indexation-sociale

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9/3/2008
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Indexation sociale & Bibliothéconomie de masse Session 5 : Les usages à distance Quelle distance ? Quels usagers ? Quels usages ? . Olivier Ertzscheid. Maître de Conférences . . IUT La Roche sur Yon. Dept Infocom. Université de Nantes . http://www.affordance.info . 53ème Congrès ABF . . Nantes : 8-11 Juin 2007 . ? QUI est à distance ? Une question d’âge « Digital natives » • Internet aux Etats-Unis : – 200 millions d’usagers. – 87 % ont entre 12 et 17 ans • MySpace : – 110 millions d'utilisateurs. Echangent photos, sons, messages … – 110 millions de préadolescents. • Wikipedia : – moyenne d'âge des wikipédiens est majoritairement celle de jeunes adultes. Les cultures & les besoins : ou comment comprendre ce que veut le « public » • • Culture du fragment – Homogénéisation des savoirs • • Besoin de discrimination Besoin de recommandation – Réhabilitation de l’expertise collective et non plus simplement « es qualité » – Besoin d’inventer des modèles hybrides, mixtes d’expertise sinon, on entretient la confusion dramatique entre autorité et popularité. • • • • Culture de l’agrégation, de l’appropriation Culture de l’accès Culture du service Culture de « l’économie » 1. d’expertise 2. de temps 3. d’argent (culture du gratuit) 4. d’échelle dans le repérage et l’accès (catalogue Amazon) 5. Economie cognitive de l’indexation (folksonomies) Culture de la synchronicité – Accès, repérage, recherche, certification, indexation, navigation, partage • Besoin de centralisme & de proximité – Librairie, bibliothèque, pizzéria « près de chez vous » : « caRtalogue » • • Besoin d’interopérabilité (sans DRM) Besoin de clarification des pratiques – chercher n’est pas communiquer n’est pas partager n’est pas Réflexion sur « l’offre » documentaire indexer n’est pas s’orienter n’est pas organiser… Doit intégrer cette économie de la demande ? Que fait-on à distance ? Confusion des pratiques ? Web/documenet Web/document` Web personnel public privé (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) chercher communiquer talk google s’orienter organiser print orkut partager Tagger / indexer earth API’s ? A distance de quoi ? Dérive des continents documentaires : le monde comme Pan-catalogue ? Pourquoi ? Web public Web personnel (Desktop) Web privé Web intime (Mail) index é non-indexé Web extime (blogs) 2015 ? Web public Web personnel (Desktop) Web privé Web intime (Mail) Qui ? Web extime (blogs) 2005 Web public Quoi ? Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web privé 1995 ET ALORS ??? Alors … • Hier : monde de la culture, de la connaissance, • Aujourd’hui : « Industries culturelles » – Phénomène de longue traîne / – Massification des accès / – "les dimensions collectives de la production, circulation, consommation des savoirs sont en voie de différenciation accélérée." • Hier : CatalogueS. • Aujourd’hui : Le monde comme Pan-Catalogue – ouvert & interopérable • Hier : Sages, savants, experts. • Aujourd’hui : Babélisation des expertises : – Expertise ascendante, partagée (modèle wikipédien) • Hier : peu « en ligne ». Aujourd’hui, « tout en ligne » – Bureautique, Communication (IM, Chat, Forum), Catalogue • Hier : environnement fermé ou semi-ouvert. • Aujourd’hui « tout ouvert » – Bureautique, données, archives, accès, suites logicielles, textes de savoir 1er cas d’usage : l’indexation sociale ou « Folksonomie » Définition • « Folksonomies désignent – un processus de classification collaborative – par des mots-clés librement choisis – Ou le résultat de cette classification. » (Wikipédia) ≠ thesaurus • « vocabulaire normalisé sur la base de termes génériques et de termes spécifiques à un domaine » ≠ ontologie • • • « ensemble structuré de concepts. (…) organisés dans un graphe (…) relations sémantiques et de composition ou d'héritage. » Folksonomie ≠ thesaurus ≠ ontologie • « Folksonomies désignent – un processus de classification collaborative – par des mots-clés librement choisis – Ou le résultat de cette classification. » • • • • Vocabulaire non-normalisé, non-structuré, non-spécifique à un domaine, sans relations sémantiques ou hiérarchiques. Dél.icie.uses folksonomies Qui indexe ? Usagers, Consommateurs, Producteurs, Auteurs, Novices, Experts. Quoi ? Textes Docs de travail Articles scientifiques Billets de blogs Photos Vidéos A moi Aux autres A la volée En surface En profondeur (deep tagging) En connaissance de cause Au hasard Pour moi (tags privés) Pour les autres (tags publics) Organiser, Partager, Chercher, Retrouver Associer, « Participer » Comment ? Pourquoi ? ? Avantages = Inconvénients ? • • • • Indexation humaine, à la volée, instantanée, cumulative, simple, rapide, gratuite Intérêt d’un filtrage collaboratif gain de temps, gain d’échelle, économie d’expertise (masse critique des indexeurs) … Couverture documentaire totale (documents, livres, photos, couriels, cartes géographiques …) • Conforme aux usages (onebox, oneword) • Trop simple, trop peu d’expertise, trop d’hétérogénéité • Confusion entretenue entre pertinence (autorité) et popularité (photos les plus vues les plus tagguées et réciproquement) • polysémie, synonymie, lemmatisation, orthographe, langue, redondance, univers de référence (« peinture » et/ou « louvre », etc.) • = Méta-bruit ? Avantages = Inconvénients ? • « Folksonomist are confusing cataloging structure with personal opinions (…). These are not the same thing and they need to be separated. » • Non. Ils se servent (à dessein) de leurs opinions personnels comme d’une structure d’indexation. • Sur le processus de classification : oui, sont plus floues, plus polysémiques, plus imprécises. • Mais sur les objets ? – Qui va se lancer dans une entreprise de classification aristotélicienne des photos de vacances de 100 000 personnes sur FlickR ? – Doit-on décider qu’elles sont inclassables ?? Nécessité fait loi • Metropolitan Museum of Art indique que : – "sur 30 oeuvres d'art indexées par les usagers, plus de 80% des tags ne figuraient pas dans le vocabulaire documentaire utilisé par le musée." • Outil collaboratif de tagging à destination des musées – http://www.steve.museum/ 2nd cas d’usage : Librarything. www.librarything.com Site communautaire à vocation bibliothéconomique Le meilleur des deux mondes ? • Indexation « standard » : – notice au format MARC, – indexation DEWEY, – LC « subjects headings », • Indexation sociale : – des tags associés, – des fiches de lecture et revues de la communauté, – système de recommandation • Quelques chiffres : – – – – Février 2006 : 1.5 millions de références Juin 2006 : 3.2 millions Novembre 2006 : 6.2 millions Juin 2007 : 14 millions • Modèle collaboratif, auto-régulé, ouvert en lecture et en écriture, « Amazon-ifié » & « OPAC-ifié » Les bases de données scientifiques … aussi !! Le catalogue … aussi !! http://orlabs.oclc.org/Identities Et ce n’est qu’un début … • Côté bibliothèques (publiques et universitaires) – Intégration de plus en plus fréquente d’un espace "MySpace" ou "Facebook« – Hébergement de blogs, – Utilisation des tags, – Mise en œuvre de wikis, de systèmes de recommandation, etc. • Pour : – Du catalogage, du service, de l’accès • Côté SIGB (open source ou propriétaires) – Intégration des mêmes fonctionnalités • Côté moteurs de recherche – Accès de plus en plus fréquent par Folksonomies – Le mot plutôt que l’absence du mot • Vers une Bibliothéconomie « de masse » ? Une question de services « Amazon est notre cahier des charges pour les années à venir. » • Le catalogue (et les usages) de demain : – Aura du RSS – Sera ouvert aux utilisateurs, et pas seulement « en lecture » mais aussi « en écriture » : catalogablogs, catalogues commentés) – donnera des extraits et non simplement des notices – Fera communauté autour des services mis en place  réseaux sociaux, partage de documents, d’applications … – Systématisera les logiques d’accès : • Par proximité (le livre dans la bibliothèque, la librairie près de chez vous = géolocalisation amont et non aval comme dans le sudoc par exemple) • Par affinité (logiques de recommandation) • Par remontée d’expertise (Folksonomies et indexation sociale) • Bref … ira à la rencontre non plus simplement des usagers mais des USAGES Problématiques ouvertes • « indexabilité » de l’actuelle masse documentaire (dans laquelle tout est document, y compris … nous) • Bibliothéconomie de masse • Horizon de l’indexation : – Question n’est plus celle de l’autorité (qui a autorité pour indexer) – ni même de l’expertise (qui a compétence pour indexer) – mais celle de l’usage (qui a besoin d’indexer) Il y a urgence. ? Sinon ? Autarcithécaires Modèle marchand de la bib.

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