Carrefour du Patchwork de Sainte-Marie-aux-Mines
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15ème Carrefour Européen du Patchwork
Fort de ses 18 500 visiteurs venus de plus de 50 pays en 2008, la 15ème édition du Carrefour du Patchwork promet d’être belle. L’une des raisons du succès du patchwork est qu’il raconte des histoires, illustre des symboliques diverses, qu’elles soient religieuses, familiales, politiques… Le patchwork a ses styles, classiques et contemporains, ses courants… et ses stars. C’est bien à la découverte d’un art à part entière que nous convie le Carrefour du Patchwork. Un événement qui piquera à coup sûr la curiosité des néophytes, et ravira les amateurs d’art textile.
Cette année le Carrefour fête ses 15 ans et à cette occasion, il présentera la collection de quilts traditionnels de Jacques Légeret en collaboration avec l’Association Française d’Histoire Anabaptiste et Mennonite. Une collection de quilts anciens suédois sera également proposée. La broderie populaire alsacienne sera représentée par Francine Zeil, invitée par France Point de Croix. Pour son 25ème anniversaire, France Patchwork proposera elle aussi des œuvres étonnantes. de Michael et Judy James, sommités dans le milieu de l’art textile. Des cours seront proposés pour apprendre ou se perfectionner, ainsi que des conférences, rencontres et excursions. Ces ateliers seront aussi l’occasion d’apprécier l’éventail extrêmement large de techniques à l’oeuvre dans la confection du patchwork : plissements, sculptures, jeux de transparences. Les thèmes sont eux aussi d’une grande variété.
Un art multiculturel
Le Carrefour du Patchwork démontrera que cette pratique a su s’adapter aux diverses civilisations chez lesquelles il s’est invité. Fruit de l’ingéniosité humaine, artisanat à part entière, on retrouve le patchwork dans de nombreuses cultures, et le Carrefour illustrera cette tendance en conviant de nombreux pays à Sainte-Marie-aux-Mines. L’invité d’honneur de cette année sera d’ailleurs la Hongrie. Quant à la NouvelleZélande, elle proposera également une exposition exclusive. L’occasion de mesurer les nombreux styles, propres à chaque culture, de l’art du patchwork.
Espace commercial
Le Carrefour propose en outre 145 boutiques européennes et internationales consacrées au patchwork dans toute sa diversité : accessoires, livres, patrons, machines à coudre, logiciels…
- Sophie Choffant -
15ème Carrefour Européen du Patchwork, SainteMarie-aux-Mines, du 17 au 20 septembre 2009 www.patchwork-europe.com
Exposition d’œuvres en patchwork
Des textiles du monde entier seront représentés, venus d’Allemagne, Italie, Danemark, Pays-Bas... Chaque nationalité présentera ses styles et techniques propres, montrant ainsi l’éclectisme de l’art du patchwork. Sainte-Marie-aux-Mines accueillera également les quilts des Gee’s Bend, communauté afro-américaine d’Alabama, et les oeuvres
Ces deux patchworks, de styles très différents (Hongrie à gauche, NouvelleZélande à droite), illustrent la diversité de cet art. Collection Jacques Légeret (Suisse)
Les origines du patchwork
Le patchwork trouve son origine dans les conditions de vie des couches les plus humbles de la population qui conservaient et assemblaient des bouts d’étoffe pour faire des couvertures, rembourrées avec des feuilles séchées ou du papier.
chwork retrouve alors une belle vitalité. Sa discipline s’affine au fil du temps, les échanges avec l’Angleterre se normalisant. Dans les milieux aisés, on adjoint au patchwork des tissus luxueux. On distingue une scission dans les techniques américaines et anglaises du patchwork. Les anglais se basent sur un patron de papier inséré dans les pièces du dessus, tandis que les américains assemblent les pièces les unes avec les autres, prenant comme guide une marque au crayon sur le tissu, voire sans guide. L’Angleterre privilégie la méthode qui consiste à développer le quilt depuis le centre alors qu’aux Etats-Unis, on procède par panneaux. L’art du patchwork, aux origines millénaires, s’est adapté aux évolutions de l’homme et continue aujourd’hui d’évoluer, au gré de l’imagination de ce dernier.
Annick Tauzin (France)
On en trouve les premières traces chez les hommes préhistoriques qui revêtaient déjà des peaux de bêtes assemblées entre elles pour se protéger du froid. Il y a 5000 ans environ, le patchwork était pratiqué au Proche-Orient, et plus tard en Egypte. Il arrive en Europe au Moyen-Âge via les croisés qui le rapportent de Moyen-Orient. Les quilts (terme utilisé pour désigner une œuvre en patchwork) traversent l’océan avec les colons européens s’installant aux Etats-Unis au XVIIIe siècle. Le pat-
Mary Lee Bendolph (USA)