la boite a merveille

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la boite a merveille Powered By Docstoc
					  Je dédie ce modeste travail à ma chère mère qui m’a
toujours soutenue et grâce à qui j’ai pu réaliser mon rêve, à
mes chères sœurs et leurs familles et à tous mes collègues de
L’Ecole Normale Supérieure.
                             reconnaissance,
  Je vous offre, en guise de reconnaissance, ce modeste
travail en vous souhaitant santé, bonheur et longue vie.
                                             RAJAE




                                     ma
 Je dédie ce modeste travail à toute ma famille et à tous
                         Normale upérieure.
mes collègues de l’Ecole Normale Supérieure.
                                               LAILA
     Nous tenons à exprimer notre vive reconnaissance à M.RACHID
MORROUN qui, par son soutien et ses encouragements, a permis à ce
mémoire d’exister. Qu’il trouve ici l’expression de notre profonde
gratitude.

     Que tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à la
mise au point de ce modeste travail soient ici profondément remerciés
Introduction................................................................................................ 2

                                   Première partie : étude théorique.

Premier Chapitre : Aperçu sur la littérature maghrébine d’expression Française
                A- Définition. ................................................................................. 5
                B- La Boîte à merveilles : sa genèse et sa réception. ........................ 6
Deuxième Chapitre : l’autobiographie.
               A- Définition ………………………………………………………...8
               B- L’autobiographie dans la littérature
                maghrébine d’expression française ..................................................... 8
               C- L’écriture autobiographique……………………………………...9
Troisième Chapitre: Présentation du roman la Boîte à merveilles.
              A- Les aspects de la tradition
              orale dans la Boîte à merveilles .......................................................... 10
              B- Les personnages ........................................................................ 11
              C- Structure de l’œuvre,
              schéma narratif, temps et espaces ....................................................... 13

                                   Deuxième partie : Etude pratique

Premier Chapitre : Présentation de la première séquence.
              Séance 1 : Lecture méthodique ....................................................... 18
              Séance 2 : Production écrite .............................................................. 21
              Séance 3 : Langue............................................................................. 23
              Séance 4 : Lecture sélective .............................................................. 26
              Séance 5 : Lecture linéaire ................................................................ 28
              Séance 6 : Langue.............................................................................. 30
              Séance 7 : Etude de texte-groupement de texte ................................. 33
              Séance 8 : Activité orale .................................................................... 35


Deuxième Chapitre : Présentation de la deuxième séquence :
              Séance 1 : Lecture méthodique ...................................................... 37
              Séance 2 : Activité orale ................................................................ 41
              Séance 3 : Langue .......................................................................... 43
             Séance 4 : Production écrite (résumé) ............................................ 46
              Séance 5 : Lecture méthodique ...................................................... 50
              Séance 6 : Langue .......................................................................... 54


                                                            1
                     Séance 7 : Production écrite (dissertation ....................................... 57
                     Séance 8 : évaluation ..................................................................... 59

Conclusion ............................................................................................... 63

Résumé .................................................................................................... 64

Les mots clés du mémoire ........................................................................ 65

Bibliographie ........................................................................................... 66

Annexe ..................................................................................................... 68




                                                           2
                     Introduction
       Le ministère de l’Education Nationale a instauré un nouveau système éducatif du
français au Maroc. Cette réforme vise le développement de l’enseignement de qualité qui
prépare les élèves d’une manière efficace à des études supérieures réussies.

       En effet, l’enseignement/apprentissage du français au cycle secondaire qualifiant
repose sur le concept de la compétence.

       L’apprenant est appelé alors à ce stade à s’exprimer avec une langue correcte à l’oral
comme à l’écrit. De ce fait, le cycle secondaire qualifiant est une étape où l’élève consolide
des acquis et perfectionne en vue d’une appropriation progressive des connaissances actuelles
et linguistiques de la langue.

       Ainsi, pour réaliser les finalités de cette réforme, il est nécessaire de travailler sur des
œuvres littéraires intégrales. L’élaboration pédagogique de ces textes s’effectue à partir d’un
projet que l’enseignant propose en clarifiant les compétences et les capacités à atteindre à
travers des activités variées qu’il prépare.

       Pour le choix des œuvre exploitées dans le cycles secondaire, le ministère de
l’Education Nationale propose entre autre les romans maghrébins d’expression française c’est
pour cette raison que nous choisissons de travailler sur une œuvre d’Ahmed Séfrioui La Boîte
à merveilles qui fait partie du programme de la première année du baccalauréat. Ahmed
Séfrioui, dans cette œuvre, décrit les traditions de la société marocaine dont il est témoin.

       Nous sommes inspirées de ce principe pour nous arrêter sur le sujet ; Opposition
tradition/modernité dans la Boîte à merveilles.

       Notre travail se divisera en deux parties : la première est théorique où nous essayerons
de présenter l’œuvre en mettant l’accent sur son para texte .La deuxième partie est pratique.
Elle sera consacrée à      l’exploitation pédagogique de la Boîte à merveilles. Dans cette
deuxième partie, nous allons élaborer deux séquences didactiques qui comprendront diverses
activités afin de rendre la compréhension de l’œuvre accessible au public ciblé c'est-à-dire les



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élèves de la première année du baccalauréat. L’intérêt pour nous sera alors la transmission
d’un savoir académique à des lycéens qui ont des connaissances limitées en littéraire.




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Première partie :
étude théorique




        5
               Premier chapitre :
        Aperçu sur la littérature maghrébine d’expression
                                         française :

   A.          Définition

       La littérature maghrébine d’expression française est née principalement vers les
années 1945-1950 dans les trois pays du Maghreb : La Tunisie, l’Algérie et le Maroc, et
produite par des auteurs originaires de ces trois pays.

       La colonisation du Maghreb à partir de 1830 a produit un phénomène d’acculturation
qui a introduit des données nouvelles dans la société locale .Les trois littératures modernes :
tunisienne, algérienne et marocaine sont nées sous la colonisation ; cela a posé une grande
question pour les écrivains : est-il possible d’écrire dans la langue du colonisateur sans être
aliéné ? Cette question ne cessera pas de hanter la littérature maghrébine de langue française.
En imposant aux trois contrées le joug de l’occupation, le système colonial gérait aussi la
formation de la culture : il diffusait sa langue par le biais de l’école, de l’administration, de la
justice et de la presse. D’ailleurs, la colonisation du Maghreb a favorisé l’émergence d’une
littérature écrite par des "indigènes" dans la langue du colon, mais dont le système de pensée
est fortement dépendant du milieu socioculturel auquel appartenaient ces écrivains.

       En effet, la politique coloniale de domination pratiquée par les français s’est
accompagnée d’une mise à l’écart des cultures et des langues locales. Le colonisateur, en
imposant son système d’éducation aux populations autochtones, sous le couvert de missions
"civilisatrices", ne visait en fait que leur « assimilation » pure et simple. C’était peut-être sans
compter sur l’enracinement des langues arabes et berbères de la culture musulmane.

       Dés lors, quand des maghrébins ont écrit, ils se sont exprimés en français et ils ont
composés des textes d’une dimension littéraire et identitaire complexe. Les auteurs
maghrébins ont produit des livres appartenant à différents genres littéraires. L’essai est le


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premier genre adopté : il offrait à l’auteur une tribune d’où il pouvait revendiquer une place
dans l’espace colonial. Lorsque l’écrivain éprouvait le besoin d’apporter sa contribution à un
débat d’ordre culturel ou politique, il recourait à l’essai.

           Mais, les formes narratives seront les plus fréquentées par la suite. La nouvelle et le
roman comportent souvent les traces du conte ou d’autres genres traditionnels. Les narrations1
sont multiples : elles prennent pour sujet une vie exemplaire, la vie même du narrateur
(autobiographie posant le problème de l’identité et de l’assimilation). Les faits quotidiens de
la société reflètent une autre image du Maghreb différente à celle « colportée »par le
colonisateur. Avec Mohamed Dib, Driss Chraïbi, Mouloud Mammeri, Mouloud
Feraoun…etc. C’est Ahmed Séfrioui qui, le premier, en 1949, a inauguré la littérature
marocaine d’expression française avec son roman fondateur "Le chapelet d’ambre". Grâce à
la publication de "La Boîte à merveilles" en 1945, il ouvre la voie à d’autres écrivains qui ont
choisi, eux aussi, la langue française comme outil d’expression. Dés 1954, Driss Chraïbi
s’impose avec éclat en publiant son récit Le passé simple, puis en 1955 son roman Les boucs.

           Quant à Abdellatif Lâabi, il fonde en 1966 la revue Souffles et publie en 1969 L’œil
et la nuit. Mohamed Khair-Eddine s’introduit en 1967 dans le champ littéraire avec son
roman Agadi". De son côté, Khatibi publie "La mémoire tatouée" en 1971 et Tahar Benjelloun
"Harrouda" en 1973.


B. La Boîte à merveilles: sa genèse et sa réception

           L’expansion coloniale française a donné naissance, à une littérature dite
"Orientaliste2", qui, en évoluant, a pris des formes multiples. D’abord, une littérature "de
voyages"; ensuite une littérature "coloniale " ; puis une littérature "pied-noir" ; enfin une
littérature "indigène francophone" dont le nom renvoie à une nationalité ou à une zone
géographique.

           Á ses débuts, la littérature "Orientaliste" était centrée autour de la notion d’exotisme.
Á travers les récits de voyages, elle cherchait à susciter l’émotion par la description de
contrées féeriques ou légendaires et par la peinture de cultures, de civilisations et de peuples
étranges. Pour comprendre leurs mœurs, leurs histoires et leurs arts, l’écrivain pénétrait par

1
    Lire facilement mes œuvres p. 205
2
    Dossier d’accompagnement Français p.27


                                                    7
vocation ethnographique à l’intérieur de ces catégories sociales considérées comme
« inférieure ».

       Par la suite, l’exotisme s’étant révélé une parfaite méconnaissance de l’autre, la
littérature coloniale a pris une tournure plus réaliste. Elle a renoncé à son registre pathétique
et a opté pour une observation ethnographique pratique et une représentation objective des
peuples qui faciliteraient le dialogue avec eux.

       Ainsi, à sa naissance, la littérature marocaine francophone est venue peut-être se
greffer sur cette forme de littérature. C’est pourquoi le roman La Boîte à merveilles ,
considéré comme le texte inaugural de cette littérature, a été condamné à cause de son
caractère ethnographique. Son auteur Ahmed Séfrioui a été accusé de flatter le goût d’un
public étranger assoiffé d’exotisme.

       L’élite intellectuelle marocaine, nationaliste et révolutionnaire, qui menait son combat
pour l’indépendance lui a reproché de ne pas faire mention du colonisateur, de ne pas
formuler de position claire sur la situation coloniale et en conséquence a stigmatisé son
absence d’engagement.




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                Deuxième chapitre : L’autobiographie

        A. Définition :

        L’autobiographie, un genre littéraire assez récent, est un récit rétrospectif écrit en
prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence, quand elle met l’accent sur sa vie
individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité.

        Dans l’autobiographie, la relation entre l’auteur et son public s’établit dans le respect
d’une triple règle : auteur, narrateur et personnages sont confondus : L’auteur s’engage à dire
la vérité du moment où le lecteur est constitué en juge du récit.

        D’ailleurs l’auteur, narrateur et personnage principal livre une synthèse de son
expérience. Il embrasse l’ensemble de sa vie individuelle, recompose l’histoire de sa
personnalité.

        Le narrateur considère rétrospectivement son expérience passée sur laquelle il jette un
regard neutre attendri ou ironique selon les cas.


        B. L’autobiographie dans la littérature
            maghrébine d’expression française :

        Les écrivains marocains de langue française ont composé pour l’essentiel des récits à
caractère autobiographique. Cette dominance, qui est une caractéristique principale de la
littérature marocaine, parait paradoxale et soulève d’autres interrogations concernant l’acte
d’écrire et la langue support de l’écriture.

        Le projet autobiographique repose sur une dissociation du narrateur doit d’abord
s’affirmer en tant qu’être autonome, indépendant, libre et responsable de sa propre vie.

        Dans l’autobiographie, le sujet au centre de l’écriture est ce "je" qui parle de son "moi"
valorisé parce que conscient de son identité comme différent des autres. Le "je" représente à
la fois l’auteur, le narrateur et le héros, celui qui écrit et celui dont il s’agit, un être ayant une
existence historique. Pourtant, au Maroc, société traditionnelle ou la religion occupe une place


                                                   9
importante. Le "moi" est haïssable. L’individu n’y est envisagé que dans le cadre de son
indépendance vis à vis du groupe. C’est un être soudé à une communauté elle-même soumise
à Dieu et aux autorités politico-religieuses. En conséquence, la notion d’individualité présente
dans les autobiographies marocaines relève d’une conception de la société étrangère au
Maroc.


         C. L’écriture autobiographique

         L’écrivain marocain visait en priorité le colon, destinataire lettré pour qui, ni
l’acquisition du livre, ni l’accès à l’écrit ne constituaient des difficultés majeures. Il était aussi
naturel que la langue d’écriture était celle du colonisateur. Le français était la langue
séduisante du modernisme, le moyen aussi à travers lequel il était possible de créer sa
différence et sa révolte face à la domination du colonisateur. Et c’est pourquoi les premiers
récits, en partant du vécu personnel et du parcours de vie, se sont focalisés sur la description
introspective des mœurs locales de façon à souligner la différence de la société autochtone à
dénoncer les tentatives répétées de l’assimiler.

         Les écrivains maghrébins d’expression française utilisent le français comme langue
d’écriture, D’abord, la langue arabe étant « marginalisée », l’écrivain n’avait pas d’autres
alternatives. Le français était la langue conquise à l’école et qu’il maîtrisait le mieux. C’était
aussi la langue de l’Autre dans laquelle il était possible de dialoguer avec lui et de lui signifier
son inclination et son rejet. Ensuite, l’arabe n’autorisait pas l’expression libre du "Moi" et ce
discours nouveau dans lequel le sujet "je" parlai et de son propre être et donnait sa vision du
monde à travers le regard qu’il portait sur les siens. Mais comment Sefrioui organise –t-il la
présence de ce « je » dans son roman qui porte essentiellement sur le « nous », sur les
mœurs, la tradition et la vie de la société authentique dont il est issu ?




                                                   10
               Troisième chapitre :
                    Présentation du roman la Boîte à merveilles :

          Introduction :

          C’est dans les ruelles de la ville ancienne de Fès qu’A.Sefrioui tisse la diégèse de son
roman La Boîte à Merveilles, un témoignage authentique de la réalité marocaine dans les
années 20, à travers le regard d’un enfant âgé de six ans.

          L’ossature du roman est constituée d’opposition entre deux réalités :

                   d’abord, la réalité de la société marocaine avec toutes ses particularités.
                   ensuite, la réalité de l’enfant, et du regard qu’il porte sur la société, cette réalité
                   qui semble le mettre mal à l’aise et le pousse à la rêverie, et à contempler sa
                   « Boîte à merveilles ».

          Ce chapitre fera l’objet d’une description de l’œuvre en mettant en exergue ces deux
réalités contradictoires. Il sera donc axé sur l’étude des caractéristiques de la tradition,
notamment la tradition orale et entamera sur la structure, les thèmes, les personnages et l’axe
spatio-temporel


          A.       Les aspects de la tradition orale dans la Boîte à
          Merveilles :

          L’univers romanesque de A. Sefrioui est peuplé de gens simples, parmi lesquels il y a
le narrateur : Le récit commence par la voix du narrateur - enfant, qui parle de ses petit
camarades « Mes petits camarades de l’école se contentaient du visible…ils aimaient aussi
jouer à la bataille, se prendre à la gorge avec des airs d’assassin, crier pour imiter la voix de
leur père, s’insulter pour imiter la voix du voisin, commander pour imiter le maître d’école.
Moi, je ne voulais rien imiter, je voulais connaître. 3» Le narrateur semble s’ériger en être



3
    Sefrioui. A La Boîte à Merveilles p 9-10 éditions seuil.


                                                          11
différent. C’est à travers cette narration que le roman La Boîte à merveilles s’apparente au
conte beaucoup plus qu’au roman.

          Il y a, en outre, plusieurs personnages qui incarnent la figure du conteur, à titre
d’exemple : les histoires de Abdellah le conteur qui vont marquer le roman, surtout le
personnage central qui sera fasciné par la forte personnalité de cet homme.

          « Mon père qui ne parlait pas souvent consacra une soirée entière à entretenir ma
mère d’Abdellah et de ses histoires. Le récit de mon père excita mon imagination, m’obséda
durant toute mon enfance… »4

          L’emprunt de Sefrioui à la littérature orale ne se limite pas à l’intrusion du conteur, il
y a aussi le pouvoir de narrer de « Rahma ». Si on s’approche de la demeure de la famille du
narrateur, on pourra concrétiser cet aspect. « Rahma » habitait au premier étage avec sa
famille, Lalla Kanza, la voyante habitait au rez-de-chaussée, la famille de l’auteur avec la
famille de Fatima Bziouya partageaient le second étage, la forme circulaire de la maison
collective ressemble à la forme circulaire d’une Halqa.

           On retrouve donc, les trois éléments essentiels d’un acte de communication orale.
            •    Le conteur : (Rahma)
            •    Les auditeurs : (les femmes et les enfants de Dar Chouafa)
            •    Objet de la discussion : dispute de Khadija avec son vieil époux.

          Rahma ne se contente pas de raconter, elle joue admirablement sur la curiosité de son
public, les auditeurs veulent connaître la suite de l’histoire.

« Raconte Rahma, raconte lui demandèrent toutes les femmes d’une seule voix »5


          B.        Les personnages :


          Je : c’est l’auteur- narrateur- personnage principal, il est le fils de Lalla Zoubida et de
          Sidi Abdeslem. Il s’appelle Sidi Mohammed.
          La chouaffa : c’est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l’appelle tante Kanza.

4
    P- 55- La Boîte à merveille éd. Seuil.
5
    P 89


                                                   12
Driss el Aouad : c’est un fabriquant de charrues. Il est l’époux de Rahma. Il a une fille
âgée de sept ans qui s’appelle Zineb. Il habite le premier étage de Dar Chouaffa.
Fatma Bziouya : elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari
Allal est jardinier de son état.
Abdallah : il est épicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses
qu’il a eu l’occasion d’entendre.
Le fqih du Msid : un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes
de colère et qui habitait rue Jiaf.
Lalla Fatouma : La caissière du bain maure.
Lalla Aïcha : une ancienne voisine de Lalla Zoubida, c’est une Chérif qui a su rester
digne malgré les revers du sort et dont la connaissance flottait l’orgueil de lalla
zoubida.
Driss le teigneux : fidèle serviteur de Sidi Abdeslam, il garnissait les canettes et faisait
les commissions.
Allal le fournier : il habite à Kalklyine et il est marié à Khadija la sœur de Rahma :
Le clan des mendiants et leur chef : ils ont été conviés au repas pour les pauvres,
organisé par Rahma pour remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille Zineb.
Moulay Larbi Alaoui : c’est le mari de Lalla Aïcha. Il est babouchier.
Abdenbi : une mauvaise langue qui affirme avoir vu Abdallah entrer dans un vulgaire
fandouk.
Lahbib : Il raconte avoir vu disparaître mystérieusement Abdallah dans une Zaouîa.
le boutiquier : marchand à la Kissaria qui vendit à lalla zoubida le gilet rouge destiné à
Sidi- Mohamed pour la fête de l’Achoura.
El Haj Ali Lamrani : marchand de thé du quartier Sagha et père de Sidi Ahmed qui va
épouser la fille de Sidi Omar le notaire.
Si Abderrhaman : le coiffeur du père du narrateur et le père de Sidi Ahmed qui va
épouser la fille de Sidi Omar le notaire.
Maalem Bnou Achir : un autre coiffeur qui occupe la boutique en vis-à-vis de celle de
Si Abderrhaman.
Maalem Abdeslem : le nom du père du narrateur.
Oncle Hammad : un client de Si Abderrahman qui souffre de plusieurs maux et auquel
le coiffeur recommande une recette qu’il prétend très efficace.
Sidi El Arfi : un voyant aveugle recommandé à lalla Aïcha par Khodoy lalaouia qui
affirme que tout ce qu’il a prédit s’est réalisé point par point.


                                          13
       Hammoussa : le condisciple du narrateur au Msid et surnommé ainsi parce qu’il est le
       plus petit de taille. Son vrai nom est Azzouz Berrada.
       Lalla Khadija : la femme de l’oncle Othman.
       La vieille M’Barka : l’ancienne esclave de l’oncle Othman.
       Allal El Yacoubi : envoyé par le fqih pour s’enquérir de sidi Mohamed.
       Salama : marieuse professionnelle.
       Le messager de Maalem Abdeslem : Il vient rapporter des vivres et de l’argent à Lalla
       Zoubida.
       La boîte à merveilles : Le véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de
       verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée,
       des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor, un cabochon de verre
       à facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rangée de vert de gris offerte par
       Lalla Zoubida et volée par le chat de Zineb.



       C.      Structure de l’œuvre, schéma narratif, temps et
       espace :

             a. Structure de l’œuvre :

L’œuvre est scindée sur 12 chapitres ; on peut y déceler deux mouvements distincts :

            le premier mouvement est un mouvement linéaire, il se rattache au déroulement
            des événements et leur ancrage spatio-temporel, ce sont toutes les représentations
            de la vie traditionnelle.
            Le deuxième mouvement met en exergue l’opposition du narrateur- enfant avec le
            monde des adultes.

Le découpage de l’œuvre peut être fait de la sorte :
     1)     La dispute de Lalla Zoubida avec Rahma,
     2)     La première scolarité de Sidi Mohamed,
     3)     L’histoire de Abdallah le conteur,
     4)     La mort et l’enterrement de Sidi Mohamed Ben Taher,
     5)     L’histoire de l’oncle Othman, racontée par Rahma,



                                                 14
     6)    L’histoire de Moulay Larbi et son associé,
     7)    Le remariage de Moulay Larbi,
     8)    L’incident des bijoux
     9)    Et le départ du père.

       A travers ce découpage, il y a une thématique qui jaillit sans cesse. C’est l’influence
de cet environnement sur la personnalité de Sidi Mohamed, ce qui suggère une opposition
profonde entre l’univers de l’enfant et le monde des adultes, caractérisé par :

           o La violence verbale dans « La dispute de Lalla Zoubida avec Rahma »,
           o La violence corporelle dans « la première scolarité de Sidi Mohamed »,
           o L’escroquerie dans « l’histoire de Moulay Larbi avec son associé,
           o La naïveté des parents dans « l’incident des bijoux »
           o et l’hypocrisie dans « la mort de Sidi Mohamed Boutahar ».


             b.     Schéma narratif du texte :


       Etat initial : l’auteur - narrateur - personnage vit avec ses parents.
       Force transformatrice : Le père du narrateur décide d’acheter les bracelets « Lune-
       Soleil » à sa femme.
       Dynamique de l’action : Les péripéties de la Joutéya, l’achat des bracelets et la perte
       du capital de son affaire par le père.
       Force résolutive : La décision du père à travailler aux environs de Fès pour se faire un
       capital et monter de nouveau son affaire.
       Etat final : le retour triomphant du père et la famille de nouveau réunie.


             c.     Temps et espaces :
                   1) Espace
       Dans la Boîte à merveilles de A.Sefrioui, il y a deux types d’espace :
   1- Un espace réel.
   2- Un espace virtuel.




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          1- l’espace réel :


          C’est l’espace dans lequel évolue le personnage, ce sont les différents lieux évoqués
qui peuvent renseigner sur l’état d’esprit du héros et la personnalité profonde de l’auteur.
     •      Dar choufa : c’est la maison collective, nombreux locataires occupant des espaces
réduits, parfois une pièce pour toute une famille, la cuisine se fait parfois sur le palier, la
lessive dans le patio. La maison accueille beaucoup de monde, amies et voisines, invitées des
locataires : -il y a consultation de la voyante.
                -Clan des mendiants.

          L’espace trop restreint s’oppose à toute intimité, un espace caractérisé de beaucoup
d’agitation rend toute cohabitation difficile, ce qui rend chez le garçon la solitude et le
manque de liberté l’incitant à s’évader dans un monde sans frontière.

      •     le bain maure : un lieu clos et fermé, très chaud, s’oppose à la pudeur et à ses
            croyances religieuses.
      •     Msid : (ou l’école coranique) institution traditionnelle dispensant le savoir religieux,
            devient parfois un lieu de « Souffrance », la fin du cours constitue un moment de
            bonheur, une liberté, une délivrance d’une activité forcée et ouvre la voie à l’univers
            magique de « la boîte à merveille ». ce même lieu prend l’allure d’un endroit joyeux
            quand le cours caractérisé par la monotonie est rompu par des tâches plus attrayantes
            telles que la décoration de l’école ou sa préparation pour les fêtes.
      •     Zaouïa (Mausolées, sanctuaire, marabout…)
      •     L’enfant : vit entre un père souvent absent et une mère superstitieuse, fidèle, adepte
            des marabouts.
         2- l’espace virtuel :
          C’est l’espace imaginaire de l’enfant, qui se traduit soit à son recours à la réflexion et
à l’imagination ou bien à s’évader vers sa boîte à merveilles.
                     2) Temps :
     o Du chapitre I au chapitre VII, le narrateur entasse les événements qui se sont
           déroulés en 32 jours.
     o Le chapitre VIII et la moitié du chapitre IX se déroulent sur un récit en quatre jours.
     o La deuxième moitié du chapitre IX jusqu’un chapitre XII se déroulent sur un mois.




                                                   16
          Cette inégale répartition des événements sur l’espace romanesque rend compte de la
difficulté de concilier le temps réel et le temps romanesque parce qu’il y a la voix du narrateur
adulte et celle du narrateur enfant.
          L’ancrage du roman autobiographique se fait autour de la fête de l’Achoura.

          En ce qui concerne les temps verbaux : il y’a prédominance du présent, surtout dans
l’incipit : « le soir, quand tous donnent, les riches dans leurs chaudes couvertures, les
pauvres sur les marches des boutiques… moi, je ne dors pas ».6

          La valeur du présent permet une actualisation dans le temps. Dans l’incipit, c’est
A.Sefrioui qui parle, mais plus tard, c'est-à-dire, à partir de « nous habitons… » C’est le retour
vers le narrateur- enfant et c’est à travers ses yeux que le récit est perçu.




6
    Réception critique d’Ahmed Sefrioui p. 130


                                                  17
Deuxième Partie :
 Etude pratique




        18
     Premier Chapitre : Présentation de la première
                              séquence didactique:


        Dans le cadre de l’étude intégrale du roman La boîte à merveille d’Ahmed séfrioui
nous proposons l’étude de deux séquences didactiques axées l’une sur l’étude des
caractéristiques   de    l’autobiographie    dans    le   roman,   et   l’autre   sur   l’opposition
tradition/modernité dans cette même œuvre.


Première séquence :
Séance n° 1 :
Durée : 1 heure.
Activité : Lecture méthodique " étude de l’incipit "
Support : Extrait de La boîte à merveilles d’Ahmed séfrioui
         "Le soir quand tous dorment…..Solitude ou malheur"




Objectifs général : Rendre l’apprenant capable d’accéder à une lecture intelligente du texte
autobiographique.
Objectifs spécifiques :- Amener les élèves à découvrir les procédés d’écriture de l’incipit d’un
roman.
- Etudier l’énonciation et la description.


        On peut commencer la séance par un rappel de la définition de l’incipit qui signifie le
commencement ou le début d’un roman.
Il faut amener les élèves à réfléchir également sur ce qu’ils attendent d’un incipit (le temps et
le lieu de l’action ainsi que les personnages).
L’enseignant commence la séance par une lecture magistrale suivie des lectures individuelles
faites par les élèves.



   I.   Situation et identification du passage :

                                                    19
             1. Situer le texte
          Sidi Mohamed est un enfant de six ans qui vit avec sa famille à Dar chouafa.
             2. Identification du texte
    1- Quel est le type de ce texte ?
    → C’est un texte narratif.
    2- qui raconte ?
    → C’est Sidi Mohamed, enfant de six ans.
    3- Le narrateur est-il extérieur à l’action ?
    → Non, le narrateur est un personnage.
    4- Comment appelle-t-on ce genre de texte ?
    → C’est une autobiographie.
    5- Quels sont les personnages de ce passage ?
    → Les habitants de la maison collective : Chouafa, Driss El Aouad sa femme Rahma et
    leur fille Zineb, il y a aussi Sidi Mohamed, le narrateur, et sa famille.
    6- Où se passe la scène ?
    → Dans la maison collective.
          II. Hypothèse de lecture :

          Le narrateur dresse le portrait physique et moral de l’enfant et annonce dés le départ
son projet d’écriture autobiographique. Pourtant l’identification n’est que partielle puisque
l’auteur s’appelle Ahmed alors que le personnage principal a pour nom Sidi Mohamed. Il
s’agit donc d’un roman autobiographique car il met en scène un personnage fictif au moins en
partie.


          III. Axes de lecture :
    1/ Quel est le genre de ce texte ?
    → Une autobiographie
    2/ Relevez les indices qui montrent qu’il s’agit d’une autobiographie
    → Emploi du pronom personnel "je" est dominant puisqu’il s’agit d’une autobiographie.
    D’ailleurs, dés les premières lignes de ce roman l’acte autobiographique s’annonce
    directement par le biais de la première personne du singulier "je" "je ne dors pas, je songe
    à ma solitude et j’en sens tout le poids" ainsi que l’emploi de l’adjectif possessif "ma" "ma
    solitude"
    3/ Quel est le thème dominant ?


                                                 20
    → C’est la solitude.
    4/ Quelles sont les impressions dominantes ?
    → L’étouffement, le poids de la solitude.
    5/ Quel est le sentiment du personnage principal ?
    → Désespoir, tristesse et mal-être.
    6/ Quel est l’état d’âme du narrateur ?
    → La nostalgie, la compassion.

        Les sentiments concernent le narrateur mais à deux époques différentes : à l’enfance et
à l’âge adulte. En plus des événements narrés, il y a le regard porté par l’adulte sur l’enfant
qu’il était.


        IV. Synthèse :

        L’extrait qu’on a étudié présente l’incipit du récit. Le narrateur mentionne son
intention de raconter sa vie et met en place les premiers éléments de l’intrigue : les
personnages et le cadre spatio-temporel. Il s’engage par le pacte autobiographique à être
sincère et à dire toute la vérité sur sa personnalité profonde.

        Le narrateur évoque sa petite enfance. Il décrit les personnes qu’il a fréquentés, les
lieux où il a évolué. L’adulte se penche sur son passé pour analyser les faits, de les
commenter ou porter un jugement sur certains événements. Le présent de l’adulte repose sur
le passé de l’enfance.




                                                 21
                                           Séance n° 2


Durée : 1 heure
Activité : Production écrite.


Objectif général : Développer certaines compétences rédactionnelles chez l’élève.
Objectif spécifique : Etre capable de faire une synthèse de l’incipit.



        Cette séance vient après la lecture et l’étude de l’incipit de l’œuvre. Elle suppose que
les élèves ont pu identifier le thème général du texte et ses constants. Le travail qui leur sera
proposé permet d’effectuer le passage de la réception à la production.

        Ils s’entraîneront donc à la réduction d’une synthèse de l’incipit déjà étudiée en séance
de la lecture méthodique. A partir des questions posées par l’enseignant, chaque élève est
censé écrire son propre essai.


            I. Le questionnement :
- Quel est le titre de l’œuvre dont est extrait le texte ?
- Quel est son auteur ?
- Á quelle personne est écrit le texte ?
- Qui parle ? à qui ? Quel est le nom du héros de l’histoire ?
- Quelles informations sont données sur le narrateur et le personnage principal ?
- Quels sont les sentiments éprouvés par le narrateur de l’histoire ?
- Quels sont les autres personnages en présence ?
- Qu’est-ce qui permet au narrateur de les introduire ?


         II. Phase d’exécution :
Chaque élève doit écrire un essai en répondant à ces questions
       III. Correction :
                     Collective.
        -    L’enseignant choisit, au hasard, un essai écrit par un élève et le recopie, avec les
             fautes, sur le tableau.

                                                   22
       -   L’enseignant et les apprenants corrigent ensemble l’essai.
       -   Les apparents recopient l’essai corrigé sur leur cahier à titre d’exemple et non pas
           comme modèle.


→ Ce passage est un extrait de l’œuvre d’Ahmed Séfrioui La Boîte à merveilles. Ils
constituent le début de l’œuvre, son incipit, dans lequel le narrateur présente les personnages
et le cadre spatio-temporel de l’action.
       Le texte est écrit à la première personne "je" ce qui montre qu’il s’agit d’une
autobiographie. Le narrateur évoque son enfance en parlant du milieu où il a évolué (sa
relation avec les habitants de Dar chouafa)
       Dans ce passage, on constate la dominance du thème de la solitude, de tristesse et du
mal-être du personnage principal.




                                                23
                                          Séance n°3

       Durée : 1 heure
       Activité : de langue
       Titre : l’adjectif qualificatif.
       Support : Des phrases tirées de La Boite à merveilles d’Ahmed Séfrioui.




Objectif général : Amener l’élève à maîtriser et à appliquer les règles    grammaticales de la
langue française.
Objectifs spécifiques : -Amener l’apprenant à repérer les différentes formes de l’adjectif
dans des phrases. -Amener l’apprenant à accorder l’adjectif avec le nom qu’il accompagne.


         I. Phase d’observation :
       Ecrire les phrases sur le tableau :
       Ce jour là, dès le matin, flottait dans l’air un élément nouveau.
       Ces mots me rappelaient des objets neufs et précieux.
       Ils s’élevaient, libres, dans le ciel blanc de l’été.
       Ils n’étaient peut –être pas très correct de mettre le nom de sa propre mère dans une
       chanson.
   Demander à un élève de lire toutes les phrases.
   Expliquer les mots difficiles
   Prendre chaque phrase à part.
   Demander aux élèves de passer au tableau, à tour de rôle, pour souligner les adjectifs qui
   s’y trouvent.
   Souligner les terminaisons des adjectifs et le nom qui précède chaque adjectif.
   Qu’est ce que vous remarquez ?
       * L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il précède.
   Demander aux élèves de distinguer les différentes natures de l’adjectif.
   Montrer aux élèves que :
       * L’adjectif épithète fait partie du groupe nominal
               Exemple : des objets neufs et précieux
               Le ciel blanc de l’été


                                                  24
       * L’adjectif attribut exprime une manière d’être attribuée au sujet au sujet ou à l’objet
       par l’intermédiaire d’un verbe.
               Exemple : il n’était pas correct
       * L’adjectif apposé est toujours entre deux virgules et il est déplaçable.
               Exemple : Ils s’élevaient, libres, dans le ciel blanc de l’été.
   Est-ce qu’on peut supprimer l’adjectif dans tous les cas sans atteindre le sens ?
       *Non, on peut supprimer l’adjectif apposé ou l’adjectif épithète sans atteindre le sens
       alors que la suppression de l’adjectif attribut laisse le sens inachevé.
   Aider les élèves à déduire eux même la règle.


        II. Conceptualisation :

       L’adjectif qualificatif est un constituant facultatif du groupe du nom ou un constituant
d’un groupe du verbe, ordinairement un verbe d’état comme : être, sembler, rester…etc.

       L’adjectif qualificatif peut être épithète…... attribut ou apposé.

       Il est épithète quand il entre dans le groupe nominal dont le mot principal est le nom
auquel l’adjectif est joint ; il n y a dans ce cas aucun verbe qui mettre en rapport l’adj. avec le
nom.

       Il est attribut lorsqu’il est mis avec le sujet par l’intermédiaire du verbe similaire
(sembler, paraître, devenir…). L’adjectif peut être aussi attribut du complément d’objet direct
après des verbes comme (appeler, choisir, connaître, dire, faire…)

       L’adjectif qualificatif apposé est toujours entre deux virgules.

       Les adjectives épithètes et apposé sont supprimables. Par contre l’adjectif attribut du
sujet ou attribut de complément d’objet ne le sont pas, leur suppression laisse le sens de la
phrase incomplet

       Qu’il soit épithète, attribut ou apposé l’adjectif qualificatif s’accorde en genre et en
nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.




                                                  25
       III. Phase d’application :

       Une phrase d’application s’avère nécessaire pour savoir si les élèves ont bien compris
la leçon. L’enseignant propose alors un exercice.

1/ Accordez les adjectifs entre parenthèse en indiquant la nature de ces adjectifs qualificatifs.


    Les phrases                           les adjectifs              la nature des adjectifs


                                              gentils               attribut du sujet
    - Ces enfants sont très
    (gentils)


    - J’ai vécu des aventures
                                          extraordinaire                 épithète
     (extraordinaire)



    - Il le juge (coupable)
                                           coupable             attribut du complément
                                                                     d’objet Direct.




    La fille est devenue
    (satisfait) de sa situation              Satisfaite             attribut du sujet




                                                26
                                        Séance n°4

       Durée : 1heure
       Activité : Lecture sélective
       Support : « Mon père nous quitta…une figure hideuse. » extrait de La boite à
       merveilles pages 136-137.




Objectif général : sélectionner les événements principaux dans un extrait.
Objectifs spécifiques :- Etudier les péripéties.
                       -Etudier le rôle et la place du père dans une famille marocaine.


                 I. Lecture magistrale :
                II. Situation de l’extrait :
      Le père a perdu l’argent qu’il portait sur lui quelque part dans un souk. Cette somme
d’argent présente tout son capital. Le père décide alors de voyager à la compagne pour
travailler afin d’amasser de l’argent pour se rétablir dans son atelier.


                III. Compréhension globale :
+Quel est l’évènement principal dans cet extrait ?
→ Le départ du père.
+Quel est le sentiment dominant ?
→ La tristesse, la peur, le malheur et l’angoisse.
+Pourquoi le père va quitter la maison ?
→ Après la ruine du père qui a perdu son capital : l’argent qu’il portait sur lui est tombé
quelque part dans un souk. Le père va voyager à la compagne à la recherche d’un travail.
Tableau à compléter
a/ - Lecture silencieuse du passage.
1/ Dégager le rôle du père au sein de la famille du narrateur ?
2/Quels sont les sentiments éprouvés par la famille après le départ du père ?




                                                   27
   Le rôle du père                                  les sentiments de la famille


- Il représente une protection occulte         - Nous étions abandonnés
- son prestige moral donne force, équilibre,   - Nous étions devenus orphelins
  assurance et respectabilité                  - Nous restions sans soutien, sans
                                                défense.
- Il représente la force, l’aventure,
  La sécurité, la paix.
- Il apporte la suave odeur du travail




b/ L’image du père est une image positive ou une image négative ?
→ Une image positive


                IV. Synthèse

        Le rôle du père, dans une famille surtout marocaine, est primordial.La présence du
père représente une protection, un prestige moral, un équilibre et une assurance pour sa
famille.




                                               28
                                           Séance n°5

Durée : 1 heure
Activité : Lecture linéaire.
Support : Extrait de La Boîte à merveilles p : 43 « La nuit, la maison      retomba dans Le
silence…….. Ma mère survint, parla de fatigue, m’emmena dormir ».




 Objectif général : Etudier le point de vue dans un roman autobiographique.
 Objectifs spécifiques : -Reconnaître le type de focalisation.
                         - Dégager les figures de style.
                         - Repérer la part de l’imagination dans les souvenirs d’enfance.



                  I. Lecture magistrale du texte :
                  II. Compréhension globale :
- Qui parle dans ce texte ?
→ Sidi Mohamed, le personnage principal.
- De quoi parle-t-il ?
→ Il parle de son sentiment de tristesse et il parle ainsi de sa boîte à merveilles.
- La scène racontée est-elle réelle ou imaginaire ?
→ C’est une scène imaginaire.


                III. Analyse du texte :
1 er fragment :
« La nuit, la maison retomba dans le silence……je les remis dans leur boîte »
+Lecture silencieuse.
+Questions :
- Quel sont le temps et le lieu de l’action ?
→ La nuit, dans la maison du narrateur
- Quel sentiment éprouve l’auteur ?
→ L’auteur éprouve le sentiment de tristesse
- Qu’est ce qui caractérise ces objets ?
→ Ils ont perdu leur pouvoir magique, ils sont devenus un peu hostiles et maussades.


                                                 29
2ème fragment : « une fois le couvercle rebattu…….du vent en quête d’aventure ».
+ Lecture silencieuse :
+ Questions :
- Quelles figures de style utilise l’auteur pour décrire les objets ?
→ L’auteur a utilisé la personnification pour décrire les objets.
- Pourquoi le personnage s’invente ce monde de contes ?
→ Le personnage s’invente ce monde de contes pour s’évader de la réalité. Il est en quête de
bonheur.
3éme fragment : « j’ouvris la boite ……..ma mère survint, parle de fatigue, m’emmena
dormir »
+Lecture silencieuse.
+ Questions :
- Quelle est la réalité choquante ?
→ La réalité choquante que le narrateur à découvert c’est que dans sa boîte il n y ‘a que des
clous, des boutons sans âme et sans mystère.
- Quel sentiment éprouve le personnage dans ce fragment ?
→ Le personnage éprouve le sentiment de peur.
- Comment comprenez-vous alors le titre de l’œuvre ?
→ La Boîte à merveilles présentes le lieu d’évasion du narrateur. Ce dernier veut exciter
l’imagination du lecteur en insistant sur les détails qui cassent la barrière entre le réel de
l’irréel.
- Relevez les indices qui permettent d’identifier le type de focalisation dominant.
→ Il s’agit d’une focalisation interne. Le narrateur utilise le pronom personnel "je". En outre,
le narrateur parle de ses sentiments internes.
                IV. Synthèse :
        Sidi Mohamed a inventé un monde merveilleux pour vaincre sa solitude. Dans ce
passage, il personnifie les objets de sa Boîte à merveilles. Mais confronté à la réalité, Sidi
Mohamed éprouve un sentiment de tristesse.
Dans cet extrait, il s’agit d’une focalisation interne où le narrateur perçoit les événements à
travers la sensibilité et le regard d’un personnage.




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                                       Séance n°6 :

Durée : 1heure
Activité de langue
Titre : L’énonciation
Support : « Corpus tiré de La Boîte à merveilles »
Objectif général : -Amener l’élève à rendre compte, du rôle de l’énonciation dans un
énoncé.
Objectifs spécifiques - Identifier les types d’énonciation
                        -Définir l’énonciation
                        - Repérer les indices d’énonciation


                  I. Observation
  1/ Discours.
a/ Je retirai mes vêtements et je restai tout bête, les mains sur le vente, devant ma mère lancée
dans une explication avec une amie de rencontre.
b/ Je connaissais cette rue.
c/ Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes.
   2/ Récit
a/ L’école était à la porte de Derb Noualla.
b/ Dans un coin, des enfants pleurnichaient.
c/ Une jeune femme étrangère à la maison restait enveloppée dans son haïk.


                 II. Conceptualisation :
       L’énonciation est l’action par laquelle un émetteur émet un énoncé destiné à un
destinataire dans un lieu donné et à un moment donné. Pour analyser une situation
d’énonciation, il faut se poser les questions suivantes :
   •   Qui parle ou écrit ? à qui ? quand ? où ?
   •   Quelle est l’intention de l’émetteur ?
   •   Un énoncé s’inscrit soit dans le système du discours soit dans celui du récit.




                                                 31
   A/ Discours.
            Discours                      Indices
Enoncé ancré dans la situation de       * Indices de personnages :
L’énonciation.                             - pronoms personnels : je, tu….
Il comporte des indices d’énonciation     - déterminant adj. Possessifs : ma…….
Qui renvoient aux circonstances dans      - déterminant adj. démonstratifs ce, cette……
Lesquelles il a été produit                - Mode impératif.
                                               * Indices de tps et de lieu
                                         - Temps verbaux :
                                           Présent d’énonciation
                                        Futur, passé composé, imparfait
                                              * Adverbes de temps et de lieu :
                                              - Aujourd’hui – demain…….
                                                - ici – à cet endroit – ci……




B/ Récit


           Récit                               Indices


Enoncé coupé de la situation                  * Indices de personnes
 d’énonciation                                 - Pronom personnels : emploi massif
                                                 de la 3 éme personne
                                                 il (s), elle(s), on, eux, lui, leur……
                                              * Indices de temps et de lieu :
                                                 Temps verbaux :
                                                 Passé simple, imparfait, plus que
                                                 Parfait,Passé antérieur, conditionnel
                                                Adverbe de temps :
                                                  Ce jour là, la veille, le lendemain, cette
                                                     semaine là……
                                                  Adverbe de lieu Là-bas, à cet endroit




                                         32
               III. Appropriation :

       Etude de l’extrait pages 12-13 « Je me sentais plus seul que jamais……d’où
s’échappaient toutes sortes de rumeurs »

Relevez les indices d’énonciation dans cet extrait ?




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                                        Séance n°7 :

  Durée : 1heure
   Activité : Etude de texte : groupement de textes.
   Support : texte « 1 » (Le toit de tuiles…..du chemin de retour).    p .23-25.
                Texte « 2 » (La rue Zneqat Hajjama…..son haïk) 147-148


Objectif général : Etre capable de repérer les convergences des textes.


Objectif spécifique : Etre capable de repérer les convergences des textes.




                     I. Lecture magistrale :
                    II. Compréhension globale :
           Questions :
  * Déterminez la typologie des extraits
  → Les deux extraits sont narratifs et descriptifs
  * Quels sont les personnages ?
  → Les personnages sont : le narrateur et sa mère, Lalla Aicha, la gardienne du mausolée, le
  fqih….
  * Quel est le thème commun dans les deux extraits ?
  → Croyance aux marabouts, aux superstitions et au spirituel.


                   III. Analyse des textes :
  A/ description ethnographique :
  1/ Quels sont les lieux qui sont typiquement marocains dans les deux extraits ?
            Texte 1                                    Texte 2
  - Le mausolée                                  - La rue Zenqat- Hajjama
  - La zaouïa                                   - Le quartier Seffar
  - Le catafalque du saint                      - Qualhlyine
  - Sidi Ali Boughaleb.                         - Le djbel
  - Temple étrange                              - Marché aux esclaves


                                                  34
2/ Déterminez l’architecture et les objets marocains




            Texte « 1 »                             Texte « 2 »
- Le toit de tuiles vertes                     - bouilloire
- Une cour immense                              - cretonne
- Vaisseaux en terre ……….                       - matelas
- Un gobelet.                                   - carpettes
- Le bois du catafalque.                        - bols de faïence
- crin- laine                                   - étagères de bois- plateau de cuivre jaune




3/ - Ces descriptions sont destinées à un lecteur européen ou marocain ?
→ Ces descriptions sont destinées essentiellement à un lecteur européen.
4/ Pourquoi Ahmed Séfrioui a fait ces descriptions ?
→ - Invitation au tourisme
    - Invitation au dépaysement.
B/ La critique sociale
Thème commun → croyance aux superstitions et au spirituel.
5/ Pourquoi le mausolée ?
→ Invoquer son secours et demander sa protection
6/ Pourquoi le fqih ?
→ Prévoir le sort, le destin.
7/ Quels sont les signes de misère morale et matérielle dans les deux extraits ?


         Texte « 1 »                                          Texte « 2 »
- Les pèlerins attendent la guérison           - Description de la pièce de Lalla Aicha.
- Appeler à grands cris le saint à leur       - Tout qu’il lui avait prédit s’était réalisé.
    Secours.                                  - Atteindre le but avec l’aide de ce voyant…
- Frappait sur la catafalque.
- Un délire sacré
- Demandaient protection


                                               35
                                         Séance n°8 :

       Durée : 1heure
       Activité : orale


       Support : Extrait de La Boîte à merveilles d’Ahmed Séfrioui p 49→ p52
                     « Moulay Larbi……..Pleure dans la solitude »


    Objectif général : Amener l’apprenant à se montrer critique et actif face
                            à un sujet actuel.
     Objectifs spécifiques : - Amener les apprenants à s’exprimer correctement et
                                  aisément en français.
                               - Dégager la condition féminine dans la société marocaine


                  I. Lecture magistrale :
                 II. Questions :
       1/ A partir du passage dégagez la condition féminine à l’époque d’Ahmed Séfrioui
Dans la société marocaine ?
       → Il ne lui était pas permis de voir ma mère.
        → Sa femme se dépêcha de le rejoindre.
       → Les femmes courraient pieds nus- babotaient – chantaient….
       → Lalla Aicha se mit à pleurer
       → Deux hommes et cinq femmes, tous parents, composaient l’époque.
       → Ma mère (…..) lui parla comme elle aurait parlé à une petite fille.
     2/ A partir des phrases tirées du passage, comparez la situation de la femme à l’époque
de Séfrioui à celle de la femme actuelle au Maroc.
  La femme vue par le narrateur                                  La femme actuelle
→ La femme à cette époque devait                          - Le marché du travail est devenu plus
Se cloîtrer et se cacher.                                 Ouvert aux femmes
→ La femme était enfermée dans sa maison                  - Les femmes ont pu atteindre le droit
→ Pour surmonter leurs souffrances, les                   de vote et de parité en politique.
Femmes organisent des nzaha pour                          - Il y a une augmentation du taux


                                                  36
se défouler et la présence masculine était                d’activité et de scolarité des femmes.
obligatoire pour la surveillance.                         - Dans la société marocaine l’éducation
→ La discussion entre les femmes était                    d’un garçon se diffère à celle d’une fille
Importante et nécessaire, elle chassait l’ennui           on donne toujours plus de liberté aux
→ La femme est considérée comme immature,                 garçons plus qu’aux filles.
elle avait un comportement enfantin lorsqu’il             - Au niveau scolaire, on a constaté
s’agissait d’un malheur (pleurer, renifler,               d’après des sondages que le taux de
se laisser consoler…..)                                   Succès des filles est plus élevé que
.                                                         celui des garçons.


3/ Est-ce que vous êtes pour ou contre la libération de la femme marocaine ? Justifiez vos
réponses ?
     Pour la liberté de la femme                         Contre la libération de la
         Marocaine                                                     femme marocaine


- La femme marocaine est devenue plus                  - La femme marocaine a négligé sa famille
active, plus dynamique                                           (son mari et ses enfants)
- La femme marocaine a pu exercer des                  - Les enfants ont perdu l’affection et la
métiers qui étaient consacrés uniquement                tendresse de la mère dans la société
à l’homme et elle a pu réussir ceci encourages               marocaine.
les autres femmes à poursuivre leurs études            - Les familles ne se réunissent plus comme
jusqu’au bout afin d’atteindre le même                  avant.
statut que l’homme.

                III. Synthèse

       La libération da la femme est une bonne initiative. Cette femme, qui était cloitrée
enfermée dans sa maison, devenue plus cultivée, plus dynamique et plus active. Pourtant, dans
certains cas, cette libération a influencé sur son rôle qu’elle doit assurer au sein de sa famille.




                                                  37
      Deuxième chapitre : Présentation de la
               deuxième séquence didactique :
                                      Séance no : 1

Activité : lecture méthodique

Support : La Boîte à merveille de A .Sefrioui

Passage : « Rahma ,la femme du fabricant de charrues,qui était sortie ce matin accompagnée
de sa fille Zineb, ……….Le jeudi suivant ,Rahma pour remercier dieu de lui avoir rendu sa
fille , organisa un repas pour les pauvres . » ChapIII

Durée : 1heure

  OG : initier les apprenants à la lecture d’un texte appartenant à la littérature

  marocaine.

  OO : sensibiliser les apprenants sur les étapes d’un récit, et surtout celles d’un conte.




       Lire le texte et désigner deux ou trois élèves pour qu’ils lisent à leur tour.


                 I. Situation :

   1-situez ce passage ?

   L’auteur ,narrateur et personnage raconte sa journée au msid ,l’achat de la lampe à
   pétrole était un heureux événement chez la famille de l’auteur ,ceci a été bouleversé par
   l’incident de la perte de Zineb,la fille de Rahma ;en plein foule à l’ancien Médina .

                 II. Compréhension du passage :

   1- qu’est –il arrivé à Rahma ?

   Rahma perd sa fille en voulant se rendre au quartier Kalklyine et rentre chez elle en se
   lamentant et en s’administrant des claques sonores sur les joues.




                                                38
2-Montrez comment le malheur efface les disputes et consolide les liens des
habitants ?

La mère de l’auteur oublie sa dispute avec Rahma et se précipite pour la consoler et
partager sa peine en pleurant et se lamentant avec elle.

3-Montrez comment un incident comme la perte d’une fille bascule du tragique au
comique ?
La perte de Zineb cause beaucoup de peine à Rahma, mais en voulant partager la douleur
de leurs voisines les femmes pleuraient chacune pour sa raison personnelle .L’enfant
pleure aussi pour faire comme les autres et surtout parce qu’il avait faim.

4-Délimitez la partie dans laquelle la mère joue le rôle d’un narrateur second.

La mère joue le rôle d’un narrateur second dans la partie « Maman parla des événements
de la journée ………..Rahma retrouve toute sa gaîté lorsque sa fille lui fut rendue » .

5-Comment Rahma a-t-elle perdu sa fille ?
Rahma a perdu sa fille en se rendant au baptême.

6-Montrez comment les saints jouent un rôle primordial dans la vie de tous les
jours ?
 Khadija et son mari, se rendent à Sidi Ali Bou Serghine pour avoir un bébé.
 Fatima Bziouya et la mère du narrateur se rendent à Moulay Idriss pour implorer l’aide
des saints pour Rahma.

7- qu’est ce que Rahma organise pour remercier dieu d’avoir retrouver sa fille ?
Rahma organise un repas pour les pauvres.

8-quels sont les personnages de l’extrait ?
 L’auteur, narrateur et personnage
 Rahma
 La mère de l’auteur
 Les habitants du quartier.

9- Relevez les noms de lieux dans l’extrait ?
 quartier Kalklyine,
 Dar Chouafa,
 Mechatine, Seffarine, Elouadine, Rsif.
 Moulay Driss.
 Dar kitoun.

10-Pourqoui l’auteur a-t-il indiqué ces lieux tout au long de l’extrait ?
L’importance de ces noms de lieux est de jouer un rôle de temoinage et d’ancrer les
événements racontés dans la trame du récit autobiographique.




                                          39
                 III. Identification du passage :

1- Quel est le type du texte ? pourquoi ?
   C’est un texte narratif, parce qu’il est extrait d’un livre autobiographique ; en plus de
   l’emploi de l’imparfait et du passé simple.


2-Quelle sa focalisation ?
   Il s’agit d’une focalisation interne, parce que l’extrait est de genre autobiographique : c’est
   à travers le regard de l’auteur enfant, et à travers sa conscience et suivant sa pensée que
   les événements sont narrés.

3-Quelle est sa tonalité ?
   Il s’agit d’un mélange du tragique (la perte de Zineb) avec le comique (comment les
   événements ont été narrés)

4-Quelle impression produit-il sur le lecteur ?
   Le lecteur se trouve en face de multiples questions, il y’a une sorte de suspense comment
   Zineb a été retrouvée ?

             IV. Les axes de lecture :
   On peut appliquer les étapes d’un conte sur cet extrait :

 1-Situation Initiale :
            « Rahma la femme du fabricant………..assister à un baptême »
   Titre : Rahma et sa fille Zineb étaient invitées à un baptême.
2-Fait imprévu :
            « Revint tout en pleurs ………pas la moindre trace »
   Titre : la perte de Zineb en pleine foule à l’ancienne médina.
3-péripétie :
            « La nouvelle de cette disparition ……..Rahma retrouve toute sa gaîté lorsque sa
            fille lui fut rendue ».
   Titre : les actions faites par l’entourage de Zineb pour la retrouver.
4-dénouement :
            « Louange à dieu ……..un repas pour les pauvres »
       Titre : le retour de Zineb à sa maison.


              V. les figures de style :


   Relevez les figures de styles employées?
   Métaphore :
   Zineb s’était volatilisée, le sol l’avait engloutie

   Hyperbole :
   _ …..Une belle robe parsemée ……
   -……..j’avais le cœur gros ……



                                                 40
   Enumération :
   …..je pleurais…..biens d’autres raisons : d’abord……je pleurais aussi …..

   Les femmes soufflaient leur feu, remuait leurs ragoûts, écrasaient dans des mortiers de
   cuivre leurs épices.


             VI. Synthèse
       Le récit autobiographique se confirme davantage, il y’a une focalisation interne.Le
narrateur, auteur et personnage s’identifie à Zineb ; sa perte au milieu de la foule représente
une perte à lui même la seule différence est l’espace .la perte de Zineb est dans un espace
réel : c’est la rue. Alors que la perte de l’auteur est virtuel : c’est son imagination ; cette
partie de l’extrait peux le confirmer « ……sous mes couvertures…….calme ».Cette intrusion
dans l’imagination est symbolisée par la boîte à merveilles, un lieu d’évasion del’auteur
quand il est enlassé par le monde des adultes.




                                                 41
                                         Séance n° 2

   Activité : orale


  Support : La Boîte à merveilles A.Sefrioui

  Passage : Raconte-la, raconte la, demandèrent toutes les femmes d’une seule voix………Le
  récit de Rahma m’obséda toute la soirée, la nuit, j’y rêvai encore » .Chap. VI.

  Durée : 1heure.


O.G : Initier les élèves sur l’importance de la communication orale.

O .O : Amener les élèves à distinguer entre une communication traditionnelle (Halqa) et
une communication moderne (la sphère communication).


          Lire le texte et designer deux ou trois élevas pour qu’ils lisent à leur tour.
  Ecrire le modèle d’un schéma de communication sur le tableau :


  Récepteur                                  message                                       Emetteur


                                             Canal

                                               Code

  Demander à certains élèves del’appliquer sur l’extrait du texte :


                                                   42
       -qui est l’émetteur ?

-c’est Rahma.

       -quels sont les récepteurs ?

-Ce sont les voisines.

       -quel est le canal de communication ?

-c’est la parole de Rahma, elle est sonore.

       -quel est le code ?

-C’est la langue, l’arabe dialectale.

       -quel est le message ?

-C’est l’histoire de l’oncle Othman.



      Ensuite ,décrire aux élèves la sphère de communication traditionnelle ,effectuée à
l’intérieur de la maison Dar Chouafa ; une maison collective ,de forme circulaire donnant
sur un patio commun ; l’architecture de la demeure ressemble à la disposition des auditeur
auteur d’un conteur , c’est la Halqa ;où on trouve les trois éléments essentiels d’un acte de
communication :

       -Qui est le conteur ?

-c’est Rahma.

       -quels sont les auditeurs ?

-les femmes et les enfants de Dar Chouafa ?

       -quel est le motif de l’histoire ?

-c’est l’histoire del’oncle Othman.

      Du moment que cette communication orale n’est pas directe, elle reporté par un
narrateur .C’est ce qu’on appelle la narration au second degré ; donc le schéma de
communication devient :
    • L’émetteur : A.Sefrioui.
    • Les récepteurs : des lecteurs francophones.
    • Le canal : le livre, c’est l’écrit, il est visuel.
    • Le message : compte rendu de la société marocaine aux années




                                               43
                                     Séance n° 3

Activité : Langue

Support : La Boîte à merveilles    de A.Sefrioui

Passage : « Rahma ,la femme du fabricant de charrues ,qui était sortie ce matin
accompagnée de sa fille Zineb ………….Le jeudi suivant ,Rahma pour remercier dieu de
lui avoir rendu sa fille ,organisa un repas pour les pauvres . »

Durée : 1 heure


 O.G : initier les élevés sur le rôle du passé simple et l’imparfait dans le récit.

 O.O : amener les apprenants à concrétiser la valeur du passé simple et de l’imparfait
 dans un conte à caractère autobiographique.


                  I. Phase d’observation :

Choisir des phrases de l’extrait, les écrire au tableau puis demander à un élève de les lire.


1- Rahma, la femme du fabricant de charrues qui était sortie ce matin accompagnée de sa
   fille Zineb.

2- Les questions fusaient de toutes les fenêtres.
3- Je m’étais mêlé au groupe des pleureuses.
4- Personne ne s’occupait de moi.


                                                44
5- Il me semblait que la bienséance l’exigeait.
6- Je vociférai les versets sacrés, tapai sur m planchette.
7- Rahma revint tout en larmes

8- Une vieille femme surprit notre douleur.
9- Toutes les femmes entourèrent Rahma.
10- ……….organisa un repas pour les pauvres.

                   o Prendre chaque phrase à part :
                   o Demander aux élèves de tracer un tableau composé en cinq colonnes
                     (verbes, personne, temps, valeur et l’infinitif)

                   o Poser des questions concernant la valeur de l’imparfait et la valeur du
                     passé simple dans chaque




                II. Phase de conceptualisation

       Dans cette phase, faire un rappel sur les différentes valeurs du passé simple et de
l’imparfait de façon général



L’imparfait :


    Comme son nom l’indique, l’imparfait exprime une action non achevée (ou même non
   commencée) dans le passé :

   -Action en cours ou aspect duratif     « tiens, nous parlions justement de toi »

   -L’imparfait peut servir à la description dans le passé « la maison était entourée de
   grandes saules »

   -Une action répétée ou habituelle « le lundi était jour de fermeture »

   -Une action non accomplie et qui était sur le point de se réaliser. « Il était temps, nous
   partions »

Le passé simple :
Comme l’imparfait , c’est un temps du passé mais, contrairement à lui, il exprime des faits
totalement achevés.

   -   Dont on peut situer le début et la fin à un moment précis du temps (d’où le nom du
       passé défini qu’on lui donne parfois) « nous étions au milieu du repas quand elle
       arriva »



                                               45
  -Une action accomplie, sans prendre en considération l’élément du temps « l’atmosphère
 était lourde, nous mangeâmes silencieusement.
 -Le passé simple est utilisé pour montrer, souvent rapidement les étapes d’un récit (aspect
 ponctuel)
 « …….d’abord, elle le chercha,……ensuite, elle inspecta tout le jardin,…..enfin, elle rentra
 épuisée »

 -Parfois, le passé simple permet de narrer des faits situés dans un passé lointain , sans
 rapport avec le présent( faits révolus) même s’il se sont réellement produits ; c’est pourquoi
 il est parfois appelé passé historique « Molière naquit en 1622 »




               III. Phase de concrétisation :
 Demander aux élèves de remplir le tableau :

phrase         verbe           personne        temps           valeur          infinitif
P1             Etait sortie    3ème . sin      Plus que        Action          sortir
                                               parfait         répétée ou
                                                               habituelle
P2             fusaient        3ème.plu        imparfait       Action en       Fuser
                                                               cours

P3             Etais mêlé      1ère. sin       P .Q.P          description     S’être mêler
P4             S’occupait      3ème . sin      imparfait       description     S’occuper
P5             semblait        3ème .sin       imparfait       description     sembler
P5             exigeait        3ème .sin       imparfait       habitude        exiger
P6             vociférai       1ère.sin        Passé simple    Aspect          vociférer
                                                               ponctuel
P6             tapai           1ère .sin       P .Simple       La              taper
                                                               succession
                                                               des
                                                               événements
P7             revint          3ème .sin       P .Simple       Action brève    revenir
                                                               dans le temps
P8             surprit         3ème .sin       P .Simple       Situer          surprendre
                                                               l’action dans
                                                               un temps
                                                               précis
P9             entourèrent     3ème. plu       P .Simple       Action          entourer



                                                46
                                                                accomplie
P10            organisa         3ème . sin     P .Simple        Action          organiser
                                                                accomplie



                IV. Phase de consolidation :

          Demander aux élèves de tracer un autre tableau, sur le modèle du tableau ci-dessus et
 faire sortir de l’extrait d’autres verbes conjugués à l’imparfait et au passé simple et de faire
 sortir leurs valeurs.




                                         Séance n°4

 Activité : Production écrit

 Support : La boîte à merveilles de A. Sefrioui

 Passage : « Rahma, la femme du fabricant de charrues, qui était sortie ce matin
 accompagnée de sa fille Zineb,…………..Le jeudi suivant , Rahma pour remercier Dieu de lui
 avoir rendu sa fille , organisa un repas pour les pauvres » Chap. III


 Durée :   1 heure.



      O.G : l’initiation au résumé du texte.


      O. O : Savoir schématiser un texte par repérage des mots clés.


                          I. Notions générales du concept :


      1- Le résumé du texte :




                                                47
   Il s’agit d’exprimer de manière synthétique et objective la substance d’un texte donné tout
   en respectant sa structure initiale.

   2- Les étapes d’un résumé :


     a- Lecture globale :


       Lire d’une manière globale afin de saisir le thème général du texte.


     b- Lecture détaillée :

     Etudier le texte d’une manière détaillée afin de dégager :

                 Sa structure (ou son plan), on peut le reformuler sous forme de schéma.

                 Les idées principales : distinguer l’essentiel du secondaire (chercher les mots
                 clés en relation avec le thème général).

                 Des articulateurs logiques entre les différentes parties du texte ; et à
                 l’intérieur de chaque partie.


     c- Rédaction du résumé :


                 Rédiger le résumé en restant fidèle au texte tout en évitant de reprendre les
                 mêmes mots ou expressions de l’extrait ; sauf quand c’est inévitable.

                 Supprimer les exemples et les citations.


                 Suivre le plan adopté par l’auteur.

                 Ne pas ajouter d’idées personnelles.


                 Employer un système d’énonciation neutre (ex. « il » ).

                 Rédiger sans se soucier du nombre de mots.


     d- Relecture :

       Relire son résumé pour corriger les fautes de syntaxe, d’orthographe et pour améliorer
le style. A ce niveau, il s’avère   utile de respecter   le nombre de mots demandé : le quart
avec plus ou moins 10%.


                                                48
                       II. Application sur le contenu de l’extrait :
1- Lecture globale :

Lire l’extrait « Rahma, la femme du fabricant de charrue …………organisa un repas pour
les pauvres »

     Idée générale :

La mère du narrateur raconte à son mari les péripéties de la perte de Zineb la fille de
Rahma.

2- Lecture détaillée :

Plan de l’ extrait :

     Situation initiale :

         De : « Rahma, la femme du fabricant »
         Au : « …assister à un baptême »

             C’est l’incipit de l’histoire de la perte de Zineb.

     Mots clés :

         Rahma , était sortie , accompagnée de sa fille Zineb, baptême,

     Fait imprévu :

         De : « revint tout en pleurs »
         Au : « il n’en restait pas la moindre trace »

         La perte de Zineb.

     Mots clés :
       Rahma, revint tout en pleurs, les femmes avaient interrompues leur besognes,
       elles la suppliaient de les mettre au courant de la nature de cette catastrophe qui
       l’avait frappés , toutes les femmes entourèrent Rahma , elle réussit à les
       renseigner , Zineb avait disparu .

     Articulateurs logique : enfin.

     -Déroulement de l’événement :

         De : « la novelle de cette disparition »
         Au : « lorsque sa fille lui fut rendue »

             Mots clés :

         La nouvelle de cette disparition se propagea dans le quartier, des femmes
         inconnues traversèrent les terrasses pour venir prendre part à la douleur de


                                             49
             Rahma,je m’étais mêlé au groupe des pleureuses , personne ne s’occupait de
             moi , maman parla des événements de la journée,je pouffai de rire, une vieille
             femme surprit notre douleur, Rahma retrouva toute sa gaîté lorsque sa fille lui
             fut rendue.
                  Articulateurs logiques :

             D’abord, aussi, pendant ce temps.

                 Situation finale :

             De : « louange à dieu »

             Au : « organisa un repas pour les pauvres »

             -C’est le dénouement, Rahma retrouve sa fille et décide d’organiser un repas
             pour les pauvres.
                Mots clés :

              Sous mes couvertures, les yeux ouverts, j’imaginais, …..j’étais perdu, le jeudi
             suivant.

                 Articulateurs logiques : aussi.

             - Nombre des mots du texte à peu prés 1000 mots.
             - Nombre des mots du résumé à peu prés 100 mots

   3- Rédaction du résumé :

     Rahma était sortie accompagnée de sa fille Zineb pour assister à un baptême, au quartier
Kalkalyine chez sa sœur Khadija.Elle revint tout en pleur : sa fille était perdue en plein
foule.
     En la présence de l’enfant, la mère raconta les péripéties de l’événement ; tout le quartier
était bouleversé,
   C’est ainsi que des efforts ont été conjugués par des hommes de l’habitation, qui ont
chargé deux crieurs, ceci abouti à la retrouvaille de la fille au mausolée Moulay Driss.
   L’enfant, rêva toute la nuit de la perte de Zineb qui la considère une perte à lui-
même ;Rahma pour remercier Dieu organisa un repas pour les pauvres.




                                                50
                                      Séance n° 5

Activité : Lecture méthodique

Support : La Boîte à Merveilles        de A .Sefrioui

Passage : « Ma vie      s’écoulait dans deux mondes opposés……….Ma mère me
réveilla »Chap. IX.

Durée : 1 heure.



               O.G : habituer l élève à un genre de texte : le texte narratif.

         O.O : faire découvrir comment le narrateur passe du général au particulier.



Lire le texte et désigner deux ou trois élèves pour qu’ils lisent à leur tour.

                              I. Situation :
         ► Situez le passage ?

      L’enfant souffre de la fièvre et sa mère reste à ses côtés. Une fois rentré, le père du
   narrateur annonce à sa femme qu’il a perdu son capital dans la cohue des enchères aux
   haïks. Il a pris la décision de vendre les bracelets et d’aller travailler comme
   moissonneur, l’enfant et sa mère sont tristes, le monde du merveilleux de l’enfant se
   transforme en un cercueil où gisent ses rêves.



                                                51
                            II. Identification :

► Quel est le type du texte ?

-     c’est un texte narratif.


► Quelle est sa focalisation ?


- c’est une focalisation interne, il s’agit d’un texte à caractère autobiographique.
► Quelle est sa tonalité ?

-     tragique, le personnage est sous l’emprise des incidents auxquels passe la famille



                   III. Caractéristiques :
1- quels sont ces deux mondes dont parle le narrateur dans « ….ma vie s’écoulait dans
   deux mondes opposés »

    ►Ces deux mondes sont, le monde du jour pendant lequel l’enfant subit toutes
sortes de pression, et le monde de la nuit, pendant lequel c’est sa seule imagination qui
agisse.

2- que représente la nuit pour Sidi Mohamed ?

   ► La nuit représente pour le narrateur un temps et un espace qui lui permettent de
s’évader des contraintes du jour.

3- pourquoi l’imagination de Sidi Mohamed s’est –elle tarie ?

    ► Son imagination s’est tarie parce qu’il est attristé par le départ de son père.

4- quelle est la valeur du je dans cet extrait ?

 ► Dans tout l’extrait il ‘y a un seul locuteur c’est le narrateur ; l’y’ a une sorte de va et
vient entre l’auteur -narrateur adulte et l’auteur- narrateur enfant ; en outre le « je »
justifie l’intimité du narrateur qui médite loin de sa boîte à merveilles.

5- quels sont les articulateurs logiques du texte ?

    ► Cependant : il exprime la concession.

    ► Mais : il exprime l’opposition et la concession.

    ►Alors que : il exprime la concession.


    ► Plus tard, maintenant : il exprime la temporalité.


                                             52
                       IV.

       Nous avons vu que l’enfant vivait entre deux mondes opposés ; le premier est celui du
jour le second est celui de la nuit, plusieurs hypothèses peuvent être exposées :



     ► La première hypothèse est celle relative à la première scolarité du narrateur,
   comment est elle localisée est dans le jour ou dans le soir ?


    ► La deuxième hypothèse est celle concernant l’entourage direct de l’enfant, est ce
   que la maison dar Chouafa a-t-elle une influence sur la personnalité de l’enfant ?


                         V. Axes de lecture :
   ► En combien de parties peut-on découper le texte ?

   ► Donnez un titre à chaque partie de l’extrait ?

   - Le texte peut être découpé en trois parties :


   Partie 1 : DE « ma vie s’écoulait »

                AU « de toute éternité »

       •    Titre :
            La description de la double vie de l’auteur


   Partie 2 : DE « ceci me donna »

               AU « mon gosier trop étroit».

       •    Titre :
               L’influence des deux mondes opposés sur le narrateur.



Partie 3 : DE « bien sûr, je préférai »

           AU « ma mère me réveilla »

       •     Titre :
            L’auteur donne plus de précisions sur les raisons de son malaise.

                       VI. Les figures de styles :

                                               53
Il y ‘a beaucoup de figures de style employés surtout les images métaphoriques :

« La nuit me servait d’appât à ses monstres »

« chaque fragment couvait une parcelle de mystère »

La personnification :
« Les nuit enfantaient des personnages »




                       VII. Synthèse :

       C’est grâce à une stratégie narrative allant de l’abstrait vers le concret que A. Sefrioui
décrit l’opposition qui existe entre le monde du jour et celui de la nuit.

       Au début, le     lecteur subit toutes    les contraintes de cette opposition, l’écrivain
emploie deux champs lexicaux ; le premier oscille entre           le danger de l’inconnu avec :
monstres, abîmes, sombre, subissais, aventure, éphémère, …; le second, quant à lui tourne
autour de la renaissance     et la vie avec couvait, repos, renaître, retrouvais, le soleil, le
chant ……. .

       Ces éléments contribuent à vérifier les deux hypothèses du départ, ceci renvoie
automatiquement le lecteur vers l’espace réel de l’enfant régit par les éléments suivants :



    ►L’espace de la maison de l’enfant avec tous les habitants de dar Chouafa où règnent

l’ignorance et la superstition, ce qui crée un déséquilibre, ce dernier sera accentué par le

départ du père, qui représente la protection et sa seule présence assure le respect.

     ►L’espace du Msid ou la première scolarité de l’enfant, avec le personnage du maître et
les contraintes de l’enseignement durant l’époque des année 30.




                                                 54
                                         Séance n° 6 :

Activité : Langue, (le discours direct et le discours indirect)
Support : La Boîte à merveilles de A. Sefrioui
Passage : « enfin, la voix de mon père troua les ténèbres……..de paroles
           Inconséquentes ». Chap. VIII.
Durée : 1 heure.



    O.G : initier les élevés sur le rôle du discours direct dans l’énonciation, et le rôle du discours
    indirect dans le récit.
     O.O : maîtriser le passage du discours direct au discours indirect.

.
                             I. Phase d’observation :


      Ecrire les phrases au discours direct au tableau, puis demander à un élève de les lire.

1- « pourquoi, dit-il, n’avez-vous point allumé la lampe ? où sont les allumettes ? »
2- Ma mère répondit : « elles sont sur l’étagère, contre la boîte à thé en fer-blanc ».
3- Mon père questionna : « Si Mohammed dort-il déjà ?»
 4- « que faisais-tu donc dans le noir ? » reprit-il.
 5-« j’attendais ton retour. »

 6- « pourquoi tant de larmes ? Nous n’avons Dieu merci, aucun sujet de           tristesse,
j’ai dû vous abandonner seules pour corriger ce mécréant qui essayait de nous jouer quelques
tours de sa façon. »




                                                   55
 7- « je ne veux pas les voir, ces bijoux de mauvais augure, dit ma mère .Je crois que je ne les
porterai jamais. Je sens qu’avec eux, le malheur est entré dans cette maison, tu feras bien
d’aller les revendre dés demain. »

 8- « ce sont bien là les bracelets que tu désirais, prends-les et ne prononce pas de paroles
inconséquentes.»

                         II. Phase de conceptualisation :

Poser aux élèves les questions suivantes :
      • Que constitue ce texte ?

       Un dialogue.
       • Combien        de personnes y’a t-il en présence ?

      Deux personnes, il s’agit de la mère et du père du narrateur.

       •    Comment appelle t-on celui qui parle ?

      Celui qui parle est appelé le locuteur.

       •    Comment appelle t-on celui à qui l’on parle ?

     Celui à qui l’on parle est appelé l’interlocuteur.

       •    Relevez tous les verbes introducteurs du texte ?

   P1 « dit », P2 « répondit », P3 « questionna »,P4 « reprit »,P5 /P6/P8 ( il n’y a de verbes
   introducteur , mais la ponctuation exprime la réponse de la mère ; ou une interrogation
   du père ) , P7 « dit ».

            Faire remarquer que les verbes introducteurs sont au passé, que leurs
            emplacements varient d’une phrase à une autre ; et que par conséquent les
            verbes de la complétive subissent une transformation :

                   Présent = Imparfait

                   Imparfait = Imparfait

                   Passé composé= Plus que parfait

           Plus que parfait = Plus que parfait

           Futur simple = Conditionnel présent

Faire remarquer que le type de la phrase (affirmative, interrogative, ou impérative) influence
sur le mot de liaison utilisé :

Exemple :



                                                 56
P1 « tu travailles bien »     →       P2 -je dis que tu travailles bien.

P3 « travailles-tu bien ?»       →    P4- je demande si tu travailles bien.


P5 « travaille bien ! »      →       P6-je te conseille de bien travailler.

                          III. Phase de concrétisation :
Demander aux élèves d’effectuer la transformation indirecte des phrases.

1- Le père dit pourquoi ils n’avaient point allumé la lampe et demande où étaient les
allumettes.

2- Ma mère répondit qu’elles étaient sur l’étagère contre la boîte à thé en fer-blanc.

3- Mon père questionna si Si Mohamed dormait.
4- Il demanda à sa femme que ce qu’elle faisait dans le noir.

5- Elle reprit qu’elle attendait son retour.

6- Il se demanda pourquoi tant de larmes, il ajouta qu’ils avaient Dieu merci,….qu’il avait dû
les abandonnés seules pour corriger ce mécréant qui essayait de leur jouer quelques tours
de sa façon.

7- Ma mère dit qu’elle ne voulait pas voir ces bijoux de mauvais augure , elle croyait
qu’elle ne les porterait jamais et ajouta qu’elle sentait que le malheur était entré avec
eux dans la maison, la mère demanda à son mari de les vendre.

8-Le mari dit à sa femme que c’étaient là les bracelets qu’elle désirait, et lui demanda de les
prendre et de ne pas prononcer des paroles inconséquentes




                                                    57
                                      Séance n° 7 :


Activité : Production écrite (dissertation).


Support : La Boîte à merveilles de A.Sefrioui.




O.G : Amener les apprenants à exploiter leurs acquis dans les autres activités.

O.O : Amener les apprenants à donner leurs points de vue, en se référant à leurs vécues.



Sujet :


A partir de votre lecture de la Boîte à merveilles de A .Sefrioui, essayez de relever certains
aspects de la tradition marocaine aux années de l’enfance de l’auteur ; et faites une
comparaison avec la vie de nos jours.

Le plan de la dissertation :

                         I. Introduction :
              ► Présenter le sujet de manière générale.

              ► Exposer le problème : de quoi on va parler.


                                                58
            ► Annoncer le plan.

                      II. Développement :
            ► Partie 1.

            ► Partie 2.

                     III. Conclusion :
            ► Bref résumé de ce qu’on a développé.

            ► Réponse au problème posé dans l’introduction.

            ► Ouverture : une réflexion générale.


Partie 1 : les caractéristiques de la société marocaine aux années 30 et 40 :
      ► Au niveau vestimentaire.

      ► Au niveau de la façon de manger et de cuire les aliments.

      ► Au niveau des croyances et religion :

      ► Au niveau du rôle de la femme dans la maison.

      ► Au niveau de l’école et le rôle de le Fqih ou le maître.

Partie 2 : la société marocaine de nos jours :
     ► Au niveau vestimentaire.

     ► Au niveau de la façon de manger et de cuire les aliments.

      ► Au niveau du rôle de la femme ; dans la maison et à l’extérieur de la maison.

      ► Au niveau de l’école et le rôle de la nouvelle technologie sur tous les aspects de
       La vie quotidienne




                                             59
                                         Séance n° 8

       Activité : Evaluation
       Support : Extrait de La Boîte à merveilles d’Ahmed Séfrioui
                « J’avais déjà vu passer dans la rue des cortèges ….j’en étais tout heureux »
          Durée : 2 heures




Objet général : Evaluer le degré d’atteinte des objectifs.
Objectif spécifique : Evaluer les connaissances acquises au file de l’étude de l’œuvre
d’Ahmed Séfrioui.


Texte :
     « J’avais déjà vu passer dans la rue des cortèges d’enterrement. Parfois, les hommes
marchaient lentement, solennellement et chantaient un cantique avec des voix profondes
comme des gouffres, parfois, ils étaient très peu nombreux et pressaient le pas. Ils se
contenaient de répéter d’une voix de tête la formule de l’unité de dieu : la chahada (il n’y a de
dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète). J’avais vu même des morts découverts, posés
simplement sur la civière et sans personne pour les accompagner à leur dernière demeure.
J’avais trouvé cela infiniment triste.
    Mon père, à qui j’avais fait part de mon impression, trouva cette histoire pour me
consoler :


                                                60
Dans un souk très fréquenté, tenait boutique Sidi… (j’en ai oublié le nom). C’était un homme
pieux, honnête et courtois envers tout le monde. Chaque fois qu’un cortège funèbre traversait
le souk, ce saint personnage prenait ses babouches, les enfilait en hâte, et accompagnait le
mort jusqu’au cimetière. Un jour, vinrent à passer deux croquemorts transportant la civière ou
gisait le cadavre d’un mendiant que personne n’accompagnait. L’homme se lava, prit ses
babouches de dessus l’étagère où il les rangeait chaque jour, mais resta debout sans les
enfiler. Il finit par les remettre à leur place. Les boutiquiers jugèrent sa conduite peu
charitable.
       -      Il n’accompagne que les cortèges d’enterrement de riches, dirent-ils.
  Sidi……qui surprit leurs murmures leur déclara :
       -      Etes-vous des croyants ? Alors, écoutez pourquoi je n’ai pas accompagné ce frère
              jusqu’à sa tombe. Quand j’ai pris mes babouches. J’en avais l’intention. Mais j’ai
              vu arriver derrière la civière une foule immense d’êtres d’une incomparable
              beauté. C’étaient les anges du paradis.
   Moi, simple pécheur, je n’ai point osé me mêler à ces formes de lumière.
   Un ami de Dieu s’en allait dans la miséricorde de son Créateur. J’étais heureux
    de le savoir et me rassis parmi mes épices.
   Chaque fois que je rencontrais deux croquemorts portant un cadavre solitaire, je répétais
avec eux :
       -      Dieu t’accompagne. ô étranger. Sur cette terre!
   J’ajoutais aussi mentalement : « lui aussi rejoint sa tombe accompagné d’une foule
d’ange d’une incomparable beauté. » J’en étais tout heureux. »

                            I. Etude de texte :
Consigne : répondez aux questions en formulant des phrases complètes.
1) a- A quel genre littéraire particulier appartient l’œuvre dont est extrait le passage ? (1point)
  b- Définissez-le en quelques mots. (3points).
 2) Donnez une biographie succincte de l’auteur de l’œuvre. (3points)
3) Situez le passage dans l’œuvre dont il est extrait. (3points)
4) a- Qui prend en charge la description du boutiquier Sidi… ? (3points)
       b- De quel genre de description s’agit-il ?
       c- comment appelle t on ce procédé de la narration ?
5) Pourquoi n’a-t-il pas suivi le cortége d’enterrement du mendiant ? (2points)




                                                  61
6) Ses voisins du souk, ont-ils cru à son argumentation ? Pourquoi ? (2point       )
7) Repérez les temps auxquels sont conjugués les verbes dans ce passage et précisez leur
        valeur. (3points)


                        II. Production écrite
      En vous inspirant de l’œuvre d’Ahmed Séfrioui La Boîte à merveilles, dites comment
vous trouvez l’éducation de sidi Mohamed ?
                                                                         Bon courage.




                                Corrigé de l’évaluation


I /a/ Il s’agit d’une autobiographie.
  b/ L’autobiographie est le récit de vie d’une personne par elle-même, ou l’auteur est à la
fois narrateur et personnage principal et qui raconte sa vie de manière rétrospective en mettant
en valeur l’histoire de sa formation. Dans l’autobiographie, l’auteur, le narrateur et le
personnage principal se confondent, constituent une seule personne
2/ Ahmed Séfrioui est un écrivain marocain d’expression française est né à Fès en 1915 de
parents berbères. Après l’école coranique, il fréquente l’école français puis le collège à Fès.
Sa carrière débutera dans un cabinet d’avocat, mais dès 1933, il va être séduit par l’écriture
journalistique. Il va occuper le poste de conservateur au musée de Fès. A l’indépendance du
Maroc, Ahmed Séfrioui occupera des postes au ministère de la culture, d’enseignement et du
tourisme. En effet, Ahmed Séfrioui est sans doute l’initiateur de la littérature marocaine
d’expression française avec son roman Le Chapelet d’ambre publié en 1940. En 1954 il a
publié son 2éme roman La Boîte à merveilles. Il s’est éteint en 2004.
3/ La mort subite de sidi Mohamed Bentaher, leur voisin, a mis fin à la joie du narrateur et de
sa famille suite au geste noble de Lalla Aicha.
4/ a- C’est le père qui prend en charge la description du boutiquier sidi….
  b- Il s’agit de la description morale.
  c- On appelle ce procédé de la narration le récit enchâssé.



                                                  62
5/ Il n’a pas suivi le cortège d’enterrement car il a venu une foule immense d’être
d’incroyable beauté : « Les anges du Paradis ».
6/ Ses voisins du souk n’ont pas cru à son argumentation car ils sont des gens ordinaires
auxquels Dieu ne peut pas attribuer le don de déceler les formes de lumière qui sont les anges
du Paradis.
7/ a/ Les temps auxquels sont conjugués les verbes dans ce passage sont l’imparfait, le passé
simple et le présent de l’indicatif.
  b/- L’imparfait sert à décrire le cadre des actions inachevées.
    - Le passé simple sert à marquer la suite chronologique des actions qui se sont succédées
      dans le passé, ainsi, il marque des actions rapides dans le passé.
    - Le présent de l’indicatif désigne le discours direct que comporte l’extrait.


II/ Correction : Production écrite :
1/ L’oralité
        - Sidi Mohamed a grandi à Fès dans un milieu traditionnel où la culture populaire est
        essentiellement orale, une culture religieuse mêlée de mysticisme.
        - A l’école coranique, Sidi Mohamed a éduqué les préceptes de l’Islam.
        - Dans l’univers de Sidi Mohamed tout se transmet de bouche à oreille. C’est un
        entourage analphabète où l’écriture et les livres sont presque inexistants.
2/ Le rôle de la femme dans la vie de Sidi Mohamed.
        -     Sidi Mohamed évolue dans un milieu féminin ou la mère occupe une place
              prépondérante. Vu que le père est le plus souvent absent, l’invitation à la vie passe
              par la relation que l’enfant développe avec sa mère, relation d’attachement profond
              et détente réciproque.
 3/ Sidi Mohamed et sa relation avec les autres :

        Sidi Mohamed est un enfant seul, renfermé sur lui-même. Ses relations avec les
enfants de son âge sont éphémères, avec les grands est incompatible.




                                                  63
                Conclusion :
         Nous avons choisi de travailler sur le roman autobiographique la Boîte à Merveilles
d’Ahmed Sefrioui qui fait partie du module réservé aux élèves de la première année du
cycle du baccalauréat.

       Notre mémoire a été divisé en deux parties ; la première est théorique : elle présente
les étapes historiques de la littérature    maghrébine d’expression Française, notamment le
concept de l’autobiographie, en second lieu elle met en exergue l’opposition tradition-
modernité dans l’œuvre.

       La deuxième partie, quant à elle, a fait l’objet d’une étude pratique, il s’agit de
l’exploitation pédagogique de l’œuvre à travers deux séquences didactiques : la première est
axée sur tous les éléments se rapportant à la notion de l’autobiographie, la deuxième a
élucidé, grâce à diverses activités, la notion d’opposition tradition-modernité.

       Durant ces activités, nous avons pris en considération les objectifs de la séquence et
ceux de la séance et notamment la gestion du temps ; en outre, nous avons opté pour une
évaluation permettant de vérifier le degré d’atteint des objectifs.

       En guise de conclusion, nous pouvons dire et selon les orientations pédagogiques pour
l’enseignement du français, la formation de l’élève a été sous forme de modules organisés en


                                                 64
séquences didactiques visant à consolider les acquis de l’élève dans différents domaines
d’apprentissage et l’inciter à réaliser une autonomie soit au niveau de la rédaction ou bien au
niveau de la communication orale.




                               Résumé
       Nous proposons de travailler dans ce mémoire sur la Boîte à merveilles, une œuvre
maghrébine d’expression française.

       Ce travail contient deux grandes parties dont l’une est théorique l’autre est pratique.
Dans la première partie nous avons donné un aperçu historique sur la littérature maghrébine
d’expression française dont Ahmed Sefrioui fait partie. Ainsi on a étudié la présence de
l’écriture autobiographique dans les œuvres maghrébines. Le deuxième volet de cette partie
théorique a été consacré à l’étude des personnages, de l’espace, du temps, du schéma narratif,
etc. Afin de donner aux lecteurs une idée sur l’œuvre.

       Par la suite, nous avons procédé      à une exploitation pédagogique de la Boîte à
merveilles .Nous avons élaboré deux séquences didactiques contenant des activités variées.

       Les deux séquences didactiques s’étalent sur un ensemble de séances partagées entre
des activités de lecture, de langue, de production écrite et d’activité orale ; suivies d’une
évaluation sommative afin de tester les connaissances acquises par les élèves durant ces
séances.




                                               65
       Durant l’élaboration de ce mémoire nous avons consulté les documents de référence
comme les orientations pédagogiques pour l’enseignement du français dans le cycle
secondaire qualifiant Mars 2006.

        Après avoir présenté le contenu de notre mémoire, nous essaierons l’an prochain
d’adapter le contenu de ces activités au niveau des élèves, ce qui facilitera le travail dans la
préparation des autres activités se basant sur les œuvres littéraires proposées par le Ministère
de l’Education Nationale.




                  Bibliographie
           Analyse des œuvres au programme, 1ère année du cycle du Bac ;
           toutes séries, Collection Bac Marocain.
           A. Sefrioui, la Boîte à merveilles .Ed du Seuil 1954.
           Dossier d’accompagnement du Français, Première année du Bac toutes
           séries, Librairie Al Ouma 2005
           Lahsen Mouzouni, Réception critique d’Ahmed Sefrioui, - Ed. Afrique
           Orient 1985.


                                               66
Larousse, Conjugaison, Ed Bordas 1995.
Les œuvres intégrales en première année du Bac, Collections
«Repères », Ed. Al Madariss, Casablanca, 2006.




                            67
ANNEXES




   68
      Liste des mots Arabes contenus dans le texte.


•   Aacha : prière du soir.
•   Achoura : fête du jour de l’an musulman.
•   Amine : amen.
•   Baraka : effluves spirituels.
•   Bendir : tambour primitif.
•   Caftan : robe de drap.
•   Chahada : profession de foi musulmane.
•   Cherif : descendant du prophète.
•   Chouafa : voyante.
•   Derb : ruelle.
•   Dfina : robe en tissu transparent.
•   Doum : palmier nain.
•   Fassi : habitant de Fès.
•   Fqih : maître d’école, sorcier – juriste.
•   Ganga : tambour nègre.
•   Gumbri : mandoline marocaine, à deux ou trois cordes.
•   Hadith : parole du Prophète.
•   Haïk : pièce d’étoffe dont se drapent les femmes pour sortir.
•   Imam : celui qui dirige la prière.
•   Jnoun : démons.
•   Kaâba : temple de la Mecque.
•   Kissaria : marché aux tissus.
•   Lalla : maîtresse.
•   Makhzen : gouvernement.
•   Mansoura : robe transparente.
•   Moqadma : gardienne de sanctuaire.
•   Moudden : personne chargée d’annoncer l’heure de la prière.
•   Negafa : marieuse.
•   N’zaha : partie de plein air.



                                            69
•   Sellou : farine grillée au sucre et au beurre.
•   Seroual : pantalon marocain.
•   Sfenj : beignet.
•   Souk : marché.
•   Rtal : une livre.
•   Taleb : mendiant de la science.
•   Msid : école coranique.
•   Tarija : tambourin en poterie.
•   Tekbir : formule : Dieu est plus grand.
•   Zaouïa : sanctuaire, siège d’une confrérie.
•   Zellijs : carreaux de faïence découpée, mosaïque.




                                            70

				
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