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REPERTOIRE D'IMPRIMEURS LIBRAIRES VERS 1500 VERS 1810 by fredoche25

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									Préface

Préface

Il y a plus de quinze ans déjà, le service de l’Inventaire du département des Livres imprimés de la « BN» (aujourd’hui Inventaire rétrospectif des fonds imprimés de la direction des Collections, Bibliothèque nationale de France) mettait sur pied un fichier d’imprimeurs/libraires interne pour la période 1500-1800, depuis lors étendue à 1810 et au-delà. Il s’agissait alors d’enrichir et de rendre plus fiable l’indexation du catalogue informatisé (d’ouvrages anonymes essentiellement, dont beaucoup non datés) qu’avait entrepris l’équipe de l’Inventaire. Parce qu’il ne se contentait pas d’enregistrer les données brutes qui apparaissaient sur les publications traitées, parce qu’il puisait aux sources les plus autorisées et les plus diverses pour établir l’identité, les dates et lieux d’activité, la biographie même de tous les imprimeurs et libraires rencontrés, ce fichier s’imposa bientôt lui-même comme une autorité, à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur de la Bibliothèque nationale*. D’où l’idée, appuyée avec conviction par Annick Bernard, alors en poste au service informatique, d’en saisir et d’en normaliser les données afin de constituer un fichier d’autorité imprimeurs/libraires pour le livre ancien au sein de la base de données bibliographiques BN-OPALE qui était à cette époque en cours de constitution. Dans le même esprit, pour rendre les meilleurs services aussi bien dans le cadre de la bibliothèque qu’au-delà, une publication régulière et cumulative de l’état d’avancement de ce fichier par extraction de la base fut programmée. Précédée par un important travail de normalisation**, une première édition imprimée vit donc le jour en 1988 (1 000 notices), suivie par deux autres livraisons cumulatives en 1991 et 1997 (2 000 puis 4 000 notices respectivement). À chaque parution le succès fut au rendez-vous. Non seulement les comptes rendus des revues spécialisées en France et à l’étranger réservèrent le meilleur accueil aux éditions successives du Répertoire d’imprimeurs/libraires et au travail de JeanDominique Mellot et Élisabeth Queval, non seulement le réseau des bibliothèques patrimoniales et celui des librairies d’ancien le plébiscitèrent, mais chaque tirage fut épuisé en un à deux ans – délai record pour ce type de publication à la fois savante et professionnelle. À la faveur de ce succès, le service de l’Inventaire devint, au-delà même du travail d’élaboration du Répertoire, un véritable centre de ressources à distance pour l’identification des imprimeurs/libraires en activité jusque vers 1830 tant en France qu’à l’étranger. Si bien qu’actuellement la cellule imprimeurs/libraires de l’Inventaire se trouve au centre d’un réseau de bibliothèques patrimoniales et universitaires et de spécialistes français et étrangers qui contribuent activement à faire progresser et à diffuser notre connaissance (indispensable au traitement des livres anciens) des imprimeurs/libraires de l’époque artisanale. La liste des institutions et personnalités remerciées au seuil de ce volume témoigne à elle seule de l’étendue et de la qualité de cette fructueuse coopération. C’est assez dire quel plaisir j’éprouve aujourd’hui à saluer, au nom de la Bibliothèque nationale de France, la quatrième édition de cette œuvre pionnière dont la renommée est désormais internationale. Avec 5 200 notices (1 200 nouvelles, 4 000 déjà publiées et depuis mises à jour ou corrigées) à la date du début de l’année 2001, elle offre un corpus d’une richesse quantitative et qualitative sans équivalent en Europe et au-delà. Cependant, en dépit de son volume déjà considérable, le Répertoire ne se prétend pas exhaustif pour la période considérée, même pour le domaine français dont la représentation est particulièrement forte (plus de 50 % de l’ensemble) dans cette édition. L’état d’avancement de cet instrument de travail reflète essentiellement celui du traitement des collections de livres anciens de la BNF (assumé par le service de l’Inventaire principalement, ainsi que par la Réserve), et nous savons que les collections de la BNF ne sont nullement exhaustives quant à la production imprimée ancienne française et étrangère. Donc même à cette étape ultime – ses auteurs nous ont dûment mis en garde à ce sujet –, il ne sera jamais question d’attribuer au Répertoire les vertus d’un outil universel, infaillible et définitif. Cet ouvrage procède d’une démarche modeste et pragmatique. À partir du principe que ses responsables puisent pour l’établir à des sources le plus souvent difficiles d’accès (catalogage livre en main, dépouillements internes, fichiers d’érudits, thèses et mémoires non publiés, sources d’archives, etc.) et toujours renouvelées, il ne s’agit de rien d’autre que de mettre à la disposition du public, à intervalles réguliers, la quantité et la qualité des informations qu’ils ont pu recueillir, traiter et actualiser. À la différence des «thésaurus» nationaux, le Répertoire n’a pas l’ambition d’avoir le dernier mot à l’échelle de la France; il ne porte témoignage à ce jour que pour les seules collections de la BNF. S’il a rencontré jusqu’ici un grand succès auprès des professionnels des bibliothèques, des libraires, des chercheurs et des amateurs, c’est que, malgré sa non-exhaustivité affichée, l’ampleur des fonds et matériaux exploités permet que l’on y trouve déjà beaucoup. Et cela particulièrement pour les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, autrement dit pour les périodes les moins bien couvertes par les bibliographies de référence (qui privilégient jusqu’ici les XVe et XVIe siècles, en France comme à l’étranger)
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et cependant les mieux représentées dans la plupart des collections publiques et privées de livres anciens. Le Répertoire répond ainsi à un besoin évident, et c’est, pour les spécialistes confirmés et estimés qui en assurent l’élaboration, un encouragement à proposer une richesse d’information sans cesse accrue dans la présentation la plus pratique possible. Nous savons bien que, malgré le travail déjà accompli, ce besoin d’identifier ou de mieux connaître les imprimeurs et libraires des siècles passés et leur production ne fera que croître dans les années à venir. Avec la multiplication des gisements et produits bibliographiques accessibles en ligne, un foisonnement d’informations en provenance des collections du monde entier sera mis de plus en plus largement à notre portée – et on ne peut que s’en féliciter. Reste à savoir de quels outils savants on disposera dans le futur pour identifier, distinguer, dater, filtrer, classer, associer, quantifier, en un mot maîtriser la masse de données jusqu’ici stockées in situ proprio et offertes du jour au lendemain à la consultation du plus grand nombre d’utilisateurs de par le monde. Le Répertoire d’imprimeurs/libraires de la BNF ne prétend à rien d’autre qu’à constituer un de ces indispensables «médiateurs» éclairés que l’extension rapide de l’information bibliographique nous fait un devoir de proposer à tous ceux qui souhaitent tirer le meilleur parti de la masse parfois confuse des données livrées par nos écrans.
Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France.

* Sur l’histoire du projet et les enjeux du Répertoire d’imprimeurs/libraires, voir Jean-Dominique Mellot, «Le Répertoire d’imprimeurs/libraires de la BNF (v. 1500 – v. 1810) : premiers enseignements quantitatifs et qualitatifs», dans The Scholar & the Database. Papers Presented on 4 November 1999 at the CERL Conference Hosted by the Royal Library, Brussels, éd. L. Hellinga, Londres, Consortium of European research libraries, 2001, p. 66-78. ** Voir le Guide pour la rédaction des notices d’autorité imprimeurs/libraires en format INTERMARC, Paris, Bibliothèque nationale, 1987 (collection Études, guides et inventaires de la Bibliothèque nationale, n° 8).

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