«Paganisme et christianisme dans le célèbre poème de
l’Edda intitulé Völuspá (« Prédiction de la Voyante »)
Patrick GUELPA (Etudes germaniques)
Laboratoire HALMA-IPEL (Axe 3 : Littératures des Mondes Anciens)
Le jeudi de 15 à 17 h à la Maison de la Recherche (MDR)
Ouvert aux candidats au Doctorat, M 2 et à tous ceux qui sont intéressés :
jeudi 6 décembre 2007 104 (1er étage)
jeudi 17 janvier 2008 104
jeudi 31 janvier 2008 104
jeudi 14 février 2008 104
jeudi 28 février 2008 019
jeudi 13 mars 2008 104
jeudi 3 avril 2008 104
jeudi 24 avril 2008 104
jeudi 15 mai 2008 020
jeudi 29 mai 2008 104
La Völuspá [‘vœløspau] est sans conteste le plus célèbre poème
mythologique de l’Edda. Il a été composé vraisemblablement entre 935 et 1065
et cette incertitude irrite depuis longtemps les chercheurs. Il faut dire que les
images grandioses que nous livre ce texte en ce qui concerne les premiers âges,
la création du monde, son organisation, les dieux, les hommes, les géants et les
puissances de l’au-delà, sa destinée finale avec l’embrasement du monde qui
rappelle l’Apocalypse du Nouveau Testament, nous poussent à nous demander si
le poème est antérieur à la christianisation de l’Islande (qui s’est produite sans
effusion de sang et par un vote de l’Althing en l’an 1000 ; en outre, il semble bien
que ce poème ait été écrit en Islande et par un Islandais) ou s’il lui est
postérieur, si son auteur était païen ou chrétien, si le texte est une sorte de
chant du cygne du paganisme ou s’il annonce la victoire définitive de la religion du
Christ sur l’ancien monde, s’il véhicule des éléments venus du fond des âges
hérités de la civilisation indo-européenne ou s’il est l’ œuvre originale d’un « bon
païen »…
En effet, les allusions (ou les emprunts ?) au christianisme sur la trame
païenne du texte sont suffisamment fréquents et éloquents pour nous
permettre d’argumenter dans l’un ou dans l’autre sens. Pour notre étude, nous
nous appuierons sur la version française de Régis BOYER (Paris-Sorbonne) dans
L’Edda Poétique (Paris, Fayard, 1992, p. 532-549. Ce livre est à la B.U.C.).