Colloque � L�enseignement du th��tre contemporain � l

Document Sample
Colloque � L�enseignement du th��tre contemporain � l Powered By Docstoc
					Guillemette de Grissac, IUFM La Réunion, 2008

Théâtre contemporain et littérature jeunesse en 2008 : nouvelles rencontres …


Pour commencer

                Tous les enfants
sont à l’intérieur d’une vieille personne
mais ils ne le savent pas encore.

… déclare Philippe Dorin (1) en exergue d’un texte théâtral, Dans ma maison de papier, j’ai
des poèmes sur le feu, écrit en compagnie d’enfants, « en résidence au fond de la classe »,
comme l’explique l’auteur.

 Je suis né dans les montagnes à l’ombre des eucalyptus juste sous le soleil et le ciel. Tout
petit je croyais qu’en grandissant je pourrais seulement en tendant le bras chasser les nuages
de pluie qui attristent le cœur des gens, ainsi commence le récit liminaire de Salvador,
l’enfant la montagne et la mangue, de Suzanne Lebeau (1).

Debout de Nathalie Papin (1) relate comment de manière symbolique un enfant maltraité,
désespéré va se reconstruire jusqu’à être enfin « debout » grâce à la parole d’un vieil homme.
La pièce commence par une référence à une très célèbre scène shakespearienne.

Ces quelques exemples suggèrent que les auteurs de théâtre contemporain édités en
« collection jeunesse » savent s’adresser à un jeune public sans refuser de sujet grave,
existentiel, ou d’actualité, sans oublier, on le verra, de faire sourire.

Ces auteurs qu’il est agréable de citer en commençant pour communiquer le plaisir du texte
sont les auteurs – entre autres - présents, certains depuis 2004, d’autres depuis 2007 et 2008
dans les programmes ministériels (2). Auteurs vivants, auteurs de théâtre « tout court » ils ont
su s’intéresser aux enfants, aux jeunes, entrer en relation avec eux.

Grâce aux rencontres avec les textes, donner envie aux enseignants et futurs enseignants de
pratiquer le théâtre avec leurs élèves, tel est le sens de mon propos.
La problématique est à la fois éthique et pédagogique :
Quels objets enseigner, comment les choisir, comment permettre une découverte active
et une pratique créative du théâtre ?
L’enjeu est de taille : on sait quelles perspectives ouvrent aux jeunes la pratique artistique et
la pratique théâtrale en particulier. L’enjeu est également social : il en va de la vie (de la
survie ?) du théâtre, de manière plus générale, des arts vivants.
Or, bien que « le théâtre jeunesse » soit bien présent dans le paysage culturel en 2008, les
« représentations » du théâtre que l’école véhicule encore sont très réductrices, comme je vais
le montrer tout en prenant en compte les expériences les plus récentes et en essayant de tracer
des perspectives neuves.

I- Qu’appelle-t-on « théâtre pour la jeunesse » ? Quelles relations avec « le théâtre » ?

« Un couple sort du théâtre :
 - Ah, s'écrie la dame, si on avait su que c'était si bête on aurait emmené les enfants!»

Alphonse Allais (1854-1905)


                                                                                             1 1
1-         Bref rappel historique

Jusqu’aux dernières années du XX°siècle, le théâtre pour la jeunesse est à la fois déconsidéré
et peu présent, que ce soit dans l'espace social (on parle alors de théâtre enfantin) ou dans
l'espace scolaire. Dans ce dernier, il est limité aux préoccupations des pédagogues plutôt que
défini comme une priorité artistique.
Si l'on observe les manuels scolaires et les publications destinées aux classes, de 1950 à 1990
environ, on trouve peu de théâtre et l’on observe principalement des textes formatés, inventés
pour la classe, des adaptations sans véritable souci de créativité. Lorsqu’ il s’agit d'apprendre
quelque chose aux enfants, le théâtre n’est alors qu’un prétexte. La dimension artistique n’est
guère envisagée en tant que telle.
Cependant la floraison éditoriale d'oeuvres pour la jeunesse entre la fin des années 70 et le
début du XXI° siècle, témoigne d’un nombre de plus en plus important d'oeuvres variées, de
qualité littéraire incontestable et croissante … dans le domaine romanesque. En matière de
théâtre, les publications, au contraire, sont rares jusqu’à ces dernières années.
Cependant, conscients de l’importance de l'activité théâtrale, à partir des années 70, des
pédagogues et des enseignants, à la suite de Jean-Pierre Ryngaert (3) proposent de développer
le jeu dramatique à l'école et de favoriser la création.
De ce fait, dans ce type d’expériences innovantes, le texte proprement dit est plus ou moins
mis à l'écart au profit d’«impros», de créations en relation avec les ateliers d'écriture,
d’activités visant en priorité l’épanouissement de la personne.
Si l'on considère les manuels du premier degré des années 90, à côté d'extraits patrimoniaux,
assez bien représentés, de Molière à Ionesco, on trouve très peu d'auteurs contemporains
écrivant spécifiquement pour la jeunesse, si ce n'est J-C Grumberg et Olivier Py (4) qui
proposent des oeuvres inspirées de contes populaires ou littéraires.
A vrai dire, jusqu'en 2000, les directives officielles, dans le premier degré n'encouragent guère
l'activité théâtrale dans sa dimension artistique et contemporaine. Il en va de même au collège.
Tout se passe comme si la création de l’option théâtre au baccalauréat constituait une preuve
suffisante du développement du théâtre à l’école, alors que la préparation spécifique de cette
option concerne très peu d’établissements scolaires.

2 - Et maintenant ?

Dans les premières années du XXI° siècle, des directives officielles vont cependant remettre à
l'honneur le texte d'auteur : dans le contexte de développement culturel proposé par Jack Lang
en 2000, les textes contemporains font leur entrée dans les directives officielles de l’école
primaire, dans les Programmes 2002 en particulier, et dans les documents d'accompagnement
parus un peu plus tard (2004). Ces facteurs orientent désormais les choix des enseignants vers
des textes de théâtre et les manuels commencent à relayer ces directives. Par exemple, à partir
de 2002, Grumberg connaît davantage d’occurrences et des auteurs pour la jeunesse comme
Bruno Castan (5) font leur entrée dans les manuels scolaires.
En 2005, la création de l’option LITTERATURE JEUNESSE au CRPE (Concours de
Recrutement des Professeurs des Ecoles) va générer un regain d’intérêt et une mise à jour des
propositions des éditeurs, entre autres dans le domaine théâtral. Depuis 2007 et grâce au
dynamisme de certains éditeurs, les œuvres de théâtre contemporain pour la jeunesse font
enfin véritablement leur entrée à l’école.
Un répertoire très complet, indispensable aux enseignants du premier et du second degré est
paru récemment : il est l’œuvre d’une équipe de chercheurs sous la direction de Marie
Bernanoce de l’université de Grenoble. (6)




                                                                                            2 2
Tentons de comprendre les raisons de ce qui a constitué pendant des années une désaffection
entraînant une stagnation et de mieux cerner ce retour du texte. Une première explication est
celle de la crise du théâtre en général.

II- Théâtre et société : le théâtre est-il sorti de la « crise » ?

1-L’exctinction beckettienne du texte

Pour reprendre l'analyse de l'auteur et théoricien Joseph Danan, la « crise du théâtre » est en
quelque sorte datée par l’apparition, au départ scandaleuse, du théâtre de Beckett. A la
première de En attendant Godot, en 1952, la moitié des spectateurs quittent la salle au début
de l’acte II, dès qu’ils s’aperçoivent qu’il ne se passera rien de plus qu’à l’acte I ! Par la suite,
la pièce est reçue d’une manière moins épidermique par un public de plus en plus nombreux.
Elle inaugure une «ère du soupçon» en matière de théâtre et rend désuètes, par comparaison,
nombre de productions théâtrales fidèles au découpage et au scénario traditionnels. Une
question se pose alors : comment sortir de l’après-Beckett, ce « champ de ruines », selon le
mot de J Danan ? Ce qui coexiste avec le théâtre beckettien, puis émerge, c’est un
métathéâtre, un théâtre du second degré, de « l’absurde », comme on l’a étiqueté, parodie et
dérision : La cantatrice chauve de Ionesco, la Comédie du langage de Jean Tardieu, les
oeuvres de Roland Topor et de Jean-Michel Ribes. C’est comme si les auteurs avaient pris à la
lettre le « Rien à faire », parole initiale de En attendant Godot ou le titre d’une autre pièce
dévastatrice du même auteur : Fin de partie. Bref, le texte est miné, le théâtre laminé : il ne lui
reste plus qu’à se reconstruire, ce qu’il va faire.

2- La reconstruction : deuxième moitié du XX° siècle et le début du XXI°

Et le théâtre se reconstruit. Pas en retournant au passé, bien sûr, en innovant. En effet, près de
soixante ans après Godot, le paysage a changé, cependant les représentations sont plus lentes
à se modifier. Ainsi lorsque l'on demande à de jeunes adultes de citer des auteurs
contemporains, ce sont encore les noms de Ionesco et Beckett qui sont en priorité mentionnés,
voire de Sartre, de Anouilh ou de Giraudoux : tous auteurs de la première moitié du XX°
siècle. Un auteur comme Bernard-Marie Koltès, dont les pièces sont montées depuis 1985,
présent depuis 1995 dans les manuels de lycée, est peu mentionné ; les autres auteurs de la
deuxième moitié du XX° siècle n'apparaissent guère et l’on ne réussit pas non plus à évoquer
des noms de metteurs en scène, à l’exception de Patrice Chéreau. La reconstruction du théâtre
est-elle passée inaperçue ? Pour quelles raisons ?

3-Le temps des mutations

 La nature même du théâtre, sa représentation, son public ont subi des mutations progressives
et parfois peu lisibles, diluées dans le panorama général des arts et des spectacles. Fait
révélateur, c’est seulement récemment qu’un ouvrage de spécialistes est venu faire le point
sur les auteurs de théâtre de 1950 à 2000, De GODOT à ZUCCO, Anthologie des auteurs
dramatiques de langue française, par Michel Azama, Editions Théâtrales, 2004 (7). En effet,
pour se reconstruire et continuer d'exister face à la concurrence des nouveaux médias, le
théâtre s'est modifié en relation avec d'autres domaines artistiques et culturels, utilisant des
technologies, cinéma, télévision, vidéos qui, loin de le tuer, comme certains le redoutaient,
l'ont finalement nourri et rénové, ainsi que d’autres apports, comme ceux de la francophonie
et la multiplication des échanges sur les scènes européennes et internationales. Entre autres
mutations, en soixante ans, le rôle du metteur en scène s'est modifié et accru dans le sens de la
création. Désormais, les amateurs de théâtre vont voir « un Chéreau », ou « un La Salle », ou
« un Lagarce » autant qu'un Shakespeare ou un Molière. L'activité et la place des acteurs aussi


                                                                                                3 3
s'est modifiée sous l'influence du type de théâtre instauré depuis bientôt quarante ans par
Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil.
De fait, le théâtre contemporain s'est installé en dehors des lieux prévus pour la
représentation, et parfois en dehors des textes, allant puiser dans le domaine de la poésie, du
texte épistolaire, autobiographique, romanesque, interférant avec le cinéma, les arts
plastiques, la danse, la musique, effaçant les frontières entre les genres, affichant des
performances, utilisant la rue et les squats en même temps qu'il continue de se jouer dans les
salles nationales et locales subventionnées.
Ainsi, beaucoup d’oeuvres sont inclassables, comme par exemple les textes-fleuves de Noëlle
Renaude, ou de Philippe Caubère (Ariane ou l’Age d’or), les monologues minimalistes de
Sébastien Joanniez (Trop tard c’est bientôt, 2007, Color Gang), les Crises de Nerfs de Jean-
Lambert-Wild, les performances en relation avec les arts du cirque de Christophe Huysman,
les installations de Jacques Rebotier (Contre les bêtes, 2004) pour ne prendre que quelques
exemples, faute de place. On se reportera aux ouvrages mentionnés ci-dessous.
On comprend alors l’embarras, voire le découragement, des pédagogues - qui sont tenus de
classer- et d’un public qui choisit parfois de plébisciter des spectacles moins dérangeants.
Mais la réponse à la question posée en 2000 par Joseph Danan est actuellement sans
ambiguïté : OUI le théâtre est sorti de la crise : auctorale et textuelle, en tout cas. Que les arts
vivants soient les premières victimes des problèmes économiques, ce serait un autre débat…

III- Quelques repères dans le paysage du théâtre contemporain

1-Différents « courants »

Pour schématiser - et tenter de dessiner un paysage cohérent- on peut dire qu'il existe
plusieurs courants novateurs :
- Une veine politico-sociale, c'est-à-dire un théâtre qui s'empare du quotidien des gens
ordinaires et/ou des événements politiques et affirme des opinions, exhibant parfois la
sexualité, cherchant en même temps des formes nouvelles, souvent minimalistes, comme les
Drames brefs de Philippe Minyana. Les représentants les plus connus de ce type de théâtre
sont, entre autres et chronologiquement, Armand Gatti ( La passion du général Franco .., La
vie imaginaire de l’éboueur Auguste G, 1962), J-C Grumberg ( L’atelier 1979, Nagasaki
commémoration, 1995), Xavier Durringer (Une petite entaille, 1997), Michel Vinaver ( les
Coréens,1955, La demande d’emploi, 1989), et le succès actuel de Par-dessus bord
Villeurbanne, 2008 ; François Bon (Daewoo, 2004). Cf bibliographie, en annexe.
- Un théâtre de langage issu d’un courant à la fois déconstructif et jubilatoire dont les plus
anciens représentants sont : Jarry, Ionesco, Tardieu, Gildas Bourdet, et dont le représentant
contemporain le plus joué aujourd’hui est Valère Novarina (Le discours aux animaux, 1987,
L'espace furieux, 2006, à la Comédie Française), L’acte inconnu, 2007. C’est depuis 2005
seulement que cet auteur est présent dans des manuels pour lycéens, alors qu’il est loin d’être
un débutant !
- Enfin, un théâtre-spectacle, cherchant des lieux neufs, utilisant toutes formes d'art, alliant
aux textes les performances d'acteurs, et, bien sûr en interrelation avec les précédents : comme
les spectacles de Pippo del Bono (8).
Parfois rejeté pour sa violence ou à cause de provocations qui dégoûtent ou fascinent le public
(cependant « l’outrage au public » n’est-il pas une tradition du théâtre ?), comme par exemple
- pour citer des oeuvres récentes – Rodrigo Garcia (Fallait rester chez vous...2004), le théâtre
de Sarah Kane (4.48 psychose, Manque), celui d’Edward Bond (Naître, Chaise), montés en
France respectivement en 2005 et 2006, le théâtre contemporain (9) constitue paysage riche et
varié, malgré les difficultés matérielles que connaissent auteurs, acteurs et compagnies.

1-        Retour à la jeunesse


                                                                                               4 4
Comme on vient de le voir, les catégories qui séparaient le théâtre des autres arts, sont de
moins en moins nettes et le théâtre est irrigué par les autres arts et réciproquement. On inclut
désormais le théâtre dans les « spectacles vivants ». Il en va de même pour le «théâtre
jeunesse »: celui-ci bénéficie de l’évolution des goûts des artistes et de leur public, ainsi que
des innovations de ces dernières années. De ce fait, il est sorti du ghetto : les auteurs de
théâtre écrivent pour les enfants, y compris les plus jeunes, ou bien pour « tout public » ; des
comédiens, des metteurs en scène alternent les différents types de productions. Par exemple,
l’auteur et metteur en scène Joël Pommerat, qui a connu en 2006 un grand succès avec Les
Marchands, connait actuellement un autre succès avec Pinocchio, après le petit Chaperon
rouge. Beaucoup d’autres auteurs alternent les destinataires.

IV– Quel théâtre à l’école?

1- Des représentations qui perdurent

Voici cependant, en manière de contre exemple, des textes inventés par les élèves (CM1-
CM2, par binômes) à partir d’incitations fournies par l’enseignant, en 2006 : extraits des
saynètes écrites et jouées par les élèves. (10)

Groupe d’élèves 1
« L’élève : maman, il y a un élève qui travaille mal en classe, il a toujours zéro.[…]
 La maîtresse [à la mère de l’élève] : votre enfant travaille mal en classe, il n’écoute pas, il a
des mauvaises notes : zéro en lecture, zéro en numération, zéro en calcul et zéro dans presque
toutes les matières …

Groupe d’éleves 3
« La maîtresse a donné une évaluation de calcul »
Jessica : Veux-tu m’aider ?
Diana : -Oui […] à condition que tu me donnes des choses
[…] Une barbie et un livre de barbie […]
 La maîtresse s’aperçoit que Jessica et Diana ont triché. La maîtresse vient et déchire la
feuille. » […]

En analysant ces dialogues on constate ici que, malgré la bonne volonté de l’enseignant ( faire
écrire) et celle des élèves (répondre à la demande), des représentations navrantes perdurent :
-       Concernant la notion de « texte » : on choisit comme modèle une « saynète pour
enfants » qui maintient les élèves dans un horizon limité au domaine de l’école, et les tient en
dehors de la littérature. Le texte n’est pas travaillé comme jeu sur la langue, ni comme
occasion de dire un rapport au monde, ni comme lieu d’envol de l’imagination.
-       Les valeurs présentes ici proviennent de souvenirs de « saynètes » datant au minimum
de la génération précédente, ce sont des images véhiculées par la doxa, une approche
caricaturale, obsolète (on l’espère !) et réductrice de l’école.
En raisonnant en termes de « forme», sans analyse préalable ni du concept de « saynète »,
sans réflexion sur « le théâtre », sa nature artistique, sa fonction, ni sur les référents, on fait,
certes, « produire » en l’occurrence « du théâtre », mais quel « produit » !
Révélateur accablant de l’écart entre les discours quotidiens de pédagogue et la représentation
non seulement de l’écriture théâtrale mais aussi l’école en général, cet exemple conduit à une
remise en question : quelle idée du « théâtre » a-t-on encore trop souvent à l’école ?
Qu’enseigne-t-on aux stagiaires IUFM ?
Un regard sur les activités théâtrales menées par des stagiaires en 2006 (mon analyse se fonde
sur l’observation des mémoires, obligatoires dans la formation des professeurs des écoles


                                                                                               5 5
jusqu’en 2007) montre la bonne volonté de ces derniers qui s’efforcent de « faire du théâtre »,
mais qui n’ont pas encore rencontré de textes littéraires. Pourtant ceux-ci existent et sont déjà
présents dans les documents fournis par le MEN.
Voici la liste dressée par un stagiaire, des « extraits de pièces célèbres » qui ont servi de
support en CE2, avant l’activité principale : des « saynètes », « Mauvais élève » C. Lamblin (
Retz) ; « Une drôle de vache », F. Fontaine (Retz) ; « C’est bien naturel » B. Marcorelles ;
« Le trésor de l’avare » E. Lerucq ; des « classiques » : Topaze, Marcel Pagnol, Le voyage de
M. Perrichon , E. Labiche, Le malade Imaginaire, Molière,« Au marché », E. Ionesco. Une
autre classe a travaillé à en cycle 3, à une représentation de L’affaire Barbe Bleue (Yak
Rivais).
Aucun des titres proposés par les documents d’accompagnement du ministère « applicables à
la rentrée 2004 », n’est encore mentionné.

 V Comment faire évoluer ces représentations ?

1-     La question du « texte » à l’école

En m'interrogeant sur mes propres représentations, en tant qu’enseignante IUFM, je me pose
la question suivante : en insistant auprès des stagiaires sur le jeu dramatique comme pratique
et comme posture artistique, ai-je contribué à désamorcer l'intérêt pour les textes ? Ai-je trop
pris à la lettre l’extinction beckettienne du théâtre ? En dissociant le « dramatique » du
« théâtral », c’est-à-dire, ce qui peut se jouer, de ce qui s’écrit pour la scène – selon la
distinction de J. Danan, ai-je suscité ce type de choix ?
 S’il est souhaitable de réintroduire « du texte », quels textes privilégier? Et comment donner
envie aux futurs enseignants d’aller par eux-mêmes vers des textes de théâtre contemporain ?
D'autre part, la question du théâtre contemporain ne se réduit pas à la nécessité d’un choix de
textes édités récemment. Peut-être plutôt que du théâtre contemporain, devrait-on enseigner
des « démarches contemporaines pour le théâtre », étant donné que le théâtre depuis quarante
ans ans, construit des rapports neufs avec les lieux, suscite des relations interactives, fait appel
à la technologie, à la vidéo, à l’informatique, à d’autres arts.
Dans ces conditions, quels modèles nous proposent les artistes et les partenaires locaux et
nationaux ?

2- L’environnement culturel en matière de théâtre contemporain à la Réunion

L’île de La Réunion accueille, depuis plusieurs années un programme de création
contemporaine, incluant culture métropolitaine, culture de la zone océan austral, et divers
aspects du métissage culturel. La fusion des arts (théâtre, danse, musique, vidéo) est
représentée aussi, avec par exemple, la compagnie Talipot (Kol, maison du vent, 2005)
Par exemple, le CDOI (11) propose au Théâtre du Grand Marché des créations
contemporaines et incite le public, les enseignants, les élèves, à découvrir des auteurs comme
Noëlle Renaude, Valère Novarina, Sébastien Joanniez déjà cités.
De nombreuses compagnies existent, en différents lieux, qui sont représentatives de maints
aspects des spectacles vivants : mime, marionnettes pour enfants et adultes, comédie
musicale, danse, arts du cirque etc.En avril 2008, le « mois des auteurs » mis en place par le
CDOI a pour but de faire se rencontrer le théâtre, les textes et le jeune public : Philippe
Dorin, Nathalie Fillon, Jean-Yves Picq, Christian Jalma...
En amont, et pour tous ceux qui n’ont pas accès à directement aux sources culturelles, quels
sont les dispositifs mis en place dans l’académie ?

VI Quelles ressources institutionnelles ?



                                                                                               6 6
1- Les dispositifs académiques

En matière de projets artistiques en général, les spécificités géographiques et de l’île
conduisent à une constellation de projets. Les déplacements vers les centres urbains sont
souvent compliqués, longs, parfois risqués, dans certains cas et la plupart des projets
impliquent que des artistes interviennent sur place. En ce qui concerne le théâtre, depuis 7
ans, la mise en place de classes à PAC théâtre, premier degré, a augmenté de manière
significative. Par exemple, en 2006, 119 classes sur environ 800 projets artistiques et culturels
validés, ont un projet théâtre, contre 111 en 2002.
Malgré tout sur une population de 100 000 élèves, de 47000 classes du premier degré, c'est
assez peu.

   2- Un dispositif académique spécifique : les CALE

Le Centre d’Aide à Lecture et d’Ecriture (12) est une structure mise en place à La Réunion
pour aider les élèves en difficulté en redonnant sens aux apprentissages. Le lieu comme le
concept sont attrayants et ces centres, actuellement au nombre de quatre, accueillent des
classes, en internat ou non, pour une durée d’une semaine, autour d’un projet. Les élèves
bénéficient alors de l’aide de spécialistes de la lecture et du partenariat d’artistes en résidence.
Les créations originales y sont nombreuses, variées et, de l’avis des enfants, passionnantes.

3- Les ressources didactiques : littérature jeunesse et théâtre contemporain

 La création du module « littérature jeunesse » en 2005-2006 au CRPE a pour effet,
d’accélérer la prise de contact avec des œuvres récentes. De plus, des œuvres d’écrivains
comme Jean-Pierre Milovanoff, des artistes contemporains (Jacques Rebotier) sont présents
dans les listes. Des auteurs comme Daniel Danis, Richard Demarcy, Philippe Dorin, Suzanne
Lebeau, Nathalie Papin, Karin Serres entrent au « répertoire des classes ».
 Cependant, à ma connaissance, les textes de théâtre sont loin de faire partie des choix
prioritaires au moment du concours. Par exemple sur un échantillon d’une cinquantaine de
candidats d’un même jury en 2006 (relevé fourni par l’académie de Créteil) on relève la
présentation de quatre textes de théâtre : Etre le loup (B. Weggenast), Le long voyage du
pingouin à travers la jungle (J-G Nordmann), Le journal de Grosse patate (Dominique
Richard), Pierres de gué (Mike Kenny). Dans d’autres jurys, sur le même nombre de
candidats : aucun. Sur les vingt cinq candidats à l’option Littérature Jeunesse que j’ai préparé
au concours 2007, deux ont préparé un texte de théâtre, le petit Chaperon Uf et L’enfant à la
mangue de Suzanne Lebeau. Pour la session 2008, c’est à peu près le même ratio.
L’option « littérature jeunesse » agit donc comme un levier en faveur de l’appropriation de
textes récents choisis chez des auteurs vivants. Mais on sait aussi qu’un temps d’intégration
est nécessaire. La présentation d’œuvres neuves semble déterminante pour faire entrer « au
répertoire » des classes de nouveaux textes. On peut toutefois se demander dans quelle mesure
l’approche de « nouveaux textes » et de textes « récents » plus ou moins orientés « théâtre
contemporain » suscite de nouvelles pratiques et si les démarches changent pour autant.

VI –Perspectives pour la création

1- Une expérience théâtrale à partir de L’ogre maigre et l’enfant fou.

Une compagnie de théâtre (13) qui intervient dans le cadre des classes à PAC, a proposé en
2005 une adaptation du livre pour la jeunesse de Sophie Cherer, à l’aide d’un « théâtre
d’objets ». La fable cruelle de Sophie Cherer constitue une vision satirique de notre monde de
la consommation : les enfants sont devenus des « produits », et à force de manger devant la


                                                                                               7 7
télévision ils sont tout gras, tout blancs, tout mous, ce qui donne aux ogres l’idée de les élever
en batterie. Une forme revigorante de contre-utopie. En faire un spectacle constitue une
gageure. Les auteurs-concepteurs-marionnettistes ont choisi de travailler par métonymie et
emblèmes : figurer les enfants par des oignons, les ogres par des couteaux. Voici comment le
metteur en scène présente cette création accueillie aussi en 2005 par le festival de Charleville-
Mézières : « Ce spectacle) […] est avant tout fondé sur l’utilisation de différentes formes du
langage visuel et théâtral, le théâtre d’objets et le jeu du comédien conteur.
Le choix de cette forme est étroitement lié avec notre désir d’ouvrir le théâtre d’objets à une
multiplicité de lectures et de toucher ainsi la sensibilité de l’adulte comme celle de l’enfant.

2 - Des textes qui respectent leur lectorat

Le début de la pièce de Nathalie Papin « Debout » évoque, on l’a dit en commençant, un
passage célèbre de Hamlet : c’est un dialogue entre un fossoyeur et un enfant. La présence de
la mort, la relation entre un enfant mal aimé et un vieil homme, la « quête » de tout être
constituent la pièce. Comme d’autres créations contemporaines, elle prend en compte les
questions existentielles et l’itinéraire de chaque enfant qui grandit : peu à peu il s’agit pour le
personnage de se construire, jusqu’à être enfin « debout ».
Le texte de Philippe Dorin mentionné au début initie à la poésie et donne accès à l’imaginaire.
Sa pièce fait éclater les catégories : poème incluant un poème, incantation, texte à jouer,
invitation à la création et à la mise en scène.
 Ces seuls exemples – c’est faute de place que je n’en présente pas davantage – démontrent
que l’on se trouve désormais bien éloigné des clichés, voire des niaiseries qui, croyait-on,
constituaient jadis le « théâtre pour enfants », et remplissait les « matinées enfantines »
destinées aux plus fortunés d’entre eux, tenant la plupart des enfants éloignés des démarches
artistiques et du véritable rôle du théâtre : rendre plus humain.

3-     Du côté des institutions

On a mentionné les initiatives locales du type résidences d’artistes, qui interviennent dans les
classes et dans les CALE, à la demande de la DAAC.
Dans le domaine de la formation des maîtres, on peut noter quelques avancées à l’IUFM. En
2006-07 : L’atelier de pratique culturelle « théâtre », est animé par une comédienne dans une
démarche de créativité : permettre l’expression de soi, mieux se connaître soi-même par la
pratique d’exercices et d’improvisation, connaître ses propres ressources, se constituer en tant
que groupe, découvrir des textes.
En 2007-2008 : L’atelier s’enrichit, devient atelier de pratique artistique, recherchant à la fois
sensibilisation aux textes et démarche de création. On peut espérer aussi que les habitudes
culturelles s’acquerront grâce à la manifestation organisée à l’IUFM par des enseignants, « le
Printemps des Arts» (14). L’esprit de cette manifestation peut se résumer ainsi : créez par
vous-même et vous aurez à coeur ensuite d’inciter les enfants à s’exprimer de manière
épanouissante et juste. A condition que cette problématique soit relayée par l’institution dans
son ensemble, qu’une place véritable soit accordée à la pratique artistique, le goût du
« théâtre » au sens contemporain du terme pourra se transmettre.

Conclusion

Un temps de latence a été nécessaire entre le moment où se sont mis en place d’abord le plan
quinquennal – qui fournit les ressources financières – ensuite les programmes 2002 qui
donnent un caractère « non facultatif » à l’étude des œuvres patrimoniales et récentes, et la
pratique effective aujourd’hui



                                                                                              8 8
L’apparition de l’option littérature jeunesse au concours, grâce aux listes fournies et remises à
jour par le MEN, assure un afflux de lectures d’oeuvres récentes dans le domaine du théâtre
pour la jeunesse. Les éditeurs y trouvent leur intérêt. Tout en continuant de mettre en valeur
les « incontournables » du patrimoine, cette option accélérera, peut-on espérer, « les grandes
évacuations d'oeuvres mortes » comme dit Saint John Perse.
Cependant, en concentrant leurs efforts sur la littérature « jeunesse », les étudiants et
stagiaires oublient parfois que le deuxième terme de l’expression « littérature jeunesse » n’a
de sens que grâce à la place accordée au premier. Or, c’est de donner aux enfants le goût de la
littérature dont il s’agit ! Autrement dit, attention aux dérives : l’enseignement de la
« littérature jeunesse » obère parfois toute curiosité pour la « littérature ». De même
enseigner le « théâtre pour la jeunesse » ne peut dispenser d’aller vers le « théâtre », dans
toutes ses dimensions.

Il reste à espérer que les « nouveaux programmes » (2008) pour l’école maternelle et primaire
ne seront pas interprétés de manière réductrice : les pratiques théâtrales y ont leur place.
L’enjeu de l’histoire de l’art constitue aussi un atout.
Les représentations réductrices du théâtre (rideau, trois coups, souffleur, texte barbant,
spectateur passif ou récalcitrant etc.) sont peu à peu remplacées par d’autres, en phase avec la
création actuelle.
Sur le territoire de la Réunion en tout cas, les activités culturelles contemporaines sont
vivantes et variées, espérons qu’elles trouveront leur public et leur « relève ».
 La politique en faveur d’œuvres de qualité pour un public jeune, le succès des artistes y
compris en dehors de l’île, la couleur métisse et interculturelle, le caractère offensif de
certaines créations, donnent l’espoir d’une plus grande diffusion de la culture dans les années
à venir, à condition que les subventions aux artistes perdurent, ainsi que la possibilité de faire
intervenir des artistes en direction des enfants et de leurs enseignants car ce contact est plus
que précieux.


      (1) Tous les auteurs mentionnés sont référencés dans la bibliographie et présents dans les documents
     ministériels.
     (2) Voir documents d’accompagnement des programmes, cycle 3, 2004, document CNDP et « liste de
     référence » MEN, 2007, 2008, sur le site du MEN.
      (3) RYNGAERT J-P Le jeu dramatique en milieu scolaire, De Boeck, 1991
      (4) GRUMBERG Jean-Claude Le petit violon. PY Olivier, Le diable, la jeune fille et le moulin. Par
     exemple, des extraits de ces deux oeuvres théâtrales sont présents dans le manuel L’île aux mots, CM1,
     Nathan, 1998. Ce manuel mentionne sans donner d’extraits Neige écarlate de Bruno Castan. Le manuel
     Litteo, CM2, Magnard, 2004, présente des extraits d’oeuvres de cet auteur mais le Littéo CE2 ne présente
     aucun texte de théâtre.
     (5) CASTAN Bruno, voir JEUDI de GRISSAC Guillemette, « Entretien avec Bruno CASTAN », site du
     département des lettres IUFM La Réunion : http://reunion.iufm.fr,
      Tous les auteurs de théâtre contemporain dans le domaine de la littérature jeunesse cités ici sont
     répertoriés dans l’ouvrage mentionné ci-dessous en note (6).
      (6) BERNANOCE Marie A la découverte de cent et une pièces, Répertoire critique du théâtre
     contemporain pour la jeunesse, 2006, Editions théâtrales/ SCEREN CRDP de Grenoble.
     (7) AZEMA Michel, DE GODOT à ZUCCO, ANTHOLOGIE des auteurs dramatiques de langue
     française 1950-2000, trois tomes, Editions THEATRALES et CNDP, 2004. La plupart des auteurs cités
     dans cet article figurent dans cet ouvrage.
     (8) DEL BONO Pippo : Urlo, création Avignon, 2004, site : www.pippodelbono.it/GRIDO/
     décembre 2006.
     (9) « Théâtre contemporain » : dans le cadre qui est le nôtre, celui de l’Education Nationale, on appellera
     théâtre contemporain un corpus d’œuvres en langue française ou en langue régionale écrites par des
     auteurs français ou francophones, et d’œuvres traduites et adaptées, éditées pour la plupart depuis moins
     de trente ans et jouées sur le territoire national ces dernières années. Toutefois, le terme « contemporain »,
     ne renvoie pas seulement à la synchronie, en matière d’art, il désigne des formes,des discours, des
     représentations axés sur l’expérimentation et l’innovation, voire la rupture.
      (10) Sources : mémoires PE2 de 2004 à 2006, archives médiathèque IUFM, La Réunion.


                                                                                                             9 9
     (11) Théâtre du Grand Marché, Centre Dramatique de l’Océan Indien, www.cdoi-reunion.com
     (12) CALE : sur l’organisation générale des CALE, voir document académique, pôle «Maîtrise des
     langages», Académie de la Réunion, 2006.
     (13) Théâtre des Alberts, 42 chemin Lallemand, 97423 Le Guillaume, Saint-Paul, La Réunion.
     (14) JEUDI de GRISSAC Guillemette et PANOT Catherine, Poésie en fête, IUFM La Réunion, in
     EXPRESSIONS n° 27, et « Abécédaire du Printemps des Arts » EXPRESSIONS n° 29, téléchargeable sur
     http://www.reunion.iufm.fr/recherche/Expressions/


BIBLIOGRAPHIE

Anthologies, ouvrages théoriques, articles récents :
AZEMA Michel, DE GODOT à ZUCCO, ANTHOLOGIE des auteurs dramatiques de langue
française, 1950-2000, Editions THEATRALES et CNDP, 2004.
BERNANOCE Marie A la découverte de cent et une pièces, Répertoire critique du théâtre
contemporain pour la jeunesse, Editions théâtrales/ SCEREN CRDP de Grenoble (15)
BRILLANT-ANNEQUIN, Annick, MASSOL J-F Le pari de la littérature. Quelles
littératures de l’école au lycée, SCEREN-CRDP de Grenoble, 2005.
JEUDI de GRISSAC Guillemette, Activités théâtrales à l’école, IUFM La Réunion, site du
département des lettres http://www.reunion.iufm.fr
JEUDI de GRISSAC Guillemette « Littérature jeunesse : Osez le théâtre contemporain ! »
Revue Expressions n° 30 http://www.reunion.iufm.fr
MEN Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? CNDP, programmes édition 2004, 2007.
MEN, Documents d’application des programmes, Littérature, cycle des approfondissements.
CNDP, 2002, 2004, 2007, 2008 (liste de référence cycle 2).
RYNGAERT J-P Le jeu dramatique en milieu scolaire, De Boeck, 1991
RYNGAERT J-P Lire le théâtre contemporain, Armand Colin, 1993
VINAVER Michel Ecritures dramatiques, Actes Sud
ZUCCHET Freddy, Oser le théâtre de CRDP Grenoble, 2000.

Les auteurs de théâtre contemporain mentionnés :

BON François Quoi faire de son chien mort ? et autres textes courts pour la scène, éd Les
Solitaires Intempestifs Editions, 2004. www.solitairesintempestifs.com
DUBILLARD Roland Les diablogues et autres inventions à deux voix (L’Arbalète)
GARCIA Rodrigo, Fallait pas venir … Solitaires Intempestifs Editions
J-C GRUMBERG : Les Courtes ( Babel, Actes Sud)
HUYSMAN Christophe, Pièces de cirque, Espèces éd Les Solitaires Intempestifs Editions,
2004.
JOANNIEZ Sébastien, Trop tard c’est bientôt, 2007, Color Gang
KOLTES B-M Roberto Zucco ; Dans la solitude des champs de coton … ( Minuit)
LAMBERT- WILD Jean, Crise de nerfs, Les Solitaires Intempestifs Editions, 2003
NOVARINA, Valère L’espace furieux
REBOTIER Jacques Contre les bêtes , Encyclopédie de l’Omme, 2004
MINYANA Philippe Drames brefs , Théâtrales, 1995-97
J-M RIBES : Dialogues, Trilogues
VINAVER Théâtre de chambre, 1978 ; La demande d’emploi (L’arche)


Quelques uns des titres mentionnés dans le domaine de la littérature jeunesse :

DEMARCY Richard, Le journal de Grosse patate
DU CHAXEL Françoise, L’été des mangeurs d’étoiles, Editions Théâtrales, 2002


                                                                                                1010
DU CHAXEL Françoise, Blues in 12 petites pièces pour adolescents, Théâtre en court1,
Editions Théâtrales, 2004
DORIN Philippe, Sacré Silence, L’école des Loisirs, 1997
DORIN Philippe Villa Essling Monde, éditions la Fontaine, 1999
DORIN Philippe Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu, L’école des Loisirs,
2002.
GRUMBERG Jean-Claude Pinok et Barbie, Actes sud Papiers, 2004.
GRUMBERG Jean-Claude, Le Petit Chaperon Uf Actes sud Papiers, 2005.
JOUANNEAU Joël et LE PAVEC M-C, Mamie Ouate en Papouasie, Actes sud Papiers,
2000.
KENNY Mike, Pierres de gué, Actes sud Papiers, 2004
LEBEAU Suzanne Salvador, la montagne, l’enfant et la mangue, Editions Théâtrales
Jeunesse, 2002
LEBEAU Suzanne, Petit Pierre, Editions Théâtrales Jeunesse, 2005
LEBEAU Suzanne, Souliers de sable, Editions Théâtrales Jeunesse, 2007
NORDMANN Jean-Gabriel, Le long voyage du pingouin à travers la jungle, La Fontaine,
2001.
PAPIN Nathalie, Debout, L’école des Loisirs, 2000.
PAPIN Nathalie, Petites formes, L’école des Loisirs, 2005.
PAPIN Nathalie, Qui rira verra, L’école des Loisirs, 2006.
POMMERAT Joël, Le petit Chaperon rouge, Actes sud Papiers, 2005.
RICHARD Dominique Le journal de Grosse patate
WEGGENAST Etre le loup
NORDMANN Jean-Gabriel Le long voyage du pingouin à travers la jungle

Sites : outre les sites des éditeurs (Actes Sud Papiers ; Ecole des Loisirs ; Editions Théâtrales)
consulter : www.theatre-contemporain.net




                                                                                             1111

				
DOCUMENT INFO
Shared By:
Categories:
Tags:
Stats:
views:11
posted:12/9/2011
language:
pages:11