Plan
Introduction
Epidémiologie
Symptômes
Diagnostic
Évolution
Traitement
Dépistage et pronostic
Rôle infirmier
Conclusion
INTRODUCTION
C'est le plus fréquent des cancers de l'appareil génital
féminin.
Il occupe le deuxième rang des cancers féminins, après
le cancer du sein : on observe chaque année 23
nouveaux cas de cancers du col de l'utérus pour 100000
femmes.
INTRODUCTION:
Ce cancer apparaît plus souvent
avant la ménopause et chez la
femme qui a eu plus d'un enfant.
Il s'agit d'un carcinome
épidermoïde (cancer de
l'épithélium), dans la partie
externe du col, ou d'un
adénocarcinome (cancer du tissu
glandulaire) dans sa partie interne.
EPIDEMIOLOGIE
1-Incidence:
C'est le cancer génital le plus fréquent au Maroc: le
cancer du sein commence à gagner de la place, au
Maroc, pour devenir le 1er cancer de la femme comme
en Europe.
Au Maroc, c'est un problème de santé publique, alors
qu'en France, grâce au dépistage, le diagnostic est fait
au stade de lésions précancéreuses et rarement au
stade de cancer invasif.
EPIDEMIOLOGIE
2-Facteurs de risque:
Vie sexuelle précoce
Nombre de partenaires
Multiparité
Mauvaise hygiène de vie
Tabagisme
Infections virales surtout certains papillomavirus (HPV
ou condylome)
SYMPTÔMES
Des lésions précancéreuses caractéristiques
(dysplasies) précèdent l'apparition du cancer.
Une dysplasie du col ou un cancer à son début ne se
manifestent souvent par aucun signe, mais tout
saignement ou perte teintée de sang (après des
rapports sexuels, entre les règles, après la ménopause)
sont des signes d'alarme.
DIAGNOSTIC
Les dysplasies sont décelables lors d'un examen
gynécologique (aspect du col), mais le diagnostic du
cancer du col se fonde sur l'examen au microscope de
cellules prélevées sur la zone suspecte par frottis
cervicovaginal.
Un frottis dont le résultat est anormal justifie un
examen visuel local (colposcopie) au cours duquel est
pratiquée une biopsie.
ÉVOLUTION
A- Sans traitement:
L'évolution se fait vers la carcinose pelvienne (pelvis
gelé). Elle se fait par extension de proche en proche de
la lésion tumorale avec complications urinaires
(hydronéphrose, insuffisance rénale) et complications
rectales.
ÉVOLUTION
B-Evolution avec traitement:
Stades I et II: le cancer du col répond bien au
traitement, donc possibilité de guérison.
Possibilité de complications thérapeutiques après
l'association radiothérapie- chirurgie qui est très
agressive vis-à-vis des voies urinaires(fistules vésico-
vaginales, cystite) et du rectum(rectite).
Possibilité de récidives surtout vaginales si on ne fait
pas de colpectomie correcte.
TRAITEMENT
Le traitement fait appel à la
chirurgie et à la
radiothérapie, auxquelles
est associée ou non la
chimiothérapie.
Dans les formes de cancer
très localisées, la conisation
(amputation du col) suffit
parfois.
TRAITEMENT
Dans les formes plus évoluées, l'intervention
chirurgicale, plus large, comprend l'ablation de
l'utérus, de ses annexes et de la partie supérieure du
vagin (colpo-hystérectomie élargie) ; elle est complétée
par un curage des ganglions voisins, les ganglions
iliaques.
TRAITEMENT
L'intervention est souvent précédée par un traitement
radiothérapique consistant à mettre au contact du col
utérin une source radioactive (curiethérapie).
Lorsque le cancer s'est disséminé dans le petit bassin,
une radiothérapie externe est effectuée sur l'ensemble
des organes du petit bassin.
DÉPISTAGE ET PRONOSTIC
Le dépistage du cancer du col utérin passe par un
frottis cervico-vaginal.
Deux frottis pratiqués à un an d'invervalle sont
recommandés au début de la vie sexuelle, puis environ
un frottis tous les 3 ans jusqu'à l'âge de 65 ans, cette
fréquence pouvant être augmentée chez les femmes à
risque.
Ce dépistage est d'autant plus important que, s'il peut
être traité à son tout début, ce type de cancer guérit
dans la quasi-totalité des cas.
ROLE DE L'INFIRMIER
A- La prévention :
Sensibiliser la population à l'intérêt des FCV pour
dépister les lésions précancéreuses.++++
Préparer des séances éducatives sur le cancer du col.
Corriger les mythes et les attitudes négatives qui
prévalent dans la communauté.
Préparer des messages clés pour l’éducation à la santé
et le conseil en matière de prévention du cancer du col.
ROLE DE L'INFIRMIER
Organiser des discutions au profit des jeunes,
hommes, femmes de tous âges.
Distribuer des matériels d’information, d’éducation et
de communication.
Conseiller individuellement les femmes sur le cancer
du col, sa prévention, son dépistage et son traitement(
en fonction des attentes de chacune).
ROLE DE L'INFIRMIER
B-Pré-opératoire
Prévoir un bilan (NFS, bilan coag :TP, TCA, plaquettes) ECG, (+
- échographie), radio thorax.
Accueil patiente dans le service : rassurer, informer, détecter
angoisses
Veille de l’intervention :
Peser, température, douche antiseptique, pas de bijoux,
prothèses, vernis à ongles
Prémédication prescrite par anesthésiste
Rassembler tous les éléments du dossier pour le bloc + feuille
liaison avec le bloc
Laisser à jeun 6h avant heure du bloc (repas normal la veille)
ROLE DE L'INFIRMIER
Jour de l’opération
Douche & préparation locale du champ opératoire
Faire uriner
Prémédication orale
Chemise de bloc
ROLE DE L'INFIRMIER
C- Per-opératoire :
préparation de la chambre
Feuille de réa avec constantes : pls, T.A, Diurèse
Matériel O2
Compresses, haricot
Bassin
ROLE DE L'INFIRMIER
D-Post-opératoire:
Installation patiente en décubitus dorsal
Surveillance :
- pls, TA, FR, conscience,
- Coloration des doigts
- Pansement : Aspect, écoulement anormal,
gonflement, pansement compressif
ROLE DE L'INFIRMIER
- Oxygénothérapie : Débit, position correcte sonde
- Diurèse
- Reprise alimentation le soir même de l’intervention
Conclusion
Le cancer du col est de diagnostic facile. Son pronostic
dépend de la précocité du diagnostic et du traitement.
L'amélioration du pronostic passe obligatoirement par
le dépistage systématique par des frottis cervico-
vaginal .
Références
Google
Cahier de l’infirmier en gynécologie
Merci pour votre attention