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Pathologie Chirurgicale de Enfant

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12/19/2011
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18
Pathologie Chirurgicale de l’Enfant

Pathologie Viscérale, Urologique et Gynécologique



Laurent-Marie Bourcheix



Sommaire



I. Pathologie Néonatale

I.1. Anomalies de la paroi de l’abdomen

I.1.1/ Omphalocœle

I.1.2. Laparoschisis

I.1.3. Hernie Congénitale du diaphragme

I.2 Les Occlusions néonatales

I.2.1. Les occlusions hautes

I.2.2. Les occlusions basses

I.3 Autres pathologies digestives

I.3.1 Atrésie de l’œsophage

I.3.2 Malformations anorectales

II. Pathologies survenant au cours des trois premiers mois

II.1 Pathologie œsogastrique

II.1.1 Reflux gastro-œsophagien

II.1.2 Sténose hypertrophique du pylore

II.2 Pathologies de la paroi Inguinale du nourrisson

II.2.1 Pathologie du canal péritonéo-vaginal (garçon). Anomalies de descente testiculaire.

II.2.2 Le trio : hernie inguinale, hydrocœle, kyste du cordon

II.2.3 Hernie ombilicale, hernie épigastrique

II.2.4 Hernie de l’ovaire

III. Invagination Intestinale Aiguë (IIA)

IV. Douleurs abdominales chez l’enfant de plus de 3 ans

IV.1 Les douleurs abdominales fonctionnelles

IV.2 Douleurs organiques

IV.2.1 Appendicite Aiguë

IV.2.2 Les diagnostics différentiels de cette pathologie organique sont :

IV.2.3 Les pièges diagnostiques des douleurs abdominales

V Pathologie Urologique

V.1 Tumeurs du rein

V.2 Torsion du cordon spermatique

V.3 Phimosis, balanoposthite, paraphimosis

V.4 Uropathies malformatives

VI Pathologie Gynécologique

VI.1 Coalescence des petites lèvres

VI.2 Hématocolpos

VI.3 Kystes de l’ovaire

Lexique









1

I. Pathologie Néonatale

I.1. Les anomalies de la paroi de l’abdomen nommées aussi cœlosomies antérieures

constituent des causes non rares parmi les préoccupations des chirurgiens pédiatres. Il s’agit

de résultantes d’anomalies du cloisonnement de la grande cavité cœlomique chez l’embryon.

Elles sont présentes chez environ 1/5 000 naissances, les omphalocœles représentant 80 % des

cas. Une autre anomalie de cloisonnement de la cavité cœlomique concerne le diaphragme.

Les hernies diaphragmatiques sont plus fréquentes et représentent une source non négligeable

de recrutement de la population néonatale en réanimation (1/3000 naissances).



I.1.1/ Omphalocœle

L’omphalocœle est une anomalie congénitale qui se présente comme un véritable défect de la

paroi cutanée et musculo-aponévrotique de l’abdomen. L’ombilic n’est pas réduit à la simple

implantation du cordon ombilical, en fait le cordon s’implante, soit au sommet, soit à la partie

inférieure d’une volumineuse hernie ombilicale, que l’on peut assimiler à une cloche à

fromage. La paroi de l’omphalocœle est translucide, constituée d’une substance gélatineuse

ressemblant à la gelée de Warton à travers de laquelle on peut distinguer les viscères tels que

l’intestin, le foie, la rate, etc.

Habituellement ces enfants naissent par voie basse et sont immédiatement dirigés vers la salle

de réveil et conditionnés pour la chirurgie. L’acte chirurgical consiste à réintégrer l’ensemble

des viscères et de fermer soit en un temps, soit progressivement la paroi abdominale. L’enfant

est hospitalisé ensuite en réanimation (intubation et ventilation assistée) car l’augmentation de

la pression intra-abdominale occasionne une gène respiratoire et des troubles

cardiovasculaires (troubles du retour veineux).



I.1.2. Laparoschisis

Il s’agit là d’une véritable éviscération. La paroi abdominale ici est complète, par contre il

existe un véritable trou latéro-ombilical (à gauche) par lequel fait issus des viscères (le plus

souvent du grêle). La différence majeure par rapport à l’omphalocœle est que l’ombilic est

normalement implanté, que les viscères sont au cours de la vie intra-utérine au contact du

liquide amniotique. Les anses digestives sont anormales, l’ensemble de l’intestin grêle est

plus court que la normale, elles présentent un aspect succulent œdématiées aux parois

épaissies. Il existe des anomalies associés : une atrésie du grêle qui peut-être multiple ; une

anomalie de la rotation digestive avec défaut d’accolement. À l’accouchement, il existe un

risque septique latent, car les anses grêles sont extériorisées, c’est pour cela que l’enfant naît

le plus souvent par césarienne, il est immédiatement “langé“ dans un sac à grêle et transféré

en salle de réveil de chirurgie pédiatrique. Le conditionnement pour la chirurgie consiste en la

mise en place d’un cathétérisme central, une réhydratation suffisante (pertes hydriques

importantes) et des conditions de réchauffement ad hoc. L’acte chirurgical est soumis à

plusieurs impératifs : exploration de la cavité abdominale à la recherche d’anomalies

organiques comme une atrésie du grêle qui vient en premier lieu par ordre de fréquence ;

réparation chirurgicale de ces anomalies et tentative de fermeture de la cavité abdominale en

un temps ou différée.



I.1.3. Hernie Congénitale du Diaphragme

C’est une malformation congénitale non exceptionnelle et redoutable. (1/3000 naissances

viables)

Il existe trois types d’anomalies congénitales du diaphragme : la hernie de coupole,

l’éventration diaphragmatique et la hernie rétro-costo-xiphoïdienne. Nous ne nous

intéresserons qu’à la première. En cas d’hernie diaphragmatique, le diagnostic est fait le plus

souvent au cours de l’échographie anténatale morphologique (20-22 SA). Anatomiquement





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elle se présente par un défect circonscrit d’une des coupoles diaphragmatiques (3 fois sur 4 à

gauche). Ceci a pour effet l’ascension (hernie gauche) du contenu abdominal dans

l’hémithorax gauche. On retrouve au cliché thoraco-abdominal de face des clartés digestives

dans le thorax. Ces enfants dépistés en anténatal naissent le plus souvent dans des unités de

niveau 3. Immédiatement transférés en réanimation néonatale, ils y sont conditionnés et

rapidement opérés. L’acte chirurgical ne présente pas de particularité, après une voie d’abord

sous-costal gauche, l’ensemble des viscères est réintégré dans la cavité abdominale et le

diaphragme est fermé. La période de réanimation qui suit est par contre dès plus délicate sur

le plan cardiorespiratoire. En effet, il ne s’agit pas d’une maladie du diaphragme, mais des

poumons, comme le prouvent les études histologiques pulmonaires. Le pronostic est

relativement sombre, les enfants meurs de défaillance cardiorespiratoire.



I.2 Les Occlusions intestinales néonatales

(Ce chapitre exclus les atrésies de l’œsophage ainsi que les malformations anorectales)

Définition : une occlusion se définit comme un arrêt total des matières et des gazes, due à un

obstacle (intrinsèque ou extrinsèque) sous vatérien. Au cours de la période néonatale, les

étiologies des occlusions sont le plus souvent malformatives.



Un syndrome occlusif se définit comme suit :

- des vomissements. Tous vomissements bilieux (vert) sont hautement suspects

d’avoir pour origine une affection chirurgicale, jusqu’à preuve du contraire,

- absence ou retard d’émission du méconium. Normalement l’émission se produit

dans les 12 premières heures et se poursuit pendant 48 à 72 heures,

- ballonnement abdominal. Ce dernier peut être absent si l’occlusion est très haute.



I.2.1. Les occlusions hautes



a) Atrésie du duodédum

Il s’agit d’un nouveau-né qui présente des vomissements immédiats après la première prise

alimentaire. Les vomissements sont alimentaires puis bilieux ou bilieux d’emblés. L’abdomen

est plat, avec absence ou retard d’émission du méconium. Le diagnostic est fait sur le cliché

thoraco-abdominal qui montre une image aérique en double bulle avec aucune aération

digestive sous-jascente. Un transit œso-gastro-duodénale (effectuer avec beaucoup de

précautions sur sonde) confirme le diagnostic. Le traitement est chirurgical, il consiste à

rétablir la continuité digestive en pratiquant une anastomose termino-latérale entre le

deuxième et le troisième duodénum.



b) Pancréas annulaire et diaphragme duodénal

Il s’agit de diagnostics différentiels du précédent. Le diagnostic peut-être évoqué à

l’échographie pré-opératoire, examen toujours de mise lors d’un bilan au cours d’une

occlusion néonatale. Soit la partie céphalique du pancréas enserre le deuxième duodénum, ce

dernier est transformé en un goulot d’étranglement, soit il existe un véritable diaphragme en

dessous de l’ampoule de Vater qui offre un obstacle incomplet au transit digestif. Ces

malformations sont souvent retrouvées dans le cadre d’une trisomie 21.



c) Les accidents de rotation du tube digestif, volvulus sur mésentère commun.

À la fin de la 4ème semaine de vie embryonnaire, l’embryon humain mesure 6 mm (longueur

cranio-caudale), le développement et la croissance du tube digestif est tel que celle-ci

s’effectue en dehors de la cavité cœlomique, dans une volumineuse hernie ombilicale

physiologique. Puis les anses digestives réintègrent la cavité abdominale avant le 50ème jour





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dans un ordre précis, le grêle en premier puis le côlon. Toute une série d’accolements à la

paroi pariétale postérieure vont se produire : le cadre duodénal, le colon droit puis le colon

gauche. Un défaut d’accolement, quelque soit la cause entraîne une disposition dite en

mésentère commun. L’ensemble de l’intestin grêle ainsi qu’une partie du côlon sont comme

suspendu au pédicule mésentérique supérieur, il existe alors un risque de torsion autour du

pédicule ayant pour conséquence une ischémie de l’ensemble du tube digestif d’aval

vascularisé par ce pédicule mésentérique supérieur. Cliniquement, cela se traduit par des

crises douloureuses abdominales associées à des accès de pâleur, à début et fin brusques. À

l’acmé de la crise, on retrouve des vomissements verts. On peut aussi se trouver devant un

état de choc inaugural, avec un enfant vomissant. Le diagnostic est fait à l’échographie

abdominale où l’on retrouve une disposition inverse des vaisseaux mésentériques (la

disposition normale étant la veine à droite et l’artère à gauche). Le diagnostic de certitude est

fait au transit œso-gastro-duodénal, ou l’on ne retrouve pas d’angle de Treitz, tout au plus

celui-ci est translaté à droite. C’est une urgence chirurgicale absolue. L’acte chirurgical

consiste lors d’une laparotomie exploratrice de libérer adhérence et bride congénitale, et de

disposer l’ensemble de l’intestin grêle à droite et le côlon à gauche.

Il est à noter que ce type d’accident survient le plus souvent chez le nourrisson mais peut

apparaître à tout âge.



I.2.2. Les occlusions basses



a) Atrésies de l’intestin grêle

Deux cas de figures peuvent se présenter. Soit nous sommes dans un contexte d’un syndrome

polymalformatif évident : Laparoschisis avec atrésie (rechercher avec beaucoup d’attention

lors de l’exploration chirurgicale, soit il s’agit d’un nouveau-né qui présente des

vomissements verts, un retard d’émission du méconium avec ballonnement abdominal. Les

atrésies ou manque digestif peuvent être multiples.



b) L’ileus méconial

Ici le contexte est totalement différent, l’ileus méconial se définit comme une obstruction

digestive intraluminale fait de matières (méconium) extrêmement compact, due à une

altération physico-chimique des selles. L’étiologie principale en est la Mucoviscidose ou

maladie fibrokystique du pancréas.



c) Maladie de Hirschsprung ou Mégacôlon congénital.

Cette maladie est due à l’absence d’innervation intrinsèque du tube digestif, le plus souvent

distale. Le colon non innervé présente un calibre réduit avec dilatation en amont de cet

obstacle fonctionnel. Il s’agit souvent d’un garçon né à terme avec un poids de naissance

supérieur à la moyenne qui présente un retard d’émission du méconium. Le diagnostic est

facile à confirmer, une biopsie rectale avec étude histologique en extemporanée donne un

résultat en 2 heures. Le traitement de cette affection est chirurgical.



d) Malformations digestives basses (duplications, sténoses, …)



I.3 Autres pathologies digestives



I.3.1 Atrésie de l’œsophage

Il s’agit d’une malformation congénitale. Elle a pour caractéristique de présenter une

interruption complète de la lumière digestive de l’œsophage associé le plus souvent à une

fistule œso-trachéale ou œso-bronchique. Le diagnostic anténatal n’est pas performant en la





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matière c’est pour cela que le diagnostic est le plus souvent fait en salle de naissance lors de

l’épreuve de perméabilité oro-gastrique. Le transfert de l’enfant doit être immédiat dans un

centre chirurgical où il sera conditionné pour la chirurgie (cathétérisme central, sondage

œsophagien en aspiration douce et bilan général à la recherche d’autres malformations). Le

traitement est chirurgical : il consiste par thoracotomie droite et voie sous-pleurale d’aborder

les deux extrémités borgnes œsophagiennes, réséquer la fistule et rétablir la continuité

digestive par une anastomose termino-terminale calibrée sur sonde. L’enfant est ensuite

hospitalisé en réanimation.



I.3.2 Malformations anorectales

Pathologies non rares (1/3000), elle consiste en l’absence d’anus perméable associé ou non à

une fistule périnéale ou génito-urinaire. Trois principaux types sont décrits : les formes

hautes, moyennes et basses. La prise en charge doit être immédiate et en milieux spécialisé.



II. Pathologies survenant au cours des trois premiers mois

II.1 Pathologie œsogastrique

II.1.1 Reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) se résume en une incontinence de la région œso-cardiale

avec reflux du contenu gastrique interprandial dans l’œsophage. Il est important de préciser

quelques mots de vocabulaire : un épisode de RGO existe à chaque fois qu’une partie du

contenu gastrique reflue dans l’œsophage ; la régurgitation est un reflux soudain,

involontaire et sans effort d’une quantité peu importante de liquide d’origine gastrique dans la

bouche ou le pharynx ; un vomissement est un événement involontaire d’émission du

contenu gastrique par la bouche impliquant des contractions violentes des muscles de la paroi

abdominale et thoracique. Ceci à pour conséquence une agression chimique (acide) de la

muqueuse œsophagienne due à l’acidité du chile (contenu gastrique), le gradient d’ions H+

étant de 1 à 10 millions.

Le RGO chez le tout petit est un phénomène physiologique. Il est à distinguer des

vomissements, de la régurgitation et de la rumination (mérycisme).

Le reflux gastro-œsophagien devient pathologique quand il survient trop fréquemment et ainsi

porte à conséquences.

Incidence : il est présent chez 18 % des nourrissons, mais peut être détecté chez 40 % d’une

population d’enfants qui consulte en pédiatrie générale.

Symptomatologie, on distingue trois différents groupes de patients :

- Enfants qui régurgitent et/ou vomissent sans aucun autre symptôme. Ils conservent

une bonne croissance staturo-pondérale ainsi qu’un bon état général (il s’agit

essentiellement de nourrissons).

- Enfants de tout âge, ils régurgitent et/ou vomissent mais présentent d’autres signes

d’appels : douleurs thoraciques, pyrosis, sang dans les régurgitations, anémie,

dysphagie, pertes de poids (ou cassure de la courbe de poids), irritabilité, troubles

du sommeil, …

- Enfants qui présentent des manifestations atypiques comme une maladie

respiratoire chronique, laryngite, asthme, otites à répétition.

- Un dernier groupe très particulier constitué d’enfants présentant des malformations

neurologiques ou thoraciques avec des tableaux très complexes.

Symptômes en fonction de l’âge

Malaise grave du nourrisson

Il s’agit d’une identité clinique très particulière ou l’enfant présente brutalement un accès de

cyanose avec hypotonie voir des convulsions et perte de connaissance. Apparenté à la mort

subite du nourrisson “rattrapé de justesse“ cela est du à un reflux massif avec fausse route.





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L’œsophagite

Elle se définit comme toute inflammation de la muqueuse œsophagienne quelques soit son

origine. Ici, nous sommes dans le cas d’une œsophagite par reflux (cause mécanique) du

contenu gastrique acide. Le diagnostic de certitude est établit lors d’une endoscopie, mais des

signes d’alerte existent : refus du biberon, pleurs lors en début de prise alimentaire, … Le

risque à long terme est la sténose cicatricielle du bas œsophage.



Examens complémentaires (technique d’investigation)

Radiologiques : c’est le transit baryté œsogastroduodénal (TOGD) qui permet d’objectiver le

reflux en positionnant l’enfant dans différentes postures. Cet examen recherche une étiologie

malformative comme une malposition cardio-tubérositaire, une hernie hiatale.

La scintigraphie, cet examen est réservé à des centres très spécialisés.

L’endoscopie : visualisation directe de l’inflammation de l’œsophage avec possibilité de

pratiquer des biopsies.

La manométrie œsophagienne est réservée à des centres d’investigation particulière.

La pH métrie œsophagienne il s’agit de la technique de référence pour la mesure du RGO. Le

principe en est simple, le pH intra-luminal œsophagien se situe entre 5 et 7, s’il descend en

deçà de 4 le reflux acide est patent. Cet examen idéalement doit se poursuivre 24 h, jamais en

dessous de 18 h. On comptabilise le nombre et la duré d’épisodes où le pH œsophagien est ≤

4.



Traitement

Premièrement rassurer les parents.

Deuxièmement, les mesures diététiques : épaississement des biberons avec du Gumilk® 2 %

ou Gélopectose® à 5 % ou bien du lait AR.

Il faut adjoindre un traitement positionnel, procubitus à 30°.

Les prokinétiques :

Primpéran® de 0,1 mg/Kg/J, en moyenne 0,5 mg/Kg/J (en goutte) en 4 prises. Attention aux

effets secondaires surtout présents lors des 6 premiers mois : somnolence, insomnie,

mouvements anormaux à type de dystonies et de spasmes.

Motilium® de 0,6 à 2 mg/Kg/j en 4 prises par jours ¼ heure avant chaque repas. Ses effets

secondaires sont moins marqués que pour le précédent.

Prépulsid® à la dose de 0,8 mg/Kg/j en 3 ou 4 prises. À l’heure actuelle, c’est le médicament

le plus prescrit, mais certaines équipes reviennent sur son utilisation large.

Pour les anti-acide on retiendra que le Gaviscon® en suspension à 1-2 mL/Kg/j et le

Phosphalugel®. Ces médicaments sont indiqués en cas d’œsophagite (en fin de repas).

La chirurgie est indiquée lors de complications œsophagiennes du reflux comme une sténose

cicatricielle du bas œsophage résistante aux dilatations. Le processus chirurgical consiste à

mettre en place un système anti-reflux par fondoplicature (intervention de Nissen). De nos

jours, cette intervention se pratique par voie cœlioscopique. L’indication opératoire, en

générale, est assez difficile à poser, il est un exemple particulier ou elle se justifie plus

aisément qui est celui de l’enfant encéphalopathe., car ici le reflux engage le pronostic vital.



II.1.2 Sténose hypertrophique du pylore

Prévalence : 1/300 à 1/1000

C’est la plus fréquente des affections chirurgicales responsables de vomissements chez le

nourrisson. Elle s’oppose en tout points au RGO, mais peut aussi y être associé.

Fréquence : 1/700 naissance viable en moyenne

Sexe ratio 4 à 6/1 au bénéfice des mâles.

Les facteurs génétiques sont mal connus, 13 % de formes familiales (1cas/7).





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Présentation clinique

Le signe essentiel est l’apparition de vomissements chez un nourrisson avec un intervalle libre

de 4 à 6 semaines, avec un début brutal. Ces derniers s’aggravent progressivement en 1 à 2

jours. Alimentaires et post-prandiaux, avec un intervalle libre entre la fin de la prise du repas

et les vomissements, cet intervalle a tendance à se restreindre au fur et à mesure de l’évolution

pour présenter un tableau d’intolérance alimentaire absolue. L’enfant reste affamé, goulu et

constipé. Une cassure de la courbe de poids peut être noté après plusieurs jours d’évolution,

pouvant se compliquer d’une déshydratation avec apparition d’un ictère.

Le diagnostic

Le diagnostic est clinique, il est confirmé par deux examens complémentaires.

L’examen permet d’apprécier le poids, la tonicité, l’état d’hydratation, l’abdomen à la

recherche d’ondulations péristaltiques (à jour frisant) et de palper une olive pylorique dans la

région épigastrique qui est le signe pathognomonique de cette maladie.

De nos jours, le diagnostic est confirmé par l’échographie abdominale (qui est l’examen de

première intention). Les critères de certitude sont lors de la visualisation du pylore, des

passages pauvres transpylorique, une épaisseur musculaire > 4 mm et une longueur > 16 mm.

Le transit baryté (TOGD) montre des signes indirectes comme un estomac de stase (trois

niveaux de haut en bas : poche aérienne/niveau liquide gastrique/baryte). De rares passages

duodénaux, allongement et sténose de la lumière pylorique. Cet examen permet aussi

d’objectiver un RGO.

Traitement

Il n’est que chirurgical. Le temps délicat de la prise en charge de ces enfants est préopératoire.

Hormis la recherche de stigmates biologique de déshydratation extracellulaire avec alcalose

métabolique qu’il faudra corriger, l’intervention chirurgicale est une urgence différée.

L’induction anesthésique représente un temps crucial, car ces nourrissons ne sont jamais à

jeun. L’acte chirurgical consiste à couper (ou fendre) le muscle pylore longitudinalement sans

effraction de la muqueuse digestive duodénale (pylorotomie extra-muqueuse), on utilise

aujourd’hui une voie d’abord trans-ombilicale. Les suites opératoires sont habituellement

simples, parfois émaillées de vomissements. À long terme le pronostic est excellent.



II.2 Pathologies de la paroi Inguinale du nourrisson



II.2.1 Pathologie du canal péritonéo-vaginal (garçon). Anomalies de descente testiculaire.

Au cours de la vie fœtale, les gonades mâles ou futurs testicules naissent dans la région

lombaire. Ils descendent grâce à un mouvement relatif, du à une déflexion caudale du fœtus,

d’une croissance paradoxale caudale importante et de la traction des testicules par des

ligaments (gubernaculum testis). Ainsi les testicules cheminent vers l’anneau inguinal (trajet

abdominal) et traversent la paroi abdominale au-dessus de la branche ilio-pubienne pour enfin

venir se loger (trajet inguino-scrotal) normalement dans les bourses.



Au cours de leur migration, le ou les testicules peuvent présenter :

- soit une anomalie du trajet que l’on nommera ectopie testiculaire, le ou les

testicules se trouverons en position aberrante comme par exemple dans le pelvis ou

dans un trou obturateur,

- soit le testicule va interrompre sa migration au sein d’un trajet normal, on dit alors

que le testicule est en position cryptorchide. Cette cryptorchidie est soit

abdominale, soit inguinale profonde, superficielle ou inguino-scrotale.

Il existe un abus de langage qui fait utiliser le mot ectopie pour toute anomalie de

positionnement du testicule. (Les ectopies vraies sont très rares à coté de la cryptorchidie qui





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est une pathologie commune).

Le traitement est chirurgical, il consiste à faire descendre le testicule non descendu en

position scrotale. L’heure de la chirurgie n’est pas comme on l’entend trop souvent à

programmer sans précipitation juste avant la puberté, mais le plus tôt possible, la plupart du

temps lorsque l’enfant est propre pour les selles.



II.2.2 Le trio : hernie inguinale, hydrocœle, kyste du cordon

Lors de son passage à travers de la paroi abdominale (région inguinale), le testicule est en

position sous-péritonéale, c’est-à-dire qu’il se situe en dessous du péritoine pariétal. En

traversant la paroi abdominale, la gonade entraîne avec elle le feuillet péritonéal qui constitue

un véritable tunnel entièrement constitué de péritoine. Dans les conditions physiologiques, ce

tunnel s’occlut en période périnatale.

Dans certaines conditions (hypotrophie et/ou prématurité) la fermeture de ce canal péritonéo-

vaginal ne se ferme pas et permet le passage d’anses intestinales quand la pression

abdominale augmente (pleurs, cris, poussée abdominale lors d’exonération de selles), ceci

constitue une hernie inguinale oblique externe. Parfois ces hernies présentent un large collet et

s’inscrivent au sein d’un cortège de multiples malformations dans le cadre d’un syndrome

polymalformatif.

Le plus souvent il réduit son calibre sans s’obstruer complètement permettant ainsi le passage

de liquide péritonéal qui va migrer de façon déclive vers la vaginale, constituant ainsi une

véritable poche à eau autour du testicule, c’est l’hydrocœle (qui est quasiment physiologique à

la naissance).

En troisième lieu, le canal péritonéo-vaginal se ferme au-dessus du testicule, rendant le tunnel

borgne à son extrémité distale. Le liquide péritonéal s’accumulant, circonscrit un véritable

kyste du cordon suspendu au-dessus du testicule.



Cliniquement il existe deux cas de figures en cas d’hernie inguinale. Soit le pertuis est étroit,

ainsi les anses s’engouent dans un tunnel inextensible et s’étranglent, c’est le cas lors d’une

hernie étranglée (hernie irréductible). Soit le collet est plus large laissant ainsi passer

largement des anses digestives qui peuvent être réintégrées simplement, c’est une hernie

simple.



Traitement

En cas d’hernie étranglée, il faut absolument réduire cette hernie en urgence puis hospitaliser

l’enfant qui sera opéré à 48 heures. L’intervention consiste par voie inguinale à fermer le

canal péritonéo-vaginal. En cas d’hernie simple, l’intervention peut être programmé en

hôpital de jour.

Pour l’hydrocœle, lorsqu’il est isolé, mérite une cure chirurgicale s’il persiste au-delà de l’âge

de 3 ans. Le principe chirurgical est le même que précédemment. Il en va de même pour le

kyste du cordon.



II.2.3 Hernie ombilicale, hernie épigastrique

Une hernie ombilicale est une affection très fréquente, elle correspond à la fermeture

incomplète de l’anneau ombilical. Il s’agit le plus souvent que d’un simple retard de

fermeture de l’anneau ombilical ceci explique sa fréquence élevée chez le prématuré et son

évolution spontanée vers la guérison dans de nombreux cas. Son caractère ethnique est à

souligné chez les enfant originaire d’Afrique occidentale. Cliniquement cela se présente

comme une tuméfaction indolore de la région ombilicale recouverte d’une peau mince,

expansif lors des pleurs et indolore. Lors de la réduction qui est aisée, il existe une sensation

de gargouillement sous les doigts. L’étranglement herniaire est rarissime.





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L’évolution spontanée va vers la guérison avant l’âge de 4 à 5 ans. Au-delà, et surtout devant

l’insistance soutenue des parents, il est possible d’avoir recours à une chirurgie réparatrice.



Une hernie épigastrique se situe en regard de la ligne blanche entre appendice xyphoïde et

ombilic. Elle est habituellement de petite taille et douloureuse. Pas d’évolution spontanée vers

la guérison, le traitement n’est que chirurgical.



II.2.4 Hernie de l’ovaire

Il peut persister chez le nouveau-née féminin un canal inguinal (canal de Nuck) borgne à son

extrémité distale qui se situe à la racine de la grande lèvre. Avant l’âge de six semaines, un ou

deux ovaires peuvent cheminer au sein de ce canal, traverser la paroi abdominale et ainsi

s’extérioriser sous la peau dans la région pubienne. À ce stade, l’ovaire ne peut intégrer à

nouveau la grande cavité abdominale. Cliniquement, l’ovaire hernié se présente sous la forme

d’une tuméfaction de la taille d’un noyau d’olive qui roule sous le doigt, indolore, situé au

sommet de la grande lèvre. Il est formellement interdit de tenter de réduire cette hernie.

Classiquement cette pathologie est considérée comme une urgence différée, l’enfant est

hospitalisée et opérée le lendemain. La cure chirurgicale consiste par voie inguinale à ouvrir

le sac herniaire, réintégrer l’ovaire dans l’abdomen et réséquer ce sac et ce de façon bilatérale

(ne pas oublier de prévenir les parents que leur enfant sera opérée des deux cotés). Parfois

cette hernie est douloureuse avec pleurs incessants accompagnés de trépidation de la cuisse du

même coté, un étranglement herniaire est suspecté, il faut alors intervenir immédiatement. Les

suites opératoires ne présentent habituellement aucun soucis.



III. Invagination Intestinale Aiguë (IIA)

Cette question est tellement importante qu’elle mérite à elle seule un chapitre.

Il s’agit d’une pathologie fréquente, mais qui présente certains pièges qui ont amené certains

auteurs à dire : « il faut savoir y penser ».

Il s’agit d’une occlusion intestinale aiguë, provoquée par le télescopage d’une anse intestinale

d’amont dans la lumière intestinale de l’anse d’avale, le plus souvent intéressant les dernières

anses grêle qui télescope le côlon droit d’aval. Il existe trois différentes invaginations

intestinales aiguë :

l’invagination intestinale aigue idiopathique du nourrisson,

l’invagination post-opératoire,

l’invagination sur tumeur endoluminale et/ou malformation du tube digestif.

Nous ne nous intéresserons principalement qu’à la première et n’évoquerons que les deux

autres.



L’invagination intestinale aiguë idiopathique du nourrisson (IIA). Ce nom comporte trois

initiales et c’est ce chiffre trois qui sera notre guide tout au long de la question.

Cette pathologie survient entre 3 mois et 30 mois avec un pic de fréquence entre 9 et 12 mois.

Elle présente une répartition saisonnière au cours de l’année avec une prévalence accrue

printano-automnale. Pas de prédominance de sexe.

Il existe trois arguments d’anamnèses qui doivent faire penser à l’IIA :

Les douleurs abdominales (frq. : 98 %). Elles ont pour caractéristiques de se manifester par

des accès de pleurs, soudains et inconsolables qui s’arrête brutalement, associé à une pâleur.

Des vomissements (frq. 75 %). Ils surviennent en fin de crise, ils sont alimentaires ou bilieux.

L’enfant est souvent atone après ces vomissements (signe d’hypertonie vagale). Un refus

alimentaire chez un tout petit est un équivalent de vomissement.

Une émission de sang rouge par l’anus (frq. : 50 %). Soit spontanée, soit découverte au touché

rectal. Parfois elle se présente sous forme d’une diarrhée séro-sanglante.





9

L’ensemble de ces éléments doivent être recherchés (si possible) avec précision auprès des

parents.

Associé à ces signes, peuvent coexister une fièvre (frq : 29 %) de tout type, mais le plus

souvent il s’agit d’un fébricule, une asthénie associée à une pâleur extrême.



À l’examen clinique (qui en général est pauvre), on doit s’acharner à rechercher une masse

abdominale siégeant en péri-ombilical ou à gauche, du sang et une masse pelvienne au touché

rectal. Au final, l’examen clinique est peu contributif, on tachera tout de même de rechercher

une pharyngite ou tout autre infection ORL. Au terme de ce bilan clinique on est amené à

demander des examens complémentaires :

Un bilan sanguin : bilan pré-opératoire (NFS, Plaquettes, TP-TCA) et ionogramme sanguin.

Pose d’un cathelon et perfusion afin de garder la veine (10 ml/h).

Un bilan radiographique, trois types d’examens sont demandés :

Une échographie abdominale, qui de nos jours a une valeur prépondérante. Elle recherche une

masse abdominale (boudin d’invagination).

Une série (3) de clichés de l’abdomen sans préparation de face, debout, couché et en proclive

à la recherche d’absence d’aération digestive à droite.

Un lavement baryté (baryte dilué à 50 %), sous contrôle scopique avec possibilité de prise de

clichés. Théoriquement ce lavement baryté s’effectue en salle de radios en présence du

médecin radiologue, de l’anesthésiste et du chirurgien. Cet examen a une double valeur, celle

de permettre d’établir un diagnostic de certitude en objectivant l’extrémité distale du boudin

et celle d’être curatif. En effet, lors de la progression rétrograde du liquide, celui-ci peut et

doit repousser le nez du boudin d’invagination afin de retourner en doigt de gant l’intestin

invaginé. Trois tentatives sont autorisées entrecoupées d’un temps d’évacuation afin de

soulager l’enfant. En cas d’échec répétés la chirurgie est indiquée. Elle consiste en une

laparotomie exploratrice de la région cæcale suivit d’une désinvagination manuelle. Dans de

rare cas, on est obligé de pratiquer une résection anastomose d’un segment de grêle qui est

nécrosé.

Les critères radiologiques de désinvagination sont au nombre de trois :

-Cæcum en place,

-Bas fond cæcal entièrement opacifié,

-Inondation baryté massive et totale des dernières anses grêles.

Les suites de lavement post-réductionnel ou post-opératoire peuvent être émaillé de

complications. La complication principale étant la récidive : 10 % des cas après lavement et 5

% après cure chirurgicale.

Au-delà de l’âge de trois ans, on retrouve le plus souvent une cause (anatomique) à

l’invagination qui est constituée principalement par la présence d’une tumeur endoluminale

ou une malformation digestive (diverticule de Meckel).

L’invagination post-opératoire est la principale cause d’occlusion post-opératoire chez le petit

enfant après une chirurgie digestive.



IV. Douleurs abdominales chez l’enfant de plus de 3 ans



90 % des douleurs abdominales chez l’enfant de plus de 3 ans sont dues à une pathologie

fonctionnelle. En cas de douleurs organiques, c’est-à-dire qu’un organe est malade, il est

impératif de débusquer l’organe atteint grâce à un raisonnement rigoureux.

L’interrogatoire est un élément essentiel de la démarche diagnostique. Il doit

s’effectuer idéalement dans une atmosphère calme, auprès de parents sereins avec un langage

clair, sans déshabillé l’enfant tout au début. Il faut d’abord bien identifier les antécédents

(chirurgicaux) puis se porter sur le problème actuel. La recherche de signes ORL, pulmonaire,





10

articulaire, une contagion éventuelle, …

Le syndrome aiguë :

Il faut rechercher des signes généraux, en particulier une fièvre, une déshydratation.

Caractériser le type de douleur, horaire, localisation (un enfant de moins de 7 ans montrera

toujours la région ombilicale lors d’une douleur abdominale). Les vomissements, l’aspect de

l’abdomen, le transit, des signes fonctionnels urinaires, des signes respiratoires.

Les examens complémentaires : ASP, échographie abdominale, Rx du thorax, NFS-

plaquettes.



IV.1 Les douleurs abdominales fonctionnelles

On entend par douleurs fonctionnelles, des symptômes douloureux dus à une hyperactivité

contractile du tube digestif, violentes (douleurs à type de coliques). Cette hyperactivité répond

à la présence de selles liquides, diarrhée aiguë, voir maladie chronique du côlon, soit le plus

souvent lié à une stase stercorale. Il est à noter la formidable augmentation des constipations

liée à des régimes alimentaires et diététiques folkloriques (McDonald, distraction en position

végétative devant la télévision en grignotant des aliments salés et sucrés), qui sont aussi une

des explications de l’accroissement formidable de l’obésité.

Cliniquement, la douleur évolue par paroxysmes très intenses accompagnés, parfois de

vomissements sans nausée. La douleur est réveillée en dehors des crises par la palpation du

cadre colique. L’évolution est souvent favorable avec un régime alimentaire adapté à l’âge et

une lutte contre la constipation à l’aide d’une médication raisonnée.



IV.2 Douleurs organiques



IV. 2.1 Appendicite aiguë

Cette affection reste un problème quotidien tant sur le plan diagnostic que sur celui de la

conduite thérapeutique (indication opératoire). La forme typique se caractérise par trois signes

fonctionnels :

Douleur en fosse iliaque droite, un simple état nauséeux voir des vomissements et un arrêt des

gaz et des matières.

Deux signes généraux :

Une fièvre peu élevée (38°-38,5°) et une accélération du pouls.

Deux signes physiques :

Une douleur localisée en fosse iliaque droite (au point de McBurney) et une défense de la

paroi abdominale en fosse iliaque droite qui peut-être remplacé par une contracture localisée.

Les examens complémentaires :

L’ASP peut montrer un niveau hydro-aérique en fosse iliaque droite (FID), voir une opacité

arrondie de tonalité calcique (coprolithe appendiculaire).

La NFS montre une polynucléose neutrophyle.

Le traitement est chirurgical, sous anesthésie générale, voie d’abord transversale en FID, avec

exploration de la région iléo-cæcale, prélèvement du liquide péritonéal et appendicectomie.



IV.2.2 Les diagnostics différentiels de cette pathologie organique sont :

- l’adénolymphite mésentérique ou adénite mésentérique. Au décours d’une virose

(virus à tropisme digestif), on peut assister à un tableau clinique ressemblant

fortement à un syndrome appendiculaire. Ce qui en diffère est la fièvre,

désarticulée avec des pics à 40° et sensible aux antipyrétiques, une rubéfaction du

visage, une douleur provoquée aux deux fosses iliaques prédominante à droite.

Une leucopénie (syndrome viral), et à l’échographie on retrouve une poly-

adénopathie mésentérique avec un épanchement abdominal. Le traitement est





11

symptomatique.



- l’infection urinaire. Toute douleur abdominale non étiquetée doit amener à un

examen cyto-bactériologique des urines. Une infection des urines vésicales qui

“gagne“ le rein droit par voie rétrograde (uretère droit) par les cavités rénales

(pyélonéphrite), peut simuler un syndrome appendiculaire.



- Une pathologie anexielle chez la jeune fille péripubère. Soit en période prépubère,

soit lors des premiers cycles, un kyste fonctionnel compliqué entraîne une

symptomatologie douloureuse latéralisée abdomino-pelvienne.



IV.2.3 Les pièges diagnostiques des douleurs abdominales

Plusieurs pathologies environnementales peuvent, soit se révéler par des douleurs

abdominales, soit ces dernières font partie d’un cortège de signes. Surtout chez le petit, une

pneumopathie de la basse droite (franche lobaire aiguë) peut se présenter comme une douleur

abdominale fébrile avec vomissements, diarrhée ou constipation.

Une angine de Vincent ou angine virale peut se révéler par des douleurs abdominales

associées à une fièvre élevée, une rubéfaction du visage, des adénopathie parotidiennes

douloureuses, une dysphagie qui est souvent interprétée comme des nausées. Une rougeole

peut très bien débuter par des douleurs abdominales fébriles, signe qui précède la catarrhe

occulo-rhino-pharyngienne.



Il existe un cas particulier nommé Purpura Rhumatoïde. Il est caractérisé par l’association de

signes cutanés, des signes articulaires et des signes digestifs. Son pronostic est excellent, mais

des complications digestives et rénales peuvent l’aggraver singulièrement.

Signes cutanés : purpura pétéchial et/ou ecchymotique siégeant essentiellement aux membres

inférieurs associé à de plaques d’urticaire et des œdèmes de extrémités.

Signes articulaires : oligo-arthralgies fugaces intéressant les grosses articulations (genoux,

cheville, poignet) sans gonflement.

Signes rénaux : hématurie macroscopique ± protéinurie, rarement survient un syndrome

néphrotique.

Signes biologiques : pas de thrombopénie, hyperleucocytose, augmentation des Ig A.

Syndrome abdominal : douleurs abdominales très fréquentes, évoluant pas crises, non

systématisées avec nausées, vomissements voir émission de sang rouge par l’anus. La

complication digestive prépondérante est l’invagination intestinale aiguë, plus souvent iléo-

iléale et de diagnostic difficile.

Traitement : symptomatique avec repos et surveillance clinique et biologique.



La maladie périodique ou fièvre récurrente méditerranéenne. Il s’agit d’une affection

génétique touchant des populations originaires du pourtour méditerranéen : Juive séfarade,

Sarde, grec insulaire, maghrébine, Libyenne, Arménienne, Turque, Libanaise, …

Le diagnostic est difficile lorsque l’on ne dispose pas d’information familiale. Cette

pathologie qui peut s’avérer très invalidante, s’exprime par des crises aiguës et récidivantes de

douleurs abdominales accompagnées d’un fébricule, d’arthralgies, …









12

V Pathologie Urologique



V.1 Tumeurs du rein

Le néphroblastome (Tumeur de Wilms) représente 90 % des tumeurs du rein chez l’enfant.

Présent chez une naissance sur 100 000. Le plus souvent cette tumeur est révélée entre 1 et 5

ans. Certaines malformations sont significativement associées à cette tumeur. C’est le

syndrome de Weidemann-Beckwith qui associe anomalie du cristallin, hémi-hypertrophie

corporelle et tumeur rénale et le syndrome WARG. Cette tumeur a l’ensemble des

caractéristiques d’une tumeur embryonnaire.

Cliniquement, c’est le syndrome tumoral qui est l’élément révélateur principal (découverte

d’une masse tumorale à l’examen clinique de routine).

L’échographie abdominale et l’urographie intraveineuse (l’UIV est maintenant le plus souvent

remplacée par un Angio-Scanner) sont les examens de première intention et confirme le

diagnostic. Ponction et biopsie sont formellement interdites. Le bilan d’extension comprend

un cliché de thorax, une échographie hépatique (voir TDM corps entier), une scintigraphie

osseuse (rare) et une artériographie en cas de tumeur importante.

Les moyens thérapeutiques sont la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. La

séquence thérapeutique habituelle associe dans l’ordre : Chimiothérapie première (avec

tentative de réduction tumorale en une cure de 30 % du volume initial) ; suivit d’une chirurgie

d’exérèse large ; et d’une nouvelle cure de chimiothérapie ± radiothérapie en champs réduit.

Les métastases pulmonaires sont fréquentes, mais n’ont pas une valeur péjorative outre

mesure.

Le pronostic en termes de survie à deux ans est de 85 % pour les stades I ; entre 65 et 80 %

pour les stades II-III et 50 % pour les stades IV. (sic glossaire)



V.2 Torsion du cordon spermatique



Cette pathologie aussi plus communément nommée torsion de testicule survient aux deux

extrémités de l’âge pédiatrique. Soit à la naissance, dans ce cas la découverte à l’examen du

nouveau-né d’un petit testicule dure parfois sensible, doit conduire à l’exploration du contenu

scrotal. Malheureusement dans l’immense majorité des cas, il est trop tard, le testicule est

nécrosé conséquence de l’ischémie totale de la glande. On retrouve plusieurs tours de spires

supra-funiculaire qui objective la torsion, on pratique alors une orchidectomie.

Soit cette pathologie est retrouvée à la puberté (augmentation du volume testiculaire, pilosité

pubienne, accélération de la croissance staturale). La symptomatologie est dominée par la

douleur scrotale, d’apparition brutale, parfois précédée d’une sensation de gène les jours

précédents. Le scrotum est quasiment inexaminable car très douloureux. La douleur irradie le

long du cordon vers l’abdomen. La glande est ascensionnée à l’anneau inguinal. C’est une

urgence chirurgicale absolue, l’indication est formelle devant une grosse bourse douloureuse,

l’intervention consiste à explorer sous anesthésie générale le contenu scrotal, à juger de la

vitalité du testicule, à détordre cette torsion intra-vaginale et fixer la glande à la vaginale. La

fixation controlatérale se programme dans un délai de 6 semaines.



V.3 Phimosis, balanoposthite, paraphimosis

Le phimosis se définit comme une impossibilité de décalotter, ce qui est dû soit à des

adhérences balano-préputiales soit à un rétrécissement de l’anneau du prépuce. Très souvent,

il existe une dramatisation familiale à propos de cette impossibilité de décalotter ce qui amène

à des rites profanes des plus curieux. Il n’y a aucune urgence à décalotter un petit enfant, cela

doit entrer dans le cadre éducatif des soins d’hygiène que l’on doit prodiguer à tout à chacun.

La balanoposthite est une complication du phimosis. Les adhérences balano-préputiales





13

circonscrivent une petite collection de smegma au pourtour du gland. Cette collection peut

s’infecter (atmosphère septique dans la couche) entraînant ainsi une inflammation du prépuce

qui devient rouge, succulent et douloureux lors de la miction. Ici aussi le drame s’étend à la

famille toute entière. Le traitement est simple, il consiste à des soins locaux au Dankin ® et ce

pendant 21 jours. L’indication à une plastie d’agrandissement du prépuce ou à une

circoncision est affaire d’école.

Le paraphymosis est une urgence chirurgicale. Il est la résultante d’un décalottage forcé non

réductible. Le gland se trouve ainsi enserré à sa base par un prépuce trop court, un œdème du

gland et du prépuce pérennise la non réductibilité. Il faut absolument réduire rapidement ce

paraphymosis et conseiller aux parents de ne plus décalotter l’enfant.



V.4 Uropathies malformatives

Les uropathies malformatives sont les plus fréquentes malformations congénitales de l’enfant

(35 % de la chirurgie de l’enfant, orthopédie exceptée) et diffèrent profondément de la

pathologie urinaire de l’adulte.

Ce ne sont pas les mêmes malades car il s’agit le plus souvent de nourrissons et de jeunes

enfants ; ce ne sont pas les mêmes maladies puisque les uropathies sont congénitales à plus de

90 %.

Sémiologie

Il existe des signes urologiques spécifiques et des signes généraux beaucoup plus fréquents,

représentant même la seule sémiologie du nourrisson, du fait de l’immaturité anatomique et

physiologique de l’appareil urinaire jusqu’à l’âge de 2 ans.

a) signes urologiques :

- dysurie : terme général qui regroupe toutes les anomalies et difficultés mictionnelles.

- pollakiurie : la fréquence des mictions dépend de l’âge. Néanmoins, un enfant

scolarisé doit pouvoir “tenir“ au minimum une heure. En deça, il y a pollakiurie.

- Rétention : rare, elle peut-être d’origine psychologique.

- Incontinence : permanente, elle oblige au port de couche ; occasionnelle elle peut-

être assimilé à une incontinence de stress

- Miction impérieuse

- Énurésie : dans sa définition stricte “miction normale et totale, involontaire et

inconsciente, survenant pendant le sommeil, à un âge où l’enfant devrait avoir atteint son

contrôle“. L’énurésie est rarement associée à une uropathie (l’énurésie nocturne est un

pléonasme et l’énurésie diurne une impossibilité).

- Hématurie : signe féquent sans signification péjorative contrairement à l’adulte.

- Pyurie : peut être constatée par la famille : dépots dans les couches, urines qui

“sentent“, irritation locale.

b) Signes généraux

- poussées de fièvre à rechute : forte fièvre pendant 3-4 jours suivies d’une longue

période de rémission, sans aucune manifestation associée (voir douleurs abdominales) signe

de crises de pyélonéphrites aiguë.

- signes digestifs : nausées et constipation, mais surtout diarrhée à rechute chez le petit

enfant.

- déséquilibre staturo-pondéral

- syndrome douloureux abdominaux lombaires

- découverte à la suite d’investigations entreprises au cours d’un bilan d’une masse

abdominale, d’anomalies du tractus génital, d’une polydypsie, d’albuminurie ou de

malformations diverse.

c) Examen

L’examen clinique de l’enfant ne présente rien de particulier, hormis la recherche d’une





14

masse abdominale, de lésions cutanées d’irritation périnéale, d’examen des organes génitaux

externes, des oreilles (faciès de Potter) et de prise de la tension artérielle.

Diagnostic positif

a) Analyses d’urines

C’est un examen simple et inappréciable s’il est bien fait, mais il peut être la pire des choses

si des règles strictes ne sont pas respectées :

- stérilité du prélèvement

- examen direct des urines fraîches et du lot de centrifugation

- identification du germe (gram négatif, monomicrobien) E. Coli, Protéus, Klebsiella

- numération des germes par mm3 (compte de Kass)

- antibiogramme (différé)



b) Bilan biologique

Rien de spécial dans le bilan standard (hyperleucocytose et VS augmentées en cas d’infection

haute)

Bilan rénal comporte une étude du retentissement de l’uropathie :

Sur des fonctions glomérulaires : créatininémie et clearance de la créatinine

Sur des fonctions tubulaires : osmolarité, concentration des urines et acidification.



Une infection urinaire n’existe que du fait de l’association de signes cliniques, biologiques et

bactériologiques. La positivité de la seule analyse d’urine ne permet que de porter le

diagnostic de bacillurie (non significative ou significative) qu’il y ait ou non une pyurie. Le

traitement de ces bacilluries ne doit pas perdre de vue qu’il faut traiter l’enfant et non sa

feuille d’analyse. Par contre, toute infection urinaire doit subir une exploration radiologique

quelque soit l’âge, le sexe de l’enfant. Il est dangereux et inutile d’attendre une récidive.

c) Exploration radiologique

Ces examens adaptés à l’enfant, doivent comporter un nombre de clichés restreints et réaliser

une exploration de tout l’arbre urinaire.

1- Échographie abdominale

Examen aisé à demander et renouvelable, il permet de faire des mensurations des reins et des

cavités intra et extra rénales. Donne une mesure du gradient cortico-médulaire rénal et

apprécie la fonction.

2- Cysto-urétrographie mictionnelle

Remplissage par sonde ou sus pubien de la vessie avec contrôle scopique.

Clichés permictionnels et en fin de miction. Il faut voir tout l’urèthre (incidence de ¾ chez le

garçon). Cet examen doit être effectué avant l’Urographie Intra Veineuse (UIV).



3- UIV : c’est une néphro-urographie

Cliché sans préparation. Regarder le rachis lombaire et sacré et l’aire de projection urinaire

(lithiase).

Le temps néphrographique vasculaire et tubulaire. Situation, taille, forme, …

Le temps cavitaire. Calices et bassinet. L’uretère ne se voient pas ou presque chez l’enfant

normal. Cliché retard s’il y a une stase ou une dilatation. Une UIV comporte 4 clichés chez

l’enfant et donne des renseignements à la fois morphologiques et fonctionnels. Elle est donc

irremplaçable.



4- Explorations complémentaires

Elles dépendent d’indications particulières posées par le spécialiste. Échographie dans le

dépistage anténatal des uropathies malformatives. Examen endoscopique, cystourétéroscopie

est possible dès la naissance. Examens urodynamiques, cystomanométrie et parfois





15

electromyographie. Scintigraphie rénale qui donne une vue objective qualitative et

quantitative de la fonction de chaque rein.



Diagnostic étiologique

Il ne peut être question d’envisager toutes les malformations urinaires (voir tableau). Nous ne

donnerons que quelques exemples schématiques aux différents étages.



1- Rein

Le syndrome de rétention pyélo-calicielle (syndrome de la jonction). Il est improprement

appelé hydronéphrose (ce n’est pas une néphrose). La distension pyélocalicielle par obstacle

est le plus fréquente chez le garçon et à gauche. Signes principaux : gros rein palpable,

dilatation des cavités rénales à l’échographie. Douleurs abdominales et hématurie. L’infection

urinaire ne se retrouve que dans 15 % des cas. Le diagnostic est fait à l’UIV avec retard et

rétention du produit de contraste et distension et amincissement du parenchyme. Le traitement

dans les formes importantes est chirurgical.



2- Vessie

Le reflux vésico urétéral primitif

C’est l’uropathie la plus fréquente (1 à 2 % de la population pédiatrique) Il s’agit de la

remontée d’urine de la vessie vers le rein. C’est un mécanisme anormal qui peut être

responsable de grandes détériorations parenchymateuses (pyélonéphrite chronique).

La jonction urétéro-vésicale normale évite le reflux par deux mécanismes indissociables :

trajet sous muqueux de l’uretère et fixation de cet uretère à la vessie par ses fibres musculaire.

Signes cliniques : poussées fébriles à rechute, accès de cystite et de pollakiurie avec poussées

fébriles. Positivitée des examens urinaires. Le diagnostic positif est fait à la cystographie en

objectivant le reflux et la dilatation de l’uretère. Le traitement dépend du grade de l’affection,

soit attentisme avec traitement au long cours par antiseptique urinaire soit chirurgie anti-

reflux.



3- Urèthre

Les valves du l’urèthre postérieur. C’est une obstruction basse qui donne une méga-vessie des

méga-uretères et une dilatation sous-vésicale. Le traitement est chirurgical. Si le diagnostic

anté natal n’est pas fait, ces enfants présentent de grand déséquilibre hydroélectrolytique par

retentissement de l’obstacle sur la fonction rénale.



VI Pathologie Gynécologique



VI.1 Coalescence des petites lèvres

C’est une anomalie assez fréquente qui inquiète les mamans avec la suspicion d’absence de

vagin, etc. Elle se présente comme la réunification sur la ligne médiane des deux petites

lèvres (nymphe) par un petit filet blanchâtre. Cette coalescence peut être une explication à des

infections urinaires à répétition. Le traitement médical est toujours de mise en premier lieu

par application locale de Colpotrophine® qui va résoudre le problème majoritairement. En cas

d’échec, il faut intervenir chirurgicalement (sous AG) en pratiquant un effondrement au

bistouri sur sonde cannelée.



VI.2 Hématocolpos

L’hématocolpos est une collection de sang dans la cavité vaginale. Il est dû à une

imperforation hyménéale qui à la puberté va entraîner une accumulation du flux menstruel

dans le vagin, et parfois dans la cavité utérine (hématométrie). Les signes évocateurs de cette





16

affection sont chez une jeune fille présentant des signes pubertaires : une constipation

opiniâtre, des troubles mictionnels pouvant aller jusqu’à la rétention aiguë d’urine ; des

douleurs abdomino-pelviennes cycliques (mensuelles). À l’examen, on retrouve un hymen

bombant à la vulve en “verre de montre“ et une massa pelvienne. Le traitement est

chirurgical, après un bilan général afin de débusquer une éventuelle malformation associée de

l’arbre urinaire ou de l’appareil génital. Le geste consiste après évacuation de la collection

sanguine à l’aide d’un gros trocart de pratiquer une excision à minima de l’hymen.



VI.3 Kystes de l’ovaire

L’ovaire de la jeune fille aux alentours de la puberté présente des caractéristiques très

particulières : ils sont plus gros qu’à l’âge adulte, parsemés de follicules plus ou moins mature

qui peuvent mesurer de 20 à 25 mm. Parfois, et surtout lors des premiers cycles, il existe une

absence d’ovulation ce qui aboutit à un cycle anovulatoire suivit d’une hémorragie de

privation hormonale. Le cycle suivant, le follicule devient un kyste fonctionnel dépassant 30

mm de diamètre qui ne fait pas “parler“ de lui tant qu’il ne se complique pas. Un kyste

ovarien peut se compliquer selon trois modes : l’hémorragie intra-kystique ; la rupture

kystique ; et la torsion d’annexe par capotage dans la fossette ovarienne de l’ensemble de

l’annexe qui peut se tordre. Cliniquement, cette torsion d’annexe se traduit par une douleur

violente, pelvienne, émétisante en dehors des règles, et latéralisée, évoquant une ventre

chirurgical aiguë. Le diagnostic est fait à l’échographie pelvienne voir à la tomodensitométrie.

Il se pose alors l’indication opératoire en urgence. Ici, la cœlioscopie opératoire prend toutes

ses lettres de noblesses. On pratique alors une détorsion de l’annexe suivit d’une kystectomie.

Parfois l’ensemble de l’annexe est nécrosée il faut alors pratiquer une anexectomie qui

intéresse la trompe et l’ovaire. Le pronostic est excellent.



Lexique



Cavité cœlomique : le cœlome intra-embryonnaire apparaît vers la 4ème semaine de vie intra-

utérine. Cette cavité unique donnera suite à différents cloisonnements les cavités péricardique,

pleurales et abdominale.



Éventration : c’est une issue couverte de viscères abdominaux à travers un défect de la paroi

abdominale.



Éviscération : c’est l’extériorisation de viscère libre en dehors de la cavité abdominale.



Fente de Bochdalek : il s’agit d’un véritable trou dans la partie membraneuse de la coupole

diaphragmatique gauche. À travers cette fente passe des viscères abdominaux dans

l’hémithorax gauche.



Occlusion : c’est un arrêt complet du gaz et des matières du à un obstacle sous-vatérien

extrinsèque ou intrinsèque associé à des vomissements, des douleurs abdominales et un

ballonement.



Angle de Treitz : c’est l’angle duodéno-jéjunal ou la jonction entre le 4ème duodénum et la

première anse jéjunale.



Maladie de Hirschsprung : c’est une anomalie neurologique qui se caractérise par une

absence de neurone au sein de la paroi du côlon sur une longueur variable à partir du canal

anal. La partie terminale atteinte présente un calibre rétrécit, et la côlon d’amont est lui





17

distendu.



Pylore : partie initiale du premier duodénum qui est constitué d’un épaississement de la

musculeuse digestive, muscle sphinctérien à la sortie de l’estomac.



Gubernaculum testis : ligament qui “attire“ dans la bourse le testicule.



Syndrome WAGR : pour Wilms tumor ; Aneridia (absence d’iris) ; Genitourinary

anomalies ; mental Retardation.



Ectopie testiculaire : anomalie du trajet de migration du testicule fœtal.



Cryptorchidie : position anormale du testicule le long de son trajet de descente ;



Canal de Nuck : équivalent chez la fille du canal inguinal.



Adénite mésentérique : inflamation des ganlions mésenériques au décours de tous processus

infectieux



Diverticule de Meckel : malformation congénitale située à 50-70 cm en amont de la valvule

de Bohin, qui est une évagination sessile en position anti-mésentérique de l’iléon terminal.

Parfois il est composé de muqueuse gastrique qui peut saigner.



Valvule de Bohin : jonction entre le grêle terminal et le cæcum.









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