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Histoire de la psychologie

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12/8/2011
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Histoire de la psychologie

Résumé





Module I : Psychologies préscientifiques :





Antiquité [-3800 – 476] : 1ères inventions culturelles (ville), transmission de savoir (écriture,

alphabet)



Civilisations gréco-romaines : philo et sciences : miracle grec (philo, art, démocratie, littérature ;

désir de perfection). Dialogue est l’idéal de fonctionnement d’une communauté scientifique.



Présocratiques : opinions entre les personnes : base de la démarche scientifique



 Naturalistes : pas d’intervention divine, religion = superstition (lien avec Freud qui dit que la

religion = névrose de la société)

Quelques naturalistes : optique géométrique de Gorgias, Voie lactée = chemin

d’étoiles (Démocrite), Thalès [ de -625 – -356]

 Sophistes : art de la rhétorique mais ne recherche pas la vérité.

 Rhétorique : discours nouveau, la recherche du vrai.

 Anthropologie : Socrate [-469 – -399] étude de l’homme  introspection « connais-toi toi-

même »

 Aristote [-384 – -322] : nature + homme, approche systématique : base de savoir pendant

1500 ans, inventaires + citations. Platon : la théorie de l’âme : âme = immatérielle donc pas

besoin de corps. Mais pour Aristote : empirisme : connaissances vient des sens, âme =

inséparable du corps. Contrôle les fonctions du corps (locomotion, mouvement, croissance,

reproduction) et les opérations de l’esprit (sensibilité, entendement, mémoire, imagination).

Différents types d’âme : végétal (croissance, nutrition, reproduction), animale (idem +

sensations), humaine (idem + intelligence grâce aux mains). Transmission de la psychologie

d’Aristote : intellectuelle (si veut comprendre intériorité et âme se base sur Aristote  1700,

enseigné à l’uni  1900), matérielle (recopiage, traduction latine et arabes), reprise et

augmentation par la chrétienté (saint Augustin et saint Thomas). Sélection des textes en

fonction de la chrétienté : textes de Démocrite détruits car âme = corps, alors qu’Aristote

idée 1 seul Dieu alors textes conservés.



Renaissance [14 au 16ème] :

 changements politiques (colonisation nouveau monde, réforme de 1521 : refuse l’autorité

du Pape en Europe, protestantisme = important car moi et ce que j’ai à l’intérieur peut faire

le lien avec Dieu), scientifiques (Copernic (1473) la terre tourne autour du soleil

 les sciences humaines : communication (imprimerie 1472), humanisme (nouvelle éthique des

comportements humains), encyclopédisme (faire des listes de toutes les connaissances). 

faire circuler les idées.

 La recherche de l’homme : explorer les limites

 Apparition de la psychologie : 1ère apparition du terme par Marco Marluic (1450-1524)

 Psychologie et théorie de l’âme : grâce à la relation du terme et du concept (Marluic), reprise

des anciens (humanistes), moyen de diffusion (imprimerie), accès direct à l’âme humaine

(réforme).  base des sciences humaines pendant 4 siècles.





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 Erasme : un humaniste (1469-1536 Rotterdam), réfléchis sur la société. Éloge de la folie,

contre le dogmatisme, le fou = authentique, permet la critique du sage.

 Savoir psychologique : Goclenius : dictionnaire de terminologie philosophique où il y a des

termes propres à la psychologie (pas de notion d’inconscient).

 3 psychologies : sociale, cognitive et comportemental au 16ème.

 Jean-Baptiste Porta (1535-1615) : magie naturelle : ramener des phénomènes qu’on croyait

magiques à des phénomènes naturels. On peut prédire l’intériorité par l’extériorité.

(Essayent de prédire le comportement aussi Cardan, Paracelse)

 La physionomie humaine (1586) : la théorie des humeurs : équilibre entre les 4 humeurs

(sang, phlegme, bile jaune, bile noire)

 Reprise de l’Antiquité, Aristote textes recopiés et transformés en livres pour les diffuser.



Révolution scientifique (1580-1660) :

 Science moderne : Mathématisation de la nature (Galilée : censure de l’église pour la

théorie copernicienne), croyance dans les faits, dans les lois. Expérimentation : Bacon : les

connaissances proviennent des sens et des expérimentations = seule façon de faire de la

science, travail sur la circulation du sang (Harvey). Doute systématique : Descartes (1596-

1650)

 Vision du monde : laïcisation de l’esprit.

 Nouvelles institutions pour faire perdurer le savoir : académies : groupement spontané de

savants qui ont un intérêt commun, demande la protection du pouvoir, des fonds.

Phénomènes de compétition entre les différentes académies ce qui accru les savoirs.

 Rationalisme : croire que le monde est explicable par la raison (et non pas par la religion).

Descartes et la théorie dualiste : corps séparable de l’esprit  origine de la pensée cognitive.

Il existe des idées innées. Faculté de penser impliquer la connaissance.



Psychologies de l’Ancien régime (1650-1789) :

 rationalisme (Descartes & Leibniz (1632-1704)  innéisme),

 empirisme  s’oppose au rationalisme : connaissances proviennent de l’expérience (John

Locke 1632-1704  Science = moyen d’accéder à un monde meilleur, idées de sensations et

de réflexion).

 Milieu 18ème émergence de l’empirisme en France (D’Holbach, Rousseau, Diderot, Helvétius) :

s’élèvent contre l’ordre établit et les différences de classes sociales, débat sur le

matérialisme (âme = corps)

 Laïcisation définitive des représentations de l’esprit, l’esprit provient de la nature et pas de

Dieu.

 Le sensualisme : Condillac influencé par Locke, traité des sensations en 1754, la Statue du

Condillac  les sensations sont à l’origine des connaissances (distance, couleur, forme…) et

des facultés (mémoire, entendement, imagination…). Méthode d’observation non contrôlée :

introspection.

 18ème : les lumières : diffusion des connaissances (journaux).



19ème siècle :

 Changements :





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− Contextuels : révolution française, Napoléon impose un modèle universitaire à

l’Europe  savoir homogène.

− Dans les sciences : nouvelles disciplines (Ex : chimie), spécialisation, sciences de la

nature et de l’homme.

− Dans les représentations : l’homme se naturalise, déclaration des Droits de

l’Homme : unité de l’espèce humaines, les comportements seront les mêmes chez

tous les hommes.

 Sciences de l’homme (début 19ème): idéologie : science des idées, par des idées pour les

prouver (inverse de l’empirisme) Destutt de Tracy (1754-1836), dans les salons : comment

aider l’inégalité dans laquelle les gens naissent ? créer un nouveau champ : les sciences de

l’homme étudier la pensée (âme ou action), comprendre l’action de l’homme.

 Les statistiques humaines : Adolphe Quételet (1796-1874) Belgique : mais scandale car le

comportement humain ne peut être soumis à une loi quantitative. Il faut attendre Galton

(1860) utilise les statistiques pour faire de la psychologie.

 1860-1870 : l’expérimentation psychologique se systématise









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Module II : La psychologie en quête d’objectivité :



A. Méthode anatomo-clinique, approche « neuropsychologique » (1741)

 Giambattista Morgagni : attend la mort du patient et regarde son cerveau pour trouver cause

et conséquences.

 François Gigot de la Peyronie (1678-1747): fonde école et académie de chirurgie de France.

Débat sur la relation âme-corps. Veut savoir où se trouve l’âme, méthode d’exclusion d’une

série de cas : lésion d’une partie du cerveau et si la fonction est conservée : le siège de l’âme

est ailleurs. Le corps calleux est le siège de l’âme car après lésions  folie.

 David Hartley (1705-1757) : vibrations des nerfs: mouvements volontaires et involontaires.

 Charles Bonnet (1720-1793): loi de proportionnalité entre impression (corps) et sensations

(âme) « la vivacité des sensations est nécessairement proportionnelle à l’intensité des

mouvements qui les excitent ». essai analytique sur les facultés de l’âme.



B. Expérimentation

 4 phases : pour passer du théorique à l’empirique : hypothèse à tester, réfuter 

intervention sélectives sur des objets, variables  observation, mesure des effets sur

l’intervention  induction et retour sur l’hypothèse.

 Problème de Molyneux : Molyneux W. (1656-1698) : problème de l’origine de la

connaissance (accumulation de plusieurs sens, les sens sont des variables). Les sens sont

indispensables pour acquérir des connaissances.





C. Observation

Définition : position de retrait de l’observateur, la personne est capable de déterminer le pertinent

du superflu  caractère d’objectivité.



 Journaux d’observations d’enfants : Jean Hérouard (1551-1628) précepteur de Louis 13 : va

écrire pendant 28 ans chaque jour dans les journaux d’observation. Les journaux de

personnes prestigieuses va continuer jusqu’au 19ème.

 18ème : intérêt pour l’éducation car dissolution de l’ordre des Jésuites (1763-1773) s’occupait

de l’éducation durant 200 ans. Rousseau pense beaucoup à l’éducation. On écrit sur

l’éducation et pour acquérir des connaissances sur l’enfant il faut l’observer.

 Allemagne : développement des journaux d’enfants, sur les observations du développement

de âme des enfants (de 1781-1859): Tiedemann, Löbisch, Kussmaul.

 William Thierry Preyer (1842-1902) : prédécesseur de la psychologie de l’enfant : médecin

physiologiste, observateur et expérimentateur. 1882 : observation de l’esprit humain dans

les premières années. Contexte : école devient obligatoire, la culture et l’éducation

deviennent un droit pour tous. Observation naturaliste systématique (3 fois par jour, heures

fixes, observation longitudinales : répétées sur plusieurs années, nombreux observables,

intérêt neurologique) il recherche les âges d’apparition. : compétences motrices, physiques,

sensorielles, mentales. 1er à parler de stades.

 1870-1880 : mode de l’enfance : journaux d’observation, méthodes deviennent plus précises,

plus d’observables et essai d’être critique. Processus cumulatifs de savoirs. Questionnaires :







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Stanley Hall aux USA c’est le 1er, question générales (1er laboratoire fondé aux USA en 1885).

Loi de 1898 : réprimant la violence sur enfant.

 Psychologie de l’enfant : auteurs dès 1870 (Taine, Egger, Pérez, Darwin, Pollock, Baldwin,

Binet, Freud…) spécialisation de la discipline : langage/mémoire/sensori-motricité,

affectivité/émotions, stades du développement, pédagogie/psychopédagogie, psychologie

expérimentale.



De l’observation à l’expérimentation

On progresse scientifiquement en explorant quelque chose qui dérange.



 L’équation personnelle : Maskelyne à Greenwich (1796) : quels individus ont un moyenne tel

ou tel temps de réaction ? définition de l’équation personnelle : quantité positive ou

négative qu’il faut ajouter à la valeur moyenne d’une quantité astronomique pour égaler sa

vraie valeur, caractéristique propres à u observateur et dont il faut tenir compte lors de

l’étude des résultats d’une observation. Définition physiologique : (Hirsch) temps que

chacun d’eux observe plus tôt ou plus tard

 Psychométrie :

− Hermann von Helmotz (1821-1894) : expérimentaliste, mesures physiques des

ondes, étude reproduction du rythme, mesure l’influx nerveux chez l’animal.

− Adolph Hirsch (1830-1901) : mesure de l’influx nerveux chez l’homme. Astronome à

Neuchâtel le chronoscope de Hipp permet de mesurer le temps au millième de

seconde. Définit le temps physiologique : sensation  cerveau, action du cerveau 

volonté, décision  volonté  action (nerfs moteurs) grâce à l’ouïe, vue et le

toucher. Pas de vision d’ensemble de la psychologie.

− Donders (1818-1901) : mesure des temps de réaction, la vitesse de pensée.



Fondateurs de l’approche empirique :

 Gustav Theodor Fechner (1801-1887) Allemagne, médecin, physiologiste, prof de physique,

philosophe, repense la relation corps-esprit : mesures, expérimentations. Relation de

causalité entre le physique et le psychologique. Mesures psychophysiques : 2 problèmes :

origine et unité de l’échelle : origine = seuil absolu : la plus petite grandeur de stimulation

perçue pour n’importe quel type de sensation. Unité = seuil différentiel : si sensation

précédente, à partir de quand qu’on détecte une nouvelle sensation su même ordre. Le

thermoscope permet de mesure à partir de quel moment on peut sentir un changement

physiologique.

 Wilhelm Wundt (1832-1920) : Assistant d’Helmotz. Veut transformer la psychologie en

discipline scientifique, apporte une vision d’ensemble de la psychologie. Prof de philosophie

à Leipzig à partir de 1875 : veut établir les lois entre corps et âme. Étude des faits de

conscience : conscience et sensation, associationnisme, critique de la formation des concepts

en science. Méthode : introspection, analyse des faits de conscience : décomposition et

recherche de lois, recherche sensations spécifiques. Expérimentation avec des appareils de

laboratoire, synthèse de tous les savoirs psycho-physiologiques du 19ème. L’expérience

externe peut être ramenée à des lois de la physique alors nos ressentis internes peuvent être

ramenés à des lois générales valides. Des sensations à la conscience : production des

sensations par expérimentation, méthodes de mesures par gradation, sensations spécifiques



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Histoire de la psychologie

Résumé



(générales, gustatives-olfactives, sonores, lumineuses), relation entre sentiments (spectre

plaisir, déplaisir) et sensations, conscience des représentations. Passage de la physiologie à

la psychologie !

 Psychologie à Leipzig : (1875-1887) Wundt y enseigne la psychologie et Emile Durkheim

(1858-1917) le fondateur de la sociologie française témoigne de ce qu’il se passe à Leipzig

durant sa venue. En 1880 que 3 étudiants suivent ses cours alors qu’en 1905 il y en a plus de

300. Discipline pratique : manipuler des instruments. Étude d’un problème particulier,

formations de psychologues célèbres étrangers. Thèmes d’études au laboratoire : différence

d’intensité, estimation de durée, sens des intervalles musicaux, temps de réaction.

Méritocratie : concours avec prix depuis le 18ème.



Instruments :

 Différents instruments : le thermoscope (thermomètre), cartons esthésiométriques

(différenciation entre 1 ou 2 sensations), ergographe de Mosso (mesurer la fatigue du doigt).

Les instruments de Laboratoire : nombreux instruments pour voir si la théorie est vraie,

expérimentation, chaque instrument rempli une fonction, production de stimuli ou mesure

des effets. Kit de laboratoires deviennent ambulants.

 Mesure de l’homme : nécessité de l’instrumentation pour mesurer émerge en 1870-1880 :

pour faire de la science : nécessaire de mesurer, la mesure = légitimation scientifique, on

acquiert des chiffres et des certitudes, les laboratoires naissent dans un contexte de mesures

(1850-1900). Anthropométrie (Broca : mesure du corps sous toutes ses coutures),

psychométrie (Fechner, Hirsch, Wundt), dynamométrie (mesure de la force), mesure de

l’intelligence (binet : transformer l’intelligence en chiffres).







Acteurs et tendances de la psychologie (1885-1930)

On passe du local à l’universel.



1. L’étude de la mémoire (1885-1900): Ebbinghaus (1850-1909)

Étudie de philo à Berlin, 1885 livre sur la mémoire, fonde l’étude expérimentale de la

mémoire, fondation de labos. Art de la mémoire : retenir qqch et retenir par cœur.

Antiquité : les sophistes enseignent la capacité de retenir qqch et de l’utiliser au bon

moment. Théâtre de la mémoire de Camillo, mnémotechnie : art de la mémoire.

Ebbinghaus élimine le texte et la sémantique (fond, sens) et la syntaxique (forme) car au

19ème la mémoire sert pour l’apprentissage scolaire. Dans la mémoire : capacité de

comprendre un texte (sémantique et syntaxique) et capacité de rétention (capacité de

retenir). Pour mieux étudier la mémoire on va isoler la capacité de rétention en éliminant la

syntaxique (on faite de listes de mots) et la sémantique (on met des syllabes sans

signification)

3 phases : apprentissage (encodage), rétention (stockage), restitution (réponse). Variation

des facteurs : varier l’intervalle de rétention, nombre de répétition, temps d’apprentissage,

nature du matériel.

Résultats : courbe de l’oubli, effet de primauté et de récence (on se rappelle mieux le début

et la fin), capacité de la mémoire, mémoire ≠ enregistrement passif de signaux, distinction





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Histoire de la psychologie

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de région dans la mémoire : mémoire explicite ou déclarative (volontaire, accessible) et

mémoire implicite ou procédurale (automatismes).

 1ère étude d’une fonction supérieure, systématique et expérimentale.



2. L’apprentissage (1898-1922): Thorndike (1874-1949)

Étudie à Harvard avec William James, prof à l’uni de Columbia, travaux :

apprentissage animal et humain, psychologie de l’éducation, enfant. Approche

fonctionnelle : se pose des questions sur le fonctionnement des choses, forte influence sur le

Behaviourisme. Ses influences : Darwinisme (continuité homme-animal donc si je fais des

tests sur l’animal ils seront valides pour l’homme, théorie de la sélection naturelle, de

l’évolution et de l’adaptation, catégories biologiques et non plus morales pour comprendre

l’homme) le Fonctionnalisme (William James : les traits de l’espèce servent à l’adaptation,

étudier les fonctions de la conscience), Associationnisme (mettre en relations les différentes

infos en phase d’apprentissage).

L’apprentissage chez le chat et la boîte de Thorndike : on confine l’animal affamé et on

observe son temps d’apprentissage pour sortir de la boîte. Comportement exploratoire

(nécessaire à l’apprentissage), loquet manœuvré par hasard à la sortie récompense, on refait

la même chose avec le même chat. Résultat : loi : la diminution du temps pris pour sortir de

la boîte est en fonction du nombre d’essai. Il existe aussi la boîte à singe.

Lois de l’apprentissage : loi de l’exercice (les associations entre situation et réponse sont

renforcés par l’exercice et affaibli par l’arrêt d’exercice) loi de l’effet (une association est

renforcée ou affaiblie selon l’effet de ses conséquence) combinaison des 2 lois : meilleur

apprentissage. Le labyrinthe à fil de Thorndike matérialise les lois.

Phases d’apprentissages : exploration (essais), élimination des comportements inutiles

(erreurs), sélection des comportements adéquats. Apprentissage par essai et erreur.

Apport du modèle : il explique les connaissances acquises (tous les comportements sont de

l’apprentissage, cela s’applique à tous le comportement et à l’éducation (modèle dirigiste).

Limites : ne tient pas compte de la compréhension et la spécificité du matériel.



3. Le behaviourisme (1913-1950): Watson (1878-1956)

Influencé par le réductionnisme (ramener tous les comportements à l’instinct), fait sa thèse

en 1903 sur le rat. Behaviourisme : étude du comportement observable s’un sujet s’adaptant

à un milieu, l’observation devient une revendication contre l’introspection. 1913 : écrit un

article : il élimine l’introspection, le comportement comme nouvel objet de la psychologie, 2

composantes : le fait et le dire. Ce qui est scientifique c’est seulement l’observation du

comportement. Continuité entre homme et animal. Utilise des procédures expérimentales

objectives, emploi des statistiques, réponse au fonctionnalisme et au structuralisme. Les

émotions, sentiments, conscience, cognition, volonté ≠ observables donc éliminés. Le

comportement : manifesté par l’individu, observable, mesurable, soumis à l’expérimentation.

Influences : psychologie animale (Thorndike), réflexes conditionné chez le chien (Pavlov

(1849-1936)), Darwin (continuité, sélection naturelle), associationnisme.

Modèle psychologie : Stimulus-Réponse, élimination du sujet, fonctionne que pour des

comportements simples, tout comportement est issu d’apprentissage.







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Histoire de la psychologie

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Recherches : apprentissage humain, animal, enfant-adulte. De 1920-1960 : le behaviourisme

domine la psychologie américaine. 1950 : différentes théories (Tolmann, Hull, Skinner)

Fin du behaviourisme avec le débat entre Skinner et Chomsky sur le langage.



4. La Gestalt (1910-1930) : réponse au behaviourisme

Gestalt = bonne forme.

1911 rencontres de Wertheimer (1880-1943), Köhler (1887-1967) et Koffka (1886-1941).

Critique du behaviourisme, des théories de l’apprentissage, de la psychologie animale

standard (Watson et Thorndike). Critique le fait que l’apprentissage et universel et qu’il peut

tout expliquer. Différents types d’apprentissages (par association : pas suffisant, par

restructuration : réductionnisme). Création du concept d’insight-restructuration : tout un

coup comprendre, découverte soudaine de la solution à un problème

Principes : perception ≠ objective (elle dépend des caractéristiques de l’environnement, des

attentes du sujet, de la nature des stimuli). Construite selon plusieurs principes : la forme est

plus que la somme des parties (fabrique qqch plus facile à retenir, ca la forme à qqch de

plus), formes fortes / faibles (symétrie), bonne forme (évolution des formes vers la structure

la plus simple). Formes des éléments de l’activité humaine vont conditionner notre vision du

monde. Principe de proximité (les éléments se regroupent avec les plus proches), principe de

similitude (les éléments se regroupent avec leurs semblables), principe de closure (la

perception est organisée selon une bonne forme : elle comble les vides des mots, des

formes)

L’insight :  l’apprentissage productif, changement rapide d’état, progression soudaine de la

perception et du résultat obtenu = nouvelle forme d’apprentissage. Insight : reproduction

nouvelle, répétition = capacité à identifier le problème pour trouver la solution, processus

discontinu, restructuration, réorganisation de la pensée. Nouvelles structures et non

associations.

Influence sur : bases du cognitivisme (apprendre ce n’est pas seulement mémoriser, rôle de

l’activité du sujet, influences sur les théories de l’intelligence, sur Piaget)









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Histoire de la psychologie

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Module III : histoire de la folie





Enfermer les fous (ou les gens)

 Moyen-âge : absence d’une médecine officielle, dérèglement des humeurs  folie, fou reste

en famille si pas dangereux et si dangereux : incarcérés ou éliminés. Les Hôtel-Dieu mélange

social : pauvres, malades et malades mentaux.

 Renaissance : humanistes contre la superstition et la sorcellerie, bûches de sorcières.

Erasme, Wier, Vives. Début d’une naturalisation de la folie. Début lutte contre les bûchers.

Maintien des Hôtel-Dieu.

 L’hôpital général : avec l’urbanisation la pauvreté s’accroit et accroissement des lieux

d’enferment : les petites-maisons (1557) l’Hôpital Général de Paris (1656) centralise les

déviants (la pitié, Bicètre, la Salpétrière. 1956 : grand enfermement : acte politique 

exclusion sociale du fou et les marginaux.

 Évolution des structures d’enfermement au 18ème : insuffisance des hôpitaux et des

petites-maisons, donc nouvelle structure d’enfermement : maisons de force qui sont des

locaux de correction. Enferment plus massif avec la monté de la rationalité. Insensés sont

minoritaires. Pour l’enfermement : changement après la révolution.



Soin et traitements de la folie  lumières

 La folie face au sacré : prise en charge religieuse

− Antiquité : Fou = déviant, furieux, messager des dieux. Existence de cures sacrées :

raconter les rêves, transes, fêtes, mystères. Médicine pas d’impact sur les malades

mentaux. Lien entre folie et sacré.

− moyen-âge : perception religieuse des maladies mentales : pêché, démons, diables,

possidés, sorcières, signe du diable, inquisition : procès pour prouver le lien avec le

diable. Fin 16ème : derniers bûchers. Guérisseurs : religieux. Méthode de guérison :

confession, prière, dévotion. Lieu de guérison : église. Église : devoir de charité-

guérisseurs populaires : traditions druidiques et magique de secrets contre les

charlatans.

− La cure d’âme : protestante. Réformateur Martin Bucer Strasbourg (1491-1551) : de

la vraie cure d’âme (1538) : relation personne et pasteur, ramené l’homme à la

forme du contrôle sociale de la religion. Culpabilité de la personne utilisée. Relation

d’aide.

− La casuistique : catholique. Depuis 1540 : les protestants avaient pris les devant

alors catholique veulent eux aussi un outil de contrôle social. Connaissance et

solution des cas de conscience, traiter des cas : peser les fautes humaines,

classification des pêchés, moral, religion, droit sacré, collection de cas pour faire des

choses communes. Élimination-utilisation de la culpabilité par la prière, contrition,

sacrifice. Fonction thérapeutique mais pas la méthode. Fonction de contrôle social.

Jésuites font des manuels pour résoudre les cas.

 Les médecins : classification thérapeutique. Thomas Sydenham (1624-1689) : hystérie =

désordre nerveux et non fureur utérine. William Cullen (1710-1790) : 1769 : névrose =

maladie des nerfs. Remèdes physiques pour les gens de l’élite. Pas de remède par la parole. À

partir du 17, 18ème les médecins s’occupe à la place de la religion.



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Histoire de la psychologie

Résumé



 Mesmer et le magnétisme animal : (1734-1815) médecin, technique de guérison qui fait

scandale. Fluide universel qui nous traverse tous, fluide magnétique. Dérèglement du fluide :

maladie et maladie des nerfs. Thérapie : redistribution de ce fluide grâce à un baquet d’eau

avec de la limaille de fer et du verre : passes magnétiques, séances collectives. Enfer à

convulsion de nature hystérique. Scepticisme des milieux savants et de l’académie des

sciences. Condamnation du magnétisme en 1784. Rôle de l’imagination qui influence le

corps.

 La philanthropie : aide au niveau social, éducatif, sanitaire et économique : aider les

hommes. L’état doit prendre cela en charge, plus la religion. Louis Necker au centre du

mouvement, prise en charge des insencés. Colombier et Doublet : instruction sur la manière

de gouverner les insensés 1785. Les fous sont mélangés avec la population saine dans les

hôpitaux, 4 classes de maladies mentales (frénésie, manie, mélancolie, imbécilité) apparition

de traitement différenciés. Formes de philanthropie : soupes populaires, assurances.

Médecins reconnu expert de la folie, on tolère la folie.



Naissance de la clinique

 Après la révolution on met en place de nouvelles institutions. Naissance de l’hôpital

moderne : regroupement des patients selon leur maladie, recherche systématique sur des

cas : 1870-1880 la psychologie devient scientifique. Anatomo-pathologie : recherche pour

comprendre quelle partie du corps est lésée. Médicalisation de la folie. Philippe Pinel (1745-

1826) : s’occuper de la folie, l’aliénisme. 1794 : directeur de l’hôpital. Mythe du libérateur

des aliénés mais faux car ne fait que continuer ce qui a déjà été fait, réorganisation de

l’hôpital, classification des maladies mentales.

 Traitements : 4 classes de maladies (mélancolie, manie, démence, idiotisme) fossé entre

classification et pratique. Mesures pratiques : séparer les agités et les calmes, salle

spécifique. Si chroniques pas possibilité de guérison, convalescent : possibilité de guérison.

Adoucissement des pratiques d’enfermement et enfermement que des personnes atteintes.

Pas ou peu d’écoute, on reprend la casuistique (religieux) processus de consolation, patient

est fautif, nécessité de s’amender. Quelque chose de nouveau : nouvelles techniques qu’on

vide de l’aspect religieux mais pas spécificité pathologique. Appel à la raison du patient.

Apparition de fiches médicales (1810-1840). Isolement : sortir le patient du monde pour

mieux le remettre dans le monde. Le monde réel est agité et la fragilité n’a pas de place dans

ce monde. Agitation du monde aggrave la maladie donc l’isolement est une protection

contre le désordre du monde. Les aliénés sont sensés aller mieux et éviter les rechutes.

 Développement de l’aliénisme : folie devient spécifique et un marché. Fondateur de

l’hôpital français : Pinel. Esquirol son disciple va remplir le vide juridique : 1832 : demande loi

sur les aliénés  loi de 1838 : idéaux philanthropiques, organise la psychiatrie en France,

prise en charge par l’Etat, asiles d’aliénés, réglementation de l’enfermement.



Les transformations de l’aliénisme

 Jean-Martin Charcot (1825-1893) : académie de médecine et des sciences. La Salpêtrière

1862 : directeur de l’hôpital des femmes. Clinicien et expérimentaliste. Recherche sur les

affections du système nerveux, fonde une école de neurologie.

 Transformation de la Salpêtrière : réforme en 1882. Avant mélange épileptiques-

hystériques-aliénés et maintenant on va faire des distinctions. Hystérie : 2 types d’attaques



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Histoire de la psychologie

Résumé



distinctes : épileptiques et hystériques (Attaques augmentent car promiscuité favorise de

nouvelles attaques car mimétisme des crises  grande hystérie).

 L’hystérie dans l’histoire de la folie : fait entrer la maladie dans les milieux scientifiques.

Grâce à Charcot : aliénisme reconnu comme discipline scientifique, présentation de cas, rôle

de l’hypnose pur mettre fin à l’hystérie. Les traitements : hypnose, métallothérapie, thérapie

électrique, injection de bromure et de strychnine.

 Héritage de Charcot : disciples ou inspirés : pierre Janet (1859-1947) hypnose, Freud et la

psychanalyse, Dubois (1904) accroit le rôle du patient, parole pour comprendre le patient.



 Naissance de traitements moins brutaux, après Charcot : discours du patient plus

disqualifié.



La clinique à Genève

 Edouard Claparède (1873-1940) : formation médical, psychologie = prolongation de la

médecine. Fonde l’IJJR en 1912 (la FAPSE et héritière de cet institut). Il fait la réputation de

Genève en psychologie et en science de l’éducation. Il y enseigne et devient directeur en

1940. 3 traditions : médecine, pédagogie et psychologie expérimentale

 Multiples cabinets : consultation privée et payante à Champel, dispensaire des médecins à

Saint-Gervais ½ journée par semaine pour soigner gratuitement les malades des quartiers

populaires, l’hôpital cantonal (si neurologique font appel à Claparède)

 Fondation de nouvelle discipline : la psychologie clinique : institut Rousseau : cours de

psychopathologie, cours de psychanalyse, consultation médico-psychologique. Cours de

psychologie clinique dès 1937.

 Le laboratoire de l’hôpital : réserve de cas, fondation en 1937 par Claparède. Patients aux

troubles neurologiques. Courbe de Gauss pour faire des statistiques. On demande à l’Etat

une rente d’invalidité, médecins experts d’assurance. Extension de l’institut Rousseau.

 André Rey (1906-1967) et la clinique : travaux expérimentaux (intelligence pratique de

l’enfant, psychologie animale, neurologie/dissections, premiers tests. Assistant de Claparède.

 1940 : fin d’une ère avec le décès de Claparède : rôle de Piaget qui est directeur de l’IJJR, il

prend en charge la psychologie génétique et la psycho du développement, spécialisation en

psychologie expérimentale. Rey prend en charge les consultations au laboratoire de l’hôpital,

et les cours de psychologie clinique.

 Rey développe la clinique : débats sur les tests de Roschbach, la psychanalyse. Pour un bon

diagnostic, il faut maintenir une vision d’ensemble des cas. Fiches profiles et teste pour

aboutir à une synthèse de cas. Les tests de Rey : quantification (chronomètre, nombre,

temps, figure complexe), simplicité est fondamental, bricolage.

 Simplicité : trait commun de l’école de Genève, jeu et familiarité du matériel, bricolage,

concurrence du modèle expérimentale de Leipzig (coût et créativité).









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