Revue presse cours by dV4D3c3b

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									                      Revue de presse du 7 au 30 avril 2010
          Cliquez sur les titres pour vous rendre directement à l’article qui vous intéresse



   Le poisson devrait être plus actif
   Pas dans mon parc
   À Québec chasser est permis
   Des MRC entrent dans des ZECS
   Plan Nord du Québec - Le milieu vert sera de tous les débats : les groupes
    veulent choisir leurs représentants
   Poursuivi pour ses tours… mortelles !
   Pas nouveau, la chasse urbaine
   Pluie d’amendes pour des braconniers
   Bravo au ministre Serge Simard
   Y a-t-il assez de chevreuils dans la région ?
   Chasse à l’orignal au centre-ville
   Quelques pistes d’explication
   Un parc plus grand grâce à M. Dunn
   Salon camping, chasse et pêche : quelle crise ?
   La météo profite au Salon Expo-Nature : 27 000 amateurs franchissent les
    tourniquets
   Baie-du-Febvre : les oies sont déjà parties ? Et puis ?
   Un festival pour célébrer l’oie
   De la chasse à Québec
   Pas de saisons écourtées
   Nouveaux règlements pour la pêche à la perchaude
   Le dossier périurbain prédomine
   Dans ma bourriche
   Les municipalités peuvent exiger la restauration des berges
   S’unir pour la faune
   Biodiversité à la québécoise - Une coupe à blanc, et les espèces disparaissent
   Accessibilité à la Saint-François : la situation a peu évolué
Le poisson devrait être plus actif
Le Journal de Québec
Mercredi, 7 avril 2010
Julien Cabana

Au rythme où vont les choses, il se pourrait fort bien que lors de l’ouverture prochaine de la saison de
pêche, le poisson soit plus actif qu’à l’habitude.

« Tout dépend véritablement de ce qui va se passer dans les prochaines semaines en ce qui a trait à la
température. Si la chaleur se maintient et si nous avons de la pluie et des grands vents, nous risquons
effectivement d’avoir un début de saison plus hâtif », explique le biologiste et spécialiste de la truite
mouchetée David Craig, des pourvoiries Gesti-Faune.

« Présentement, les chances sont bonnes, mais il ne faut pas se prononcer avant la fin d’avril parce
que tout se joue très souvent dans les deux dernières semaines du mois. Il faut savoir que dans les
montagnes, à plusieurs endroits, il y a un mois de différence dans l’évolution du printemps, par rapport
à la situation que nous avons autour des villes et dans les plaines du Saint-Laurent. Il est certain que si
la neige en forêt disparaît plus rapidement et que les bords de lacs dégèlent, là les choses vont être
différentes et nous serons effectivement en avance.

« Il faut savoir que souvent, la température de l’eau peut changer en raison de la force du soleil en
début de saison, mais s’il y a beaucoup de neige en forêt, les eaux de ruissellement qui vont retourner
dans le lac refroidiront l’eau. Le poisson sera donc moins actif en début de saison. Si la tendance se
maintient et que la neige fond plus rapidement, l’entrée d’eau dans le lac sera plus chaude. »

Pas de calendrier

Il ne faut pas oublier que le poisson n’a pas de calendrier. Il fonctionne beaucoup plus selon les
conditions de son habitat, une situation qui peut varier dans chaque lac.

« Il est certain que si l’eau des lacs arrive plus rapidement aux 55 degrés nécessaires pour faire bouger
la truite, cette dernière sera plus active en début de saison, explique M. Craig. Également, si toute la
nature se réveille plus vite et que les moustiques arrivent eux aussi plus vite, la truite va se nourrir plus
rapidement, ce qui rendra la pêche plus facile. »

Si la perspective d’une activité plus hâtive chez les poissons plaît beaucoup aux amateurs de pêche, si
la chaleur augmente trop, c’est le contraire qui va se produire.

« Si jamais il fait très chaud au printemps et que l’eau devient trop chaude, il se peut fort bien que nous
vivions une situation contraire, à savoir que la truite sera moins active durant la journée mais plutôt le
matin tôt et en fin de journée, ce qui rendra la pêche un peu plus difficile, continue le biologiste. Donc,
même si cela va déplaire à certaines personnes, il est préférable d’avoir un printemps plus long moins
chaud, avec des précipitations pour garder la température de l’eau à un niveau qui fera que la truite
sera active plus longtemps. Encore une fois, c’est une question de pile ou face qui sera décidée d’ici à
la fin du mois. »

On ne peut pas gager là-dessus, mais soyez prêts pour le début de la saison qui risque d’être
excellente, surtout si on se fie aux prévisions météo qui, depuis quelque temps, ne se trompent pas.
Pas dans mon parc
Radio-Canada.ca
Mercredi, 7 avril 2010

Le maire de Québec, Régis Labeaume, veut faire interdire la chasse dans les parcs de la ville.

Les élus de Québec ont en effet été estomaqués mardi soir lors de la séance du conseil lorsqu'ils ont
appris que rien n'interdisait aux citoyens de chasser le gibier dans les parcs publics.

Le maire a donc demandé à la direction générale de la Ville qu'on resserre la réglementation.

Certains élus voudraient que l'interdiction entre en vigueur dès cet automne.

La Fédération québécoise qui représente les chasseurs est surprise de cette prise de position. Elle
affirme que la chasse en milieu urbain est permise depuis toujours et qu'on ne rapporte aucun incident
jusqu'à maintenant. La fédération souligne également que la chasse est une activité qui est déjà très
réglementée.

L'organisme voudrait faire le point avec la Ville et voir si des ajustements sont possibles.


Commentaires :

Envoyé par RemiMorin
8 avril 2010 à 09 h 02 HAE
La chasse qui existe c'est la chasse au canard & oies tôt les matin d'automnes sur les battures... ça
arrive sur les battures de Beauport, sur le boulevard Champlain et sans doute au parc Jacques Cartier.

Pour ceux qui chiale contre la chasse en ville sans connaître de quoi il retourne bien la chasse près
des résidences est la chasse pratiqué dans toute l'europe. C'est la chasse en fin fond de forêt comme
au Québec qui est marginale dans le monde. Dans les parcs, ils ne pensent pas au parc saint rock!

De plus avec la privatisation des berges, la multiplication des no parking il est de plus en plus difficile
de trouver des endroits pour pratiquer ces activités.
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Envoyé par Jacques60
8 avril 2010 à 08 h 38 HAE
Est-ce que Monsieur le Maire aurait peur de se faire tirer.
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Envoyé par mekacycle
8 avril 2010 à 06 h 20 HAE
Oui oui...c'est Clotaire qui lui a dit!!!
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Envoyé par Raynald
7 avril 2010 à 19 h 11 HAE
L'art de ne pas être clair... quel parc et pourquoi. quel sont les problèmes ou plante... soyer clair avanc
de critiquer
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En désaccord (8) »


Envoyé par MONNOPINION
7 avril 2010 à 18 h 12 HAE
Bah bien je vais demain soir chez Latulippe et samedi matin je vais chasser au parc Holland, et samedi
soir je me prépare un civet de faisan...Hou Hou la Fédération Québecoise qui représente les
chasseurs, Québec c'est en ville et non une réserve faunique.
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En désaccord (11) »


À Québec, chasser est permis !
Le Soleil
Jeudi, 8 avril 2010
Pierre-André Normandin

 (Québec) Un trou dans la réglementation municipale permet de chasser partout sur le territoire de la
Ville de Québec, du parc Chauveau aux battures de la baie de Beauport en passant par les plaines
d'Abraham. Une brèche que l'administration Labeaume tente de colmater.

Voilà quelques jours, un citoyen se plaignait au conseiller Patrick Paquet (Neufchâtel) de voir depuis
quelques années des personnes installer des mangeoires à chevreuil dans le parc Chauveau pour
attirer des animaux et les abattre une fois la saison de chasse ouverte à l'automne. Inquiet d'apprendre
qu'on chassait dans un tel endroit, hautement fréquenté, l'élu a aussitôt alerté la Ville pour mettre fin à
cette activité. Mais voilà, rien n'interdit la chasse dans la capitale.

En fait, l'ancienne Ville de Québec disposait d'un règlement datant de 1865 (gracieuseté du maire
Adolphe Guillet dit Tourangeau) interdisant de tirer d'une arme à feu. Mais voilà, celui-ci a été remplacé
lors des fusions. Et le nouveau texte est silencieux sur l'usage des armes à feu.

Le Règlement sur la paix et le bon ordre (R.V.Q. 1091) spécifie simplement que personne ne peut se
trouver dans un lieu public avec «un couteau, un poignard, un sabre, une machette ou un autre objet
similaire». Celui-ci interdit aussi de lancer des projectiles... mais le texte fait non pas référence aux
flèches ou aux plombs des chasseurs, mais plutôt aux boules de neige, aux pierres et aux bouteilles!

Vérifications faites auprès du ministère de la Faune, la chasse est bel et bien permise à Québec. Suffit
de se doter d'un permis et de respecter les périodes. «La ville fait partie de la zone de chasse 27 et,
oui, il est permis de chasser à la grandeur de cette zone. Vous pouvez donc chasser au parc
Chauveau ou à la baie de Beauport. Vous pourriez même chasser sur Grande Allée si vous croisez un
chevreuil...» expose un porte-parole, Éric Santerre.

«Ça, c'est la théorie. Dans la pratique, s'il n'y a pas de gibier, il n'y a pas de chasseur. Un chasseur
n'ira pas se mettre dans un petit parc entouré de maisons», tempère Alain Cossette, directeur général
de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs. L'organisation s'étonne du soudain intérêt de
la Ville, surtout qu'aucun incident n'est survenu pour justifier un changement aux règles en place.
Disant être prêt à collaborer, l'homme préférerait sensibiliser la population à la pratique de la chasse
sur le territoire, généralement loin des secteurs habités.

Règlement à venir

Lors du conseil municipal de mardi soir, l'administration Labeaume s'est engagée à adopter un
règlement «pour empêcher la chasse dans les parcs de la ville». «Je m'écoute et je n'en reviens pas: le
fait de parler de chasse à l'arc comme maire de Québec me renverse, a ironisé le maire. Il va falloir
que les chasseurs comprennent qu'on est en ville.»

En fait, environ la moitié du territoire de Québec est agroforestier et peut abriter du gibier. Même
certains parcs ceinturés par des habitations peuvent abriter des animaux, comme Chauveau, où
certaines bêtes peuvent se rendre en empruntant le parc linéaire de la rivière Saint-Charles.

À noter, la Ville ne dispose pas d'un service de la faune. S'ils ne sont pas présents en permanence,
des gardes-chasse du ministère de la Faune peuvent toutefois être appelés à patrouiller les boisés de
Québec. L'automne dernier, ceux-ci ont d'ailleurs été appelés en renfort dans le nord de Charlesbourg,
à la Montagne-des-Roches, quand de nombreux ours noirs y ont été repérés.



Des MRC entrent dans des ZEC
Le Soleil
Jeudi, 8 avril 2010
André-A. Bellemare

 (Québec) En décembre dernier, je vous prévenais qu'une ère de régionalisation de la gestion de la
pêche et de la chasse commençait au Québec. Je vous rapportais alors les vives craintes manifestées
par des gestionnaires bénévoles de territoires fauniques, dont ceux des zones d'exploitation contrôlée
(ZEC), concernant l'intrusion dans ce domaine-là des élus des municipalités régionales de comté
(MRC). Cette invasion des MRC commence déjà...

Dans le plus récent bulletin de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ), le
directeur général Jean-Claude D'Amours révèle qu'une MRC tente de réglementer la taille des roulottes
autorisées à pénétrer dans une ZEC ! Cela, sans égard au fait que les conditions d'accès ou de séjour
dans les ZEC relèvent d'une loi particulière - Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune
(LCMVF) - et non pas des pouvoirs généraux des municipalités.

«Les règlements municipaux concernant le camping, que ce soit pour l'interdire, reconnaître des droits
acquis ou régir l'implantation de sites, ne peuvent pas s'appliquer sur les territoires des ZEC, puisque la
pratique d'activités sur les ZEC est régie par la LCMVF», affirme D'Amours. Pour lui, la taille d'une
roulotte pénétrant dans une ZEC ne relève ni des normes de construction, ni des normes
environnementales.

Le gouvernement québécois cherche, depuis trois décennies, à faire porter à d'autres épaules - dont
celles des MRC - le fardeau de la gestion de la pêche et de la chasse. Cela, sans diminuer impôts ni
taxes. Les adeptes devront payer plus pour soutenir de nouvelles structures régionales de gestion.
Pêcheurs et chasseurs vivront la multiplication des règlements, permis, tarifs, droits d'accès, tirages,
etc.
Impératifs économiques

La gestion des «biens collectifs» que sont le patrimoine faunique et les habitats de la faune risque de
ne pas être semblable d'une région à l'autre : cette gestion pourrait devenir très dépendante des
impératifs de développement économique et de l'électoralisme de petites vedettes politique régionales.

Pensez au cas de la gestion de la réserve faunique de Dunière, en Gaspésie, qu'une politicienne de la
péninsule a sortie du réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) pour la
livrer à une association régionale de citoyens. Un membre de la MRC concernée a réclamé que 40 %
des forfaits de chasse de l'orignal dans Dunière soient réservés à la population régionale, et non pas
offerts à tous les chasseurs du Québec ; cette intention a même été appuyée par la députée péquiste
du coin !

Pariez que le bien-être des pêcheurs et chasseurs de tout le Québec serait mis de côté par des élus
régionaux cherchant à favoriser leurs électeurs. Les lacs et forêts ne seront-ils dorénavant accessibles
qu'aux propriétaires riverains ou qu'aux contribuables locaux, comme c'est de plus en plus le cas dans
les régions ?

La FQCP a construit son propre édifice

La semaine dernière, je vous rapportais que le ministre Serge Simard - délégué au secteur Faune du
ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) - a donné le mandat à André Martin, pdg
de la Fondation de la faune du Québec (FFQ), de voir à ce que les grandes fédérations du monde de la
faune deviennent colocataires d'une seule «Maison de la faune», où elles pourraient partager locaux,
équipement et personnel, pour collaborer plus étroitement et épargner de l'argent.

Cette annonce du ministre a fait sursauter la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs
(FQCP) : le directeur général Alain Cossette m'a affirmé que la FQCP termine présentement la
construction de son Domaine de la faune dans une forêt urbaine de Saint-Augustin-de-Desmaures (pas
de Cap-Rouge). Il est même prévu que la cérémonie d'inauguration de l'édifice sera tenue au début de
juin.

Cossette soutient que la construction de cet édifice a été socialement acceptée par les voisins. Si la
FQCP nomme ce bâtiment Domaine de la faune, c'est que le nom «Maison de la faune » est enregistré
par un musée situé à Baie-Comeau.

Le pdg André Martin de la FFQ m'a assuré qu'il continuait quand même de respecter le mandat confié
par le ministre Simard, et qu'il poursuivait toujours ses démarches auprès des autres fédérations en
vue de l'occupation d'un édifice communautaire.



Plan Nord du Québec - Le milieu vert sera de tous les débats : les groupes veulent choisir leurs
représentants
Le Devoir
Jeudi, 8 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Le mouvement environnemental québécois sera particulièrement actif dans l'élaboration du Plan Nord
en étant représenté dans tous les groupes de travail par des personnes qu'il espère pouvoir désigner.
C'est ce qu'a confirmé hier au Devoir le directeur de Nature Québec, Christian Simard, selon qui le
principe de la présence de groupes environnementaux dans les groupes de travail sur le Plan Nord a
été accepté par Québec. Initialement, Québec songeait à limiter leur présence au seul groupe de travail
dit de l'environnement.
Par ailleurs, les groupes environnementaux, réunis hier chez Greenpeace à Montréal, vont soumettre à
Québec les noms de leurs mandataires dans ces groupes de travail, estimant qu'il leur appartient de
désigner ceux qu'ils jugent représentatifs de leur façon de voir. La liste de mandataires n'a pas été
dévoilée.
La grande «table des partenaires» mise en place par Québec pour planifier le développement du
Grand Nord compte quelque 35 sièges. Chacun est occupé par un représentant chargé de porter à la
table centrale les préoccupations du groupe de travail dont il est responsable.
Jusqu'ici, c'est Québec qui a nommé ceux qui siègent à la table des partenaires. Les sièges de
l'environnement et du développement durable ont été accordés à des représentants de groupes
nationaux canadiens plutôt qu'aux piliers du mouvement environnemental québécois. Ainsi, c'est
Suzanne Méthot, de l'Initiative boréale canadienne (IBC), qui occupera le siège du développement
durable. Ce groupe n'est présent au Québec que depuis quelques années. Et c'est Patrick Nadeau, de
la Société pour la nature et les parcs (SNAP), qui représentera le milieu de l'environnement.
D'autre part, deux groupes des États-Unis, le Conservation Law Foundation et le Pew Environment
Group (PEG), se sont associés avec le groupe québécois Équiterre et le groupe pancanadien IBC pour
lancer en conférence de presse une vaste étude sur le bien-fondé de la «vision énergétique
continentale du gouvernement Charest» et de sa politique d'exportations massives d'électricité. Cet
événement se tenait au moment où le mouvement environnemental québécois se réunissait chez
Greenpeace. L'affaire y a jeté un froid, car la plupart auraient appris hier seulement, et après la
conférence de presse, le contenu de cette étude, financée par le PEG.
Cette étude se propose de déterminer si des exportations massives constituent une stratégie
énergétique et environnementale valable, si la priorité doit être accordée aux barrages ou à d'autres
sources d'énergie, si de nouveaux grands projets énergétiques peuvent se justifier par la boulimie
énergétique étatsunienne et si les dommages à la biodiversité du Grand Nord se justifient par une
réduction des émissions étatsuniennes de GES ou s'il s'agit d'un transfert de problèmes
environnementaux urbains à des régions éloignées.


Entrevue d’Alain Cossette à CBC, Québec AM
Vendredi, 9 avril, 7 h 20
http://www.cbc.ca/video/news/audioplayer.html?clipid=1464293989


Poursuivi pour ses tours… mortelles !
Le Devoir
Vendredi, 9 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Une société commerciale du quartier torontois de Scarborough vient d'être la cible d'une poursuite
intentée par les groupes environnementaux Ecojustice et Ontario Nature. On lui reproche d'être
responsable de la mort par collision de milliers d'oiseaux migrateurs en 2008 et 2009 à cause des
lumières et des réflexions de leurs édifices en hauteur, le complexe de la place Menkes Consilium.

La poursuite se base sur les preuves accumulées depuis des années par le FLAP, soit le Fatal Light
Awareness Program. Ce groupe de bénévoles a dénombré plus de 7000 oiseaux morts aux pieds des
trois «tours» du Menkes Consilium au cours de la dernière décennie. Et c'est sans compter les petits
migrateurs que les goélands s'empressent de gober aux premières lueurs de l'aurore.

À l'échelle nord-américaine, on estime que plus d'un milliard d'oiseaux sont tués chaque année
lorsqu'ils entrent en collision avec un édifice. Les plus dangereux semblent ces édifices de verre qui
réfléchissent le ciel, les nuages et les arbres, donnant l'impression aux oiseaux qu'il s'agit d'un passage
sécuritaire. De plus, plusieurs édifices éclairés la nuit semblent attirer les migrateurs, plus à Toronto
cependant qu'à Montréal, un mystère qui suscite bien des hypothèses, mais pas encore de certitudes.
Certains chercheurs d'ici pensent que la présence du mont Royal à proximité du centre-ville offrirait des
abris que préféreraient les oiseaux aux lumières du centre-ville.

La poursuite intentée contre le groupe Menkes est basée sur le chapitre 14 de la loi ontarienne sur
l'environnement qui institue un devoir de prévention.

«Non seulement est-il possible de prévenir ces mortalités d'oiseaux, explique Albert Koehl d'Ecojustice,
mais il existe des méthodes efficaces pour rendre les édifices moins mortels pour les oiseaux. Si on
gagne cette poursuite, cela enverra un message important à tous les propriétaires, surtout aux
propriétaires d'édifices en hauteur du centre-ville, pour qu'ils adoptent des mesures de protection.»

La Ville de Toronto et le FLAP évaluent à près d'un million le nombre des collisions mortelles d'oiseaux
migrateurs avec des édifices en hauteur dans cette région urbaine. L'importance du phénomène
résiderait dans le fait que Toronto se situe sur la route migratoire de plusieurs espèces.

Les morts d'oiseaux constituent un phénomène où on perd facilement de vue les proportions. À preuve,
le débat que soulève au Québec le danger que représenteraient les éoliennes pour les migrateurs. En
Allemagne, où les morts d'oiseaux sont à déclaration obligatoire, on a recensé en 2003 environ 20
morts d'oiseaux attribuables aux 50 000 éoliennes du pays. Aux États-Unis, on évalue à autour de 30
000 ces morts annuelles, mais elles sont attribuables principalement aux «bird choppers», c'est-à-dire
aux moulinettes qu'étaient les premières éoliennes, plus petites mais aux pales beaucoup plus rapides
que les nouvelles. Au Québec, on n'a pas de chiffres validés sur la question.

Dans une poursuite intentée en 2004 contre le gouvernement fédéral des États-Unis, le Forest
Conservation Council évaluait à 5 millions par an les morts attribuables aux tours de communications,
qui se multiplient à un rythme effarent. L'association étatsunienne des télécoms a répliqué par une
autre étude qui établissait — quel flou! — à entre 8 et 200 millions le nombre d'oiseaux tués chaque
année dans le seul État du Wisconsin par les chats domestiques! À la même époque, une compilation
faite par Business Week des études réalisées sur la question évaluait à 174 millions par année les
morts d'oiseaux sur les seules lignes à haute tension, dont rien ne signale la présence aux migrateurs
la nuit. On évalue dans d'autres études à entre 60 et 80 millions les collisions fatales avec les voitures.

Comme quoi, quand on évalue les impacts d'un phénomène environnemental, vaux mieux le regarder
le problème à vol d'oiseau que le nez sur un édifice...

Aider les migrateurs

Selon l'American Bird Conservancy (ABC), chacun peut aider à sa façon les migrateurs à se réinstaller
sécuritairement dans notre environnement si on suit les conseils suivants. D'abord, garder le chat
domestique à l'intérieur au printemps s'il n'est pas dégriffé, car c'est un puissant prédateur qui chasse
plus pour le plaisir que pour se nourrir. Deuxièmement, placer des obstacles visuels, comme des filets
ou des rideaux, derrière les grandes fenêtres pour que les oiseaux n'y voient pas une voie vers les
arbres qui s'y réfléchissent. On peut aussi attendre à l'été pour les laver... Troisième conseil: éliminer
les pesticides du parterre, car les oiseaux risquent de consommer des insectes contaminés. Et plantez
dans votre environnement des plantes utiles, quelques cabanes adaptées à votre faune ailée et des
mangeoires propres, ce qui vous assurera de leurs chants tout l'été.

Esturgeons: Un lecteur, Jonathan Leclair, du Comité forêt de la communauté autochtone Anicinape de
Kitcisakik, ne pense pas que les populations d'esturgeons soient stables, même globalement. Les
esturgeons de l'Outaouais supérieur, nous écrit-il, sont en déclin sérieux, comme l'indiquent les relevés
sur la taille en constante diminution de ces poissons. Les stocks de l'Abitibi-Témiscamingue auraient
aussi chuté radicalement en raison des pêches intensives du siècle dernier et d'autres facteurs comme
les barrages, les routes et la pollution. Mais la surpêche et le braconnage, notamment par une minorité
d'individus de «certaines communautés algonquines» alléchées par le marché parallèle du caviar, dit-il,
seraient maintenant principalement responsables du non-rétablissement de l'espèce dans cette région.
À son avis, Québec devrait appliquer les lois avec plus de rigueur et à tout le monde, tout en
envisageant sérieusement de mettre fin aux pêcheries commerciales.

Lecture: Développement durable et responsabilité sociale, sous la direction de Corinne Gendron,
Jean-Guy Vaillancourt et René Audet, Presses internationales Polytechnique, 270 pages. Comment le
marché, basé sur le productivisme et la consommation, peut-il contribuer à la protection viable de
l'environnement? Leurre politique ou percée réaliste d'un nouveau paradigme? Quatorze études
multidisciplinaires s'attaquent à ces enjeux dans un livre quelque peu technique, mais qui a le mérite
de les aborder avec précision.

Note: Un correctif a été apporté à la version web de cette chronique le 9 avril, concernant l'auteur de la
lettre portant sur les populations d'esturgeons.


Pas nouveau, la chasse urbaine
Le Journal de Québec
Vendredi, 9 avril 2010
Julien Cabana

Depuis quelques jours, certaines personnes se disent étonnées de savoir qu’il y a de la chasse à
proximité de Québec et même sur le territoire agrandi de la ville. Pourtant, ce phénomène existe depuis
des dizaines d’années.

Selon les données fournies par les spécialistes du ministère des Ressources naturelles et de la Faune,
70 % du prélèvement par des activités de chasse se font en milieu urbain et péri-urbain. Ces activités
se font principalement dans le sud du Québec et dans le corridor du fleuve Saint-Laurent, où on
retrouve la majorité de la population du Québec. Si certaines personnes croient faussement que la
chasse signifie régions éloignées, elles se trompent drôlement. Seule une infime partie des chasseurs
québécois vont dans le Grand Nord. La majorité du temps, ce territoire est utilisé par les non-résidents.

Dans le cas du chevreuil, les principales activités de chasse se font en Estrie et en Montérégie, là où
on retrouve beaucoup de population. L’automne dernier, j’ai participé à une excursion de chasse dans
les Cantons de l’Est au travers des maisons, des routes et de tout ce qui nous rattache à une ville.
Pour les gens de ces endroits, c‘est une pratique acceptée et souvent demandée. En effet, la
surpopulation de chevreuils dans ces endroits entraîne souvent des dommages aux récoltes et même
au fleurs et aux haies de cèdre. Les chasseurs ne sont surtout pas vus comme des intrus ni comme
dangereux.
Région de Québec

En ce qui a trait à la région de Québec, la pratique d’activités de chasse se fait depuis des générations.
« Pour la chasse de la sauvagine et de l’oie blanche dans le corridor du fleuve dans la région de
Québec, il s’agit d’une activité qui se fait depuis des dizaines d’années, explique le directeur général de
la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs, Alain Cossette. Au Mont-Bélair, certaines
personnes chassent le chevreuil depuis 40 ans. On peut aussi mentionner des endroits comme
Stoneham, où des gens chassent l’orignal tout près des habitations depuis des décennies. Jamais il n’y
a eu d’accident ni de conflit entre les chasseurs et les personnes qui demeurent dans ces secteurs.

Également, je veux clarifier une situation qui peut paraître dangereuse pour certaines personnes : les
chasseurs sont formés en suivant deux cours; en plus, lorsqu’ils veulent se procurer une arme, ils
doivent subir une enquête de la Sûreté du Québec. On peut donc les considérer comme des gens
responsables qui n’iront pas à la chasse sur les Plaines, par exemple. Les chasseurs utilisent leur gros
bon sens. Cessons donc de voir les chasseurs comme des meurtriers potentiels qui tirent sur tout ce
qui bouge. »

Une municipalité ne peut pas légiférer sur la pratique de la chasse puisque c’est un domaine relevant
de la compétence provinciale. « Les municipalités ne peuvent pas légiférer sauf que nous sommes
toujours prêts à nous asseoir avec les gens pour en venir à une entente sur des règles qui vont plaire à
tout le monde. Prenons le cas de Longueuil, où, du lever du jour jusqu’à 9 h, les chasseurs peuvent
chasser la sauvagine le long de la route 132, avec devant eux le fleuve et, en toile de fond, la ville de
Montréal. La Fédération a participé à l’élaboration de ce plan qui fait le bonheur de tout le monde. Dans
le cas du territoire de la ville de Québec, des gens ont communiqué avec nous pour discuter du sujet.
Nous allons les rencontrer avec plaisir pour expliquer la situation et trouver des mesures qui pourraient
convenir.



Pluie d’amendes pour des braconniers
La Voix de l’Est
Vendredi, 9 avril 2010
Michel Laliberté

Jean-Pierre Beaudet devra puiser profondément dans ses poches. Le braconnier d'Ange-
Gardien a été condamné hier matin à des amendes totalisant 27 150 $ pour différentes
infractions à la Loi sur la conservation de la faune.

GRANBY - Jean-Pierre Beaudet devra puiser profondément dans ses poches. Le braconnier d'Ange-
Gardien a été condamné hier matin à des amendes totalisant 27 150 $ pour différentes infractions à la
Loi sur la conservation de la faune.Le juge Conrad Chapdelaine a également imposé des amendes à
cinq autres membres du réseau de braconniers dont Beaudet était le numéro deux, selon l'enquête des
agents de la protection de la faune. Martin Lemieux (5975 $), Patrick Thériault (2325 $), Claude Tarte
(1875 $), Yves Pariseau (1875 $) et Gilles Geoffroy (1750 $) devront aussi payer pour leurs méfaits. Ils
ont un an pour s'acquitter de leurs amendes.

L'opération Bas de laine, menée le 6 décembre 2006, a donc permis de faire condamner 21
braconniers. Le montant des amendes s'élève à 100 450 $. Ils s'en sortent assez bien puisque toutes
les amendes imposées ne représentent que le minimum des peines possibles. À noter que la poursuite
a laissé tomber les 40 autres accusations qui pesaient contre Beaudet en échange de ses plaidoyers
de culpabilité.
En plus de leurs amendes, les braconniers ont tous perdu leur certificat de chasse pour une période de
deux ans. Cette période passée, ils devront s'inscrire au cours offert par la Sépaq pour obtenir un
nouveau certificat. Ce document est nécessaire pour acheter un permis de chasse.


La suite à lire dans l'édition de vendredi.


Bravo au ministre Serge Simard
Le Grand Club RDS
Vendredi, 9 avril 2010
Blogue de Jean Pagé

Un grand projet, qui avait été remisé pourrait se réaliser sous peu. Lors d’une entrevue que m’accordait
le président de la Fondation de la Faune, monsieur André Martin, ce dernier m’apprenait qu’au récent
congrès de la Fédération québecoise du saumon atlantique, le ministre Serge Simard, responsable de
la Faune au ministère des Ressources Naturelles et de la faune l’avait désigné “pour rencontrer les
diverses fédérations associées à la faune, afin qu’elles deviennent des colocataires à l’intérieur d’un
seul édifice, ce qui permettrait d’économiser au profit de la faune, mais aussi de rapprocher les divers
groupes et leurs personnels”, d’ajouter le P.D.G. de la Fondation de la Faune du Québec. Après avoir
félicité le président et directeur général de la Fondation de la Faune du Québec, j’adressai une lettre
d’une même teneur au ministre Simard.

Un tel projet ne date pas d’hier, puisque des ministres d’il y a des décennies ont déjà manifesté une
telle intention. Ceci aussi loin que du temps de Me Gabriel Loubier, de la défunte Union Nationale, qui
en faisait état.



Poisson d’avril pour la F.Q.C.P.

Pour la Fédération québecoise des Chasseurs et Pêcheurs, qui se prétend représentative de “tous” les
pêcheurs et chasseurs du Québec, voilà certes une désagréable surprise, puisqu’il fût déjà sujet d’un
musée par cette organisation – probablement que par la même occasion étant propriétaire de
l’immeuble, elle aurait pu faire location d’espaces aux autres fédérations. Etait-ce une rumeur?

Peut-être, mais nous en entendions parler “entre les branches”, à Montréal. Cet édifice aurait pu réunir
toutes les autres fédérations sous un même toit. Il semble bien que cette fois-ci, les dés soient pipés.
La FQCPQ eut pignon sur rue en plusieurs endroits de Montréal, puisqu’à ses origines elle était issue
du groupe des Pêcheurs et Chasseurs de Montréal. Du Palais du Commerce de la rue Berri, de la rue
Saint-Denis angle Beaubien, ou Richmond Pelletier et Paul-Emile Pageau furent tour à tour chargés de
l’organisation.

De là, elle faisait l’acquisition d’un immeuble de la rue Saint-Zotique. Ce ne fût pas pour longtemps,
l’organisation n’était pas de celles, qui investissent dans l’immeuble, les associations-membres étant
fréquemment instables ou vulnérables. Elle devait s’en départir, de son immeuble après peu de temps,
faute de finances. Elle emprunta donc la direction de Québec, à Charlesbourg cette fois-ci, pour revenir
à la location.
Ce que j’énoncais précédemment m’était confirmé par le quotidien Le Soleil, du 1er avril dernier: elle
aurait déjà fait le grand saut, sans une autre tentative de posséder son propre immeuble. Cette fois-ci,
la construction serait en branle, à Saint-Augustin-de-Desmaures, où selon le quotidien de Québec: “Ce
projet a soulevé les protestations d’un groupe de citoyens, qui en a contre le fait, qu’on fera disparaître
une forêt actuellement accessible aux promeneurs et autres amants de la nature pour construire
l’édifice et établir le terrain de la FQCP.”



Commentaire :

Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a dit...

Bonjour M. Pagé,

Certaines informations nous concernant sont erronées dans votre billet. Je vous invite à visiter l'onglet
6 du bandeau déroulant de notre page d'accueil www.fedecp.qc.ca. Celui-ci est en ligne depuis juillet
dernier et vous y trouverez tous les détails concernant notre nouveau bâtiment. J'en profite pour
annoncer qu'un cocktail d'inauguration est prévu pour le 9 juin prochain. Vous y êtes cordialement
invité!

La FédéCP


Y a-t-il assez de chevreuils dans la région ?
Progrès-Dimanche
Dimanche, 11 avril 2010
Roger Blackburn

Jonquière - Les biologistes du bureau régional du ministère des Ressources naturelles et de la Faune
demandent la collaboration de la population pour les aider dans leur inventaire du cerf de Virginie
(chevreuil) qui se déroulera au cours de l'hiver 2011.

La question que se posent les gestionnaires de la faune est: "y a-t-il assez de chevreuils sur le territoire
du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour permettre une saison de chasse? La question a été posée
récemment lors de la table qui regroupe les organismes de la faune de la région. Il faut voir", répond le
biologiste responsable du dossier Claude Dussault. "Avant de considérer une activité de chasse, il faut
acquérir des connaissances sur les cheptels de cerfs qui peuplent nos forêts. Régulièrement des
chasseurs nous mentionnent qu'ils ont vu des spécimens à différents endroits et il faut qu'on évalue le
nombre des populations", indique-t-il.

Un important ravage a été répertorié au sud-ouest du Lac Kénogami dans les années 80 et d'autres
mentions ont été rapportées dans les secteurs d'Hébertville, du Lac-Bouchette et d'Alma. "La
réalisation d'un inventaire est la première étape pour faire état de la situation. Il existe certaines
données biologiques comme seuil de référence pour justifier l'exploitation d'une population de cerf. Il
faut déterminer une population minimale au kilomètre carré et quels sont les caractéristiques des
spécimens qui vivent ici en région", explique le biologiste.

Nous sommes encore loin de déterminer des modalités de chasse avec tirage au sort pour les permis
de femelle et autres, mais il faut commencer quelque part.
Le MRNF invite donc la population à lui signaler tous les cerfs de Virginie vus récemment et par les
années passées en hiver. Tous les signalements seront analysés. Les renseignements à fournir sont
les coordonnées géographiques de l'observation (idéalement un point GPS), la date ainsi que le type
d'observation: pistes, ravages, nombre de bêtes.

Le dernier inventaire régional du cerf de Virginie dans la région remonte à 1989. Seuls les cerfs de
Virginie dans le secteur du lac Kénogami avaient alors été dénombrés.

Les observations doivent être communiquées à Claude Dussault, biologiste, au 418 695-8125, poste
339, ou par courriel à claude.dussault@mrnf.gouv.qc.ca. Les résultats de l'inventaire seront connus au
printemps 2011.


Illustration(s) :
Claude Dussault, biologiste au bureau régional du ministère des Ressources naturelles et de la Faune,
est responsable de l'inventaire des populations de cerfs de Virginie du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
(Archives)

La population est invitée à participer à l'inventaire du cheptel de chevreuils sur le territoire de la région.
(Archives)


Chasse à l’orignal au centre-ville
La Voix de l’Est
Lundi, 12 avril 2010
Étienne Fortin-Gauthier

(Granby) Un orignal a créé toute une commotion dans le centre-ville de Granby, samedi matin, après
avoir décidé de s'y promener. Pendant plus d'une heure, pas loin d'une dizaine de véhicules de police
ont poursuivi le cervidé, qui a littéralement traversé la ville, passant par la rue Principale, le boulevard
David-Bouchard et même le stationnement des Galeries de Granby.

Le service de police de Granby a été averti de la présence de l'animal vers 9h50, après qu'un citoyen
l'eut observé dans le secteur du boulevard David-Bouchard Sud (route 139). Plutôt que de rebrousser
chemin, l'orignal aurait traversé le quartier industriel et s'est retrouvé dans le secteur des rues Cowie et
Saint-Charles Sud. Une chasse à l'intrus a alors été lancée dans ce quartier habituellement paisible.

Pendant une quinzaine de minutes, l'animal a sauté clôture après clôture pour visiter impunément les
terrains privés d'une vingtaine de résidences. Les policiers tentaient de contenir ses ardeurs en le
suivant et en le bloquant lorsqu'il s'aventurait à nouveau sur la voie publique. La situation s'est
cependant compliquée lorsque l'animal a décidé de quitter ce secteur pour se diriger vers le centre-
ville.

Il fonce sur une auto-patrouille

Après avoir emprunté différentes petites rues, l'orignal s'est retrouvé dans le stationnement de l'usine
Agropur, à quelques dizaines de mètres de la rue Principale. Après une nouvelle course vers le sud, il
s'est retrouvé confiné dans une cour près de l'intersection des rues Sainte-Thérèse et Guy. Les
policiers ont alors étudié la possibilité de l'abattre pour mettre un terme à cette course folle.
« À un moment donné, il s'est fâché et il a foncé vers un véhicule de patrouille. Si ça devenait trop
dangereux, notre seule option aurait été de le neutraliser, car les gardes-chasses n'étaient pas
disponibles «, informe le lieutenant Stéphane Letendre, du service de police de Granby. La policière qui
se trouvait à l'intérieur de l'auto-patrouille attaquée par l'orignal n'a pas été blessée, mais son véhicule
a subi différents dommages. Il a notamment perdu son miroir latéral, en plus de subir quelques
éraflures. Alors qu'un policier sortait une carabine de calibre douze, la bête a faussé compagnie aux
agents.

Loin d'arrêter sa course, il a emprunté la rue Robinson et a abouti directement dans la rue Principale,
où il a couru pendant quelques instants, au grand étonnement des passants et des automobilistes qui
n'en croyaient tout simplement pas leurs yeux. Ne pouvant mettre un terme à cette poursuite, les
policiers se contentaient de bloquer la circulation et de suivre l'animal. « Les policiers ont essayé de le
diriger vers le nord, mais il nous a joué des tours. Il s'est même promené dans le stationnement des
Galeries de Granby «, a confié le lieutenant Letendre.

En voyant l'animal se diriger vers le boulevard David-Bouchard, les autorités ont craint le pire, car
plusieurs véhicules y circulent à grande vitesse. Pour éviter toute collision, les policiers ont bloqué la
circulation pendant quelques minutes afin de s'assurer que l'animal puisse traverser sans danger vers
le nord.

Visiblement épuisé par cette poursuite, l'orignal a arrêté sa course dans l'ancien Canton de Granby,
près des rues De Tadoussac et De Témiscamingue. Un peu après onze heures, il a pris le chemin du
boulevard Saint-Jude Nord avant de se diriger vers un bois, d'où il n'est pas ressorti. Les policiers en
ont surveillé les abords pendant de longues minutes afin de s'assurer qu'il ne revienne pas vers le sud
et le centre-ville.

Cette poursuite inusitée aura duré en tout plus d'une heure et quart et occupé une quinzaine de
policiers. Le service de police de Granby ne rapporte aucun blessé, même si l'animal a frôlé plusieurs
citoyens et automobiles dans sa course.


Quelques pistes d’explication
La Voix de l’Est
Lundi, 12 avril 2010
Nancy Beaulieu

Granby - Contrairement à ce que l'on peut penser, il n'est pas exceptionnel que des orignaux sortent
des bois et s'aventurent dans les zones urbaines. Les cervidés feraient ces escapades en raison de
l'expansion continuelle des villes ou à cause d'une maladie causée par un ver qui affecte leur cerveau.

Le service de la protection de la faune de GranbySaint-Jean-sur-Richelieu intervient une dizaine de
fois par année sur son vaste territoire, qui couvre notamment la Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi
jusqu'à la frontière américaine. Toutefois, les épisodes comme celui de samedi, à Granby, sont plutôt
rares dans la région parce qu'elle compte une très petite population d'orignaux.

" Il y en a peut-être une dizaine ", dit le lieutenant au service de la protection de la faune de
GranbySaint-Jean-sur-Richelieu, Pierre Fortin. Selon lui, ces animaux seraient surtout concentrés à
Saint-Joachim-de-Shefford, Waterloo et Sutton.
On ignore ce qui a poussé l'orignal qui s'est retrouvé samedi en plein centre-ville à fuir les bois.
Cependant, M. Fortin avance quelques pistes d'explication possibles.

" Souvent, ils se font déranger par les VTT (véhicules tout-terrains). À ce moment-là, ils suivent un
chemin ou une route. Et comme les bois ne sont pas très grands dans la région, ce n'est pas long qu'ils
arrivent dans les villes ", dit le lieutenant.

Ver des méninges

Il arrive aussi que les bêtes s'égarent en raison d'une maladie causée par un ver qui se loge dans leur
cerveau. " Le parasite est transporté par le crottin de cerfs, et en mangeant, l'orignal peut alors avaler
des larves de vers et développer la maladie. Il devient alors complètement déboussolé ", explique M.
Fortin.

Le ver des méninges peut rendre l'orignal soit très docile, soit très agressif.
" Le plus souvent, il devient bien docile. J'ai déjà vu des cas où les gens pouvaient même caresser le
museau de l'animal ", relate le lieutenant.


Un parc plus grand grâce à M. Dunn
La Tribune
Lundi, 12 avril 2010
Opinions

Maintenant que l'on semble avoir réglé le cas des terres exclues du Parc du Mont-Orford en les
réintégrant dans les limites du parc, nous les membres du Club de conservation chasse et pêche du
Memphrémagog, avons une suggestion à faire au gouvernement du Québec concernant les terres
récemment acceptées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et léguées aux
citoyens du Québec par M. Michael H. Dunn.

Pourquoi ne serait-il pas possible d'agrandir le Parc du Mont-Orford en lui ajoutant une partie sud, que
l'on pourrait appeler le secteur Dunn... On ferait ainsi d'une pierre deux coups : honorer le nom du
généreux donateur à perpétuité et agrandir un des plus beaux parcs de la province en diversifiant la
nature de ses terrains.

Tant qu'à y être, on pourrait aussi faire un troisième coup avec cette même pierre en aménageant une
descente à bateaux pour les pêcheurs, évidemment en respectant les volontés de M. Dunn.

Il y a un petit quelque chose qui me dit qu'il y aurait une quantité appréciable de citoyens très
reconnaissants dans la région.

Jean-Marc Lacroix, président

Club de conservation chasse et pêche du Memphrémagog
Salon camping, chasse et pêche : quelle crise ?
Le Nouvelliste
Lundi, 12 avril 2010

(Trois-Rivières) Le meilleur salon en 19 ans pour les détaillants, selon le promoteur

Avec la situation précaire dans laquelle se trouve présentement le fabricant de bateaux de plaisance
Doral de Shawinigan, il serait logique de penser que les commerçants se spécialisant dans la vente de
ce type de produits connaissent également des moments difficiles en ce moment. En réalité, ces
derniers font de plutôt bonnes affaires depuis quelques années.

Les commerçants qui exposaient leurs produits au Salon camping, chasse et pêche, qui s'est déroulé
au cours du week-end au Centre sportif Alphonse-Desjardins, n'ont pas été affectés par la
ralentissement économique qui a ponctué l'année 2009. Au contraire, il semble que cette année, ainsi
que le début de 2010, ont été des périodes de croissance pour eux.

«Moi, la crise économique, je ne l'ai pas vue. Mon année 2009 avait été une année record en ce qui a
trait aux ventes et 2010 s'annonce pour être aussi bonne que 2009. Il faut croire que le nautisme n'est
pas affecté par la situation économique. Il faut dire que nous sommes dans une région propice à ça en
Mauricie, avec la rivière Saint-Maurice et les lacs. Je comprends que Doral soit dans une situation
difficile, mais ce n'est pas la même chose du tout. C'est une entreprise qui vaut des millions et qui
fabrique des bateaux de luxe tandis que nous vendons des produits beaucoup plus accessibles», a
expliqué le propriétaire de Shawinigan Marine, Sylvain Chevrier.

Son de cloche similaire du côté d'Équipements de plaisance G. Boisvert, une entreprise de Saint-
Robert-de-Sorel qui était présente lors du salon trifluvien.

«Nous sommes en augmentation constante. Le rapport de l'an dernier était supérieur à celui de l'année
précédente. Ça semble vouloir être la même chose cette année. Il y a peut-être des compétiteurs pour
qui ça a été plus difficile, mais je ne peux pas parler à leur place», a mentionné un des représentants
de l'entreprise, Daniel Lévesque.

Tout comme les deux exposants, les organisateurs n'ont pas eu de raison de se plaindre cette année.
Quelques minutes après la fermeture des portes, le promoteur Gaétan Mondoux n'a pas hésité à
qualifier le salon de cette année comme étant le meilleur qu'il ait jamais organisé à Trois-Rivières.

«Je peux dire que nous avons connu une augmentation de 30 % par rapport à l'année dernière. C'est
vraiment énorme. Nous avons été agressifs sur la publicité à ça a probablement aidé. Le Salon a
vraiment été un succès gigantesque», a lancé M. Mondoux.

Plus de 150 exposants ont participé à l'événement qui s'est déroulé au cours du week-end, ce qui
constitue une légère augmentation par rapport à 2009. Le promoteur soutient que l'espace dont il
dispose au Centre sportif Alphonse-Desjardins ne lui permet pas d'accepter des exposants
supplémentaires.

«La salle est déjà pratiquement pleine pour l'an prochain. Tout le monde veut revenir», a indiqué le
promoteur.

Comme par les années passées, le nombre limité d'espaces de stationnement a causé quelques
problèmes aux visiteurs. Les organisateurs avaient cependant mis sur pied un système de navettes, à
partir de l'aréna Jean-Guy-Talbot, pour les visiteurs qui avaient stationné leur véhicule à cet endroit. La
tenue d'un tournoi de ringuette en même temps que le Salon sur la patinoire du centre sportif du
secteur Cap-de-la-Madeleine a un peu compliqué les choses selon M. Mondons.

«Les responsables du complexe me promettent pour l'an prochain qu'il n'y aura pas de tournoi en
même temps. Ça va nous aider pour le stationnement», a affirmé celui qui organise de tels salons un
peu partout au Québec depuis une quinzaine d'années.


La météo profite au Salon Expo-Nature : 27 000 amateurs franchissent les tourniquets
Le Quotidien
Lundi, 12 avril 2010
Stéphane Bégin

CHICOUTIMI - Un succès sur toute la ligne. La 29e édition du Salon Expo-Nature aura attiré plus de
monde que lors des dernières années, a accueilli 40 exposants supplémentaires et offert 17 000 pieds
carrés de plus.

"C'est au ''boutte''. Tout a été positif. Les gens ont apprécié la qualité du salon, la présence de
nouveaux exposants. C'est la première fois en 20 ans que je ne reçois aucune plainte. Les gens ont
démontré leur satisfaction.

"Nous avons reçu 1890 visiteurs de plus que l'an dernier pour atteindre le plateau des 27 000
personnes. C'est très intéressant. La recette du succès de cette année se résume à quelques faits. La
température a été de notre bord, le fait que nous ayons eu des exposants à l'intérieur de l'aréna et la
présence d'une trentaine de motocyclettes Harley-Davidson, tout ça peut expliquer le plus fort
achalandage", croit Robert Ferland, qui prend le bateau ce matin en direction de Rimouski, où a lieu le
Salon Expo-Nature du 16 au 18 avril.

"Et une fois que ça va être terminé, nous allons commencer à préparer la 30e édition du salon de
Chicoutimi. Et j'ai l'intention de faire en sorte que ça puisse frapper fort pour cet anniversaire", conclut-
il.

Rivière Péribonka

Le Comité pour la sauvegarde de la rivière Péribonka (CSRP) a profité de ce salon pour faire connaître
ses revendications au public. Le CSRP a présenté un kiosque afin de sensibiliser la population à sa
cause et recueillir des signatures pour une pétition, qui sera éventuellement remise à l'Assemblée
nationale du Québec.

Formé le 1er mars dernier, le comité milite pour la protection du corridor visuel bordant la rivière
Péribonka en s'opposant aux coupes forestières effectuées dans ce secteur depuis l'automne 2008.
"Les gens répondent très favorablement. Ils signent la pétition dans plus de 95% des cas. Je dirais que
la moitié des gens sont déjà au courant de nos démarches. En général, on constate que la population
est sensible à notre cause et veut que l'on préserve le paysage de la rivière Péribonka", indique une
porte-parole du comité, Ève Tremblay.

Les responsables avaient obtenu plus de 2000 nouveaux noms sur la pétition, lancée il y a deux
semaines.
Illustration(s) :

Il y a eu une bonne foule, hier après-midi, au Salon Expo-Nature de Chicoutimi. Plus de 27 000
personnes ont franchi les tourniquets. (Photo Rocket Lavoie)

Robert Ferland, promoteur du Salon Expo-Nature, commencera déjà à préparer la 30e édition dans
quelques semaines. Il promet que ça va "frapper fort" pour souligner cet anniversaire. (Photo Rocket
Lavoie)

Les visiteurs ont dû patienter quelques minutes avant de pouvoir faire leur entrée au salon. (Photo
Rocket Lavoie)
Antoine Gauthier a taquiné le poisson dans l'étang d'eau aménagé au pavillon sportif de l'UQAC. Son
père Alain a surveillé la pêche de près. (Photo Rocket Lavoie)


Baie-du-Febvre : les oies sont déjà parties ? Et puis ?
La Presse
Mercredi, 14 avril 2010
Stéphanie Morin

Mariette DuBois et Réjean Tanguay sont accros. Quatre fois par printemps, ils font l'aller-retour entre
Sherbrooke et Baie-du-Febvre pour venir observer les grandes oies des neiges. Et ce, depuis 20 ans.

Cette année, ils sont d'abord passés dans le petit village de la rive sud du lac Saint-Pierre juste avant
Pâques. «On a attendu le coucher du soleil et les oies blanches ont commencé à arriver. Un vrai ballet
aérien! Il y en avait au moins 70 000, juste devant nous», raconte Mme DuBois.

Ils sont revenus après les grosses chaleurs pascales, mais les oies étaient beaucoup plus rares.
Déçus? «Pas du tout! Baie-du-Febvre, c'est beau tout le temps, lance son compagnon ornithologue.
Les hirondelles et les canards commencent à arriver. Il reste encore des centaines de bernaches. Et on
peut parfois observer des oiseaux de proie.»

Guylaine Fréchette, directrice générale du Centre d'interprétation de Baie-du-Febvre, explique: «Cette
année, la migration des oies blanches a été plus importante que les années précédentes, mais elle
n'est pas arrivée au même moment. Elles sont arrivées deux semaines plus tôt. Le 18 mars, on en
comptait 150 000. Deux semaines plus tard, il y en avait le double. Et encore, ce chiffre est
conservateur.»

Les oies ont profité de la hausse du mercure pendant le week-end de Pâques pour continuer leur
voyage vers l'Arctique. Certaines ont fait escale à Cap Tourmente et Montmagny; d'autres ont filé plus
au nord. Au milieu de la semaine dernière, il en restait à peine 10 000 sur les 300 000 dénombrées
sept jours plus tôt. Toutefois, des baisses de température pourraient attirer d'autres volées.

Difficile à prévoir, selon Guillaume Lafond, biologiste au Centre d'interprétation de Baie-du-Febvre.
Pour optimiser les chances de voir les oies, il suggère aux visiteurs de se poster près des champs
inondés le long de la route 132, au lever ou au coucher du soleil. «C'est à ces moments qu'elles sont le
plus actives. Le spectacle est différent selon l'heure du jour. Le matin, les oies sont rassemblées et
s'envolent en même temps. Le soir, elles arrivent séparément, par volées.»
Temps de canard

Jour ou soir, oies ou pas, les ornithologues ont tout de même de quoi remplir leurs carnets
d'observation, dit-il. Surtout près des bassins d'eau de la municipalité, juste devant le Centre.

«Sur les 32 espèces de canards qui vivent au Québec, 27 nichent dans la région. Et les autres passent
en période de migration. En avril et mai, il suffit de planter son télescope et de regarder. En 30 ou 45
minutes, tu peux presque voir toutes les espèces. Ce n'est pas rien!»

Lors de notre visite, le ciel gris et bas laissait présager une triste journée d'ornithologie. «Au contraire!
Ce n'est pas pour rien qu'on appelle ce genre de météo un temps de canard», lance le biologiste.

Munis d'un télescope - le Centre d'interprétation en fait la location pour 20$ par jour -, nous avons
rapidement identifié une quinzaine d'espèces. Des canards souchets avec leurs becs en forme de
cuillère. Des érismatures rousses aux becs bleu poudre. Des foulques aux hochements de tête
semblables à ceux de la poule. Et un oiseau étrange, croisement entre un colvert et un chipeau...

Dans l'entrée du Centre, les visiteurs inscrivent chaque jour leurs observations. Mammifères, oiseaux...
La liste est impressionnante.

Ouvert depuis 16 ans, le Centre d'interprétation de Baie-du-Febvre présente des expositions sur la
plaine inondable du Saint-Laurent. Au printemps, sous la crue des eaux, la superficie du lac Saint-
Pierre augmente de 37%. Ses berges constituent la plus importante halte migratoire printanière des
grandes oies des neiges, qui s'y arrêtent pour se nourrir de grains et de racines du maïs cultivé dans la
région. C'est aussi le paradis pour les canards, les sauvagines, les hérons et une multitude de
poissons qui viennent frayer dans ces terres inondées.

Non fréquenté par les oies, le parc écologique de l'Anse-du-Port, à Nicolet, offre une autre vision de
l'immensité du lac Saint-Pierre. Ici, on a aménagé deux longues passerelles (dont l'une de plus de 800
m) qui passent au-dessus des marais et des marécages pour nous mener jusqu'aux bords du lac. Le
jour de notre passage, le coassement des grenouilles léopards, en pleine saison des amours, était
assourdissant. Les iris jaunes commençaient à poindre. Et un couple de canards branchus avait élu
domicile dans le marais depuis peu.

«L'été, le paysage change totalement, assure Guillaume Lafond. Le sol se couvre de fougères; on se
croirait dans Le parc jurassique!»

De l'oie dans les assiettes

Dans la région de Baie-du-Febvre, l'expérience de l'oie blanche peut aussi être gustative.

Les jardins de l'Oie, à Nicolet-Sud, offrent quantité de produits faits à partir d'oies d'élevage. Les oies
sont importées par avion des Berges de la Loire, en France, avant d'être transformées en confits,
magrets, foie gras... Des plats préparés ainsi que des oies entières et en découpe sont vendus
directement à la ferme, le long de la route 132.
Le restaurant La baraka, rue Principale à Baie-du-Febvre, a aussi mis de l'oie à son menu. Le
propriétaire, Jean-Guy Houle, propose plusieurs plats spéciaux à base d'oie, dont des manchons
confits, de la galantine ou des suprêmes aux pêches. Il en garnit des salades, en sert gratinés avec
des pommes de terre. Il offre aussi des oeufs d'oie au déjeuner. «Un oeuf d'oie correspond à deux
oeufs de poule extra-larges», dit-il.

Plusieurs produits des jardins de l'Oie, dont les rillettes et les terrines, sont vendus au restaurant. Ils
sont aussi vendus à la boutique du Centre d'interprétation de Baie-du-Febvre et dans certaines
épiceries de la région.

www.jardinsdeloie.com

www.labaraka.qc.ca



Un festival pour célébrer l’oie
La Presse
Mercredi, 14 avril 2010
Stéphanie Morin

Jusqu'à dimanche, plusieurs activités sont prévues à Baie-du-Febvre dans le cadre de l'événement
Regard sur l'oie blanche.

> Au centre communautaire, 24 artistes animaliers provenant de partout au Québec exposent
photographies, sculptures et peintures. L'exposition est accessible de 13h à 16h pendant la semaine et
de 10h à 17h, samedi et dimanche. Les artistes seront sur place pour rencontrer les visiteurs tout le
week-end.

> Des artisans - ébéniste, photographe, tisseur et autres - exposent aussi leur travail au centre
communautaire, ce week-end, de 10h à 17h.

> Un volet gastronomique figure de plus au programme, avec la présence de plusieurs producteurs
agro-alimentaires de la région. À déguster: chocolat, miel et produits de l'oie, bien sûr.

> Des conférences et animations sont aussi offertes, dont un atelier sur l'herboristerie. Prix: 10$.
Réservation requise.

> Le Centre d'interprétation de Baie-du-Febvre mettra des ornithologues à la disposition des visiteurs
tout le week-end. Ces derniers seront sur le terrain pour répondre aux questions et proposer des
activités d'initiation à l'ornithologie. À l'intérieur, deux expositions thématiques sont présentées. L'une
porte sur la biodiversité de la plaine inondable du Saint-Laurent; on peut y voir plusieurs animaux
naturalisés ou en vivarium.

> La seconde exposition s'attarde sur le lien qui existe entre la conservation et la chasse. «Les gens
ont parfois un préjugé défavorable sur la chasse, mais cette dernière est nécessaire pour régulariser
les populations, explique le biologiste Guillaume Lafont, créateur de l'exposition. On ignore souvent
que la population de certains animaux est plus grande aujourd'hui qu'au temps de la colonisation. C'est
le cas du castor, du cerf de Virginie. Et de l'oie des neiges...»

www.oies.com



De la chasse à Québec
Hebdo Québec
Mercredi, 14 avril 2010
Véronique Demers

Lors du dernier conseil de ville de Québec, le conseiller du district de Neufchâtel Patrick Paquet a
insisté sur l’importance de légiférer sur la chasse pratiquée dans les parcs de la Ville de Québec, afin
d’interdire ce loisir sur le territoire.

   «Des gens en profitent pour nourrir des chevreuils et les tirer ensuite à l’arbalète», déplore le
conseiller de Neufchâtel. «L’avis juridique de Giasson et Associés de décembre dernier demande
d’amender le règlement RDQ 1091. La réglementation sur le tir au fusil est de compétence municipale.
Depuis 2003, on peut légiférer et avoir gain de cause, si débattu. Ça pourrait même être au prochain
conseil               municipal»,                  avance                  M.                Paquet.

«On va tout faire pour avoir un projet de règlement qui convienne au conseil municipal. On va élaborer
le règlement le plus vite possible à partir de deux, trois cas et demander au Service de l’Environnement
de la Ville de s’informer à la Fédération [québécoise] de la faune. Le fait de demander à la Fédération
n’a pas pour but de retarder le processus législatif», assure Alain Marcoux, directeur de la Ville de
Québec.

   Le maire de Québec Régis Labeaume s’est dit sidéré d’apprendre la présence de chasseurs dans
les parcs Chauveau et du Mont-Bélair. La Ville de Québec est en train d’acquérir ce dernier, morceau
par morceau. «Qu’on puisse légiférer au plus sacrant pour interdire la chasse dans les parcs de
Québec!», a lancé M. Labeaume.

Nation huronne-wendate
Gérald Poirier a ajouté que la chasse se pratique aussi dans le parc linéaire de la rivière Saint-Charles.
Le conseiller du district Duberger-Les Saules s’est avancé à dire que «s’il y a bien une nation qui peut
chasser, c’est la nation huronne-wendate». «Avec le changement de la loi indienne, il y aura plus de 1
000 personnes qui vont s’ajouter à la communauté», a-t-il noté.

   Le maire Labeaume a rapidement répliqué qu’il faut user de doigté et de finesse dans les
commentaires à ce sujet. «C’est dire que les Premières Nations pourraient chasser sur nos parcs. La
nation huronne-wendate est sensée. Elle n’a pas l’intention de chasser sur la ville de Québec, à part
sur son territoire. Je vais m’entretenir avec le chef Conrad Sioui», a-t-il affirmé.
Pas de saisons écourtées
La Tribune
Jeudi, 15 avril 2010
Luc Larochelle

Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard, s'est rangé du côté des
chasseurs, qui bénéficieront l'automne prochain du même nombre de jours qu'en 2009 pour chasser le
chevreuil en Estrie. Le ministre Simard a ignoré la recommandation administrative d'écourter certaines
périodes de chasse pour un meilleur contrôle sur les cerfs sans bois.

Il estime que cette vigilance peut être exercée autrement qu'en grugeant dans le calendrier. "La
démonstration ne m'a pas été faite qu'il y a urgence de recourir à cette mesure, surtout après l'hiver
facile que nous venons de connaître", a-t-il commenté hier au cours d'un entretien téléphonique
accordée à La Tribune.

La direction régionale du service d'aménagement de la faune jugeait nécessaire de retrancher sept
jours à la période de chasse à l'arc ainsi qu'à l'arbalète et deux jours à la post-saison du fusil à
chargement par la bouche dans les zones 4, 6-Nord et 6-Sud afin de rééquilibrer les modes de
prélèvement. L'objectif scientifique aurait été que seulement la moitié des femelles et des faons soit
récoltée durant les saisons non-contingentées (au lieu de 70%) et l'autre moitié via l'émission de
permis spéciaux. Selon le biologiste Marc Jacques Gosselin, c'eut été là un moyen plus rapide et plus
efficace de réagir à un hiver dévastateur. La Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec section
Estrie ainsi qu'un groupe de chasseur mobilisé autour d'anciens employés du bureau régional de la
Faune s'étaient élevés contre cette recommandation. "Il était exagéré de laisser croire que les saisons
actuelles pouvaient mettre le cheptel en danger. L'important, c'est de ne pas tomber dans les
généralités en prenant des estimations pour des acquis" réagit le président de la Fédération des
chasseurs et pêcheurs en Estrie, Michel Dufort.

"Nous sommes également satisfaits de la décision du ministre Simard dans la mesure où il n'y a pas de
cartes cachées. Il ne faudrait pas qu'on assiste à une augmentation spectaculaire du nombre de permis
spéciaux            juste          pour           s'accrocher         à          un         principe",
fait quant à lui valoir le porteparole du groupe des ex, Jean- Jacques Dubois. Le nombre exact de
permis spéciaux qui seront offerts via le tirage au sort de la Sépaq n'a pas encore été communiqué
mais il a été revu à la baisse par rapport à l'an dernier. Le coup de matraque des 6000 permis SEG
émis tardivement l'automne 2009 dans la zone 6-Sud pour diminuer les dommages aux récoltes ne se
répétera plus sans l'assentiment du ministre.

 "Je ne veux plus avoir à répondre à la critique sans avoir eu un droit de regard sur ce qui est proposé.
Dorénavant, pareille mesure exceptionnelle passera d'abord par mon bureau", annonce le ministre
Simard. Ce dernier est toutefois plutôt évasif quant à la cible précise du plan de gestion 2010-2017. La
recommandation administrative était d'abaisser la densité à 4 cerfs/km² en Estrie alors que des
pressions étaient exercées pour qu'elle soit plutôt maintenue à au moins 5 cerfs/km². "La différence
entre l'un et l'autre n'est pas grande et elle est purement statistique. Comptez sur moi pour que
s'exerce la vigilance afin de ne pas fragiliser le cheptel et le rendre trop vulnérable aux aléas de la
nature", répond à ce sujet Serge Simard.

"Le ministre est mieux de viser un peu plus haut que trop bas. Ça fait des décennies que les chasseurs
de l'Estrie n'ont pas connu la rareté pour le chevreuil et si celle-ci perdure, les répercussions ne
tarderont pas sur la vente de permis", prévient Jean- Jacques Dubois. Le biologiste Marc Jacques
Gosselin estime la densité après-chasse à 3,5 cerfs/ km² dans les zones 4 et 6-Sud et à 7,5 cerfs/km²
dans la 6-Nord. Comme l'hiver (70% de la rigueur moyenne) n'a pas été éprouvant pour les femelles,
l'indice de fécondité devrait être élevé durant la période des naissances des semaines à venir. Les
nouvelles portées font généralement grimper le cheptel de 40 et jusqu'à 60%, dépendamment des
années.

Illustration(s) :
ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU
Le ministre Serge Simard n'a pas suivi la recommandation administrative de raccourcir certaines
périodes de chasse au chevreuil en Estrie, estimant que d'autres mesures peuvent permettre de
contrôler efficacement le prélèvement de cerfs sans bois.


Nouveaux règlements pour la pêche à la perchaude
Le Nouvelliste
Jeudi, 15 avril 2010

(Trois-Rivières) Un nouveau règlement relatif à la gestion de la perchaude dans le fleuve Saint-Laurent
vient d'être annoncé par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

À partir du 10 avril, il n'y aura plus de récolte de perchaudes en période de fraie dans le secteur situé
entre le pont Laviolette et les quais de Batiscan et de Saint-Pierre-les-Béquets.

L'ouverture de la pêche à la perchaude, tant pour les pêcheurs commerciaux que sportifs, se fera
désormais à partir du 9 mai de chaque année.

La taille légale minimale pour la pêche sportive est désormais de 190 mm, soit la même que pour les
pêcheurs sportifs.

Le nombre limite de prises et de possession passera de 50 à 10 perchaudes.

Toutefois, en aval des quais de Batiscan et de Saint-Pierre-les-Bécquets, les conditions de pêche
demeurent inchangées. La pêche y débute le 10 avril et la limite de possession demeure de 50
poissons tandis qu'aucune taille légale n'est appliquée.

Ces mesures sont imposées à la suite d'échantillonnages scientifiques récents démontrant une
diminution marquée de la perchaude en aval du pont Laviolette ainsi que l'absence d'un rétablissement
de la perchaude du lac Saint-Pierre.

L'Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre se dit satisfaite de ces nouvelles mesures.

«Il est maintenant temps de s'attaquer à une autre partie du problème, soit la détérioration de l'habitat.
Nous serons heureux de travailler en collaboration avec tous les organismes qui désirent s'impliquer
dans le rétablissement de cette espèce», a fait savoir le président de l'AFC, Pierre-Yves Malouin.
Le dossier périurbain prédomine
Journal de Québec
Vendredi, 16 avril 2010
Julien Cabana

Le dossier de la chasse en milieu périurbain sera au centre des discussions qui se dérouleront en fin
de semaine à l’occasion du Congrès de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FQCP)
qui se déroule à Saint-Sauveur.

Si les dirigeants de la Fédération veulent entendre leurs associations et mettre les bénévoles en
vedette avec leur thème « Corps et âme avec les associations », ils sont conscients du fait que ce
dossier risque de brasser.

« Nous avons eu le signal que ce dossier serait plutôt chaud en fin de semaine, explique le directeur-
général de la Fédération, Alain Cossette. Les délégués nous ont envoyé le signal comme quoi ils ont
hâte de discuter avec les représentants du ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui
viendront faire une présentation sur le périurbain, dans le but d’harmoniser les relations avec le
ministère des Affaires municipales. La dernière intervention du maire de Québec, Régis Labeaume, a
démontré comment ce dossier est inconnu de plusieurs. Les membres espèrent donc que le MRNF va
s’impliquer à fond pour arriver à concilier les différents intérêts pour permettre de continuer la pratique
de l’activité. Il ne faut pas oublier que 70 % des activités de prélèvement de chasse et de pêche se font
en milieux urbains et périurbains. »

Selon certaines sources, il semblerait que l’intervention du maire Labeaume ait soulevé bien des
questions pour plusieurs représentants du ministère des Affaires municipales qui veulent trouver une
solution. Il faut que les deux ministères se parlent pour permettre d’éviter des débordements, que ce
soit dans un sens ou dans l’autre.

Le bénévolat

La majeure partie de la structure de la Fédération est basé sur le bénévolat des membres. Comme
c’est le cas dans toutes les organisations de ce genre, le bénévolat est plus difficile aujourd’hui.

« Le monde du bénévolat n’est pas facile et pour arriver à mieux s’ajuster et pouvoir toujours compter
sur nos membres, nous avons choisi de les placer en avant lors de ce congrès, explique M. Cossette.
Nous avons posé le premier jalon en demandant à l’acteur et comédien Marcel Lebœuf, lui même
fervent amateur de chasse et de pêche, de venir entretenir nos bénévoles sur un sujet qui les touche
beaucoup : la passion qui habite les bénévoles.

«Également, nous avons conçu nos ateliers de façon à ce qu’ils nous fassent savoir ce qu’ils attendent
de nous, la Fédération. À l’inverse, nous allons leur dire ce que nous attendons d’eux comme
bénévoles. Nous voulons les consulter sur l’éthique du partage du territoire entre les différents adeptes,
la gestion de l’orignal... autant de sujets qui les touchent directement. »

Pour les délégués bénévoles des différentes associations membres, ce sera donc l’occasion idéale de
se faire entendre et surtout de contribuer à l’alignement des différentes politiques de leur Fédération
pour le futur.
Dans ma bourriche
Le Soleil
Vendredi, 16 avril 2010
André-A. Bellemare

Cerf en Estrie : les règles stabilisées

Quant à la chasse du cerf de Virginie (chevreuil) dans les Cantons-de-l'Est, le MRNF a décidé de ne
rien changer aux règlements pour l'automne 2010 dans les zones no 4, no 6-Nord et no 6-Sud. Le seul
élément qui variera, comme chaque année, est le nombre de permis spéciaux de chasse des biches et
faons. Vous vous souviendrez du cafouillis survenu l'automne dernier lorsqu'un fonctionnaire du MRNF
dans cette région avait décidé, sans prévenir ses supérieurs provinciaux, de délivrer 6000 permis de
chasse spéciaux "scientifiques, d'éducation et de gestion"... en plus des milliers déjà délivrés par le
bureau central du MRNF! Le MRNF régional proposait ensuite de restreindre de beaucoup la chasse
de 2010... pour protéger ce qu'il restait des hardes surexploitées dans sa région!

Le MRNF se moque des pêcheurs

Les pêcheurs à la ligne ont l'impression que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune
(MRNF) se moque d'eux parfois. Un autre exemple? Vendredi dernier, quelques heures avant le début
de la saison de pêche de la perchaude dans le fleuve, le MRNF a envoyé un communiqué aux médias
annonçant que la pêche de ce poisson commencerait le 9 mai entre le pont Laviolette et les quais de
Batiscan et de Saint-Pierre-les-Becquets! Le ministère ne réussira pas à me faire croire qu'il n'avait pu
annoncer cette nouvelle plus tôt... On a de plus fait savoir que la taille légale minimale des perchaudes
prises à la pêche sportive est fixée à 190 mm (7,5 po), et que la limite de prises et de possession
passe de 50 à 10 perchaudes par pêcheur! On discute de pêche de la perchaude dans le fleuve depuis
40 ans, mais les pêcheurs commerciaux au filet, protégés par le ministère de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation, continuent d'en prendre des tonnes chaque année... Ne croyez-vous
pas que la triste farce a assez duré?


Les municipalités peuvent exiger la restauration des berges
Le Devoir
Vendredi, 16 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

La Cour supérieure vient de confirmer dans un important jugement que les municipalités ont le droit
d'imposer par règlement la restauration des bandes riveraines sans égard aux pseudodroits acquis sur
les usages et les constructions en rives.


Cette décision ouvre un chapitre majeur dans la protection des lacs au Québec, mais elle impose du
même coup un examen de conscience à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et
des Parcs, Line Beauchamp.

C'est le juge François Huot qui a rendu cette décision dans une cause qui opposait la Ville de Québec
à 55 riverains du lac Saint-Charles. Ce lac est un important milieu de villégiature à proximité de la
Vieille Capitale. C'est aussi une des sources d'approvisionnement en eau potable de la ville depuis
1847. En 1931, un premier barrage rehausse le niveau du lac, une structure qui sera bétonnée vingt
ans plus tard pour être mieux en mesure de fournir la moitié de toute l'eau potable consommée à
Québec.
Contrairement à d'autres provinces, comme le Nouveau-Brunswick, qui protègent par des règlements
sévères la qualité de l'eau des prises d'eau potable des villes, le Québec laisse ce champ aux
municipalités, ce qui engendre des disparités discutables à plusieurs égards.

C'est parce que Québec a décidé de contrôler les principaux facteurs qui pouvaient détériorer la qualité
de l'eau du lac Saint-Charles que 55 citoyens, propriétaires et riverains, ont décidé de contester ses
exigences réglementaires qui leur demandaient de laisser en friche leur bande riveraine et d'y démolir
tous les ouvrages non permanents qu'on y retrouve.

Le 18 avril 2005, Québec adoptait un premier Règlement sur les pesticides et les engrais de synthèse
pour prohiber l'utilisation des pesticides à moins de 300 mètres d'un cours d'eau utilisé comme source
d'approvisionnement et de 30 mètres dans le cas des engrais.

Mais un autre problème devait faire son apparition dans certaines parties du lac, soit les
cyanobactéries qui produisent des toxines menaçantes pour la santé humaine et animale. Pour
endiguer leur multiplication, Québec met de l'avant un plan qui comprenait une inspection des fosses
septiques, l'aménagement pour l'automne 2007 de bandes riveraines sur les terrains de la municipalité,
un règlement pour protéger les rives, le littoral et les plaines inondables, une étude des apports en
nutriments dans le cours d'eau et des rencontres avec les propriétaires d'un terrain de golf, un
équipement sportif souvent générateur de nutriments et de pesticides en quantités importantes.

Deux ans plus tard, en 2007, Québec adopte le Règlement relatif à la protection des rives, du littoral et
des plaintes inondables, des écosystèmes en principe protégés depuis le milieu des années 1980!

Mais l'adoption du règlement n'empêche pas les cyanobactéries de gagner du terrain, au point de
contaminer presque toutes les parties du lac l'été suivant en raison des apports en phosphore et en
azote. Les «cyanos» profitent pour se développer de la faible profondeur du lac, ce qui le réchauffe et
concentre les contaminants. Et les apports sont d'autant plus nombreux que les rives du lac sont de
piètre qualité en raison de l'incurie des riverains, qui, là comme ailleurs, les ont déboisées, bétonnées,
enrochées, gazonnées, en somme artificialisées systématiquement, favorisant une érosion qui fait
vieillir prématurément le lac et qui réduit la qualité de son eau.

Le nouveau règlement prévoit le retour à la nature de la bande riveraine sur 10 mètres, en dépit des
tolérances anciennes et ce que les citoyens perçoivent comme des droits acquis d'ouverture visuelle et
d'accès au lac. La Ville propose même aux citoyens de reverdir à ses frais cette bande riveraine.

Après examen de la preuve, la Cour statue qu'il y a consensus scientifique autour de la nécessité d'une
bande riveraine de 10 à 15 mètres pour qu'elle soit fonctionnelle, ce qui constitue une véritable
condamnation de la similibande riveraine de 3 mètres dont Québec se contente en milieu agricole,
pourtant la principale source de pollution diffuse.
Le règlement de Québec interdit désormais dans cette bande la coupe et même l'élagage des arbres.
Ses dispositions, dont certaines apparaissent irréalistes, autorisent une fenêtre visuelle de 10 mètres
en rives, protégée par une minibande riveraine de 4 mètres où on doit au moins maintenir une
végétation herbacée. L'accès au lac doit se limiter à un déboisement sur 1 mètre, ce qui n'est pas très
réaliste.

Pour les propriétaires, il s'agit d'une véritable expropriation de leur propriété et d'une perte de
jouissance majeure de la rive. Le magistrat donne par contre raison à la Ville qui plaide que le privilège
d'être installé en rives s'accompagne d'une responsabilité envers le lac et ses espèces vivantes.
Juridiquement parlant, le tribunal reconnaît aussi que les pouvoirs récemment conférés aux
municipalités en matière d'environnement leur permettent désormais d'imposer de modifier, même
radicalement, la bande riveraine dont les propriétaires peuvent toujours jouir, mais d'une autre façon,
d'où son verdict qu'il ne s'agit pas d'une expropriation mais de balises en matière de sécurité collective
et environnementale.

Compte tenu des retards imposés par l'audition de la cause, le juge Huot reporte la date à laquelle les
bandes devront être conformes au règlement, soit le 31 octobre prochain.
Ce verdict, qui confirme les pouvoirs en matière de protection riveraine des municipalités, pose avec
une acuité nouvelle le problème des disparités de plus en plus criantes entre les niveaux de protection
accordés aux lacs et aux écosystèmes aquatiques à travers le Québec. La question se pose désormais
à la ministre responsable de l'Environnement: pourquoi tolérer cette iniquité injustifiable sur le plan de
la gestion environnementale, faute d'un règlement provincial qui intégrerait minimalement les normes
élaborées jusqu'à présent par les municipalités les plus avant-gardistes?

Lecture: Le Bonheur au bout de la ligne, par Mario Viboux, éditions Point de mire, 239 pages. L'auteur
est un animateur social qui a mobilisé les jeunes d'un quartier défavorisé de la métropole autour de la
pêche à la mouche pour leur communiquer à la fois une passion et celle de la découverte du monde
puisque chaque année, les moucheurs en herbe font une excursion de pêche dans les meilleurs sites
de la planète. Ce livre, qui est à la fois le journal d'une passion, fait découvrir comment donner un coup
de fil au bonheur.


S’unir pour la faune
Journal de Québec
Samedi, 17 avril 2010
Julien Cabana

Il n’y a pas plusieurs chemins à utiliser pour assurer la pérennité de la faune et des activités qui s’y
rattachent : il faut que tout le monde pousse dans le même sens.

C’est ainsi que le président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Pierre Latraverse,
a résumé sa pensée hier lors de la première journée du congrès national qui se déroule à Saint-
Sauveur, dans les Laurentides.

« Les gens doivent comprendre que lorsque je parle de travailler ensemble, je ne veux pas simplement
toucher les chasseurs et les pêcheurs, mais bien toutes les personnes qui pratiquent une activité reliée
à la faune. Nous devons avoir une voix forte si nous voulons être entendus. »

Selon le président, il faut que l’accès donné à des territoires corresponde aussi à une accessibilité
faunique.

« De plus en plus, on construit des routes qui mènent vers des territoires qui représentent beaucoup
pour la pratique d’activités reliées au monde de la faune, mais on ne donne pas l’accès à ces
territoires. Pourtant, ces infrastructures sont payées par les Québécois et les Québécoises. Ce serait la
moindre des choses de laisser les gens profiter de la nature. »

Multiplication

Un autre point cher à Pierre Latraverse, qui touche directement les bénévoles des associations, c’est la
multiplication des structures autour d’eux.
« Le système est en train d’essouffler les bénévoles. Les gens ont de la difficulté à suivre. Vous avez
les bassins versants, la gestion intégrée des ressources, les projets expérimentaux, les « tables faune
régionales », les CRE, autant de structures où des bénévoles sont appelés à participer, sauf qu’à la
longue, les gens n’ont plus de temps pour eux. Il devient très difficile pour notre monde de suivre la
parade et c’est pour cela qu’en fin de semaine, nous leur demanderons leur avis sur ce qui se passe et
comment ils entendent poursuivre dans l’avenir. »

Dans un autre ordre d’idées, en ce qui a trait au dossier périurbain par rapport à la ville de Québec, il y
aura une rencontre le 6 mai entre les représentants régionaux de la Fédération et le mandataire du
maire, Simon Brouard. Ce dernier connaît bien le monde de la faune, puisqu’il est président du festival
Pêche en ville.


Samedi 17 avril 2010, RDI, Série documentaire 109, Thème : Femme capable
Voyez la participation de la FédéCP-Outaouais et CerFemme dans ce documentaire :
http://www.109-tv.com/emission.php?id=27


Biodiversité à la québécoise - Une coupe à blanc, et les espèces disparaissent
Le Devoir
Samedi, 17 avril 2010
Claude Lafleur

«La biodiversité garantit la stabilité et la productivité des écosystèmes à long terme»

Lorsqu'on imagine un environnement possédant une riche biodiversité, vient naturellement à l'esprit
l'image d'une forêt tropicale... et non le Québec. Pourtant, il n'en est rien, observe André Francoeur,
professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi. Celui-ci a notamment piloté le Centre de
données sur la biodiversité du Québec.

«On peut dire que partout la biodiversité est riche, dit-il. Bien sûr, si vous allez dans les déserts du sud-
ouest, elle sera moins riche que dans une forêt tropicale. Par contre, c'est toujours étonnant tout ce
qu'il y a, parce que la vie s'est adaptée à à peu près tous les milieux de la planète.»

Bien entendu, c'est dans les forêts tropicales qu'on trouve le plus grand nombre d'espèces, puisqu'il
s'agit de milieux stables depuis des millions d'années, où règnent des conditions climatiques favorables
à longueur d'an-née. Un tel milieu favorise la grande spécialisation des organismes, de sorte que, sur
un quelconque kilomètre carré, on y trouve souvent des espèces uniques au monde.

Par contre, un territoire comme le Québec compte un nombre d'espèces nettement moins élevé. «Mais
cela ne signifie pas que ce n'est pas un milieu riche pour autant, insiste M. Francoeur. La vie y est très
riche.»

Une biodiversité étendue et robuste

Le terme de «biodiversité» désigne la réalité globale et intégrée de la biosphère, qui regroupe à la fois
la variété des espèces et leurs relations écologiques dans les divers milieux naturels. Bien que les
animaux invertébrés (les insectes) représentent environ 80 % de la biodiversité en matière d'espèces,
le monde animal fournit le plus vaste étalage de cette diversité.
André Francoeur a ainsi établi un bilan provisoire de la biodiversité au Québec, en la comparant avec
celle du Canada et de la planète. Il estime que le nom-bre des espèces de vertébrés (les animaux)
s'élève à 638 au Québec, comparativement à 1856 au Canada et à 42 580 pour l'ensemble de la
planète. Au chapitre des invertébrés, on compte 22 100 espèces (d'insectes!) au Québec, par rapport à
39 500 au Canada et à 987 400 pour la biosphère. Quant aux plantes, on en dénombre ici 3350
espèces, 5010 au Canada et 248 430 à travers le monde. Enfin, on compte 2150 sortes de
champignons, contre 6200 au Canada et 46 900 sur la Terre.

«L'existence de la biodiversité au sein de la biosphère se révèle être plus qu'une simple richesse,
poursuit le spécialiste, puisqu'elle garantit la stabilité et la productivité des écosystèmes à long terme.»
Autrement dit, un animal dont la survie ne dépend que d'une espèce de plante disparaîtra avec elle,
alors qu'un autre qui s'alimente de dix sortes de plantes est moins menacé si l'une d'elles disparaît.
«En passant, souligne M. Francoeur, cela demeure aussi vrai dans le domaine économique, puisqu'on
connaît très bien au Québec la cruelle réalité de la relation "une mine, une ville".»

La biodiversité qu'on retrouve à l'échelle de notre territoire offre même un avantage marqué par rapport
à celle d'une forêt tropicale. «Chez nous, les populations sont beaucoup plus gigantesques que dans la
forêt tropicale. C'est pourquoi, lorsqu'on détruit une parcelle de cette forêt, les probabilités de faire
disparaître à jamais certaines espèces sont énormes, ce qui n'est pas le cas dans le nord.» Ainsi,
lorsqu'on procède à une coupe à blanc dans une forêt québécoise, les espèces qui disparaissent en
même temps finissent par revenir.

M. Francoeur déplore néanmoins que, aujourd'hui encore, on connaisse si mal l'étendue de la
biodiversité. «Même au Québec, dit-il, on ne connaît vraiment pas notre biodiversité et il est donc
difficile de dire ce qu'on perd.»

Si une telle ignorance peut sembler surprenante, c'est que notre regard est «biaisé», relate le
chercheur. «L'espèce humaine exploite un certain nombre d'organismes, dont les plantes supérieures
et les mammifères», dit-il. On entretient même une relation privilégiée avec les mammifères. Mais ces
derniers comptent peu pour l'écologie de la planète. «Les mammifères pourraient disparaître et ça ne
changerait pas grand-chose à la biosphère, dit-il, alors que, pour nous, ils constituent une ressource
essentielle. À l'opposé, les invertébrés sont nettement plus importants du point de vue écologique,
même s'ils comptent peu pour nous.»

L'impact des changements climatiques

Quel sera l'effet de l'élévation des températures sur la biodiversité du Québec? M. Francoeur répond
aisément à la question puisque le phénomène n'est pas inédit. «L'évolution du climat est un processus
dynamique qui n'est pas nouveau dans l'histoire de la planète et de la vie», commence-t-il par dire.

On peut diviser le territoire du Québec en trois zones, poursuit-il: la toundra au nord, la forêt boréale,
qui couvre l'essentiel du territoire, et la forêt de feuillus, dans la vallée du Saint-Laurent et au
Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette dernière est une forêt constituée en bonne partie d'érables et couvre
tout l'est de l'Amérique du Nord jusqu'en Georgie.

«C'est l'importance relative de ces trois zones qui va changer, explique M. Francoeur. Avec l'élévation
des températures, la forêt d'érables prendra de l'expansion au détriment de la forêt boréale. Or c'était
la situation qui prévalait il y a six mille ans, alors que le climat était plus chaud de près de deux degrés.
À cette époque, dans le sud du Québec, on avait les conditions qui règnent à présent dans la région de
Boston.»
Il s'agira d'un processus qui prendra au moins un siècle sinon deux, selon la rapidité avec laquelle
surviendra le réchauffement des températures. «Ce sera un changement profond pour l'espèce
humaine, mais pas vraiment important pour la vie», commente philosophiquement André Francoeur.


Ordre professionnel : Nature Québec juge la proposition des ingénieurs forestiers inacceptable
Le Devoir
Lundi, 19 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Nature Québec estime que la réforme envisagée par l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec
(OIFQ) est aussi «inquiétante» qu'«inacceptable» parce qu'elle assurerait à cette profession des
pouvoirs exclusifs dans des champs d'activité scientifique qui ne sont pas les siens, y compris la
biologie.

Dans une lettre transmise le 24 mars au président de l'OIFQ, Denis Villeneuve — une lettre dont Le
Devoir a obtenu copie —, le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, estime que le
champ d'action des ingénieurs forestiers est abusivement trop vaste parce qu'il s'étendrait à tout le
«milieu forestier».

Cette définition, écrit-il, «ferait en sorte que seul l'ingénieur forestier serait en droit de gérer tous les
aspects d'un territoire dont on ne connaît pas la limite», soit probablement 1,4 million de kilomètres
carrés.

«Ce "milieu forestier", poursuit M. Simard, relève tout autant de spécialités non exclusivement
forestières, comme la biologie, la géographie physique et humaine, mais aussi la sociologie et
l'anthropologie, etc., que de spécialités comme la sylviculture. Cette appellation généreuse permettrait
donc à l'OIFQ de revendiquer la gestion des lacs et rivières, des tourbières et autres milieux humides,
des paysages, de la faune évidemment, voire des relations avec les autochtones dont le territoire
traditionnel couvre largement ce milieu forestier. Cet empiétement est très inquiétant d'autant plus qu'il
est complètement blindé par les autres modifications proposées.»

Passant en revue les 12 aires de compétences que l'avant-projet de loi préparé par l'OIFQ attribuerait à
ses membres, Nature Québec estime que «la majorité de ces activités est loin de relever de la
compétence exclusive des ingénieurs forestiers, voire tout simplement de leur compétence».

Pour le groupe environnemental qui suit le dossier forestier depuis des décennies, «Aménager et gérer
le milieu forestier, tel qu'il est défini, ne fait pas partie des compétences de base de l'ingénieur forestier
quand il s'agit de la gestion hydrologique, faunique ou paysagère: ce n'est pas parce qu'on sait peut-
être minimiser les impacts des coupes qu'on est aussi aménagiste paysager. Ou encore, ce n'est pas
parce que l'orignal apprécie certaines jeunes forêts secondaires issues de coupes à blanc qu'on est
forcément un aménagiste de la faune.»

Dossier noir

Nature Québec va plus loin en notant que la plupart des efforts de conservation réalisés au Québec
l'ont été «contre la volonté d'un grand nombre d'ingénieurs forestiers». Si ces derniers avaient évalué
dans le passé les conséquences de l'activité forestière, poursuit Christian Simard, «nous ne serions
pas devant les problèmes forestiers que nous connaissons» et qui ont justifié la récente réforme
forestière.
Nature Québec estime enfin que les ingénieurs forestiers ont signé tous ces plans d'aménagement à
l'origine du dossier noir des forêts, et cela, sans que l'Ordre intervienne pour dénoncer ces pratiques
destructrices, comme l'écrémage des forêts feuillues du sud de la province ou le déficit global de
l'exploitation forestière à cause des distorsions introduites dans le calcul de la possibilité de
régénération des forêts.

La proposition de l'OIFQ d'englober dans ses rangs, mais dans une logique de subordination, les
biologistes qui travaillent aussi dans les «milieux forestiers» a soulevé un autre tollé dans les rangs de
cette discipline qui revendique depuis des décennies un ordre professionnel pour mieux défendre le
public et l'intégrité de ses évaluations environnementales.


Plus de 18 000 jeunes s’initieront à la pêche
Progrès Dimanche
Lundi, 19 avril 2010
Roger Blackburn

Chicoutimi - Quand le programme "Pêche en herbe" a lancé ses premières activités en 1997, je ne
croyais jamais que cette activité aurait l'ampleur et le succès qu'on lui connaît pour sa 13e édition.
Cet été, au Québec, plus de 18 000 jeunes participeront à une journée d'initiation à la pêche dans le
cadre de ce programme de la Fondation de la faune du Québec. Depuis sa création en 1997, nous
apprend la fondation, "Pêche en herbe" a permis d'initier plus de 145 000 jeunes.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est 1317 jeunes, âgés de 9 à 12 ans qui vivront cette expérience grâce
à l'implication de 17 organismes.

Les pêcheurs en herbe reçoivent un équipement de pêche, grâce à la collaboration de Canadian Tire.
De plus, ils obtiennent un certificat de pêche qui fera office de permis jusqu'à l'âge de 18 ans, avec
l'autorisation du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

Le Québec compte plus d'un million de pêcheurs pour environ 100 000 adeptes dans la région. Le
nombre de permis vendus tourne autour de 70 000, mais il faut ajouter à cela les enfants et les
conjoints qui pêchent occasionnellement avec le permis d'un titulaire.

Les jeunes qui participent aux activités de "Pêche en herbe" proviennent principalement de classes
scolaires, de camps de vacances et de groupes scouts, tandis que certaines organisations acceptent
les jeunes du grand public lors de leur activité de pêche.

La plupart des activités sont de belles journées pour les jeunes qui sont accompagnés par des
moniteurs de pêche ou des pêcheurs expérimentés qui passent la journée, souvent avec les parents
qui accompagnent, à leur apprendre à lancer, à appâter et à ferrer le poisson. Les journées de pêche
se déroulent généralement dans des lacs en milieu périurbain qui ont été ensemencés au préalable. La
pêche est très bonne d'habitude, ce qui suffit parfois à donner la piqûre à la nouvelle génération.


AU BOUT DE LA LIGNE

Souper-bénéfice
C'est sous la présidence d'honneur de l'homme d'affaires et ancien ministre libéral du ministère du
Loisir de la Chasse et de la Pêche, Gaston Blackburn, et avec la participation du comédien invité Jean-
François Pichette que se tiendra la 15e édition du souper-bénéfice annuel de la rivière à saumon de
L'Anse-Saint-Jean, le samedi 24 avril à compter de 18h à la station touristique du Mont-Édouard.

Une belle occasion d'échanger et d'apprécier la grande générosité de ces deux personnalités fortement
impliquées dans la préservation des richesses de nos rivières.

Gaston Blackburn est celui qui a créé cette ZEC lorsqu'il était ministre. M. Blackburn lance donc une
invitation à la population pour encourager cette équipe de bénévoles.

Brunch
Le dimanche 25 avril se tiendra la 6e édition du brunch-bénéfice Bas-Saguenay organisé par les
policiers de la Sûreté du Québec de la MRC du Fjord, et ce, en partenariat avec les chevaliers de
Colomb de Petit-Saguenay. C'est à la polyvalente Fréchette de L'Anse-Saint-Jean entre 8h et 13h que
le président d'honneur, André Gagné, chef pompier de Rivière-Éternité, et aussi président de
l'Association chasse et pêche de Rivière-Éternité vous recevra.

Le député de Dubuc, ministre délégué aux Ressources naturelles, ministre responsable de la région du
Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région Côte-Nord, Serge Simard, et le député fédéral de Chicoutimi-
Le Fjord, Robert Bouchard, seront présents.

Encadré(s) :
Liste des organismes et le nombre de jeunes qui participent à l'activité
- Alliance des piégeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jonquière : 25
- Association chasse et pêche Anse-Saint-Jean, L'Anse-Saint-Jean : 40
- Association chasse et pêche de Chicoutimi Jeunesse : 150
- Association chasse et pêche du Lac-Brébeuf, Saint-Félix-d'Otis : 35
- Association chasse et pêche Sieur de Roberval, Roberval : 30
- Club castor Lac-Saint-Jean, Saint-Nazaire : 50
- Club Eau-Bois Métabetchouan, MétabetchouanLac-à-la-Croix : 30
- Club Éperlan, Hébertville-Station : 35
- Club Loup Cervier, Saint-Félicien : 125
- Comité de développement de Girardville, Girardville : 75
- Comité de l'environnement de Chicoutimi, Chicoutimi : 30
- Comité Zip Saguenay Ville de Saguenay, arrondissement La Baie : 50
- Domaine de l'amitié (Lac Pouce), Laterrière : 400
- École Jean-Gauthier, Alma : 30
- École secondaire Cité étudiante Roberval, Roberval : 55
- Écoles Trefflé-Gauthier et du Versant, Jonquière : 62
- Société d'aménagement de la Rivière-aux-Sables, Jonquière : 100


Chasseuses de goût!
La Presse
Lundi, 19 avril 2010
Sylvia Galipeau

Jadis chasse gardée masculine, de plus en plus de femmes prennent désormais la carabine, pour
partir fièrement dans le bois. Sans gêne ni scrupule, elles chassent la perdrix, le caribou, l'orignal, et
pourquoi pas... l'ours!
L'ours? Symbole de puissance s'il en est un, l'immense mammifère n'est pas encore un gibier très
populaire au Québec. Est-ce parce qu'il en effraie plusieurs? Ou tout simplement parce qu'on connaît
mal sa viande, longtemps jugée, à tort, comme non comestible?

Chose certaine, ça risque fort de changer. Déjà, les Américains viennent ici en grand nombre pour le
traquer. Pour eux, une peau d'ours, c'est un véritable trophée.

Et tranquillement, la bête commence à faire des adeptes ici aussi. Et pas n'importe lesquelles. À la fin
du mois de juin, et pour la deuxième année consécutive, un groupe de femmes en quête de nouveaux
défis se réunit dans l'Outaouais pour une fin de semaine d'initiation à la chasse à l'ours. Objectif?
Combattre leurs peurs, grâce à une initiation aux techniques de sécurité et de chasse de cette «grosse
bête noire».

«Avant de le chasser, les gens ont très peur de cet animal-là. L'ours, c'est la grosse bête noire. Un
animal un peu imprévisible, qu'on ne voit pas facilement, et qui a tendance à nous surprendre»,
explique Hélène Larente, instigatrice de ce programme de chasse au féminin, en collaboration avec la
Fédération des chasseurs et pêcheurs de l'Outaouais et la ZEC Dumoine.

Hélène Larente chasse depuis qu'elle a 12 ans. Avec son père. Elle a d'abord commencé par les
lièvres, puis le cerf de Virginie, l'orignal, et enfin l'ours, il y a quelques années, une hiérarchie assez
usuelle dans le monde de la chasse. «Mon premier ours, je m'en souviendrai toujours», raconte-t-elle.
C'était en 2001. Avec un ami, elle se retrouve dans un champ de maïs où, paraît-il, l'ours aime se
manifester. «Nous n'étions pas dans un mirador, mais au sol, à la bordure du bois.» Habituellement, à
la chasse à l'ours, on place un appât (une moulée à base de fruits et de mélasse) dans un lieu donné,
puis on se cache sur une plateforme en bois, accrochée en haut d'un arbre. «Mais nous, on chassait
au sol, c'était stressant! Je me demandais si je n'allais pas avoir le buck fever! (Dans le jargon: figer, et
être du coup incapable de tirer.)» Ce jour-là, finalement, le fameux ours ne s'est jamais manifesté. Il a
fallu revenir le lendemain pour qu'il apparaisse enfin. «Et là, j'ai tiré. Il s'est retourné, puis est reparti
dans la direction d'où il était venu. Ensuite, on a entendu un gros bruit de branches. Il était tombé.»
Raide mort. Du premier coup. «En moins d'une heure, ma chasse était faite», raconte-t-elle, pas peu
fière.

À ce jour, elle a tué trois ours, sans jamais connaître de mésaventure. Et c'est une chance. Car elle en
a entendu de toutes les couleurs. «J'ai entendu des chasseurs raconter qu'ils étaient cachés dans un
arbre, et que l'ours était venu brasser leur échelle!» raconte-t-elle en riant.

D'où l'importance des consignes de sécurité, qu'elle donne dans le cadre de sa formation: devant une
mère et ses petits, on ne tire pas; on porte toujours des vêtements de camouflage; et surtout jamais,
jamais de parfum. «C'est un animal qui a un nez très développé!»

La Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec le confirme: jadis une affaire d'hommes, la
chasse est de plus en plus une affaire de famille et... de femmes! Dans les cours de formation, les
femmes représentent 25% des nouvelles initiées, et ce, année après année. Le ministère des
Ressources naturelles et de la Faune vend désormais 11% de ses permis à des femmes.

«Les nouveaux adeptes aiment se retrouver en nature pour se ressourcer, commente Alain Cossette,
directeur général de la Fédération des chasseurs et pêcheurs. Ce sont des gens qui aiment une viande
de qualité, qui n'a pas été engraissée aux hormones. Une viande de goût!»
Hélène Larente le confirme: «Je suis chanceuse de manger cette viande naturelle-là, pas boostée ni
maltraitée. C'est de la viande bio, que je récolte moi-même!»




Chasser l'ours: le rêve d'une ado

C'est son rêve le plus cher. Du haut de ses 16 ans, toute menue, Alexandra Mathieu, de La Tuque,
rêve de tuer un ours. Son ours. «Quand j'ai fini mon cours, avec une de mes amies, on s'est dit: il faut
vraiment qu'on se trouve un ours!» raconte la jeune fille. Ce printemps, dès le mois prochain, elle
prévoit partir à la chasse avec son père. «Si je n'en récolte pas, ça ne me démoralisera pas. Au moins,
j'aurai passé du bon temps dans la nature avec les gens que j'aime», dit-elle.

Alexandra a joué du piano, fait de la danse, même du chant. Mais depuis quelques années, son dada à
elle, c'est la chasse. Ne lui demandez pas pourquoi, c'est comme ça. «Elle en mange, confirme son
père, Serge Mathieu, en riant. Elle est dure à lever le matin pour aller à l'école, mais si c'est pour aller à
la chasse avec moi à 4h du matin, là, elle est prête!»

Pour chasseuses en herbe

Vous avez jusqu'au 30 avril pour vous inscrire à une fin de semaine initiatique entre femmes. Du 24 au
27 juin, les intéressées se retrouveront à la pourvoirie de la ZEC Dumoine, en Outaouais, pour quatre
jours de formation aux techniques de sécurité et de chasse à l'ours. Coût: 400$, ce qui comprend
hébergement, droits de chasse sur le territoire, équipement nécessaire, repas et transport (à partir de
Gatineau). Le programme est offert aux femmes de 18 ans et plus, avec certificat de chasseur ou
permis d'initiation. Maximum: 10 participantes.

Inscription et renseignements: cerfemme@hotmail.com


Registre des armes à feu : Ignatieff met le feu aux poudres
La Presse
Lundi, 19 avril 2010
Hugo de Grandpré

 (Ottawa) Les partis politiques fédéraux ont mis la table pour une reprise des affrontements dans le
dossier du registre des armes à feu, lundi, moins de deux semaines avant la comparution des premiers
témoins dans l'étude du projet de loi C-391 en comité parlementaire.

Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a parti le bal en matinée en clarifiant sa position sur le
registre, à l'occasion d'un discours à l'assemblée générale de l'Association canadienne des policiers
(ACP), à Ottawa. S'il prend le pouvoir, le Parti libéral du Canada gardera le registre des armes à feu en
vie, mais il y apportera quelques changements, a-t-il dit.Ces changements annuleraient les frais
d'enregistrement ou de renouvellement, ils en simplifieraient la procédure et ils feraient du fait d'oublier
d'enregistrer son arme pour la première fois une infraction sanctionnée par une simple amende, plutôt
qu'une infraction criminelle, comme c'est le cas actuellement.

M. Ignatieff espère ainsi rallier les membres de son caucus autour d'une vision unique à l'égard du
registre des armes à feu, qui puisse plaire tant aux électeurs des régions rurales qu'à ceux des villes.

En novembre, huit députés libéraux et douze députés néo-démocrates, provenant principalement de
l'extérieur des grands centres urbains, avaient voté en faveur de C-391, projet de loi présenté par la
députée conservatrice Candice Hoeppner et qui a l'appui du premier ministre Stephen Harper. Ces
votes avaient permis au projet qui vise à abolir l'obligation d'enregistrer les armes d'épaule comme les
fusils de chasse de passer l'étape de la deuxième lecture et d'être envoyé devant le comité
parlementaire de la sécurité publique.

Ligne de parti

Les premiers témoins pour l'étude de C-391 devraient être entendus d'ici deux semaines, à partir du 4
mai. Mais déjà, le chef libéral a annoncé que son parti se prononcerait contre lors du vote en troisième
lecture qui suivra le rapport du comité, et que ses députés seront tenus de suivre la ligne de parti.

Le chef libéral s'est dit persuadé que ses troupes respecteront le mot d'ordre. «Je suis sûr que mon
caucus est rangé derrière cette approche. Ça veut dire qu'il faut être à l'écoute des régions, mais, en fin
de compte, il faut s'unifier derrière le projet qui est essentiel pour la sécurité publique», a-t-il déclaré
lundi.

La marraine du projet de loi, la députée conservatrice Candice Hoeppner, a réagi à la Chambre des
communes en disant espérer que les huit députés libéraux qui avaient voté en faveur de C-391 en
novembre n'avaient pas changé d'idée. «Leurs électeurs méritent mieux», a lancé la politicienne du
Manitoba, les toisant l'un après l'autre.

L'un des huit libéraux qui avaient voté en faveur de C-391, le député de l'Île-du-Prince-Édouard Wayne
Easter, a indiqué qu'il entendait cette fois-ci suivrait le mot d'ordre donné par son chef. Selon lui, ses
collègues feront de même. «Je ne peux vous dire exactement ce que tout le monde va faire...» a-t-il
commencé par dire.

«Mais mon impression est que tout le monde sera du même côté là-dessus», a-t-il poursuivi, ajoutant
que la position annoncée par son chef lundi matin représente actuellement le seul compromis
acceptable à l'échelle nationale.

Dans la cour du NPD

Avec 144 des sièges de la Chambre des communes, le Parti conservateur n'a besoin que de l'appui
d'une dizaine de députés de l'opposition pour faire passer C-391, qui incarne une lutte de longue date
des troupes de Stephen Harper. Le sort du projet de loi pourrait donc reposer entre les mains du NPD,
puisque le Bloc québécois fait généralement front commun dans ce dossier et que le chef Gilles
Duceppe a réitéré sa position à cet égard, lundi.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de Justice, Joe Comartin, a indiqué que les députés de son
parti seraient libres de voter comme bon leur semble en troisième lecture. Il espère néanmoins être en
mesure de faire adopter suffisamment d'amendements au cours des prochaines semaines pour rallier
ses collègues contre l'initiative conservatrice. Certains de ces amendements incluent les changements
présentés par Michael Ignatieff lundi. Le Parti libéral n'entend toutefois pas les présenter comme
amendements.



Accident de chasse : Jacques Gendreau formellement accusé
La Tribune
Lundi, 19 avril 2010
René-Charles Quirion

(SHERBROOKE) Absent du tribunal lundi, Jacques Gendreau a été formellement accusé de plusieurs
chefs de négligence relativement à un accident de chasse qui s'est déroulé en octobre 2009 à East
Hereford où la jeune Vanessa Desorcy a été gravement blessée.

Des accusations criminelles d'avoir causé des lésions corporelles à Vanessa Desorcy et de maniement
négligent d'arme à feu ou sans prendre suffisamment de précautions pour la sécurité d'autrui ont été
communiquées à son avocate, Me Mia Manocchio, devant le juge Michel Beauchemin de la Cour du
Québec.Le procureur aux poursuites criminelles au dossier, Andy Drouin, et Me Manocchio ont
convenu de reporter le dossier au 25 juin prochain.

«Je vais prendre le temps d'analyser la preuve qui m'a été remise dans le dossier avec mon client.
Après avoir analysé en détail la preuve, nous serons davantage en mesure de déterminer le type de
procès et si nous allons procéder à une enquête préliminaire», explique Me Manocchio.



Témoin de braconniers dans les parcs de Québec
Québec Hebdo
Mardi, 20 avril 2010
Véronique Demers

Gaston Turgeon, un résident de Neufchâtel, dénonce la lenteur des autorités municipales et de la
Fédération québécoise de la faune à réagir dans le dossier de la chasse dans les parcs de Québec,
soutenant que certains chasseurs ne respectent pas les règles d'art de ce loisir et la période
réglementée pour le pratiquer.

   M. Turgeon renchérit sur les propos du conseiller de Neufchâtel Patrick Paquet tenus récemment à
l'Hôtel de Ville, qui a dénoncé la chasse se pratiquant dans les parcs (voir texte au
www.quebechebdo.com),           propos      appuyés        par       le       maire       Labeaume.

«Je les ai vus [les chasseurs] cet après-midi. Chaque fois que je sors de là, je bouillonne comme un
volcan, c'est désastreux. Il y a une période pour [chasser à] l'arc et l'arbalète. Ils peuvent chasser
d'aussi près que 100 à 150 pieds des résidences», observe celui qui demeure à Neufchâtel depuis 9
ans.

   «Il y a trois ans, il y avait beaucoup de chevreuils. Mais là, on en a tués beaucoup. En novembre
dernier, j'ai entendu des coups de carabine. J'ai vu un gars qui a essayé de sortir avec des chevreuils.
J'ai appelé le service de la faune pour qu'il attrape le braconnier, mais on m'a répondu qu'on allait se
rendre sur place le lendemain! Je ne ferai pas la police pour eux, mais je suis toujours là et ils sont au
moins                            une                        quinzaine»,                        soutient-il.
Gaston Turgeon ne compte plus les kilomètres qu'il a parcourus dans le sentier d'Hydro-Québec situé à
deux pas de chez lui, à la hauteur de la quincaillerie Durand. Le citoyen de Neufchâtel ne voit pas que
les braconniers dans les parcs. «D'un autre côté, certaines personnes prennent plaisir à nourrir les
chevreuils avec de la moulée. En allant tôt le matin, on peut voir des chevreuils monter le long d'Henri-
IV, près de la résidence Sainte-Geneviève, pour se nourrir aussi de cèdre et de sapin. (…) Ce parc,
c'est notre petite mine d'or. On ne veut juste pas que tout soit défriché», conclut M. Turgeon.


Des braconniers dans la mire
Le Soleil
Mardi, 20 avril 2010
Jean-François Néron

 (Québec) Les agents de la faune ont été bien occupés l'automne dernier avec l'arrestation de 102
chasseurs qui ont reçu des amendes totalisant 188 000 $ pour des actes de braconnage commis sur
les seuls territoires de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

«C'est énorme parce que ces gens n'ont pas été pris dans le cadre du démantèlement d'un réseau. Ce
sont toutes des arrestations individuelles», indique le sergent Sylvain Marois du service de la protection
de la faune. Ce dernier doit malheureusement l'admettre : d'une année à l'autre, les actes de
braconnage restent toujours aussi nombreux au Québec. «Les mentalités changent un peu. On dirait
que ça reste dans les moeurs générationnelles, si je puis dire. C'est encore un problème de taille»,
constate-t-il.

Sur la rive nord du Saint-Laurent, de Portneuf à Charlevoix, les agents ont déposé 85 chefs
d'accusation, impliquant 38 individus. Sur l'autre rive, de Montmagny à Thetford Mines, on compte 64
individus interpellés et le dépôt de 163 chefs d'accusation.

Les mêmes types d'accusation reviennent toujours dans la plupart des cas : possession de plus de
gros gibier (orignal et chevreuil) que la limite permise, possession illégale de gros gibier, utilisation de
projecteurs pour détecter la présence du gibier la nuit, chasse sans permis et utilisation d'une arme
prohibée. «Par exemple, pendant la période de la chasse à l'arc, des chasseurs tentent de nous faire
croire qu'ils ont abattu leur bête avec leur arc alors qu'ils ont utilisé une carabine», relate M. Marois.

À l'heure de la haute technologie, certains équipements dont l'utilisation est pourtant permise peuvent
aider les braconniers dans leur dessein. «On voit de plus en plus de photos détecteurs sur les sites
d'apâtage. Pour un braconnier, c'est un outil pratique parce qu'il sait que les pommes laissées sur
place ont été mangées par un chevreuil et non pas par un raton-laveur ou une autre bête. Ça facilite
leur travail.»

Le meilleur moyen d'aider les agents de la faune dans leur tâche, c'est encore de communiquer avec
SOS Braconnage (1 800 462-2191), souligne le sergent Marois. «Les informations du public sont très
utiles et confidentielles. Ça évite de causer du tort aux gens qui dénoncent ces actes. Surtout dans les
petites muncicipalités où tout le monde se connaît.»
Une minuscule grenouille disparaîtra du Québec
La Presse
Mardi, 20 avril 2010
Charles Côté

À moins d'un virage radical, la construction en banlieue aura raison de la rainette faux-grillon de
l'Ouest, une espèce de grenouille menacée de disparition, affirme un groupe de scientifiques
gouvernementaux dans un avis que La Presse a obtenu.

Dans cet avis transmis la semaine dernière à quatre ministres provinciaux, l'Équipe de rétablissement
de la rainette faux-grillon de l'Ouest, composée en majeure partie de biologistes gouvernementaux,
affirme que les autorités provinciales sacrifient de nombreux habitats naturels pour y permettre la
construction de maisons.

Après 10 ans d'efforts, l'équipe de rétablissement jette un pavé dans la mare, à défaut de jeter
l'éponge.

«Force est de constater que le déclin des populations se poursuit de façon alarmante en Montérégie et
en Outaouais, affirme l'Équipe dans son avis daté du 12 avril. Les pouvoirs publics ne parviennent pas
à assurer la conservation à long terme des habitats résiduels de l'espèce.»

«Pendant que les quartiers résidentiels se multiplient en périphérie, les zones de conservation tardent
à voir le jour», ajoute-t-on plus loin.

En pleine année internationale de la biodiversité, et devant un phénomène mondial d'extinction des
amphibiens, le sort de la rainette place le gouvernement du Québec devant des choix difficiles.

Les scientifiques critiquent en particulier les ententes de conservation négociées par le ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) avec les municipalités.

«En ce qui concerne le Bois de la Commune (La Prairie, Candiac), (les ententes) se traduiront à terme
par le sacrifice de plus des deux tiers des étangs de reproduction de l'espèce dans ce secteur. La
situation à Saint-Hubert est encore plus inquiétante: la pression de développement y est telle que cette
population déjà fortement atrophiée se trouve de plus en plus enclavée et pourrait bien être la première
à s'éteindre.»

Ces dernières années, pourtant, de nombreux lotissements immobiliers ont été freinés en Montérégie
pour préserver l'habitat de la grenouille. Il semble que les mesures de conservation ne seront pas
suffisantes, selon le rapport de l'Équipe.

Par exemple, la Ville de Longueuil a soustrait au développement environ 400 hectares du Boisé du
Tremblay à Longueuil. C'est une superficie comparable à celle du parc du Mont-Royal. Mais cette
démarche n'a pas encore abouti à la création d'un refuge faunique, note l'équipe de rétablissement.

Ces critiques vont au coeur des contradictions de la protection environnementale au Québec. En effet,
les animaux menacés sont la responsabilité du ministère des Ressources naturelles et de la Faune
(MRNF), qui manque toutefois de pouvoirs pour protéger les habitats fauniques en terrain privé. Le
ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) est de son côté
responsable de la protection des cours d'eau et milieux humides. Pour une espèce amphibie comme la
rainette, cela signifie qu'une partie seulement de son habitat est protégé.
La Pocatière : des « effaroucheurs » d’oies
Le Soleil
Mercredi, 21 avril 2010
Marc Larouche

Des "effaroucheurs" engagés par la Fédération de l'UPA de la Côte-du-Sud parcourront bientôt les
terres des producteurs agricoles pour repousser les oies. Cette approche permet de diminuer les
dommages et limiter les pertes à la récolte. Selon l'UPA, la population d'oies étant en augmentation
(environ 1,4 million bêtes au printemps) et les chasseurs peu nombreux, l'effarouchement devient
essentiel. Les producteurs peuvent signaler la présence d'oies afin d'assurer une surveillance sur leurs
terres en contactant la fédération régionale, au 418 856-3044 ou au 1 800 463-8001. Les effaroucheurs
patrouilleront les champs du lundi au vendredi pour la plus grande partie du territoire, et tous les jours
dans les zones d'interdiction de chasse, jusqu'au départ des oies.


Contrat inusité chez Nature 3M : 56 têtes de caribou en 13 jours
Le Quotidien
Mercredi, 21 avril 2010

NORMANDIN - (LP) - L'entreprise Nature 3 M de Normandin a naturalisé 56 têtes de caribou pour un
groupe de chasseurs de l'Ouest américain en un temps record de 13 jours.

"Ce travail qui représente cinq mois de travail à un seul homme chez les taxidermistes les plus
expérimentés, fut réalisé dans notre région en un temps record. C'est avec l'assiduité et la discipline de
l'équipe de la taxidermie, composée de quatre employés à temps plein et d'un employé à temps partiel,
que nous avons réussi à réaliser cet immense projet en seulement 13 jours", a souligné Marcel
Laplante, copropriétaire de l'entreprise dans un communiqué de presse.

C'est jeudi dernier qu'a pris fin ce contrat inusité. Les têtes ont été expédiées aux groupes de
chasseurs qui avaient abattu les bêtes dans le Grand Nord québécois.

"Il n'est pas étonnant qu'ils aient choisi notre entreprise pour immortaliser leur trophée. Il existe bien
des taxidermistes, mais seule une équipe comme la nôtre est capable d'un tel exploit, en si peu de
temps", a indiqué pour sa part Mario Bilodeau.

C'est la précision, la minutie et la coordination du travail des employés qui a permis à l'entreprise
d'acquérir une notoriété importante un peu partout à travers le monde. Cette notoriété est venue aux
oreilles de ces Américains qui ont décidé de faire immortaliser leurs trophées de chasse.


Sortez vos cannes, la saison débute
Le Journal de Québec
Mercredi, 21 avril 2010
Julien Cabana

Depuis le temps que les pêcheurs attendent, nous arrivons en fin à la date fatidique. À compter de
demain, la saison de pêche 2010 sera officiellement ouverte.

Si certains coins du Québec bénéficiaient d’une présaison spéciale, à compter de demain, c’est tout le
territoire qui est ouvert à la pêche. Toutefois, il faut savoir que même si la pêche ouvre le 23 avril, à
certains endroits, notamment dans les territoires structurés, la pêche peut débuter plus tard. À titre
d’exemple, dans la réserve des Laurentides, les premiers territoires disponibles le seront à compter du
14 mai. Seulement quelques zecs ouvrent leurs portes en fin de semaine prochaine. La majorité ne
seront prêts qu’en mai pour accueillir les pêcheurs. Dans le cas des pourvoiries, hormis celles du
Centre du Québec, les autres ne devanceront pas leur ouverture par rapport à la date prévue en mai.
La situation est la même pour les parcs nationaux qui offrent de la pêche.

Alors, me direz-vous à quel endroit je peux commencer ma saison. À cela, il faut répondre n’importe où
en territoire libre. On peut penser ici à la rivière Saint-Charles, au lac Saint-Charles, au lac Beauport ou
encore aux rivières Jaune à Cap-Rouge, Sainte-Anne à Beaupré ou Sainte-Anne dans Portneuf, autant
de sites qui peuvent vous permettre de vous amuser en ce début de saison. Avec le printemps hâtif
que nous avons connu, l’alignement des astres fait en sorte que, présentement, vous pouvez pêcher
au pied de la chute Montmorency, dans des conditions idéales et non pas dans des conditions
printanières avec des eaux très hautes et de forts courants. Vraiment, les pêcheurs sont choyés, cette
saison, à l’ouverture.

Prudence

Les exemples donnés plus haut sont dans la grande région de Québec. Un peu partout ailleurs sur le
territoire desservi par le Journal, vous allez sûrement avoir votre petit coin. Comme très souvent les
cours d’eau traversent des terrains privés, n’oubliez pas de demander la permission avant de circuler
sur le territoire.

Par ailleurs, même si le temps se réchauffe, vous ne devez pas oublier que l’eau, elle, est encore très
froide. Il est donc conseillé de toujours porter votre gilet de sauvetage, que ce soit en embarcation ou
même pour la pêche en rivière. Dans le cas des rivières, très souvent, l’eau qui coule en plus grande
quantité au printemps vient miner les berges. Alors, en vous approchant du bord des rivières, soyez
très prudents.

SI vous pêchez dans des eaux plus sombres en raison du printemps, il est préférable d’utiliser des
leurres plus brillants ou encore qui feront du bruit afin d’attirer l’attention du poisson qui a de la difficulté
à les apercevoir dans ces conditions. Par contre, à plusieurs endroits, comme les conditions se
rapprochent plus de la fin de mai, début de juin, vous pouvez utiliser les leurres courants sauf que la
présentation devra se faire plus lente qu’à l’habitude parce que l’eau est encore très froid. Idéalement,
essayer de trouver des sources d’eau chaude où le poisson sera plus présent en début de saison.


Des conditions optimales
La Tribune
Jeudi, 22 avril 2010
Luc Larochelle

D'abord un conseil, que vous auriez sûrement pu découvrir sans moi, et qui porte le sceau de
spécialistes bien plus connaisseurs que moi: ne pêchez pas comme un 23 avril, à l'ouverture, demain
matin. Plutôt comme si vous étiez le 10 mai.

Cette recommandation est basée sur les observations de gens de terrain, trempant les mains et le
thermomètre dans l'eau presque quotidiennement pour procéder à des ensemencements ou pour
préparer ceux des mois à venir. Des connaissances s'appuyant également sur des fondements
scientifiques.
"Nous récoltons déjà des oeufs de doré pour nos incubateurs et la fraye de l'éperlan est commencée
depuis une bonne quinzaine de jours. C'est signe que l'eau a réchauffé vite et que nous sommes en
avance d'un bon deux semaines sur le printemps moyen", rend compte le biologiste Sylvain Roy,
chargé de la faune aquatique au bureau régional du ministère des Ressources naturelles et de la
Faune.

"Comme la température est revenue plus près de la normale, l'éperlan fraye encore. La période de
reproduction est étalée plutôt que concentrée. Le poisson étant plus actif, cela devrait profiter aux
pêcheurs", croit M. Roy.

Les pêcheurs expérimentés savent que les poissons prédateurs se tiennent aux abords des affluents
servant de sites de reproduction lorsque ceux-ci deviennent garde-manger. Considérant la température
de l'eau ainsi que les débits pour la pêche en rivière, les conditions sont donc optimales pour ce début
de saison.

Le personnel du service d'aménagement de la Faune procède actuellement aux ensemencements de
touladis dans les différents lacs de la région.

"Les 10 000 truites que nous déposerons cette semaine dans le lac Mégantic sont un bonus de notre
pisciculture du Lac-des-Écorces, qui a connu une année exceptionnelle au niveau de l'élevage, à partir
des oeufs récoltés dans le lac Massawippi", relève le biologiste.

Les lacs Brompton (3200), Bowker (2800 et Lyster (1700 auront également été ensemencés en truites
grises avant la fin de la semaine. Les dépôts seront effectués la semaine prochaine dans les lac
Massawippi ( 6000 et Memphrémagog (10 500). Ces touladis dont la longueur varie de 10 à 14 cm
mettront six à sept ans avant d'atteindre la longueur de la capture légale. D'ici là, ils devront être
graciés par les pêcheurs.

Les prochains jours s'annonçant ensoleillés, les pêcheurs devront par ailleurs se lever tôt ou sortir tard
pour augmenter leurs chances de capturer de la truite brune, une espèce fuyant la lumière mais très
active au printemps.

L'an dernier, l'un des 175 participants au tournoi d'ouverture organisé par le Club de conservation du
lac Massawippi, Serge Roy, a capturé une brune pesant près de 11 livres. La barre est haute cette
année dans cette catégorie !

Rappelons que pour prendre part à l'édition 2010 de ce tournoi de pêche, vous devez vous enregistrer
au Bistro-Bar Massawippi (819-838-1414
avant minuit ce soir.


Le ministre Prentice veut initier les jeunes au plein air
La Presse
Jeudi, 22 avril 2010
Malorie Beauchemin

Lui-même amateur de plein air, le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, souhaite inciter les jeunes
Canadiens, et leurs familles, à profiter davantage de ce qu'offrent les grands espaces du pays.
A l'occasion du Jour de la Terre, M. Prentice lancera aujourd'hui le "Passeport Parcs", qui permettra
aux élèves de la deuxième année du secondaire d'entrer gratuitement, pendant un an, dans les 27
parcs nationaux et les 68 lieux historiques du pays.

"La huitième année (deuxième secondaire), c'est une année importante où les jeunes sont en transition
entre l'enfance et l'adolescence, a indiqué le ministre Prentice. Nous voulons contribuer à créer une
génération de jeunes Canadiens qui s'approprient les parcs nationaux, qui aiment le plein air, qui
contribuent à protéger les parcs et les espaces verts."

En partenariat avec Nature Canada et l'Institut Historica Dominion, 400 000 de ces passeports seront
distribués dès le mois de mai.

"Quand j'étais petit, on allait en camping avec nos parents, a raconté le ministre, en entrevue à La
Presse. Tout le monde se rappelle sa première expérience de camping, de plein air, avec sa famille.
Aujourd'hui, de moins en moins de gens font ce genre d'activités. Le but de ce passeport est de recréer
chez les jeunes cette connexion avec la nature."

Ainsi, pour protéger l'environnement, le ministre insiste sur l'importance des petits gestes quotidiens.
"Que ce soit par le recyclage, l'achat d'une plus petite voiture ou l'utilisation d'appareils ménagers
écoénergétiques, je pense que chacun à notre façon devons contribuer à rendre le pays plus vert", a-t-
il souligné.

Se décrivant comme un "avide recycleur", le ministre donne l'exemple en utilisant les transports
publics. "A la maison, nous n'avons qu'une voiture, et nous marchons pour nous déplacer dès que
possible", a-t-il ajouté.

Mais le gouvernement fédéral, souvent critiqué comme étant peu actif dans la lutte contre les
changements climatiques, doit aussi faire sa part, concède le ministre Prentice.

"Nous devons nous attaquer aux émissions de gaz à effet de serre. Nous le faisons. Il faut le faire de
façon intelligente. Et ça ne se fera pas en une nuit", a-t-il conclu.


Les Grands Lacs pollués à un rythme effarant
La Presse Canadienne
Mercredi, 21 avril 2010

La région des Grands Lacs continue d'être polluée à un rythme effarant, malgré les initiatives passées
pour renverser la tendance. Selon un rapport publié mercredi par des organismes environnementaux
canadiens et américains, l'industrie a rejeté 285 000 millions de kilos de polluants en 2007 dans le
bassin des Grands Lacs et du fleuve
Saint-Laurent. Bien que choquant, ce chiffre représente moins de 10% des polluants déversés dans la
région chaque année puisqu'ils sont basés sur des inventaires de produits toxiques qui ne tiennent pas
compte des rejets des PME et des usines d'épuration des eaux.

Le rapport «Partenaires dans la pollution 2» précise que, sur les 285 millions de kilos de polluants émis
en 2007, 75 millions de kilos ont été rejetés dans l'atmosphère, dont quatre millions de kilos de
substances cancérigènes.

Étonnamment, dans ce dernier cas, on apprend que les usines canadiennes, sur une base individuelle,
rejettent près de trois fois plus de polluants cancérigènes que les usines américaines.
Le rapport a été publié afin de coïncider avec la renégociation de l'Accord canado-américain sur la
qualité de l'eau des Grands Lacs. Cette entente, conclue originalement en 1972, a notamment permis
de stopper la croissance excessive des algues dans le lac Erié et à y réduire les niveaux de plomb, de
mercure et de PCB.

Cependant, l'Accord n'a pas été renégocié depuis 23 ans, et les organismes environnementaux
reprochent aux gouvernements d'avoir renié leurs engagements depuis, alors que les fonds pour le
nettoyage ont été supprimés et que des centaines de nouvelles substances chimiques apparues sur le
marché sont maintenant détectées dans l'écosystème.


Les Zecs risquent de hausser les tarifs
Journal de Québec
Vendredi, 23 avril 2010
Julien Cabana

Les amateurs de plein air, chasse et pêche qui fréquentent le territoire des Zones d’exploitation
contrôlées (zecs) du Québec doivent s’attendre à voir les prix augmenter sous peu.

En effet, dans le but d’être capable de suivre la tendance et de mieux répondre aux exigences
budgétaires des années modernes, la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ) a
demandé au gouvernement de donner les outils nécessaires à ses membres pour qu’ils puissent
augmenter leurs tarifs relatifs aux différentes activités. Le règlement leur permettant de le faire devrait
être en vigueur entre le 15 et le 20 mai prochains.

Ce sujet de la tarification suscitera des discussions qui se dérouleront à compter d’aujourd’hui jusqu’à
dimanche au congrès de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs, au Château Mont-
Sainte-Anne.

« Il faut expliquer ici que, dans un premier temps, nous avons demandé aux gestionnaires d’augmenter
leur cotisation à la fédération afin de nous permettre, d’une part, de mieux répondre à leurs besoins et,
d’autre part, de pouvoir préparer l’avenir sur les grands enjeux qui touchent les zecs, dont le fameux «
régime forestier », qui entrera en vigueur en 2013, explique le directeur général de la fédération, Jean-
Claude D’Amours.

Nos gestionnaires nous ont aussi demandé de pouvoir augmenter leur tarification et, pour ce faire, il
fallait un nouveau règlement. Il faut se rappeler que les zecs ont été créées en 1979 et que, depuis ce
temps, rien n’a changé.

Il y a beaucoup de disparités présentement dans les tarifs, certaines zecs étant au maximum et
d’autres, au minimum ou presque. Il faudra donc harmoniser la tarification dans un premier temps et
par la suite, si l’augmentation est possible au moyen d’un règlement, les gestionnaires pourront agir.

On peut penser à une augmentation maximale de 20 %, comme cela a été le cas pour les permis de
chasse et de pêche. » Entre-temps, la tarification actuelle demeure en vigueur.

Les zecs de l’avenir

Le thème du congrès prépare bien le virage que veut prendre l’organisation. On a choisi « Définir la zec
de demain ». Pour les dirigeants, cela signifie qu’il faut préparer maintenant les structures et les
règlements avec ce qui s’en vient dans l’avenir.
« Nous sommes à mettre en place un nouveau plan stratégique parce que les zecs doivent s’adapter
au modernisme, poursuit D’Amours. Il ne faut pas oublier que tout augmente en termes
d’administration et de dépenses administratives pour nous.

Également, nous sommes appelés à intervenir dans plus de dossiers qui demandent des ressources
humaines importantes.

Nous nous devons de mettre en place des normes qui nous permettront de mieux répondre aux réalités
québécoises modernes, sans verser dans une augmentation des dépenses sans borne. C’est dans cet
esprit que nous nous devons de présenter notre plan stratégique aux délégués et de leur faire adopter,
si on veut demeurer dans la course. »

Dans ce plan, il est notamment question de fusion de certaines zecs pour limiter les dépenses.

En plus de ce dossier, il sera aussi question de chasse de l’orignal et de gestion du camping, deux
nouvelles réalités qui n’entreront pas en vigueur avant 2011. Mentionnons en terminant que ce congrès
sera le plus gros jamais vécu dans le monde des zecs, avec 250 délégués représentant 55 des 63 zecs
qui existent au Québec. Habituellement, un congrès du genre regroupe de 120 à 150 délégués.


Plan Nord : l’environnement mis de côté ?
Le Soleil
Vendredi, 23 avril 2010
Opinions

Plus d'un an après l'annonce officielle du gouvernement Charest, c'est avec une inquiétude
grandissante que nous participons aux démarches du Plan Nord. De rencontre en rencontre, nous
reconnaissons avec déception les sentiers bien balisés du développement industriel tous azimuts, sans
grande considération environnementale. Nous travaillons, autant que faire se peut, à réorienter la
démarche vers un projet de société qui, conscient des erreurs du passé, se construit sur de nouveaux
paradigmes. Nous sommes de ceux et celles qui croient que l'approche classique de développement
doit subir une mutation profonde.

Il est impératif que le Plan Nord du gouvernement Charest se débarrasse de cette dangereuse idée de
la nature comme simple pourvoyeuse de biens commerciaux, un territoire à exploiter où les
conséquences environnementales et les dissidences sociales ne sont que des externalités d'une
activité économique qui profite aux gros joueurs. Nous voulons croire que les discours de
développement durable du Nord participent à cette volonté de changement, mais demeurons
perplexes. Au-delà des discours, c'est la démarche elle-même qui doit s'adapter aux nécessités
actuelles et à venir.

Protéger avant d'exploiter

La communauté environnementale a réagi positivement à l'annonce de M. Charest visant la protection
de 50% du territoire du Plan Nord. Une superficie égale à la France serait alors soustraite au
développement industriel et vouée à la protection de la biodiversité et au développement
écotouristique. Cet engagement doit servir à protéger ce qui reste de plus précieux en terme
écologique et d'irremplaçable en terme culturel AVANT la venue du front d'exploitation, qu'il soit
forestier, minier ou énergétique. Il s'agit là de renverser la matrice de développement. Or, les trois
premières rencontres de la Table des partenaires du Nord, sorte de comité exécutif du Plan Nord, ont
été peu convaincantes à cet égard : l'environnement semble encore faire drôlement défaut dans ce
plan, et ce, bien que le gouvernement le présente comme un modèle de développement durable. Y-a-
t-il une réelle volonté de changer d'approche?

Recentrer la question environnementale

Il nous semble crucial que l'environnement reprenne sa place dans cette démarche. Tout d'abord en
mettant en place les outils pour prioriser la protection des milieux naturels les plus sensibles ou les plus
menacés. Les dernières forêts intactes en zone commerciale et les territoires ancestraux identifiés par
les Premières Nations sont là des priorités indiscutables. Pour se faire, les secteurs minier, forestier et
énergétique devront lâcher prise sur certains territoires. La volonté politique des décideurs sera alors
mise à l'épreuve : nous comptons sur leur courage et serons aux aguets. La ministre du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs et son ministère doivent donc prendre une
place à part entière dans ce Plan actuellement mené par la ministre des Ressources naturelles et de la
Faune.

Un débat énergisant

Avec 50 milliards de dollars annoncés pour le développement de nouveaux projets énergétiques, le
Plan Nord est principalement un plan énergétique. Il nous apparaît essentiel de revoir les visées de
développement énergétique du Plan Nord en se rappelant les conclusions du Débat public sur l'énergie
au Québec. Les conclusions de ce débat, établies à la fin des années %u201890 sur la base de la plus
large consultation populaire en matière environnementale et énergétique de l'histoire du Québec,
hiérarchisaient clairement les directions à prendre en matière d'énergie :

1- Faire le plein en termes de conservation de l'énergie et d'efficacité énergétique,

2- Foncer vers les énergies vertes (éolien, géothermie et/ou solaire),

3- Abandonner l'aventure nucléaire,

4- Abandonner la filière thermique polluante.

Après tout cela, si et seulement si les besoins énergétiques demeurent, il faudra débattre de la
pertinence du développement hydroélectrique sur les dernières grandes rivières vierges et, advenant
qu'il y ait consensus sur la question, sur la manière de le faire. Rappelons qu'Hydro-Québec connait
pour l'instant des surplus énergétiques parmi les plus importants de son histoire. En d'autres termes, le
Québec n'a pas besoin de nouveaux barrages.

Enfin, le gouvernement doit démontrer son souci environnemental en permettant la participation pleine
et entière des acteurs du mouvement environnemental. Financer convenablement les groupes
communautaires environnementaux qui participeront à la démarche constitue un élément
incontournable pour la mise en valeur de l'expertise acquise par ce secteur au fil des ans. Il faut se
donner les moyens de nos ambitions.

Les Québécoises et les Québécois ne demandent qu'à être emballés par un nouveau projet de société.
Reste à voir si le Plan Nord saura s'arrimer aux différentes sphères de la société et respecter les
visées des Premières Nations. Chose certaine, le gouvernement doit ramener l'environnement au
coeur des travaux du Plan Nord: il en va de la crédibilité même de la démarche. Le milieu
environnemental est prêt à contribuer: sera-t-il reçu comme il se doit ?
Signatures en ordre alphabétique des groupes signataires :

Henri Jacob (Action Boréale), Patrick Bonin (AQLPA), Josée Breton (Canopée), Geneviève
Dufresne (Coalition Jeunesse Sierra), Ugo Lapointe (Coalition pour que le Québec ait meilleure
mine), William Amos (Ecojustice), Karel Mayrand (Fondation David Suzuki), Caroline Larouche
(Fondation Rivières), Nicolas Mainville (Greenpeace), Daniel Breton (MCN 21), John Burcombe
(Mouvement Au Courant), Michel Duguay (Mouvement Sortir le Québec du Nucléaire), Michel
Fugère (Mouvement Vert Mauricie), Christian simard (Nature Québec), Yvan Croteau (RQGE),
Patrick Nadeau (SNAP)



Visa le blanc, tua le noir !
Le Devoir
Vendredi, 23 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

On ne peut pas imaginer plus belle journée sur les battures de la réserve fédérale du cap Tourmente.
Le vent léger du matin a cessé. Aucun nuage ou presque dans le ciel. Des milliers d'oies se nourrissent
tranquillement sur les battures de Beaupré, profitant elles aussi du beau temps. En somme, une
journée épouvantable pour les chasseurs que nous sommes, car les oies des neiges ne bougent pas
d'une plume ou presque. Les rares qui décident de changer de territoire volent hors d'atteinte de nos
fusils puisqu'elles n'ont pas à lutter contre le vent.

Nous laissons donc passer celles qui nous survolent pour ne pas les blesser inutilement avec une bille
d'acier perdue, mais incapable à cette distance d'abattre proprement les oiseaux.

Mais cette stratégie n'est pas celle des trois chasseurs de la cache voisine, qui mitraillent tout ce qui
bouge dans le ciel au mépris de la plus élémentaire éthique. Nous pouvons voir qu'ils touchent
superficiellement des oies blanches, qui vacillent sous l'impact mais qui poursuivent leur vol, blessées.
Ce manège se poursuit pendant des heures même si les tirs infructueux de nos voisins devraient leur
faire comprendre qu'ils blessent inutilement des oiseaux et qu'ils les empêchent d'atterrir dans le
voisinage, ce qui en encouragerait d'autres à venir s'y installer. Malheureusement, les lois sur la
chasse n'interdisent pas la bêtise.

Mais nous devions assister à un spectacle encore plus inimaginable, surtout dans une réserve faunique
fédérale où les chasseurs sont supervisés en permanence par un guide de l'organisme fédéral pour
s'assurer qu'ils ne chassent qu'un seul oiseau, l'oie des neiges. Nos voisins, sans doute frustrés par
l'inutilité de leurs tirs répétés, ont osé vider leurs fusils à deux reprises sur des groupes d'outardes qui
passaient à proximité d'eux. Or il est totalement interdit de chasser l'outarde au printemps, cet oiseau
n'étant pas, comme l'oie blanche, encore légalement considéré en surnombre.

On ne peut pas confondre du sol les outardes avec les oies, l'un apparaissant noir à cause de sa
couleur sombre et l'autre étant tout blanc. En réalité, les deux files d'outardes mitraillées par nos
voisins venaient de passer sous nos fusils, muets comme il se doit, ce qui aurait dû renseigner aussi
nos voisins sur la nature des gibiers volants.

Mais la démangeaison était sans doute trop forte. À trois reprises, nos voisins ont même canardé, en
toute illégalité là encore, des files de canards, noirs et malards, qui heureusement volaient, eux aussi,
trop haut pour être atteints.
Visa le noir et tua le noir

Mais l'inévitable devait se produire alors qu'une troisième file d'outardes a survolé nos caches. Avec
leurs tirs croisés, nos voisins en ont finalement abattu une! L'un d'entre eux, après avoir récupéré
l'énorme oiseau abattu illégalement, s'est laissé photographier par son collègue pour immortaliser son
exploit!

C'est alors que le guide est intervenu pour récupérer l'outarde. Quelque temps plus tôt, nous avions
avisé le guide des pratiques contraires à l'éthique et illégales de nos voisins afin qu'on les ramène à la
raison! Un agent fédéral de la faune s'est pointé peu de temps après, sans doute averti par le guide.
Commencent alors de longues palabres entre cet agent et les trois chasseurs en question, qui ont
quitté leur cache. Un nouveau garde-faune, un plus haut gradé, se pointe un peu plus tard pour
prendre les dépositions de tout ce beau monde.

Mais qu'elle ne fût pas notre surprise la plus totale de voir ces chasseurs, après même après la saisie
de l'outarde abattue illégalement, retourner tranquillement, avec leurs fusils non saisis, poursuivre leur
chasse dans leur cache. Quelle histoire avaient-ils pu inventer pour éviter l'expulsion et la saisie de leur
équipement?

Nous avons eu une réponse, partielle, mais assez peu convaincante, un peu plus tard quand les deux
agents ont pris les dépositions des quatre membres de notre groupe. Il semble que si des agents sont
directement témoins d'un acte illégal, ils peuvent alors procéder à la saisie de l'équipement des
chasseurs fautifs. Mais là, ils devaient se fier à la version du guide et des autres témoins: ils étaient
dont «en enquête», ce qui les empêchait d'agir, nous ont-ils dit. Même dans une cache, la présomption
d'innocence prévaut!

Mais cela étant admis, il est tout de même étrange, pour ne pas dire inadmissible qu'un gardien de nuit
dans un camping fédéral puisse obliger des campeurs bruyants à quitter les lieux en pleine nuit alors
que le guide qui assiste à des actes répréhensibles, et de surcroît dans une «réserve» faunique, ne
puisse pas en faire autant. Disons que nous sommes demeurés fort perplexes devant l'issue de cette
histoire.

Et le cheptel?

Le sort du cheptel d'oies blanches est de plus en plus préoccupant, car leur nombre atteignait 1,4
million, selon le recensement de l'an dernier. Il y a quelques années, lorsque cette population a été
déclarée surabondante afin d'en limiter la hausse par une chasse printanière, les biologistes estimaient
qu'il fallait réduire leur nombre à environ 600 000 pour éviter qu'elles soient victimes d'une pénurie de
nourriture. Une pareille pénurie pour cause de surnombre avait causé la quasi-disparition du troupeau
au début du XXe siècle.

Les biologistes se demandent si l'inventaire actuel est précis, car les décomptes des jeunes réalisés à
l'île Bylot ne seraient plus représentatifs. Seulement 15 % des oies blanches s'y reproduisent
désormais, la majorité ayant adopté d'autres lieux de reproduction.

En raison de leur grand nombre, les blanches s'installent de plus en plus au lac Saint-Pierre, une halte
migratoire qui était plutôt le fief des outardes. C'est sans doute ce qui pousse les outardes à s'installer
dans l'estuaire, le territoire des blanches. Il serait sans doute temps de commencer à chasser les deux
espèces au printemps, car en passant de 400 000 à plus d'un million en une décennie, les outardes ont
franchi elles aussi la ligne du surnombre, si elle est la même que pour les oies. Faute d'intervention
suffisante, l'Ouest canadien est l'objet d'une véritable invasion de ces magnifiques volatiles dont le
nombre oscille entre 4 et 6 millions, ce qui cause là-bas, comme ici, d'importants dommages aux
cultures que doit compenser la Financière agricole, en somme, l'ensemble des contribuables.

Lecture: Avez-vous peur du nucléaire? Vous devriez peut-être... de Julie Lemieux, préface de Normand
Mousseau, éditions Multimondes, 202 pages. Voilà un livre qui fait réfléchir au moment où le nucléaire
se présente comme une solution de rechange au pétrole et que le Québec et l'Ontario se lancent dans
la restauration de leurs vieux réacteurs.

Illustration(s) :
Mathieu Belanger Reuters
Les oies blanches peuvent être chassées légalement au printemps, mais des chasseurs impatients
vident parfois leur chargeur sur des outardes, qu'on ne peut chasser qu'à l'automne.


À l'Université du Québec à Trois-Rivières - Le Saint-Laurent est un fleuve à l'avenir incertain
Le Devoir
Vendredi, 23 avril 2010
Gwenaëlle Reyt

«Nous voyons des améliorations, mais il reste encore beaucoup à faire»

Le centre de recherche pour l'étude intégrée des bassins versants et des écosystèmes aquatiques
(RIVE) est le seul du genre au Canada. Il travaille sur la pollution, les espèces animales envahissantes
et les changements climatiques, afin de protéger la faune et la flore aquatiques québécoises.

Pourquoi les algues bleues envahissent-elles les lacs? Quelle influence a l'arrivée du cormoran à
aigrette dans la plaine du Saint-Laurent? Et pourquoi la présence de la perchaude dans le lac Saint-
Pierre a-t-elle fortement diminué? Beaucoup de questions auxquelles le centre de recherche pour
l'étude intégrée des bassins versants et des écosystèmes aquatiques (RIVE) tente de répondre et
d'apporter des solutions.

Affilié à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ce centre regroupe une soixantaine de
chercheurs et d'étudiants des cycles supérieurs. Anciennement connu sous le nom de Groupe de
recherche sur les écosystèmes aquatiques (GREA), ce centre, qui a été rebaptisé en été 2009, est le
seul du genre au Canada. Sa principale mission est de comprendre les interactions entre le milieu
terrestre et les écosystèmes aquatiques.

Selon Pierre Magnan, directeur du RIVE, la compréhension du fonctionnement d'un écosystème est
essentielle au développement de modèles permettant d'en «prédire» l'évolution à la suite des
changements naturels ou causés par l'homme. «La force de cette démarche est qu'elle permet
l'intégration rapide des recherches fondamentales à des applications utiles à la société, explique le
chercheur. Les besoins tant en recherche qu'en formation dans ces domaines vont continuer
d'augmenter, en particulier en raison de l'accroissement des pressions que subissent nos
écosystèmes, comme l'agriculture intensive et les changements climatiques.»

Bassins versants

Le RIVE articule ses recherches sur quatre axes. L'un d'eux concerne les bassins versants. Selon
Pierre Magnan, il est essentiel de considérer cet aspect pour dresser le portrait global des différentes
problématiques liées à l'état des écosystèmes aquatiques dans la plaine du Saint-Laurent. «Quand il
pleut, il n'y a pas que de la pluie qui arrive dans nos cours d'eau. Il faut regarder les montagnes et tout
ce qu'il y a autour. Cela forme un entonnoir qui draine beaucoup d'éléments dans l'eau, comme les
pesticides et les engrais, assure le biologiste. Il faut observer ce qui se passe dans les bassins
versants pour comprendre les changements dans les écosystèmes aquatiques.» Ainsi, cela permet de
saisir, par exemple, la présence des algues bleues dans les lacs. «C'est le ressac du développement
que nous avons connu depuis la Deuxième Guerre mondiale. Avec l'augmentation de la villégiature en
bordure des cours d'eau ainsi que l'agriculture intensive, nous avons eu une accumulation de
phosphore dans les sols», explique-t-il.

Et les algues bleues ne sont pas la seule conséquence de cette accumulation. Celle-ci provoque
également le vieillissement accéléré des cours d'eau, avec une prolifération des plantes aquatiques
ainsi que la modification de la chaîne alimentaire qui peut causer la disparition de certaines espèces.
Selon Pierre Magnan, ce phénomène est particulièrement flagrant dans le lac Saint-Pierre. Dans ce
dernier, la population de perchaudes a chuté au cours des années 1990. «Pendant deux siècles, ce
poisson a été pêché commercialement. Tout d'un coup, on est passé de 210 tonnes de perchaudes par
an à 70. Il faut être capable de comprendre ce qui s'est passé, pour changer la tendance», déclare-t-il.
Pour éviter la disparition du poisson, le gouvernement québécois a imposé des mesures, sur avis du
GREA. En 2002 et 2004, il a racheté les permis de pêche commerciaux pour n'en laisser que six au
lieu des quarante-six d'origine. De plus, des critères plus stricts pour la pêche de loisir ont été imposés.

Poissons et cormorans

Toutefois, le poisson ne donne aucun signe de rebondissement. «Depuis le temps, nous aurions dû
assister à une hausse de la population. Cela montre que l'écosystème a changé», concède le
chercheur. Pour lui, une des explications pourrait être liée à l'affluence des cormorans à aigrette, de
plus en plus présents sur les rives du Saint-Laurent, car l'oiseau se nourrit d'une grande quantité de
poissons. Il y a aussi le gobie à taches noires qui a été introduit dans nos régions à la fin des années
1980. Ce poisson très envahissant peut être nuisible pour les autres espèces, et les chercheurs sont
en train d'étudier les effets de sa présence dans le Saint-Laurent.

Le RIVE s'intéresse également aux conséquences des changements climatiques. «Nous essayons de
voir comment nous pouvons nous adapter. En fonction des scénarios, on peut s'attendre à une baisse
de 25 cm à 1 m d'eau. Il faut voir quels effets cela aura sur la faune», prévient Pierre Magnan. Même si
les perspectives ne sont pas toujours très réjouissantes, le directeur veut rester optimiste: «À travers
nos recherches, nous pouvons avoir un impact. La population est plus consciente et nous voyons des
améliorations, mais il reste beaucoup à faire.»


Ouverture officielle de la pêche : les mordus fidèles au rendez-vous
Le Quotidien
Samedi, 24 avril 2010
Louis Tremblay


CHICOUTIMI - Dès les premières lueurs du matin, des dizaines de mordus de la pêche ont "brisé" la
glace pour la traditionnelle ouverture de la pêche au pied du barrage du Portage des roches, sur la
rivière Chicoutimi. Lentement, les embarcations ont commencé à voguer en rond dans cette zone
restreinte d'eau vive.

Chaque année, c'est le même scénario pour les mordus de la pêche. L'activité n'est pas négligeable
pour l'économie régionale et les véritables mordus n'hésitent pas à défier la température fraîche du
matin pour tenter de "ferrer" un premier poisson. À Laterrière, ils espèrent tous sortir une première
ouananiche de la saison ou une truite mouchetée de belle taille.

Éric Morin habite en bordure de la rivière Chicoutimi. Depuis quelques années, il se fait un devoir, en
compagnie de son fils, d'être le premier à patrouiller le pied du barrage pour y débusquer les
salmonidés. "On est arrivé un peu avant 4h du matin pour se mettre à l'eau. On a pris une ouananiche
de deux livres. On ne fait pas un quota de pêche, mais c'est quand même du bon poisson", insiste le
pêcheur qui quittait les lieux pour le dîner. Il reprendra en après-midi dans un autre secteur de la
rivière.

Éric Morin ne cache pas qu'il est un mordu de la pêche et que cette première sortie n'est qu'un prélude
à une multitude d'excursions qui l'amèneront ailleurs sur la rivière Chicoutimi et dans le secteur des
monts Valin au cours des prochaines semaines.

Il constate que l'ouverture de cette année attire plus de monde que l'an dernier. Il a fait le décompte
des embarcations sur la rivière. Cette année, un peu plus de 30 chaloupes ont quadrillé la zone de
pêche alors qu'en 2009, un peu moins d'une vingtaine d'embarcations avaient été dénombrées par M.
Morin.
Stéphane Lapointe se fait un devoir de toujours lancer une première ligne dans la rivière Chicoutimi à
l'ouverture de la pêche. Le succès n'est pas assuré, mais il considère que cette tradition est maintenant
bien établie: "Ça fait du bien de sortir et de passer du temps sur le bord de la rivière. Pendant l'été, le
succès est meilleur pour la truite", a déclaré Stéphane Lapointe qui a passé une bonne partie de la
journée à taquiner le poisson.

Une activité populaire

Les terminaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune vont imprimer pas moins de 70
000 permis de pêche au cours des prochaines semaines. Ce qui signifie, selon l'agent de conservation
de la faune Régis Girard, que plus ou moins 150 000 personnes vont, pendant la prochaine saison,
s'adonner à un moment ou à un autre à la pêche sur les différents plans d'eau de la région.

"Les gens doivent redoubler de prudence cette année. Surtout ceux qui s'aventurent sur la glace pour
pêcher. D'habitude, la glace est plus solide alors que ce n'est pas le cas en ce moment. Les personnes
qui s'aventurent sur la glace devraient porter une veste de flottaison par mesure de sécurité", a dans un
premier temps confié l'agent de conservation.

Les amateurs doivent toutefois prendre bonne note que la pêche n'est pas ouverte sur tous les plans
d'eau et qu'elle est fermée jusqu'à la fin de mai pour le doré et le brochet du nord. L'ouverture couvre
les lacs et rivières situées sur les territoires libres et permet pour la pêche à l'omble de fontaine (truite),
ou l'ouananiche comme c'est le cas pour la rivière Chicoutimi.

Quant à la réglementation, les pêcheurs doivent prendre note qu'elle diffère pendant la saison estivale.
Il est ainsi interdit de pêcher avec plusieurs lignes à l'eau alors que la pêche sur glace autorise
plusieurs lignes en même temps. Les personnes qui désirent se rendre dans les zones d'exploitation
contrôlée (ZEC) doivent s'informer puisque les dates d'ouverture diffèrent d'un endroit à l'autre du
début à la fin du mois de mai.

Quant au lac Saint-Jean, Régis Girard rappelle que l'ouverture de la pêche aura lieu le vendredi 28 mai
pour le doré et l'ouananiche. Les agents de conservation de la faune surveilleront les activités dans
l'Aire faunique communautaire puisque généralement, le couvert de glace disparaît un peu plus tard
sur le lac Saint-Jean et ses principaux tributaires.
Vente d’équipement : la fièvre monte depuis quelques semaines déjà
Le Quotidien
Samedi, 24 avril 2010
Louis Tremblay

CHICOUTIMI - (LT) La fièvre de la pêche se fait sentir depuis déjà quelques semaines et, comme il
fallait s'y attendre, les commerces spécialisés dans ce domaine ont senti l'éveil printanier un peu plus
tôt que prévu.

Le propriétaire de la boutique Chasse et Pêche de Chicoutimi, Guy Dumas, admet qu'il a senti depuis
déjà quelques semaines le besoin des pêcheurs de lancer une première ligne à l'eau. "Ça fait onze ans
que nous participons à Expo Nature et nous avons connu notre plus grosse année lors de la dernière
édition. Nous avons enregistré un record de vente de matériel de pêche."

Les pêcheurs sont en général des adeptes des nouveaux équipements et leurres qui vont leur
permettre de rivaliser d'audace avec les compagnons d'excursion. Guy Dumas a constaté quelques
semaines avant Expo nature que la fièvre printanière commençait à monter. Dès que les glaces
libèrent quelques lacs, les pêcheurs s'activent.

"Les gens viennent au magasin et vérifient bien tout le matériel. Ils consomment de nouveaux
équipements et se préparent activement pour le début de la saison. On sent vraiment que les gens ont
le goût d'aller à la pêche et ça paraît dans leur comportement."

Guy Dumas constate un nouveau phénomène qui prend de l'ampleur. Les femmes refusent maintenant
de pêcher avec la vieille canne de leur mari qui fonctionne mal. Elles ont des goûts bien à elles et
s'intéressent de plus en plus au matériel plus technique.

"On a même des cannes à pêche de couleur rose pou répondre aux exigences des clientes qui
magasinent leur propre matériel. Ce sont des changements que nous constatons dans la clientèle et
qui vont en augmentant."

La température est le facteur qui a le plus d'impact sur le déroulement de la saison de pêche. Plus le
temps est frais, plus la saison se prolonge. Une canicule qui fait réchauffer l'eau freine généralement
l'ardeur des pêcheurs.

Les terminaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune vont imprimer pas moins de 70
000 permis de pêche au cours des prochaines semaines. Ce qui signifie, selon l'agent de conservation
de la faune Régis Girard, que plus ou moins 150 000 personnes vont, pendant la prochaine saison,
s'adonner à un moment ou à un autre à la pêche sur les différents plans d'eau de la région.

Illustration(s) :
ADEPTE- Le pêcheur Éric Morin a capturé une ouananiche de 2 livres, hier matin, sur la rivière
Chicoutimi. Encore cette année, Éric Morin a été le premier à mettre sa chaloupe à l'eau pour ouvrir
officiellement la saison de pêche.

Éric Morin et son fils quittent le secteur du barrage pour aller pêcher dans un autre secteur de la rivière
Chicoutimi.

Stéphane Lapointe se fait un devoir de perpétuer la tradition en se rendant chaque printemps sur la
rivière Chicoutimi à proximité du barrage du Portage des roches pour participer à l'ouverture de la
pêche.
En bref : l’aquaculture au Canada génère 2,1 milliards $ par an
Le Droit
Samedi, 24 avril 2010
La Presse Canadienne

L'industrie canadienne de l'aquaculture génère 2,1 milliards $ de revenus et crée des milliers d'emplois
dans les communautés côtières et rurales. C'est ce qu'indique un nouveau rapport de Pêches et
Océans Canada rendu public hier. Selon ce rapport, la production en aquaculture a plus que quadruplé
entre 1990 et 2006. Des 2,1 milliards $ générés par l'industrie en 2007, plus de 960 millions $
provenaient de la Colombie-Britannique, alors que le Nouveau-Brunswick contribuait pour environ 415
millions $. Selon la directrice exécutive de l'Alliance de l'industrie canadienne de l'aquiculture, Ruth
Salmon, ce rapport prouve que l'aquaculture fournit des emplois viables à long terme dans des régions
qui seraient autrement en difficulté économique. L'aquaculture est devenue controversée en Colombie-
Britannique depuis quelques années. Plus tôt cette semaine, des représentants de la justice fédérale
ont porté des accusations contre le géant de l'aquaculture Marine Harvest pour possession illégale de
poissons sauvages. Le chef Bob Chamberlin, de l'Union des chefs autochtones de Colombie-
Britannique, dit entendre constamment des affirmations voulant que l'aquaculture soit le nouveau
poumon économique des régions éloignées, alors que plusieurs, dont lui-même, croient au contraire
que l'aquaculture est responsable de l'effondrement de la pêche commerciale dans ces communautés.


Pas de pêche sur la Nicolet cette année
La Tribune
Samedi, 24 avril 2010
Yanick Poisson

VICTORIAVILLE - Désirant restructurer sa façon de faire, tant sur le plan opérationnel qu'administratif,
la Corporation de gestion des rivières des Bois-Francs (CGRBF ) a annoncé la suspension des
activités de pêche sur le territoire qu'elle exploite sur la rivière Nicolet pour la saison 2010.

Cette décision a été prise par le nouveau conseil d'administration de la CGRBF élu en mars dernier.
"Un vent de renouveau souffle, un désir de mettre au point une vision d'avenir et d'assurer une
pérennité motive cette décision. C'est pourquoi les activités de pêche pour la saison 2010 seront
suspendues. La saison qui arrive en sera une d'action et d'amélioration", a annoncé le nouveau
président de l'organisme, Daniel Côté.

Rappelons que la CGRBF est à l'origine d'aménagements sur 18 km de la rivière Nicolet dans les
secteurs de Chesterville, Notre-Dame-de-Ham et Saint-Rémi-de-Tingwick, dans le but d'exploiter la
pêche à gué à la truite, au lancer léger comme à la mouche. Ces améliorations ont été faites à la fin
des années 1980 et au cours des années 1990. Depuis 1994, de nombreux pêcheurs s'y rendent pour
y pratiquer leur sport.

"Nous voulons remercier tous les pêcheurs qui, année après année, reviennent et contribuent à ce
projet unique au Québec. Nous souhaitons grandement les revoir pour la saison de pêche de 2011", a
conclu M. Côté.
Trop tôt pour sauver la rainette, dit le Ministère
La Presse
Samedi, 24 avril 2010
Charles Côté

En dépit des nombreux appels à des mesures plus énergiques pour sauver la rainette faux-grillon, le
ministère des Ressources naturelles et de la Faune n'a prévu aucune initiative en ce sens.

Le 12 avril, l'équipe de rétablissement de cette espèce menacée, composée en majorité de biologistes
gouvernementaux, a envoyé un avis à quatre ministères, dont le MRNF, prédisant la disparition de la
rainette, en dépit de 10 années d'efforts.

«Il n'y aura aucune initiative tant que les trois autres ministères n'auront pas pris connaissance de
l'avis», a indiqué à La Presse Éric Santerre, porte-parole du MRNF.

«Il y a quand même eu des efforts de la part de cette équipe pour sensibiliser les autorités municipales,
a dit M. Santerre. On est conscients qu'il y a un problème. Maintenant ça se passe à un ordre plus
élevé (que l'ordre municipal).»

La rainette faux-grillon de l'Ouest est la plus petite et aussi la plus menacée des 11 espèces de
grenouilles du Québec. Son habitat disparaît sous la construction en Montérégie.

Le gouvernement du Québec l'a désignée vulnérable en mars 2000. Le mois dernier, le gouvernement
fédéral l'a ajoutée à la liste des espèces en péril.

Au cours de la semaine, devant le constat d'échec de l'équipe de rétablissement, de nombreuses voix
se sont élevées pour exiger des actions plus vigoureuses.

La députée de Taillon, Marie Malavoy, a réclamé que le gouvernement protège de manière définitive le
Boisé du Tremblay, à Longueuil.

«Les autorités en place devront être en mesure de fournir des outils légaux adéquats pour protéger
l'ensemble des espèces à statut précaire avant que les projets résidentiels ne rasent les derniers
boisés d'intérêt en Montérégie», a indiqué pour sa part le Centre d'information sur l'environnement de
Longueuil.

Selon Christian Simard, directeur général de Nature Québec, «la Loi sur la qualité de l'environnement
n'accorde pas de protection réelle aux milieux humides, lesquels disparaissent à la vitesse grand V au
profit de quelques promoteurs».


En bref : un ours sème l’émoi à Lac-Brome
La Voix de l’Est
Samedi, 24 avril 2010

Lac-Brome - (MG) Un ours errant a semé l'émoi dans la municipalité de Lac-Brome, hier matin. C'est
un citoyen qui, vers 6h10, a aperçu l'imposant animal se nourrissant à même la mangeoire à oiseaux
qu'il avait installée sur son balcon, derrière sa demeure de la rue Benoit. Alertés, les policiers et les
agents de la faune se sont présentés sur les lieux et ont inspecté la cour de l'Académie Knowlton,
située tout près. Même si l'ours a été signalé à plusieurs reprises par des citoyens, au cours de la
matinée, les autorités n'ont pas été en mesure de retracer l'animal qui, selon toute vraisemblance, a
repris le chemin de la forêt. Personne n'a été blessé lors de la balade de l'animal.


Renaturalisation des rives : Lac-Mégantic revient avec son programme d’encouragement
La Tribune
Samedi, 24 avril 2010
Ronald Martel

LAC-MÉGANTIC - La Ville de Lac-Mégantic vient de lancer à l'intention de ses citoyens une nouvelle
édition de son Programme d'encouragement à la renaturalisation de la bande riveraine.

"La Ville se doit de mettre en place des actions favorisant l'éducation environnementale et la
sensibilisation de la population face à l'utilisation des ressources écologiques de la région", a déclaré la
mairesse Colette Roy Laroche.

Ce programme, qui bénéficie d'un budget de 12 000 $, remettra 50 pour cent du coût des végétaux
indigènes servant à renaturaliser la rive du lac, jusqu'à concurrence de 200 $, aux 50 premiers
propriétaires qui amorceront des travaux de revégétalisation, en plus d'assumer les coûts relatifs au
permis d'aménagement de la bande riveraine, lequel coûte 150 $.

"La prolifération des cyanobactéries qui persiste depuis quelques années met en péril la santé des
utilisateurs et de la faune aquatique, en plus d'avoir un impact négatif sur les activités
récréotouristiques et économiques", a ajouté la mairesse Roy Laroche.

En 2009, l'inventaire des terrains riverains du lac a été effectué, permettant de dresser un portrait
global de la santé des berges. Beaucoup de travail reste à faire.

En effet, sur les 160 propriétés riveraines du territoire de Lac-Mégantic, 110 ont été trouvées non
conformes à la réglementation, ce qui représente près de 70 pour cent. Ces propriétaires ont été
prévenus et la plupart rencontrés.

"Il n'y aura pas d'amendes imposées cette année pour les propriétaires qui ne se conformeront pas,
mais ça pourrait être différent en 2011", a indiqué l'agente en environnement de Lac-Mégantic, Mélanie
Gagné.


Réaménagement de 68 millions $ au Ministère des Ressources naturelles
Le Soleil
Samedi, 24 avril 2010
Baptiste Ricard-Châtelain

Québec) Les employés du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) seront dans les
boîtes au cours des trois prochaines années! Le siège social sera complètement rénové. Un projet de
68 millions $ qui entraînera le déménagement de centaines de fonctionnaires.

À Québec, le MRNF est partagé entre deux immeubles. Plus ou moins 900 postes de travail sont
aménagés dans l'édifice Bois-Fontaine, situé sur le chemin Sainte-Foy, à l'angle de l'avenue
Belvédère. Quelque 1300 autres bureaux sont disposés au siège social, à l'intersection de la 4e
Avenue Ouest et du boulevard de l'Atrium (Charlesbourg).
D'ici 2013, presque tout le monde devra se faire une niche dans ce dernier bâtiment. Donc, au moins
2000 travailleurs logeront là où on en dénombre 1300... Ils devront se coller.

«Ce sont des travaux majeurs!» concède Martin Roy, le porte-parole de la Société immobilière du
Québec (SIQ), maître d'oeuvre du projet. «Il est question de revoir l'aménagement de l'ensemble des
postes de travail. Le Ministère va en profiter pour densifier l'occupation. Tous les gens vont être
appelés à se déplacer pendant que les opérations se font. [...] Ça implique beaucoup de
déménagements temporaires à l'intérieur du bâtiment.»

Pour loger les nouveaux venus, la SIQ agrandira tout de même l'immeuble construit en forme de T. Il
gagnera 5500 mètres carrés de plus, l'équivalent d'un terrain de football (ballon ovale!).

Au temps des coupes...

Dans un courriel transmis au Soleil, un employé du MRNF regrette que le gouvernement dépense gros
dans ce projet alors qu'il exige des efforts considérables aux contribuables. Ce fonctionnaire doute que
les dépenses d'agrandissement, de déménagement et autres frais connexes puissent être récupérés.

Martin Roy, de la Société immobilière du Québec, assure que l'entreprise sera rentable. «C'est un
projet qui s'autofinance.» Le MRNF occupera 80 % moins d'espace en haute ville, ce qui générera des
économies.

Selon M. Roy, il ne faut pas tenir compte des investissements majeurs pour la réfection du bâtiment
trentenaire afin d'évaluer la profitabilité du déridage. Les frais de rénovation sont inclus dans la facture
de 68 millions $. Comme pour une maison unifamiliale, dont on bichonne le toit et le manteau, il faut
périodiquement retaper les constructions étatiques, plaide-t-il. «À la base, ce sont des travaux majeurs
de maintien d'actifs.»

À entendre la liste des éléments à changer ou à retaper, on se demande bien ce qu'il restera des
matériaux et des équipements originaux installés en 1974. Tout le système de ventilation-climatisation-
chauffage sera remplacé. «Comme le frigidaire d'une maison, ça a une durée de vie utile.» Le système
électrique, qui peine à sustenter l'appareillage informatique moderne, sera également mis au goût du
jour. Les luminaires aussi

En plus, la construction ne résiste plus efficacement aux assauts de Dame Nature. «Il y a beaucoup
d'infiltrations.» Le revêtement extérieur, des fenêtres et la toiture seront changés. La SIQ en profitera
pour modifier l'isolation défaillante. La facture pour le chauffage et l'éclairage devrait d'ailleurs
dégringoler d'environ 35 % à la fin de l'aventure. «C'est considérable.»

Puis, tant qu'à y être, la gestion de ces nouvelles composantes sera informatisée.

Les travaux devraient permettre d'obtenir la certification LEED qui atteste de la «qualité
environnementale» des constructions.

Les travaux préliminaires sont déjà en cours. Si l'échéancier est respecté, les premiers appels d'offres
seront publiés en juin pour que les ouvriers se mettent au boulot à la fin de l'été. Livraison espérée :
printemps 2013. La SIQ entend privilégier les matériaux du Québec.
Le centre de ski de fond La Tuque Rouge utilisé comme dépotoir
Le Nouvelliste
Samedi, 24 avril 2010
Gabriel Delisle

La Tuque - Les terrains municipaux exploités par le club de ski de fond La Tuque Rouge sont utilisés
comme dépotoir. Les administrateurs du club découvrent régulièrement des amas de déchets dans les
sentiers. Des pollueurs y sont venus encore la semaine dernière pour jeter des détritus malgré que le
site de transbordement des déchets domestiques ne soit situé qu'à quelques kilomètres.

Ceci semble complètement absurde pour le conseil municipal et la plupart des citoyens qui voient en
cette pratique un crime contre l'environnement et un flagrant manque de civisme. "C'est complètement
et totalement incompréhensible. Je ne comprends absolument pas comment on peut faire ça", dénonce
le président du club de ski de fond La Tuque Rouge, Richard Lavoie.

Lorsqu'on fait une tournée des sentiers avec lui, on constate l'ampleur du problème qui perdure depuis
longtemps. Les déchets d'activités humaines comme les canettes, les bouteilles de plastique et les
sacs d'aliments sont rares. Ceux qui se retrouvent sur le site sont principalement des résidus de
construction et des gros meubles. Un labyrinthe de sentiers et l'absence de résidences à proximité
rendent la surveillance très difficile, voire impossible pour la Municipalité.

"Il y a régulièrement des déchets qui sont largués n'importe où. Ce n'est pourtant l'action que de
quelques individus", déplore M. Lavoie. "Nous ne pouvons même pas ramasser tous les déchets qu'ils
laissent. Certains sont dans un ravin. Il faudrait utiliser des cordes de sécurité pour faire le ménage. Je
comprends que les employés municipaux ne peuvent tout nettoyer."

En plus des nombreux amas de matériaux de construction, les agents de protection de la faune du
ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec ont découvert à la fin de l'hiver les
restes de sept orignaux à l'extrémité de la boucle de ski pour débutants. "Les ours noirs se sont bien
entendu réunis là à leur réveil. Ils étaient attirés par des têtes d'orignaux et les abats abandonnés là à
l'automne", explique M. Lavoie. "La présence des ours a fait peur à bien des skieurs."

La Ville tiendra prochainement une cueillette des gros déchets et de vieux matériaux de construction.
Les pollueurs n'auront même pas besoin de déplacer les leurs jusqu'au site du centre de ski; les
employés municipaux iront les cueillir à leur porte.

L'affront contre Dame nature a par ailleurs été décrié par le maire de La Tuque, Normand Beaudoin,
ainsi que par quelques conseillers municipaux. "J'invite les citoyens à dénoncer les gestes de
vandalisme et ce manque de civisme qui engendrent des coûts pour la Municipalité. Ce sont tous les
citoyens qui se retrouvent à payer pour quelques personnes", a souligné le maire lors de la dernière
assemblée publique du conseil municipal.

Le conseiller municipal Jean Duchesneau a aussi dénoncé la situation qui perdure au centre de ski de
fond. "Je ne comprends pas! Les gens devraient aller au site d'enfouissement municipal. C'est gratuit
pour les citoyens", a-t-il dit, ébahi par l'absurdité de la pratique.

Le terrain du centre de ski est aussi régulièrement la cible de vandales. Dernièrement, la barrière
d'entrée a été démolie par des utilisateurs de quad qui voulaient passer.
Pêche hâtive pour pêcheurs impatients
La Presse
Dimanche, 25 avril 2010
Simon Diotte

Les mordus de pêche sont fébriles. L'hiver doux, les faibles précipitations de neige et l'absence de
crues printanières se conjuguent pour permettre l'ouverture de la saison de la pêche plus tôt qu'à
l'accoutumée. Dans le sud de la province, les pêcheurs sont même déjà à l'oeuvre depuis plus d'une
semaine. Du jamais vu!

C'est le cas au Fairmont Kenauk, territoire sauvage de 65 000 acres, propriété du Château Montebello.
Ce domaine de pêche exclusif a sorti ses chaloupes le 16 avril, une semaine avant l'ouverture officielle
de la pêche aux salmonidés, fixée au 23 avril (hier). La pêche n'était donc pas permise dans les
ruisseaux et les rivières, mais elle l'était dans les lacs ensemencés, qui sont ouverts à l'année. Sur ce
territoire, les signes d'un printemps hâtif sont légion. «Alors que nos lacs calent normalement entre le
15 et le 28 avril, cette année, la glace avait déjà disparu le 30 mars», explique Bill Nowell, du Fairmont
Kenauk. En forêt, les érythrones d'Amérique, ces petites fleurs à pétales jaunes qui poussent dans les
sous-bois au printemps, ont déjà fleuri, autre signe annonciateur du retour de la saison de la pêche. Ce
n'est pas un hasard si cette plante s'appelle trout lily en anglais.

Située en Mauricie, la Pourvoirie du lac Blanc accueille aussi les pêcheurs depuis le 16 avril. Le
personnel a déjà entrepris l'ensemencement des lacs, profitant de chemins d'accès peu endommagés
par la fonte des neiges. «Depuis le début d'avril, on sent l'excitation monter chez les pêcheurs. Ils nous
appellent sans relâche pour connaître l'évolution des lacs», dit Daniel Grenier, directeur commercial de
cette pourvoirie de Saint-Alexis-des-Monts.

À Saint-Zénon, dans Lanaudière, à 1 h 30 de Montréal, le Pavillon Basilière, le domaine Bazinet, la
pourvoirie Saint-Zénon et la pourvoirie Trudeau ont fixé leur date d'ouverture au 30 avril, une ou deux
semaines plus tôt qu'à l'habitude. En raison de la haute altitude (dans les 700 m), les lacs dans ce
secteur de Lanaudière n'avaient pas encore calé en début de semaine, mais le processus était bien
avancé.

Cependant, plusieurs pourvoiries, dont le réputé domaine Au pays de Réal Massé (Saint-Zénon), ne
devanceront pas leurs dates d'ouverture, soit parce qu'elles ne sont pas prêtes, soit parce qu'elles ne
profitent pas d'un climat favorable. Donc, avis aux pêcheurs impatients : mieux vaut passer quelques
coups de fil avant de partir en expédition.

Des occasions incroyables

La pêche hâtive crée de nouvelles occasions pour les pêcheurs. Des dizaines et des dizaines de
chalets sont maintenant libres et accessibles en début de saison, alors qu'en temps normal, il n'est pas
facile de trouver un chalet libre pendant la haute saison de mai et juin. «Cette ouverture précoce va
nous permettre de rattraper un peu notre saison hivernale, qui a été décevante en raison d'une saison
de motoneige écourtée», dit Marc Ploude, président-directeur général de la Fédération des pourvoiries
du Québec, association qui représente plus de 350 pourvoiries de la province.

Mais les réservations de chalets en avril se font au compte-gouttes. Actuellement, les gens
s'intéressent davantage à la pêche à la journée. «Les plus mordus ont déjà leurs réservations de chalet
en mai. Ils viennent pour se réchauffer en vue de leur traditionnelle partie de pêche entre amis»,
constate M. Nowell.
La pêche s'annonce-t-elle miraculeuse si tôt en saison? Selon les pourvoyeurs que La Presse a
interrogés, pas de doute là-dessus, les conditions sont meilleures que jamais. «L'absence de crues
printanières a fait que nos lacs n'ont pas débordé, ce qui apporte normalement quantité de nourriture
aux truites. Donc, je suis certain qu'elles sont affamées», affirme Stéphane Borgeaud, propriétaire de la
pourvoirie Pavillon Basilière.

Un petit conseil pour une pêche hâtive fructueuse : il faut taquiner la truite sur le bord des lacs, en
jetant sa ligne dans les broussailles avant de la faire tomber à l'eau. La truite s'y méprendra à coup sûr,
croyant déguster un délicieux insecte. Sur ce, bonne pêche!


Petit cours 101 sur les saisons de pêche
Progrès Dimanche
Dimanche, 25 avril 2010
Roger Blackburn

Chicoutimi - La pêche est ouverte, enfin! Je n'ai pas pu en profiter vendredi matin, car j'avais oublié
d'acheter mon permis de pêche la veille. Dommage, j'avais reçu une invitation de Martin-Pêcheur pour
un rendez-vous matinal sur la rivière Chicoutimi, au pied du barrage, un lieu de pèlerinage printanier
pour les amateurs de pêche.

Aujourd'hui, nous allons essayer de démêler les saisons de pêche sur le Saguenay et le lac Saint-
Jean. Pour le Saguenay qui est divisé en deux zones (28 et 21), on y perd son latin, d'autant plus qu'il y
a une erreur pour la rivière du Moulin, on y reviendra à la fin du propos.

Oublions les zones et concentrons-nous sur ce que nous connaissons. Pour le lac Saint-Jean, ce n'est
pas compliqué. On se réfère à la réglementation de l'Aire faunique communautaire; la saison de pêche
débute le 28 mai pour se terminer le 12 septembre.

Sur la rivière Saguenay, ça va comme suit (voir carte):
- À partir de la route 169, jusqu'au barrage de Shipshaw, la saison de pêche s'étend du 28 mai au 6
septembre.
- À partir du pied des barrages Shipshaw et Chute-à-Caron, jusqu'à la flèche du littoral à Saint-
Fulgence, en incluant la Baie des Ha! Ha! , la saison de pêche s'étend du 23 avril au 31 octobre.
- De la flèche du littoral à Saint-Fulgence jusqu'à l'embouchure du Saguenay à Tadoussac, la pêche
est ouverte à l'année.
Partout sur le Saguenay la limite de prise et possession pour la ouananiche est de deux et de cinq pour
l'omble (truite du Saguenay).

Sur le site du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, on a inclus la rivière du Moulin dans
les limites de la zone 21 au lieu de la zone 28. Peu importe, vous devez retenir que sur la portion de
cette rivière située entre le pont du boulevard Saguenay et le pont qui traverse le boulevard Universté
(route 172), la saison de pêche est du 28 mai au 12 septembre. En haut (en amont de la rivière) du
pont du boulevard Université (route 172) la saison de pêche sur la rivière du Moulin s'étend du 23 avril
au 12 septembre, la même saison de pêche que la zone 28.

Il faut absolument vérifier ces règles de pêche sur le site du ministère des Ressouces naturelles et de
la Faune et sur le site du Parc national du Saguenay-Saint-Laurent, car il y a quelques particularités
pour certaines embouchures de rivières.
Dans les zecs de la région, les dates d'ouverture de la pêche à l'omble de fontaine varient selon les
territoires. Il faut aussi consulter le résumé des règlements du ministère des Ressources naturelles et
de la Faune pour les informations précises concernant les dates d'ouverture en fonction des espèces.

AU BOUT DE LA LIGNE

Souper du Cibro

La troisième édition du souper-bénéfice du Centre d'interprétation des battures et de réhabilitation des
oiseaux de Saint-Fulgence (CIBRO) aura lieu le vendredi 30 avril à 17h30 à l'école Mont-Valin de
Saint-Fulgence. L'événement se tiendra sous la présidence d'honneur du ministre délégué aux
Ressources naturelles et de la Faune, Serge Simard. Votre chroniqueur aura quant à lui l'honneur
d'animer l'encan crié. Un rendez-vous à ne pas manquer, il y aura de beaux objets à acheter. Pour info:
418 674-2425.

Cours de pêche à la mouche

Le spécialiste de la pêche à la mouche et propriétaire de la boutique La Boîte à Mouches, Sylvain
Gagnon, donnera des cours de pêche à la mouche les 1er et 2 mai ainsi que les 8 et 9 mai. Les cours
durent une journée, de 8h à 16h. Il y a une partie théorique en avant-midi où on voit les lignes, les
cannes à pêche, les noeuds et différents types de mouche alors qu'en après-midi, la formation pratique
se déroulent sur le bord de la rivière. Pour information: 418-543-4721.

Tirage des sauvaginiers

L'Association des sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean a procédé au tirage de prix de
participation la semaine dernière dans le cadre de la campagne de recrutement et des participants aux
soirées d'information sur la chasse aux oies blanches dans les champs des cultivateurs.
Robert Charron d'Alma est l'heureux gagnant d'un fusil de calibre .12, Remington modèle 870 avec un
mécanisme à pompe chambré 31/2 pouces, d'une valeur de 700$.
Yves Perron de Saint-Prime a gagné un bon d'achat de 200$ dans un magasin de sport chasse et
pêche de son choix.

Encadré(s) :
Omble de fontaine

Pour la pêche à l'omble de fontaine, voici les différentes dates selon les zecs :
L'Anse-Saint-Jean 21 mai
Buteux Bas-Saguenay 21 mai
Chauvin 21 mai
Lac Brébeuf 14 mai
La Boiteuse 14 mai
La Lièvre 7 mai
Mars-Moulin 21 mai
Martin-Valin 21 mai
Onatchiway 21 mai
Des Passes 7 mai
Rivière-aux-Rats 14 mai
Trafic d’armes : Québec veut se joindre à la croisade de Chicago
Le Soleil
Mardi, 27 avril 2010
Pierre-André Normandin

(Chicago) La Ville de Québec pourrait prendre part à une importante poursuite judiciaire contre les
fabricants d'armes à feu aux États-Unis, a appris Le Soleil. Le maire Régis Labeaume se dit convaincu
que le trafic illégal d'armes prenant de l'ampleur au sud de la frontière atteindra tôt ou tard son
territoire. Mieux vaut prévenir.

Les maires de Philadelphie, Chicago et Columbus ont profité d'une séance à huis clos du Forum des
villes globales hier matin pour dénoncer les ravages du commerce illégal d'armes chez leurs citoyens.
Mais voilà, ils ont beau tenter par tous les moyens de bannir ces engins mortels de leur territoire, une
loi fédérale leur interdit de poursuivre les fabricants contribuant à alimenter le trafic.

À coup de statistiques «effarantes» sur le nombre de jeunes tués chaque année, les trois maires
américains ont convaincu leurs collègues réunis hier et aujourd'hui à Chicago de joindre leur croisade.
Après tout, plusieurs autres pays sont également aux prises avec un tel problème. La centaine de
maires et élus municipaux adopteront donc ce matin une résolution pour dénoncer l'interdiction aux
États-Unis de poursuivre ces commerçants.

Désirant aller plus loin, le maire de Québec a lancé en pleine séance l'idée d'intenter une poursuite à
l'extérieur des États-Unis. «Quelqu'un de l'extérieur pourrait poursuivre les fabricants s'il considérait
que le trafic nuisait à sa population. J'ai demandé aux trois maires américains s'ils appuieraient une
telle initiative et ils ont dit oui», a-t-il confirmé au Soleil.

Avant de prendre l'initiative dans cette aventure, le maire de Québec veut toutefois d'abord évaluer si le
problème a réellement un impact sur son territoire. Sans quoi, il laisserait à un autre le soin
d'enclencher les procédures et pourrait ensuite s'y joindre. «Il faut voir si au Québec, on est touchés à
ce point. Je ne le sais pas, a-t-il reconnu. La criminalité à Québec... J'écoutais les maires américains
parler ce matin et on vit sur une autre planète. Ça n'a pas de bon sens. Mais il faut voir deux coups
d'avance.»

Ce dernier se dit convaincu que le trafic des armes à feu, s'il n'a pas encore d'impact, pourrait
éventuellement en avoir un. «Bien sûr. Bon, l'année où j'ai été élu maire, il n'y a pas eu un seul meurtre
à Québec, mais le trafic d'armes fabriquées aux États-Unis touche tout le monde. C'est sûr qu'au
Québec, il y a des meurtres commis avec des armes illégales», avance-t-il.

Présent à la rencontre, le maire de Windsor, en face de Détroit, a d'ailleurs souligné que deux des cinq
meurtres survenus l'an dernier sur son territoire avaient été perpétrés par des armes ayant circulé par
ce trafic illégal.

Meilleur contrôle

Régis Labeaume joindrait ainsi la croisade menée depuis des années aux États-Unis par le maire de
Chicago, Richard Daley, pour un meilleur contrôle des armes à feu. Ce dernier ne se cache pas pour
critiquer haut et fort les problèmes.

En présence du maire de Mexico et de l'ambassadeur mexicain aux États-Unis hier, M. Daley s'est
d'ailleurs excusé pour les répercussions à ce commerce que vit le Mexique. «Vous ne fabriquez pas
des armes, nous les fabriquons. Les Mexicains n'achètent pas des drogues, nous les achetons. Ils sont
malheureusement pris dans un tir croisé d'une violence inouïe et les États-Unis devraient prendre leur
part de responsabilité et aider leurs frères mexicains.»

Devant un parterre de journalistes locaux, il a ajouté que «le gouvernement doit réaliser que d'avoir des
gangs se battant le long de la frontière mexicaine veut dire avoir des gangs se faisant la guerre dans
toutes les villes américaines».

Le contrôle des armes revient dans l'actualité alors que Chicago a connu une nouvelle flambée de
violence depuis la débâcle économique. En chute libre depuis le début des années 1990, le nombre de
meurtres a recommencé à augmenter pour friser les 600 en 2008.

Et avec la crise qui n'en finit pas de miner l'économie de certaines grandes villes du coeur des États-
Unis, de nombreux experts appréhendent un été «chaud» à Chicago.

Pour prévenir cette vague, la Ville a d'ailleurs lancé le programme Sauvez une vie et payera le 8 mai
ses citoyens acceptant de se débarrasser de leurs armes. Elle offrira 100 $ par arme automatique, 75 $
par fusil et 10 $ pour chaque réplique d'arme à feu.


Financement des organismes environnementaux : les groupes restent dans le doute
Le Devoir
Mardi, 27 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Alors que le Fonds vert va engranger cette année plus de 300 millions, Québec se dit incapable
présentement de confirmer aux groupes environnementaux s'il va augmenter ou réduire leur
financement en 2010-2011.

Mais, selon une réponse écrite aux questions du Devoir, le ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs (MDDEP) affirme que «nous sommes présentement à travailler à la
reconduction du programme» qui lui permettait d'ajouter 10 000 $ par an à l'aide accordée à quelques
groupes environnementaux que le ministère ne reconnaît pas comme tels.

Il s'agit de Nature Québec, un affilié de l'Union internationale pour la conservation de la nature qui
fédère dans ses rangs plus d'une centaine de groupes, du Réseau québécois des groupes écologistes
(RQGE), qui regroupe lui aussi plusieurs dizaines de groupes, de la coalition Eau Secours, de
l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), du Front commun
québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), des Amis de la Terre et d'Envir-
Action. Ces groupes boycottés par le ministère sont les groupes les plus critiques de son action.

La crainte de ces groupes de perdre ces 10 000 $ qui leur permettent de garder la tête en dehors de
l'eau, pourrait-on dire, est alimentée depuis quelque temps par une lettre adressée le 6 avril à Nature
Québec par Daniel Jean, du Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales
(SACAIS).

«À la suite d'une vérification effectuée auprès du MDDEP, écrivait M. Jean, ce dernier confirme que
son engagement de transférer 40 000 $ par année [...] du Fonds vert vers le Fonds d'aide à l'action
communautaire autonome [FAACA] ne sera pas renouvelé. Le SACAIS ne disposera donc pas des
fonds nécessaires pour renouveler l'aide additionnelle de 10 000 $ par année au-delà du 31 mars
2010.»

Les 10 000 $ en question provenant de l'Environnement s'ajoutaient aux 60 000 $ que verse le SACAIS
aux groupes environnementaux venus se réfugier chez lui parce que l'Environnement refuse de les
reconnaître.

Mais, ajoute le ministère dans sa réponse au Devoir, «nonobstant ce qui a pu être véhiculé par le
SACAIS, le processus d'analyse et de décision quant au financement de ces groupes est en cours au
MDDEP».

Le ministère estime de son côté être très généreux envers les groupes environnementaux auxquels il
affirme verser plus de 20 millions par année.

En bref : découverte d’outils historiques pour chasser le caribou
La Presse
Mardi, 27 avril 2010
Presse Canadienne

La fonte de plaques de glace dans les montagnes arctiques canadiennes révèle des détails sur la
chasse des caribous dans la région il y a des milliers d'années. L'archéologue Tom Andrews et ses
collègues surveillent étroitement les glaces des monts Mackenzie depuis trois ans. Pendant l'été, les
caribous se rassemblent sur ces plaques de glace pour échapper à la chaleur et aux insectes. Les
chasseurs humains les ont suivis et ont laissé de l'équipement sur place. La fonte a permis de
découvrir une lance vieille de 2400 ans, un collet à écureuil vieux de 1000 ans et des arcs et des
flèches datant d'il y a plus de 800 ans.


Les zecs prêtes à amorcer le virage
Journal de Québec
Vendredi, 30 avril 2010
Julien Cabana

Les délégués présents en fin de semaine au congrès de la Fédération québécoise des gestionnaires
de zecs ont été clairs avec leurs représentants nationaux : ils sont prêts à entreprendre le virage
demandé.

« Il faut comprendre que ce que nous avons présenté comme plan stratégique pour l’avenir n’est
uniquement le fruit des idées des dirigeants de la Fédération. Il a été créé à la suite d’une tournée
provinciale que nous avons faite afin de rencontrer les gestionnaires et savoir ce qu’ils voulaient,
explique le directeur général Jean-Claude d’Amours.

« Dans certains dossiers, les gens voulaient aller encore plus loin que ce qui est sur la table, sauf qu’il
faut amorcer les changements en respectant une certaine cadence acceptable autant pour nos
membres que pour les utilisateurs. Nous voulons vraiment que les zecs puissent offrir des services
modernes aux usagers et pour cela, il faut outiller les bénévoles. Il leur faut plus de technologies pour
arriver à donner aux amateurs de chasse et pêche ce qu’ils recherchent. Le poste d’accueil virtuel où
les gens pourraient s’enregistrer et imprimer eux-mêmes leur droit d’accès pour leur activité est un bel
exemple du tournant qu’il faut faire dans notre monde moderne.
«L’accès aux territoires des zecs serait facilité pour les utilisateurs. Nous nous devons en tant que
Fédération de mieux structurer et d’améliorer les services administratifs que nous offrons aux zecs
membres.»

Les problèmes de gestion

Vieux routier du monde des zecs depuis 20 ans dont huit à titre de président de la Fédération, Claude
Beausoleil s’est dit heureux du virage amorcé, en soulignant qu’il était plus que nécessaire.

« Nous nous sommes penchés tous ensemble sur les problèmes de gestion qui deviennent de plus en
plus importants pour les gestionnaires, énonce le président plutôt fier de son congrès, où se sont
présentés 250 délégués. Par exemple, le réseau routier est un dossier qui préoccupe de plus en plus
nos membres parce que d’une part les exploitations forestières ont diminué, ce qui fait que plusieurs
routes forestières sont moins bien entretenues, et d’autre part, nos membres doivent garantir un accès
à la forêt aux utilisateurs de zecs.

« ll faut les aider et s’assurer que le programme d’assistance du gouvernement donnera les résultats
prévus. Le dossier des regroupements régionaux est aussi important parce qu’en se regroupant, les
zecs auraient plus de pouvoir à différents niveaux comme les achats de matériaux. Certains services
administratifs pourraient être partagés. Les modalités d’ouverture et de fermeture des territoires
pourraient s’harmoniser.

« À la Fédération, nous avons parlé de fusion mais sur ce point, le message a été précis. Laissez le
temps faire les choses, nous ont demandé les gestionnaires. Il est certain qu’en tant que Fédération,
nous voyons de nombreux avantages à ces fusions, sauf que pour les gestionnaires qui s’occupent
d’un territoire depuis plus de 20 ans, l’identité de leur zec est primordiale. »

Dans le dossier des augmentations de tarifs, rien n’a refait surface de façon importante, sauf que ce
n’est qu’une question de temps avant que les nouvelles arrivent sur ce sujet.


Poursuite des fabricants d’armes : les maires emboîtent le pas
Le Soleil
Mercredi, 28 avril 2010
Pierre-André Normandin

(Chicago) L'idée de poursuivre les fabricants d'armes à feu a fait boule de neige au Forum des villes
globales. Près de 30 maires se sont dits prêts à se rendre jusqu'en Cour internationale de justice, à La
Haye, pour faire cesser le trafic de ces «armes de destruction massive».

«C'est à ça que ça sert la Cour internationale, c'est pour ça qu'on a les Nations unies. Les fabricants
d'armes n'ont pas droit à l'immunité. Quand des compagnies polluent ou violent les droits de l'homme,
elles sont poursuivies. Pourquoi pas les fabricants d'armes?» a lancé le maire de Chicago, Richard M.
Daley, qui a poursuivi voilà six ans l'industrie américaine en Cour suprême. Sans succès.

Lui aussi aux prises avec une flambée de violence, le maire de Philadelphie, Michael Nutter, a même
déclaré que le trafic des armes se rapprochait «d'un crime contre l'humanité, d'un crime de guerre». En
2008, 9484 meurtres ont été perpétrés à l'aide d'une arme à feu aux États-Unis, 72 % de tous les
homicides, selon le FBI.
Le Forum des villes globales, qui devait porter sur la reprise économique, a rapidement bifurqué lundi
matin sur le contrôle des armes, plusieurs maires se plaignant de vivre une vague de violence
attribuable au trafic illégal de ces engins. Ils en ont même fait le thème central de la conférence de
presse de clôture. «Les maires me demandent : "Pourquoi envoyez-vous vos armes chez nous? Pas
des armes de chasse, mais des armes faites pour tuer des personnes. Pourquoi faites-vous cela à
l'Afrique, aux Caraïbes, au Mexique?"»

Faire pression

Selon la résolution endossée hier matin par une trentaine de villes, dont Québec, les maires s'engagent
à faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour lutter contre ce fléau. Ils auront certainement
besoin de leur soutien, puisqu'un recours devant la Cour internationale de justice doit nécessairement
être présenté par un État. Au-delà de recourir à La Haye, les maires s'engagent aussi à faire appel à
leurs tribunaux locaux contre les fabricants d'armes.

«Les maires ne veulent pas de nos fusils. Ils ne veulent pas de ces armes de destruction. Pas de
destruction massive, simplement de destruction d'individus, mais tout de même», a lancé le maire
Daley.

Quelques minutes plus tard, il franchissait toutefois le pas, en qualifiant les fusils d'«armes de
destruction massive». «Vous voyez ce qu'elles font, ce que leurs balles font. Les États-Unis ne
devraient pas tolérer ça.» Richard Daley fait même du contrôle des armes une question de «santé
publique». Encore hier, la première page des journaux de Chicago faisait écho aux ravages provoqués
par les armes à feu. L'un d'eux présentait la photo d'une enfant âgée d'à peine un an, tuée la veille par
une balle destinée à son père.

Convaincre les citoyens

Dans un pays attaché à son droit de porter des armes, les maires américains ayant soutenu l'initiative
reconnaissent qu'ils auront fort à faire pour convaincre leurs citoyens d'appuyer la démarche. «J'aime
le second amendement [garantissant le port d'armes], mais je réclame le droit de ne pas me faire tirer
dessus», a lancé le maire Michael Nutter.

Même si les armes fabriquées aux États-Unis n'ont pas ou peu d'effet chez lui, le maire de Paris a
malgré tout tenu à appuyer l'idée. Une question de principe pour refléter le rôle que doivent désormais
jouer les villes. «Les gouvernements et les journalistes devront s'habituer à ce que les maires
expriment ensemble des points de vue forts. Les problèmes de sécurité dans les villes sont
considérables», a souligné Bertrand Delanoë, qui espère créer un même mouvement autour de la lutte
contre le changement climatique.

S'il était absent de la conférence de presse finale du Forum, Régis Labeaume s'est dit tout à fait
d'accord avec l'idée de se rendre juste devant la Cour internationale de justice. À son retour à Québec,
le maire promet d'ailleurs de joindre les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper pour les
sensibiliser aux démarches des villes. «Il faut arrêter le trafic des armes. Plus il y en a, plus il y a de
morts. Il faut arrêter ça.»
Sommet sur la biodiversité de Montréal : Montréal protège mal sa biodiversité
Le Devoir
Mercredi, 28 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Les villes n'ont plus d'excuses pour ne plus agir, plaide le président du Centre québécois du droit de
l'environnement

La protection de la biodiversité sur l'île de Montréal souffre de plusieurs failles malgré les progrès
accomplis au cours des dernières années.

Cette conclusion faisait globalement consensus hier, y compris de la part de la Ville, au Sommet sur la
biodiversité de Montréal, organisé par le Conseil régional de l'environnement au centre Gelber.

Grâce à 30 millions de dollars d'investissements au cours des dernières années, Montréal a haussé le
niveau d'aires protégées sur son territoire de 3,2 % à 5,2 %, mais les ajouts qui vont permettre
d'atteindre l'objectif de 6 % en milieu terrestre et de 2 % en milieu aquatique risquent de coûter cher,
compte tenu de la propension à l'étalement urbain et à construire inutilement grand.

Mais les villes n'ont plus d'excuses pour ne pas protéger leurs milieux humides, leurs rives et berges,
les forêts urbaines et les autres écosystèmes qui permettent à la petite et grande faune de survivre sur
l'île de Montréal, cerfs compris.

Selon Me Jean-François Girard, président du Centre québécois du droit de l'environnement, la Cour
suprême du Canada a reconnu clairement le pouvoir des villes à protéger des écosystèmes jugés
d'intérêt public, «ce qui n'est pas une expropriation» qui commande de lourdes compensations.

Pourtant, l'excuse classique des villes est qu'elles n'ont ni les pouvoirs ni l'argent pour protéger
l'essentiel de leur patrimoine naturel. C'est faux, affirme Me Girard, car les administrations municipales
peuvent, par un zonage approprié, interdire «n'importe quelle activité» sur un terrain privé au nom de
l'intérêt public et de l'environnement.

Mais au lieu de protéger des zones humides ou forestières par des règlements de zonage, les villes
mettent plutôt de côté d'importantes sommes afin d'acquérir ces terrains, ce qui se justifie uniquement
si elles veulent les utiliser. Protéger n'exige pas d'acquérir, selon Me Girard, qui récuse aussi les
excuses du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, qui se cache
souvent derrière la dévolution de pouvoirs aux municipalités pour ne pas agir. Ces responsabilités
déléguées, a-t-il poursuivi, n'annulent en aucune façon le pouvoir de contrôle de l'action municipale que
conserve le ministère.

Le seul vrai problème, a-t-il dit, c'est la volonté politique.

Pas de normes pour les rives

Plusieurs intervenants ont noté qu'une des failles dans la protection des écosystèmes de la région de
Montréal, et en particulier sur l'île elle-même, était l'absence ou l'inapplication des normes de protection
des rives, le milieu privilégié d'échanges entre la terre et l'eau, ce qui en fait le deuxième maillon le plus
important de la biodiversité après les milieux humides.

Les avis étaient partagés hier sur la nécessité de protéger la totalité des milieux humides de l'île de
Montréal, voire ceux de la Communauté métropolitaine (CMM) dans son ensemble. Mais en général,
les différents conférenciers appelés à se prononcer sur la question ont plaidé pour une protection la
plus intégrale possible, du fait qu'il en reste très peu en raison de l'étalement urbain et de la manie de
construire trop grand et en faible densité.

Enfin, certains ont plaidé pour une vaste consultation publique pour harmoniser les différents types de
protection accordés aux rapides de Lachine par des règles claires, à la hauteur de leur exceptionnelle
valeur écologique.


Labaume à Chicago : armes à feu contre TGV
Le Soleil
Jeudi, 29 avril 2010
Pierre-André Normandin

 (Chicago) Les armes à feu ne causent peut-être pas de ravages à Québec, mais peuvent servir d'outil
diplomatique pour la capitale. Le maire Régis Labeaume dit avoir endossé la croisade contre le trafic
illégal de ces engins mortels pour obtenir en retour des appuis de l'étranger à ses projets.

«Quand on demande au maire de Chicago un appui pour le TGV, on veut être écouté. Ce n'est pas un
sens unique, c'est donnant-donnant. Au Québec, on est un peu comme ça : on ramasse, on ramasse.
Mais à un moment, il faut donner un peu», a expliqué M. Labeaume, hier matin. Le maire a ainsi tenu à
justifier sa prise de position en faveur d'un meilleur contrôle des armes à feu lors du Forum des villes
globales tenu lundi et mardi à Chicago.

Une trentaine de maires ont alors adopté une résolution pour lutter contre leur trafic illégal prévoyant
notamment des poursuites jusque devant la Cour internationale de justice. Même s'il appuie la
démarche, le maire de Québec a tenu à assurer qu'il n'en coûterait rien à la Ville. Bref que son
implication risque d'être plutôt limitée.

Au-delà de la prise de position, Régis Labeaume dit voir dans cette croisade une façon pour lui de se
rapprocher des dirigeants des autres cités. De créer des liens pour mener à bien certains de ses
projets dont les retombées dépassent les limites de Québec. Train à grande vitesse, Forum universel
des cultures, possible candidature aux Jeux olympiques d'hiver : des appuis de l'extérieur de la région
seront certainement nécessaires pour les voir aboutir, juge-t-il.

Même s'il tient à entretenir ses liens, pas question pour le maire d'imiter son collègue de Chicago en
créant un forum annuel pour réunir ses homologues étrangers dans la capitale. «On va laisser ça à
[Richard] Daley. Il peut attirer n'importe quel maire dans le monde. Moi, je ne pourrais pas. On va
travailler avec lui ici, ça va être en masse», estime M. Labeaume, qui prévoit participer de nouveau à la
rencontre l'an prochain, «si je suis invité».

Efficacité des villes

Alors que la diplomatie est réputée pour avancer lentement, Régis Labeaume dit avoir été
impressionné par l'efficacité des maires à s'entendre. Sur un sujet controversé comme le contrôle des
armes, de surcroît. «Prendre la résolution sur les armes à feu, ç'a été une affaire de 10 minutes. Tout
le monde a levé la main et on s'est dit : "Go, on y va." Imagine combien de temps ça aurait pris aux
gouvernements», observe-t-il.
Le maire de Québec s'entend avec ses collègues Richard Daley (Chicago) et Bertrand Delanoë (Paris)
selon qui les Villes sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale.

Disant vouloir donner une sorte de permanence au Forum, le maire de Chicago a réuni hier matin cinq
de ses collègues, Québec, Amman (Jordanie), Nairobi (Kenya), Peñalolén (Chili) et Glasgow
(Royaume-Uni). Les distances pouvant occasionner des frais de déplacements importants, ceux-ci
pensent avoir recours aux vidéoconférences plutôt qu'aux rencontres en tête à tête. «On ne peut pas
s'attendre à ce que le maire de Moscou vienne chaque fois. Pour celui du Chili, ça lui coûte cher venir
à Chicago», souligne M. Labeaume.

Si la formule n'est pas encore clairement définie, ce réseau de maires servirait à discuter des projets
que mènent les villes. Avant leur réalisation, contrairement aux traditionnelles présentations de projets
achevés.

«On voudrait échanger sur les meilleures pratiques des villes», expose le maire de Chicago, Richard
Daley. «Est-ce que quelqu'un a déjà essayé ça? Est-ce que ça fonctionne? Ne le faites pas, je l'ai fait.
Faites plutôt ça.»


Vos poissons sont-ils comestibles ?
Le Soleil
Jeudi, 29 avril 2010
André-A. Bellemare

 (Québec) Chaque année, au Québec, plus d'un million et demi de personnes s'adonnent à la pêche
récréative. En effet, quelque 900 000 permis de pêche sportive sont vendus, et les acheteurs des
permis peuvent faire pêcher conjoint et enfants mineurs en vertu du permis détenu, puis aussi d'autres
personnes (selon les cas prévus aux règlements).

Ensemble, ces adeptes récoltent plus de 100 millions de poissons dans les ruisseaux, les rivières et les
lacs. Pas surprenant : le Québec est émaillé de plus d'un million de lacs et de cours d'eau! Jusqu'à
maintenant, moins de la moitié de ces plans d'eau ont été nommés...

De nombreux adeptes me posent souvent la question : «Les poisons que j'ai pris à la ligne, dans tel ou
tel plan d'eau, sont-ils comestibles?» Pour obtenir la réponse la plus précise possible, consultez le
Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce, dans le site Web du ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs : http:
//www.mddep.gouv.qc.ca/eau/guide/mode_emploi.htm#ca

Les espèces les plus recherchées

Ce guide vous dira exactement ce qu'il en est dans le cas de plus de deux douzaines d'espèces de
poissons que vous pouvez pêcher dans plus de 700 plans d'eau du Québec. Ils s'agit des espèces de
poissons les plus recherchées, ainsi que des plans d'eau les plus fréquentés par les pêcheurs à la
ligne.

Le ministère, dans le cadre de la surveillance de la contamination du milieu aquatique, évalue le niveau
des contaminants dans les poissons d'eau douce. Les données recueillies depuis 1978 ont permis de
tracer un portrait relativement précis de la contamination de la chair des poissons pris dans des
centaines de plans d'eau douce fréquentés par les sportifs.
Les recommandations du guide gouvernemental sont établies afin de protéger la santé contre les
risques liés à une exposition à long terme à certains contaminants. Si vous suivez le guide, les bienfaits
pour la santé rattachés à la consommation du poisson dépasseront largement les risques qui
pourraient y être associés.

Les rédacteurs du guide ont eu la brillante idée d'indiquer le nombre de repas par mois que vous
pourrez prendre, selon l'espèce et la taille des poissons pris. Il existe un risque pour les personnes qui
se nourrissent très régulièrement de poissons d'eau douce pendant plusieurs mois par an. Les
consommateurs occasionnels ne sont pas menacés, surtout s'ils ne s'alimentent pas de gros poissons
prédateurs du sommet de la chaîne de prédation.

Beaucoup trop d'oies blanches!

Les scientifiques d'Amérique du Nord estiment que la population d'oies blanches migrant dans le
continent atteint, ce printemps, environ 1,4 million d'individus, ce qui est deux fois trop pour la capacité
de support des écosystèmes fréquentés par ces oiseaux. Depuis une décennie, ces scientifiques ne
savent plus quoi inventer pour ramener la population globale d'oies blanches à environ 700 000
individus. Mais, depuis quelques décennies, les autorités gouvernementales canadiennes, québécoises
et municipales ont tellement complexifié les lois et les règlements sur la possession, l'utilisation et le
transport des armes à feu et des munitions, ainsi que sur l'accessibilité aux territoires de chasse
traditionnels, que le nombre des chasseurs d'oiseaux migrateurs a diminué d'au moins 60%!
Maintenant que les scientifiques ont besoin des chasseurs pour réduire de moitié le troupeau d'oies
blanches du continent, les sauvaginiers ne sont plus intéressés. L'explosion incontrôlable du troupeau
d'oies le conduit inexorablement à sa disparition. On aurait dû écouter les chasseurs...

Au Québec, timidité dans l'ensemencement

C'est un secret de Polichinelle qu'un nombre croissant de pêcheurs à la ligne du Québec fréquentent
les cours d'eau des États de la Nouvelle-Angleterre, parce que les États-Uniens y déversent
littéralement des tonnes de poissons d'élevage pour attirer des adeptes qui dépenseront là des millions
de dollars. Le gouvernement provincial du Québec regarde partir vers le sud la caravane des pêcheurs,
et continue de serrer les cordons de la bourse quant à l'ensemencement des cours d'eau situés dans et
autour des régions les plus densément peuplées de chez nous. Ne vous demandez pas pourquoi de
plus en plus de Québécois répètent : «Les Amaricains, ils l'ont l'affâre!»


Un courant d’eau froide
La Tribune
Jeudi, 29 avril 2010
Luc Larochelle

À Sherbrooke, la pluie a eu tôt fait d'effacer le mince tapis qui recouvrait les pelouses hier matin. En
périphérie par contre, la neige tient tête au printemps et ce dernier mettra probablement un à deux
jours à se redonner des airs victorieux parce que certains secteurs ont reçu la quinzaine de centimètres
de neige annoncée.

Le parcours de l'eau commence dans les hauteurs. Cette neige que grugeront les rayons du soleil
devant réapparaître de manière plus persistante à compter de cet après-midi aura nécessairement un
impact sur la température de l'eau, une variante à considérer selon les espèces et les types de pêche
que l'on pratique. Mais commande-t-elle une adaptation pour les pêcheurs?
"Au cours des jours à venir, l'eau qui entrera dans les lacs sera peu plus froide, mais comme les écarts
sont moindres qu'au milieu de l'été et que le phénomène de stratification ne s'est pas encore produit,
cette neige aura peu d'impact. S'il est une chose, les pêcheurs observeront peut-être un léger
ralentissement d'activité à proximité des embouchures où la température de l'eau aura quelque peu
fléchi", répond le biologiste Sylvain Roy, du service d'aménagement de la faune de l'Estrie.

Biologiste et pêcheur, Daniel Bergeron est du même avis.

"La quantité d'eau plus froide sera minime par rapport au volume déjà emmagasiné dans les lacs, un
effet de dilution étant proportionnel à la taille d'un plan d'eau. Dans les rivières par contre, en plus
d'augmenter le débit, la fonte de neige influence directement la température de l'eau. Pour quelques
jours de pêche perdus en rivière, il y aura tout de même gain puisque ces chutes de neige tardives
viendront régulariser la situation en freinant le réchauffement de l'eau", croit M. Bergeron.

De belles captures ont été effectuées au cours de la dernière semaine au lac Memphrémagog, dans
une trentaine de pieds d'eau. Ce fut le cas pour Patrice Couture et Charles Lajoie, qui ont ramené des
touladis de 12 et 7 lb lors de l'ouverture, vendredi dernier.

"Si je pouvais sortir sur le lac aujourd'hui, je pêcherais exactement au même endroit et à la même
profondeur. La grise était montée sur le plateau et, selon moi, les conditions extérieures n'ont pas
changé la donne", juge M. Lajoie.

Pêcheur de brune, Alain Fortin, voit lui aussi ces chutes de neige comme un facteur plutôt secondaire.

"Ça appellera à un peu plus de patience, car l'eau était déjà quelques degrés de moins que la
température idéale pour la brune, mais vaut mieux que l'eau demeure plus froide que pas assez",
analyse le président du Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke.
Les pêcheurs peuvent ouvrir les vannes, ce courant d'air frais est déjà derrière nous!

Illustration(s) :
Patrice Couture et Charles Lajoie ont capturé des truites grises de 12 et 7 lb dans une profondeur
d'une trentaine de pieds, vendredi dernier, au lac Memphrémagog. Des experts se prononcent à savoir
si la neige d'hier peut changer la donne pour les pêcheurs au cours des jours à venir.


Des couloirs verts pour sauver la biodiversité de Montréal
La Presse
Jeudi, 29 avril 2010
Mathieu Perreault

Des «couloirs verts» de quelques mètres de large, d'une longueur maximale de 1,5 kilomètre,
pourraient permettre d'améliorer du tiers la protection de la biodiversité dans l'île de Montréal, montrent
les travaux préliminaires d'un biologiste de l'Université McGill.

«C'est une solution qui marche déjà en Europe», explique Andrew Gonzalez, en entrevue en marge du
Sommet sur la biodiversité, organisé par le Conseil régional de l'environnement de Montréal au centre
Gelber, dans Côte-des-Neiges. «On voit même des tunnels sous les autoroutes urbaines, qui servent
principalement aux amphibiens trop lents pour éviter les voitures.»
En 1998, M. Gonzalez avait publié dans la revue Science une étude qui avait démontré que les couloirs
verts étaient efficaces. Si des fragments de forêts étaient reliés, le nombre d'espèces bondissait du
tiers.

«Pour couvrir toutes les espèces d'animaux, on parle de plusieurs dizaines de mètres, voire d'une
centaine de mètres, explique M. Gonzalez. Mais pour les petites espèces, par exemple des papillons,
on peut penser à quelques mètres.»

Selon les calculs du biologiste montréalais, si les fragments de forêts de l'île étaient regroupés grâce à
des couloirs ayant au maximum 100 mètres, il y aurait 324 écosystèmes. Si les couloirs pouvaient aller
jusqu'à 1000 mètres, on arriverait à 34 écosystèmes. Et avec des couloirs de 1500 mètres, il y aurait
huit écosystèmes.

Pour unifier tous les fragments de forêts, les couloirs devraient avoir une longueur maximale de 2500
mètres. Cela ne signifie pas que tous les couloirs auraient cette longueur, seulement le plus grand.

Que ferait-on dans les quartiers résidentiels, par exemple au nord du mont Royal, l'un des deux pôles
importants de couloirs - avec l'ouest de l'île - sur la carte de M. Gonzalez? «On peut penser à des
petites oasis vertes situées non loin l'une de l'autre, ou alors à une succession de cours de résidences
privées.» Pour les autoroutes comme la 40, il faudrait des tunnels ou des petits ponts, semblables à
ceux que l'on voit au-dessus de la Transcanadienne dans les Rocheuses.

Le Sommet sur la biodiversité a été hier l'occasion de la présentation, par le maire Gérald Tremblay,
d'une «déclaration en faveur de la biodiversité et du verdissement».


Sommet sur la biodiversité : entente pour une métropole plus verte
Le Devoir
Jeudi, 29 avril 2010
Jeanne Corriveau

Le Sommet de la biodiversité, qui s'est tenu au cours des deux derniers jours à Montréal, a pris fin sur
un engagement commun d'élus montréalais et d'environnementalistes en faveur de la protection des
habitats fauniques et du verdissement de la métropole.

Parmi les signataires de la déclaration figurent le maire de Montréal, Gérald Tremblay, celui de Côte-
Saint-Luc, Anthony Housefather, ainsi que Denis Plante, président du Conseil régional de
l'environnement (CRE) de Montréal, organisateur de l'événement.

Protection de la biodiversité et des habitats fauniques, création de corridors verts et bleus sur l'île de
Montréal, élaboration d'une stratégie de verdissement et appui aux initiatives citoyennes comptent
parmi les huit engagements de la déclaration signée au terme de l'allocution de Gérald Tremblay hier
après-midi.

Ces engagements ne sont pas des voeux pieux, a affirmé le maire, qui a insisté sur les investissements
consentis par la Ville pour l'acquisition de milieux naturels au cours des dernières années. Dans son
deuxième mandat, l'administration Tremblay a dépensé 36 millions à cette fin et a réitéré cette
promesse pour le troisième mandat qui s'amorce, a-t-il rappelé.
Mais l'argent ne suffira pas et des décisions politiques devront être prises à l'égard de certains dossiers
controversés, comme celui du golf Meadowbrook, situé partiellement dans l'arrondissement de
Lachine. Le propriétaire du terrain, Groupe Pacific, envisage d'y construire un complexe immobilier de
1500 unités, au grand dam de citoyens qui réclament plutôt la création d'un grand parc. Lors de la
dernière séance du conseil municipal, les citoyens étaient venus en grand nombre pour faire valoir leur
opposition au projet résidentiel. Le maire a indiqué hier qu'il faudra trouver un compromis dans ce cas
particulier et que des discussions étaient en cours: «Est-ce qu'on veut que ce soit vert, oui ou non? Et
si c'est oui, à quelle condition?», a-t-il dit.

La veille, Me Jean-François Girard, président du Centre québécois du droit de l'environnement, avait
fait valoir que les villes détenaient le pouvoir de protéger des terrains privés par un zonage approprié
sans nécessairement avoir à dépenser des sommes importantes.


Poisson exotique retrouvé sur les berges de la St-Charles
Le Soleil
Vendredi, 30 avril 2010
Jean-François Cliche

 (Québec) Une surprise étrange (et à la dentition impressionnante) attendait récemment un citoyen de
Québec qui se promenait le long de la rivière Saint-Charles : le cadavre d'un poisson tête-de-serpent
d'Indonésie (Channa micropeltes), un prédateur de 50 cm de long qui, comme son nom l'indique,
n'avait rien à faire dans les parages.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a fait part de la découverte hier dans
un communiqué, profitant de l'occasion pour rappeler aux propriétaires d'animaux exotiques qu'il est
irresponsable de les relâcher dans la nature. Plusieurs espèces envahissantes ont été introduites de
cette manière de par le monde et causent maintenant des ravages dans leurs écosystèmes d'adoption.

Dans le cas de C. micropeltes, dont le spécimen trouvé dans la Saint-Charles provient selon toute
vraisemblance de l'aquarium d'un citoyen fatigué de s'en occuper, le geste n'aura heureusement pas
de conséquence grave, car il s'agit d'une espèce tropicale incapable de survivre à nos hivers. Il n'y a
donc pas à s'inquiéter.

Grande famille

Mais comme le signale le biologiste du MRNF Francis Bouchard, les poissons tête-de-serpent sont une
grande famille dont certaines espèces - notamment la «tête-de-serpent du Nord», Channa argus -
pourraient s'avérer capables de s'implanter au Québec. Les propriétaires de poissons (ou d'autres
animaux) exotiques qui veulent s'en débarrasser sont donc ardemment invités à visiter le site
www.habitattitude.ca pour con-naître la marche à suivre. Aux États-Unis, où des têtes-de-serpent
semblent en voie de s'implanter dans plusieurs régions, on soupçonne que l'«invasion» a été causée
par le trafic d'animaux vivants (ces poissons sont comestibles) et par des propriétaires dépassés par la
taille et l'appétit énorme de leur animal de compagnie.

D'après la base de données du Invasive Species Specialist Group, C. argus peut atteindre une
longueur de 85 cm. C'est un prédateur vorace qui peut ingérer jusqu'au tiers de son poids en une
journée et bouleverser l'équilibre des écosystèmes dans lesquels il s'implante.
Biodiversité : un enjeu métropolitain
Le Devoir
Vendredi, 30 avril 2010
Louis-Gilles Francoeur

Le Sommet sur la biodiversité de Montréal a été un succès pour ses organisateurs. Mais si les
engagements ont été malgré tout timides — pas de nouveaux objectifs chiffrés assortis d'échéanciers
—, ce sommet va devenir une borne pour la réflexion et l'action dans toute la Communauté
métropolitaine de Montréal (CMM) où les menaces contre les derniers écosystèmes de valeur sont
encore plus grandes.

C'est là en effet que démarrent les pressions les plus systématiques, ouvertes et occultes pour dézoner
de nouvelles terres agricoles, remblayer des milieux humides, dévaster des rives en toute impunité,
etc. En somme, des écosystèmes municipaux remplis de gibiers de choix pour l'opération Marteau...

Du côté de l'île de Montréal, le problème se présente autrement même si la périphérie du périmètre
urbain souffre aussi d'étalement. Montréal s'est donné comme objectif de conserver sous forme de
patrimoine naturel 6 % de son territoire terrestre et 2 % de son territoire aquatique. Mais il semble que
la Ville englobe dans son 6 % les parcs avec leurs immenses aires gazonnées, ce qu'on peut certes
qualifier d'espace «vert», mais pas d'espace naturel au sens strict. Présentement, Montréal aurait fait
passer le pourcentage de ses «aires protégées», ce qui pourrait inclure en principe ses parcs, de 3,2 %
à 5,2 %. Si on soustrayait les parcs de récréation de ce bilan, il faudrait probablement pour atteindre
l'objectif de 6 % geler tout développement dans la totalité des espaces naturels qui ont survécu à
l'urbanisation — boisés, milieux humides et agricoles, espaces riverains, etc. — sur l'ensemble de l'île
de Montréal et cela, immédiatement.

Le désir des citoyens pour renouer en ville avec tout ce qui représente la nature se traduit de mille
façons. Certains se battent pour faire transformer en espace naturel le golfe de Meadowbrook, situé le
secteur de Lachine, là où les promoteurs du Groupe Pacific projettent la construction d'un complexe
immobilier de 1500 unités. D'autres demandent une protection globale et unifiée des rapides de
Lachine pour les protéger contre toute agression importante, comme la production hydroélectrique, les
motomarines et les «mises en valeur» souvent néfastes...

Enfin, la plupart des Montréalais rêvent plus modestement de ruelles vertes, de jardins
communautaires et d'une gestion des plantes nuisibles comme l'herbe à poux, un contaminant que
Montréal refuse honteusement de restreindre contre toute logique de santé publique. Selon Coralie
Deny, du Conseil régional de l'environnement de Montréal, on n'a malheureusement aucun portrait
d'ensemble à Montréal de nos espaces verts, des plus grands aux plus humbles comme les ruelles
vertes, les jardins communautaires, le pourcentage de rives naturelles, l'état de nos cours d'eau
urbains, des toits verts ou réfléchissants, etc., en somme, de tout ce qui peut réduire l'effet d'îlot de
chaleur sur l'île et lui conserver un cachet naturel capable d'assurer une véritable qualité de vie aux
citoyens.

Mais le problème est aussi ailleurs, c'est-à-dire à la CMM. Certes, le fait de doter Montréal d'une
politique verte aura un effet d'entraînement, au moins moral, sur certaines banlieues. Mais c'est quand
même à Laval et dans la couronne nord de l'île globalement que se situe encore le véritable Far West
des promoteurs-dévastateurs de milieux agricoles et naturels. Les maisons y sont de plus en plus
grandes, au mépris de toute logique d'efficacité énergétique et de densification du tissu urbain. Des
boisés de grande valeur y disparaissent chaque été, comme à Mascouche présentement. Sans
compter que pour les milieux humides, notre ministère du Développement durable, de l'Environnement
et des Parcs se comporte comme un ministère du Remblayage en autorisant avec une facilité navrante
la disparition des derniers milieux humides sous prétexte que les petits derniers n'ont plus de valeur,
trop petits, trop isolés, etc., alors qu'il s'agit plutôt d'écosystèmes assimilables à des espèces
menacées par l'urbanisation.

La CMM a fait la preuve après plusieurs années d'existence qu'elle est incapable de susciter,
d'harmoniser et de faire appliquer avec rigueur et uniformité de véritables normes environnementales
sur son territoire, alors que la protection de l'environnement fait partie de ses mandats. Cet abcès doit
être crevé, car le statu quo devient intolérable. Des municipalités comme Boucherville se sont donné
des règles et des projets ambitieux en matière de protection. Longueuil et Laval on recensé leurs
milieux humides, mais leur protection et celle des rives demeure inégale. Ailleurs, on a l'impression que
les promoteurs dictent et appliquent eux-mêmes lois et règlements!

Le projet de loi 89, qui renforce l'application de la Loi sur la qualité de l'environnement, entrouvre une
porte qu'il faut ouvrir carrément. On y prévoit que les amendes iront aux municipalités qui feront
appliquer les règlements provinciaux, comme celui sur les installations septiques. Québec devrait
doubler grâce au Fonds vert le montant des amendes obtenues afin de rendre attrayantes les
poursuites contre les contrevenants qui détruisent la biodiversité. Le même droit devrait être accordé
aux citoyens et groupes de citoyens, comme dans la Loi sur les pêches, qui poursuivraient des
pollueurs ou des dévastateurs d'écosystèmes avec succès, y compris des municipalités qui omettraient
par complaisance de faire appliquer des règlements provinciaux ou municipaux.

Ce nouveau concept introduit dans la Loi sur la qualité de l'environnement devrait s'étendre à tout ce
qui touche le milieu riverain, soit par une disposition expresse ou en inscrivant dans un règlement
provincial les dispositions de l'actuelle politique de protection des berges, qui devrait englober par
ailleurs les milieux humides.

Tribunaux et procureurs achèvent heureusement de détruire le mythe tenace voulant qu'il faille
absolument taxer les citoyens à coups de millions pour rembourser les pauvres propriétaires dont les
terrains abritent des écosystèmes de valeur pour la société, si on les prive d'y construire ou de les
utiliser comme ils le veulent. Les tribunaux ont été clairs jusqu'ici: il ne s'agit pas d'une expropriation,
comme vient de le confirmer une fois de plus la Cour supérieure, même si les citoyens de Lac-Saint-
Charles ont décidé de porter ce jugement en appel. L'occupation des zones inondables, le remblayage
des milieux humides, l'artificialisation des milieux riverains sont des activités contrôlées depuis des
années et la protection de l'environnement, surtout en cette Année de la biodiversité, exige d'avancer
plutôt que de reculer dans ce domaine.

***

Suggestion de lecture: Nouveau climat sur la Terre. Comprendre, prédire, réagir. Par Hervé le Treult,
éditions Flammarion. Un livre synthèse sur le dossier des changements climatiques qui met l'accent sur
les remèdes politiques à envisager.
Supplément :

Entrevue de Michel Baril avec Jean Chartrand, CKAC Sports, 1er avril 2010 :
http://www.ckac.com/audioplayer.php?mp3=70200


Accessibilité à la Saint-François : la situation a peu évolué
L’Express de Drummondville
Mardi, 6 avril 2010
Christian Noël

Cette semaine, je vous propose une foule de sujets d’intérêt public, à commencer par le dossier de
l’accessibilité à la rivière Saint-François. J’attire également votre attention sur de nouveaux produits
ainsi que des annonces importantes du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du
Québec.

En juillet 2009, je vous informais d’une situation inconcevable relativement aux rampes de mises à
l’eau sur la rivière Saint-François dans la région de Drummondville. Une situation qui n’a
malheureusement pas beaucoup évolué et qui crée beaucoup d’impatience et de frustration chez les
usagers.

À ce jour, seule la réouverture de la rampe de mise à l’eau du parc Poirier a été effectuée, mais à des
heures qui ne conviennent pas nécessairement aux pêcheurs. L’horaire de 8 h à 18 h ne sert pas
beaucoup les pêcheurs qui aiment profiter des dernières heures du jour pour améliorer leurs prises.

Quand aurons-nous des nouvelles positives sur l’ouverture de la rampe de mise à l’eau de l’aéroport
municipal, de l’amélioration de la descente Bellevue et d’une entente entre la Ville de Drummondville et
Hydro-Québec pour faire de la rampe de mise à l’eau du chemin Cook une descente digne de ce nom?

La Ville de Drummondville se traîne les pieds dans ce dossier. Plusieurs pêcheurs et plaisanciers se
demandent d'ailleurs pourquoi.

Pour plus de détails, consultez la chronique que j’avais écrite l’an dernier à ce sujet :
www.journalexpress.ca .

Buck Expert

Le président de Buck Expert, Jean-Pierre Drewitt, annonce l’acquisition de Mick Lacy Game Calls, une
entreprise américaine de l’Illinois spécialisée dans la création d’appeaux en acrylique et en bois. Mick
Lacy est une sommité mondiale dans le domaine de la création et de la fabrication d’appeaux en
acryliques.
Pour découvrir cette nouvelle gamme de produits offerte à un prix raisonnable, il suffit de vous rendre
chez votre marchand local des produits Buck Expert.

Maladie débilitante chronique des cervidés

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) veut sensibiliser les chasseurs qui
planifient un voyage de chasse à l'extérieur de la province à l'importance de prévenir l'introduction de la
maladie débilitante chronique des cervidés (MDC) au Québec. En effet, cette maladie pourrait avoir des
impacts importants sur la santé des cervidés et sur les activités de chasse si elle devait être introduite
en sol québécois.

La MDC n'a pas encore été décelée au Québec, mais elle est en expansion en Amérique du Nord. À ce
jour, elle a été détectée dans 16 États américains et deux provinces canadiennes, soit l'Alberta et la
Saskatchewan. Comme son nom l'indique, cette maladie affecte les cervidés tels le cerf de Virginie, le
wapiti, le cerf-mulet et l'orignal. L'une des principales voies par laquelle la MDC pourrait s'introduire au
Québec est l'importation de carcasses ou de parties de carcasses de cervidés infectés. Ainsi,
l'importation, par les chasseurs, de carcasses de cervidés abattus à l'extérieur de la province comporte
un certain risque. Afin de limiter ce risque, le MRNF recommande aux personnes qui prévoient chasser
les cervidés à l'extérieur du Québec d'adopter les pratiques suivantes : éviter de chasser à proximité et
dans les secteurs où la MDC a été détectée; éviter de ramener les carcasses entières et,
principalement, les pièces anatomiques suivantes : le cerveau, la colonne vertébrale (et la moelle
épinière), les ganglions lymphatiques, les yeux, les amygdales, les testicules et les organes internes
(rate, foie, coeur, rognons, glandes mammaires, vessie, etc.).

Les chasseurs peuvent néanmoins rapporter au Québec les pièces anatomiques suivantes : quartiers
ou autres portions de viande sans morceau de colonne vertébrale ou de tête attachée; peau, bois (et
une partie de la calotte), dents et cuir nettoyés et désinfectés (sans viande ou tissu attaché); autres
pièces montées par un taxidermiste.

Si les autorités de la juridiction où vous avez récolté un cervidé vous informent que ce dernier est
atteint de la MDC, veuillez en aviser les services à la clientèle du MRNF (1 866 248-6936).

Notez que 36 États américains et deux provinces canadiennes (Manitoba et Ontario) interdisent aux
chasseurs l'importation, la possession ou le transport de certaines parties de cervidés sur leur territoire.
Si vous devez traverser certains de ces États ou provinces, informez-vous auprès des autorités
compétentes.

Il est primordial de détecter rapidement l'introduction de la MDC au Québec afin d'augmenter les
possibilités d'élimination de la maladie et de limiter sa propagation. Ainsi, le MRNF invite les gens qui
chassent au Québec, de même que la population en général, à signaler rapidement aux services à la
clientèle du MRNF la présence sur le territoire québécois de tout cervidé manifestant un ou plusieurs
de ces symptômes : perte de poids et détérioration de la condition physique; tremblements subtils de la
tête; tête et oreilles basses; position d'appui des membres élargie; pelage terne, pâle et hérissé
(l'animal peut conserver son pelage d'hiver beaucoup plus longtemps qu'à la normale); agressivité,
panique ou autre comportement anormal; léger trouble de la coordination des mouvements.

Pour information complémentaire,          les   citoyens   sont   invités   à   consulter   le   site   Web
www.mrnf.gouv.qc.ca .

Bilan de la situation du saumon atlantique
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune annonce que le bilan d'exploitation et la
situation du saumon atlantique sont généralement positifs pour la région de la Gaspésie en 2009. Les
conditions de pêche ont été intéressantes durant la première partie de la saison d'exploitation, mais, à
la suite d'une diminution marquée des précipitations, les débits enregistrés dans les rivières de la
région se sont approchés des valeurs minimales historiques en août et septembre, ce qui a nui à la
qualité de la pêche pour la deuxième partie de la saison.

La montaison totale des saumons atlantiques dans les rivières de la région est évaluée à 11 525, ce
qui représente une diminution de 5 % comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Par
rapport à 2008, la montaison est caractérisée par une importante diminution de 47 % de la présence
des madeleineaux et, à l'inverse, une augmentation de la montaison des grands saumons de 29 %.
Cette augmentation de la présence des grands saumons dans les rivières en 2009 était prévisible à la
suite des retours importants de madeleineaux en 2008 qui laissaient présager une bonne survie en
mer. En ce qui concerne la diminution du nombre de madeleineaux en 2009, la situation de la
Gaspésie est semblable à celle des autres régions salmonicoles et laisse présager que les montaisons
de grands saumons pourraient être à la baisse en 2010.

La fréquentation totale de pêcheurs en Gaspésie se chiffre à 22 013 jours-pêche en 2009, ce qui est
comparable à la moyenne quinquennale. Cependant, si on analyse les données par secteur, la
fréquentation a diminué de 9 % dans le secteur de la Baie-des-Chaleurs, alors qu'elle a augmenté de
11 % dans le secteur de la rive nord de la Gaspésie et qu'elle est demeurée relativement stable dans le
secteur est de la péninsule gaspésienne. La récolte totale de saumons en 2009 est de 1 599 ce qui
constitue une diminution de 42 % comparativement à 2008 et de 31 % comparativement à la moyenne
quinquennale. Cela s'explique, entre autres, par l'adoption de modalités d'exploitation plus restrictives
dans certaines rivières depuis 2008 et la pratique de la remise à l'eau des captures qui est de plus en
plus fréquente dans les rivières de la région. De même, la présence des madeleineaux dans la récolte
totale de saumons enregistrés a diminué de façon importante et la récolte de grands saumons, de 550
en 2009, a augmenté de 11 % comparativement à 2008.

Une situation particulière a été observée sur la rivière Saint-Jean en 2009. En effet, une forte
proportion des saumons ont présenté des signes pathologiques importants. Ces signes se manifestent
par une nécrose dermique jumelée à une infection fongique et une mortalité de plus de 20 % de la
montaison. La cause de ces signes pathologiques n'a pu être déterminée sans équivoque, mais la
présence d'un important embâcle dans le chenal sud de l'estuaire de la rivière figure comme une cause
potentielle, car il pourrait être à l'origine de stress physiques et de traumas chez les saumons. Par
principe de précaution, la pêche au grand saumon, prévue par la réglementation, n'a donc pas été
autorisée en 2009.

Le seuil de conservation, déterminé pour l'ensemble des rivières à saumon de la région, a été dépassé
de 32 % cette année à la suite de l'estimation du dépôt d'oeufs liée au nombre de reproducteurs dans
les rivières en période de fraie. Il s'agit d'une amélioration de 24 % par rapport à 2008 et de 3 %
comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Au total, dix des seize rivières fréquentées
par les pêcheurs ont atteint leur seuil de conservation, soit deux de plus qu'en 2008.

Le bilan détaillé de la saison 2009 se trouve sur le site Internet du MRNF à l'adresse suivante :
www.mrnf.gouv.qc.ca .

Cette chronique est réalisée en collaboration avec L’Express, Lavallée Réparation enr, Princecraft,
Mercury Hors-Bord, Le Chameau, Shimano Canada, les leurres Williams, Mouche Neptune, Buck
Expert, Browning Canada, les arcs Osgood et les arbalètes Excalibur. Vous pouvez me contacter au
819 472-2392 ou par courriel au chnoel@sympatico.ca.

								
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