ISCHÉMIE AIGUË DES MEMBRES INFÉRIEURS…
contrario il est peut être important « d’accepter » les complications mineures durant la procédure compatibles avec l’obtention de la meilleure reperfusion possible, réduisant les risques d’amputation immédiate ou tardive. L’insuffisance rénale apparaît également comme un facteur prédictif fort de décès, sans doute favorisée par l’utilisation de produit de contraste iodé pendant la procédure, chez ce sous-groupe de patients. Il convient donc de limiter au maximum les doses de produits iodés injectées durant la procédure.
Comment ?
Thrombolyse
Depuis les années 1980, la molécule de référence dans les thrombolyses locales par cathéter in situ est l’urokinase. Celle-ci est obtenue par des techniques de culture cellulaire, effectuées, en ce qui concerne le laboratoire Abbott – seul distributeur aux États-Unis du médicament (Abbokinase) – à partir de cellules rénales prélevées sur les prématurés décédés de mort naturelle. En 1999, la constatation par la FDA d’un conditionnement défectueux, non en conformité avec le cahier des charges de pharmacovigilance, a conduit l’institution à procéder au retrait total du marché américain de ce médicament, du fait d’un risque de transmission virale (réovirus et mycoplasme par ailleurs détectés dans certains lots). L’urokinase a été réintroduite en 2002 aux États-Unis grâce à l’obtention par Abbott de tissu néonatal, rénal, provenant du territoire nord-américain. Cette mesure ne s’est jamais appliquée en Europe où d’autres fournisseurs existaient. Néanmoins, en France, la production interrompue exclusivement pour un problème de rentabilité a entraîné de facto l’arrêt de l’utilisation de cette molécule et il a fallu attendre 2005 pour la voir réapparaître sur le marché (Actosolv®, laboratoire Eumedica). Ces « péripéties » ont donc imposé la recherche d’alternatives obligatoires en termes d’agents thrombolytiques, alternatives, constituées principalement par l’utilisation de l’activateur tissulaire du plasminogène (TPA) bien connu en cardiologie. Essentiellement synthétisé par la cellule endothéliale, le TPA normalement ne peut pas se fixer au fibrinogène mais seulement à la fibrine pour laquelle il a une grande affinité. Fixé sur celle-ci, le TPA active le plasminogène. C’est sa spécificité pour la fibrine, qui a conduit à la production industrielle d’une forme recombinante (par génie génétique, il est possible d’obtenir la réplication des séquences des cellules humaines intégrées dans les cellules ovariennes de hamster mis en culture). L’altéplase ou RTPA (Actilyse®) ainsi obtenue apparaît comme un activateur spécifique de la fibrine, sauf à dose élevée où existe un risque de recirculation de plasmine libre
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