NosoVeille Juillet 2011 by EEJ0k6

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									NosoVeille – Bulletin de veille                                                               Juillet 2011




                                             NosoVeille n°7

                                                  Juillet 2011
                             Rédacteurs : Nathalie Sanlaville, Sandrine Yvars, Annie Treyve



Ce bulletin de veille est une publication mensuelle qui recueille les publications scientifiques publiées au
cours du mois écoulé.

Il est disponible sur le site de NosoBase à l’adresse suivante :

                          http://nosobase.chu-lyon.fr/RevuesBiblio/sommaire_biblio.html


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                                             Sommaire de ce numéro
Antibiotique
Appareil urinaire
Aspergillus
Bactériémie
Candida
Cathétérisme
Chirurgie
Clostridium difficile
Coût
Désinfection
Endoscopie
Epidémie
Gale
Hygiène des mains
Indicateur
Légionella
Néonatalogie
Personnel
Pneumonie
Précautions complémentaires
Réanimation
Signalement
Staphylococcus aureus
Surveillance
Vaccination




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Antibiotique

NosoBase n° 30901
Dix ans d'évolution des consommations d'antibiotiques en France

Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. AFSSAPS 2011/06; 1-22.

Mots-clés : ANTIBIOTIQUE;  DDJ;   TETRACYCLINE;     PENICILLINE;  CEPHALOSPORINE;
BETALACTAMINE; SULFAMIDE; MACROLIDE; AMINOSIDE; QUINOLONE; AGE; PEDIATRIE; EUROPE

Depuis dix ans, tant au niveau français qu’européen, de nombreuses actions ont été entreprises pour lutter
contre le développement des résistances aux antibiotiques. En France, sous l’égide du Ministère de la
Santé, deux plans pluriannuels ont déjà été mis en place pour préserver l’efficacité des antibiotiques et un
troisième est en cours de finalisation. Ayant pour objectif de maîtriser et de rationaliser la prescription, ces
plans doivent conduire à un moindre - et à un meilleur - usage des antibiotiques, tant en ville qu’à l’hôpital.
Cet objectif paraît d’autant plus prioritaire que la France se caractérise par le niveau élevé de sa
consommation, nettement supérieur à la moyenne européenne. Pour évaluer les résultats déjà obtenus, et
mieux définir des axes de progrès, une connaissance précise des caractéristiques et des évolutions de la
consommation d’antibiotiques est donc indispensable. Aussi l’Afssaps a-t-elle décidé de réunir et de publier
sous une forme synthétique les principales données dont elle dispose. Pour une grande partie d’entre elles,
ces données sont inédites ou n’ont fait l’objet que d’une diffusion restreinte. Ces données proviennent de
deux sources. Les déclarations de ventes dont dispose l’Afssaps ont, bien entendu, été utilisées et, en
raison de leur caractère exhaustif, permettent de mesurer la totalité de la consommation française. Des
données complémentaires, portant sur la consommation en ville, traitées par l’Afssaps mais résultant d’une
collaboration avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, ont également été
utilisées. Elles permettent de connaître et d’analyser de façon plus détaillée les caractéristiques de la
consommation de la population affiliée au régime général.



NosoBase n° 30674
Revue des programmes de prévention et de maîtrise des micro-organismes multi-résistants aux
antibiotiques dans des centres hospitaliers universitaires : perspective socio-écologique

Backman C; Taylor G; Sales A; Marck PB. An integrative review of infection prevention and control
programs for multidrug-resistant organisms in acute care hospitals: a socio-ecological perspective. American
journal of infection control 2011/06; 39(5): 368-378.

Mots-clés : PREVENTION; ANTIBIORESISTANCE; MULTIRESISTANCE; CONTROLE; CENTRE
HOSPITALIER UNIVERSITAIRE; TAUX; STAPHYLOCOCCUS         AUREUS; ENTEROCOCCUS;
CLOSTRIDIUM DIFFICILE; VANCOMYCINE; ENTEROCOCCUS RESISTANT A LA VANCOMYCINE

Background: The infection rates of multidrug-resistant organisms (MDRO) are increasing in Canada and the
United States. The prevention and control of MDRO infections remain an important issue in acute care
hospitals. Although comprehensive infection prevention and control programs have been recommended,
there is little evidence to date of their effectiveness or of what aspects are most important.
Objectives: Our objectives were to review and critique the literature on the relationship between an MDRO
infection and control program and MDRO rates in acute care hospitals.
Methods: Studies including original research published between January 1, 1998, and May 14, 2009, were
identified through MEDLINE, CINAHL, EMBASE, PUBMED, The Cochrane Library, and expert consultation.
A comprehensive search strategy was developed with a librarian to find studies that covered the main
subject areas of this integrative review.
Conclusion: This integrative review demonstrated that the evidence of the relationship between MDRO
infection prevention and control programs and the rates of MDRO is weak. Although major methodologic
weaknesses exist in the published literature making it not possible to exclude other plausible explanations
for the reduction of the acquisition of MDRO, the overall evidence does support the use of multiple
interventions to reduce the rates of MDRO in acute care hospitals. Whereas it is unclear which bundles of
interventions are effective, there is a clear suggestion that multiple simultaneous interventions can be
effective in reducing MDRO infections. In addition, despite the limitations of interrupted time series, multiple
studies employing active surveillance cultures were associated with reduced MDRO infections. Future
individual reports of outbreaks and intervention studies should be written in a standardized manner using the
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recommended Outbreak Reports and Intervention Studies of Nosocomial Infection (ORION) guidelines.
Further research is needed on the proposed tier 1/tier 2 framework clearly indicating all the interventions
implemented.


NosoBase n° 30851
Détection précoce de colonisation par Klebsiella pneumoniae productrices de VIM-1 et par
Escherichia coli producteurs de NDM-1 chez deux enfants revenant en France

Birgy A; Doit C; Mariani-Kurkdjian P; Genel N; Faye A; Arlet G; et al. Early detection of colonization by VIM-
1-producing K. pneumoniae and NDM-1-producing E. coli in two children returning to France. Journal of
clinical microbiology 2011; in press: 13 pages.

Mots-clés : KLEBSIELLA PNEUMONIAE; ESCHERICHIA COLI; COLONISATION; ANTIBIORESISTANCE;
CARBAPENEME; PEDIATRIE; BACILLE GRAM NEGATIF; SELLE; ENTEROBACTER CLOACAE;
CITROBACTER FREUNDII; MULTIRESISTANCE; CMI; BIOLOGIE MOLECULAIRE; COLONISATION
DIGESTIVE; ENTEROBACTERIE

Rapid identification of metallo-ß-lactamase-producing Gram-negative species is crucial for timely
implementation of infection control measures. We describe two pediatric cases in which colonization by VIM-
1- and NDM-1-producing Enterobacteriaceae was rapidly detected with phenotypic and genotypic methods.
Phenotypic methods can be useful for routine detection of carbapenemase production.


NosoBase n° 30723
Résistance aux carbapénèmes : vers une nouvelle impasse ?

Grall N; Andremont A; Armand-Lefevre L. Carbapenem resistance: towards a new dead end? Journal des
anti-infectieux 2011/06; 13(2): 87-102.

Mots-clés : CARBAPENEME; ANTIBIORESISTANCE; EPIDEMIOLOGIE; BETA-LACTAMASE A SPECTRE
ELARGI; BETALACTAMINE; ENTEROBACTERIE; PSEUDOMONAS AERUGINOSA; ACINETOBACTER
BAUMANNII; DEPISTAGE; BIBLIOGRAPHIE

L’émergence de la résistance aux carbapénèmes chez les bacilles à Gram négatif constitue un véritable défi
en cela qu’elle conduit à des impasses thérapeutiques. Cette résistance peut être due à des mécanismes
chromosomiques (altération de la porine OprD chez Pseudomonas aeruginosa), à l’association de
mécanismes de résistances (b-lactamase à spectre étendu [BLSE] et/ou céphalosporinase associée à une
perte de la perméabilité membranaire chez les entérobactéries) ou à la production d’enzymes hydrolysant
les carbapénèmes. Ce dernier mécanisme est le plus inquiétant par le fait que les gènes codant pour ces
enzymes sont habituellement situés sur des éléments génétiques mobiles (plasmides, transposons,
intégrons) permettant une dissémination rapide. Les carbapénèmases constituent un groupe hétérogène
d’enzymes dont le point commun est d’hydrolyser au moins un des carbapénèmes. Les plus fréquentes
sontKPC (classeA d’Ambler), VIM, IMP,NDM(classe B),OXA-48 etOXA-23 (classe D). Ces enzymes sont
retrouvées dans une grande variété d’espèces bactériennes (entérobactéries, P. aeruginosa et
Acinetobacter baumannii). Les carbapénèmases ont une distribution géographique mondiale, mais certains
pays semblent plus spécifiquement touchés. En France, l’isolement de telles souches reste un évènement
rare qui correspond presque toujours à une importation. Il est ainsi nécessaire d’appliquer les récentes
recommandations du Haut Conseil pour la santé publique et de dépister activement les patients en
provenance de zones endémiques.


NosoBase n° 30725
Les bacilles à gram négatif multi-résistants : où va-t-on ?

Lucet JC; Birgand G. Journal des anti-infectieux 2011/06; 13(2): 122-132.

Mots-clés : BACILLE GRAM NEGATIF; MULTIRESISTANCE; BETA-LACTAMASE A SPECTRE;
PRECAUTION CONTACT; ENTEROBACTERIE; CONTROLE; BIBLIOGRAPHIE; EPIDEMIOLOGIE;
PSEUDOMONAS AERUGINOSA; ACINETOBACTER BAUMANNII; ANTIBIOTIQUE; PRECAUTION
STANDARD; STAPHYLOCOCCUS AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE
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L’incidence des entérobactéries productrices de b-lactamase à spectre étendu (BLSE) est en augmentation
dans le monde, expliquée par celle des Escherichia coli CTX-M, mais aussi par la recrudescence des
EBLSE plus anciennes. Les entérobactéries productrices de carbapénemase (EPC) sont épidémiques dans
de nombreux pays, mais encore émergentes en France à partir des patients rapatriés. Ces entérobactéries
multi- ou hautement résistante constituent la menace infectieuse la plus sérieuse pour les prochaines
années, en ville (EBLSE) et à l’hôpital (EBLSE et EPC). Contrairement à Staphylococcus aureus résistant à
la méticilline (SARM), le contrôle des EBLSE passe autant par la réduction de l’utilisation des antibiotiques
que par l’interruption de leur transmission manuportée. La réduction des volumes antibiotiques, en ville et à
l’hôpital est un objectif impératif et urgent. Du côté des précautions d’hygiène, le respect des précautions
standard en toutes situations et l’application des précautions contact pour les porteurs d’EBLSE doivent
permettre de limiter la diffusion de ces souches. Pour les patients porteurs de bactéries hautement
résistantes (BHR), l’exemple des entérocoques résistants à la vancomycine a montré qu’il était possible
d’empêcher l’implantation rapide de ces souches en France. Une prise de conscience des autorités
sanitaires, des professionnels de santé et de la population est nécessaire pour que ces mesures soient
comprises et respectées.


NosoBase n° 30677
Enquête sur l'impact de la définition d'une exposition préalable aux antibiotiques liée à l'isolement
de Klebsiella pneumoniae productrices de bêta-lactamase à spectre élargi

Saely S; Kaye KS; Fairfax MR; Chopra T; Pogue JM. Investigating the impact of the definition of previous
antibiotic exposure related to isolation of extended spectrum beta-lactamase-producing Klebsiella
pneumoniae. American journal of infection control 2011/06; 39(5): 390-395.

Mots-clés : ANTIBIOTIQUE; KLEBSIELLA PNEUMONIAE; BETA-LACTAMASE A SPECTRE ELARGI;
FACTEUR DE       RISQUE; CAS TEMOIN; ETUDE RETROSPECTIVE; ANALYSE MULTIVARIEE;
CEPHALOSPORINE TROISIEME GENERATION; HEMODIALYSE; EHPAD; ANTIBIORESISTANCE

Background: Previous antibiotic exposure is a risk factor for extended spectrum ß-lactamase (ESBL)-
producing Klebsiella pneumoniae isolation, but the optimal definition of previous antibiotic exposure remains
unclear.
Methods: This was a retrospective, case-control study comparing 88 patients with ESBL-producing K
pneumoniae (cases) and 88 patients with non-ESBL-producing K pneumoniae (controls). Three previous
antibiotic exposure definitions were analyzed, including durations of 30, 60, and 90 days prior to organism
isolation.
Results: The mean cohort age was 63.6 ± 16.9 years, 43% were male, and 86% were black. In bivariate
analysis, third-generation cephalosporins and cefepime were associated with ESBL-producing K
pneumoniae isolation, and the odds ratios (OR) were significant regardless of previous antibiotic exposure
definition. However, for fluoroquinolones and ampicillin/sulbactam, the ORs varied as a function of previous
antibiotic exposure definition. In multivariate analysis, third-generation cephalosporin usage was a risk factor
for ESBL-producing K pneumoniae isolation, whereas ampicillin/sulbactam usage was protective against
these organisms, regardless of the time frame analyzed. Other independent predictors of ESBL-producing K
pneumoniae included nursing home residence (OR, 9.30 [95% confidence interval: 3.69-23.43]) and
hemodialysis (OR, 13.60 [95% confidence interval: 4.29-43.17]).
Conclusion: Prior use of third-generation cephalosporins, nursing home residence, and hemodialysis were
independent risk factors for isolation of an ESBL-producing K pneumoniae regardless of the time frame
analyzed.


NosoBase n° 29161
Emergence d'entérobactéries productrices de carbapénémase en France, 2004 à 2011

Vaux S; Carbonne A; Thiolet JM; Jarlier V; Coignard B; RAISIN; et al. Emergence of carbapenemase-
producing Enterobacteriaceae in France, 2004 to 2011. Eurosurveillance 2011/06/02; 16(22): 1-7.

Mots-clés : ENTEROBACTERIE; CARBAPENEME; KLEBSIELLA PNEUMONIAE; COLONISATION;
ANTIBIOTIQUE;    ANTIBIORESISTANCE; SIGNALEMENT;  INCIDENCE; RECOMMANDATION;
CONTROLE; PREVENTION

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Emergence of carbapenemase-producing Enterobacteriaceae (CPE) is currently a major public health
concern worldwide. This study showed that 53 episodes of CPE infection or colonisation have been notified
by French healthcare facilities since 2004. A sharp increase in the number of notifications was observed in
the last three years. Oxacillinase (OXA)- 48 and Klebsiella pneumoniae carbapenemase (KPC) beta-
lactamases were the most frequent enzymes reported in these episodes. The index cases in most episodes
were patients with a history of hospitalisation abroad within the previous year. Around a third of the episodes
(n=18) led to secondary transmission in hospitals but most of them were controlled due to reinforced
measures. Reinforcement of screening and control measures at national level when there is cross-border
transfer of patients, along with overall reinforcement of infection control and antimicrobial stewardship
worldwide, is urgently needed to contain the spread of CPE.


Appareil urinaire

NosoBase n° 30828
Evaluation de la prescription d'examens cytobactériologiques des urines et de l'antibiothérapie au
cours des infections urinaires nosocomiales dans un centre de soins de suite et de réadaptation

Durand A; Bonnin-Koang HY; Brunon A; Froger J; Petiot-Bechet S; Schuldiner S; et al. Assessment of the
prescription of urinalysis and antibiotics for health care-associated urinary tract infections in a physical
medicine and rehabilitation center. Hygiènes 2011/06; XIX(3): 109-114.

Mots-clés : ANTIBIOTIQUE; INFECTION URINAIRE; EVALUATION; URINE; REEDUCATION; ENQUETE;
EVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES; MEDECIN; INFORMATION; QUESTIONNAIRE

A partir d'une enquête sur les pratiques de la prescription d'examens cytobactériologiques des urines
(ECBU) réalisée dans un centre de soins de suite et de réadaptation, nous avons montré un méusage de
cette prescription. Il a donc été décidé de mettre en place une évaluation des pratiques professionnelles
(EPP) ayant pour objectif d'évaluer la pertinence de la prescription des ECBU et l'adéquation de
l'antibiothérapie par rapport au référentiel de notre établissement. Cette EPP a permis une baisse de près
de 69 % du nombre d'ECBU prescrits. Dans la majorité des cas l'antibiothérapie était justifiée. En revanche,
elle n'était pas adaptée dans 18 % des cas. Cette étude a permis de sensibiliser les praticiens à la
prescription des ECBU et au bon usage des antibiotiques au cours des infections urinaires nosocomiales.


Aspergillus

NosoBase n° 30831
La consommation d'antifongiques est-elle un indicateur approprié pour le suivi du risque
aspergillaire ?

Chefson-Girault C; Gourichon L; Tiret I; Etancelin P; Nouvellon M. Hygiènes 2011/06; XIX(3): 131-134.

Mots-clés : ANTIFONGIQUE; INDICATEUR; RISQUE; ASPERGILLUS; TRAVAUX HOSPITALIERS;
CONSOMMATION; INCIDENCE; SOIN INTENSIF; HEMATOLOGIE; CANCEROLOGIE

L'aspergillose invasive nosocomiale (AIN) est la principale cause de décès d'origine infectieuse dans les
services d'hématologie et de greffe de moëlle osseuse. Elle est soumise à déclaration obligatoire mais son
incidence est vraisemblablement sous-estimée par cet outil. En 2002, au centre hospitalier universitaire de
Rouen, a été créée une cellule aspergillose, instance interdisciplinaire qui organise la surveillance des
travaux intra-hospitaliers et la mise en place de mesures de prévention environnementales. L'objectif de
notre étude a été d'évaluer l'efficacité de ces mesures au moyen d'un indicateur indirect, reflet de l'incidence
des cas d'AIN : la consommation des antifongiques. A partir des prescriptions nominatives, nous avons
étudié les dossiers médicaux de 192 patients afin de repérer le nombre de cas d'AIN en réanimation
médicale adulte (RMA) et en hémato-oncologie pédiatrique (HOP) entre 2002 et 2006. L'incidence des cas a
été mise en parallèle avec les différentes périodes de travaux de niveau de risque 5 pendant ces cinq
années. Le risque relatif d'apparition de la maladie a été calculé. En HOP, 35 cas ont été diagnostiqués sur
99 dossiers médicaux étudiés et en RMA, 19 cas sur 93 dossiers étudiés. Le suivi de l'incidence de l'AIN
dans les deux services confrontés aux périodes de travaux de risque 5 ne montre pas d'augmentation du
nombre de cas pendant les travaux. Le risque relatif calculé confirme ce résultat. Cette étude montre
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l'importance de la coordination des acteurs au sein d'une cellule interdisciplinaire pour la prévention de
l'AIN. De plus, le suivi de la consommation des antifongiques est un indicateur indirect intéressant (car a
priori exhaustif) du suivi de l'AIN qui permet donc d'en surveiller l'incidence.

NosoBase n° 30770
Epidémiologie clinique et environnementale d'Aspergillus terreus : résultats d'une étude de
surveillance prospective

Ruping M; Gerlach S; Fischer G; Lass-Florl C; Hellmich M; Vehreschild JJ; et al. Environmental and clinical
epidemiology of Aspergillus terreus: data from a prospective surveillance study. The Journal of hospital
infection 2011/07; 78(3): 226-230.

Mots-clés : ASPERGILLUS; ASPERGILLUS TERREUS; EPIDEMIOLOGIE; ENVIRONNEMENT; ETUDE
PROSPECTIVE; SURVEILLANCE; MYCOLOGIE; RESISTANCE; AMPHOTERICINE B; DEPISTAGE;
COLONISATION; PCR; AIR; HEMATOLOGIE

Aspergillus terreus may be resistant to amphotericin B and is associated with significant morbidity and
mortality in immunocompromised patients. Local incidence is influenced by the density of airborne
Aspergillus spp. spores which may in turn depend on meteorological factors. Once-weekly environmental
samples were collected prospectively inside and outside the University Hospital of Cologne, Germany (UHC)
and haematological patients were screened for nasal Aspergillus spp. colonisation and monitored for
invasive fungal disease (IFD). RAPD (rapid amplification of polymorphic DNA)-polymerase chain reaction
(PCR) and amphotericin B susceptibility testing were performed on all A. terreus isolates. A total of 4919
colony-forming units (cfu) were isolated (2212 indoors, 2707 outdoors). Further identification revealed A.
fumigatus (73.5%), A. niger (4.3%), A. flavus (1.7%), A. terreus (0.2%) and non-Aspergillus fungi (20.3%).
RAPD-PCR did not reveal clonal relationships between the A. terreus isolates. All A. terreus isolates
displayed complete resistance to amphotericin. The B. Aspergillus spp. conidia exposure was lowest in June
and highest in November inside and outside UHC. Conidia load correlated with the season and the relative
humidity, with increasing spore counts during dry periods. One out of 855 nasal swabs was positive for A.
niger. The patient did not develop IFD. A. terreus is unlikely to be a relevant pathogen at the UHC. Results
from RAPD-PCR suggested a wide epidemiological variety of strains rather than a common source of
contamination. Nasal swab surveillance cultures for early detection of Aspergillus spp. colonisation were not
useful in identifying patients who may develop IFD. The risk of IFD at the UHC may increase in autumn and
during dry periods.


Bactériémie

NosoBase n° 30686
Contamination des hémocultures par des entérocoques et des micro-organismes cutanés :
implications pour les définitions de la surveillance des bactériémies primaires

Freeman JT; Chen LF; Sexton DJ; Anderson DJ. Blood culture contamination with enterococci and skin
organisms: implications for surveillance definitions of primary bloodstream infections. American journal of
infection control 2011/06; 39(5): 436-438.

Mots-clés : PEAU; SURVEILLANCE;               CONTAMINATION;        HEMOCULTURE;         ENTEROCOCCUS;
BACTERIEMIE; DEFINITION

Enterococci are a common cause of bacteremia but are also common contaminants. In our institution,
approximately 17% of positive blood cultures with enterococci are mixed with skin organisms. Such isolates
are probable contaminants. The specificity of the current definition of primary bloodstream infection could be
increased by excluding enterococci mixed with skin organisms.


NosoBase n° 30885
Impact de la multirésistance aux antibiotiques sur la mortalité et la durée de séjour dans des
bactériémies nosocomiales et associées aux soins



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Lye DC; Earnest A; Ling ML; LeeTE; Yong HC; Fisher DA; et al. The impact of multidrug resistance in
healthcare-associated and nosocomial gram-negative bacteraemia on mortality and length of stay: cohort
study. Clinical microbiology and infection 2011; in press: 28 pages.

Mots-clés : BACTERIEMIE; ANTIBIORESISTANCE; MULTIRESISTANCE; MORTALITE; DUREE DE
SEJOUR; ETUDE RETROSPECTIVE; COHORTE; ANALYSE MULTIVARIEE; FACTEUR DE RISQUE;
ANTIBIOTIQUE; TRAITEMENT; BACILLE GRAM NEGATIF; ACINETOBACTER BAUMANNII;
PSEUDOMONAS AERUGINOSA; ENTEROBACTERIE; BETA-LACTAMASE A SPECTRE ELARGI

Multidrug-resistant Gram-negative bacteria (MDR-GNB) are an emerging public health threat. Accurate
estimates of their clinical impact are vital for justifying interventions directed towards preventing or managing
infections caused by these pathogens. A retrospective observational cohort study was conducted between
1st January 2007 and 31st July 2009, involving subjects with healthcare-associated and nosocomial Gram-
negative bacteraemia at two large Singaporean hospitals. Outcomes studied were mortality and length of
stay in survivors (LOS). There were 675 subjects (301 with MDR-GNB) matching study inclusion criteria. On
multivariate analysis, multidrug resistance was not associated with 30-day mortality, but it was
independently associated with longer LOS in survivors (Coefficient:0.34, 95%CI:0.21 - 0.48, p<0.001). The
excess LOS attributable to multidrug resistance after adjustment for confounders was 6.1 days. Other
independent risk factors for higher mortality included male gender, higher APACHE II score, higher Charlson
comorbidity index, intensive care unit stay and presence of concomitant pneumonia. Concomitant urinary
tract infection and admission to a surgical discipline were associated with lower risk of mortality. Appropriate
empirical antibiotic therapy was neither associated with 30-day mortality nor LOS, although the study was
not powered to assess this covariate adequately. Our study adds to existing evidence that multidrug
resistance per se is not associated with higher mortality when effective antibiotics are used for definitive
therapy. However, its association with longer hospitalisation lends justification towards control efforts.


NosoBase n° 30499
Bactériémies à Staphylococcus aureus sur cathéter veineux périphérique

Trinh TT; Chan PA; Edwards O; Hollenbeck B; Huang B; Burdick N; et al. Peripheral venous catheter-related
Staphylococcus aureus bacteremia. Infection control and hospital epidemiology 2011/06; 32(6): 579-583.

Mots-clés : STAPHYLOCOCCUS AUREUS; CATHETER VEINEUX PERIPHERIQUE; BACTERIEMIE;
INCIDENCE; FACTEUR DE RISQUE; PREVALENCE; COHORTE; CENTRE HOSPITALIER
UNIVERSITAIRE; ANTIBIOTIQUE; URGENCE; PRONOSTIC

Objective: Better understand the incidence, risk factors, and outcomes of peripheral venous catheter (PVC)-
related Staphylococcus aureus bacteremia.
Design: Retrospective study of PVC-related S. aureus bacteremias in adult patients from July 2005 through
March 2008. A point-prevalence survey was performed January 9, 2008, on adult inpatients to determine
PVC utilization; patients with a PVC served as a cohort to assess risk factors for PVC-related S. aureus
bacteremia.
Setting: Tertiary care teaching hospital.
Results: Twenty-four (18 definite and 6 probable) PVC-related S. aureus bacteremias were identified
(estimated incidence density, 0.07 per 1,000 catheter-days), with a median duration of catheterization of 3
days (interquartile range, 2-6). Patients with PVC-related S. aureus bacteremia were significantly more likely
to have a PVC in the antecubital fossa (odds ratio [OR], 6.5), a PVC placed in the emergency department
(OR, 6.0), or a PVC placed at an outside hospital ([Formula: see text]), with a longer duration of
catheterization ([Formula: see text]). These PVCs were significantly less likely to have been inserted in the
hand (OR, 0.23) or placed on an inpatient medical unit (OR, 0.17). Mean duration of antibiotic treatment was
19 days (95% confidence interval, 15-23 days); 42% (10/24) of cases encountered complications. We
estimate that there may be as many as 10,028 PVC-related S. aureus bacteremias yearly in US adult
hospitalized inpatients.
Conclusion: PVC-related S. aureus bacteremia is an underrecognized complication. PVCs inserted in the
emergency department or at outside institutions, PVCs placed in the antecubital fossa, and those with
prolonged dwell times are associated with such infections.




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Candida

NosoBase n° 30832
Spécificité des fongémies à Candida glabrata et implications pour leur prise en charge

Gonzalez F; Cohen Y. Hygiènes 2011/06; XIX(3): 137-146.

Mots-clés : CANDIDA GLABRATA; FONGEMIE; CANDIDEMIE; TRAITEMENT; EPIDEMIOLOGIE;
MORTALITE; DUREE DE SEJOUR; SOIN INTENSIF; HEMATOLOGIE; FACTEUR DE RISQUE; COUT;
BIBLIOGRAPHIE; ECHINOCANDINE; FLUCONAZOLE

Les candidémies représentent actuellement la quatrième cause de septicémie nosocomiale dans le monde.
Les candidémies sont associées à une mortalité attribuable importante, déterminée par le délai
d'instauration et l'adéquation du traitement antifongique. La proportion de Candida glabrata responsable de
candidémie n'a cessé de croître et cette espèce occupe actuellement la seconde place. Sa sensibilité au
fluconazole est inconstante avec une proportion non négligeable de l'ordre de 15 % de souches résistantes.
Les recommandations actuelles préconisent l'utilisation en première intention d'une échinocandine chez le
patient non neutropénique en sepsis sévère ou choc septique, ou ayant été exposé aux antifongiques
azolés ou colonisé à Candida glabrata et/ou krusei. Dans les autres situations, le fluconazole reste le
traitement de première intention. Nous avons donc identifié des facteurs de risque de candidémie à Candida
glabrata simples et précoces : âge > 60 ans, chirurgie abdominale récente, candidémie avant le septième
jour d'hospitalisation en réanimation, exposition récente aux céphalosporines, porteur d'une tumeur solide,
absence de diabète. En présence de ces éléments, le traitement antifongique initial devrait être une
échinocandine, à réévaluer systématiquement dès l'identification de l'espèce et réception de
l'antifongigramme.


NosoBase n° 30935
Candidémies : comparaison de la distribution des espèces et de la résistance aux antifongiques,
échinocandines et azoles, dans des services de réanimation ou non, dans le programme de
surveillance des antibiotiques SENTRY (2008-2009)

Pfaller MA; Messer SA; Moet GJ; Jones RN; Castanheira M. Candida bloodstream infections: comparison of
species distribution and resistance to echinocandin and azole antifungal agents in intensive care unit (ICU)
and non-ICU settings in the SENTRY Antimicrobial Surveillance Program (2008-2009). International journal
of antimicrobial agents 2011/07; 38(1): 65-69.

Mots-clés : CANDIDA; RESISTANCE; ANTIFONGIQUE; AZOLE; ECHINOCANDINE; CANDIDEMIE; CMI

Minimum inhibitory concentration (MIC) data from the SENTRY Antimicrobial Surveillance Program
generated by reference methods were analysed to compare the antifungal resistance profiles and species
distribution of Candida bloodstream infection (BSI) isolates obtained from patients in the Intensive Care Unit
(ICU) and those from non-ICU locations. Results from 79 medical centres between 2008 and 2009 were
tabulated. MIC values were obtained for anidulafungin, caspofungin, micafungin, fluconazole, posaconazole
and voriconazole. Recently revised Clinical and Laboratory Standards Institute breakpoints for resistance
were employed. A total of 1752 isolates of Candida spp. were obtained from ICU (779; 44.5%) and non-ICU
(973; 55.5%) settings. The frequency of ICU-associated Candida BSI was higher in Latin America (56.5%)
compared with Europe (44.4%) and North America (39.6%). The frequency of candidaemia in the ICU
decreased both in Latin America and North America over the 2-year study period. Approximately 96% of
isolates both in ICU and non-ICU settings were caused by only five species (Candida albicans, Candida
glabrata, Candida parapsilosis, Candida tropicalis and Candida krusei). Resistance both to azoles and
echinocandins was uncommon in ICU and non-ICU settings. Overall, fluconazole resistance was detected in
5.0% of ICU isolates and 4.4% of non-ICU isolates. Candida glabrata was the only species in which
resistance to azoles and echinocandins was noted, and this multidrug-resistant phenotype was found in both
settings. In conclusion, the findings from this global survey indicate that invasive candidiasis can no longer
be considered to be just an ICU-related infection, and efforts to design preventive and diagnostic strategies
must be expanded to include other at-risk populations and hospital environments. Concern regarding C.
glabrata must now include resistance to echinocandins as well as azole antifungal agents.



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Cathétérisme

NosoBase n° 30737
Activité antimicrobienne d'un pansement gel à la chlorhexidine au site d'insertion des cathéters
vasculaires

Karpanen TJ; Casey AL; Conway BR; Lambert PA; Elliott T. Antimicrobial activity of a chlorhexidine
intravascular catheter site gel dressing. The Journal of antimicrobial chemotherapy 2011; in press: 8 pages.

Mots-clés : CHLORHEXIDINE; CATHETER; TEST; PANSEMENT; STAPHYLOCOCCUS AUREUS;
METICILLINO-RESISTANCE; ESCHERICHIA COLI

Objectives: The antimicrobial efficacy of a chlorhexidine gluconate (CHG) intravascular catheter gel dressing
was evaluated against methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) and an extended-spectrum ß-
lactamase (ESBL)-producing Escherichia coli. Chlorhexidine deposition on the skin surface and release from
the gel were determined.
Methods: The antimicrobial efficacy was evaluated in in vitro studies following microbial inoculation of the
dressing and application of the dressing on the inoculated surface of a silicone membrane and donor skin
[with and without a catheter segment and/or 10% (v/v) serum] on diffusion cells. Antimicrobial activity was
evaluated for up to 7 days. Chlorhexidine skin surface deposition and release were also determined.
Results: MRSA and E. coli were not detectable within 5 min following direct inoculation onto the CHG gel
dressing. On the silicone membrane, 3 log and 6 log inocula of MRSA were eradicated within 5 min and 1 h,
respectively. Time to kill was prolonged in the presence of serum and a catheter segment. Following
inoculation of donor skin with 6 log cfu of MRSA, none was detected after 24 h. Chlorhexidine was released
from the gel after a lag time of 30 min and increasing amounts were detected on the donor skin surface over
the 48 h test period. The CHG gel dressing retained its antimicrobial activity on the artificial skin for 7 days.
Conclusions: The CHG intravascular catheter site gel dressing had detectable antimicrobial activity for up to
7 days, which should suppress bacterial growth on the skin at the catheter insertion site, thereby reducing
the risk of infection.


NosoBase n° 30825
Note technique de la SF2H - Cathéters veineux centraux insérés par voie périphérique ou PICC lines
(peripherally inserted central catheter)

SF2H. 2011; 1 page.

Mots-clés : CATHETER VEINEUX CENTRAL; RECOMMANDATION; CATHETER; PANSEMENT

Le nombre de poses de cathéters veineux centraux insérés par voie périphérique (PICC) a
considérablement augmenté ces dernières années. Ce phénomène est lié à leur utilisation pour
l'administration toujours plus fréquente de thérapeutiques anticancéreuses, d'alimentation parentérale, de
traitements antibiotiques prolongés par voie intraveineuse, pour les hémodialyses et pour les soins des
patients de réanimation. Leur uitilisation vise à réduire le coût et les complications relatives à la pose des
cathéters veineux centraux (CVC). Néanmoins, l'emploi de ces cathéters peut entraîner des complications,
en particulier thromboemboliques et infectieuses. Par ailleurs, la gestion des PICC pose de nombreux
problèmes techniques liés aux particularités de ces matériels [1, 2]. La SF2H propose une note de synthèse
des principales recommandations disponibles à ce jour sur ce type de cathéter.


NosoBase n° 30818
Diagnostic d'une infection liée au cathéter veineux central en nutrition parentérale

Stefanescu C; Layec S; Corcos O; Pingenot I; Joly F. Nutrition clinique et métablisme 2011; in press: 3
pages.

Mots-clés : CATHETER VEINEUX                 CENTRAL;     ALIMENTATION         PARENTERALE;         INFECTION
SYSTEMIQUE; HEMOCULTURE

Cet article répond aux deux questions suivantes :
1. Quand faut-il se poser la question d'une infection liée aux cathéters veineux centraux ?
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2. Comment faire le diagnostic de l'infection des cathéters veineux centraux ?


Chirurgie

NosoBase n° 30503
Thermorégulation et risques d’infection du site opératoire

Beltramini AM; Salata RA; Ray AJ. Thermoregulation and risk of surgical site infection. Infection control and
hospital epidemiology 2011/06; 32(6): 603-610.

Mots-clés : RISQUE; CHIRURGIE; SITE OPERATOIRE; MORTALITE; DUREE DE SEJOUR; COUT

Surgical site infections (SSIs) occur in approximately 2%-5% of patients undergoing surgery in the acute
care setting in the United States. These infections result in increased length of stay, higher risk of death, and
increased cost of care compared with that in uninfected surgical patients. Given the inclusion of
maintenance of perioperative normothermia for all major surgeries as a means of lowering the risk of
infection in the Surgical Care Improvement Project 2009, we prepared a summary of the literature to
determine the strength and quantity of the evidence underlying the performance measure. Although the data
are generally supportive of perioperative normothermia as a means of reducing the risk of SSIs, a more
rigorous approach using standard SSI definitions as well as standardized temperature measurements (and
timing thereof) will further delineate the role played by temperature regulation in SSI development.


NosoBase n° 30842
Check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire". Quels acquis, quelles perspectives, un an après
son implantation en France

Cabarrot P; Bataillon R; Le Moign R. Annales françaises d'anesthésie et de réanimation 2011; in press: 6
pages.

Mots-clés : BLOC OPERATOIRE;                 USAGER;     SECURITE;       EVALUATION        DES      PRATIQUES
PROFESSIONNELLES; CHIRURGIE

Malgré les importants progrès accomplis au cours des dix dernières années, la sécurité des patients au bloc
opératoire reste un sujet de première importance pour tous : professionnels, institutionnels et bien sûr,
patients. Dans ce cadre, la Haute Autorité de santé (HAS) a mené une réflexion avec les professionnels
travaillant au bloc opératoire. Ce travail a abouti à l’adaptation d’un outil ayant démontré, de manière
convaincante, son efficacité pour réduire la morbimortalité périopératoire : la check-list « Sécurité au bloc
opératoire » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Afin de promouvoir cet outil d’amélioration de la
sécurité des soins, la HAS l’a rendu exigible dans le cadre de la procédure de certification des
établissements de santé , à partir du 1er janvier 2010 ; de même, les organismes agréés d’accréditation
sont partenaires pour la promotion de ce programme. Un an après sa mise en oeuvre, la HAS tire un
premier bilan des acquis et des perspectives de l’utilisation des check-lists.



NosoBase n° 30841
Stratégie de déploiement de la check-list dans un CHU

Cunat C; Flatin V; Viale JP. Annales françaises d'anesthésie et de réanimation 2011; in press: 5 pages.

Mots-clés : BLOC OPERATOIRE; CHIRURGIE; CERTIFICATION; INFORMATION; OBSERVANCE;
EVALUATION; RECOMMANDATION; SOIN; SECURITE

Le déploiement de la check-list Haute Autorité de santé (HAS) « sécurité du bloc opératoire » au sein des
hospices civils de Lyon a été conduit dans le cadre du programme qualité gestion des risques 2009-2013.
Deux phases se sont succédées : une période test suivie par cinq blocs pilotes puis la généralisation de la
check-list auprès des 34 équipes chirurgicales. Les constats posés à l’issue de la phase test ont permis
d.établir des recommandations à destination de l’ensemble des équipes. Les points essentiels en sont les
suivants : un comité de pilotage chargé de la mise en oeuvre et du suivi doit être constitué, une
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communication structurée doit être réalisée vers l’ensemble des professionnels et des métiers du bloc
opératoire en insistant sur les enjeux de la check-list, le ou les métiers coordonnateurs de la check-list
doivent être définis et soutenus. Lors du déploiement, les équipes des blocs opératoires ont utilisé les outils
mis à leur disposition. Un accompagnement personnalisé a été proposé, il a permis la rédaction d’un «
guide d’utilisation de la check-list » qui décrit la réalisation de chacun des critères pour l’équipe concernée.
Cette expérience nous a montre. que la check-list implique une réflexion sur les pratiques et un
renforcement de la communication dans l’équipe. Les dix critères de la check-list sont autant de verrous
dont il faut expliquer le fonctionnement. Ce travail doit être réalisé en équipe lors de la phase
d’appropriation. Ainsi, la check-list pourra devenir une démarche sécurité pérenne.


NosoBase n° 30668
Evaluation et applicabilité de la check-list HAS au quotidien : expérience des centres de lutte contre
le cancer

Fourcade A; Minvielle E; Blache JL; Bourgain JL. Annales françaises d'anesthésie et de réanimation 2011;
in press: 6 pages.

Mots-clés : EVALUATION; CENTRE DE LUTTE CONTRE LE CANCER; CHIRURGIE; BLOC OPERATOIRE

Introduction : L'utilisation d’une check-list (CL) au bloc opératoire a montré son efficacité en diminuant le
taux de complications et la mortalité post-opératoire. Son évaluation au niveau de l'établissement est un
point important ; elle s'applique à mesurer l'exhaustivité du remplissage des items, probable témoin de
l'adhésion des acteurs à l'outil et à analyser les circonstances où l'équipe du bloc a été amenée à répondre
«non» à un des items.
Méthodes : L'étude a concerné 17 des 20 centres de lutte contre le cancer. Le taux d'application de la CL
est composé de deux sous-indicateurs : le taux de réalisation des CL et le taux de complétude des CL ; les
résultats de cet indicateur (données d'octobre 2010) ainsi qu'une analyse qualitative des items non remplis
ont été comparés avec les données du premier recueil (janvier 2010).
Résultats : Les taux de réalisation des CL sont plutôt bons et stables entre les deux périodes d'étude : 95,5
% pour le premier recueil et 95,8 % des interventions étudiées pour le deuxième. Le taux de complétude
des CL est un peu meilleur que le précédent : 64 % et 68 % (p = 0,039). Néanmoins, la variation est très
différente selon les centres : un groupe monte en puissance et quatre centres ne changent pas, voire
régressent. Le nombre de vérifications ayant reçu la réponse «non» est faible (1,5 % en janvier et 1,9 % en
octobre p < 0,001). Celles-ci concernent surtout l'antibioprophylaxie, et à moindre degré le risque de
saignement, la confirmation de la nature de l'intervention, la déclaration des événements indésirables et les
prescriptions post-opératoires.
Discussion : Il existe une réelle disparité entre les items et entre les différents centres, laissant penser que
de réels progrès peuvent être effectués si les actions sont ciblées. Cette démarche passe par l'évaluation du
contenu de la CL et la critique objective des résultats dans chaque établissement et collectivement.


NosoBase n° 30840
Déploiement de la check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire" dans deux hôpitaux lorrains.
Performances et difficultés

Gueguen T; Coevoet V; Mougeot M; Pierron A; Blanquart D; Voicu M; et al. Annales françaises d'anesthésie
et de réanimation 2011; in press: 6 pages.

Mots-clés : BLOC OPERATOIRE;                 SECURITE;   EVALUATION;     EVALUATION        DES      PRATIQUES
PROFESSIONNELLES; AUDIT

Objectif : Evaluer l’implantation de la check-list (CL) HAS 2010 dans deux établissements de santé lorrains
pour identifier objectivement les freins et les leviers afin de proposer des pistes d’améliorations.
Type d’étude : Enquête descriptive.
Matériel et méthode : Matériel : blocs opératoires du bâtiment Neurosciences centre hospitalier universitaire
Central Nancy et hôpital Belle-Isle Metz PSPH. Deux étapes : un audit rétrospectif permettant d’objectiver
de façon quantitative la présence de la CL dans le dossier des patients et de contrôler le respect des
consignes de remplissage. Une enquête par autoquestionnaire auprès des professionnels permettant
d’évaluer l’utilisation de la CL.

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Résultats : La CL était présente dans 50 à 100 % des dossiers. Le remplissage n’était pas conforme aux
consignes de la HAS (taux de remplissage, trois temps différents, temps mort avant incision, arrêt de la
procédure si réponse « non ») et était malaisé pour environ 30 % des participants, certains items posant des
problèmes de compréhension. Elle a cependant permis de renforcer le partage d’information pour environ
un tiers des répondants, plus de la moitié y voient un intérêt, et elle a déjà permis d’éviter des erreurs. La
stratégie de déploiement influence directement l’implication des professionnels. L’évaluation de l’utilisation
de la CL ne peut se faire au seul moyen d.un audit de dossier, l’association à un autoquestionnaire semble
être pertinente.
Conclusion : L’audit de dossier seul n’est pas un bon outil d’évaluation de l’utilisation de la CL, il faut lui
associer un autoquestionnaire. Une bonne adhésion au concept permettant d’espérer de meilleurs résultats
après des actions d’amélioration : optimiser l’information et la formation de tous les professionnels, éviter la
redondance avec d’autres documents.


NosoBase n° 30869
Arrêt du tabagisme peu de temps avant la chirurgie et complications post-opératoires - Revue
systématique et méta-analyse

Myers K; Hajek P; Hinds C; Mcrobbie H. Stopping smoking shortly before surgery and postoperative
complications - a systematic review and meta-analysis. Archives of internal medicine 2011/06/13; 171(11):
983-989.

Mots-clés: TABAGISME; CHIRURGIE; PREVENTION; COMPLICATION; META-ANALYSE

Objective: To examine existing smoking studies that compare surgical patients who have recently quit
smoking with those who continue to smoke to provide an evidence-based recommendation for front-line
staff. Concerns have been expressed that stopping smoking within 8 weeks before surgery may be
detrimental to postoperative outcomes. This has generated considerable uncertainty even in health care
systems that consider smoking cessation advice in the hospital setting an important priority. Smokers who
stop smoking shortly before surgery (recent quitters) have been reported to have worse surgical outcomes
than early quitters, but this may indicate only that recent quitting is less beneficial than early quitting, not that
it is risky.
Design: Systematic review with meta-analysis.
Data sources: British Nursing Index (BNI), The Cochrane Library database, Cumulative Index to Nursing and
Allied Health Literature (CINAHL), Embase, Medline, PsycINFO to May 2010, and reference lists of included
studies.
Study selection: Studies were included that allow a comparison of postoperative complications in patients
undergoing any type of surgery who stopped smoking within 8 weeks prior to surgery and those who
continued to smoke.
Data extraction: Two reviewers independently screened potential studies and assessed their methodologic
quality. Data were entered into 3 separate meta-analyses that considered all available studies, studies with
a low risk of bias that validated self-reported abstinence (to assess possible benefits), and studies of
pulmonary complications only (to assess possible risks). Results were combined by using a random-effects
model, and heterogeneity was evaluated by using the I(2) statistic.
Results: Nine studies met the inclusion criteria. One found a beneficial effect of recent quitting compared
with continuing smoking, and none identified any detrimental effects. In meta-analyses, quitting smoking
within 8 weeks before surgery was not associated with an increase or decrease in overall postoperative
complications for all available studies (relative risk [RR], 0.78; 95% confidence interval [CI], 0.57-1.07), for a
group of 3 studies with high-quality scores (RR, 0.57; 95% CI, 0.16-2.01), or for a group of 4 studies that
specifically evaluated pulmonary complications (RR, 1.18; 95% CI, 0.95-1.46).
Conclusions: Existing data indicate that the concern that stopping smoking only a few weeks prior to surgery
might worsen clinical outcomes is unfounded. Further larger studies would be useful to arrive at a more
robust conclusion. Patients should be advised to stop smoking as early as possible, but there is no evidence
to suggest that health professionals should not be advising smokers to quit at any time prior to surgery.


Clostridium difficile

NosoBase n° 30722
Traitement des infections digestives à Clostridium difficile : anciennes et nouvelles approches

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Barbut F; Meynard JL; Eckert C. Journal des anti-infectieux 2011/06; 13(2): 74-86.

Mots-clés : TRAITEMENT; CLOSTRIDIUM DIFFICILE; APPAREIL DIGESTIF; ANTIBIOTIQUE; DIARRHEE;
PHYSIOPATHOLOGIE

Clostridium difficile est une des causes majeures de diarrhées associées aux soins. Ces dernières années
ont été marquées par la dissémination mondiale d’une souche épidémique responsable d’infections sévères
et d’une mortalité plus importante. Par ailleurs, le traitement de première intention par métronidazole semble
être moins efficace qu’auparavant. Des recommandations américaines et européennes pour le traitement
des infections à C. difficile (ICD) ont été récemment publiées. Le métronidazole (500 mg 3 x /j, 10-14 j) per
os reste toujours la molécule de choix pour le traitement des formes peu à modérément sévères d’ICD. La
vancomycine (125 mg 4 x /j, 10-14 j) per os (ou par voie rectale en cas d.iléus) est réservée aux formes
sévères d’infections. La chirurgie (colectomie) doit être envisagée en cas de patient présentant des
complications (mégacôlon, choc septique...). Le traitement de la première récidive est identique au
traitement de l’épisode initial. Il n’y pas de consensus pour le traitement des récidives multiples mais
l’administration de doses dégressives et intermittentes de vancomycine est une stratégie fréquemment
utilisée. De nouveaux traitements telles la fidaxomixine, l’immunothérapie passive ou la vaccination sont en
cours d’évaluation.


NosoBase n° 30721
Diagnostic des infections à Clostridium difficile

Eckert C; Lalande V; Barbut F. Journal des anti-infectieux 2011/06; 13(2): 67-73.

Mots-clés : DIAGNOSTIC CLINIQUE; CLOSTRIDIUM DIFFICILE; PCR

L’incidence des infections à Clostridium difficile a beaucoup augmenté ces dernières années, en Amérique
du Nord et en Europe, mettant au premier plan l’importance d’un diagnostic rapide et fiable. Celui-ci repose
sur la mise en évidence des toxines ou d’une souche toxinogène de C. difficile directement à partir des
selles diarrhéiques. De nombreux tests sont disponibles, détectant soit les toxines, soit la bactérie ou ses
composants, soit les gènes des toxines. Cependant, la multiplicité des méthodes à notre disposition ne
facilite pas le choix des laboratoires d’autant plus qu’à ce jour aucune des méthodes utilisées ne répond à
toutes les attentes en termes de sensibilité, spécificité, rapidité et coût. Actuellement, le meilleur compromis
est obtenu en adoptant un algorithme en deux étapes, voire trois étapes.


NosoBase n° 30496
Modèle épidémiologique de la transmission de Clostridium difficile dans des établissements de
soins

Lanzas C; Dubberke E; Lu Z; Reske KA; Grohn YT. Epidemiological model for Clostridium difficile
transmission in healthcare settings. Infection control and hospital epidemiology 2011/06; 32(6): 553-561.

Mots-clés: EPIDEMIOLOGIE; CLOSTRIDIUM DIFFICILE; TRANSMISSION; DIARRHEE; COLONISATION;
INFECTION; CENTRE HOSPITALIERUNIVERSITAIRE; ETUDE RETROSPECTIVE

Objective: Recent outbreaks of Clostridium difficile infection (CDI) have been difficult to control, and data
indicate that the importance of different sources of transmission may have changed. Our objectives were to
evaluate the contributions of asymptomatic and symptomatic C. difficile carriers to new colonizations and to
determine the most important epidemiological factors influencing C. difficile transmission.
Design, Setting, and Patients: Retrospective cohort study of all patients admitted to medical wards at a large
tertiary care hospital in the United States in the calendar year 2008.
Methods: Data from six medical wards and published literature were used to develop a compartmental
model of C. difficile transmission. Patients could be in one of five transition states in the model: resistant to
colonization (R), susceptible to colonization (S), asymptomatically colonized without protection against CDI
(C(-)), asymptomatically colonized with protection against CDI (C(+)), and diseased (ie, with CDI; D).
Results: The contributions of C(-), C(+), and D patients to new colonizations were similar. The simulated
basic reproduction number ranged from 0.55 to 1.99, with a median of 1.04. These values suggest that
transmission within the ward alone from patients with CDI cannot sustain new C. difficile colonizations and

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therefore that the admission of colonized patients plays an important role in sustaining transmission in the
ward. The epidemiological parameters that ranked as the most influential were the proportion of admitted
C(-) patients and the transmission coefficient for asymptomatic carriers.
Conclusion: Our study underscores the need to further evaluate the role of asymptomatically colonized
patients in C. difficile transmission in healthcare settings.


Coût

NosoBase n° 30925
Coûts hospitaliers associés aux infections du site opératoire chez des patients bénéficiant de
chirurgie générale et vasculaire

Boltz MM; Hollenbeak CS; Julian KG; Ortenzi G; Dillon PW. Hospital costs associated with surgical site
infections in general and vascular surgery patients. Surgery 2011; in press: 9 pages.

Mots-clés : COUT; SITE OPERATOIRE; CHIRURGIE GENERALE; CHIRURGIE CARDIO-VASCULAIRE;
FACTEUR DE RISQUE

Background: Although much has been written about excess cost and duration of stay (DOS) associated with
surgical site infections (SSIs) after cardiothoracic surgery, less has been reported after vascular and general
surgery. We used data from the National Surgical Quality Improvement Program (NSQIP) to estimate the
total cost and DOS associated with SSIs in patients undergoing general and vascular surgery.
Methods: Using standard NSQIP practices, data were collected on patients undergoing general and vascular
surgery at a single academic center between 2007 and 2009 and were merged with fully loaded operating
costs obtained from the hospital accounting database. Logistic regression was used to determine which
patient and preoperative variables influenced the occurrence of SSIs. After adjusting for patient
characteristics, costs and DOS were fit to linear regression models to determine the effect of SSIs.
Results: Of the 2,250 general and vascular surgery patients sampled, SSIs were observed in 186 inpatients.
Predisposing factors of SSIs were male sex, insulin-dependent diabetes, steroid use, wound classification,
and operative time (P < .05). After adjusting for those characteristics, the total excess cost and DOS
attributable to SSIs were $10,497 (P < .0001) and 4.3 days (P < .0001), respectively.
Conclusion: SSIs complicating general and vascular surgical procedures share many risk factors with SSIs
after cardiothoracic surgery. Although the excess costs and DOS associated with SSIs after general and
vascular surgery are somewhat less, they still represent substantial financial and opportunity costs to
hospitals and suggest, along with the implications for patient care, a continuing need for cost-effective
quality improvement and programs of infection prevention.


NosoBase n° 30830
Coût des prestations en hygiène hospitalière : analyse économique des actions de surveillance d'un
service d'hygiène

Piednoir E; Borderan GC; Leservoisier R; Binet M; Chevrie N; Borgey F; et al. Hygiènes 2011/06; XIX(3)
:125-130.

Mots-clés : COUT; SURVEILLANCE; EPIDEMIOLOGIE; EOH; ENVIRONNEMENT

Introduction : Dans le cadre de la loi Bachelot, il nous est apparu important dans l'optique de créer une
équipe d'hygiène (EOH) inter-établissement de chiffrer économiquement le coût des activités de surveillance
épidémiologique et environnementale.
Méthodologie : Depuis 2008, nous saisissons via intranet notre activité dans une base de données. La
valorisation en coût a été réalisée en multipliant le temps passé par les membres de l'EOH par leur coût à
échelon médian. Les coûts de laboratoire sont obtenus en multipliant leur cotation par le coût du B.
Résultats : Ce sont au total 5 037 heures qui ont été saisies : surveillance épidémiologique (565 h) et
environnementale (283 h). La surveillance des bactéries multirésistantes consomme 75 min/fiche (coût total
9 865 €), celle des infections nosocomiales (IN) en réanimation 17 min/fiche (coût total 2 397 €), les IN
virales 3 min/fiche (coût total 373 €) et celle des bactériémies 16 min/fiche (coût total 3 869 €). Les
prélèvements d'eau reviennent à 80,50 € l'unité, les prélèvements d'air à 53,90 €, les prélèvements de
surface à 22,60 € et les prélèvements d'endoscope à 21,60 €. Enfin, l'organisation et le rendu représentent
un coût de 2 015 €.
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Conclusion : Cette étude, dans l'optique de conventionner l'activité EOH avec d'autres établissements
voisins nous a permis d'anticiper les moyens financiers et les moyens humains à prévoir.


Désinfection

NosoBase n° 30959
Recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé relatives aux
critères de choix des procédés de désinfection des surfaces par voie aérienne en milieu de soins

AFSSAPS 2011/06; 1-35.

Mots-clés : RECOMMANDATION; DESINFECTION PAR VOIE AERIENNE; SURFACE; LOCAL; NORME
CAHIER DES CHARGES; BIOCIDE; ENVIRONNEMENT; LEGISLATION

En milieu de soins, la désinfection des surfaces est un des moyens utilisé dans le cadre de la maîtrise du
risque infectieux lié à l'environnement et contribue à la lutte contre les infections nosocomiales. En effet, en
milieu hospitalier, les micro-organismes capables d’induire une infection peuvent être largement présents
sur le patient, dans son environnement et sur le personnel de soins. Parmi les techniques de désinfection de
surface mises en oeuvre en milieu de soins, la plus utilisée est la désinfection de contact par application. Il
existe également la désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) par spray ou aérosol. Le recours à
une étape de DSVA relève d'une stratégie d'établissement (rôle des professionnels en charge de la lutte
contre les infections nosocomiales) et doit toujours succéder à une étape de nettoyage ou de bionettoyage.
Des recommandations publiées en 2010 limitent les usages de la DSVA à des situations appropriées
(CCLIN Sud Ouest, 2010 ; SF2H, 2010). Il est rappelé que ces procédés de DSVA ont pour objectif de
désinfecter les surfaces et non l'air. Dans le cadre de la surveillance du marché (SDM) des procédés et
appareils destinés à la désinfection des locaux et véhicules dans les cas prévus par l’article L3114-1 du
code de la santé publique, l’Afssaps procède à l'évaluation de l'efficacité de ces procédés de DSVA.
L'expérience acquise au cours de ces dernières années a permis de mettre en exergue des différences
d'efficacité microbiologique entre les différents procédés sur le marché national. Les résultats ont amené
l'Afssaps, au regard d'activités microbiologiques insuffisantes, à demander l'arrêt de commercialisation de
certains procédés dont la liste est consultable sur le site de l’Afssaps. Seuls les procédés de désinfection
qui utilisent un produit biocide entrent dans le cadre de cette SDM.
Par conséquent, ces recommandations excluent les procédés tels que les ultra-violets, la vapeur d'eau ou
encore l'ozone dont l'efficacité microbiologique n'a pas été évaluée par l'Afssaps à ce jour.


NosoBase n° 30766
Comparaison de l'activité biocide de l'acide paracétique, du chlorure de benzalkonium et de l'ortho-
phthalaldehyde sur 77 souches bactériennes

Bridier A; Briandet R; Thomas V; Dubois-Brissonnet F. Comparative biocidal activity of peracetic acid,
benzalkonium chloride and ortho-phthalaldehyde on 77 bacterial strains. The Journal of hospital infection
2011/07; 78(3): 208-213.

Mots-clés : ACIDE PERACETIQUE; BIOCIDE; TEST; BACTERICIDIE; RESISTANCE; DESINFECTANT;
NORME; PREVENTION

Despite numerous reports on biocide activities, it is often difficult to have a reliable and relevant overview of
bacterial resistance to disinfectants because each work challenges a limited number of strains and tested
methods are often different. The aim of this study was to evaluate the bactericidal activity of three different
disinfectants commonly used in industrial or medical environments (peracetic acid, benzalkonium chloride
and ortho-phthalaldehyde) against 77 bacterial strains from different origins using one standard test method
(NF EN 1040). Results highlight the existence of high interspecific variability of resistance to disinfectants
and, contrary to widespread belief, Gram-positive strains generally appeared more resistant than Gram-
negative strains. Resistance was also variable among strains of the same species such as Bacillus subtilis
to peracetic acid, Pseudomonas aeruginosa to benzalkonium chloride and Staphylococcus aureus to ortho-
phthalaldehyde.



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NosoBase n° 30759
Peroxyde d'hydrogène par voie aérienne pour la désinfection de l'environnement et la lutte contre le
risque infectieux à l'hôpital : revue systématique

Falagas ME; Thomaidis PC; Kotsantis IK; Sgouros K; Samonis G; Karageorgopoulos DE. Airborne hydrogen
peroxide for disinfection of the hospital environment and infection control: a systematic review. The Journal
of hospital infection 2011/07; 78(3): 171-177.

Mots-clés : PEROXYDE D'HYDROGENE; DESINFECTANT; SOIN INTENSIF; AIR; ENVIRONNEMENT;
STAPHYLOCOCCUS AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE; CLOSTRIDIUM DIFFICILE

We reviewed the effectiveness of airborne hydrogen peroxide as an environmental disinfectant and infection
control measure in clinical settings. Systematic review identified ten studies as eligible for inclusion.
Hydrogen peroxide was delivered in the form of vapour and dry mist in seven and three studies,
respectively. Pathogens evaluated included meticillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA), Clostridium
difficile and multiple bacterial types, in five, three, and two studies, respectively. Before the application of
any cleaning intervention, 187/480 (39.0%; range: 18.9-81.0%) of all sampled environmental sites were
found to be contaminated by the studied pathogens in nine studies that reported specific relevant data. After
application of terminal cleaning and airborne hydrogen peroxide, 178/630 (28.3%; range: 11.9-66.1%) of the
sampled sites in six studies and 15/682 (2.2%; range: 0-4.0%) of the sampled sites in ten studies,
respectively, remained contaminated. Four studies evaluated the use of hydrogen peroxide vapour for
infection control. This was associated with control of a nosocomial outbreak in two studies, eradication of
persistent environmental contamination with MRSA and decrease in C. difficile infection in each of the
remaining two studies.


Endoscopie

NosoBase n° 30921
Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections transmises par les appareils
souples d'endoscopie digestive et de bronchoscopie

Agence de la santé publique du Canada 2011; 1-119.

Mots-clés : RECOMMANDATION; ENDOSCOPIE; ENDOSCOPIE DIGESTIVE; BRONCHOSCOPIE;
MICRO-ORGANISME; TRANSMISSION; MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB; BIOFILM; NETTOYAGE;
DESINFECTION;    STERILISATION; STOCKAGE;  PERSONNEL;   FORMATION;     CONTROLE;
BIBLIOGRAPHIE

Ce document a pour but d’aider le personnel chargé de la prévention et du contrôle des infections et tous
les autres fournisseurs de soins de santé responsables de l’utilisation et du retraitement des appareils
souples d’endoscopie digestive et de bronchoscopie, dans tous les établissements où l’on effectue des
endoscopies, que ce soit en milieu hospitalier, dans les cabinets de médecins ou dans les centres
autonomes d’endoscopie. Les recommandations fournissent un cadre permettant aux responsables de
l’endoscopie, peu importe le milieu, d’élaborer des politiques et des procédures afin de répondre à leurs
besoins et de s’assurer que les éléments et méthodes critiques de nettoyage, de désinfection et/ou de
stérilisation de ces appareils entre chaque usage sont conformes aux lignes directrices nationales. Il existe
de nombreux types d’endoscopes souples (p. ex. pour endoscopie digestive, bronchoscopie, endoscopie
des voies urinaires, chirurgie laparoscopique, etc.). Cette Ligne directrice portera uniquement sur les
appareils souples d’endoscopie digestive et de bronchoscopie et leurs accessoires respectifs. Les
recommandations énoncées sont fondées sur des preuves. Lorsque les données scientifiques disponibles
sont insuffisantes, les recommandations sont formulées d'après le consensus d'experts.


NosoBase n° 30493
Recommandations issues de plusieurs sociétés savantes pour l'entretien des endoscopes souples
en gastro-entérologie : 2011

Petersen BT; Chennat J; Cohen J; Cotton PB; Greenwald DA; Kowalski TE; et al. Multisociety guideline on
reprocessing flexible GI endoscopes: 2011. Infection control and hospital epidemiology 2011/06; 32(6): 527-
537.
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Mots-clés :  ENDOSCOPIE                  DIGESTIVE;   DESINFECTION;      GASTROSCOPIE;         PANCREAS;
TRANSMISSION

Flexible GI endoscopy is a valuable diagnostic and therapeutic tool for the care of patients with GI and
pancreaticobiliary disorders. Compliance with accepted guidelines for the reprocessing of GI endoscopes
between patients is critical to the safety and success of their use. When these guidelines are followed,
pathogen transmission can be effectively prevented. Increased efforts and resources should be directed to
improve compliance with these guidelines. Further research in the area of GI endoscope reprocessing
should be encouraged.


NosoBase n° 29150
Contrôles microbiologiques des endoscopes au centre hospitalier régional de Brest du 01/01/2007
au 31/12/2009

Saliou P; Garlantezec R; Baron R; Quiot JJ; Cholet F; Le Floch MF; et al. Pathologie-biologie 2011/04; 59(2)
:88-93.

Mots-clés : ENDOSCOPIE; BRONCHOSCOPIE; ENDOSCOPIE DIGESTIVE; DESINFECTION; LAVEUR-
DESINFECTEUR;      CONTROLE;   QUALITE;   MICROBIOLOGIE;    PRELEVEMENT;     ETUDE
RETROSPECTIVE; PSEUDOMONAS AERUGINOSA

But de l'étude : Evaluer la qualité de la désinfection des endoscopes au centre hospitalier régional
universitaire (CHRU) de Brest entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009.
Patients et méthodes : Etude rétrospective des résultats des contrôles microbiologiques effectués au CHRU
de Brest entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009 et plus particulièrement des endoscopes
bronchiques et digestifs. L'interprétation des résultats microbiologiques est réalisée selon les
recommandations du Comité technique national des infections nosocomiales et infections liées aux soins
(CTINILS) de 2007.
Résultats : La majorité des 524 contrôles réalisés sur la période d'étude concerne les endoscopes digestifs
(63,4 %) et les endoscopes pulmonaires (21,8 %). La majorité des contrôles (66,8 %) est conforme au
niveau cible. Seuls 26,7 % des prélèvements atteignent le niveau d'action. Globalement, le taux de niveau
d'action augmente significativement (p = 0,004) entre 2007 (21,2 %) et 2009 (35,6 %). Cette augmentation
est significative (p < 0,001) en endoscopie digestive (24,1 % en 2007 versus 46,8 % en 2009) tandis que le
taux diminue en endoscopie bronchique (25,9 % en 2007 versus 14,8 % en 2009) sans que la tendance soit
significative (p = 0,19). En endoscopie digestive, les taux varient en fonction du type d'appareil et du
contexte de prélèvement mais il n'y a pas de différence significative entre la désinfection manuelle et la
désinfection automatique. Le germe le plus fréquemment retrouvé en endoscopie bronchique et digestive
est Pseudomonas aeruginosa.
Conclusion : Nos résultats montrent qu'il est difficile d'assurer une désinfection parfaite des endoscopes.
Les difficultés rencontrées sont probablement liées à la complexité des appareils et des techniques de
désinfection utilisées. Les infections rapportées en fibroscopie sont de plus en plus rares, ce qui pose la
question de la pertinence des seuils fixés actuellement.


Environnement

NosoBase n° 30881
Colonisation bactérienne des stylos touchés par le personnel soignant et les patients hospitalisés
avec ou sans nettoyage du stylo avec des solutions hydroalcooliques utilisées pour les mains

Halton K; Arora V; Singh V; Ghantoji SS; Shah DN; Garey KW. Bacterial colonization on writing pens
touched by healthcare professionals and hospitalized patients with and without cleaning the pen with
alcohol-based hand sanitizing agent. Clinical microbiology and infection 2011/06; 17(6): 868-869.

Mots-clés : COLONISATION; SURFACE; PERSONNEL; USAGER; TRANSMISSION;                                   ETUDE
PROSPECTIVE; CONTAMINATION; SOLUTION HYDROALCOOLIQUE; DESINFECTION

This prospective study examined bacterial colonization on writing pens touched by healthcare professionals
and hospitalized patients with and without cleaning the pen with alcohol-based hand sanitizing agent after
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each patient visit. A significant reduction in potential healthcare-associated pathogens, especially Gram-
positive cocci, was observed in the intervention group.


NosoBase n° 30914
Circulaire interministérielle DGS/EA1/DGPR n° 2011-104 du 17/03/2011 relative à la mise en oeuvre
de l'appareil de prétraitement par désinfection des déchets d'activités de soins à risques infectieux
(DASRI) "stéri2flash" de la société TEM et à la procédure administrative départementale applicable
aux appareils de prétraitement par désinfection des déchets d'activités de soins à risques infectieux

Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement; Ministère du travail, de
l'emploi et de la santé. BO Santé 2011/06/15; (2011/5): 251-255.

Mots-clés : LEGISLATION; DECHET D'ACTIVITE DE SOINS A RISQUE INFECTIEUX; DESINFECTION

La présente circulaire :
- permet la mise en oeuvre de l’appareil de prétraitement par désinfection des déchets d.activités de soins à
risques infectieux (DASRI) « Stéri2flash » de la société TEM ;
- décrit l’évolution des procédures administratives départementales applicables aux appareils de
prétraitement par désinfection des déchets d’activités de soins à risques infectieux.


NosoBase n° 30761
Etude de l'efficacité de différentes lingettes en microfibres pour l'élimination sur des surfaces de
micro-organismes liés à des infections associées aux soins

Smith DL; Gillanders S; Holah JT; Gush C. Assessing the efficacy of different microfibre cloths at removing
surface micro-organisms associated with healthcare-associated infections. The Journal of hospital infection
2011/07; 78(3): 182-186.

Mots-clés : SURFACE; EFFICACITE; BIONETTOYAGE; CONTAMINATION; TEST; STAPHYLOCOCCUS
AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE; CLOSTRIDIUM DIFFICILE; ESCHERICHIA COLI; REUTILISABLE

This study investigated the ability of 10 different microfibre cloths to remove microbial contamination from
three surfaces commonly found in hospital settings (stainless steel, furniture laminate and ceramic tile),
under controlled laboratory conditions. Tests were conducted using organisms known to cause healthcare-
associated infections, i.e. meticillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA), Clostridium difficile (in spore
form) and Escherichia coli. For all the cloths tested, there was significant statistical evidence to suggest a
difference in cleaning performance between them on first and single use (P<0.001). However, the overall
performance of the nine re-useable cloths did not differ in practice with differences in log(10) reductions of
<1. The performance of the disposable microfibre cloth was notably worse. The performance of all cloths
decreased with repeated use on a succession of contaminated surfaces. After repeated washing, re-usable
cloth performance improved at 75 washes, and reduced after 150 washes, although, in most instances,
performance after 150 washes was better than at first wash. For all cloths, price was not an indication of
performance. Based on these laboratory findings, it is concluded that use of the microfibre cloths
investigated is an effective way to reduce the levels of MRSA, E. coli and C. difficile (in spore form) on a
range of surfaces found in the clinical environment and could therefore be of benefit to these environments.


NosoBase n° 30675
Les téléphones mobiles des patients, de leurs compagnons et des visiteurs portent-ils des
pathogènes hospitaliers multi-résistants aux antibiotiques ?

Tekerekoglu MS; Duman Y; Serindag A; Cuglan SS; Kaysadu H; Tunc E; et al. Do mobile phones of
patients, companions and visitors carry multidrug-resistant hospital pathogens? American journal of infection
control 2011/06; 39(5): 379-381.

Mots-clés : SURFACE; MULTIRESISTANCE; COLONISATION; USAGER; FAMILLE; PERSONNEL; TAUX;
STAPHYLOCOCCUS AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE; ESCHERICHIA COLI; KLEBSIELLA;
ENTEROCOCCUS; ANTIBIORESISTANCE; CARBAPENEME; BETA-LACTAMASE A SPECTRE ELARGI;
MICROBIOLOGIE; ETUDE TRANSVERSALE; RISQUE
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A cross-sectional study was conducted to determine bacterial colonization on the mobile phones (MPs) used
by patients, patients. companions, visitors, and health care workers (HCWs). Significantly higher rates of
pathogens (39.6% vs 20.6%, respectively; P = .02) were found in MPs of patients. (n = 48) versus the
HCWs. (n = 12). There were also more multidrug pathogens in the patents. MPs including methicillin-
resistant Staphylococcus aureus, extended-spectrum beta-lactamase-producing Escherichia coli, and
Klebsiella spp, high-level aminoglycoside-resistant Enterococcus spp, and carabepenem-resistant
Acinetobacter baumanii. Our findings suggest that mobile phones of patients, patients. companions, and
visitors represent higher risk for nosocomial pathogen colonization than those of HCWs. Specific infection
control measures may be required for this threat.


Epidémie

NosoBase n° 30716
Une épidémie à Klebsiella pneumoniae multirésistante liée à des duoénoscopies : investigation et
apport d'une analyse des causes, CHU de Clermont-Ferrand, France

Chandeze E; Traore O; Badrikian L; Treuillet M; Allegre F; Robin F; et al. Bulletin épidémiologique
hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 201-203.

Mots-clés : KLEBSIELLA PNEUMONIAE; INVESTIGATION; MULTIRESISTANCE;                            ENDOSCOPIE
DIGESTIVE; BETA-LACTAMASE A SPECTRE ELARG; CATHETER; CONTAMINATION

Introduction : Le cathétérisme rétrograde des voies biliaires est un acte à risque infectieux. Nous rapportons
une épidémie à Klebsiella pneumoniae productrice de bêta-lactamase à spectre étendu de type CTX-M-15
(KpCTXM).
Patients et méthodes : L’alerte a été donnée par le Laboratoire de bactériologie du CHU de Clermont-
Ferrand. Nos investigations et l’analyse des causes ont inclus l’observation des procédures de cathétérisme
rétrograde et de traitement des duodénoscopes, l’analyse des plannings d’examen, des prélèvements
d’environnement et des appareils ; quatre signalements externes ont été réalisés.
Résultats : Entre décembre 2008 et août 2009, 16 infections ou colonisations à KpCTXM ont été identifiées
dont 8 bactériémies, 4 infections biliaires et 4 colonisations digestives. Tous les patients avaient bénéficié
d.un ou plusieurs cathétérisme(s) rétrograde(s). La souche épidémique a été retrouvée sur un
duodénoscope. L’analyse des causes a mis en évidence des anomalies de traitement de l’appareil et des
problèmes organisationnels.
Conclusion : L’épidémie était liée à la contamination de duodénoscopes avec tête non amovible de type
TJF145. Suite à l’analyse des causes, des mesures correctives du traitement des endoscopes ont été
proposées ainsi qu’une nouvelle organisation de la réalisation du cathétérisme rétrograde. Aucune nouvelle
contamination n’a été observée depuis 16 mois. Une alerte nationale a été adressée par l’Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) aux utilisateurs d.endoscope de type TJF145.


NosoBase n° 30807
Contrôle d'une épidémie régionale d'infections à Enterococcus faecium vanA résistant aux
glycopeptides dans l'est de la France, 2004-2009

Henard S; Gendrin V; Simon L; Jouzeau N; Vernier N; Thiolet JM; et al. Control of a regional outbreak of
vanA glycopeptide-resistant Enterococcus faecium, Eastern France, 2004-2009. International journal of
hygiene and environmental health 2011/06; 214(3): 265-270.

Mots-clés : GLYCOPEPTIDE;     ENTEROCOCCUS   FAECIUM;                          EPIDEMIE;  CONTROLE;
ANTIBIORESISTANCE; ANTIBIOTIQUE; DEPISTAGE; PERSONNEL;                         PRECAUTION STANDARD;
HYGIENE DES MAINS; SOLUTION HYDROALCOOLIQUE

At the end of 2004, an outbreak of glycopeptide-resistant enterococci (GRE) spread from the Nancy
Teaching Hospital to more than 40 facilities in the Lorraine region. Because this outbreak appeared to be
uninhibited, a regional task force was set up to organize and co-ordinate the management of the outbreak,
visiting the affected facilities to publicize the existing recommendations and take stock of the problems
encountered in the field. The task force then proposed control measures specific to the region. The
proposed measures included promoting the use of alcohol-based hand-rub solutions, isolation measures,
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enhanced screening policies, cohorting GRE-colonized patients and contacts in special wards with
dedicated staff where possible, or failing that, isolating them in single rooms with additional "contact"
precautions, maintaining these precautions for GRE-colonized patients until a negative stool sample was
obtained after antibiotic treatment (which is a more restrictive definition of "cleared" than usually employed),
regional co-ordination of the follow-up of GRE-colonized patients with the weekly publication of a list of
institutions that were or had been affected to allow isolation measures to be adopted as soon as known-
GRE-colonized patient were readmitted. It was not possible to determine the efficacy of each individual
measure on the course of the outbreak. Nevertheless, we observed that the number of new GRE-colonized
patients started to decrease following their implementation. Ultimately, 1077 GRE colonizations were
recorded in Lorraine, and the outbreak is now under control.


NosoBase n° 30738
Contrôle rapide d'une épidémie d'infections à Acinetobacter baumannii ultrarésistants aux
antibiotiques (XDR) producteurs d'OXA-72 dans un centre hospitalier

Lin WR; Lu PL; Siu LK; Chen TC; Lin CY; Hung CT; et al. Rapid control of a hospital-wide outbreak caused
by extensively drug-resistant OXA-72-producing Acinetobacter baumannii. Kaohsiung journal of medical
sciences 2011/06; 27(6): 207-214.

Mots-clés : ACINETOBACTER BAUMANNII; EPIDEMIE; CONTROLE; ANTIBIORESISTANCE; BIOLOGIE
MOLECULAIRE;      EPIDEMIOLOGIE; PCR;    PFGE;   CHAMBRE;    PRECAUTION    CONTACT;
ENVIRONNEMENT; BIONETTOYAGE; CHLORE; AUDIT; CARBAPENEME

Extensively drug-resistant Acinetobacter baumannii (XDRAb) emerges as an important pathogen of health
care-associated infections and outbreaks worldwide. During January and February 2006, there was a
hospital-wide outbreak of XDRAb at a medical center in Taiwan. Without limiting the usage of carbapenems
or the closure of any ward, this outbreak was effectively controlled. We investigated the molecular
epidemiology and reported the infection control experiences. XDRAb is defined as A baumannii that is
resistant to multiple antibiotics but susceptible to tigecycline and polymyxin B. During the outbreak, the
clinical and environmental XDRAb isolates were collected and studied by antimicrobial susceptibility testing,
pulsed-field gel electrophoresis, and polymerase chain reaction for Verona integron-encoded metallo-beta-
lactamases, imipenemases, and oxacillinases (OXA). Our measures to control the outbreak included private
room isolation of patients until there were three successive negative cultures, reinforcement of contact
precautions, daily environmental cleansing with room-dedicated cleaning tools and sodium hypochlorite, and
careful auditing of adherence. During the outbreak, 32 clinical XDRAb isolates came from 13 patients who
were hospitalized in four intensive care units and three wards. Most (7 of 13, 53.8%) cases were associated
with a surgical intensive care unit. The results from pulsed-field gel electrophoresis study indicated that all
isolates were of one genotype. All 32 isolates harbored ISAba1-bla(OxA-51-like) and bla(OxA-72) genes.
After this outbreak till August 2010, further incidences of XDRAb were sporadic cases of XDRAb with
different clones and did not reach the level of outbreak. To our knowledge, this is the first reported hospital-
wide outbreak caused by OXA-72 carbapenemase-producing A baumannii in the Asia-Pacific region, with
successful and sustained control. Although the source or vehicle of the outbreak was not identified, our
results suggest that a hospital-wide outbreak can be successfully managed with strict infection control
measures, and that the limitation of the use of carbapenems and closure of wards may not be necessary.


Gale

NosoBase n° 30724
Diagnostic et traitement de la gale en 2010 : quoi de neuf ?

Botterel F; Foulet F. Journal des anti-infectieux 2011/06; 13(2): 109-116.

Mots-clés : DIAGNOSTIC; TRAITEMENT; GALE

La gale est une ectoparasitose fréquente et ubiquitaire. Elle touche un grand nombre de personnes, en
particulier les enfants, et représentent une lourde charge en termes de santé publique. Elle est présente
dans tous les milieux sociaux et entraînent des épidémies dans les institutions. Le diagnostic est avant tout
clinique mais peut bénéficier d’un prélèvement parasitologique pour confirmer le diagnostic, notamment
dans certaines situations cliniques. En France, avant 2001, les traitements de la gale étaient uniquement
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des traitements topiques, avec l’utilisation prépondérante du benzoate de benzyle. Depuis ces 15 dernières
années, des avancées significatives ont été observées dans la prise en charge de cette pathologie, avec
l’utilisation devenue importante de l’ivermectine par voie orale. Cet article propose de revoir les différentes
possibilités thérapeutiques en 2010 en fonction des différentes situations cliniques rencontrées.


Hygiène des mains

NosoBase n° 30859
Introduction d'un système de surveillance électronique pour la surveillance de l'observance des
moments 1 et 4 de la méthodologie "Mes 5 moments pour l'hygiène des mains" de l'OMS

Cheng VC; Tai J; Ho S; Chan J; Hung K; Ho P; et al. Introduction of an electronic monitoring system for
monitoring compliance with moments 1 and 4 of the WHO "My 5 moments for hand hygiene" methodology.
BMC infectious diseases 2011; in press: 44 pages.

Mots-clés : OBSERVANCE;   HYGIENE   DES      MAINS;                    METHODOLOGIE;           INFORMATIQUE;
SURVEILLANCE; PERSONNEL; SOIN INTENSIF; INFIRMIER

Background: MedSense is an electronic hand hygiene compliance monitoring system that provides Infection
Control Practitioners with continuous access to hand hygiene compliance information by monitoring
Moments 1 and 4 of the WHO "My 5 Moments for Hand Hygiene" guidelines. Unlike previous electronic
monitoring systems, MedSense operates in open cubicles with multiple beds and does not disrupt existing
workflows.
Methods: This study was conducted in a 6-bed neurosurgical intensive care unit with technical development
and evaluation phases. Healthcare workers (HCWs) wore an electronic device in the style of an identity
badge to detect hand hygiene opportunities and compliance. We compared the compliance determined by
the system and an infection control nurse. At the same time, the system assessed compliance by time of
day, day of week, work shift, professional category of healthcare workers, and individual subject, while the
workload of HCWs was monitored by measuring the amount of time they spent in patient zones.
Results: During the three-month evaluation phase, the system identified 13,694 hand hygiene opportunities
from 17 nurses, 3 physiotherapists, and 1 healthcare assistant, resulting in an overall compliance of 35.1%
for the unit. The per-indication compliance for Moment 1, 4, and simultaneous 1 and 4 were 21.3% (95%CI:
19.0, 23.6), 39.6% (95%CI: 37.3, 41.9), and 49.2% (95%CI: 46.6, 51.8), respectively, and were all
statistically significantly different (p<0.001). In the four 20-minute sessions when hand hygiene was
monitored concurrently by the system and infection control nurse, the compliance were 88.9% and 95.6%
respectively (p=0.34), and the activity indices were 11.1 and 12.9 opportunities per hour, respectively. The
hours from 12:00 to 14:00 had a notably lower compliance (21.3%, 95%CI: 17.2, 25.3) than nearly three
quarters of the other periods of the day (p<0.001). Nurses who used shared badges had significantly
(p<0.01) lower compliance (23.7%, 95%CI: 17.8, 29.6) than both the registered nurses (36.1%, 95%CI: 34.2,
37.9) and nursing officers (34.0%, 95%CI: 31.1, 36.9) who used named badges.
Conclusion: MedSense provides an unobtrusive and objective measurement of hand hygiene compliance.
The information is important for staff training by the infection control team and allocation of manpower by
hospital administration.


NosoBase n° 30827
Clean Care is Safer Care 2005-2010 - Du premier défi mondial à un programme de l'Organisation
mondiale de la santé pour la sécurité des patients

Chraiti Mn; Allegranzi B; Pittet D. Hygiènes 2011/06; XIX(3):103-108.

Mots-clés : USAGER; SECURITE; INFORMATION; PERSONNEL; HYGIENE DES MAINS; SOIN;
QUALITE; PREVENTION

Clean Care is Safer Care (CCiSC) est un programme pour la sécurité des patients de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) dont l'objectif est de prévenir les infections asociées aux soins, complications
fréquentes, majeures et universelles. Dans un premier temps, le programme se concentre sur la promotion
de l'hygiène des mains. Il s'articule autour de trois axes : la sensibilisation des acteurs de santé à la
problématique de l'infection, ainsi qu'aux solutions existantes et à leur déploiement, la mobilisation politique
pour faire de la prévention de l'infection, une priorité sanitaire, et la mise à disposition d'outils techniques à
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l'appui de la mise en oeuvre de programmes de promotion de l'hygiène des mains dans les lieux où sont
délivrés les soins, selon une stratégie multimodale. A ce jour, 124 pays sont engagés officiellement dans ce
programme de l'OMS visant la prévention des infections associées, ainsi que plus de 12 000 institutions à
travers le monde qui s'approprient et utilisent les supports techniques délivrés par le programme sous le
label Save Lives: Clean Your Hands. L'élargissement du programme aux autres domaines de la prévention
des infections ne déroge pas au principe de surveillance, dans lequel CCiSC orientera ses nouvelles
priorités, tout en poursuivant ses efforts pour la durabilité de la promotion de l'hygiène des mains.


NosoBase n° 30734
Nouveau programme de formation destiné à améliorer les connaissances concernant les infections
associées aux soins et l'hygiène des mains

Fitzpatrick M; Everett-Thomas R; Nevo I; Shekhter I; Rosen LF; Scheinman SR; et al. A novel educational
programme to improve knowledge regarding health care-associated infection and hand hygiene.
International journal of nursing practice 2011/06; 17(3): 269-274.

Mots-clés : HYGIENE DES MAINS; CONNAISSANCE; PERSONNEL; INFIRMIER; GANT; OBSERVANCE;
FORMATION; SOIN INTENSIF; INTERNET; QUESTIONNAIRE; SOLUTION HYDROALCOOLIQUE

A novel educational programme to improve knowledge regarding health care-associated infection and hand
hygiene Lack of hand hygiene by health-care workers is the most significant cause of health care-associated
infection. This programme was designed to make health-care workers want to wash their hands, to change
their knowledge regarding hand hygiene and health care-associated infection, and influence practice.
Improvement between pre- and post-test scores was statistically significant. Compliance is a multifactorial
problem that involves knowledge and behaviour. Educational awareness and frequent reminders are critical
to maintain high rates of hand hygiene compliance.


NosoBase n° 30735
Etude de faisabilité concernant un système de surveillance automatisé destiné à améliorer l'hygiène
des mains des infirmiers

Levchenko AI; Boscart VM; Fernie GR. The feasibility of an automated monitoring system to improve nurses'
hand hygiene. International journal of medical informatics 2011; in press: 8 pages.

Mots-clés : HYGIENE DES MAINS; SURVEILLANCE; INFIRMIER; PRODUIT DE FRICTION POUR LES
MAINS; TRAITEMENT HYGIENIQUE DES MAINS PAR FRICTION; DISTRIBUTEUR; OBSERVANCE;
INFORMATION; INFORMATIQUE

Background: Inadequate hand hygiene (HH) by healthcare staff results in increased rates of hospital
acquired infections in healthcare institutions, considerable waste of resources, and negative economic
impact for the healthcare system. Toronto Rehabilitation Institute has developed an automated HH
monitoring system that detects HH opportunities, generates HH reminding signals when it is necessary and
enables hospital management to monitor individual and aggregated HH performance on ongoing basis.
Objective: To demonstrate that HH improvement is feasible with the proposed technical solution and that
technology is acceptable by potential users.
Methods: The technology was installed in four rooms on a nursing unit of a larger complex continuous care
hospital. The rooms were selected to make it possible to automatically follow the same nurses for the
duration of their entire shift. Eleven nurses were provided with the wearable electronic HH monitors as well
as with the instrumented personal wearable alcohol gel dispensers. Stationary gel dispensers installed in the
unit were also instrumented with technology.
Results: Over 145h of testing the system automatically recorded a total of 1438 events of entering and
leaving monitored rooms and indicated an average of 6.42 HH actions per hour. The baseline observational
study indicated 4.2 HH actions per hour. Approximately half of the HH actions recorded by the system were
performed using personal wearable alcohol gel dispensers.
Conclusion: The results obtained when testing the embedded HH monitoring system demonstrated the
feasibility of HH improvement and proved that proposed solution merits a larger and longer clinical trial to
measure the degree of improvement and the sustainability of that improvement.



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NosoBase n° 30987
Etude sur la consommation de produits hydro-alcooliques

Mordelet L; Bourigault C; Guille Des Buttes AC; Leprince C; Reynaud A; Corvec S; et al. Soins 2011/04;
(754): 21-24.

Mots-clés : PRODUIT HYDROALCOOLIQUE; CONSOMMATION; USAGER; INDICATEUR; EVALUATION
DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

Une étude a été menée en 2008 au centre hospitalier universitaire de Nantes (44) pour déterminer une
valeur cible de consommation de produits hydro-alcooliques par patient et par journée d'hospitalisation.
Impliquant les professionnels de santé, elle s'est appuyée sur une double approche méthodologique d'auto-
estimation et d'analyse de dossiers de soins.



NosoBase n° 30771
Contamination bactérienne des mains et de l'environnement dans un laboratoire de microbiologie

Ng L; Teh WT; Ng SK; Eng LC; Tan TY. Bacterial contamination of hands and the environment in a
microbiology laboratory. The Journal of hospital infection 2011/07; 78(3): 231-233.

Mots-clés : CONTAMINATION; MICROBIOLOGIE; MAIN; ENVIRONNEMENT; LABORATOIRE; HYGIENE
DES MAINS; GANT; PERSONNEL; TECHNICIEN; BACTERIE; STAPHYLOCOCCUS AUREUS;
METICILLINO-RESISTANCE; PSEUDOMONAS AERUGINOSA; SALMONELLA; ENTEROBACTERIE;
ORDINATEUR; PREVENTION; SURFACE; CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE

This study investigated both the impact of glove usage on bacterial hand contamination of laboratory
technicians and extent of environmental contamination of a microbiology laboratory with potential bacterial
pathogens. Two groups of laboratory technologists participated in the study - one group who always used
gloves when handling bacterial cultures and another group who did not. Semiquantitative bacterial sampling
from technicians' hands was performed before and after a defined work period. Frequently touched areas of
the laboratory were sampled over a four-week period and selective or chromogenic media utilised for the
identification of meticillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA), Pseudomonas aeruginosa, Salmonella
spp. and Enterobacteriaceae. Laboratory technicians who did not use gloves were at significantly greater
risk of acquiring MRSA following their work periods but no protective effect was demonstrated for glove
usage against acquisition of Enterobacteriaceae. Hand washing was equally effective at removing acquired
bacterial pathogens in both groups of workers. Environmental sampling documented the presence of MRSA
in one-fifth of sampled sites, with the most frequent recovery from computer keyboards. Enterobacteriaceae
and P. aeruginosa were less commonly recovered from the environment. This study demonstrates that glove
usage is protective against the acquisition of MRSA and that MRSA is the most frequently recovered
bacterial pathogen from our microbiology laboratory environment.


Indicateur

NosoBase n° 30970
Instruction n° DGOS/PF2/2011/211 du 06/06/2011 relative aux modalités pratiques de mise à
disposition du public par l'établissement de santé, des résultats des indicateurs de qualité et de
sécurité des soins

Ministère du travail, de l'emploi et de la santé. Non parue au Journal officiel 2011; 38 pages.

Mots-clés : LEGISLATION; INDICATEUR; QUALITE; SOIN; INFORMATION; USAGER; ICALIN; ICSHA;
ICATB; SURVISO; STAPHYLOCOCCUS AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE; REEDUCATION

En lien avec l’article L6144-1 & L6161-2, l’arrêté du 28 décembre 2011 fixe les conditions dans lesquelles
l’établissement de santé met à la disposition du public les résultats, publiés chaque année, des indicateurs
de qualité et de sécurité des soins. Le décret n°2009- 1763 du 30 décembre 2009 est relatif aux dispositions
applicables en cas de non-respect de la mise à la disposition du public par l’établissement de santé des

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résultats de ces indicateurs. Cette instruction précise les modalités pratiques de la mise en application de
l’arrêté du 28 décembre 2010 ainsi que les objectifs nationaux à atteindre.


Légionella

NosoBase n° 30727
Prévention des légionelloses en France

Hartemann P; Hautemaniere A. Legionellosis prevention                  in   France.   Bundesgesundheitsblatt
gesundheitsforschung gesundheitsschutz 2011/06; 54(6): 724-727.

Mots-clés : LEGIONELLA; SURVEILLANCE; EAU; AIR; PREVENTION; EPIDEMIOLOGIE; INCIDENCE;
LEGIONELLA PNEUMOPHILA


NosoBase n° 30736
Premier cas d'endocardite à Legionella pneumophila sur valve native

Samuel V; Bajwa AA; Cury JD. First case of Legionella pneumophila native valve endocarditis. International
journal of infectious diseases 2011; in press: 2 pages.

Mots-clés : LEGIONELLA PNEUMOPHILA; ENDOCARDE; LEVOFLOXACINE

We report the first case in the English language literature, to our knowledge, of native valve endocarditis due
to Legionella pneumophila. The patient had no prior history of cardiothoracic intervention or congenital
valvular process. A transesophageal echocardiogram showed a vegetation on the aortic valve. Blood culture
and bronchoalveolar lavage returned positive for L. pneumophila. The patient was treated with levofloxacin
for 6 weeks total after a second set of blood cultures were negative. The patient survived a complicated
hospital course and was discharged to a rehabilitation facility.


Néonatalogie

NosoBase n° 30860
Caractéristiques cliniques et en microbiologie moléculaire de souches d'Acinetobacter baumannii
isolées dans une unité de réanimation néonatale

Hu Z; Wang Z; Liu D; Chen P; Wang H; Chen Y; et al. Clinical and molecular microbiological characteristics
of carbapenem-resistant Acinetobacter baumannii strains in a NICU. Pediatrics international 2011; in press:
16 pages.

Mots-clés : ACINETOBACTER BAUMANNII; SOIN INTENSIF; ANTIBIORESISTANCE; CARBAPENEME;
BIOLOGIE MOLECULAIRE; NEONATALOGIE; GENOTYPE; PFGE; CMI

Background: 17 cases of Acinetobacter baumannii infection in a neonatal intensive care unit [NICU] was
evaluated. The strains were characterized as resistant to carbapenems.
Purpose: Acquire the clinical and molecular epidemiological characteristics of the 17 carbapenem-resistant
Acinetobacter baumannii strains.
Methods: Samples were isolated from blood or sputum from the patients in the NICU, cultured by
conventional techniques and an automated system. Multiplex PCR was used to detect blaOXA-51-like,
blaOXA-23-like, OXA-24, OXA-58 and Ambler class B carbapenemases. The genotype of the strains were
identified by pulsed-field gel electrophoresis [PFGE].
Results: BlaOXA-23 was detected in all of the isolates. PFGE genotype analysis suggest 3 clones among
the 17 strains. Two clones were isolated from other wards of the hospital including adult ICU and
department of pulmonology. The other clone performed different genotype characteristics with all isolated
strains in the hospital.
Conclusion: BlaOXA-23 was the drug-resistant gene which made Acinetobacter Baumannii resistant to
carbepenem. The source of blaOXA-23 in the 17 isolates were different.


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NosoBase n° 30767
De l'eau distillée contaminée responsable d'une épidémie de sepsis à Flavobacterium dans une unité
de réanimation néonatale

Mosayebi Z; Movahedian AH; Soori T. Flavobacterium sepsis outbreak due to contaminated distilled water
in a neonatal intensive care unit. The Journal of hospital infection 2011/07; 78(3): 214-215.

Mots-clés : EPIDEMIE; SYNDROME SEPTIQUE;                     EAU;    SOIN     INTENSIF;     NEONATALOGIE;
ANTIBIORESISTANCE; BACILLE GRAM NEGATIF

Outbreaks of sepsis due to water or contaminated equipment can cause significant mortality and morbidity in
neonatal intensive care units. We studied an outbreak among neonates caused by flavobacterium and
investigated the characteristics of the infected neonates, antimicrobial susceptibilities, and the source of the
outbreak. Forty-five neonates with documented flavobacterium sepsis were evaluated in this descriptive
study. Data including sex, vaginal delivery or caesarean, preterm or term, birth weight, results of blood
cultures and antibiograms were recorded and cases followed up until death or recovery. Environmental
sampling for detecting the source of contamination was performed. Among the 45 patients, 28 (62.2%) were
male and 17 (37.8%) female (P<0.001). The commonest clinical manifestation was respiratory distress
(60%). Eighteen neonates (40%) were low birth weight. Thirty-seven neonates (82.2%) were born via
caesarean section. Twenty (44.4%) of them were preterm whereas 25 (55.6%) were term (P<0.001).
Mortality was 17.7%. All strains were resistant to ampicillin, and susceptible to amikacin. The source of
outbreak was contaminated distilled water.


Personnel

NosoBase n° 30681
Méthode destinée à évaluer les techniques du personnel de santé liées à l'équipement de protection
personnelle

Beam EL; Gibbs SG; Boulter KC; Beckerdite ME; Smith PW. A method for evaluating health care workers'
personal protective equipment technique. American journal of infection control 2011/06; 39(5): 415-420.

Mots-clés : PERSONNEL; TENUE VESTIMENTAIRE; PREVENTION; PRECAUTION COMPLEMENTAIRE;
CONTAMINATION; SURFACE; MASQUE; HYGIENE DES MAINS; GANT; PRECAUTION AIR;
PRECAUTION CONTACT; PRATIQUE

Background: Given the potential for the transfer of infectious diseases among patients in isolation, health
care workers (HCWs), and other patients in the hospital environment, the proper use of personal protective
equipment (PPE) is paramount. The literature is limited regarding studies of HCWs' use of PPE in patient
care tasks.
Methods: A pilot study was conducted to examine the feasibility of using a simulated health care
environment to assess HCWs' technique when implementing standard airborne and contact isolation
precautions. The participants (n = 10) were assigned patient care tasks based on their specific professional
roles. The encounters were digitally recorded during donning and doffing of PPE, as well as during
interactions with the simulated patient. Powdered fluorescent marker was used as a measure of
contamination.
Results: The pilot data show various inconsistencies in the HCWs' PPE technique. Each of the 10
participants committed at least one breach of standard airborne and contact isolation precautions.
Conclusion: An expanded research study of HCW behaviors is needed to properly examine these
contamination and exposure pathways. Training programs should be developed that emphasize the
common errors in HCWs' PPE technique.


NosoBase n° 30897
Virus hématogènes parmi le personnel de santé : prévention et prise en charge

Deuffic-Burban S; Delarocque-Astagneau E; Abiteboul D; Bouvet E; Yazdanpanah Y. Blood-borne viruses in
health care workers: prevention and management. Journal of clinical virology 2011; in press: 7 pages.

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Mots-clés : VIRUS; SANG; PERSONNEL; PREVENTION; RISQUE PROFESSIONNEL; EXPOSITION AU
SANG; PIQURE; HEPATITE B; HEPATITE C; VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE; AIGUILLE;
DISPOSITIF MEDICAL; TRANSMISSION; CHIRURGIEN; FORMATION; VACCIN; MATERIEL DE
SECURITE; BIBLIOGRAPHIE

Three pathogens account for most cases of occupationally acquired blood-borne infection: hepatitis B virus
(HBV), hepatitis C virus (HCV) and human immunodeficiency virus (HIV). The highest proportion of
occupational transmission is due to percutaneous injury (PI) via hollow-bore needles with vascular access.
We briefly review prevention and management of blood-borne pathogens in health care workers (HCWs) in
developed countries. HCW compliance with standard precautions is necessary for prevention of PI. Safety-
engineered devices are now being increasingly promoted as an approach to decreasing the rate of PI.
Prevention of HBV transmission requires HCW immunization through vaccination against HBV. In non-
vaccinated HCWs (or HCWs with an unknown antibody response to vaccination) exposed to an HbsAg-
positive or an untested source patient, post-exposure prophylaxis with HBV vaccine, hepatitis B
immunoglobulin or both must be started as soon as possible. Although no available prophylaxis exists for
HCV, it is crucial to identify HCV exposure and infection in health care settings and to consequently propose
early treatment when transmission occurs. Following occupational exposure with potential for HIV
transmission, use of antiretroviral post-exposure prophylaxis must be evaluated. Patients need to be
protected from blood-borne pathogen-infected HCWs, and especially surgeons performing exposure-prone
procedures (EPPs) with risk of transmission to the patient. However, HCWs not performing EPPs should be
protected from arbitrary administrative decisions that would restrict their practice rights. Finally, it must be
emphasized that occupational blood exposure is of great concern in developing countries, with higher risk of
exposure to blood-borne viruses because of a higher prevalence of the latter than in developed countries,
re-use of needles and syringes and greater risk of sustaining PI, since injection routes are more frequently
used for drug administration than in developed countries.


Pneumonie

NosoBase n° 30729
Pneumonies associées aux soins : critères de diagnostic et distinction avec les pneumonies
d'origine communautaire

Falcone M; Venditti M; Shindo Y; Kollef MH. Healthcare-associated pneumonia: diagnostic criteria and
distinction from community-acquired pneumonia. International journal of infectious diseases 2011; in press:
6 pages.

Mots-clés : PNEUMONIE;     DIAGNOSTIC; INFECTION COMMUNAUTAIRE;    DEFINITION;
EPIDEMIOLOGIE; FACTEUR DE RISQUE; MORTALITE; TRAITEMENT; ANTIBIORESISTANCE;
MULTIRESISTANCE; BIBLIOGRAPHIE; ANTIBIOTIQUE; HEMODIALYSE; HOSPITALISATION A
DOMICILE; DEFICIT IMMUNITAIRE

Background: Traditionally, pneumonia developing in patients who receive healthcare services in the
outpatient environment has been classified as community-acquired pneumonia (CAP). However, recent
investigations suggest that this type of infection, known as healthcare-associated pneumonia (HCAP), is
distinct from CAP in terms of its epidemiology, etiology, and risk for infection with multidrug-resistant (MDR)
pathogens.
Methods: A Medline literature review of available clinical studies using the term HCAP was conducted to
determine outcomes compared to CAP and effective empiric treatment strategies.
Results: Analysis of multi-institutional clinical data showed that mortality in hospitalized patients with HCAP
is greater than that in CAP, and patients with HCAP received inappropriate initial empiric antibiotic treatment
more frequently than CAP patients. The bacterial pathogens associated with HCAP also differed from CAP
with potentially MDR Gram-positive and Gram-negative bacteria being more common in HCAP.
Conclusions: All patients hospitalized with suspected HCAP should be evaluated for their underlying risk of
infection with MDR pathogens. Because HCAP is similar to hospital-acquired pneumonia (HAP), both
clinically and etiologically, it should be treated as HAP until culture data become available.


NosoBase n° 30835
Quel intérêt y-a-t-il à réaliser des prélèvements protégés en cas de pneumonie nosocomiale dans un
service de médecine ?
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Herer B. Hygiènes 2011/06; XIX(3): 155-157.

Mots-clés : PNEUMONIE; PRELEVEMENT; MEDECINE; BRONCHOSCOPIE;                                ANTIBIOTIQUE;
EPIDEMIOLOGIE; PREVALENCE; MORBIDITE; MORTALITE; DIAGNOSTIC

Les pneumopathies nosocomiales représentent une part croissante des infections liées aux soins chez les
malades non ventilés mécaniquement dans les services de médecine. La stratégie diagnostique à adopter
dans ces infections dépend aussi bien de l'état clinique du malade que de l'environnement médical et
paramédical. Idéalement en effet, seules des techniques "invasives" établissant le diagnostic
microbiologique par prélèvement bronchique protégé ou lavage alvéolaire réalisés au cours d'une
endoscopie bronchique garantissent la fiabilité du résultat et du choix d'une antibiothérapie adaptée. Si
seule une stratégie clinique est possible, il conviendra d'administrer le plus précocément possible une
antibiothérapie probabiliste en se guidant sur les données écologiques locales et les données cliniques et
bactériologiques disponibles chez le malade.


Précautions complémentaires

NosoBase n° 30945
Les précautions contact sont-elles responsables de dépression ? Deux ans d'étude dans un centre
hospitalier universitaire

Day HR; Perencevich EN; Harris AD; Himelhoch SS; Brown CH; Gruber-Baldini AL; et al. Do contact
precautions cause depression? A two-year study at a tertiary care medical centre. The Journal of hospital
infection 2011; in press: 5 pages.

Mots-clés : PRECAUTION COMPLEMENTAIRE; PRECAUTION CONTACT; TRANSMISSION;
PREVENTION; CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE; COHORTE; ETUDE RETROSPECTIVE;
PREVALENCE

Contact precautions, used to reduce the transmission of infectious diseases, include the wearing of gowns
and gloves for room entry. Previous small studies have shown an association between contact precautions
and increased symptoms of depression and anxiety. A retrospective cohort of all patients admitted to a
tertiary care centre over two years was studied to assess the relationship between contact precautions and
depression or anxiety. During the two-year period, there were 70?275 admissions including 28?564 unique
non-intensive-care-unit (ICU), non-psychiatric admissions. After adjusting for potential confounders, contact
precautions were associated with depression [odds ratio (OR) 1.4, 95% confidence interval (CI) 1.2-1.5] but
not with anxiety (OR 0.8, 95% CI 0.7-1.1) in the non-ICU population. Depression was 40% more prevalent
among general inpatients on contact precautions.


NosoBase n° 30829
Mesure de l'observance des précautions "contact" dans la prise en charge d'une patiente "ERG+
excréteur"

Meunier O; Salles F; Lacave B; Hugues V; Meunier K; Clauss A. Measuring the observance of contact
precautions when treating a patient excreting vancomycin-resistant enterococcus (VRE). Hygiènes 2011/06;
XIX(3): 117-122.

Mots-clés : OBSERVANCE; PRECAUTION CONTACT; ENTEROCOCCUS RESISTANT AU
GLYCOPEPTIDE; ENTEROCOCCUS RESISTANT A LA VANCOMYCINE; SOIN DE LONGUE DUREE;
TENUE VESTIMENTAIRE; GANT; ENQUETE; MULTIRESISTANCE; QUESTIONNAIRE; SOLUTION
HYDROALCOOLIQUE; USAGE UNIQUE; DISPOSITIF MEDICAL; DESINFECTION CHIRURGICALE DES
MAINS PAR FRICTION; LINGE

Nous avons voulu chiffrer rétrospectivement l'observance des précautions particulières par les
professionnels de santé lors des soins à un patient excréteur d'entérocoque résistant à la vancomycine
(ERV ou ERG). Le patient hospitalisé en long séjour a été en isolement pendant plus d'un an et aucun cas
de transmission croisée n'est à déplorer.

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Matériel et méthodes : Nous avons demandé aux professionnels du service d'indiquer l'estimation (entre 0
% et 100 %) de leur propre observance pour chacune des consignes d'isolement ainsi que la fréquence
estimée des contacts avec le patient. L'observance (%) pour chaque recommandation d'hygiène correspond
à la somme des pourcentages d'observance de chaque agent multipliée par le nombre de contacts de
l'agent rapporté au total des contacts de l'ensemble des agents.
Résultats : A l'entrée dans la chambre du cas index, 86,2 % des contacts se font avec la surblouse, 95 %
après désinfection des mains et 91,4 % avec des gants à usage unique. Au moment des soins, 96,9 % des
contacts se font avec une surblouse, 95,3 % après désinfection des mains, 95,6 % avec des gants, 86,7 %
et 94,6 % respectivement avec du matériel à usage unique ou du matériel dédié. En sortant de la chambre,
95,2 % des contacts sont suivis d'une désinfection des mains, 98,4 % d'une décontamination immédiate du
matériel utilisé, et dans 99,9 % des cas l'élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux et
du linge se fait selon la technique du double emballage enfin, dans 95,1 % de la vaisselle à usage unique a
été utilisée.
Conclusion : Cette enquête permet de sensibiliser les professionnels à propos des précautions particulières
et montre l'excellente observance des consignes avec, comme conséquence, l'absence de cas secondaires
autour d'un patient "ERG+excréteur".


Réanimation

NosoBase n° 30931
Consensus reposant sur des recommandations cliniques pour l'hygiène buccale des patients en
réanimation

Berry AM; Davidson PM; Nicholson L; Pasqualotto C; Rolls K. Consensus based clinical guideline for oral
hygiene in the critically ill. Intensive and critical care nursing 2011; in press: 6 pages.

Mots-clés : CONSENSUS; RECOMMANDATION; SOIN INTENSIF; SOIN DE BOUCHE; PROTOCOLE;
PREVENTION; PNEUMONIE; BIBLIOGRAPHIE

Objectives: Oropharyngeal colonisation has been identified as a factor contributing to ventilator associated
pneumonia (VAP) in the Intensive Care Unit (ICU). We sought to develop a clinical practice guideline for
providing oral hygiene in the critically ill. RESEARCH
Methodology: Following a systematic literature review a prospectively derived consensus development
conference was convened and sponsored by a clinical governance unit.
Results: The consensus development conference generated 12 recommendations for tools and solutions;
frequency and duration of cleaning; oral assessment tools and oral hygiene protocols. These
recommendations underwent a validation process.
Conclusions: In light of sparse high level evidence to inform guidelines, further research is needed inform
clinical practice. Oral hygiene is a critical element of nursing care and a standardised approach has the
potential to improve clinical outcomes.


Signalement

NosoBase n° 30823
Instruction n° DGS/RI3/DGOS/PF2/2011/186 du 18/05/2011 relative au déploiement de l'outil de télé-
signalement des infections nosocomiales dénomé "e-SIN"

Ministère du travail, de l'emploi et de la santé. Non parue au Journal officiel 2011; 8 pages.

Mots-clés : LEGISLATION; INTERNET; SIGNALEMENT; INFORMATIQUE; ARS

L'objectif de la présente instruction est de porter à la connaissance des ARS et des établissements de santé
les modalités de déploiement de l'outil e-SIN, afin d'en faciliter la mise en oeuvre.


NosoBase n° 30717
e-SIN : un nouvel outil au service du signalement des infections nosocomiales


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Coignard B; Poujol I; Alleaume S; Thiolet JM; Barthes O. e-SIN: a new tool for nosocomial infections
reporting. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 204.

Mots-clés : SIGNALEMENT; INTERNET; INFORMATIQUE

e-SIN est un nouvel outil web de signalement externe des infections nosocomiales. Cet outil permettra :
1 - La création, l'émission, la consultation d'une fiche de signalement.
2 - Des échanges d'informations entre acteurs du signalement.
3 - Un accès à la base nationale des signalements et la restitution des données.
4 - Un annuaire et des actualités.


NosoBase n° 30715
Facteurs de bonnes pratiques du signalement externe des infections nosocomiales : une enquête
qualitative, France, 2009

Quelier C; Jarno P; Senechal H; Dumartin C; Jouzeau N; Bernet C; et al. Factors influencing good practices
in notifying healthcare-associated infections: a qualitative study, France, 2009. Bulletin épidémiologique
hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 197-200.

Mots-clés : SIGNALEMENT; EVALUATION; EOH; ATTITUDE

Si la plus-value du signalement des infections nosocomiales (SIN) en termes de sécurité sanitaire a été
démontrée, plusieurs évaluations ont montré que son fonctionnement n’était pas optimal. Une évaluation
qualitative a donc été conduite en 2009 pour mieux comprendre la dynamique du SIN dans les
établissements de santé (ES). Elle était basée sur des observations et entretiens semi-directifs auprès de
professionnels de santé de 12 ES des interrégions Ouest et Sud-Ouest et de quelques experts nationaux.
L’étude a mis en évidence des dynamiques de signalement variées, organisées autour du président du
Comité de lutte contre les infections nosocomiales (Clin) et des équipes opérationnelles d’hygiène (EOH)
mais faiblement intégrées à la gestion des risques. Les freins au signalement externe (SE) étaient d’abord
ceux du signalement interne (SI) à l’EOH : discussion du caractère nosocomial de l’infection, faible
implication des cliniciens ou des personnels paramédicaux, représentation négative du système ou
insatisfaction de certaines EOH. Le système de SE était considéré comme peu lisible et manquant d’outils
adaptés. Plusieurs facteurs paraissaient à l’inverse faciliter les bonnes pratiques de signalement : existence
de professionnels motivés, proximité des EOH avec les services de soins, automatisation des alertes au
sein des ES ou acceptation des démarches qualité. L’étude suggère des pistes d’amélioration : accroître la
lisibilité du dispositif en clarifiant ses objectifs et circuits, adapter sa déclinaison aux réalités de terrain,
préciser la définition d’infection nosocomiale, renforcer les formations à destination des ES et développer
des espaces d.échanges entre professionnels. La mise en oeuvre de retours d’expérience formalisés (REX)
et la dématérialisation du signalement (e-SIN) vont dans ce sens.


NosoBase n° 30714
Le signalement des infections nosocomiales : un outil pour la désinfection et le suivi des infections
émergentes en établissements de santé en France

Thiolet JM; Poujol I; Vaux S; Alleaume S; Coignard B. The french healthcare-associated infection early
warning and response system: a tool for detecting and monitoring emerging infectious diseases in
healthcare facilities. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 193-197.

Mots-clés : SIGNALEMENT; STRUCTURE DE SOINS; CLOSTRIDIUM DIFFICILE; ENTEROCOCCUS
RESISTANT AU GLYCOPEPTIDE; ENTEROBACTERIE; CARBAPENEME

Les établissements de santé (ES) sont un terrain favorable à l’émergence et à la transmission d’agents
infectieux pathogènes. Depuis 2001, le signalement externe de certaines infections nosocomiales (IN), rares
ou sévères, est obligatoire dans les ES français afin de rendre plus précoce leur détection, investigation et
contrôle. Pour trois infections émergentes (entéro coques résistants aux glycopeptides, Clostridium difficile
027 et entérobactéries productrices de carbapénémases), les données issues de ce système de détection et
de réponse aux alertes ont été rapportées à la chronologie des jalons marquant ces émergences et
confrontées aux données de surveillance disponibles pour en analyser les points communs. Le signalement
des IN a permis de détecter ces émergences, de diffuser précocement des recommandations de maîtrise,
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d’accompagner les ES dans la mise en oeuvre de ces mesures et d’en évaluer l’impact. Deux de ces trois
émergences sont actuellement contrôlées. Complété d’une expertise microbiologique adaptée, le système
de signalement a prouvé son utilité à chaque étape de la gestion d’une émergence : veille prospective,
détection, alerte et suivi. Les limites du système et des données qu.il génère sont discutées pour évoquer
des mesures d’amélioration (accompagnement et pédagogie renforcée auprès des ES, outil de
télésignalement e-SIN).


Staphylococcus aureus

NosoBase n° 30747
Prévalence de SARM dans des établissements de santé européens : revue

Dulon M; Haamann F; Peters C; Schablon A; Nienhaus A. MRSA prevalence in European healthcare
settings: a review. BMC infectious diseases 2011; in press: 28 pages.

Mots-clés : PREVALENCE;     STAPHYLOCOCCUS                        AUREUS;        METICILLINO-RESISTANCE;
BIBLIOGRAPHIE; EUROPE; DEPISTAGE; SURVEILLANCE

Background: During the past two decades, methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) has become
increasingly common as a source of nosocomial infections. Most studies of MRSA surveillance were
performed during outbreaks, so that results are not applicable to settings in which MRSA is endemic. This
paper gives an overview of MRSA prevalence in hospitals and other healthcare institutions in non-outbreak
situations in Western Europe.
Methods: A keyword search was conducted in the Medline database (2000 through June 2010). Titles and
abstracts were screened to identify studies on MRSA prevalence in patients in non-outbreak situations in
European healthcare facilities. Each study was assessed using seven quality criteria (outcome definition,
time unit, target population, participants, observer bias, screening procedure, swabbing sites) and
categorized as 'good', 'fair', or 'poor'.
Results: 31 observational studies were included in the review. Four of the studies were of good quality.
Surveillance screening of MRSA was performed in long-term care (11 studies) and acute care (20 studies).
Prevalence rates varied over a wide range, from less than 1% to greater than 20%. Prevalence in the acute
care and long-term care settings was comparable. The prevalence of MRSA was expressed in various ways
- the percentage of MRSA among patients (range between 1% and 24%), the percentage of MRSA among
S. aureus isolates (range between 5% and 54%), and as the prevalence density (range between 0.4 and 4
MRSA cases per 1,000 patient days). The screening policy differed with respect to time points (on admission
or during hospital stay), selection criteria (all admissions or patients at high risk for MRSA) and anatomical
sampling sites.
Conclusions: This review underlines the methodological differences between studies of MRSA surveillance.
For comparisons between different healthcare settings, surveillance methods and outcome calculations
should be standardized.


NosoBase n° 30769
La contamination par Staphylococcus aureus méticillino-résistant (SARM) des ambulances après un
transport de courte durée de patients colonisés par SARM est limitée au brancard

Eibicht SJ; Vogel U. Meticillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) contamination of ambulance cars
after short term transport of MRSA-colonised patients is restricted to the stretcher. The Journal of hospital
infection 2011/07; 78(3): 221-225.

Mots-clés : STAPHYLOCOCCUS       AUREUS;     METICILLINO-RESISTANCE;CONTAMINATION;
COLONISATION; SURFACE; RISQUE; DESINFECTION; AMBULANCE; EQUIPEMENT; TRANSPORT

Cabin surfaces of ambulance cars transporting hospitalised patients are at risk of meticillin-resistant
Staphylococcus aureus (MRSA) contamination. In this study ambulance cars were analysed for the
presence of MRSA immediately after transport of MRSA-colonised or -infected patients (two sites at the
stretcher, three sites at the interior walls). Eighty-nine of 100 transport events, which fulfilled the inclusion
criterion of transport time less than 20min, were further analysed. Eight ambulance cars (9%) were
contaminated (90% confidence interval: 4-14%). Transport time of 11-20min did not result in a higher
contamination rate than shorter transport time of 1-10min. MRSA was detected only on the stretcher, i.e. the
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headrest and the handles. Cabin walls were not contaminated. In conclusion, ambulance cars were
contaminated with MRSA even at short transport times. Disinfection after short-term transport of MRSA-
positive patients should be restricted to surfaces in close vicinity to the patient's position. Consecutive
investigation of 60 transport events in the absence of MRSA notification did not reveal any MRSA, but
meticillin-susceptible S. aureus was detected in 12 cars, predominantly at handles and headrests. This
finding highlights the importance of disinfection of surfaces in the vicinity of patients irrespective of the
MRSA status.


NosoBase n° 30744
Etude rétrospective des facteurs de risque d'évolution défavorable dans des infections à
Staphylococcus aureus méticillino-résistant (SARM) chez des patients de chirurgie

Eseonu KC; Middleton SD; Eseonu CC. A retrospective study of risk factors for poor outcomes in methicillin-
resistant Staphylococcus aureus (MRSA) infection in surgical patients. Journal of orthopaedic surgery and
research 2011; in press: 18 pages.

Mots-clés : ETUDE RETROSPECTIVE; STAPHYLOCOCCUS AUREUS; METICILLINO-RESISTANCE;
FACTEUR DE RISQUE; CHIRURGIE; CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE; TAUX; DUREE DE SEJOUR;
DEFICIT IMMUNITAIRE; RISQUE; ANTIBIOTIQUE; EPIDEMIOLOGIE; COUT; PRONOSTIC;
SURVEILLANCE

Background: Since its isolation, Methicillin-resistant Staphlococcus aureus (MRSA) has become a major
cause of hospital acquired infection (HAI), adverse patient outcome and overall resource utilisation. It is
endemic in Scotland and widespread in Western hospitals. MRSA has been the subject of widespread
media interest- a manifestation of concerns about sterile surgical techniques and hospital cleanliness. This
study aimed to investigate patient outcome of MRSA infections over the last decade at a major orthopaedic
trauma centre. The objective was to establish the association of variables, such as patient age and inpatient
residence, against patient outcome, in order to quantify significant relationships; facilitating the evaluation of
management strategies with an aim to improving patient outcomes and targeting high-risk procedures.
Methods: This is a retrospective study of the rates and outcomes of MRSA infection in orthopaedic trauma at
the Royal Infirmary of Edinburgh. Data was collated using SPSS 14.0 for Windows(R). Shapiro-Wilkes
testing was performed to investigate the normality of continuous data sets (e.g: age). Data was analysed
using both Chi-Squared and Fisher's exact tests (in cases of expected values under 5)
Results: This study found significant associations between adverse patient outcome (persistent deep
infection, osteomyelitis, the necessity for revision surgery, amputation and mortality) and the following
patient variables: Length of inpatient stay, immuno-compromise, pre-admission residence in an institutional
setting (such as a residential nursing home) and the number of antibiotics used in patient care. Despite 63%
of all infections sampled resulting from proximal femoral fractures, no association between patient outcome
and site of infection or diagnosis was found. Somewhat surprisingly, the relationship between age and
outcome of infection was not proved to be significant, contradicting previous studies suggesting a statistical
association. Antibiotic prophylaxis, previously identified as a factor in reducing overall incidence of MRSA
infection, was not found to be significantly associated with outcome.
Conclusions: Early identification of high-risk patients as identified by this study could lead to more judicious
use of therapeutic antibiotics and reductions in adverse outcome, as well as socioeconomic cost. These
results could assist in more accurate risk stratification based on a evidence based evaluation of the
significance of the risk factors investigated.


NosoBase n° 30857
Prévalence et facteurs de risque de colonisation à Staphylococcus aureus méticillino-résistant
parmi des résidents d'EHPAD dans le sud de l'Espagne

Garcia-Garcia JA; Santos-Morano J; Castro C; Bayoll-Serradilla E; Martin-Ponce ML; Vergara-Lopez S; et
al. Prevalencia y factores asociados a la colonizacion por Staphylococcus aureus resistente a meticillina en
centros de larga estancia en el sur de Espana. Enfermedades infecciosas y microbiologia clinica 2011/07;
29(6): 405-410.

Mots-clés : PREVALENCE;     STAPHYLOCOCCUS                        AUREUS;         METICILLINO-RESISTANCE;
COLONISATION; FACTEUR DE RISQUE; EHPAD

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Introduction: Methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) has become the most important problem
related to multiresistant microorganisms in the health care system. Long-term-care facilities (LTCFs) are one
of the main reservoirs of this microorganism. The objective of our study was to determine the prevalence
and factors associated with MRSA colonization among subjects living in LTCFs in southern Spain.
Methods: During the period from 1(st) April 2009 to 30(th) June 2010, all subjects living in 17 LTCFs of our
area were included in a cross-sectional study. Patients were screened by using nasal swabs and these were
cultured in a chromogenic media. Suspected S. aureus colonies were identified by the latex agglutination
test. Testing for antimicrobial identification and susceptibility was performed by an automated system. A
logistic regression model was built, in which to be colonized by MRSA was the dependent variable, and
covariates were entered if a difference with P<.2 was detected in the bivariate analysis. Residents were
classified as MRSA carriers, methicillin-susceptible S. aureus carriers and non-carriers.
Results: Seven hundreds and forty-four subjects were included. There were 481 (65%) females. The median
(Q(1)-Q(3)) age was 81 (74-86) years. Seventy-nine (10.6%) and 67 (9%) were colonized by MRSA and
methicillin-susceptible S. aureus, respectively. Significant risk factors for MRSA carriers were recent
antibiotic use, previous hospital admission in the last three months, a high comorbidity measured by
Charlson index and a history of colonization by MRSA.
Conclusions: The prevalence of MRSA colonization in the LTCFs of our area is similar to that described in
others European countries. In our institutions, subjects with recent antibiotic use, a high comorbidity, a
history of MRSA colonization and a hospital admission in the last three months are more susceptible to be
colonized by MRSA.


Surveillance

NosoBase n° 30713
Evaluation du réseau de surveillance des bactéries multirésistantes dans les établissements de
santé en France : le réseau BMR-Raisin en 2009

Grout L; Frenette C; Blanchon T. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 190-193.

Mots-clés : SURVEILLANCE; EVALUATION; MULTIRESISTANCE; STRUCTURE DE SOINS; ENQUETE;
RESEAU

Introduction : En 2008, l.Institut de veille sanitaire (InVS) a entrepris l’évaluation des systèmes de
surveillance auxquels il participe, selon une méthodologie commune standardisée, avec pour objectif
d’identifier leurs points forts et leurs points faibles. Cet article présente les principaux résultats de la
première évaluation menée : celle du réseau de surveillance des bactéries multirésistantes du Réseau
d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (réseau BMR-Raisin).
Méthodes : Cette évaluation qualitative, menée par trois évaluateurs, a comporté deux phases : 1/ des
entretiens téléphoniques avec des questionnaires standardisés auprès des participants au réseau et des
utilisateurs des données produites, et 2/ l’analyse de documents fournis par l’équipe de coordination du
réseau et des entretiens guidés avec cette même équipe. Les critères analysés étaient l’utilité du réseau,
l’atteinte de ses objectifs, son fonctionnement et ses performances techniques.
Résultats : Ce réseau possède un historique de données important et a été jugé très utile et efficace pour la
surveillance des BMR en France. Il a permis une prise de conscience des décideurs et des établissements
de santé du niveau des infections à BMR. Il est perçu par ses participants comme simple et acceptable avec
un fort taux de participation. Quelques points faibles ont été identifiés et ont fait l’objet de recommandations,
notamment mieux définir les objectifs de la surveillance, apporter des précisions au protocole national et
augmenter le contenu du rapport national annuel.
Conclusion : Le réseau BMR-Raisin a été évalué selon une démarche standardisée suivant différents
critères par une équipe d’experts. Les recommandations issues de cette évaluation devraient optimiser son
fonctionnement. Cette première évaluation ouvre la voie à l’évaluation des autres systèmes de surveillance
partenaires de l’InVS.


NosoBase n° 30710
Surveiller pour conduire et évaluer la politique de prévention des infections nosocomiales d'un
établissement de santé : l'expérience du centre hospitalier de Mulhouse, France

Minery P; Bourderont D; Gravet A; Mootien JY; Courdier ML; Berg C; et al. Bulletin épidémiologique
hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 181-184.
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Mots-clés : SURVEILLANCE; PREVENTION; EVALUATION; LABORATOIRE; EPIDEMIOLOGIE; RESEAU;
MULTIRESISTANCE; SITE OPERATOIRE; ICSHA; SIGNALEMENT

Cet article a pour objet de présenter le rôle des surveillances dans la politique de lutte contre les infections
nosocomiales du Centre hospitalier de Mulhouse. Organisée dans un premier temps à partir du laboratoire
de microbiologie, la surveillance s’est ensuite développée autour d’un double dispositif : le suivi
épidémiologique et la veille sanitaire. Le suivi épidémiologique comprend la surveillance en réseau selon
une méthodologie nationale, la surveillance à partir des données du laboratoire de microbiologie et de la
pharmacie dans les domaines suivants : maîtrise du risque infectieux en secteurs opératoires, en
réanimation, maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes (BMR) aux antibiotiques, maîtrise des
infections nosocomiales liées à un dispositif médical et de celles observées chez les professionnels de
santé. La veille sanitaire regroupe le signalement interne des évènements indésirables de risque infectieux.
La surveillance des infections du site opératoire sur des actes traceurs est effective pour toutes les
spécialités chirurgicales. Elle a permis à deux d’entre elles de construire un programme de prévention avec
le Comité de lutte contre les infections nosocomiales et d’en suivre l’efficacité. La surveillance des BMR
s.appuie sur une organisation où l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière intervient activement auprès
des services. Cette politique a contribué à la maîtrise de l’épidémie régionale à entérocoques résistants aux
glycopeptides de l’Est de la France. Les résultats de la surveillance ont permis de fixer les priorités du
programme de lutte contre les infections et de suivre les tendances. Ils éclairent sur les risques actuels et
permettent à l’établissement d’adapter sa politique de prévention aux phénomènes émergents. La
surveillance devient le terreau d’actions pragmatiques.


NosoBase n° 30711
La surveillance des infections nosocomiales en France : un élément clé des programmes nationaux

Parneix P. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 184-187.

Mots-clés : SURVEILLANCE; SITE OPERATOIRE; PREVENTION; RESEAU; HISTORIQUE

Depuis 1995, la France dispose d’un programme national de prévention des infections nosocomiales porté
par le ministère chargé de la Santé. Organiser un système de surveillance et créer une culture associée de
la prévention sont des composantes stratégiques fortes des programmes successifs. Fruit du partenariat de
l’Institut de veille sanitaire et des cinq Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales,
le Raisin (Réseau d’alerte et d’investigation des infections nosocomiales) a été au coeur de la structuration
de ce dispositif dans les années 2000. Globalement, la fréquence des infections nosocomiales, mesurée par
les enquêtes de prévalence quinquennales, a baissé de façon significative. Les cibles spécifiques des
programmes que sont les infections à Sarm et les infections du site opératoire ont été atteintes grâce à un
système de surveillance s’appuyant sur des équipes opérationnelles d’hygiène insérées de façon efficace
au coeur du dispositif de soins. La mise en place d’un tableau de bord des infections nosocomiales et d’un
affichage public de la performance, associés à des objectifs quantifiés, a contribué à ces bons résultats.
Poursuivre l’ancrage de la surveillance en réseau tout en y associant dautres approches de la gestion du
risque infectieux sont les ambitions du programme 2009-2013 qui vient de débuter.


NosoBase n° 30712
Apport du système d'information hospitalier dans la surveillance des infections du site opératoire :
expérience du centre hospitalier de Quimper-Cornouaille, France

Rolland-Jacob G; Geffroy F; Bessaguet C; Cotten M; Lejeune B; Mailfert JY; et al. Bulletin épidémiologique
hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 188-190.

Mots-clés : SURVEILLANCE; INFORMATION; SITE OPERATOIRE

Introduction : Une surveillance des infections du site opératoire (ISO), basée sur le système d.information, a
été développée au Centre hospitalier de Quimper-Cornouaille depuis 2006. Cette étude présente les
différentes méthodes de surveillance des ISO mises en oeuvre et évalue les sensibilités et spécificités de
plusieurs modes de détection de ces infections.
Méthode : Les données utilisées pour la détection étaient les suivantes : base de données microbiologiques,
surveillance par les hygiénistes, déclaration des chirurgiens, analyse textuelle informatisée par mots-clés
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d’une base de données de courriers médicaux. L’étude a été menée sur un échantillon de 300 interventions
chirurgicales dans le cadre de la surveillance du Raisin (Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance
des infections nosocomiales).
Résultats : La méthode de détection par analyse textuelle des courriers présentait la sensibilité la plus
élevée : 83% : IC95% [54-100] et une spécificité de 99% : IC95% [98-100].
Discussion : L’identification par analyse textuelle d’une base de courriers médicaux est rapide, fiable et peu
coûteuse. Elle permet la détection d’infections survenues après la sortie de l’hôpital mais également les
infections documentées sur des critères cliniques et non microbiologiques. Les limites de cette étude sont la
faible taille de l’échantillon étudié et le type restreint d’actes inclus. Ce travail préliminaire incite à
développer la recherche dans le domaine de l’analyse en text-mining.



NosoBase n° 30709
Historique et priorités actuelles de la surveillance des infections nosocomiales en Europe

Suetens C. Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2011/04/26; (15-16-17): 179-181.

Mots-clés : SURVEILLANCE; EUROPE; HISTORIQUE; RESEAU; SOIN INTENSIF; SITE OPERATOIRE;
PREVALENCE; TRAITEMENT; ANTIBIOTIQUE; SOIN DE LONGUE DUREE

Suite à la création, dans les années 1990, de réseaux nationaux et régionaux de surveillance des infections
nosocomiales, une coordination européenne s’est mise en place, entre 2000 et 2008, avec les réseaux
HELICS et IPSE financés par l’Union européenne (UE). Depuis juillet 2008, le réseau européen HAI-Net
(Network for Healthcare-associated Infections) est coordonné par l’ECDC (European Centre for Disease
Prevention and Control). Les priorités de la surveillance sont définies sur la base de la recommandation du
Conseil de l’Europe du 9 juin 2009 sur la sécurité des patients, qui inclut les dimensions prévention et
contrôle des infections associées aux soins, et du mandat de transfert de la coordination du réseau IPSE
vers l’ECDC. Les activités d’ECDC se concentrent sur l’enquête européenne de prévalence des infections
associées aux soins et des traitements antibiotiques dans les établissements de santé de court séjour, la
surveillance des infections du site opératoire et des infections nosocomiales en réanimation, et les enquêtes
répétées de prévalence des infections associées aux soins et des traitements antibiotiques dans les
établissements de soins de longue durée.


Vaccination

NosoBase n° 30698
Epidémiologie de la coqueluche dans un pays à couverture vaccinale élevée

Crespo I; Cardenosa N; Godoy P; Carmona G; Sala MR; Barrabeig I; et al. Epidemiology of pertussis in a
country with high vaccination coverage. Vaccine 2011/06/06; 29(25): 4244-4248.

Mots-clés : EPIDEMIOLOGIE; VACCIN; BORDETELLA PERTUSSIS; INCIDENCE; TAUX; AGE;
ENQUETE; EPIDEMIE

Introduction: Pertussis has been a preventable disease in Catalonia since 1965, but the annual number of
cases remains high. The aim of this study was to analyze the epidemiology of pertussis in Catalonia and its
implications for control purposes.
Methods: An epidemiological study was carried out in Catalonia between 2004 and 2008. Pertussis cases
reported to the Department of Health were collected and disease reports were filled out with the case
information. Incidence rates, rate ratios (RR) and their 95% confidence intervals (CI) were calculated.
Results: 963 cases were reported: 555 (57.6%) were confirmed and 408 (42.4%) were suspected cases.
The reported incidence rate was 2.01.10(-5) person years in 2004 and 4.34 in 2008. The biggest increase in
cases between 2004 and 2008 was observed in the =35 years age group (RR: 6.98; 95%CI: 2.11-36.36).
303 (31.5%) patients were hospitalized, of whom 93.7% were aged <1 year. Clinical differences were
observed in paroxysmal cough (83.8% in suspected and 76.4% in confirmed cases, p=0.005), posttussive
vomiting (47.1% and 36.1%, respectively, p=0.001), apnoea (13.7% and 21.3%, respectively, p=0.003) and
fever (20.1% and 12.4%, respectively, p=0.001).


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NosoVeille – Bulletin de veille                                                              Juillet 2011


Conclusion: Pertussis incidence rates increased during the study period, with the greatest increase
occurring in the =35 years age group. A booster dose of vaccine in young people could reduce the
circulation of B. pertussis in adolescents and adults and indirectly reduce the incidence in children.


NosoBase n° 30697
Acceptation de la vaccination contre la grippe saisonnière et contre la pandémie de grippe A(H1N1)
2009 par le personnel de santé dans un centre hospitalier universitaire français

Tanguy M; Boyeau C; Pean S; Marijon E; Delhumeau A; Fanello S. Acceptance of seasonal and pandemic a
(H1N1) 2009 influenza vaccination by healthcare workers in a french teaching hospital. Vaccine 2011;
29(25): 4190-4194.

Mots-clés : GRIPPE; VACCIN; PERSONNEL; OBSERVANCE; CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE;
TRAVAIL; PERCEPTION; RISQUE; ATTITUDE; ETAT IMMUNITAIRE; TAUX; MEDECIN; INFIRMIER

Introduction: The aim of this study was to highlight the perceived risks, behavioural changes and the rate of
acceptance of seasonal and pandemic (H1N1) 2009 influenza vaccines by healthcare workers (HCWs) in a
French Teaching Hospital.
Methods: We sampled HCWs from the Angers French Teaching Hospital (France) using a cross-sectional
intercept design during phase 5A of the 2009 French National Plan for the Prevention and Control of
'Pandemic Influenza'. From November 2009 to February 2010, HCWs were approached in the workplace to
undertake the survey. The primary endpoint assessed immunization coverage among HCWs who had
contact with at-risk-patients.
Results: Of the 532 HCWs who answered the questionnaire, 119 (22.4%) had received a seasonal vaccine
and 194 (36.5%) the H1N1 pandemic vaccine. Coverage rate was significantly higher among physicians
(45% for the seasonal vaccine, 61% for the H1N1 vaccine). The main reasons given for acceptance of the
seasonal vaccine were "protection of the patient" and "self-protection", whereas the main arguments against
were "low risk of being infected" and "doubts about vaccine safety". For the H1N1 vaccine, reasons for
vaccination were to "protect the patient" and "protect the family". The main arguments against were "fear of
side effects" and "doubts about vaccine safety".
Conclusion: This study emphasizes the lack of perception by HCWs of the importance of being immunized
against seasonal and pandemic A (H1N1) 2009 Influenza. In the future, particular efforts are needed, during
vaccination campaigns, to provide more information to HCWs regarding development process and safety of
such vaccines.




       CCLIN Sud-Est – cclinse@chu-lyon.fr                                                                  35 / 35

								
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