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12/14/2011
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Histoire de l’informatique



Par

Alla Toumassova

Ekaterina Ediberidze







memoire

1. Introduction

Le mot informatique a été créé en France en 1962 par Philippe

Dreyfus par la réunion des deux termes « information et

automatique ». En 1967, l’Académie Française en a donné la

définition suivante : « Science du traitement rationnel, notamment à

l’aide de machines automatiques, de l’information, considérée comme

le support de connaissances dans les domaines scientifique,

économique et social ». Par la même occasion, elle a aussi défini

l’ordinateur comme : « la machine automatique qui permet

d’effectuer, dans le cadre de programmes de structure préétablis, des

ensembles d’opérations arithmétiques et logiques à des fins

scientifiques, administratives ou comptables ».

Le mot ordinateur est apparu en 1955 dans la langue française . A

cette époque, un constructeur de matériel informatique IBM avait

demandé à un professeur de lettres à la Sorbonne-Jacques Perret de

traduire l’expression « electronic data processing machine » (qui veut

dire « machine éléctronique de traitement des données »). Le

professeur avait alors retenu le mot ordinateur parce qu’ » au Moyen

Age Dieu était le grand ordinateur, celui qui mettait de l’ordre dans le

monde ».

Plus simplement l’informatique c ‘est le traitement automatique de

l’information. Du point de vue étymologique le mot information veut

dire qu’un sujet qui reçoit des données émises par un objet traite ces

dernières pour obtenir une certaine « mise en forme » de l’objet . Pour

cela le sujet dispose de cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat,

le goût. Seuls les deux premiers peuvent être traités

« rationnellement » grâce aux caractères (alphabétiques et

numériques), aux images (points) et aux sons (décibels).

Malgré que le mot informatique est relativement nouveau son

histoire a commencé i y a 12000 ans. Dans notre travail, nous allons

montrer quelles étaient les principales découvertes de nature logique

et technologique qui ont permis à l’informatique de se développer et

se constituer en une science.

2. Histoire

2.1 De l’an -10000 au XIIIème siècle



C’est durant la période de 10000 à 3000 avant J.C. que naquit le

traitement rationnel de l’information. L’homme changea son mode de

vie en passant du stade de chasseur à celui d’agriculteur. Pour cultiver

la terre il a dû apprendre à s’organiser, compter et écrire, c’est-à-dire

traiter à l’information d’une façon complètement différente de

précédemment.

L’exemple du premier traitement de l’information est l’utilisation

des boules et des jetons comme une sorte de monnaie.

C’est aussi vers 3500 avant J.C. qu’apparut l’écriture, une fonction

de mémorisation de l’information. Comme supports on se servait du

bois, du papyrus et des pierres.

En Mésopotamie, 1300 plus tard, l’empereur Hammourabi, le

premier introduit la notion de normes dans le traitement de

l’information grâce à sa loi du talion : « pour telle(s) donnée(s)

émise(s) par un objet, telle mise en forme de ces données sera faite ».

C’est le principe de l’objectivité de l’information. Cette loi est plus

connu sous la forme « œil pour œil, dent pour dent » qui est mal

interprétée. Hammourabi mit aussi en place la notion de procédure

détaillée de calcul.

En 330 avant J.C. le grand philosophe grec Aristote définit la

logique. Son œuvre sera un axe principal dans la mise en place de la

civilisation occidentale, sur le plan mathématique et philosophique.

Vers 820 après J.C., un mathématicien arabe Al-Kwarizmi apporta

de nouvelles connaissances sur les algorithmes (élimination et

réduction).

Ce n’est qu’en l’an 1000 après J.C. que la numération arabe est

admise en Europe, en particulier l’existence du zéro (grâce à Gerbert

d’Aurillac, le pape Sylvestre II qui l’a imposée à la chrétienté).

Une autre découverte de cette période-là, importante pour le

développement de l’informatique était le papier. Tout d’abord vers

750 après J.C. en Asie Centrale, les Arabes apprennent des Chinois le

principe de la fabrication du papier, puis à l’occasion des Croisades en

Terre Sainte c’est le tour des Européens d’apprendre sa fabrication.

2.2 Du XVième siècle à la fin du XIXième



La plus grande invention de la fin du XVième siècle est

l’imprimerie découverte par Gutenberg en Allemagne en 1454 , c’est

un véritable catalyseur pour le développement de la civilisation

occidentale.

Pendant deux siècles il ne se passera pratiquement rien dans le

domaine du traitement de l’information. L’homme de Renaissance se

consacrera plus aux Belles-Lettres et aux Beaux-Arts qu’à l’étude

d’un traitement « rationnel » de l’information.

Au XVIIième siècle les choses commencent à changer. De 1614 à

1679, plusieurs découvertes se succèdent. Tout d’abord les

logarithmes traités par l’Ecossais Neper, ainsi la multiplication et la

division se ramènent à deux opérations simples : l’addition et la

soustraction . Puis le philosophe anglais F. Bacon invente un code à

deux lettres, le code bilitière qui permet de coder les lettres de

l’alphabet à partir de combinaisons de 5 caractères . Cette invention

introduit le code binaire qui est découvert par le mathématicien et

philosophe allemand Leibnitz (1679).

Le XVIIième siècle a été le temps des machines à calculer : en

1624 l’Allemand Wilhelm Schickard présente sa machine. Il s'inspire

de système des roues dentées munies d'ergots qui étaient utilisées par

les Chinois puis les Arabes pour fabriquer des mécanismes

d'horlogerie. Sa machine est capable d'exécuter automatiquement

additions et soustractions, et aussi faire les calculs de logarithmes.

Mais elle est détruite en même année.

En 1642, la Pascaline du Français Blaise Pascal a été la première à

réellement fonctionner.

Afin d'aider son père collecteur d'impôts à Rouen, Pascal invente

une machine à effectuer des additions, soustractions et à convertir les

nombreuses monnaies de l'époque les unes dans les autres : la

Pascaline. La Pascaline est une boîte de cuivre rectangulaire sur

laquelle 8 volants représentent les unités, dizaines, centaines, que l'on

bouge avec un petit stylet. Lorsqu'un cadran effectue un tour complet

à partir de 0, il incrémente d'une unité le cadran suivant, etc. Ce

principe est à la base de la retenue automatique.

Enfin, Wilhelm Leibniz, construit sa propre machine en 1694 (qui

effectue automatiquement les additions, soustractions, multiplications

et les divisions) en suivant le modèle de Pascal.

Aucune de ces "calculatrices" ne fut fabriquée en grande quantité

mais leur apparition montre que l'on maîtrisait, dès le XVe siècle, la

fabrication de machines effectuant mécaniquement les opérations

arithmétiques élémentaires.

Les siècles qui suivent vont être riches au plan des concepts et des

idées. En 1804 fils d’un fabricant d’étoffes, Joseph Marie Jacquard

invente un métier à tisser qui utilise les cartes perforées. Un tambour

mobile soulève des crochets. Les trous -ou leur absence- sur les

cartons qui défilent interviennent directement sur la position des fils

de chaîne au moment du passage du fil de trame, commandant ainsi le

motif du tissu. Le tissage d’une pièce nécessite l’utilisation d’une suite

de cartes : le programme. Cette machine a connu un très grand succès

(10000 unités étaient en service en 1812).

Plus ambitieux, Charles Babbage essaie pendant près de 20 ans de

construire une machine analytique « capable de résoudre n'importe

quelle équation et d'exécuter les opérations les plus compliquées de

l'analyse mathématique ». Il s’inspire de la technique des Jacquemarts

(automates qui frappent les heures après une série de mouvements

plus ou moins complexes sur la cloche d'une horloge) et de celle du

métier à tisser de Jacquard.

La machine de Babbage(1833) comporte :

1. Une unité d'entrée pour communiquer le traitement de la

machine.

2. Une mémoire pour stocker les données et les résultats

intermédiaires.

3. Une unité de commande pour contrôler l'exécution du

traitement.

4. Une unité arithmétique et logique pour réaliser les calculs.

5. Une unité de sortie pour lire les résultats.

Les unités d'entrée et de sortie utilisent des cartes perforées.

Cette machine ne fut qu’un échec. Pourtant elle est toujours

considérée comme le premier ordinateur car elle intègre beaucoup de

concepts de l’ordinateur contemporain : mémoire, registre, unité de

calcul.

Collaboratrice de Babbage, la mathématicienne anglaise Ada

Lovelace, « première programmeuse » de l’histoire informatique,

définit en 1840 le principe d’itérations successives dans l’exécution

d’une opération. C’est la boucle des programmes informatiques. En

l’honneur du mathématicien arabe Al-Kwarizmi, elle appela

« algorithme » le processus logique permettant l’exécution d’un

programme.

En 1854 Georges Boole est à l’origine de l’algèbre binaire. Il fait

de la logique une discipline mathématique. Il montre que l’on peut

coder les démarches de la pensée à l’aide des trois propositions ET,

OU, NON. Il utilise les règles du calcul propositionnel :

-à une proposition vraie on associe le nombre 1 et

-à une proposition fausse on associe le nombre 0.





2.3 De 1884 à 1945



En 1884, Hermann Hollerith fait construire la première machine

mécanographique, fonctionnant à l'aide de cartes perforées selon un

code spécifique. Pour accélérer le traitement des données du

recensement américain de 1890, presque toutes les questions posées

par le bureau de recensement pouvaient l'être de façon binaire (oui ou

non). Hollerith imagine donc de coder la réponse par un trou (ou non)

dans une carte et de détecter la présence ou l'absence de trou à l'aide

d'un courant électrique. Il crée alors la « Tabulating Machine

Company » qui donnera naissance au grand groupe IBM

« Internationnal Business Machines ».

Juste avant la Première Guerre Mondiale, Leonardo Torres y

Quevedo propose de réaliser une version électromécanique de la

machine de Babbage. Le projet échoue faute de crédits. On lui doit

néanmoins l'invention du mot « automatique » pour désigner la

science des automates et le premier exemplaire d'une machine pouvant

jouer (très mal !) aux échecs (1911).

C’est le mathématicien Turing qui instaura en premier les grandes

concepts du fonctionnement algorithmique des futurs ordinateurs. En

1937, il publia un rapport sur une machine conceptuelle capable

d’exécuter des opérations en vue de résoudre un problème.

La même année fut inventé le premier circuit binaire par

l’Américain Georges Stibitz qui s’appuyait sur les idées du logicien

Boole. Stibitz invente par ailleurs l’arithmétique flottante (1942) qui

permet de coder de très grands nombres grâce aux puissances de 10

(ou de 2).

A la fin de l’année 1938, les laboratoires Bell autorisèrent le

développement d’un calculateur à relais basé sur le modèle de Stibitz.

La construction de ce calculateur fut terminée le 8 janvier 1940, et fut

dénommée Complex Number Calculator, Calculateur de Nombres

Complexes, ou bien encore Model I. Ce calculateur, travaillant en

DCB (Décimal Codé Binaire), était composé de 450 relais

électromécaniques et pouvait multiplier deux grands chiffres en une

minute.

Le 11 septembre de cette même année, Stibitz utilisa un télétype

pour transmettre un problème à résoudre au Complex Number

Calculator et pour recevoir les résultats. Cette expérience est

considérée comme étant le premier exemple mondial de travail

commandé à distance, une technique qui révolutionnera la

dissémination de l'information au travers des réseaux téléphoniques et

informatiques.

En 1940, le professeur de physique - Atanasoff construit un

calculateur binaire appelé « ABC » (Atanasoff Berry Computer) qui

en fait était un ordinateur non automatique non programmable. Mais

l’ABC ne connaîtra pas le développement qu’il aurait pu avoir du fait

de l’époque de la guerre. A l’occasion d’un procès célèbre, la justice

US reconnaîtra officiellement Atanasoff comme l’inventeur de

l’ordinateur.





2.4. Première génération d’ordinateurs (1945 à

1956)



La seconde guerre mondiale a joué un rôle décisif dans l’invention

de l’ordinateur moderne. Plusieurs chercheurs, dont John von

Neumann, travailleront aux côtés de l’armée pour mettre au point des

machines -modèles réduits du cerveau humain- permettant d’en

comprendre mieux le fonctionnement et d’en faire un auxiliaire

puissant dans la résolution de certains problèmes abstraits ou

nécessitant la manipulation d’un très grand nombre de données.

En 1943 le BRL (Balistic Research Laboratory -dont le membre

était Neumann) était complètement débordé, il produisait 15 tables de

calcul de tir par semaine alors que la demande était de 40. En

moyenne un calculateur humain mettait 3 jours pour calculer une seule

trajectoire alors qu’un analyseur différentiel calculait en 15 minutes

(mais il fallait une à deux heures de cablage à chaque nouvelle

opération !) .

Pour relever le défi posé par l’Enigma, qui fut une chiffreuse

allemande permettant d’obtenir plus de 22 millions de combinaisons,

le Royaume-Uni lança le Colossus (mise au point par Turing) en 1943

qui intègre des concepts nouveaux : horloge interne pour la

synchronisation, symbolisme binaire, lecture des données par ruban,

exécution des branchements conditionnels, mémoire tampon, etc.

Mais l’impact de cet ordinateur sur le développement de

l’informatique fut plutôt limité car Colossus était destiné à une tâche

particulière et son existence fut tenue secrète pendant de nombreuses

années après la fin de la guerre.

En 1943, la collaboration de la firme IBM avec un professeur

d’Harvard - Howard Aiken engendra la conception et la réalisation

d’un gigantesque calculateur électromagnétique, le MARK I. Ce

calculateur était l’assemblage de 800 km de câblages, de 750000

pièces, de 3000 relais, etc., il pouvait effectuer des calculs en trois

dixième de seconde.





2.5. DE 1946 à 1968



Le rôle des militaires pour le développement de l’informatique

dans la période précédente va devenir fondamental à partir de 1946.

Le « premier » ordinateur, l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator

and Computer) est une commande de l’armée de terre américaine à

l’Université de Pensylvanie. Il est conçu par Prosper Eckert et John

Mauchly qui en 1941 passa une semaine à étudier l’ABC au domicile

d’Atanasoff. L’ENIAC est le premier calculateur à utiliser des

éléments électroniques : des tubes à vides. Il calcule 500 fois plus vite

que la machine Harvard-IBM et peut effectuer 5.000 additions ou

soustractions, 350 multiplications ou bien encore 50 divisions par

seconde.

Mais il reste monstrueux : il pèse 30 tonnes, occupe une surface au

sol de plus de 150 mètres carrés, utilise 100.000 composants dont

17.000 tubes à vide et dégage suffisamment de chaleur pour chauffer

un immeuble !

Mais son défaut essentiel est d'être commandé par un tableau de

connexion qu'il faut modifier, fiche après fiche, pour effectuer un

nouveau travail, ce qui peut demander plusieurs jours.

A la suite de ce travail, Von Neumann écrivit un rapport sur un

ordinateur qui devait succéder à l’ENIAC : l’EDVAC (Electronic

Discret Variable Automatic Computer), ouvrant la voix aux

ordinateurs actuels. Son ordinateur utilisait une m émoire qui servait à

la fois au stockage du programme et des données. Cette mémoire

stockée ainsi qu’une autre technique propre à l’EDVAC permettait à

l’ordinateur d’être stoppé n’importe où dans le programme et de

pouvoir continuer par la suite, ce qui permit une plus grande souplesse

dans la programmation. L’élément - clef de l’architecture de von

Neumann était l’unité centrale de calcul, qui permettait de coordonner

toutes les fonctions de l’ordinateur.

En 1951, Eckert et Mauchly commercialisent le premier

ordinateur à programme intégré - UNIVAC (Universal Automatic

Computer). Pour recevoir les instructions, les bandes magnétiques

remplacent les cartes perforées.

La première génération d'ordinateurs était caractérisée par le fait

que les instructions correspondaient spécialement à la tâche pour

laquelle l'ordinateur avait été construit. Chaque ordinateur avait son

propre jeu de codes binaires, appelé Langage Machine, qui lui

indiquait comment fonctionner. Cela rendit les ordinateurs de cette

génération difficiles à programmer et limita leur souplesse et leur

vitesse. Une autre caractéristique de ces ordinateurs était l'utilisation

de tubes à vide, en partie responsables de leur grande taille, et de

tambours magnétiques, ancêtres des disques durs, pour le stockage des

données.

En 1952, parmi les innovations, on peut citer : la bande magnétique,

les disques magnétiques, les imprimantes et les écrans des

visualisation.

2.6. Seconde génération (1956 à 1963)

Une de découvertes les plus importantes de l’histoire humaine est

transistor. Inventé en 1947 par trois Américains de la compagnie de

Bell : Walter Brattain, John Bardeen, William Shockley il allait

grandement changer le développement des ordinateurs. Le transistor

remplaçait avantageusement les tubes à vide utilisés alors dans les

télévisions, radios et ordinateurs. Depuis, la taille des machines

électroniques n'a cessé de diminuer.

Les transistors furent utilisés pour la première fois dans un ordinateur

en 1956. Grâce à eux les ordinateurs étaient plus petits , plus rapides,

plus fiables et moins coûteux. Le Stretch d’IBM et le LARC de Sperry

- Rand en sont exemples.

La seconde génération d'ordinateurs remplaça également le langage

machine par l'assembleur, permettant l'utilisation d'abréviations en

remplacement de longs codes binaires.



Jusqu'aux années 60, il y eut un certain nombre d'ordinateurs de la

seconde génération ayant connu un certain succès commercial,

notamment dans le secteur financier, des universités ou du

gouvernement, par des compagnies telles que Burroughs, Control

Data, Honeywell, IBM, Sperry-Rand et beaucoup d'autres.

Ces ordinateurs de la seconde génération contenaient des transistors à

la place des tubes à vide, mais également des périphériques courants

pour les ordinateurs modernes: imprimante, enregistreur à bande

magnétique, disques magnétiques, mémoire, système d'exploitation et

programmes stockés dans la mémoire de l'ordinateur. (Un des plus

importants exemples est l'IBM 1401). Ils étaient très utilisés dans les

secteurs financiers.

En 1956, après trois années de recherche, IBM commercialise le

premier disque dur magnétique. Cela apporte une révolution dans le

stockage des données à la fois au plan des volumes, et des possibilités

d’accès indexées.

Des langages de haut niveau comme les FORTRAN (Formula

Translator)(1957), COBOL (Common Business-Oriented

Langage)(1960) et BASIC (1964) firent leur apparition. Ils

remplacèrent le langage machine et l'assembleur par des mots, des

phrases et des formules mathématiques beaucoup plus proches du

langage naturel, rendant les ordinateurs beaucoup plus faciles à

programmer.

Bien que les transistors représentent une nette amélioration par

rapport aux tubes à vide, ils généraient encore beaucoup de chaleur en

consommant beaucoup d'énergie, et donc endommageaient les parties

internes sensibles de l'ordinateur. Le cristal à base de quartz élimina ce

problème. Jack Kilby, un ingénieur de Texas Instruments, développa

le circuit intégré (IC) en 1958. Le circuit intégré combinait trois

composants électroniques sur un petit disque de silicium, fait de

quartz. Résultat, les ordinateurs devinrent de plus en plus petits,

puisque plus de composants étaient mis sur un seul support.

Un autre développement est l'utilisation d'un système d'exploitation

(OS - operating system) qui permettait de faire tourner plusieurs

programmes différents sur une même machine avec un programme

central contrôlant et coordonnant la mémoire centrale de l'ordinateur.

Les circuits intégrés permettent aussi de réduire considérablement le

coût du matériel. L’ordinateur devient un objet accessible à un grand

public. On s'oriente alors vers l'élaboration de langages de plus en plus

proches des langues naturelles, avec notamment l'apparition de

langages puissantes tels que : PL/1, Pascal (1968), etc.







2.7. 1968-1977



C’est une période la plus vaste pour le développement de

l’informatique. Elle commence avec l’arrivée du mini-ordinateur (le

PDP8 qui a quand même la taille de réfrigérateur) et l’invention de la

technologie MOS (Metal-Oxyde-Semi-Conducteur) qui accélère la

miniaturisation et la chute des coûts. On arrive à reduire la taille des

circuits intégrés. Le LSI (Large Scale Integration) était une technique

permettant de placer plusieurs centaines de composants simples

(transistor, diodes, etc.) sur un même support de silicium.

En 1971 apparaît l'Intel 4004 - le premier microprocesseur, qui

était le premier circuit intégré incorporant tous les éléments d'un

ordinateur dans un seul boîtier: unité de calcul, mémoire, contrôle des

entrées/sorties. Alors qu'il fallait auparavant plusieurs circuits intégrés

différents, chacun dédié à une tâche particulière, un seul

microprocesseur pouvait assurer autant de travaux différents que

possible. Très rapidement, des objets quotidiens tels que fours à

micro-ondes, télévisions et automobiles à moteur à injection

électronique ne tardèrent pas à être équipés de microprocesseurs.



A l’occasion de lancement de micro-ordinateurs fut inventé en

1973 le disque souple (floppy disc), support fiable, peu coûteux,

transportable et utilisable très facilement.

En 1968, Douglas Engelbart, fait une démonstration de

l’utilisation du principe de la « souris ». Cette invention sera reprise

plus tard par Apple pour LISA , puis en 1984 pour le Macintosh.

Cette période termine l’arrivée du micro-ordinateur banalisé

APPLE II qui va devenir bientôt un produit grand public. Entre temps

on observe encore les progrès considérables en programmation

« structurée » (Langage C), l’évolution des familles d’imprimantes

(marguerites, aiguille, laser).







2.8. 1977 à nos jours



Le micro-ordinateur avec l’arrivée de l’APPLE II (créé par Steve

Jobs et Stephen Wozniak) devient un produit banal. Des

constructeurs tels que Commodore, Radio Shack et Apple lancent sur

le marché des micro-ordinateurs prévus pour pouvoir être utilisés par

tout un chacun.

En 1977, Paul Allen et William Gates créent MICROSOFT qui

devient en quelques années le numéro 1 mondial d’édition des

logiciels pour micro-ordinateurs.

En 1981 sort PC d’IBM mais il n’apporte aucune idée

révolutionnaire.

« MAC » fait son apparition avec succès en 1984. C’est une

machine révolutionnaire par sa simplicité d’utilisation grâce à la

souris, la qualité de ses graphismes, et son prix qui le rend tout de

suite abordable en un an à plus de 300000 utilisateurs.

En même année on crée CD-ROM (Compact Disque Read Only

Memory). Cette nouvelle mémoire, dont les capacités de stockage

atteignent les giga-octets sur une surface très réduite, ouvre un

nouveau champ pour les banques de données.

1985 c’est l’année de naissance de Windows créé par Microsoft

pour PC et aussi d’Excel -rapidement considéré comme le meilleur

des tableurs.

Les ordinateurs continuèrent de diminuer en taille, jusqu’à la

création des Laptops, ordinateurs portables tenant dans une sacoche,

puis Palmtops, ordinateurs tenant dans la main.

Comme les ordinateurs étaient de plus en plus répandus, de

nouvelles façons d'exploiter leur potentiel apparurent. Devenant de

plus en plus puissants tout en diminuant de taille, ils purent être reliés

entre eux ou mis en réseau, pour partager de la mémoire, des logiciels,

des périphériques, des informations et pour communiquer entre eux.

En opposition aux mainframes, ces puissants ordinateurs distribuant

du temps machine entre plusieurs terminaux, les ordinateurs en réseau

permettent à leurs utilisateurs de s’associer autour de ce même réseau.

Utilisant soit un branchement direct, appelé notamment LAN (Local

Area Network) ou les lignes téléphoniques, ces réseaux peuvent

prendre d'énormes proportions.



Internet, par exemple, relie entre eux plusieurs millions d'ordinateurs

répartis sur la planète entière. Il sert essentiellement à envoyer et

recevoir du courrier électronique, "courrier" ou "Email", et ce de

n'importe où dans le monde.

3. Conclusion

L’informatique n’est pas née d’hier, les premiers grands concepts

datent de plus de 10000 ans. Cependant cette science ne s’est

développé que depuis un demi-siècle et le nombres de découvertes est

phénoménal sur ces dernières vingt années : il y a environ une

découvertes par jour !

La guerre a été le facteur clé de développement de l’informatique

avec trois épisodes essentielles : la deuxième guerre mondiale, la

guerre froide et la guerre des étoiles.

Le micro-ordinateur, équipé de logiciels d’ application pénètre dans

touts les secteurs. Il s’intègre dans les réseaux de télécommunication

internes (locaux) et externes (télématiques, hertziens, satellites). Il

élimine la chaîne classique de transmission de l’information de

l’entreprise ou du grand public (les minitels en France). Dans des

situations de plus en plus fréquentes cet outil effectue désormais le

travail humain d’une façon meilleure que ne le fait l’homme.

.



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