Contrat Urbain de Cohésion Sociale de La Ciotat
2007-2009
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Sommaire
Introduction p3
1. Le diagnostic P7
1.1. Sur l’ensemble de la ville P7
1.2. La mesure des écarts quartiers/commune P 12
2. Le projet de cohésion sociale de La Ciotat P 15
2.1. Le développement urbain de la commune P 15
2.2. Problématique à traiter en terme de cohésion sociale P 15
2.3. Les thématiques prioritaires P 17
Thématique n° 1. Amélioration de l’habitat et du cadre de vie P 17
Thématique n°2. Accès à l’emploi et développement économique P 20
Thématique n°3. Action éducative (réussite scolaire, sport, culture) P 22
Thématique n°4. Citoyenneté et prévention de la délinquance P 23
Thématique n°5. Amélioration de la prévention et de l’accès à la santé P 24
2.4. Les territoires P 26
3. Pilotage, suivi et évaluation P 27
3.1. Pilotage P 27
3.1.1. Comité de pilotage P 27
3.1.2. Ingénierie P 27
3.2. Suivi et évaluation P 29
3.2.1. La grille d’analyse des projets et l’auto-évaluation P 29
3.2.2. Les critères de suivi et d’évaluation P 30
4. La phase transitoire P 31
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Introduction
Rappel des étapes de la Politique de la ville à La Ciotat :
Compte tenu des difficultés sociales et économiques rencontrées par une partie importante des habitants de la
commune, et de la concentration de ces difficultés sur certains quartiers, la Ville de La Ciotat s’est engagée
depuis les années 1990 dans la Politique de la ville :
- la Ville de La Ciotat compte depuis le Pacte de relance pour la ville de 1996 deux Zones Urbaines
Sensibles et une Zone de Redynamisation Urbaine : le Centre ville ancien (ZUS) et deux quartiers
périphériques d’habitat social : Fardeloup (ZUS), Abeille-Maurelle-Matagots (ZRU),
- elle a été signataire d’un Contrat de ville pour 2000-2006 avec le Département des Bouches-du-Rhône,
la Région PACA, l’Etat et le FASILD,
- l’Opération de Renouvellement Urbain 2002-2006 est venue compléter le Contrat de ville en
investissement. La Communauté Urbaine est signataire de la convention ORU avec la Ville de La
Ciotat, la Région PACA et l’Etat. La Caisse des Dépôts et Consignations s’inscrit aussi dans ce
partenariat,
- l’ORU s’inscrit désormais dans le cadre de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine mise en place
par la Loi d’Orientation et de Programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1 er août 2003. La
Ville a préparé avec ses partenaires un projet global indiquant ses intentions d’ensemble, qui s’intègrent
dans le projet de développement de la ville tel qu’il se structure dans le cadre du Plan Local
d’Urbanisme, et, à l’échelle communautaire, dans le projet d’agglomération, le Plan des Déplacements
Urbains et le Programme Local de l’Habitat. Le projet global de rénovation urbaine concerne le secteur
Abeille-Maurelle-Matagots. Les autres secteurs (Centre ville et Fardeloup Le Jonquet), qui étaient
intégrés à l’ORU, sont désormais pris en compte au titre des opérations isolées de l’ANRU.
Le nouveau cadre des Contrats Urbains de Cohésion Sociale :
Les Contrats de ville 2000-2006 arrivent à échéance au 31 décembre 2006. L’Etat a décidé demettre en place un
nouveau cadre contractuel de la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté, dont le cadre général et
les orientations ont été définis par le Comité Interministériel des Villes et du développement urbaine (CIV) du 9
mars 2006.
Complétant les dispositions de la Loi d’Orientation et de Programmation pour la ville et la rénovation urbaine du
1er août 2003 et de la Loi pour l’Egalité des Chances définitivement adoptée en Mars 2006, la Politique de la
Ville se concentre sur cinq champs prioritaires : l’habitat et le cadre de vie, le développement économique et
l’insertion, la réussite éducative, la citoyenneté et la prévention de la délinquance et la santé.
De nouveaux contrats, les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS), d’une durée de 3 ans, reconductible
(2007-2012), sont proposés aux Villes et Etablissements Publics de Coopération Intercommunale compétents en
la matière. Les Conseils Généraux et Régionaux sont associés à la démarche. Les CUCS doivent entrer en
vigueur début 2007. Les modalités d’élaboration des CUCS sont précisées par deux circulaires, en date du 24
mai 2006 et du 15 septembre 2006.
L’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances (ANCSEC) est l’organisme crée en 2006
à l’initiative de l’Etat pour coordonner la démarche des CUCS et rationnaliser les circuits financiers. L’Agence
sera signataire des CUCS.
Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale est le document d’action stratégique, élaboré par les partenaires locaux,
définissant le projet urbain et social qu’ils s’engagent à mettre en œuvre pour réduire les écarts de
développement entre les territoires prioritaires et leur environnement. Il vise une meilleure intégration de ces
territoires dans le fonctionnement de la ville et de l’agglomération dans lesquelles ils se trouvent. Il doit
permettre l’amélioration de la vie quotidienne des habitants des quartiers prioritaires et favoriser l’égalité des
chances entre tous les habitants d’une même collectivité.
La collectivité territoriale de La Ciotat va s’appuyer sur le Contrat Urbain de Cohésion Sociale pour construire et
amplifier sa dynamique de projets en terme de cohésion sociale et d’aménagements urbains, complémentaires
aux dispositifs de droit commun. Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale va permettre d’assurer l’aide au
montage, le suivi et la planification pluriannuelle des actions concernant les associations Loi 1901 et les services
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publics. L’information et l’évaluation joueront aussi un rôle très utile pour associer les partenaires internes et
externes en vue d’afficher transparence et lisibilité du dispositif mis en place.
Bilan du Contrat de ville 2000-2006
Il faut souligner que le Contrat de ville a fait l’objet d’une évaluation à mi-distance en 2003-2004, et que des
éléments d’amélioration ont déjà été apportés en conséquence, préfigurant la mise en place des CUCS.
BILAN Points forts Points faibles
SYNTHETIQUE
Le document - Le Contrat de ville est globalement - Le document manque de hiérarchisation,
Contrat de ville pertinent dans ses objectifs. et de perspectives opérationnelles.
- Il n’existait pas de convention santé dans
le document d’origine.
Impact sur les - Le Contrat de ville de La Ciotat a - La situation socio-économique des
quartiers permis d’agir au plus près des habitants des quartiers prioritaires ne
habitants des quartiers prioritaires s’est, pour beaucoup, pas ou peu
et de soutenir un réseau d’acteurs améliorée. Compte tenu du dynamisme
qui œuvre à leurs côtés. retrouvé de la commune, le différentiel
de développement entre les quartiers et
leur environnement reste important, et
s’est même accru sur certains points,
- Un certain nombre d’associations de
proximité sont aujourd’hui fragilisées, en
terme de vie associative, de ressources
professionnelles. Le manque
d’implication du droit commun est un
des facteurs d’explication.
Programmation en - Le taux de renouvellement des - Les moyens prévus en fonctionnement
fonctionnement actions et des porteurs est au Contrat de ville étaient sous-calibrés
satisfaisant, et plutôt en par rapport aux besoins.
accroissement. - Les champs les plus pris en compte sont,
- Dans la durée, les moyens mis en en ordre décroissant, la réussite
œuvre ont été globalement en éducative, l’accès à l’emploi, la
augmentation, passant de 223 018 citoyenneté et la prévention de la
€ en 2000 à 392 624 € en 2006. La délinquance. L’habitat cadre de vie et la
part communale est passée de prévention santé sont peu importants
75 508 € à 134 624 €. (même si sur les dernières années, cet
- Ces chiffres n’incluent pas les égard s’est un peu corrigé).
crédits de droit commun, fortement - Certains champs ont été moins pris en
mobilisés sur certaines actions (en compte (personnes âgées). L’existence
particulier sur l’insertion). ou non des porteurs de projets selon les
thèmes dictent en quelque sorte le
contenu de la programmation.
- Sur l’ensemble des crédits, plus de la
moitié ont concernés les actions tous
quartiers. L’ancrage « quartier » est
globalement trop faible en terme de
financement.
Programmation en - Pour développer les capacités - La programmation en Investissement a
investissement d’Investissement historiquement été faible sur l’ensemble de la période.
faibles, la Ville a contractualisé - Aucune réhabilitation lourde n’a été
une ORU, et s’engage dans la mise en œuvre (en dehors de la
rénovation urbaine ANRU. Maurelle, pour des tranches partielles).
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BILAN Points forts Points faibles
SYNTHETIQUE
(suite)
Ingénierie - L’ingénierie a été fortement - L’articulation du social et de l’urbain
développée au sein de la Ville. reste encore à approfondir sur son volet
L’équipe opérationnelle du Contrat opérationnel (en terme de réalisations), à
de Ville est aujourd’hui composée la fois en interne de la Ville, mais aussi
d’un chef de projet, d’un chef de en lien avec les partenaires externes
projet adjoint, d’un architecte- maîtres d’ouvrage, tels que la CU MPM,
urbaniste à temps partiel, d’un les bailleurs sociaux.
attaché territorial, d’un accueillant
« accès aux droits » et mise à
disposition à mi-temps d’une
association spécialisée dans
« l’aide aux victimes d’actes de
délinquance », d’un rédacteur, de
deux secrétaires, et depuis le 01er
Juillet 2006, de deux chargés de
mission territorialisés.
- L’équipe opérationnelle est en
capacité d’appréhender en son sein
les volets urbains et sociaux, et a
renforcé son ancrage territorial.
Mobilisation du - Grâce au renforcement de - Le Contrat de ville s’est beaucoup
droit commun l’ingénierie au sein de l’équipe appuyé sur le tissu associatif, et, hormis
opérationnelle et du rattachement sur les dernières années, a été plus en
direct auprès du Directeur Général difficulté sur la mobilisation du droit
des Services depuis fin 2005, la commun. Certains leviers essentiels pour
mobilisation des services la réduction des écarts ont été
municipaux et des partenaires a été insuffisamment mobilisés.
croissante sur la fin du Contrat, - L’absence d’un véritable service Vie
notamment sur l’habitat, associative à la Ville de La Ciotat fait
l’aménagement, l’éducation et la peser de fait ce rôle sur l’équipe
prévention. opérationnelle.
Pilotage - Un groupe de direction et un
comité de pilotage commun aux
volets social et urbain a permis
d’appréhender l’ensemble des
dimensions de la Politique de la
ville, sans clivage.
La Ville de La Ciotat a affiché une politique ambitieuse et dynamique à l’égard des quartiers. Ce qui s’est traduit
matériellement par une notable augmentation des finances communales destinées à la Politique de la Ville, au-
delà même de la part communale de la programmation en Fonctionnement. Cette évolution s’est inscrite dans un
cadre pluriannuel. Sur le plan technique, un travail très étroit et complémentaire a été mis en place avec les
services de droit commun et les services déconcentrés de l’Etat. Enfin, au regard des problématiques posées sur
le territoire Politique de la Ville à La Ciotat, la Ville a déployé des moyens humains supplémentaires en
renforçant l’équipe opérationnelle du Contrat de Ville. Elle est passée de trois personnes en 2001 à 10 salariés en
2006 correspondant à 9,4 Equivalent Temps Plein.
Malgré le dynamisme de la Politique de la ville sur La Ciotat et l’importance des réseaux partenariaux mobilisés,
il semble que, malgré certaines améliorations, les difficultés observées ces dernières années soient confirmées
dans les quartiers liés à la Politique de la Ville. En effet, la situation socio-économique des ménages résidant
dans les quartiers d’habitat social et au sein du centre ville ne s’améliore pas suffisamment par des mécanismes
spontanés (évolution du marché du travail, initiatives locales de diverses formes de développement).
Aussi, la mobilisation accrue des leviers du droit commun est nécessaire dans le cadre du nouveau CUCS, porté
par une ingénierie forte en terme d’équipe opérationnelle, tant au sein de la Ville qu’en relation avec les
partenaires institutionnels et de terrain.
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Une forte volonté politique locale se dégage au regard des orientations fixées par l’Etat et l’Agence Nationale
pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances. Ces dernières correspondent aux différentes problématiques
rencontrées au sein des quartiers prioritaires Ciotadens. Le cadre contractuel unique pour la mise en œuvre des
interventions en faveur des territoires les plus en difficultés rendra encore plus efficace les actions politiques et
publiques dans le souci permanent d’être encore plus proches des habitants et de les aider dans leurs difficultés
quotidiennes.
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1. Le diagnostic
1.1. Sur l’ensemble de la ville
La ville de La Ciotat :
- est située à l’Est du département des Bouches-du-Rhône et de l’aire métropolitaine marseillaise,
- elle est édifiée sur un site naturel remarquable, ouvert sur la mer et les collines. Elle bénéficie d’une
bonne desserte viaire et ferrée (autouroute A 50, voie ferrée),
- elle compte 31 923 habitants selon le RGP 1999.
- La Ciotat fait partie, depuis sa création en 2001, de la Communauté Urbaine Marseille Provence
Métropole (18 communes) dont elle constitue la limite Est.
Composition urbaine :
- un secteur urbanisé dense et continu correspondant à la vieille ville, aux chantiers navals et à la zone
d’extension urbaine à la périphérie du centre ancien,
- un secteur urbanisé diffus et discontinu : il s’agit pour l’essentiel de la partie Nord et Est de la
commune,
- le pôle d’activités en dehors des chantiers navals (zones Athélia), situé au Nord de La Ciotat à
proximité de l’échangeur autoroutier,
- une zone naturelle à l’Ouest.
Les évolutions urbaines :
- la ville a souffert fortement du déclin et de la fermeture des chantiers navals au tournant des années
1980-90. Jusqu’alors, la Ciotat vivait quasi exclusivement et depuis des décennies de cette mono-
industrie. Le traumatisme a été très important, entraînant une perte de population dans les années 1980.
Aujourd’hui sur la voie d’un développement diversifié (zones d’activités Athélia, reconversion des
chantiers navals autour des métiers de la mer, requalification du centre-ville, tourisme), la ville retrouve
son attractivité.
- la ville est soumise, de part sa situation, à un phénomène de métropolisation et de périurbanisation qui
en fait un pôle de centralité à l’Est des Bouches-du-Rhône, à mi-chemin entre Marseille et Toulon.
Le contexte démographique et social :
- La Ciotat gagne à nouveau des habitants. La population de La Ciotat est ainsi estimée à 33 000
habitants en 2004. Cet accroissement démographique depuis les années 1990 est marqué par un
vieillissement de la population. La part des moins de 40 ans décroît depuis 1982, tandis que la part des
plus de 40 ans augmente. Parallèlement, la taille des ménages diminue, et le nombre de familles sans
enfants progresse. Le renouvellement des générations n’est plus assuré, marquant ainsi le fait que le
gain de population provient uniquement d’un solde migratoire positif.
- En 1999, la part des familles monoparentales est nettement supérieure au taux national (15,3 % de
l’ensemble des ménages contre 11,9 %). Depuis cette date, il apparaît que la part des familles
monoparentales s’accroît encore, et s’élèverait en 2004 à 19,5 % de l’ensemble des ménages.
Données sociales :
- Sur l’ensemble de la population communale, le nombre total d’allocataires CAF est passé de 6376 en
2001 à 6307 en 2004, soit une baisse de 1,1 %. La population couverte par les prestations de la CAF est
de 15152 en 2001 et de 14838 en 2004, soit une baisse de 2,1 % (la taille des ménages diminuant).
- Ces données globales masquent des évolutions marquantes en terme de composition familiale : les
allocataires sans conjoint augmentent de 4,4 % entre 2001 et 2004, dont + 12 % pour les allocataires
sans conjoint ayant 1 enfant à charge, + 18 % pour les allocataires sans conjoint ayant 2 enfants à
charge, et + 17 % pour les allocataires sans conjoint ayant 3 enfants ou plus à charge.
- En terme d’âges, les allocataires en dessous de 40 ans sont en baisse (- 7,6 % entre 2001 et 2004), tandis
que ceux de plus de 40 ans sont en augmentation (+ 4,9 %). Le nombre des enfants allocataires de 3 à 6
ans est en baisse sur la même période de 8;8 %, alors que le nombre des enfants allocataires de 7 à 15
ans et + progresse de 5,6 % (dont + 10,5 % pour les 15 ans et +).
- Le nombre d’allocataires du RMI, après avoir décru légèrement de 2001(914 allocataires) à 2003 (887
allocataires), augmente de nouveau entre 2003 et 2004, avec 904 allocataires (+ 1,9 %). L’évolution est
similaire sur l’API : 113 allocataires en 2001, 75 en 2003 et 83 en 2004 (+ 10,6 % entre 2003 et 2004,
avec une augmentation de la population bénéficiaire couverte de 12,2 %), mais aussi sur l’ensemble des
allocataires à bas revenu défini par la CAF : 2296 allocataires en 2001, 2129 en 2003 et 2173 en 2004
(+ 2,1 % entre 2003 et 2004).
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- Confirmant les tendances récentes observées ci-dessus, le nombre de familles bénéficiaires
d’allocations sociales (hors étudiants) disposant d’un quotient familial mensuel de premier niveau
(inférieur à 229 €) passe de 519 en 2003 à 548 en 2004, soit + 5,6 %, alors que pour le quotient familial
de 2e niveau (entre 229 et 381 €), la variation est de – 6,3 % (de 1418 à 1329).
- Les bénéficiaires du Fonds de Solidarité Vieillesse sont en augmentation, passant de 307 en 2003 à 333
en 2004, soit + 8,25 %.
L’emploi :
- En 1999, le taux de chômage s’élevait à 21,1 % (36 % pour les 15-24 ans). En chiffres, le total de
DEFM toutes catégories est passé de 3538 en 1998 à 2869 en 2004, soit une baisse de - 18,9 %. Pour les
DEFM de catégorie 1, le chiffre passe de 2691 en 1998 à 1949 en 2004, soit une baisse de – 27,6 %.
Dans les deux cas, les statistiques de l’emploi sur les ZUS sont moins favorables. En part relative au
sein des DEFM de catégorie 1, le chômage longue durée tend à diminuer, tandis que le chômage des
jeunes est plus important.
- Le motif d’inscription pour les catégories 1,2 et 3 en 2003 et 2004 est pour près de 30 % lié à une fin de
contrat, ce qui démontre, malgré une amélioration de la situation d’ensemble, un fort niveau de
précarité de l’emploi.
- Selon le RGP 1999, la population de La Ciotat compte moins de titulaires du baccalauréat et de
diplômés de l’enseignement supérieur qu’au niveau départemental, régional et national. Le niveau de
diplômes des demandeurs d’emploi semble néanmoins s’élever ces dernières années, sans remettre en
cause ce constat global. Les profondes mutations économiques qui ont suivi la fermeture des chantiers
navals et l’apparition d’activités nouvelles à haute teneur technologique (informatique, bio-industrie,
haute plaisance) exigent de nouvelles compétences que celles qui ont prévalu jusqu’alors. Les
demandes de ces nouveaux employeurs nécessitent des niveaux de qualifications souvent élevés, et
rarement disponibles sur la commune. La sélectivité croissante du marché du travail local est
contradictoire avec la présence encore largement majoritaire de demandeurs d’emploi peu qualifiés.
- La mobilité devient de plus en plus nécessaire pour trouver un emploi. Aux contraintes physiques et des
réseaux de transport s’ajoutent les difficultés socioculturelles liées à la tradition d’une ville tournée vers
les chantiers navals et leur sous-traitance, vivant pour partie en autarcie.
Le logement :
- Le nombre total de logements progresse à La Ciotat. Depuis 2000, la production neuve varie entre un
minimum de 90 logements (2003) et un maximum de 214 (2002), avec une moyenne annuelle de 153,4
logements. La construction neuve devrait fortement s’accélérer avec l’application du nouveau PLU
début 2006.
- Le marché immobilier s’est fortement apprécié ces dernières années. Le coût des appartements anciens
a ainsi doublé entre 2000 et 2004. Selon une agence immobilière, en 2005, le prix moyen au m² est
d’environ 3500 € pour une maison et de 3970 € pour un appartement. Ces chiffres sont indicatifs, et de
fortes disparités existent selon le type de biens et leur localisation.
- Le nombre d’allocataires CAF percevant une allocation logement est en diminution régulière : 4220
allocataires en 2001 et 3993 en 2004 (soit – 5,4 %).
- Le parc locatif social compte 3084 logements en 2004, soit 20,73 % du total au sens de la Loi SRU. Ce
pourcentage est en baisse régulière, la production neuve en logements sociaux étant inférieure à 20 %
du nombre total de logements produits sur ces dernières années.
- Le taux de rotation dans le parc de logements sociaux stagne à 3,31 % en 2004. Plus de 80 % des
logements sociaux sont des T3 et T4, alors que 40 % des demandes concernent des T1 et T2. En 2004,
seulement 8 % des demandes de logement social ont pu être satisfaites. Le nombre de ménages
demandeurs de logements sociaux s’élève à 1245 en 2004, contre 1175 en 2003. Les délais pour une
attribution de logement s’allongent.
- Les parcours résidentiels sont devenus très difficiles, voire impossibles, pour beaucoup de ménages
modestes et de catégories moyennes. Les difficultés d’accès à un logement sur la commune
s’accentuent fortement pour les plus démunis (jeunes, familles monoparentales, bénéficiaires des
minima sociaux).
La santé :
- Les équipements de proximité marchands en terme de santé (pharmacie, pratique médicale, dentaire,
auxiliaires médicaux) à La Ciotat en 2002 sont, rapportés au nombre d’habitants, supérieurs à la
moyenne nationale : 8,6 pour 1000 habitants, contre 4,9 à l’échelle de la France. La Ciotat bénéficie
aussi d’un Hôpital et d’une clinique, et de divers établissements, mais pas de service d’intervention
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d’urgence de type SAMU ou SMUR (les pompiers de la Ciotat interviennent, mais ne disposent pas du
même matériel).
- Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle sont moins nombreux en 2004 qu’en 2003 : 2911
contre 3346, soit -13 %. La tendance est similaire pour les bénéficiaires de la couverture maladie
universelle complémentaire (2768 contre 2911, soit -5 %). Mais ces statistiques sont difficiles à
interpréter, compte tenu de modalités d’accès à la CMU apparemment plus contraignantes. Ainsi, en
parallèle, la permanence d’accès aux soins de santé (PASS) de l’Hôpital de La Ciotat a reçu dans le
même temps 200 personnes en 2004 contre 180 en 2003 (+ 11 %), et a vu son nombre de consultations
sociales passer de 472 à 510, soit + 8 %.
- Les professionnels de la santé et du secteur social sont unanimes à relever, probablement avec plus
d’acuité que sur les territoires voisins, la prégnance et l’augmentation des difficultés de souffrance
psychique, ainsi que des comportements à risques.
Les revenus :
- L’écart entre le revenu moyen par habitants de La Ciotat et le revenu moyen par habitants des
communes de + de 10 000 habitants tend à se resserrer, témoignant d’une évolution positive de la ville.
Ainsi, en 2001, le revenu moyen par habitants à La Ciotat est de 7 503 €, pour 8 059 € au niveau des
communes de + de 10 000 habitants (écart de 556 €), alors qu’en 2004 ; les chiffres sont respectivement
de 8 846 € et de 9 043 € (écart de 197 €). Le revenu moyen par habitants à La Ciotat augmente de 5 %
en 2004 par rapport à 2003 et de 18 % depuis 2001. En comparaison, le revenu moyen par habitants
dans les communes de + de 10 000 habitants n’augmente que de 3 % entre 2003 et 2004 et de 12 %
entre 2001 et 2004.
- Mais cette évolution cache des disparités fortes au niveau des différents quartiers. Les données INSEE-
DGI 2002 par revenu fiscal rapporté à l’unité de consommation, qui permettent de mieux appréhender
le niveau de vie réel, sont à cet égard très parlantes :
- La moyenne du revenu fiscal par unité de consommation à La Ciotat est de 17 171 €. Sur
l’IRIS (quartier INSEE utilisé pour le recensement) des Matagots, qui englobe les logements
sociaux du quartier des Arbousiers, des Matagots et de l’Abeille (en dehors du bâtiment de
l’Abeille de 50 logements proprement dit), elle est de 8 996 €. Sur l’IRIS de la Maurelle, qui
comprend les 50 logements de l’Abeille précités, l’ensemble des logements sociaux et
copropriétés de la Maurelle et une partie pavillonnaire, elle est de 10 679 €. Ces deux IRIS
composent presque en totalité la Zone de Redynamisation Urbaine Abeille-Maurelle-Matagots.
La troisième moyenne la plus faible est celle du Centre ville (classé en Zone Urbaine
Sensible), avec 10 844 €. Par contre, la moyenne est de 22 270 € sur l’IRIS du Clos des Plages
/ Peymian (situé en continuité au Sud-Est de la ZRU), de 22 250 € sur l’IRIS Nord (situé en
continuité au Nord-Ouest de la ZRU), et de 23 840 € pour l’IRIS Est (Fontsainte, St Jean), qui
constitue la moyenne la plus forte.
- L’approche des revenus fiscaux par unité de consommation via les médianes, les quartiles et
les déciles, permet d’appréhender la dispersion des revenus au sein de chaque IRIS : 10 % des
unités de consommation de l’IRIS du Centre ville ont un revenu fiscal inférieur à 1 788 €, pour
2 036 € sur l’IRIS des Matagots, 3 599 € sur l’IRIS de la Maurelle, alors qu’à l’échelle de la
ville, le chiffre s’élève à 5 408 €.
- Ces données, toutes convergentes, indiquent que :
- La sectorisation Contrat de ville des ZUS et ZRU est pertinente eu égard aux revenus. Seule la
situation de la ZUS de Fardeloup - Le Jonquet est plus dure à appréhender, compte tenu d’un
IRIS trop étendu.
- Les différences de revenus entre les quartiers de la ville sont très importantes, notamment dans
le secteur de la ZRU Abeille-Maurelle-Matagots et ses alentours, sachant que l’urbanisation
future sur les Séveriers dans le cadre du nouveau PLU risque encore d’accentuer le
phénomène. Les populations les plus fragiles en terme de revenus (les « plus pauvres des plus
pauvres ») sont concentrées sur le centre ville (ZUS) et Abeille-Maurelle-Matagots (ZUS).
Cependant, au Centre ville, les catégories de revenus plus aisés sont présentes de façon plus
importantes, soulignant la réalité d’une mixité sociale (même si elle peut être plus subie que
vécue), ce qui est moins le cas sur la ZRU Abeille-Maurelle-Matagots.
Les hypothèses qui apparaissent sur le territoire de La Ciotat peuvent donc être résumées de la façon suivante :
- La ville et ses habitants s’enrichissent. L’emploi et l’économie sont en développement, ainsi que le
secteur de l’immobilier, avec un renchérissement important des coûts du foncier et des logements. La
ville est redevenue attractive.
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- La population vieillit et la taille des ménages diminue. Ces phénomènes se ressentent y compris chez les
publics les plus précaires. L’augmentation de la population est due essentiellement à l’arrivée de
nouvelles populations aisées entrées dans la deuxième moitié de leur vie.
- Compte tenu du marché immobilier, les parcours résidentiels pour les populations à revenus modestes et
moyens se figent, handicapant à terme le développement économique de la ville. Sur les quartiers
d’habitat social, le turn-over est très faible, entraînant des processus « d’adaptation » (cohabitations
prolongées, colocation, hébergement chez un tiers, voire tentatives de squat), et des difficultés de vie
familiale et collective.
- Entre 2001 et 2003, les indicateurs de précarité (issus des données CAF, ANPE, CRAM) semblaient
s’améliorer, laissant supposer que chacun, même modestement, pouvait participer au processus de
développement. Mais entre 2003 et 2004, ce processus paraît s’enrayer, avec la stagnation et la
remontée des indicateurs. L’accroissement du nombre de familles monoparentales, dont une partie en
difficultés, mérite d’être souligné comme une tendance structurelle.
- L’emploi développé reste trop souvent précaire, avec un développement, à côté des bénéficiaires des
minima sociaux, d’une catégorie de « travailleurs pauvres ». De surcroît, il faut souligner que les
données de l’ANPE sous-estiment la réalité sociale : en effet, plusieurs facteurs contribuent sur ce
territoire à minorer la perception par les statistiques :
- l’inscription administrative aux ASSEDIC, même sans droit à allocation, est nécessaire pour
prétendre à un accompagnement vers l’emploi de l’ANPE. Or les ASSEDIC sont situées à
Aubagne. Il peut être difficile, quand aucun revenu n’est à la clé, de trouver la motivation pour
s’y rendre.
- De plus, l’arrêt des envois à domicile des fiches de pointage ANPE remplacés par l’obligation
d’une démarche volontaire (téléphone, passage à l’ANPE, Internet) a pu favoriser la mise à
l’écart de publics dont le rapport au temps n’est pas toujours très établi.
- La Mission Locale pour l’Emploi recense aussi dans son logiciel de suivi une grande
proportion de jeunes 16-25 ans qui ne sont pas inscrits à l’ANPE (environ 70 %). 472 jeunes
issus des ZUS sont suivis à la Mission Locale en 2005, soit 37 % des suivis à l’échelle de la
commune.
Les publics les moins structurés, dont les jeunes, sont les premiers oubliés des statistiques, notamment
sur les quartiers en ZUS/ZRU, où l’effet collectif peut jouer négativement.
- Les quartiers ZUS/ZRU, et surtout les deux secteurs du Centre ancien et Abeille-Maurelle-Matagots,
concentrent les populations en difficultés, au sein d’un environnement qui se développe et dont les
habitants bénéficient d’un haut niveau de vie. Les écarts en la matière semblent s’accroître entre les
différents espaces, alors que la précarité est enkystée au sein de certains quartiers, de certaines familles
sur plusieurs générations, accroissant le mal être, le renfermement sur soi et le quartier. Leurs enfants
grandissent, devenant des grands adolescents sans réelle perspective motivante autre que des modèles
chimériques ou déviants. Les habitants, et surtout les jeunes, peuvent s’accrocher à leur quartier comme
à une bouée, mais en sont aussi les victimes. Ce cumul de handicaps, dans une mémoire collective
sclérosante et fragmentée, rend difficile la vie collective, d’où un recul des pratiques bénévoles, des
liens intergénérationnels. Pour autant, les énergies et les volontés sont nombreuses, mais n’arrivent plus
à se fédérer et à prendre corps dans une démarche collective positive. Les services publics et associatifs
en charge de l’insertion sociale, professionnelle, de l’éducation et de l’accès aux droits sont souvent mal
adaptés aux évolutions et perçus de façon lointaine par ces populations précaires, qui ne croient plus
beaucoup aux dispositifs qui leurs sont destinés.
Ces hypothèses méritent d’être confirmées ou amendées avec une durée d’observation plus longue et des
éléments complémentaires. Mais elles donnent déjà de claires indications sur les risques d’une ville fractale, ne
parvenant pas à réaliser la synthèse entre son histoire et sa nouvelle attractivité.
Pour autant, la ville bénéficie d’atouts pour affronter cet écueil :
- la Ciotat est globalement en développement,
- son territoire est celui d’une ville moyenne, les distances ne sont jamais très grandes,
- les quartiers dits « sensibles » sont de taille modeste,
- les solidarités familiales et la vie associative restent encore présentes,
- les quartiers bénéficient d’équipements, d’écoles et de collèges qui fonctionnent plutôt bien,
Page 10
- le commerce est en développement au Centre ville, à Puits de Brunet, et sur le secteur des Matagots,
- les transports urbains desservent toute la ville de façon globalement satisfaisante (en dehors de
problèmes de fréquence l’été, le dimanche et le matin/le soir pour les salariés à horaires décalés, et du
problème spécifique de la desserte des zones d’activités).
En ce sens, une démarche préventive forte peut être conduite. La rénovation urbaine peut être, si
l’accompagnement est adapté, un levier pour enclencher les mutations sociales nécessaires.
Aussi, le projet politique de la Ville de La Ciotat, fondé sur un développement équilibré et harmonieux,
favorisant la mixité des âges, des niveaux et des fonctions, se doit d’engager des processus de correction visant à
favoriser la cohésion urbaine et sociale dans la durée.
Page 11
1.2. La mesure des écarts quartiers/commune
Tableau de mesure des écarts quartiers/commune
Centre ville Abeille-Maurelle- Fardeloup –
Matagots Le Joncquet
Localisation Centre ancien (ville Au Nord-Est de la Ouest de la commune, à
historique) au bord du Port commune, le long de la limite du site naturel,
Vieux l’axe qui conduit à en surplomb du reste de
Ceyreste, et au Sud du la ville
secteur des Séveriers
(principal secteur
d’urbanisation nouvelle
prévu dans le PLU).
Composition urbaine Quartier d’habitat ancien Habitat collectif Habitat collectif. 100 %
dense. Logements et dominant, dont une forte habitat social.
immeubles de taille réduite. proportion d’habitat Environnement naturel et
Une partie des logements social, et quelques tissu pavillonnaire aux
reste insalubre. copropriétés. alentours de la ZUS.
Une partie des logements
a bénéficié de
réhabilitation.
Nombre de logements 2751 1312 504
Equipements et Tissu de petits commerces Présence importante Pas de commerces.
commerces en renouvellement d’équipements éducatifs, Quelques équipements
(changement de typologie : sportifs, sociaux, dont le (notamment un groupe
loisirs et équipement de la rayonnement va au-delà scolaire)
personne, de la maison, de la ZRU.
épiceries fines …), en Commerces en déclin au
parallèle avec anciens cœur de l’Abeille, par
commerces. Taille réduite contre en fort
des cases commerciales. développement en
Présence de nombreux périphérie (Ste
équipements liés à la Marguerite et Matagots).
centralité de la commune.
Etablissements scolaires Taux d’absence 2005-2006 Un collège au sein de la Un collège sur le secteur
du collège Jean Jaurès ZRU (Matagots). de Virbebelle (hors ZUS)
beaucoup plus important Deux écoles maternelles Un groupe scolaire
que sur les deux autres et une primaire. maternelle et primaire.
collèges (0,95 contre 0,37 à
Virebelle et 0,17 à
Matagots).
Les évaluations en entrée
de 6e sont inférieurs à celles
des deux autres collèges
(57,65 en score global,
contre 62,4 à Virebelle et
62,3 aux Matagots).
Deux écoles maternelles et
une primaire au sein de la
ZUS, + d’autres écoles
proches.
Page 12
(Suite)
Centre ville Abeille-Maurelle- Fardeloup –
Matagots Le Joncquet
Déplacements Accès à toutes les lignes de Desserte interne en Difficulté d’accès au
bus (avec la Gare routière). impasse. quartier (voie étroite en
Système viaire interne Voies périphériques bas du quartier –
essentiellement piéton. importantes en terme de difficultés de croisement).
flux. Desserte interne en
2 lignes de transports en impasse.
commun. 1 ligne de bus
Population (données 3318 habitants (10,5 % de 3721 habitants (11,8 % de 1430 habitants (4,5 % de
RGP 1999) la population de la la population de la la population de la
commune). commune). commune).
Sureprésentation des sans Surreprésentation des Surreprésentation des
diplôme dans les + de 15 jeunes de – de 20 ans, des jeunes de – de 20 ans, des
ans, de l’emploi précaire, sans diplôme dans les + sans diplôme dans les +
du taux de chômage. de 15 ans, des personnes de 15 ans, des personnes
Sous représentation du taux en emploi précaire, du en emploi précaire, du
de chômage des 15-24 ans taux de chômage, du taux taux de chômage, mais de
de chômage des 15-24 façon moindre que pour
ans. le quartier AMM.
Le quartier vieillit, mais Le quartier vieillit, mais
sa pyramide des âges sa pyramide des âges
reste plus jeune que celle reste plus jeune que celle
de la commune. de la commune.
Revenus médians des 9 641 € (64,5 % de celui de 10 196 € (68,2 % de celui 10 612 € (71 % de celui
ménages par UC l’Unité Urbaine de Toulon). de l’UU). de l’UU).
Les plus pauvres des plus Il faut souligner Différentiel important
pauvres habitent en centre l’importance des écarts en avec les quartiers
ancien. La dispersion des terme de revenus avec les environnants (mais un
revenus est plus grande que secteurs environnants. Le peu moins accentué que
les quartiers d’habitat différentiel est important. pour AMM)
social périphériques.
Chômage (données Evolution du chômage Evolution du chômage Evolution du chômage
ANPE) globalement voisine de très différente du reste de globalement voisine de
celle de la commune. la commune : + 7,6 % celle de la commune.
Augmentation de la part pour les DEFM toutes
relative des DEFM de – de catégories entre 1998 et
25 ans entre 1998 et 2004. 2004 (contre – 18,9 % sur
la commune), et – 6,3 %
pour les DEFM Catégorie
1 (contre – 27,6 % sur la
commune).
Persistance d’un chômage
structurel sur ce quartier,
avec importance du
chômage des – de 25 ans.
Accroissement des écarts
avec la commune.
Suivi jeunes Mission 214 jeunes sont suivis à la 197 jeunes sont suivis à la 61 jeunes sont suivis à la
Locale (source MLE MLE, soit 16,8 % des MLE, soit 15,4 % des MLE, soit 4,8 % des
2005) suivis sur La Ciotat. suivis sur La Ciotat. suivis sur La Ciotat.
DEFM catégorie 1 – de 25 DEFM catégorie 1 – de DEFM catégorie 1 – de
ans ANPE : 84 en 2004. 25 ans ANPE : 46 en 25 ans ANPE : 17 en
2004. 2004.
Page 13
(Suite)
Centre ville Abeille-Maurelle- Fardeloup –
Matagots Le Joncquet
% d’actifs ayant un 57,6 % dans la ZUS Centre 64,4 % dans la ZRU 64,9 % sur la ZUS
emploi dans la même (52,8 % sur la commune). AMM (52,8 % sur la Fardeloup (52,8 % sur la
commune (RP 1999) Mobilité des actifs plus commune). commune).
faible qu’à l’échelle Mobilité des actifs plus Mobilité des actifs plus
communale (mais de façon faible qu’à l’échelle faible qu’à l’échelle
moindre que sur les ZUS communale. communale.
périphériques).
Données CAF (à partir Le centre ancien (IRIS 101) AMM (IRIS 108 et 109) L’IRIS 114 est beaucoup
des IRIS) se distingue fortement des se distingue moins de la plus étendue que la ZUS.
moyennes communales : moyenne communale. Quelques points :
- 81 % de la population Quelques éléments - surreprésentation des
bénéficie d’une prestation marquants : allocataires sans conjoint
(contre 46,5 % sur la - sont surreprésentés les ayant 3 enfants et + à
commune), allocataires sans et avec charge, des allocataires
- les allocataires sans conjoint ayant 3 enfants ayant de 40 à 59 ans et de
enfants, les allocataires de ou + à charge, ainsi que la population couverte par
– de 25 ans sont les allocataires avec l’AAH (il existe 9
surreprésentés, conjoint n’ayant aucun logements adaptés).
- les allocataires du RMI, enfant à charge,
de l’API, les allocataires à - la population couverte
bas revenus et les par le RMI et l’AAH
allocataires bénéficiaires (allocation adultes
des minima sociaux sont handicapés) est
proportionnellement relativement plus
beaucoup plus importants, importante, ainsi que le
- les bénéficiaires nombre de personnes
d’allocations logements couvertes par des
sont surreprésentés. allocations bas revenus.
Enfance en danger 80 % des signalements
enfance en danger
concernent les ZUS, mais
surtout la moitié du total
des signalements concerne
le centre ancien.
Indicateurs de risques 22652,75 42079,93 26511,64
d’exclusion des IRIS en Ce chiffre, assez faible, Chiffre le plus important
ZUS à partir du RGP n’appréhende pas la des trois secteurs.
1999 (taux de chômage spécificité de la précarité en
x taux de – de 25 ans x centre ancien, et des
taux de non-diplômés disparités fortes des
dans les + de 15 ans) situations socio-
économiques des habitants
Page 14
2. Le projet de cohésion sociale de La Ciotat
2.1. Le développement urbain de la commune
Le projet de développement urbain préparé dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme et du PADD, applicable
depuis juillet 2006, est structuré autour d’un développement équilibré du territoire :
- préserver et valoriser un environnement de qualité,
- assurer un développement économique soutenu,
- retrouver un nouvel équilibre socio-démographique fondateur,
- insuffler de nouvelles solidarités territoriales.
Le développement de la ville s’articule aujourd’hui autour de grands projets structurants :
- la ZAC Source du Pré : équipements publics, hôtel, logements,
- le site des chantiers navals (ascenseur à bateaux, ZAC des Calanques),
- la poursuite de la réhabilitation du front de mer (avec notamment le projet Station Nautique et, à terme,
l’aménagement des quais du Port Vieux et du Boulevard Anatole France), en lien avec le
développement du tourisme,
- la réhabilitation du centre ville (PRI, OPAH RU, îlot St Jacques, espaces et équipements publics,
commerces),
- l’extension des zones d’activités Athélia.
La principale zone qui sera ouverte à l’urbanisation se situe au Nord du quartier Abeille-Maurelle-Matagots
(secteur des Séveriers).
A terme, le PADD prévoit une ville de taille moyenne autour de 38 000 à 40 000 habitants. Le nouveau PLU est
applicable depuis juillet 2006.
2.2. Problématique à traiter en terme de cohésion sociale
L’économie et l’emploi se développent aujourd’hui. Mais ce nouveau dynamisme doit bénéficier à l’ensemble
des catégories de sa population, dont celles qui rencontrent les difficultés sociales et économiques les plus fortes.
La ville a été fortement traumatisée par la fin des chantiers navals. Le passage d’une économique de mono-
industrie à un schéma de développement diversifié impose des changements culturels qu’une partie des habitants
a encore du mal à intégrer. La rapidité et l’importance du rattrapage du marché immobilier des dernières années
accentuent la perception d’une difficulté pour les plus modestes à trouver sa place dans ce nouveau
développement.
Ainsi, malgré l’amélioration du potentiel fiscal moyen des habitants, les problématiques sociales des quartiers
prioritaires restent fortes. L’importance des femmes seules avec enfants est, notamment, un aspect marquant du
diagnostic. Des particularités fortes apparaissent sur certains territoires, dont en particulier la question du
chômage et du chômages des jeunes sur Abeille-Maurelle-Matagots et la précarité spécifique au centre-ville,
avec la part importante de bénéficiaires des minima sociaux, en liaison avec la typologie et l’indignité de
l’habitat.
Les différents territoires de la commune risquent donc de se développer de façon différenciée, mettant en jeu la
cohésion sociale et spatiale de La Ciotat (sachant qu’environ 25 % de la population de la commune habite dans
une des trois ZUS/ZRU).
Aussi, l’enjeu principal du nouveau Contrat Urbain de Cohésion Sociale va être, dans un contexte de
développement global, de réduire les écarts entre les secteurs ciblés et l’ensemble de la commune. L’approche
proposée est essentiellement préventive. Cet effort passe par des interventions urbaines intégrant mieux les
quartiers à la ville, et un accompagnement social ciblé sur les aspects les plus prioritaires du diagnostic.
L’approche croisée entre le volet urbain et volet social de la Politique de la ville est essentielle pour maîtriser cet
enjeu. Le pilotage politique et technique des deux démarches, comme antérieurement lors du précédent Contrat
de ville, restera intégré pour garantir cette cohérence, conforme aux orientations de l’Etat concernant les Contrats
Urbains de Cohésion Sociale. Il faut d’ailleurs souligner que la Ville a déposé en juillet 2006 auprès de la
Page 15
Préfecture des Bouches-du-Rhône et de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine un dossier global de
rénovation urbaine pour le secteur Abeille-Maurelle-Matagots, qui a été construit dans cet esprit. Ce projet
global a pour vocation de constituer le volet Investissement du CUCS sur les quartiers concernés.
En terme d’accompagnement des publics, il existe aujourd’hui à La Ciotat un ensemble d’interventions à
caractères sociale et d’insertion via différents partenaires (ANPE, PLIE, Mission Locale, CCAS, Maison
Départementale de la Solidarité, CAF) et des actions spécifiques (Ateliers et chantiers d’insertion, actions sur la
mobilité, le logement, l’éducatif). Mais l’approche des publics est trop souvent segmentée pour prendre en
compte la réalité des problématiques des ménages. Or, si les indicateurs quantitatifs en terme de difficultés
sociales et économiques n’équivalent pas sur La Ciotat les situations de certaines zones urbaines sensibles du
département, les difficultés cumulées de certaines personnes et familles sont par contre très fortes et mettent en
échec les interventions classiques. Ce constat, s’il n’est pas propre au territoire, semble très prégnant ici,
probablement en liaison avec les conséquences de la crise des années 1990, facteur de déstructuration des
parcours de vie.
Aussi, de façon générale, sur chacune des thématiques pertinentes, le CUCS va décliner des schémas spécifiques
axés sur :
- une ingénierie d’accompagnement permettant de prendre en compte la complexité des problématiques,
en replaçant l’individu et la famille au cœur des dispositifs,
- le développement d’actions et d’outils spécifiques en relation avec cette ingénierie.
Cette stratégie repose sur la mobilisation du droit commun, à travers le décloisonnement des approches dans le
respect des identités professionnelles et des publics, les actions spécifiques n’intervenant que comme outils au
service de cette mobilisation. Elle permettra :
- de lever une partie des freins dans les parcours d’insertion, en reconstituant des repères pour les publics
en difficulté, remis en situation de responsabilité face à des services publics et des associations plus
cohérentes et mieux à même d’être force de proposition,
- une meilleure lisibilité du programme d’actions du CUCS, l’évaluation portant sur l’ensemble du
processus, et non sur la seule action financée sur crédits exceptionnels.
Page 16
2.3. Les thématiques prioritaires
Thématique n° 1. Amélioration de l’habitat et du cadre de vie
Enjeu n° 1 : faciliter les parcours résidentiels
Même si La Ciotat compte un pourcentage significatif de logements sociaux supérieur à 20 %, respectant en cela
les objectifs de la Loi SRU, l’évolution du marché immobilier ces dernières années constitue un frein au
développement, notamment pour les habitants les plus défavorisés, mais aussi, désormais, pour les catégories
moyennes et les nouveaux actifs qui cherchent à s’installer dans la commune. Ce constat est accentué par le très
faible taux de rotation dans le parc social. Il est donc important de rendre à nouveau possible les parcours
résidentiels.
En terme d’objectifs opérationnels, la Ville a élaboré une politique de l’habitat ambitieuse, permettant de
corriger et de compléter la dynamique actuelle du marché immobilier, mais aussi de favoriser l’accès et le
maintien dans le logement des ménages.
La Ville s’est donc engagée à :
- relancer la production de logements sociaux de tous types (PLAI, PLUS et PLS)
- favoriser la production de logements intermédiaires et de logements en accession sociale (afin de
proposer une gamme diversifiée de produits logements à coûts maîtrisés).
Ces objectifs ont été intégrés au Programme Local de l’Habitat de la Communauté urbaine MPM, auquel la Ville
a participé activement. La Ciotat fait partie du bassin Est de Marseille Provence Métropole, regroupant aussi
Cassis, Carnoux, Gemenos, Roquefort La Bédoule et Ceyreste. Sur la durée du PLH (2006-2011), l’objectif de
production est de 500 logements par an, dont 100 logements sociaux.
Dans ce cadre, la Ville quantifie une potentialité de production de logements sociaux aux alentours de 300 dans
les années 2006-2011, ce qui permettra de conserver 20 % de logements sociaux au sens de la Loi SRU. Elle
privilégie aussi les logements intermédiaires locatifs et l’accession sociale ou à coûts maîtrisés, nécessaires aux
parcours résidentiels. Une partie conséquente de cette production est engagée ou en voie de l’être.
Plusieurs axes de travail ont déjà été engagés :
- le soutien au Centre d’Hébergement d’Urgence géré par l’association Station Lumière, qui doit devenir
Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale. Suite à l’incendie des anciens locaux, un projet de
réhabilitation d’un local municipal est actuellement en cours pour accueillir cet équipement,
- le développement de solutions de logements temporaires et la mise en place de l’Agence Immobilière à
Caractère Social,
- la relance de la production de logements sociaux sur du foncier maîtrisé par la Ville ou par les bailleurs
sociaux
- la réhabilitation et le conventionnement de logements privés dans le cadre de l’OPAH RU (30
logements privés conventionnés, 10 logements privés LIP), en parallèle avec la lutte contre l’habitat
indigne et insalubre,
- l’inscription de réservations de logements sociaux dans le cadre du PLU sur 4 parcelles privées le long
de l’axe routier Avenue Guillaume Dulac ( 2 à 20 %, 2 à 50 %)
- la négociation de certains logements à coûts maîtrisés, dont une partie en logements sociaux, dans le
cadre des ZAC publics, mais surtout privées, qui constituent le principal outil de l’urbanisation
- la préparation d’un dossier de rénovation urbaine pour le quartier d’habitat social Abeille-Maurelle-
Matagots, déposé auprès de l’Etat et de l’ANRU en juillet 2006.
Cette politique prend sens à travers un partenariat étroit entre la Ville, l’Etat, les autres collectivités locales, les
associations et les bailleurs sociaux afin de structurer un meilleur accompagnement des parcours, notamment sur
le volet social.
Sur ce dernier point se précise aujourd’hui un schéma en trois temps :
1. Démarche de prévention en amont dans le parc social, afin d’aider au maintien dans le logement des ménages
en difficulté :
Page 17
- prévention des expulsions, en intervenant le plus en amont possible dès les premiers signes de fragilité,
- maîtrise des impayés,
- travail sur l’accès aux droits (avec notamment l’intégration d’une permanence de l’Association
Départementale d’Information sur le Logement au sein de la Mairie en lien avec le service Logement),
- accompagnement spécifique à domicile des ménages les plus fragiles pour favoriser le maintien dans le
logement.
Cette démarche associe les bailleurs sociaux du territoire et les travailleurs sociaux du CCAS, du Conseil
Général et de la Caisse d’Allocations Familiales.
2. Démarche de traitement des situations d’urgence liées au logement
Cette démarche est coordonnée par le CCAS via une cellule spécifique, mettant en synergie les ressources du
territoire en matière d’hébergement d’urgence et de parcours d’insertion logement.
Les situations d’urgence peuvent être liées à des difficultés sociales et de revenus, mais aussi à des situations
spécifiques, telles que la vente de l’appartement, un sinistre. Des ménages disposant de revenus stables peuvent
aussi être dans de telles situations.
2.1. Urgences situationnelles
Le CCAS organise avec les travailleurs sociaux du territoire une analyse croisée des situations sur les urgences
situationnelles les plus problématiques (absence de logement, expulsion avec concours de la force publique, fin
d’une solution de logement transitoire telle que l’hébergement d’urgence). Ce diagnostic est ensuite proposé
pour décision d’attribution des solutions de logements disponibles (logement temporaire ou stable).
2.2. Urgences liées à des difficultés sociales
Si elles n’entrent pas dans le cas précédent, elles sont traitées socialement par les travailleurs sociaux, qui
orientent les ménages (dépôt des demandes de logement auprès des bailleurs sociaux, recherche d’une solution
transitoire).
Pour sa part, le service Logement de la Ville propose au Maire les demandes dont il a connaissance pour
orientation des décisions d’attribution :
- dans les logements sociaux liés aux contingents Mairie ou Préfecture, voire dans les contingents 1% si
accord du bailleur,
- dans les logements proposés par l’Agence Immobilière à Caractère Social avec laquelle la Ville a
conventionné,
- d’autres pistes sont à approfondir, notamment avec Marseille Aménagement (logements conventionnés
OPAH).
3. Démarche d’accompagnement vers un logement stable
Elle est liée directement à l’offre de logements sur le territoire, qui doit être diversifiée et adaptée aux besoins
clairement identifiés.
L’ensemble de ce schéma nécessite un accompagnement social des ménages :
- conduit en tant que de besoin par les référents du CCAS, du Conseil Général, de la CAF, par des
associations agrées comme ESF Services, mais aussi intégré aux structures spécialisées : exemple de
l’Agence Immobilière à Caractère Social. Des mesures d’accompagnement social renforcé sont aussi
mobilisées dans ce cadre : ASELL (accompagnement social lié au logement),
- s’appuyant sur un partenariat large et une chaîne des responsabilités cohérente entre les bailleurs
sociaux, la Ville, le CCAS, le Conseil Général, la CAF, la DDASS, l’AICS, Marseille Aménagement,
les associations,
- permettant une mise en responsabilité à la fois des pouvoirs publics et des ménages en demande réelle.
Les produits logements doivent être adaptés à chaque étape :
Page 18
- pour répondre à l’urgence immédiate :
- nuits d’hôtel prises en charge par le CCAS et la Ville,
- Centre d’Hébergement d’Urgence Station Lumière,
- 2 appartements Ville loués à la SONACOTRA,
- pour construire une solution temporaire dans un parcours d’insertion dans le logement :
- les logements loués en ALT (Allocation Logement Temporaire) ou en baux glissants. Le CCAS
pourra dans l’avenir capter des logements pour développer des ALT, et dans une moindre mesure
des baux glissants (sur du parc privé de la Ville, ou chez des bailleurs sociaux),
- la résidence sociale SONACOTRA,
- des outils sont aussi à imaginer auprès du parc privé en utilisant les locations saisonnières hors
période estivale.
- pour aller vers le logement stable :
- les logements captés dans le parc privé par l’Agence Immobilière à Caractère Social,
- les logements sociaux gérés par des bailleurs sociaux (en s’appuyant en premier lieu sur les
contingents Ville et Préfecture), voire les logements conventionnés OPAH, et ensuite le parc privé
dans son ensemble.
Enjeu n° 2 : assurer un habitat digne pour tous
Cet enjeu se traduit par les objectifs opérationnels suivants :
- poursuivre la réhabilitation du parc privé au centre ville, dans le cadre de l’OPAH RU, mais aussi à
travers les outils de lutte contre l’insalubrité, en tenant compte des freins réels sur le terrain, tels que
l’absence de copropriété formalisée dans de nombreux immeubles ou la difficulté pour les plus
modestes d’engager les travaux s’il n’existe pas de financement relais,
- réhabiliter le parc social dans les quartiers périphériques, tant à Fardeloup qu’à l’Abeille (réhabilitations
complètes à faire) qu’à La Maurelle (achever les tranches de réhabilitation actuellement en attente). Il
faut souligner que ces réhabilitations sont désormais liées pour le secteur Abeille-Maurelle-Matagots à
la signature d’une convention autour d’un projet global avec l’ANRU et pour Fardeloup aux crédits
ANRU Opérations Isolées,
- favoriser l’amélioration du logement par des actions d’auto-réhabilitation accompagnée,
- mieux prendre en compte les personnes âgées par rapport au logement, à travers, selon les cas, une
adaptation des logements et/ou des mutations pour descendre au rez-de-chaussée lorsqu’il n’y a pas
d’ascenseur dans les immeubles,
En parallèle, afin d’améliorer la lutte contre l’habitat indigne, seront engagées des actions en direction des
professionnels concernés, par :
- la formation des acteurs du territoire autour des notions d’indécence et d’insalubrité,
- le développement d’une recherche action sur ce thème visant à faire partager une culture commune par
le réseau des acteurs concernés,
- l’amélioration des possibilités de négociation entre locataires et propriétaires,
- l’accompagnement de l’opérateur missionné dans le cadre de l’OPAH et du PRI pour prendre en
compte la récente Loi Engagement National pour le Logement favorisant entre autres la production de
logements conventionnés.
Enjeu n° 3 : restructurer les quartiers d’habitat social périphériques
Afin de mieux insérer les quartiers prioritaires dans leur environnement, il s’agit, par l’amélioration du cadre de
vie et la rénovation urbaine, de rechercher un bon fonctionnement de la mixité sociale et urbaine sur les quartiers
prioritaires et entre les quartiers prioritaires et l’ensemble du territoire communal.
Deux axes sont donc à distinguer à travers cet enjeu :
- la recomposition à l’intérieur des quartiers, qui passe notamment par une meilleure hiérarchisation des
espaces du public au privé, une réflexion sur les circulations internes, le devenir des espaces vacants ou
résiduels ainsi que sur les équipements, commerces et services,
- un travail sur le désenclavement et les liens entre les quartiers et le reste du tissu environnant, en tenant
compte des évolutions en cours et projetées, qui s’appuie sur une restructuration des entrées de
Page 19
quartiers, des voies routières qui y conduisent, et sur les liaisons douces (piétons et deux-roues)
existantes ou à développer.
Un accent particulier devra être mis sur la cohabitation des usages entre piétons et véhicules, afin que l’usager
piéton puisse se déplacer en sécurité.
Un ensemble d’études a été conduit dans le cadre de l’Opération de Renouvellement Urbain et à travers la
préparation du dossier de rénovation urbaine Abeille-Maurelle-Matagots qui permet, sur ce secteur et sur
Fardeloup, de guider les projets à venir en la matière.
Des programmes complémentaires de logements ainsi que des développements d’activités et de services sont
prévus :
- Fardeloup : Le quartier compte 480 logements sociaux. Dans les années proches vont se développer 2
nouveaux programmes de logements, avec 40 logements en accession à coûts maîtrisés au centre du
quartier (produits par ARCADE) et 38 logements dont 8 en accession sociale et 30 en PLS entre le bas
du quartier et le chemin des Carrières (produits par ERILIA). Après celui de l’association Fardeloup
Dynamisme Loisirs, un 2e local à vocation de développement social sera réhabilité en 2007 en pied
d’immeubles. Il sera géré par la Ville de la Ciotat,
- Abeille-Maurelle-Matagots : dans le cadre de la rénovation urbaine est prévu le développement de
logements dans une logique de mixité et de locaux d’activités et services au cœur et à la périphérie des
quartiers. Hors tissu pavillonnaire périphérique, ce secteur compte actuellement 1031 logements
sociaux et 105 logements en accession à la propriété, soit un total de 1136 logements. Le projet de
rénovation urbaine prévoit 112 démolitions de logements sociaux à l’Abeille et la reconstruction de 70
logements sociaux PLUS et PLAI sur site + 44 logements sociaux PLUS hors site. D’autres
programmes visant à développer la mixité sociale et à favoriser les parcours résidentiels sont envisagés :
42 en accession à coûts maîtrisés, 51 locatifs libres, 180 PLS et 99 en accession à prix libres. Le nombre
de logements sur le site va donc passer à terme de 5 ans de 1136 à 1466 logements, soit une
augmentation de + 29 %. Deux programmes vont s’engager avant même la signature de la convention
ANRU, dont ils ne dépendent pas : 198 logements sur la parcelle dite des Radisson (entre la Maurelle et
le centre social de l’Abeille le long de l’avenue Guillaume Dulac), dont 99 logements en accession à
prix libres et 99 logements sociaux PLS ; 122 logements à l’entrée de l’Abeille, dont 26 en locatif à prix
libres, 42 en accession à coûts maîtrisés, 54 logements sociaux PLS.
La mutation urbaine engagée aujourd’hui nécessite un accompagnement important, afin que la greffe des
nouveaux arrivants prennent sur les populations en place.
La restructuration des quartiers passe, en particulier sur Abeille-Maurelle-Matagots, par une redéfinition des
domanialités et des logiques de gestion. A cet effet, une convention de gestion urbaine et sociale de proximité est
envisagée, alliant la Ville, la Communauté urbaine, les bailleurs et l’Etat. La contractualisation avec les bailleurs
est aujourd’hui nécessaire pour formaliser l’avancée du partenariat, et pourra dépasser le seul cadre de la gestion
urbaine et sociale de proximité, pour porter sur l’ensemble du patrimoine des bailleurs sur tout le territoire de la
commune. Les bailleurs seront ainsi associés à la mise en œuvre du projet de cohésion sociale de la Ville sur
plusieurs aspects : aménagement de l’espace, construction neuve, réhabilitation, entretien du patrimoine, gestion
sociale, peuplement, accès et maintien dans le logement, prévention des fragilités.
Sur le centre-ville, les projets engagés ou projetés sur l’îlot St Jacques (avec notamment la production de 75
logements dont 21 logements sociaux PLUS, 16 logements sociaux PLS et 38 en accession à la propriété qui
viennent s’ajouter aux 17 logements étudiants en PLS de la place Guibert et aux 5 logements sociaux en PLAI de
St Jacques déjà réalisés), les espaces publics des différentes entrées de quartier, le port, permettront de répondre
en grande partie aux besoins de réorganisation de l’espace. Des problématiques de gestion liées à la spécificité et
l’étroitesse de l’espace et des modes d’intervention restent à prendre en compte.
Thématique n°2. Accès à l’emploi et développement économique
Enjeu n° 1 : faciliter l’accès à l’emploi des habitants des quartiers prioritaires
La baisse du taux de chômage et de la précarité sur les quartiers prioritaires passe par une meilleure adéquation
des formations, des parcours, aux besoins économiques. Les réponses en terme d’emploi et de formation se
réfléchissent au sein de l’équipe territoriale à l’échelle du bassin d’emploi (Aubagne-La Ciotat), en lien avec le
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service public de l’emploi local et les plans de formation du Conseil Régional. Le Plan de cohésion sociale de
l’Etat offre différents outils pour réduire les écarts en terme d’accès à l’emploi, notamment autour des emplois
aidés (majoration des aides pour les publics issus des Zones Urbaines Sensibles) et de l’emploi des jeunes (plan
national pour l’emploi des jeunes).
Au vu du diagnostic, une action plus volontariste et ciblée des pouvoirs publics est nécessaire, notamment en
direction des habitants du secteur Abeille-Maurelle-Matagots, qui apparaît en retrait de la dynamique actuelle de
l’emploi sur la commune.
En terme opérationnel :
- les actions de mobilisation des publics les plus éloignés de l’emploi sur les quartiers prioritaires devront
être soutenues,
- compte tenu de la mesure des écarts, un travail d’ingénierie fine est à organiser autour de l’accès à
l’emploi sur le secteur Abeille-Maurelle-Matagots, concernant notamment les publics jeunes 16-25 ans.
Cette approche nécessite :
- un renforcement de la présence des professionnels de la prévention en proximité, car cette
tranche d’âge n’est pas ou peu prise en compte actuellement,
- un maillage concret entre la proximité et les professionnels de l’accès à l’emploi (Mission
Locale, PLIE, ANPE).
Elle permettra de rapprocher les usagers des services publics ou parapublics liés à l’emploi, et
d’organiser la remédiation afin de limiter les ruptures dans les parcours,
- il est nécessaire aussi de s’appuyer sur des outils d’insertion existants ou à développer :
- les ateliers et chantiers d’insertion, où la proportion de jeunes devra être majorée,
- les micro-chantiers, les chantiers éducatifs en amont des parcours, qui permettent de réinscrire
des jeunes en marge dans une logique de parcours,
- les actions favorisant la mobilité, dont une meilleure utilisation des réseaux de transports
collectifs (et lorsque nécessaire une amélioration de la desserte des zones d’activités), le prêt
de véhicule dans le cadre des parcours d’insertion et l’accompagnement des publics pour
passer le permis de conduire,
- l’accès à la fonction publique pour les jeunes des quartiers et la lutte contre les discriminations seront
encouragés, notamment pour les diplômés à travers le PACTE et pour les non-diplômés par des projets
spécifiques,
- les formations dispensées sur le territoire en lien avec le Plan Régional de Formation du Conseil
Régional devront être adaptées aux publics issus des quartiers prioritaires,
- des formations sont aussi à mobiliser au service des parcours des jeunes concernant les emplois au sein
des associations sportives et culturelles, en lien avec les outils du Ministère Jeunesse et sport (Projets
d’Accompagnement Sportif en particulier)
- il faut souligner que les clauses d’insertion dans les marchés publics ont été jusqu’à présent peu
utilisées sur le territoire, et qu’elles peuvent permettre de dégager des offres nouvelles adaptées. Il
convient donc de développer cette possibilité avec la Ville et la Communauté urbaine, mais aussi avec
les bailleurs sociaux dans les projets de réhabilitation et de rénovation urbaine. Des formations et
accompagnements adaptés pourront être mis en place pour préparer les publics à intégrer les postes
proposés. Une charte d’insertion est notamment prévue dans le cadre du projet de rénovation urbaine
Abeille-Maurelle-Matagots,
- une approche des entreprises du bassin d’emploi, dans laquelle le PLIE, en particulier, est déjà mobilisé,
est aussi importante, afin de concrétiser les parcours d’insertion. Elle tiendra compte des demandes des
entreprises, mais surtout des besoins des publics, pour obtenir de façon ciblée des profils de postes
adaptés aux publics.
Enjeu n° 2 : développer les activités économiques dans les quartiers
La priorité en la matière porte sur le secteur Abeille-Maurelle-Matagots et est fortement liée au projet de
rénovation urbaine.
Les objectifs sont de favoriser l’implantation d’activités :
- dans le cœur du quartier, en lien avec des services publics. Les commerces de proximité, aujourd’hui en
difficulté, devront être préservés.
- dans sa périphérie, en tenant compte des besoins à l’échelle de l’Est de la commune et des opportunités
foncières.
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Les exonérations liées à la ZRU ont un effet incitatif intéressant. Il est donc proposé d’améliorer les logiques
d’implantation des activités sur ce secteur à travers une organisation de l’accueil et de l’accompagnement au sein
de la Mairie des entreprises et des créateurs. Un travail croisé entre le service du Développement économique et
la Mission Politique de la ville sera effectué en ce sens.
Sur Fardeloup, du fait de l’échelle du quartier et des modes de consommation, aucune activité économique n’est
implantée, bien que les habitants expriment certains besoins (épicerie, boulangerie, presse …).
Sur le centre-ville, la dynamisation du commerce est déjà en cours, avec une évolution perceptible vers les
commerces de loisirs, d’équipements de la personne et de la maison, les commerces alimentaires spécialisés.
Thématique n°3. Action éducative (réussite scolaire, sport, culture)
Enjeu n° 1 : contribuer à la réussite éducative pour tous
Sur La Ciotat, même si la situation des établissements scolaires est relativement homogène, des difficultés
particulières sont à noter autour de certains publics. En particulier, le décrochage de certains élèves au moment
de la sortie du collège a attiré l’attention des partenaires et mobilisé une ingénierie croisée Education Nationale –
Ville de La Ciotat autour de la veille éducative. Cette action est à poursuivre et amplifier pour préfigurer une
équipe de réussite éducative dès 2007, prenant en compte l’ensemble des tranches d’âges. La commune de La
Ciotat est une ville moyenne, où les réseaux d’acteurs peuvent être réactifs et s’adapter aux besoins des élèves et
de leurs familles. La cohérence pédagogique et d’accompagnement sera recherchée entre tous les acteurs de la
communauté éducative, à travers une prise en charge globale.
Les objectifs opérationnels sont :
- de prévenir les ruptures scolaires au collège, notamment vers 14-16 ans :
- en développant des observatoires des ruptures élargis au sein de chaque établissement du
secondaire,
- en organisant la veille éducative, notamment sur la période estivale au moment des
orientations,
- de favoriser la cohérence des parcours éducatifs et de formation en lien avec les élèves et leurs familles.
Pour ces deux objectifs, le travail est conduit de façon transversale avec les collèges, la Mission
Générale d’Insertion, le Centre d’Information et d’Orientation, l’équipe opérationnelle de la Mission
Politique de la ville, les services municipaux, les éducateurs de l’ADDAP 13, la Mission Locale, et peut
s’appuyer sur des outils existants ou à développer :
- les parcours personnalisés, le tutorat,
- les équipes éducatives,
- le nouveau CAP Nouvelle Chance,
- les Projets d’Accompagnement Sportif de Jeunesse et Sports
- l’accompagnement de l’alternance en entreprise au sein des collèges,
- d’autres outils sont à construire, et sont déjà envisagés, tels qu’un dispositif relais (diagnostic
en cours), ou des chantiers éducatifs à entrée/sortie permanente pour des mineurs qui
décrochent.
- de favoriser les apprentissages pour les élèves des établissements où les difficultés sont les plus
importantes :
- en favorisant le développement de la lecture dans les écoles, via notamment une
redynamisation des Bibliothèques Centre Documentaire,
- en réorganisant de façon générale les interventions périscolaires pour mieux soutenir les élèves
en difficulté (au sein des écoles et des collèges, et en dehors via les Contrats Locaux
d’Accompagnement à la Scolarité),
- en articulant mieux le passage du primaire au secondaire,
- en prenant en compte par des moyens adaptés les enfants immigrés primo-arrivants,
- en accompagnant la fonction parentale.
Enjeu n° 2 : aider à la construction de l’autonomie et des parcours de vie
Il s’agit :
- de consolider un réseau d’acteurs autour de la prévention éducative, prenant en compte tant l’animation
de prévention que la prévention spécialisée. La Ville a développé un service Prévention Animation
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Jeunesse qui intervient maintenant dans les 3 collèges de La Ciotat au moment des temps périscolaires
et auprès de certaines classes (3e insertion collège Jean Jaurès) et développe ses interventions sur les
quartiers au-delà du centre-ville, qui est son secteur « historique ». L’équipe d’éducateurs de l’ADDAP
a été renforcée par un 3e poste sur financement municipal, ce qui permet de mieux couvrir certains
secteurs de la ville comme Fardeloup, Provence et Puits de Brunet. Des besoins en terme de prévention
éducative sont clairement identifiés sur Abeille-Maurelle-Matagots, malgré le financement d’un poste B
au centre social de l’Abeille par le Conseil Général. Le territoire arrive aujourd’hui à maturité pour
construire un schéma de prévention éducative cohérent, ce qui permettra de consolider le travail avec
les acteurs qui interviennent sur mandat (aide sociale à l’enfance, éducateurs PJJ, AEMO). Des accueils
de prévention seront ainsi organisés au sein de chaque territoire prioritaire,
- de développer des outils éducatifs de prévention comme des camps et sorties adaptés au public ciblé,
des chantiers éducatifs qui permettent des passerelles vers l’insertion,
- de mieux repérer et accompagner des mineurs en grande difficulté, errants et sans domicile,
- de favoriser la découverte et la pratique sportive en s’appuyant :
- sur les clubs sportifs qui accueillent les enfants et les jeunes des quartiers et sont ouverts à une
démarche à caractère sociale,
- sur les services municipaux et structures de proximité,
- sur le développement d’équipements en libre accès,
- sur l’accès aux équipements existants tels que les gymnases et stades.
- de développer les actions culturelles en proximité et de favoriser l’accès à la culture par une information
et un accompagnement adapté. L’accès à la culture permet de valoriser les publics et peut faciliter la
réussite éducative, l’insertion et la découverte de soi,
- l’accent doit être mis sur les actions culturelles et sportives pendant les vacances scolaires sur les
quartiers, car elles sont peu développées sur ces périodes. L’été, l’organisation d’activités en soirée est à
promouvoir,
- la formation des acteurs associatifs culturels et sportifs doit être adaptée pour, par un meilleur
professionnalisme, mieux prendre en compte les publics.
Thématique n°4. Citoyenneté et prévention de la délinquance
Cette thématique regroupe plusieurs aspects qui, s’ils peuvent se compléter, ne se recoupent pas en grande partie.
Il faut préciser que la Ville de La Ciotat, associée à la Commune de Ceyreste, construit et valide une partie des
projets relatifs à cette thématique dans le cadre d’un Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la
Délinquance.
Citoyenneté et accès aux droits
Enjeu n° 1 : mieux permettre l’accès aux droits
Les objectifs opérationnels sont :
- d’ancrer les actions d’accès au droit dans les réseaux d’acteurs et de renforcer leur visibilité pour les
habitants. Cet objectif nécessite une approche croisée entre actions d’accès au droit et l’ensemble des
métiers de l’accompagnement social, aujourd’hui trop ténue. Une méthodologie en terme d’orientation,
de suivi, ainsi qu’une clarification des missions paraissent indispensables, ce qui permettra de mieux
formaliser les coopérations. Afin de renforcer la lisibilité et l’impact de ces actions, un guide de l’accès
au droit couplé avec des actions de formation/sensibilisation des agents relais d’accueil pourront être
proposés. La concrétisation de cette approche partenariale pourrait s’exprimer ensuite dans un
regroupement des permanences au sein de locaux dédiés, de type Maison du Droit,
- de favoriser l’accès aux droits concernant la compréhension des documents administratifs, les
problématiques particulières liées aux étrangers, l’orientation face à la complexité des réseaux
d’acteurs. Des plateformes de services publics de proximité pourront être développées sur les quartiers
prioritaires,
- de lutter contre l’illettrisme.
Enjeu n° 2 : accompagner la fonction parentale
De manière concrète, il s’agit de mieux accompagner les parents en difficulté dans le cadre de l’éducation de
leurs enfants. Les actions conduites actuellement par différents partenaires associatifs et institutionnels sont
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actuellement fédérées dans un réseau d’échanges autour de la fonction parentale. Ce réseau a notamment pour
objet :
- de situer les interventions de chacun en prenant en compte la dimension globale et familiale des publics,
- de creuser des problématiques spécifiques, comme la fonction parentale et l’adolescence, où un espace
de travail spécifique est à construire,
- de favoriser les contacts entre parents et enfants.
Ce réseau va élaborer prochainement une charte exposant les principes qui guident son approche.
L’importance du nombre de familles monoparentales devra être prise en compte par cette approche.
Des outils existent en appui, tel que le Point Infos Familles de la CAF, les actions de médiations familiales,
l’accompagnement à la scolarité.
Enjeu n° 3 : favoriser les initiatives concrètes des habitants permettant le vivre ensemble et la mixité entre
niveaux de vie, générations et cultures
Cet enjeu, en terme opérationnel, se traduit de la façon suivante :
- développer des temps conviviaux fédérateurs sur les quartiers, fondés principalement sur l’initiative
habitante et le bénévolat. Les fêtes de quartier, la manifestation Immeubles en fête, le collectif Places au
cœur sur le centre-ville constituent des exemples pertinents,
- travailler autour de l’appropriation de l’histoire de la ville et des quartiers par les habitants et sur la
compréhension des évolutions,
- intégrer dans les modalités de concertation sur les projets urbains (en particulier sur Abeille-Maurelle-
Matagots avec la rénovation urbaine) des initiatives pédagogiques et culturelles associant les habitants
aux mutations projetées, en leur donnant les clés de compréhension de façon pragmatique,
- favoriser l’entraide entre les générations, à travers notamment des ateliers d’échanges de savoirs.
Prévention de la délinquance
Enjeu n° 4 : favoriser le respect des règles de la vie collective
Il s’agit :
- d’adapter les réponses de proximité autour de la prévention des conflits (médiation, conciliation),
- de favoriser la prise en compte spécifique des victimes d’actes de délinquance,
- de développer un travail concerté avec la Justice associant la Ville et les acteurs de la prévention et de
l’éducation concernant les mineurs et les jeunes adultes, à travers :
- le développement de mesures alternatives à l’emprisonnement, telles que la réparation pénale,
- la poursuite de chantiers éducatifs pour les jeunes sous main de justice,
- une meilleure articulation dans le temps du jeune entre les réponses judiciaires et l’insertion
(en lien avec la Mission Locale, la Prévention spécialisée, le Service Pénitentiaire d’Insertion
et de Probation). Il s’agit notamment que les réponses judiciaires, nécessaires, ne soient pas
contradictoires avec la dynamique d’insertion, et que les sorties de prison soient mieux
préparées.
Thématique n°5. Amélioration de la prévention et de l’accès à la santé
Ce champ est actuellement structuré dans le cadre de l’atelier santé ville (ASV), dont le diagnostic doit être
finalisé début 2007 pour proposer fin 2007 un plan local de santé publique. D’ores et déjà se dégagent certains
enjeux, sachant que sur cette thématique existe depuis plusieurs années un réseau santé social jeunes.
Enjeu n° 1 : conforter les réseaux d’acteurs de la santé
Il s’agit par un travail transversal et interdisciplinaire de décloisonner les approches et de développer une prise
en charge globale alliant les aspects sanitaire, social et éducatif.
Enjeu n° 2 : mieux prendre en compte la souffrance psychique et les conduites à risques
Les structures spécialisées en soins psychiques ou psychiatriques ne peuvent faire face actuellement à
l’augmentation des demandes. Au-delà des difficultés de moyens, un travail en amont paraît nécessaire, afin de
ne pas « psychiatriser la souffrance sociale ».
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Objectifs opérationnels :
- construire des réponses pluridisciplinaires en terme de prise en compte de la souffrance psychique et
des conduites à risques en direction des enfants et des adolescents et de leurs familles,
- améliorer le suivi thérapeutique des personnes souffrant de troubles psychiatriques, à travers une
réflexion sur la place des patients dans la ville, les appartements thérapeutiques, les hôpitaux de jour, les
interventions en cas d’urgence (exemple des hospitalisations d’office). Il est nécessaire de créer un
système d’alerte réactif, avec des réponses adaptées comme une équipe mobile d’intervention capable
d’aller vers le public,
Enjeu n°3 : mieux prévenir les conduites addictives
Objectifs opérationnels :
- favoriser l’accueil et l’accompagnement des publics en conduite addictive,
- faciliter la prise en charge des publics les plus en difficulté en centre de soins spécialisés,
- développer les traitements de substitution par l’intermédiaire du pôle public de santé mais aussi de la
médecine de ville,
- développer en milieu scolaire, péri et extra scolaire des actions de sensibilisation et de prévention
concernant les conduites à risques et les conduites addictives,
- favoriser l’évaluation et la réflexion autour de l’impact des politiques de prévention et renforcer un
groupe de travail ressources pour élaborer et mettre en œuvre des actions de prévention différenciées.
Enjeu n°4 : favoriser l’accès aux soins des publics en difficultés sociales et économiques
Objectifs opérationnels :
- mobiliser la chaîne médicale, de l’hôpital à la médecine de ville en passant par le centre de santé
mutualiste, afin de mieux prendre en compte les publics bénéficiaires de la Couverture Maladie
Universelle. Aujourd’hui, nombre de généralistes et de spécialistes ne prennent pas en compte les
bénéficiaires de la CMU, et certains médecins n’effectuent pas de visite à domicile sur certains
territoires,
- veiller à la prise en compte de l’accès à la santé pour les publics étrangers devant bénéficier de l’Aide
Médicale d’Etat,
- il faudra aussi travailler sur le risque de saturation des urgences, où arrivent souvent les plus démunis,
en imaginant des espaces médicaux en proximité à même de prendre en charge une partie des soins (de
type Maison médicale comme envisagé dans le projet de rénovation urbaine Abeille-Maurelle-
Matagots),
- replacer la question de la santé au cœur des parcours d’insertion (visites médicales et bilan de santé),
- la prévalence des maladies liées à l’amiante sera à son maximum dans la prochaine décennie. Pour les
plus fragiles, l’accompagnement devra être le plus adapté et humain possible. L’accès aux droits devra
en la matière aussi être favorisé,
- l’insalubrité et l’exiguïté des logements, notable sur le centre ancien, a un impact fort sur la santé et la
vie sociale (risque saturnisme, troubles du sommeil, structuration de la vie familiale) et doit être traitée
aussi sous cet angle en terme de politique de l’habitat et d’accompagnement social.
Enjeu n° 5 : lutter contre l’isolement des personnes âgées
Sur le centre ancien mais aussi désormais sur les quartiers d’habitat social périphériques, la problématique du
vieillissement devient centrale dans la Politique de la ville.
Il s’agit ici :
- de favoriser les actions créant du lien social en direction des personnes âgées :
- soit en allant vers les publics (à domicile),
- soit en développant des animations collectives dans les quartiers,
- soit encore en améliorant l’information et l’accompagnement pour utiliser les équipements et
animations organisées à l’échelle de la commune,
- d’accompagner le vieillissement des habitants de certains quartiers d’habitat social à travers :
- l’amélioration des outils de maintien à domicile,
- l’accessibilité et l’adaptation des logements et/ou les mutations pour se rapprocher du rez-de-
chaussée.
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2.4. Les territoires
Le développement des quartiers prioritaires s’appuie nécessairement sur une logique de développement social
portée en particulier à travers la Politique de la ville, et qui vise à conforter des acteurs relais (services publics,
associations) présents auprès des habitants et capables de mettre en œuvre les objectifs prévus. L’équipe
opérationnelle de la Politique de la ville travaille en contact étroit avec ces acteurs de terrain, en prenant en
compte plusieurs dimensions : projet social global, ressources humaines, locaux, partenariats, afin de construire
dans la durée des réseaux sur les quartiers. Cette présence de proximité est nécessaire à l’accompagnement des
processus lourds de recomposition urbaine ainsi qu’à la mise en œuvre adaptée par quartiers des objectifs de
cohésion sociale. Elle doit en effet permettre la réduction de la distance sociale entre des populations frappées
par les difficultés socio-économiques depuis de nombreuses années et l’action publique de façon générale, afin
que les habitants retrouvent espoir et motivation dans leurs parcours de vie.
Le projet de cohésion sociale de La Ciotat devra se décliner de façon différenciée par quartiers, en tenant compte
du diagnostic territorial.
Abeille-Maurelle-Matagots (catégorie 1) :
- intervention urbaine forte, avec un projet ANRU déposé (restructuration lourde, démolition
reconstruction, réhabilitation, équipements et services …),
- un accompagnement social fort en terme de vie sociale, de prévention éducative, d’accès à l’emploi
et de vieillissement des populations.
Centre ville (catégorie 2) :
- intervention urbaine forte, avec le PRI et l’OPAH, l’îlot St Jacques (et des évolutions importantes
sur le pourtour de la ZUS : ZAC Source du Pré, site des chantiers navals, Jardins de la ville, Front
de mer),
- un accompagnement social fort en terme de vie sociale, afin de mieux faire vivre la mixité sociale
dans ce quartier qui compte les habitants les plus pauvres de la commune voisinant avec des
catégories sociales plus favorisées.
Fardeloup Le Jonquet (catégorie 2) :
- un projet urbain a été élaboré dans le cadre de l’Opération de Renouvellement Urbain
(réhabilitation des logements ERILIA, voirie, équipements, pluvial, constructions neuves
d’habitat), qu’il convient, même si le quartier n’est pas retenu en opération ANRU globale, de
réaliser au moins en partie. Le quartier de Fardeloup Le Jonquet souffre en particulier de sa
position excentrée dans les collines, et reste mal relié à la ville,
- un accompagnement social est à poursuivre, notamment en terme de prévention éducative, de vie
sociale.
Au-delà des zones urbaines sensibles et des classements en ordre de priorité dans les CUCS, un quatrième
secteur devra être pris en compte être proposé, autour de Provence Puits de Brunet (ensembles d’habitat social
ERILIA), autour de deux axes de travail : la prévention éducative et l’accompagnement du vieillissement des
habitants de certains immeubles. Ce quartier est à rapprocher de celui de Fardeloup (du fait notamment de la
zone de recrutement du collège Virebelle). Les ensembles Provence 1,2,3,4 devront faire l’objet, à terme, de
réhabilitations.
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3. Pilotage, suivi et évaluation
3.1. Pilotage
3.1.1. Comité de pilotage
Le Maire a la responsabilité de la mise en œuvre du projet de cohésion sociale sur son territoire. Il s’appuie sur
un chef de projet et une équipe dédiée. Le CUCS engage prioritairement chaque partenaire sur son domaine de
compétence.
Afin de mettre en œuvre ce projet, un Comité de pilotage se réunit au moins deux fois par an, sous la présidence
conjointe du Maire de La Ciotat (ou son représentant) et du Préfet des Bouches-du-Rhône (ou son représentant)
et en présence des représentants de l’ensemble des signataires.
Le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur participe au CUCS de La Ciotat sous réserve de la prise en
compte des priorités thématiques définies par son assemblée délibérante et de ses capacités budgétaires.
Le comité de pilotage est chargé :
- de valider les orientations stratégiques du projet,
- de valider les financements accordés dans le cadre du programme pluriannuel des actions,
- de conduire l’évaluation du programme pluriannuel des actions et d’opérer les ajustements
nécessaires à sa réussite,
- de veiller à la cohérence du Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec le projet de rénovation
urbaine ANRU et les grands documents cadre à l’échelle communale et intercommunale (Plan
Local d’Urbanisme, Programme Local de l’Habitat, Schéma de Cohérence Territoriale, Plan des
Déplacements Urbains…).
Le comité de pilotage est préparé par un groupe de direction réunissant, autour du chef de projet et du délégué de
l’Etat, les représentants techniques de chaque partenaire signataire du contrat, dont en particulier les
représentants locaux de l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances (ANCSEC).
Le comité de pilotage et le groupe de direction pilotent l’ensemble du projet de cohésion sociale, y compris sur
les aspects urbains. Le projet de rénovation urbaine Abeille-Maurelle-Matagots, partie intégrante de la démarche
du CUCS, s’inscrit donc dans ce cadre.
La liste des participants au comité de pilotage et au groupe de direction peut être complétée en tant que de
besoin, à l’initiative du Maire et du Préfet.
3.1.2. Ingénierie
Elle est assurée par une équipe opérationnelle dédiée. La Ville de La Ciotat a choisi de construire une équipe
opérationnelle couvrant l’ensemble des champs urbains et sociaux (voir tableau ci-joint), rattachée directement
au Directeur Général des Services. Cette équipe opérationnelle est dénommée Mission Politique de la ville et
dispose du positionnement et de la légitimité nécessaire à l’animation transversale du CUCS et à la mobilisation
du droit commun.
L’équipe opérationnelle anime au quotidien la dynamique de projet du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, tant
sur ses aspects territoriaux que thématiques.
Est identifié en son sein un poste, de chef de projet adjoint, plus spécifiquement dédié à l’ingénierie sociale,
selon les indications du CIV du 9 mars 2006.
L’équipe opérationnelle accompagne les porteurs de projets, construit aux côtés des acteurs les démarches de
diagnostic, de préparation, de mise en œuvre et d’évaluation des actions.
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ORGANIGRAMME DE LA Direction Générale des Services
MISSION POLITIQUE DE
LA VILLE DE LA CIOTAT
Direction Patrimoine, Urbanisme, Cadre de
vie
Chef de projet Politique de la ville / Rénovation Urbaine
- Responsabilité et développement du projet social et urbain
- Pilotage et coordination des dispositifs CUCS / ANRU
- Harmonisation des procédures et programmes d’actions liés au CUCS et à l’ANRU
- Animation du partenariat institutionnel et de la stratégie globale de développement
- Pilotage du diagnostic territorial et de l’évaluation des dispositifs
- Gestion des ressources humaines et organisation du travail quotidien au sein de l’équipe
opérationnelle.
Pôle développement social local Pôle patrimoine / urbanisme
Chef de projet adjoint Architecte urbaniste
Coordonnateur du développement social local Coordonnateur du développement
Pôle administration et gestion urbain
- Structuration du développement social local
- Coordination et animation de la programmation du CUCS et du - Préparation des projets d’aménagement
diagnostic territorial urbain, des études préalables
- Interface entre les associations et les services municipaux Cadre administratif Cadre administratif
- Suivi des études extérieures
- Accompagnement de la restructuration urbaine Chargé de : Chargé de : - Préparation et mise en oeuvre des dossiers
- Gestion sociale et urbaine de proximité d’Investissement du Contrat de ville et de
- Veille et réussite éducative - Appui à la vie associative - Suivi financier du service, l’ANRU
- Conventions et suivi budget / recettes - Coordination de la programmation
délibérations du Conseil - Suivi administratif et opérationnelle et du phasage
municipal financier de la
- Accès aux droits programmation
Agent de Agent de - Veille juridique - Observatoire social
développement développement
territorial Abeille- territorial Centre ville
Maurelle-Matagots Fardeloup
- Diagnostic territorial
- Diagnostic territorial Assistante
- Animation territoriale - Secrétariat, accueil
- Animation territoriale
- Accompagnement des - Organisation du service et des réunions, gestion des plannings
- Accompagnement des
porteurs de projets - Rangement, archivage
porteurs de projets
- Gestion sociale et - Participation au suivi administratif et financier de la Equipe technique associée :
urbaine de proximité programmation
bureau d’études
dessinateur
Référente accès aux droits Assistante
(½ temps) - Secrétariat, accueil
- Gestion du courrier, messageries Internet, Post Office
- Animation territoriale accès aux droits
- Bases de données
- Accompagnement des porteurs de projets
- Participation au suivi administratif et financier de la
Page 28 Marchés publics de travaux
programmation
3.2. Suivi et évaluation
Le suivi et l’évaluation peuvent être conduits à la condition d’un rapport de coconstruction avec les porteurs de
projets, qu’ils soient associatifs ou services publics. Des étapes régulières sont nécessaires :
- des rencontres fréquentes afin de suivre concrètement les projets d’actions. Ces temps peuvent
concerner les techniciens salariés et/ou bénévoles affectés au projet ou s’inscrire dans de l’observation
participante par les membres de l’équipe opérationnelle,
- échanges réguliers formels et informels avec les structures ayant obtenu un financement : atouts,
difficultés, handicaps, compléments d’informations,
- aide à la préparation du calendrier prévisionnel du projet d’actions,
- soutien administratif et comptable à la gestion du projet.
L’évaluation a pour objectif une meilleure lisibilité du programme d’actions du CUCS, afin de permettre les
ajustements nécessaires. Elle portera sur l’ensemble du processus, des enjeux jusqu’à l’action concrète (incluant
l’ingénierie collective qui permet sa mise en oeuvre), et non sur la seule action financée sur crédits exceptionnels
comme auparavant dans le cadre du Contrat de ville.
Les indicateurs d’évaluations seront construits dans le cadre du programme pluriannuel des actions qui sera
élaboré début 2007. Ils seront fondés sur la méthodologie suivante.
3.2.1. La grille d’analyse des projets et l’auto-évaluation
Chaque projet fera l’objet d’une analyse selon la grille ci-après :
la pertinence et l’utilité du projet :
- le projet répond-il à l’appel à projet ?
- le projet répond-il à des besoins identifiés sur les quartiers prioritaires ?
- le projet est-il issu d’un diagnostic initial et partagé ?
- le projet a-t-il un caractère innovant ?
les qualités techniques et le caractère structurant du projet
- des objectifs explicites et des étapes pour les atteindre sont-ils clairement fixés ?
- le projet a-t-il été travaillé en amont avec l’équipe opérationnelle, des associations, des partenaires
institutionnels (services publics), des bailleurs, autres ?
- la mise en œuvre du projet est-elle prévue en lien avec l’équipe opérationnelle, des associations, des
partenaires institutionnels (services publics), des bailleurs, autres ?
les modalités d’implication des habitants
- le projet répond-il à une proposition des habitants ?
- le projet a-t-il été travaillé dans sa conception avec des habitants ?
- le projet implique-t-il des habitants dans sa mise en œuvre et à quels niveaux : information,
concertation, association, coproduction ?
- Est-il prévu que des habitants participent au bilan de l’action ?
le suivi et l’évaluation prévus
- le calendrier et les modalités d’évaluation du projet sont-elles définies précisément ?
- les réalisations et les résultats de l’action sont-ils quantifiés par des indicateurs physiques et financiers ?
- des possibilités d’ajustement sont-elles prévues en cours de projet ?
- une stratégie de pérennisation ou de suite est-elle esquissée à moyen terme ?
le coût, l’équilibre financier et les ressources humaines du projet ?
- le coût global est-il cohérent avec les résultats attendus ?
- le budget prévisionnel est-il clair et réaliste ?
- les moyens mis en œuvre, notamment en terme de ressources humaines, sont-ils adaptés ?
- le projet mobilise-t-il des crédits de « droit commun » ? Les crédits spécifiques liés au CUCS sont-ils
utilisés comme un levier pour appeler des crédits de « droit commun » ?
Le CUCS est inscrit dans un cycle d’évaluation en continu. Dans les bilans et évaluations de leurs actions, les
porteurs de projets peuvent s’appuyer, en plus des critères qu’ils jugent opportuns, sur les critères mentionnés ci-
dessus (processus d’autoévaluation).
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3.2.2. Les critères de suivi et d’évaluation
Un suivi linéaire permettra de mesurer l’avancée du programme d’actions, par thématiques et par territoire, et de
vérifier le degré de réalisation. Ce suivi mesure la consommation des crédits. Une base de données sera conçue à
cet effet.
Les critères d’évaluation proprement dits seront de trois ordres :
- les indicateurs de résultat,
- les indicateurs d’impact,
- les indicateurs de méthode.
Ils permettront d’interroger les adéquations entre objectifs/résultats/méthode.
Un observatoire social a été constitué par le Centre Communal d’Action Sociale depuis 2005. Il permettra de
mesurer l’impact du programme d’actions pluriannuel ou au moins de mesurer les évolutions des quartiers..
L’équipe opérationnelle mène les investigations spécifiques aux problématiques du CUCS et des quartiers
prioritaires, en lien avec les différents observatoires régionaux et nationaux, et enrichit l’analyse statistique par
des éléments qualitatifs recueillis auprès des acteurs de terrain (diagnostic partagé).
Chaque année sera produit un rapport d’évaluation dont l’approbation sera soumise au comité de pilotage, et qui
proposera en tant que de besoin les réajustements nécessaires au projet d’ensemble.
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4. La phase transitoire
La mise en place d’une phase transitoire, dont le principe est énoncé par la circulaire « géographie prioritaire des
CUCS, contenu et calendrier de mise en œuvre du 15 septembre 2006 », permet d’assurer la continuité des
financements de certaines actions nécessaires à la vie des habitants et des acteurs qui travaillent à leurs côtés.
Un premier Comité de pilotage du Contrat Urbain de Cohésion Sociale valide le présent document le 15
décembre 2006.
Monsieur le Maire de La Ciotat soumet le présent Contrat à l’approbation du Conseil Municipal du 18 décembre
2006.
Concomitamment, un appel à projets est initié à partir des orientations définies dans ce document. Un comité de
pilotage de validation des projets et des financements est prévu au premier trimestre 2007.
Ces premières étapes permettent de ne pas attendre la validation de l’ensemble des assemblées délibérantes
concernées et la signature définitive du présent Contrat pour engager la mobilisation des acteurs.
Le programme pluriannuel des actions 2007-2009, par thématiques et par quartiers, sera élaboré début 2007 à
l’issue de la signature du présent Contrat, conformément à la circulaire du 15 septembre 2006.
Ce programme pluriannuel fera l’objet des mêmes validations que le présent Contrat.
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