SCOLARISATION DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS HANDICAPES by 6MgQeS

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									           SCOLARISATION                DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS HANDICAPES


Références
Document 1 Extrait de la circulaire n°99-187 du 19 novembre 1999, « Intégration scolaire : scolarisation
des enfants et des adolescents handicapés ».
Document 2 « Intégrer l’enfant handicapé à l’école », Henri Lafay, Dunod.


                                                          Document 1
                                 Scolarisation des enfants et adolescents handicapés

La scolarisation est un droit
La scolarisation de tous les enfants et adolescents, quelles que soient les déficiences ou maladies qui
perturbent leur développement ou entravent leur autonomie est un droit fondamental.
Tous les jeunes, quels que soient les besoins éducatifs qu'ils présentent, doivent trouver dans le milieu
scolaire ordinaire la possibilité d'apprendre et de grandir avec les autres pour préparer leur avenir
d'hommes et de femmes libres et de citoyens. Ce droit à l'éducation doit être conjugué avec le droit à la
santé qui permet à l'élève handicapé ou malade de bénéficier des soins ou rééducations que nécessite son
état, grâce notamment à l'intervention des services de soins ou des services spécialisés.
Lorsque la prise en charge globale doit s'effectuer dans un environnement spécialisé, les jeunes sont
accueillis dans les établissements médico-éducatifs où une scolarisation adaptée de qualité leur est
également accessible.

L'accueil est un devoir
Chaque école, chaque collège, chaque lycée a vocation à accueillir, sans discrimination, les enfants et
adolescents handicapés dont la famille demande l'intégration scolaire. Il ne sera dérogé à cette règle
générale que si, après une étude détaillée de la situation, des difficultés importantes rendent
objectivement cette intégration impossible ou trop exigeante pour l'élève. Des solutions alternatives
doivent alors impérativement être proposées dans le cadre des commissions de l'éducation spéciale :
orientation vers le secteur médico-social, recours au Centre national d'enseignement à distance,
assistance pédagogique à domicile. [...]

L'intégration scolaire est un moyen de l'intégration sociale
L'école a pour mission de préparer chaque génération à façonner un monde plus juste, plus tolérant et
plus solidaire. L'intégration des personnes handicapées dans une société respectueuse de leur dignité et
soucieuse d'atténuer les désavantages de leur situation ne peut se réaliser que si, dès le plus jeune âge,
tous les enfants apprennent à l'école à se connaître, à se côtoyer, à se respecter et à s'entraider. C'est le
but de l'intégration scolaire qui n'est elle-même que le premier moyen de l'intégration sociale de la
personne handicapée. Pour être pleinement efficace, l'intégration scolaire nécessite d'être préparée et
soutenue.

La démarche de l'intégration est le projet individualisé
Pour atteindre ces objectifs, il faut toujours conjuguer dans une démarche commune les attentes du
jeune et de sa famille, l'action des enseignants et celle, indispensable, des équipes de soins et
d'accompagnement. C'est la démarche du projet individualisé qui s'appuie sur une évaluation précise et
continue des besoins de chaque enfant et de chaque adolescent, à partir de laquelle les adaptations et les
assouplissements qui s'imposent sont définis. [...]

Le projet d'intégration doit être évolutif
Il est nécessaire de prendre en compte de façon dynamique les changements survenant dans la situation
de chaque enfant et de chaque adolescent : les progrès de ses acquisitions, les incidences de son
développement et les évolutions de son handicap. Il faut donc considérer qu'aucune décision n'a de
caractère définitif. L'avenir de chaque enfant mérite que les professionnels se penchent régulièrement sur
sa situation avec la préoccupation de rechercher toutes les améliorations envisageables. Chaque
partenaire du projet, et en tout premier lieu la famille de l'enfant concerné, peut donc à tout moment
demander que soit revu tel ou tel élément de son projet individuel. [...]

                                                                                                   Circulaire n° 99-187 du 19-11-1999.
                                                          La ministre déléguée, chargée de l'Enseignement scolaire : Ségolène Royal,
 La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Emploi et de la Solidarité, chargée de la Santé et de l'Action sociale : Dominique Gillot.
                                                        Document 2
L'intégration scolaire des enfants et adolescents ayant un handicap est une réalité forte de notre temps.
C'est une réalité en développement.

Une réalité forte : elle est significative d'une évolution profonde, qu'on peut dire sans exagération
civilisatrice, à un double niveau :
     – Celui des enfants et adolescents concernés, en ce que le regard posé sur eux est en train de
     changer, en même temps que la conception de la place qui doit leur être faite au sein de la société
     commune avec les autres à égalité de droits ;
     – Celui aussi de la société tout entière, conduite par la nouvelle attention portée au handicap, à la
     meilleure prise en compte de bien d'autres difficultés individuelles. Le handicap a un effet de loupe
     sur les réalités humaines et sociales : il fait mieux voir à la société des dysfonctionnements, des
     insuffisances sans cela inaperçues ou mal perçues.
Que les parents d'élèves soient rassurés : l'accueil par l'école ou l'université (à tous les niveaux) d'un
enfant ou d'un adolescent porteur d'un handicap n'est pas un moins pour elles, mais assurément, à
l'expérience, un plus certain. Un élève ou un étudiant avec un handicap dans un établissement scolaire ou
universitaire et toute l'institution se trouve interrogée sur ses pratiques : l'ensemble des élèves et des
étudiants en tire bénéfice.

Une réalité en développement : comme tous les mouvements profonds de civilisation, le mouvement qui
porte l'intégration scolaire s'inscrit dans le long terme. [...] Sa progression se heurte inévitablement aux
mentalités et aux attitudes héritées d'un lointain passé et qui perdurent. Les mécanismes de « mise à part
» de toute personne ayant un handicap fonctionnent encore dans les têtes, dans les sensibilités, dans les
réalités institutionnelles.
Mais la culture intégrative progresse ; non pas d'elle-même, mais portée par les efforts de pionniers,
d'hommes et de femmes de progrès, et par l'émergence collective de demandes nouvelles émanant très
particulièrement de jeunes parents attentifs à ne pas surhandicaper leur enfant et à le maintenir, avec
tous les accompagnements que requièrent ses déficiences, dans le milieu de vie ordinaire, avec les autres
enfants, singulièrement à l'école. C'est en effet en amont de la vie d'adulte, chez les jeunes que se joue
l'avenir de la véritable intégration scolaire des personnes ayant un handicap (et plus largement de toutes
les personnes menacées du fait de bien d'autres particularités, d'une certaine marginalisation).
L'école on le sait, il faut y insister, est un irremplaçable creuset de socialisation ; s'y acquièrent, s'y
forgent des comportements sociaux collectifs et individuels, d'une capitale conséquence. Tous les jeunes y
apprennent, avec ou sans handicap, à y vivre ensemble leurs différences et à s'enrichir réciproquement.
C'est en quoi l'intégration scolaire a une dimension civique majeure. Cela crée pour tous les enseignants et
les personnels des établissements scolaires une responsabilité particulière. Car l'intégration n'est pas, il
s'en faut, d'emblée acquise ; c'est une action à conduire, à dimension scolaire, pédagogique certes, mais
beaucoup plus largement éducative ; à un objectif fondamentalement humain et social. Cette action
intégrative est non seulement en marche, mais ici et là pleinement réalisée.
Il est donc possible d'en parler au présent et d'en écrire avec précision les modalités [...].

Il n'empêche que ce présent de l'intégration scolaire est un présent géographiquement éclaté, dispersé,
scandaleusement inégal. Alors que les textes régissant l'intégration scolaire ont une visée générale, ils se
trouvent en fait appliqués en fonction d'initiatives locales [...].
L'intégration scolaire a donc devant elle un vaste champ où s'étendre. Sa progression dépend, à l'évidence,
d'une plus large et meilleure prise de conscience de sa portée et des conditions de sa réalisation.
     – L'intégration n'est pas simple insertion dans le milieu scolaire (ou universitaire) : elle suppose des
     accompagnements sans lesquels l'élève (ou l'étudiant) ayant un handicap n'accédera ni à la vie scolaire
     (ou universitaire) ni aux savoirs normalement dispensés ; ces accompagnements excèdent le plus
     souvent les seuls moyens de l'Education Nationale et impliquent le recours à un partenariat avec les
     services relevant des Affaires sociales et de la Santé.
     – L'intégration est diverse : loin d'être unique (chacun restant trop souvent à l'image personnelle qu'il
     en a), elle représente tout un éventail de situations, notamment en fonction de la nature et de la
     gravité des handicaps, depuis l'intégration très partielle (à partir, par exemple, d'un établissement
     spécialisé), jusqu'à l'intégration individuelle pleine dans une classe ordinaire, en passant très souvent
     par de nécessaires provisoires regroupements (CLIS, classes d'intégration scolaire).
     – L'intégration est, en fin de compte, quelles que soient les situations, toujours individuelle, car elle
     est à la mesure tant des capacités que des potentialités de chaque enfant ou adolescent à un moment
     donné.
     – C'est donc à juste titre que la recommandation centrale [...] est celle du projet individuel.


   Henri Lafay, président national de l'APAJH, Association pour adultes et jeunes handicapés, préface du livre de Jean-Marie Gillig,
                                                                                       Intégrer l'enfant handicapé à l'école, Dunod.
SCOLARISATION          DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS HANDICAPES                            – CORRIGE

Les textes
Document 1 : Le document 1 est une circulaire rédigée par Ségolène Royal, ministre déléguée chargée de
l’Enseignement scolaire et Dominique Gillot, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Emploi et de la
Solidarité, chargée de la Santé et de l'Action sociale du gouvernement Jospin. Il s’agit d’un document
officiel. Il a pour but de faire appliquer la politique du gouvernement en faveur de la scolarisation des
enfants et des adolescents handicapés.
Document 2 : Ce document est la préface d’un livre sur l’intégration des enfants handicapés, écrite par
H. Lafay, président de l'Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH). Selon lui, l’intégration
des enfants handicapés est une réalité en développement qui doit encore être améliorée. Pour cela, elle a
besoin d’un changement plus important des mentalités.

Proposition de plan pour l’exposé
1. Introduction
· Présentation des documents
· Thème : la scolarisation des enfants et des adolescents handicapés
· Problème : 2003 a été l'année européenne des personnes handicapées. Le chef de l'Etat a fait de
l'intégration des personnes handicapées un chantier prioritaire du quinquennat. Des actions ont été mises
en place, comme par exemple, celle permettant l’accès des handicapés à l’emploi. En janvier 2003, le
Ministère de l’Education Nationale annonçait de nouvelles mesures en faveur de l’intégration des élèves
handicapés à l’école.
· Problématique : Que signifie intégrer les enfants et les adolescents handicapés à l’école ?
· Plan possible
- Pourquoi intégrer les enfants handicapés à l’école ?
- Comment mettre en oeuvre cette intégration ?
- Quels sont les obstacles à cette intégration ?

2. Eléments pour le développement du plan

Pourquoi intégrer les enfants handicapés à l’école ?
    - La circulaire du ministère rappelle que la scolarisation, dans le milieu scolaire ordinaire, de tous les
enfants handicapés ou non, est un droit fondamental. Ce droit à l’éducation de tous les enfants, sans
discrimination, est inscrit dans la loi d’orientation de 1989. Elle indique que « l'intégration scolaire des
jeunes handicapés est favorisée ». L’intégration scolaire des enfants handicapés est une réalité forte et en
développement, qui selon l’auteur du document 2, est due à un changement de regard porté sur les
handicapés. Ce changement est marqué par l’évolution des structures d’accueil au cours du 20ème siècle.
La loi de 1909 instaure des Classes de Perfectionnement pour « arriérés » et crée un corps d’instituteurs
spécialisés. Ces classes et écoles de perfectionnements deviendront respectivement des CLIS (Classe
d’Intégration Scolaire), EREA (Ecole Régionale d'Enseignement Adapté) et SEGPA (Section d'Enseignement
Général et Professionnel Adapté).
La loi du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées a institué une obligation
éducative pour les enfants et adolescents handicapés. L'objectif prioritaire est leur intégration en milieu
scolaire ordinaire. Ce principe est réaffirmé par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989.
    - Le document 1 vise une action éducative au travers de l’intégration des enfants handicapés. Il
s’agit de faire des enfants non handicapés des adultes tolérants et solidaires. H. Lafay précise que le
regard porté sur les handicapés commence à changer. Mais, selon lui, des progrès restent à faire.
L’objectif est de parvenir à l’égalité des droits.
    - L’école est la même pour tous les enfants, quelles que soient leurs origines sociales et culturelles,
leur handicap. Elle unit et rassemble en faisant partager les mêmes savoirs et les mêmes valeurs. L’école
prépare donc le citoyen.
L’école est un lieu de socialisation. Elle intègre les élèves à la communauté humaine. L’élève y développe
une partie de sa personnalité. Les deux documents soulignent que le fait de côtoyer des élèves
handicapés, développe des valeurs et des comportements sociaux. L’intégration d’un enfant handicapé
dans une classe permet de développer la tolérance, l’acceptation de la différence, le respect de l’autre et
la solidarité. Tous ces éléments font partie de l’éducation à la citoyenneté, discipline transversale de
l’école.


Transition
Toutefois, H. Lafay souligne qu’intégrer n’est pas seulement insérer. L’intégration des enfants handicapés
nécessite également des moyens.
Comment mettre en oeuvre cette intégration ?
     - Selon H. Lafay, l’intégration n’est pas la même pour tous les enfants handicapés. L’école doit donc
s’adapter à chaque cas en proposant différentes solutions. L’Adaptation et l’Intégration Scolaire (AIS)
permet cela. La scolarisation dans une classe « ordinaire » est privilégiée (document 1). Les
enseignements doivent être différenciés et adaptés à l’élève handicapé. L’enseignement peut également
s’appuyer sur les membres du Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté (RASED). L’équipe du
RASED est formée d'un maître spécialisé E chargé de l'aide à dominante pédagogique, d'un maître
spécialisé G chargé de l'aide à dominante rééducative et d'un psychologue scolaire. Elle intervient pour
établir des diagnostiques et pour mettre en oeuvre des actions de remédiation complémentaires des
actions de l’enseignant. Une auxiliaire de vie scolaire (assistant d’éducation) peut être affecté auprès d'un
enfant ou d'un adolescent. Elle fournit une aide qui permet de favoriser la scolarisation des enfants
handicapés en milieu ordinaire : aide matérielle dans les actes de la vie quotidienne, aide à la
socialisation et aide éducative adaptation des consignes données par l'enseignant.
Toutefois, la circulaire ministérielle précise que, dans certains cas, des solutions alternatives sont
nécessaires. Mises en place en 1989, les Classes d’Intégration Scolaire (CLIS) ont pour mission d'accueillir
de façon différenciée dans certaines écoles élémentaires des élèves en situation de handicaps afin de leur
permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire. Elles accueillent des élèves
handicapés physiques, sensoriels ou mentaux non scolarisables à plein temps dans une classe ordinaire.
L'effectif de ces classes est limité à 12 élèves. Toutefois, pour H. Lafay, cette solution doit être
provisoire. L’objectif reste l'intégration individuelle dans une classe ordinaire.
Enfin, le document 1 précise que, dans certains cas, la scolarisation de l’enfant ne peut se faire que dans
un établissement spécialisé.
     - La recherche de la solution adaptée à l’enfant s’effectue dans une démarche de projet.
Les deux textes soulignent l’importance d’établir un diagnostic précis afin de détecter les réelles
difficultés d’un élève et de pouvoir envisager la meilleure solution possible. L’équipe du RASED contribue
à évaluer les besoins de l’enfant avant de proposer des actions de remédiation. Les parents et le milieu
médical joue également un rôle, de même que Les enseignants qui ont un rôle d’observation et de
prévention. Plus que faire apprendre, la mission d’un enseignant est aussi d’évaluer les problèmes.
Tous les enfants sont différents. Les deux textes préconisent donc l’aspect individuel du projet
d’intégration. Cette démarche de projet est fondamentale. La pédagogie du projet est une forme de
pédagogie qui repose sur la prise en compte des besoins et intérêts des élèves, sur la mobilisation des
diverses ressources de l'environnement et des compétences de chacun.
La nécessité d’un projet souple et évolutif est mise en évidence dans les deux textes. Le projet garantit
l’adaptabilité du système. H. Lafay précise que le dispositif s’adapte aux capacités de l’enfant à un
moment donné. La circulaire ministérielle indique que les choix effectués ne sont pas définitifs.

Transition
Mais, comme le souligne H. Lafay, la réalité est un peu différente. Aujourd'hui, même si leur scolarisation
s'est améliorée, trop d'inégalités et de ruptures marquent encore le parcours des élèves handicapés.

Quels sont les obstacles à cette intégration ?
     - Certains parents s’inquiètent de l’intégration d’un enfant handicapé dans une classe. Les raisons
invoquées sont diverses : baisse du niveau de la classe, focalisation du maître sur l’élève handicapé, …
H. Lafay insiste sur l’apport bénéfique pour tous de la présence d’un enfant handicapé dans une classe.
Par ailleurs, l'expérience montre que l'intégration d'un élève handicapé entraîne des progrès pour
l'enseignement et l'éducation de tous les autres élèves.
     - Vous pouvez à ce moment de l’exposé tenter de répondre à la question : en tant que futur(e)
enseignant(e) que feriez-vous pour tenter de convaincre des parents inquiets ?
     - Malgré les mesures ministérielles, on observe encore de grandes inégalités, ce que souligne H.
Lafay. Il semble, en effet, que l’intégration des enfants handicapés dépende des volontés locales. Cela ne
peut être acceptée car la mission principale de l’école est de promouvoir l’égalité des chances.

3. Conclusion
Si des progrès ont été effectués au cours de ces dernières années, on constate qu'il reste encore beaucoup
à faire pour permettre aux élèves handicapés de bénéficier des réponses appropriées à leurs besoins tout
au long de leur parcours scolaire.
L'amélioration de l'accès à l'éducation, à la scolarisation et aux études des jeunes handicapés de l'école
maternelle à l'université, constitue un des problèmes de société que l'on doit résoudre pour lutter contre
l'exclusion civique, politique, sociale et professionnelle des adultes qu'ils seront demain. C'est un des
volets essentiels de la lutte contre la fracture scolaire.

								
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