement médicamenteux :
- corticoïdes, AINS en phase chaude
- calcitonine (injectable, mais signes secondaires ++)
- biphosphonates (surtout si signes osseux marqué à la radio)
Conclusion :
Le SDRC I est un cercle vicieux multifactoriel dont les principaux facteurs sont la douleur traumatique et
post traumatique, la durée et la qualité de l’immobilisation, la date et les modalités de re mobilisation, la
structure psychologique du patient et plus ou moins l’entourage via les réaction des soignants (qui n’y
croient pas forcément)
II. Phase chaude
Interrogatoire, - Etat civil, bilan médical, anamnèse, prescription, poids (surtout si algo du
Dossier Médical membre inf), antécédents, caractère évolutif de l’atteinte : date du traumatisme,
temps d’immobilisation, date de re mobilisation, qualité de la re mobilisation,
notion d’intervalle libre douloureux…traitement médical
- Lieu d’habitation, périmètre de marche, activités socio professionnelles…
- Bilan radio ++
Douleur - Intense, excessive, disproportionnées par rapport à l’évènement initial,
permanente (diurne & nocturne)
- Allodynie à type de brûlure
- Loco régionale, centrée sur l’articulation
- EVA (± quantité d’antalgique si action efficace du traitement)
CTV - Œdème : quantifiable tant que l’amyotrophie n’est pas mise en place
- Vasodilatation : rougeurs, chaleur, hypersudation, peau luisante, hypo pilosité…
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Articulaire - Pas de mobilisation à cette phase de l’articulation concernée
- Mobilisation des articulations périphériques
- Limitations - épanchements articulaires à noter
Morpho statique - Examen debout, si possible : observation de la déambulation
et dynamique - Aides de marche : décharge préconisée
Musculo- - Qualitatif : amyotrophie, hypo extensibilité en fin de phase selon la douleur,
tendineux contractures (à distance !)
- Pas de quantitatif !
Fonctionnel - Impotence fonctionnelle majeure
- Evaluation des difficultés des AVQ et aménagements possibles
Psychologique - Motivation, collaboration, acceptation…
OBJECTIFS PRINCIPES MOYENS
Massothérapie antalgique à distance
Eléctrothérapie antalgique (TENS)
Sédation de la douleur Règle de la non douleur
Balnéothérapie
Bains écossais (chaud : 40° - froid 4°)
Drainage lymphatique contre les oedèmes
Lutte contre les troubles Précocité de la prise en
Pressothérapie
C.T.V. charge
Electrostimulation (faible intensité pour
résorber l’œdème)
Informer, rassurer le Valoriser la personne dans
patient ses progrès
Compenser la
locomotion
Micro mobilisation ; si possible un peu de
contraction
Entretenir l’état
Travail à distance
orthopédique
Travail fonctionnel : aides de marches,
aménagements à domicile
III. Phase froide
Interrogatoire, - Rajouter l’expérience de la phase chaude
Dossier Médical - Signes radio plus marqué, noter l’évoution
Douleur - Diminution : LE REPETER AU PATIENT !!!
- Douleurs mécaniques : noter les éléments déclencheurs
CTV - Peau froide, épaissie, infiltrée (région lombaire ++)
- Troubles phanériens
Articulaire - Pas d’épanchement en général
- Mobilisation devient possible : mesure des amplitudes, noter les facteurs de
limitation
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Musculo- - Hypotrophie (amyotrophie), hypo extensibilité, contractures…
tendineux - Break test
Fonctionnel - Refaire le bilan des aides et aménagements : évaluer la réelle nécessité et la
dépendance du patient
- Difficultés dans les AVQ
OBJECTIFS PRINCIPES MOYENS
Informer le patient Règle de la non douleur Sortir de « l’orage douloureux »
Reconditionner le
Valoriser le patient et ses
patient à certaines
progrès
activités
Rassurer sur la non Bains écossais, massothérapie (antalgique,
Favoriser le retour
survenue des douleurs retour veineux…), pressothérapie,
veineux
antérieurs balnéothérapie, physiothérapie
Améliorer les Tout est possible en restant infra
Etre progressif et doux
amplitudes douloureux
dans la rééducation
articulaires
Evolution : statique vers concentrique puis
Tonification
excentrique
musculaire
Chaînes musculaires, électrostimulation
Sevrage progressif des Adapter l’état du patient à ses aides
aides et
aménagements
IV. Phase séquellaire
Poursuite du travail effectué en phase froide.
S’étend sur plusieurs années.
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POLYARTHRITE RHUMATOÏDE
I. Pathologie
Maladie fréquente (0,3 à 1% de la population mondiale)
Présente dans toutes les ethnies.
Sexe ration : 3 femmes pour 1 homme (ménopause ++)
Conséquence sur la durée de vie : amputation d’une dizaine d’années.
Il s’agit d’une inflammation du tissu conjonctif qui prédomine au niveau de la synoviale : synovite ou
pannus rhumatismal.
- distension des structures capsulo-ligamentaires
- envahissement de la cavité articulaire (par synovite)
- destruction de l’os et du cartilage
- plus ou moins directement responsable de rupture des gaines tendineuses
Il s’agit d’une maladie générale : atteintes pulmonaires, vasculaires, nerveuses, cardiaques,
dermatologiques…
Evolue par poussées plus ou moins longue avec période de rémission :
- au début : inflammation de la synoviale : douleurs et gène fonctionnelle
- puis destructions (capsulo-ligamentaires, tendineuses, osseuses…) : instabilité articulaire et/ou
enraidissement
- lorsqu’apparaissent les douleurs mécaniques : impotence fonctionnelle
o retombées psycho-sociale : arrêts maladies répétés
- traitements médicamenteux mal supportés (75% d’arrêt des traitements pour causes secondaires)
Rôle de la rééducation :
Prévention de l’apparition des déformations, ergonomie
Suite opératoire
II. Bilans
Dossier Médical - Recherche de la VS, type de traitement médical (corticoïdes), synoviorthèse
(injection intra articulaire d’un produit qui détruit la synoviale : interruption kiné
pendant 3 à 4 jours)
- Radio : pincements articulaires, lésions osseuses, ostéoporose à destructions
osseuse…
- Intervention chirurgicale : synovectomie, intervention de réaxation – stabilisation
(réinsertion tendineuse), ostéotomies, prothèses, arthrodèse…
-
Douleur et - Précise l’état inflammatoire
dérouillage - EVA – quantité antalgique
- Douleurs mécaniques le soir / inflammation la nuit
- Temps de dérouillage très long le matin
-
Articulaire Inspection :
- Rougeur péri-articulaire et chaleur
- Nodules rhumatoïdes (doigts et crête cubitale)
- Déformations articulaires
- Compensations par d’autres articulations
- Mauvaise qualité de la peau
- A la palpation, recherche de contractures péri articulaires
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Objectivation :
- Mesures d’amplitudes actives et passives des articulations concernées et
périphériques
- Recherche de la cause des limitations (douleur, structures anatomiques…)
- Recherche de déformation / perte d’amplitude et leur réductibilité
Musculo- - Jamais de travail dynamique contre résistance et d’excentrique car risque de
tendineux rupture tendineuse
- Recherche de ténosynovites, de ruptures tendineuses (long biceps ++)
- Recherche d’amyotrophie de sous utilisation
- Recherche d’équilibre isométrique par groupe musculaire
- Selon l’articulation concernée : tests spécifiques.
Coude :
Touché dans les formes très évoluées
Nodules au niveau des crêtes ulnaires
Limitation en E° et en Supination
Epaule :
Limitation en ABD, antépulsion et Rotation latérale
Rétraction du grand pectoral
Hanche :
Très souvent atteinte
Atteinte destructrice et rapide
Attitude antalgique en F°/ADD/R°lat
Contractures des fessiers et des adducteurs
Souvent prothèse totale de hanche
Genou :
Touche les 2 compartiments (fémoro-patellaire et tibal)
Attitude antalgique : flessum
Sidération du quadriceps
Peut aboutir à une PTG
Cheville :
En cas de PR très sévère
Arthrodèse ou prothèse de cheville
La sous astragalienne peut remplacer la tibio-tarsienne de façon
relativement correcte
Pieds :
Déformation en « coup de vent péronier »
Atteinte constante et précoce
Douleur à l’appui : métatarsalgie
Perte de l’arche antérieure
Griffe des orteils réductible puis irréductible (difficultés de chaussage)
Rachis:
Atteinte cervicale fréquente
Souvent à l’étage C1-C2 (50% de la rotation) avec risque de luxation de
l’odontoïde
Contractures au niveau des épaules (trapèzes ++)
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Temporo-mandibulaire : problèmes d’alimentation
III. Rééducation
a. En période inflammatoire
OBJECTIFS PRINCIPES MOYENS
Massage décontracturant à distance
Diminuer les douleurs Respect de la douleur Physiothérapie (chaud ++ : paraffine chaude,
U.S.)
Mettre les articulations Mouvements lents et prises Décharge pour les membres inférieurs –
au repos sécurisantes pour le patient Immobilisation des membres supérieurs
Installation du patient
Prévention des Respect des axes et des plans Mobilisations passives douces, mais actif aidé
déformations dues aux physiologiques des préféré
positions antalgiques articulations Immobilisations pour éviter les déformations
(attelles de repos)
Privilégier le travail
musculaire isométrique
(risque de rupture
tendineuse)
Pas de travail musculaire
dynamique contre résistance
forte
Adapter le traitement au jour
le jour
Séances brèves et répétées
(hospital ++)
Respect des délais de
cicatrisation qui sont longs
s’il y a
b. En période non inflammatoire
OBJECTIFS PRINCIPES MOYENS
Postures douces, attelles correctrices, de
posture ou de fonction
Mobilisation douces (actif aidé, passif)
Préserver / retrouver /
Balnéothérapie
améliorer un secteur de Id.
Conseils d’économie articulaire : diminuer les
mobilité utile
contraintes sur l’articulation, les éléments
périarticulaires…
Entretient de la Travail musculaire isométrique
trophicité musculaire
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IV. Le poignet et la main
Causes des déformations :
- 2 causes principales :
o contraintes mécaniques au cours des mouvements de l’articulation
o la maladie elle même
Physiopathologie de l’articulation radio-ulnaire distale du carpe :
- Atteinte précoce car riche en synoviale
- 1er élément atteint : le ligament triangulaire qui se rompt : sub luxation dorsale de la tête ulnaire (= en
touche de piano) qui a tendance à aller frotter sur les 4ème et 5ème tendons de l’extenseur des doigts
provoquant par la suite leur rupture tendineuse
- Extenseur Ulnaire du Carpe : coulisse envahit par le pannus synovial : rupture de la coulisse : le
tendon glisse sur le bord ulnaire du poignet et devient fléchisseur
- Carpe : remaniement osseux avec déplacement coté ulnaire
- Inclinaison radiale de l’ensemble du poignet (muscles radiaux plus puissant que les ulnaires)
- L’ensemble du carpe perd de la hauteur donc du bras de levier donc de la force musculaire
- Horizontalisation du scaphoïde : frottement sur e long fléchisseur du I et sur le fléchisseur profond du
II provoquant leur rupture
Traitement chirurgical du poignet et rééducation :
1) Intervention de Sauvé – Kapandji
- Arthrodèse de la radio ulnaire distale (vis)
- Retrait d’une rondelle d’os afin de rétablir la prono-supination
- Rééquilibrage des forces d’inclinaison radiale et ulnaire : recentrage de l’extenseur ulnaire du carpe
plus ou moins transfert du long extenseur radial du carpe sur le 1er métacarpien
o Objectifs :
stabilisation de l’articulation
diminution des douleurs
limiter le risque de ruptures tendineuses
- Petite immobilisation anté-brachio-palmaire que l’on peut retirer pour mobiliser en prono-supination
2) Arthrodèse radio carpienne (se fait en rectitude)
3) Prothèse de poignet
Suite au mois de Mai
Les articulations métacarpophalangiennes :
-
La déformation des doigts longs :
-
Les déformations du pouce :
-
Eléments particuliers à la prise en charge kinésithérapique de la main
-
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