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Le secteur de l'offshoring au Maroc :

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Le secteur de l'offshoring au Maroc :
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2/15/2012
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ETUDES DEPF Royaume du Maroc







Direction des Études et des Prévisions Financières

DEPS/SAT









Le secteur de l’offshoring au Maroc :

Les opporrtuniités à saiisiirr dans lle marrché de

Les oppo tun tés à sa s dans e ma ché de

ll’’exterrnalliisatiion des serrviices fiinanciierrs

ext e na sat on des se v ces f na nc e s









Les perspectives d’avenir des services financiers externalisés au

niveau mondial offrent elles des opportunités pour le

développement de ces activités au Maroc ? Quel est

l’environnement concurrentiel du Maroc dans les services

financiers externalisés ? L’offre offshoring Maroc est-elle

pertinente par rapport au développement des services financiers

délocalisés ?









Janvier 2011

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Table des matières









2

Préambule ................................................................................................................................. 3 



1. Contextualisation mondiale de l’évolution du secteur ....................................................... 3 

1.1 Eclairage conceptuel de l’externalisation ............................................................................. 3 

1.2 Etat des lieux de l’externalisation des services financiers au niveau mondial ..................... 4 

1.3 Potentiel mondial du BPO francophone y compris services financiers à l’horizon 2013 .... 5 



2. Externalisation des services financiers en Europe : état des lieux et perspectives ...... 6 

2.1 Les services financiers en Europe : Vers une externalisation verticale partielle forcée ...... 7 

2.2 Principales activités des services financiers externalisées en Europe .................................. 8 

2.3 Principaux secteurs externalisés en Europe ......................................................................... 9 



3. Délocalisation des activités de services financiers au Maroc................................... 11 

3.1 Potentiel du Maroc dans la délocalisation des services financiers ..................................... 11 

3.2 Analyse de l’environnement du Maroc pour l’activité des services financiers délocalisés 13 

3.3 Pertinence de l’offre offshoring Maroc par rapport au développement de l’activité des

services financiers délocalisés .................................................................................................. 15 





Conclusion et recommandations............................................................................................ 18 

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Préambule



Le processus d’externalisation a débuté dans les années 1970 dans le secteur financier,

les établissements de crédit procédant alors progressivement à l’externalisation de leurs

activités administratives (imprimerie et stockage des données en particulier). Au cours des

deux décennies suivantes, l’externalisation d’activités liées au traitement de l’information

s’est accrue en relation avec l’essor des secteurs liés aux nouvelles technologies. Aujourd’hui

l’externalisation est utilisée de façon croissante pour des opérations telles que : le

développement de logiciels, les back-office, les centres d’appel, la plupart des processus de

paiement et de transaction…

3

Ainsi, l’externalisation dans le secteur bancaire reste pour le moment confinée à des

domaines clairement identifiés. Toutefois, les établissements bancaires pourraient être amenés

à externaliser davantage dans le futur, notamment les activités relatives à la gestion d’actifs, à

l’analyse financière, à la comptabilité, aux questions juridiques et aux ressources humaines.

Dans la mesure où l’externalisation s’accompagne néanmoins de risques importants

parfaitement identifiés, la majorité des banques demeurent encore aujourd’hui réfractaires à

l’externalisation des activités relatives au cœur de métier.



Pour mieux appréhender le potentiel du Maroc dans l’activité des services financiers

délocalisés par rapport aux autres activités du secteur de l’offshoring au Maroc, ce travail se

propose d’analyser l’environnement concurrentiel du Maroc pour l’activité des services

financiers délocalisés et de mettre en exergue la pertinence de l’offre offshoring Maroc par

rapport au développement des services financiers délocalisés. Il est également question

d’établir un état des lieux et quelques perspectives d’avenir des services financiers délocalisés

au niveau mondial.



1. Contextualisation mondiale de l’évolution du secteur



Cette partie s’attache à définir brièvement les différents concepts utilisés et à présenter

les évolutions en cours et à venir du Business Process Outsourcing (BPO) en général et des

services financiers externalisés en particulier. En effet, le secteur financier se trouve être

aujourd’hui particulièrement actif sur ces questions au niveau international.



1.1 Eclairage conceptuel de l’externalisation



Bien qu’il existe des points communs entre ces stratégies connexes, ces concepts

recouvrent cependant des réalités très diverses qu’il convient de préciser dans la mesure où les

logiques poursuivies ne sont pas similaires.



Domestique À l’étranger

(Délocalisation ou Offshoring

Intra-groupe Insourcing Captive offshoring



Extra-groupe Outsourcing Offshore outsourcing

(Externalisation ou Outsourcing)





La définition de l’externalisation « outsourcing » est assez proche de celle de la sous-

traitance puisque, dans les deux cas, le donneur d’ordres confie à un prestataire externe

spécialisé l’entière responsabilité de la réalisation de son activité. Quant à la délocalisation

«offshoring», elle implique la migration d’activités vers l’étranger.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Il s’agit du transfert à l’étranger, de tout ou partie de l’appareil productif, en vue de

réimporter sur le territoire domestique1, les biens ou services produits à moindre coût par

l’intermédiaire de filiales implantées via un investissement direct à l’étranger (en anglais «

captive offshoring »). Dans sa conception la plus large, elle intègre également le recours à

l’externalisation, d’un segment ou de l’intégralité d’une activité, à travers un contrat de sous-

traitance établi avec un prestataire indépendant étranger (en anglais « offshore outsourcing »).



1.2 Etat des lieux de l’externalisation des services financiers au niveau mondial



Selon une étude menée en 2008 par le cabinet international de conseil en stratégies de 4

croissance « Frost & Sullivan » sur les services partagés et l'externalisation (SPE), le marché

mondial des SPE est estimé à 930 milliards de dollars américains en 2006 et devrait se

développer à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15 % (2006-2010) pour

atteindre 1.430 milliards de dollars américains vers la fin de l'année 2010.



Externalisation des principaux secteurs au niveau mondial en 2008 (milliards de

dollars américains)





300



250



200



150



100



50



0

consommation

Technologie









Transport et









Energie









diverstissement

soins et santé

financiers

services









Industrie de









logistique









Médias et

Bien de









Source : Frost & Sullivan



Les trois premiers secteurs verticaux en termes de dépenses en SPE en 2008 étaient le

secteur de la banque, les services financiers et les assurances (BSFI) avec 273 milliards de

dollars, le secteur technologique avec 233 milliards de dollars et l'industrie des soins de santé

avec environ 130 milliards de dollars de dépenses SPE. Le secteur BFSI et le secteur

technologique représentent plus de 50% du total des dépenses en SPE.





1

Si une entreprise construit une unité de production en Chine afin de fournir le marché chinois, il s’agit alors

d’un IDE mais pas nécessairement d’une délocalisation. Le point important étant de continuer à desservir les

mêmes clients, et non pas de nouveaux clients.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Parmi les autres secteurs verticaux figurent: les transports et la logistique (113

milliards de dollars), l'énergie (84 milliards de dollars), les biens de consommation à rotation

rapide (59 milliards de dollars) et le secteur des médias et du divertissement (39 milliards de

dollars).



Cette étude a révélé que l'Inde reste la première destination pour les opérations de

l’externalisation des services financiers suivie par l'Irlande, Singapour, la Malaisie, le

Mexique, la République Tchèque, la Pologne, les Philippines et le Canada. Des destinations

émergentes pour des fonctions spécialisées apparaissent également comme la Russie pour les

logiciels de haute qualité et Dubaï pour les services financiers.

5

Les facteurs clés qui déterminent le choix du lieu d'implantation sont les coûts, la

disponibilité des compétences et la réglementation. Des facteurs implicites tels que le faible

coût de la main d'œuvre et l'abondance de main d'œuvre qualifiée font de l'Inde une

destination qui vient immédiatement à l'esprit pour les investissements en matière de services

financiers externalisés. Le marché indien de services financiers externalisés est en pleine

consolidation et les fournisseurs prospèrent et améliorent la chaîne de valeur, et étendent leur

présence sur le marché national afin de renforcer leurs capacités de prestation de service au

niveau international.



Cependant, en raison d'un fort taux d'attrition, d'une faible infrastructure, de salaires en

constante augmentation et de l'appréciation de la roupie indienne face au dollar américain,

l'Inde doit faire face à une menace grandissante en provenance de la Chine qui apparaît de

plus en plus comme un pays attractif pour externaliser les services IT, la R&D et les services

d'approvisionnement.



1.3 Potentiel mondial du BPO francophone y compris services financiers à l’horizon 2013



L’ampleur du BPO devrait continuer d’augmenter dans les prochaines années dans une

optique de recherche de performance. En effet, selon une enquête menée par le cabinet

Deloitte Research, les cent premiers établissements financiers mondiaux auraient délocalisé

en 2008 pour 356 milliards de dollars d’activités et environ 2 millions d’emplois vers les pays

en développement (PED) de la zone Océan Indien, soit l’équivalent de 15% de leurs coûts

totaux.



Ces délocalisations devraient générer une réduction des coûts opératoires de l’ordre de

39%, soit une économie d’environ 138 milliards de dollars pour les 100 premières institutions

financières mondiales. À l’horizon 2011, ces mêmes établissements auront délocalisé pour

414 milliards de dollars d’activités, soit 20% de leurs coûts totaux. À cette échéance, les

délocalisations devraient générer une économie d’environ 153 milliards de dollars pour les

institutions financières considérées.



Selon les estimations de Datamonitor, le marché mondial du BPO francophone

outsourcé représenterait près de 22 milliards de dollards US à l’horizon 2013 dont 16% serait

offshoré.



Du secteur des centres d’appels (CRM), présentant le potentiel outsourcé le plus

important du BPO francophone de 9,1 milliards de dollars à l’horizon 2013, l’outsourcing

s’est étendu entre autres, aux secteurs des ressources humaines (RH) et de la comptabilité–

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









finances (F&A) avec un potentiel respectif en 2013 de 7,5 milliards de dollars et 2,5 milliards

de dollars.



Les services financiers représentent le troisième potentiel du BPO francophone en

2013 avec 1,1 milliard de dollars. L’externalisation tend aujourd’hui à prendre de l’essor au

sein de l’industrie des services financiers à la faveur des stratégies de recentrage sur le cœur

de métier mises en place, au cours des dernières années, par les principaux établissements

bancaires. Ces logiques de spécialisation, menées dans un but d’efficience, se sont traduites

notamment par la cession des activités non stratégiques et/ou le recours accru à

l’externalisation pour les activités dites « périphériques ».

6

Potentiel mondial du BPO francophone à l’horizon 2013

BPO francophone* outsourcé, Mrd USD % offshoré Pdm Maroc





Call center vont rester le

CRM 9,1 25 % 50-60 %

plus grand potentiel BPO:

42% des flux

10 % 15-20 %

RH 7,5



10 % 15-20 %

2,5

F&A

10 % 15-20 %

Achats 0,2





Processus RH et F&A 10 % 15-20 %

Services comme second potentiel 1,1

financiers

20 % 20-30 %

0,6

Médical



0,4 0% 15-20 %

Secteur

Public



Niches possibles sur des

0,3 5% 5-10 %

Autres processus verticaux

processus (santé)

verticaux



21,7 16 %** ~46%**

Total



•Incluant BPO et call center

** moyenne calculée, 10% offshoré si exclusion des call centers; pdm Maroc de 20% si exclusion des call centers

Source : estimations de Datamonitor



2. Externalisation des services financiers en Europe : état des lieux et perspectives



Avec certes un peu de retard sur l’industrie, la délocalisation des services financiers

initiée dans les pays anglo-saxons comme levier de réduction des coûts, devrait constituer

dans les années à venir l’un des secteurs les plus dynamiques de l’offshoring en Europe.

En Europe et plus particulièrement en France, la délocalisation dans le domaine de

l’assurance, , apparaît encore limité et la quasi-totalité des activités perçues comme «

délocalisables » allant des processus de gestion des polices d’assurance à la création de

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









produits2, le paiement des indemnités, l’administration des contrats, l’optimisation des

services administratifs et l’informatique, reste conduite sur le sol français, même si l’intérêt de

l’externalisation progresse. Cette situation tient en grande partie au manque de maturité du

secteur et à son exposition encore limitée à la concurrence par rapport à celui de l’industrie, et

aux réglementations nationales très restrictives3.

2.1 Les services financiers en Europe : Vers une externalisation verticale partielle forcée



La banque assure trois fonctions principales : collecter des ressources aux épargnants,

distribuer des crédits et enfin créer et gérer les moyens de paiements. Pour assumer ces

fonctions, la banque doit disposer de moyens humains, techniques, financiers… et c’est pour

cela que la gestion des ressources humaines occupe une place centrale dans la gestion de 7

l’entreprise bancaire au même titre que la gestion des risques ou encore la gestion

commerciale…. Elle génère trois catégories de services : les services de crédit, les services

liés à la gestion du risque et les services liés à l’intermédiation financière non bancaire.



En reprenant la chaîne de valeur développée par Porter, il est à constater que la chaîne

de valeur des banques est traditionnellement organisée autour de plusieurs activités. Mais

globalement deux types d’activités sont à distinguer (Lamarque E., 1999) : les activités

primaires et les activités de soutien.



Les premières comprennent, les activités de back office (la gestion des moyens de

paiement, le traitement administratif des opérations bancaires), la conception des produits et

des services : une distinction est faite entre les produits directement liés à la collecte de

l’épargne (les crédits) ou non (les assurances) et le marketing et la vente : commercialisation

des produits financiers, politique de communication et diversification des canaux de

distribution.



Figure1 : chaîne de valeur de la banque commerciale

Infrastructure de la banque

Activités

de soutien Gestion des risques



Développement technologique



Ressources humaines





Activités Logistique interne Conception de Marketing- Services associés aux

primaires Collecte de fonds produits et de vente produits et relation

services de la clientèle







Les secondes activités de soutien sont représentées par la gestion des risques. Il s’agit

du risque de non remboursement lors de la vente de produits financiers mais aussi des risques

liés à la phase de conception des produits, au suivi de la relation client ou encore aux

traitements administratifs des dossiers clients.



2

Rentes viagères, supports des produits d’assurance-vie et d’assurance santé

3

La convention collective de la banque est encore plus protectrice que celle de l’assurance puisqu’elle interdit

l’externalisation de certaines activités touchant les transactions financières associées au compte client.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Le poids de ces différentes activités varie selon les banques mais la gestion des risques

et de la distribution apparaît comme des activités clés de leur chaîne de valeur par rapport aux

autres activités. Les activités de back office représentent un centre de coûts pour les banques

qui cherchent à en réduire le poids notamment en externalisant les fonctions administratives

comme par exemple la banque Natexis-Banques Populaires qui s’est spécialisée dans ces

activités (la conservation des titres, le système interbancaire de télécompensation). Ce choix

reflète la nécessité de détenir un savoir-faire particulier pour bénéficier d’économies

d’échelle. Aussi, lorsque cette activité n’est pas optimisée dans une banque, elle est

externalisée afin d’alléger les coûts mais ce processus ne peut être fait que dans le respect des

règles prudentielles et règlementaires. 8

Figure2 : Logique financière du processus d’externalisation



Identifier les coûts d’un processus









Ressources Coûts Coûts de

internes internes soustraitance





Accroître la

Mieux utiliser le Réduire les coûts Réduire les coûts

rentabilité

potentiel humain internes externes

de la banque







Identifier les activités non Identifier les activités génératrices

externalisables de coûts pouvant être externalisées







A travers cette figure, l’amélioration de la rentabilité bancaire passe par la recherche

d’une meilleure utilisation du potentiel humain et une réduction des coûts internes mais aussi

externes. Cette recherche de rentabilité passe également par la distinction entre ce qui peut

être externalisable de ce qui ne peut pas l’être. Cette évolution a eu pour conséquence la mise

à plat de l’activité de la banque, son métier et l’instauration d’une analyse processuelle axée

sur les activités créatrices de valeur de celles qui le sont moins ou pas du tout. A travers la

chaîne de valeur, les activités de la banque (essentiellement la banque commerciale) peuvent

apparaître à la fois liées en matière relationnelle mais également spécifique car le caractère

multi métier de la prestation est fortement présent.



2.2 Principales activités des services financiers externalisées en Europe

Conformément à la tendance générale, l’externalisation dans le secteur bancaire

concerne essentiellement les activités non stratégiques, et en particulier les fonctions dites «de

support», le cœur de métier des banques européennes restant presque exclusivement traité en

interne. Les fonctions « comptabilité » et « ressources humaines » sont même considérées, par

certaines banques, comme faisant partie de ce périmètre. Sur ce dernier point, il semble

néanmoins que les mentalités évoluent.

de l’offshoring au

Le secteur d u Maroc :   saisir dans le marché de l’externa

Les opportunités à s vices financiers  

alisation des serv









u isation des p

Niveau d’externali f

principales fonctions de support en Europe









9









Banque Centr Européen (2008)

Source : B rale nne



Les activit

L tés de sup pport exterrnalisées concernent pour l’esssentiel la fonction

«informmatique» (mmatériel inf i ues

formatique, logiciels informatiqu et main D

ntenance). D’autres

s, cifiques, son aussi asse largemen confiées à des presta

activités plus spéc nt ez nt rieurs. Il

ataires extér

des

s’agit d centres d es actions par carte de

d’appel, du traitement des chèque ou encore des transa

crédit.



ncipaux sec

2.3 Prin rnalisés en E

cteurs exter Europe



Bien que s dévelop

B son t ue dif,

ppement ait été quelqu peu tard l’utilisa ation des stratégies

nalisation n

d’extern ujourd’hui u excepti dans le paysage bancaire et financier

n’est plus au une ion f

europée et il conn même des taux de croissance tout à fait exceptionn depuis quelques

en, naît e e nels q

ode

années. Sur la pério 2001-2008, les éta s

ablissements bancaires et les comp ssurance

pagnies d’as

se mont fet

trent en eff particuli ynamiques avec des ta de croi

ièrement dy aux nuelle du

issance ann

tés

volume des activit externali he

isées proch de 15%. Cette straté t

égie devrait encore s’aaccélérer

sous l’e

effet de la ré

éforme du ra internat

atio olvabilité dit « Bâle II»4.

tional de so t









4

che

Bâle II s’inscrit dans une démarc mondiale de réglement tation de la pr ncaire. L’objec est de

rofession ban ctif

les ar ure n p

prévenir l faillites pa une meilleu adéquation entre fonds propres et risq ques encourus. Les normes de Bâle II

devraient remplacer les normes mise en place pa Bâle I en 1988 et visent notamment la mise en plac du ratio

t es ar a ce

ugh

McDonou – le nouveau ratio de so estiné à rempl

olvabilité – de Cooke.

lacer le ratio C

de l’offshoring au

Le secteur d u Maroc :   saisir dans le marché de l’externa

Les opportunités à s vices financiers  

alisation des serv









incipaux sec

Pri t ation en Europe

cteurs ayant recours à l'externalisa









10









UCED et Rola Berger

Source : CNU and



Deux carac

D ctéristiques majeures pr nt ur d

rédisposaien le secteu bancaire à recourir de façon

e nalisation. D

massive à l’extern es i

D’une part, les banque tendent à être plus fortement intégrées

ement que la plupar des autr secteur d’activité Ainsi, les établis

verticale rt res rs és. ssements

es

bancaire alleman nds produis sent eux-m % et

mêmes 80% de leurs produits e services, contre

ent ans rie

seuleme 25% da l’industr automob alleman bile nde. La stru me

ucture mêm de la prooduction

e c el d’externalisation tout à fait considé

bancaire rend donc le potentie sectoriel d érable.



D’autre par compte t

D rt, m

tenu de ses activités mêmes, la ba anque est am menée à traaiter une

nde é

très gran quantité d’informa ations. De ce fait, l’indu

e aire ve i

ustrie banca se trouv être une industrie

très int es,

tensive en nouvelles technologie et elle le sera da n

avantage à l’avenir en raison

notamm part nte

ment de la p croissan des paie ements par carte de cr rédit plutôt que par ch hèque ou

i

espèces, mais aussi du développpement de la banque à distance, p rante de ce que l’on

partie intégr

al ant

appelle la « banque multicana » associa les guich nque par Int

hets, la ban s

ternet et les centres

ur e r es s

d’appel. Le secteu bancaire est l’un de ceux pour lesquels le dépenses en investi issement

technolo i evées, et ce pour que

ogique (IT) sont parmi les plus éle ela D

elques années encore. Dès lors,

on comp ment qu’il s

prend aisém un t

s’agit là d’u gisement potentiel d p

d’économies de toute première

importaance.

de l’offshoring au

Le secteur d u Maroc :   saisir dans le marché de l’externa

Les opportunités à s vices financiers  

alisation des serv









s s ocalisation d

Part des entreprises ayant recours à la délo n

d'activités en Europe

du onsidéré)

(En % d secteur co









11









Deutsche Bank research

Source : D k







Tout comm l’externa

T me t nce d

alisation est une tendan de fond dans l’ind dustrie des services

ers,

financie les délo ocalisations constituen égalemen une autre tendance sectorielle majeure

s nt nt e

s venir. Bien q la plupa des secteurs soient concernés, le secteur bancaire,

pour les années à v que art b

e s

et d’une façon plus large le se

ecteur finan

ncier, se clas une nou

sse uvelle fois p lus

parmi les pl actifs

atière.

en la ma



ocalisation des activi

3. Délo n vices financ

ités de serv Maroc

ciers au M



Les es ers

L service financie délocali isés au Ma parmi les activités

aroc sont identifiés p

d’offsho t de pement par le programme Emerge

oring à fort potentiel d développ 05.

ence en 200 Cette

ses au

activité n’est qu’à s débuts a Maroc.



entiel du M

3.1 Pote la sation des se

Maroc dans l délocalis anciers

ervices fina





Après avoir fait ses pr

A r s

reuves dans les centres d’appels ( (CRM), le M Maroc met en place

les cond essaires au développem

ditions néce m

ment des métiers du B ffre

BPO et de l’ITO. L’of ITO

en

étant e stagnati ion du fait du rése ervoir limi ité de res ssources qu l

ualifiées, le BPO

e

particulièrement le CRM repr résente le po p ant 2

otentiel le plus importa pour le Maroc en 2013. En

elon Datamonitor, le ch

effet, se faires potent de ce se

hiffre d’aff tiel de

ecteur est d 12,6 mill liards de

s e

dirhams dont 87% concerne le marché fra u

ancophone. Le nombre d’emplois potentiel du secteur

mé e

est estim à près de 70.000 emmplois dont 60.000 sur le marché fr francophone e.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Potentiel du Maroc dans le BPO francophone offshoré



Chiffre d’affaires potentiel du Maroc dans le BPO francophone en Emplois (milliers)

2013 (milliards de dirhams)





Part encore importante des 50-60

CRM 10,9

Call center dans le secteur

mais évolution en faveur du 5-7

RH 1,1 BPO attendue à long terme

Processus RH et F&A

comme second potentiel, 1,5-2,5

F&A encore peu développés

0,3

au Maroc ~0,2

Achats ~0 12

Segment des services ~1

Services financiers comme troisième

financiers potentiel, encore peu 0,2

développés au Maroc

0,3 1-1,5

Médical

Niches possibles sur des 0

Secteur processus verticaux (Santé)

Public peu développés au Maroc ~0



~0,1

Autres

processus ~0

verticaux



65-75

Total BPO 12,7









Source : estimations de Datamonitor





Par ailleurs, l’offshoring des activités des ressources humaines et de la comptabilité-

finance orienté principalement vers le marché francophone sont considérés comme second

potentiel pour le Maroc avec respectivement 1,1 milliard de dirhams et 0,3 milliard de

dirhams de chiffre d’affaires à l’horizon 2013. Dans cette activité, le Maroc présente des

atouts dans la tenue des différentes comptabilités, grâce notamment aux normes comptables

IFRS applicables dans notre pays.



Quant aux services financiers délocalisés (traitement de back-office bancaire, sinistres

& réclamations d’assurances), encore peu développés au Maroc, le potentiel du Maroc sur le

marché francophone représente 0,2 milliard de dirhams de CA et 1.000 emplois à l’horizon

2013. Ce chiffre d’affaires ne représente que 1,7% du potentiel BPO global du Maroc, contre

64% pour les CRM.



Il est important de signaler que le marché francophone pour les services financiers

délocalisés n’est pas développé contrairement au marché anglophone mais l’intérêt de

l’externalisation progresse.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









3.2 Analyse de l’environnement du Maroc pour l’activité des services financiers délocalisés



L’analyse du micro environnement du Maroc, par application du modèle de Porter,

passe principalement par l’analyse de ses concurrents (directs et indirects) dans le marché de

l’offshore des services financiers. Les concurrents directs du Maroc sont ceux qui ciblent le

même marché que le Maroc, soient les pays francophones. Parmi ces pays, sont positionnés la

Roumanie et la Tunisie. D’après la source Offshore Développement :



• La Roumanie domine le marché de l’externalisation en Europe de l’Est et en Europe

Centrale. Il s’agit d’un pays assez proche de la France du point de vue culturel et

géographique et dont le gouvernement est particulièrement entreprenant pour le 13

développement du secteur de l’externalisation. La Roumanie est également dotée

d’infrastructures de communication satisfaisantes. Mais c’est principalement son potentiel

humain hautement qualifié et à bas salaires qui fait de la Roumanie l’un des principaux

concurrents du Maroc.



• La Tunisie, située à proximité de l’Europe, est un acteur qui s’impose de plus en plus sur le

marché de l’externalisation grâce à un gouvernement qui met en œuvre de nombreux moyens

pour développer et promouvoir son offre d’externalisation. La Tunisie dispose par ailleurs

d’un nombre important de ressources qualifiées, mais à rebours du Maroc, les infrastructures

tunisiennes sont quelque peu insuffisantes en particulier dans le domaine des

télécommunications.



• L’Ile Maurice est, quant à elle, un pays disposant d’excellentes infrastructures et de

ressources de qualité dans le domaine de l’informatique avec près de 5.000 personnes formées

par an. Il s’agit d’un pays qui maîtrise aussi bien l’anglais que le français, ce qui lui confère

un atout considérable. L’éloignement géographique de l’île Maurice des principaux pays

francophones est cependant un facteur qui ne permet pas à l’île de se placer sur le créneau du

Nearshore, à l’inverse du Maroc.



Quant aux concurrents indirects, ils ont pour cible des marchés autres que

francophones, à savoir par exemple, anglophones ou hispanophones. Il s’agit principalement

de :





• L’Inde, leader dans le domaine de l’externalisation. Le pays propose depuis une vingtaine

d’années des ressources hautement qualifiées. Initialement le coût de main d’œuvre y était

très avantageux mais la tendance s’inverse petit à petit avec une main d’œuvre aujourd’hui

très sollicitée, ce qui engendre un turnover important (40 à 45%) et une inflation des salaires.

Le développement de logiciels, et plus récemment, les activités de back-office et de centres

d’appel, sont principalement à l’origine du succès rapide de l’Inde dans l’industrie des

services financiers. Même si toutes les activités du secteur financier ne sont pas

délocalisables, les banques et les compagnies d’assurances projettent à présent de transférer

des fonctions comme le développement d’applications, l’encodage et la programmation, la

comptabilité, les ressources humaines ainsi que le traitement et l’administration de certaines

opérations (par exemple de paiement).

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• La Chine, pays aux ressources humaines abondantes, qualifiées et à un prix compétitif. Le

système éducatif est de qualité et le gouvernement a mis en place des mesures pour accélérer

le développement des NTIC.



• La Russie où les activités de recherche et développement sont très développées. Elle présente

de nombreux avantages comme destination Offshore dans le domaine des NTIC et offre des

ressources très qualifiées.





Positionnement du Maroc comparativement à un échantillon de pays, en prenant

en compte certains indicateurs relatifs aux NTIC 14



Chine 15ème

Roumanie 33

Russie 47

50

I1









Maroc

Tunisie 52

Iles Maurice 60

Inde 61

Tunisie 13

Inde 28

Maroc 45

56

I2









Iles Maurice

Roumanie 70

Chine 80

Russie 120

Tunisie 7

Inde 15

Chine 35

46

I3









Maroc

Roumanie 55

Russie 56

Iles Maurice 112

Tunisie 22

Inde 23

Maroc 49

63

I4









Chine

Iles Maurice 90

Russie 92

Roumanie 98

Tunisie 8

Chine 33

Inde 38

43

I5









Roumanie

Russie 54

Maroc 67

Iles Maurice 68

Tunisie 42

Iles Maurice 44

Inde 45

61

I6









Maroc

Chine 71

Roumanie 104

Russie 109





I1 : Salaire et productivité

I2 : IDE et transfert de technologie

I3 : Disponibilité de scientifiques et d'ingénieurs

I4 : Qualité des écoles de gestion

I5 : Qualité de l'enseignement des mathématiques et des sciences

I6 : Disponibilité des services financiers



Source : Rapport 2010 du World Economique Forum

Les entrants potentiels



Les acteurs susceptibles de faire leur entrée potentielle sur le marché de

l’externalisation des services financiers sont principalement les pays anglophones et

francophones proposant une offre d’externalisation récente ou souhaitant pénétrer sur ce

marché dans un futur proche. Il s’agit essentiellement de pays émergents misant sur

l’avantage des coûts de main d’œuvre à un prix compétitif.

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Deux types de pays représentent des entrants potentiels. Il s’agit :



• Des pays appelés « émergents » comme le Vietnam avec un salaire débutant de 300$ et où

9000 ingénieurs sont formés chaque année. La Bulgarie et la Moldavie font également

partie de ces pays où le salaire débutant tourne autour de 500-600€.



• Des pays dits « débutants » à l’instar de l’Ukraine (salaire débutant proche de 500$) où les

compétences hautement qualifiées sont particulièrement appréciables pour les projets

internet à forte dimension technique. A l’ombre des nouveaux entrants, l’Algérie, un

nouvel acteur francophone développe également depuis quelque temps le secteur des 15

NTIC. Ce pays ne représente pas une menace importante à court terme pour le Maroc à

cause, en partie, d’une stabilité politique toujours fragile. Il n’en demeure pas moins

qu’une politique bien menée et une offre algérienne clairement définie pourrait placer

l’Algérie au rang des concurrents du Maroc à terme.



Le Maroc est confronté à une concurrence bien ancrée sur le marché de l’Offshore des

services financiers. La Tunisie pourrait constituer une menace concurrentielle dans les

services financiers externalisés, et ce, pour son vivier de compétences scientifiques et

d’ingénieurs (classement 7ème/139 pays) et pour sa qualité de l’enseignement des

mathématiques et des sciences (8ème/139 pays) qui dépasse celle du Maroc selon le rapport du

World Economique Forum relatif au positionnement d’un échantillon de 139 pays en matière

des NTIC.



Cependant, la politique volontariste pour le développement du secteur déployée par le

Maroc, à travers la mise en place d’un cadre plus incitatif (création de P2I, Plan de formation

ciblé, Plan d’incitations plus agressif,…), permettra d’affronter cette menace concurrentielle.

Ceci se confirme davantage par l’attractivité du Maroc de grands groupes de renommé

internationale dans le secteur (Cap Gemini, Atos, SQLI, Sopra, Iliad, AXA, WebHelp,…) et

l’amélioration de la performance du secteur et son positionnement dans la cartographie

mondiale des pays les plus compétitifs en matière d’offshoring dressé par AT Kearney en

2009. Sur 50 pays concernés par le classement d’AT Kearney, le Maroc est passé du 36ème

rang au 30ème, juste derrière les Emirats-Arabes-Unis et loin devant l’Afrique du Sud qui

dégringole de huit places au 39ème rang.



3.3 Pertinence de l’offre offshoring Maroc par rapport au développement de l’activité des

services financiers délocalisés



Le Maroc a identifié l’offshoring comme un secteur à fort potentiel et comme un

véritable moteur de croissance pour l’économie du pays. Dans ce sens, le Maroc a lancé en

2005 une offre Maroc ayant pour objectif d’atteindre une contribution de 15 milliards de

dirhams et 100.000 emplois à l’horizon 2015. Cette offre se base sur le développement

dynamique du secteur autour de trois volets à savoir un cadre incitatif attractif portant sur

l’impôt sur le revenu effectif, plafonné à 20% et l’exonération de l’IS pendant les 5 premières

années; un dispositif de développement des ressources humaines qualifiées (aide directe à la

formation pour les entreprises) et une offre d’infrastructure et de services aux investisseurs

aux meilleurs standards, à travers le développement de 6 zones offshoring dédiées.

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Réalisations de l’offre offshoring Maroc

Depuis le lancement de l’offre Maroc, le Maroc a amélioré le positionnement du

secteur de l’offshoring et par conséquent son apparition pour la première fois dans le

classement 2009 "AT Kearney global services location index et son entré dans le Top 30 de

l’Offshoring. Plusieurs réalisations ont été enregistrées dans le secteur à fin 2009. Il s’agit

de :

• L’accélération du rythme de mise en place des locaux prêts à l’emploi dédiés au secteur

de l’Offshoring.

16

• L’installation de 54 entreprises dont 14 à Rabat Technopolis.

• L’installation de 17 entreprises françaises, spécialisées dans les systèmes informatiques

(SSII), Ces entreprises représentent environ 47% du chiffre d'affaires des cinquante

entreprises françaises les plus importantes.

• L’encouragement d’un certain nombre de grandes entreprises du domaine du BPO pour

s’installer au Maroc : installation des sociétés TELEPERFORMANCE et GENPACT,

qui sont des centres d'appels de premier plan et à très forte valeur ajoutée.

• La signature de mémorandums d'accord entre l'Etat et 4 sociétés internationales :

Genpact, EDS-CDG IT BULL TELEPERFORMANCE.

• La création d’environ 6000 emplois en 2009 (un taux de croissance de 17% par rapport

à 2008).

• La préparation d'un plan de promotion et de commercialisation adapté aux marchés

français et espagnol.

• La promotion de l’Offre Maroc dans plusieurs manifestations : événement Eductour

organisé par Casanearshore, Steria Medshore, les journées de l’industrie,…

Impacts de l’offre offshoring Maroc sur le développement de l’activité des services

financiers

L’offre Maroc pour les métiers du BPO, notamment pour l’activité des services

financiers, vient d’être renforcée avec l’adoption en janvier 2009 de la loi n°08-09 relatif à la

protection des données personnelles. Cette loi constitue un avantage compétitif par rapport à

ses concurrents et un atout dans le sens où elle donne une crédibilité plus importante au

Maroc.

Les P2I, avec les mesures incitatives qu’elles offrent, ont encouragé l’installation des

sociétés de services financiers de premier plan, comme AXA assurance, qui a porté le nombre

de ses employés en 2009 à 380 personnes, sachant qu’elle recrutera 800 personnes à fin 2010.

L’offre Maroc cible principalement les donneurs d’ordres de l’Europe francophone.

Certes, ce marché est encore émergent dans la délocalisation des services financiers et reste

porteur pour le Maroc avec un potentiel de 0,2 milliard de dirhams de chiffre d’affaires et de

1.000 emplois en 2013.

Toutefois, sur fond de crise à moyen terme et étant donné la promotion active et le

lobbying agressif de pays concurrents, le Maroc devrait examiner ces acquis et redéfinir sa

stratégie de promotion et de développement à l’export pour l’activité des services financiers

délocalisés en tirant profit du potentiel de développement du marché européen francophone et

hispanophone et en ciblant de nouveaux marchés notamment anglophone, pour qui cette

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









pratique est largement répondue (USA et Royaume–Uni). L’orientation vers le marché

anglophone ne sera pas handicapée par le facteur langue, en se référant aux enseignements

tirés de l’expérience des institutions financières les plus performantes en matière

d’offshoring5. En effet, la performance dans l’offshoring des services financiers requiert un

choix d’activité qui se prête à l’offshore et qui ne soit pas impactée par la langue ou par des

affinités culturelles.

L’offre marocaine pour les services financiers reste cependant amputée d’une

composante stratégique pour son développement, à savoir celle de la formation. Le Maroc

souffre en effet d’une capacité de formation insuffisante puisqu’il ne produit que 1,43

ingénieurs pour 10.000 habitants face à des concurrents tunisiens et européens de l’Est qui en

forment respectivement 2,5 et 6 pour 10.000 habitants. Pour palier à cet handicap majeur, la 17

stratégie marocaine a prévu un plan national fort ambitieux pour la formation de 10.000

ingénieurs à horizon 2010.

Le Maroc se doit ainsi de réussir à multiplier le nombre de ses compétences qualifiées

s’il veut faire face à une concurrence mondiale très intense menée par les pays de l’Est -

Roumanie en tête - sur le marché francophone et par l’Inde sur le marché anglophone.

D’autres menaces, fortement corrélées au manque de ressources humaines, sont également à

prendre en compte. Il s’agit notamment et principalement de l’inflation salariale dans

l’hypothèse d’un manque grandissant de profiles de ressources humaines requis pour le

développement du secteur qui risquerait d’impacter l’attractivité du Maroc dans le domaine

des services financiers délocalisés.









5

Etude de Deloitte Research Global Financial Industry Offshoring Survey, “Realising value from offshoring”,

octobre 2007.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Conclusion et recommandations



L’étude de la délocalisation des services financiers paraît être particulièrement

éclairante et riche d’enseignements. En particulier, quatre constats peuvent être formulés à

partir de cette note.



Tout d’abord, les délocalisations des services financiers sont des tendances

stratégiques de fond qui touchent aujourd’hui, à un rythme très soutenu, l’ensemble des pays

industrialisés dans des proportions qui restent cependant différentes. Ensuite, après avoir

concerné des fonctions plutôt basiques, les activités à forte valeur ajoutée semblent être de

plus en plus impliquées. En outre, il existe une forte concurrence entre les pays qui accueillent 18

ces délocalisations en particulier l’Inde, la Roumanie et la Tunisie.



Enfin, ces phénomènes s’inscrivent, plus globalement, dans une tendance plus

profonde d’importantes mutations des modes organisationnels des firmes en réponse à de

nouveaux défis. En effet, face à un environnement en perpétuel changement (mondialisation,

évolutions technologiques, …), les entreprises se trouvent être confrontées à un besoin vital

de réactivité et de flexibilité. Par ailleurs, en raison des exigences accrues en matière de coût

et de rentabilité au sein d’un marché de plus en plus concurrentiel, les entreprises se doivent

de mener des stratégies de recentrage vers le cœur de métier afin de gagner en efficacité et en

compétitivité.



Pour toutes ces raisons, il apparaît que les délocalisations dans les services financiers

ne sauraient être réduites à de simples phénomènes de « mode ». À ce propos, les études

menées jusqu’ici vont clairement dans ce sens puisque, dans l’ensemble, les entreprises

semblent être très largement satisfaites des résultats obtenus, qu’il s’agisse en matière de

réduction des coûts ou encore d’amélioration de la qualité du service. C’est pourquoi, la

plupart des firmes ayant déjà délocalisé certaines de leurs activités envisagent de le faire à

nouveau, créant ainsi une nouvelle dynamique.



Il paraît évident que ces phénomènes provoqueront de profondes mutations dans le

secteur des services financiers au cours des prochaines années, et cette transformation ne fait

que commencer dans certains pays européens notamment la France. Cette transformation

pourrait profiter au Maroc à condition de pallier le manque de ressources humaines qui reste

le principal handicap de l’offre Maroc offshoring. Le Maroc pourrait dans ce sens, pour palier

le manque de ressources humaines, procéder à une réorientation du potentiel humain œuvrant

dans les centres d’appel vers les activités des services financiers moyennant des cycles de

formation dans le domaine. Aussi, le Maroc pourrait mettre en place un contrat rémunérateur

pour les étudiants « contrat d’apprentissage » qui, au-delà du fait d’être une source de revenus

pour les étudiants, est une formule idoine pour permettre aux futurs diplômés de se frotter aux

réalités et aux attentes du marché de l’emploi tout en affinant leurs bases théoriques.



L’orientation des lycéens et étudiants est également une formule qui permettrait de

réduire le décalage entre l’offre et la demande d’emploi dans le secteur, à travers des cellules

d’orientation efficientes à disposition des lycéens et dans tous les établissements

d’enseignement supérieur. Améliorer l’efficacité de ces cellules d’orientation pourrait passer

par l’implication des cadres de l’ANAPEC qui restent les personnes les plus compétentes et

les plus à même d’orienter les jeunes vers des formations plus proches de l’emploi.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









La création de la place financière de Casablanca « Casablanca Finance City » constitue

un atout additionnel pour l’attractivité des sociétés exerçant dans le secteur de l’offshoring

financier avec les avantages qu’elle offre en termes de réduction de l’IR et de l’IS.



En effet, en matière d’IR, le projet de Loi de Finances 2011 prévoit la réduction de

l’IR (20%), pour une période maximale de cinq ans. Au titre de l’IS, le projet de Loi de

Finances 2011 prévoit l’exonération totale durant les cinq premières années et l’application

d’un taux réduit de 8,75% au-delà. Par ailleurs, la création de cette place constitue également

un moyen pour profiter du partenariat sud-sud et de l’émergence des marchés des pays en voie

de développement notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest afin de se positionner sur

l’échiquier des places financières notamment constitué des places européennes, celles de 19

certains pays émergents comme l’Afrique du Sud et Dubaï ainsi que celles en cours de

création en Egypte et en Tunisie.

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Annexe 1 : Métiers de l’offshoring



Type d’activité Filières Métiers

Développement de logiciels - Développement de logiciels ou de codes

- Intégration d’application

ITO Gestion d’infrastructures - Hébergement d’infrastructures et de réseaux.

- Maintenance à distance de parc informatique

- Help desk.

Maintenance d’applications - Hébergement d’applications

20

- TMA (tierce maintenance applicative)

Banque - Octroi de crédits

- Recouvrement

Activités métiers spécifiques

- Gestion d’actifs

- Maintenance des bases de données clients

- Gestion des moyens de paiement

Assurance - Gestion des sinistres de masse

- Gestion des réclamations

- Gestion des contrats

BPO - Recouvrement

- Support client avec voix

- Ventes (appels entrants et sortants)

Gestion de la relation client

- Help desk

- Recouvrement

Comptabilité - Comptabilité tiers

- Mesure de la performance/reporting

Activités administratives et finances

générales - Validation des informations financières

- Gestion des bases de données fiscales

- Trésorerie

Ressources - Analyse de conformité sociale

humaines

- Gestion des recrutements

- Paie

- Gestion des fichiers du personnel

- Formation & développement

- Enquêtes et reporting sociaux

- Suivi des temps et présence

Retranscription écrite

Production de correspondances clients

Back offices

généraux Saisie simple de données non critiques

Codage, indexation et stockage de documents

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Annexe 2 : Potentiel consolidé du secteur de l’offshoring au Maroc en 2013-2015:

20milliards de dirhams de chiffre d’affaires et 100.000 emplois





Chiffre d’affaires potentiel du secteur 2013,Mrd DH Emplois potentiels*du secteur 2013 (milliers)







Call Center 11 1,6 12,6 ~ 64% 55-60 8-10 63-70

(CRM)**

21



0,2 2,7 ~1

BPO

2,5 ~ 14% 13-16 14-17

~100.000

~20 Mrd emplois

DH de CA

4 0,4 4,4 ~1

ITO 12-15

~ 22% 13-16









Total ~19,7 90-105

12,7









* Incluant 40% du potentiel théorique de captives (baque et assurance) pour le Maroc

** incluant les filières help desk

Le secteur de l’offshoring au Maroc :   Les opportunités à saisir dans le marché de l’externalisation des services financiers  









Références bibliographiques



• CDG Développement (2009), « Donner aux territoires les plus dynamiques les moyens

d’une ambition mondiale… ».

• CNUCED (2004), « l’IDE et le développement: questions de politique générale

concernant la croissance des ied dans les services».

• COMMISSION BANCAIRE, 2004 : « L’externalisation des activités bancaires en France

et en Europe», Bulletin de la Commission Bancaire, n° 31, novembre.

• Deloitte (2007), «Optimizing offshore operations »,Global Financial Services Offshoring

Report 2007. 22



• DEUTSCHE BANK RESEARCH, 2004b : « Offshore outsourcing in the financial

industry », Economics, octobre.

• Elidrissi. A, « L’externalisation, une logique de déploiement d’activité au service de la

relation client – cas de la banque- », revue Management & stratégie.

• FIMBEL. E (2003), « Nature, enjeux et effets stratégiques de l’externalisation : éléments

théoriques et empiriques », Revue Française de Gestion n°143.

• HARRARI. A & EL ALAOUI.R, « Quels sont le potentiel et la politique du Maroc en

termes d’externalisation Offshore des systèmes d’information ? ».

• Nelsonhall (2009), « Procurement BPO Market Forecast: 2009 – 2013».

• Pujals.G (2005), « délocalisations et externalisations dans le secteur financier », Revue de

l’OFCE.

• WEF (2010-2011), « The global competitiviness report ».





Références WEB



http://www.Offshore-developpement.com.

http://www.marocOffshore.net

http://www.documental.fr

Direction des Etudes et des Prévisions Financières



Ministère de l’Economie et des Finances

______________________



http://www.finances.gov.ma/depf/depf.htm

Boulevard Mohamed V. Quartier Administratif, Entrée D, Rabat-Maroc

Téléphone : (+212) 537.67.74.15/16

Télécopie : (+212) 537.67.75.33

E-mail : depf@depf.finances.gov.ma



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