APPORT DE L'IRM CARDIAQUE…
est donc de rechercher une viabilité myocardique pour prédire l’efficacité d’un éventuel geste de revascularisation. Le dépistage des complications précoces, l’évaluation de la sévérité de l’infarctus et de la maladie coronaire et le bilan de la maladie athéromateuse seront réalisés dans un même temps. L’ensemble de ce bilan est réalisé habituellement dans les suites immédiates de l’infarctus et fait appel à la coronarographie, l’échographie cardiaque, la surveillance électrocardiographique, voire la recherche de potentiels tardifs. Le SPECT Tc99 ou l’échographie de stress à la dobutamine sont utilisés classiquement pour rechercher une viabilité myocardique (8). IRM cardiaque La recherche d’une viabilité myocardique repose sur la mise en évidence d’un rehaussement tardif touchant moins de 25 % de l’épaisseur du myocarde (10), d’une réserve contractile après stress, de l’absence d’amincissement du myocarde et de l’absence de « no-reflow » (6).
IRM cardiaque validée pour la recherche d’une viabilité myocardique avec une performance au moins équivalente au SPECT.
Cas particulier du STEMI à coronarographie normale ou subnormale
Environ 2 à 10 % des SCA probables avec élévation de la troponine ne présentent pas de sténose coronaire significative (inférieure à 50-70 % en diamètre) dans le territoire de l’infarctus à la coronarographie (10, 11). L’enjeu est alors de confirmer ou d’infirmer le diagnostic d’ischémie myocardique et de rechercher l’étiologie. La cinétique ECG et enzymatique et la recherche d’une hypokinésie segmentaire à l’échographie et de défects de perfusion au SPECT jouent habituellement un rôle déterminant dans l’orientation diagnostique (fig. 1). Souvent, aucune étiologie n’est clairement retrouvée. IRM cardiaque Plusieurs études ont souligné le grand intérêt de l’IRM pour les diagnostics d’infarctus rudimentaire non décelable à l’échographie ou au SPECT (12, 13), de myocardite, et de syndrome de Takotsubo (14) qui sont les trois principales causes de STEMI probable à coronarographie « normale ». La valeur prédictive négative en cas d’IRM normale reste à déterminer. Le diagnostic d’infarctus repose sur la recherche d’un rehaussement tardif sous-endocardique, voire transmural, et des troubles de la cinétique segmentaire (hypo-, dys- ou akinésie) systématisés (sensibilité et spécificité très élevées) (fig. 3). Un hypersignal T2 et un rehaussement précoce de la zone supposée infarcie seraient spécifiques d’un événement récent. Le diagnostic
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