ATTRIBUTS DE DIEU
CROYANCE EN DIEU
La Religion musulmane ne repose pas sur des bases incohérentes et
incomplètes. Au contraire, la raison saine est parmi les plus solides de
ses soutiens, tandis que le Qour'an, la Tradition du Prophète (Que Dieu l’élève
d’avantage en grade), l'Ijma^ (l'unanimité des savants musulmans) et le Qiyas en
sont la référence. Aussi, l'imam Al-Ghazaliyy dit-il :(dans le sens)
«L'adoration n'est valable qu'après avoir connu Celui qui mérite d'être
adoré (c'est-à-dire Dieu).»
Autrement dit, celui qui croit que Dieu est une lumière -contraire de
l'obscurité-, qu'Il est assis sur le Trône, ou qu'Il est partout par Son
Entité comme l'air, etc., celui-là n'adore pas Dieu, mais quelque chose
de son imagination. C'est dire que Dieu est différent de tout ce que l'on
peut imaginer, car l'imagination est une créature, et la créature ne
ressemble pas au Créateur. Il faut donc avoir une bonne croyance en
Dieu, celle qui sauve du châtiment éternel de l'Enfer. Ainsi, Dieu dit à
Son Prophète (dans le sens):
«Sache qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, et demande le pardon
pour ton péché1[1] et pour les Croyants et les Croyantes (...).»
(Qour'an 47/19)
Ce verset du Qour'an fait ressortir deux sortes de Science :
- La Science qui traite de l'Unicité de Dieu, à savoir : “Sache qu'il n'y a
pas d'autre dieu que Dieu (...).”
- La Science qui traite des règles d'application, car “(...) demande le
pardon pour ton péché (...)” fait référence à l'application, à la pratique.
Par ce verset, Dieu a ordonné à Son Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade),
d'accorder la priorité à l'étude de la Science qui traite de la croyance sur
celle des règles d'application. De ce fait, le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en
grade), dit (dans le sens):
«Je suis celui qui a la meilleure connaissance de Dieu et qui Le craint le
plus.»
(Hadith rapporté par Al-Boukhariyy)
Les compagnons du Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade), à son exemple, ont
accordé plus d'importance à la Science de la croyance qu'aux autres
Sciences de la Religion. Ainsi, Ibnou Majah a rapporté dans son livre
1[1]
Il s'agit de petits péchés ne reflétant pas une bassesse de caractère qu'un Prophète peut commettre.
En revanche, les Prophètes sont immunisés contre la mécréance, les grands péchés et même les
petits péchés qui reflètent une bassesse de caractère.
"Sounane Ibnou Majah" que le compagnon Joundoub, fils de
^Abdou_LLah (que Dieu l'agrée) a dit (dans le sens) :
«Nous étions avec le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade), pas encore pubères
mais nous en étions proches, et nous avons appris la croyance avant
d'apprendre le Qour'an. Puis nous avons appris le Qour'an, ce qui nous
a renforcés dans la croyance.»
C'est pour cela que l'imam Al-Ghazaliyy a dit que l'adoration n'est
valable qu'après avoir connu Celui qui mérite d'être adoré. Et l'imam
A-rRifa^iyy de préciser : (dans le sens)
«L'extrême connaissance de Dieu est la certitude de Son Existence sans
référence à un lieu ni à une manière d'être.»
Il s'agit donc d'une connaissance, non pas à travers une localisation,
mais qui permet plutôt de distinguer entre Le Créateur de toute chose,
qui n'a ni commencement ni fin et qui n'a besoin de rien, et la créature
qui est dans une totale dépendance. C'est en cela que la fameuse
citation du premier calife Abou Bakr (que Dieu l'agrée) est très
instructive :
(dans le sens)
«Savoir qu'on est incapable de cerner la Réalité de Dieu, c'est la
connaissance. Et chercher à connaître cette Réalité, c'est de la
mécréance et de l'association.»
En effet, on va de ce fait établir des comparaisons et des parallèles, ce
qui est déraisonnable, illogique, car Dieu est différent de Sa créature.
En d'autres termes, Seul Dieu connaît la réalité de Son Entité et celle de
Ses Attributs. Dès lors, la connaissance de Dieu pour les créatures que
nous sommes passe par l'affirmation de Ses Attributs et par la négation
de ce qui n'est pas digne de Lui.
Il faut donc croire sans nul doute que Dieu a des Attributs. Pour
rapprocher les idées, prenons un exemple. Si l'on disait à quelqu'un de
fabriquer une montre, il ne pourrait le faire que s'il connaissait la
science nécessaire. A supposer qu'il maîtrise cette science, mais n'ait
pas la puissance (s'il est paralysé, par exemple) il n'y parviendrait pas.
Et s'il avait la science et la puissance mais pas la volonté, il n'y
arriverait pas non plus. Ainsi pour exister, ce monde a besoin, à plus
forte raison, d'un Créateur qui a les Attributs de la Science, de la
Volonté et de la Puissance.
Dieu a fait surgir ce monde du néant et ne lui ressemble pas; Il n'a pas
besoin de place, Il ne s'incarne pas et ne se fatigue pas, Il ne ressemble
ni aux hommes ni aux Anges. Il n'est pas une matière, Il n'a donc ni
forme ni limites. Il est différent de toute Sa créature. Son Existence n'a
pas de commencement.
Dieu a donc des Attributs par lesquels Il s'est fait connaître. C'est
pourquoi les savants musulmans ont dit qu'il est obligatoire d'en
connaître treize, qui sont fréquemment cités dans le Qour'an, soit
directement, soit par leur signification. A savoir :
L'Existence (Al-Woujoud)
Le Non-Commencement (Al-Qidam)
La Non-Fin (Al-Baqa')
L'Unicité (Al-Wahdaniyyah)
La Non-Ressemblance aux créatures (Al-Moukhalafatou lil-Hawadith)
La Science (Al-^Ilm)
La Puissance (Al-Qoudrah)
La Volonté (Al-Machi'ah)
La Vue (Al-Basar)
L'Ouïe (A-sSami^)
La Parole (Al-Kalam)
La Vie (Al-Hayat)
Le Non-Besoin (Al-Qiyamou Bi_nNafs)
1. L'EXISTENCE
Il est connu des gens de la droiture que Dieu a des Attributs éternels
qui conviennent à Sa Majesté : et l'Existence en est un.
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«(...) Douterait-on de l'Existence de Dieu?! (...).»
(Qour'an 14/10)
Il faut donc croire que l'Existence de Dieu est indubitable, et n'a pas de
commencement, c'est-à-dire qu'elle n'est pas précédée par le néant, et
qu'elle n'a pas de fin, c'est-à-dire qu'elle ne sera pas affectée par
l'anéantissement.
Le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade) a dit (dans le sens):
«Dieu était, et il n'y avait rien d'autre que Lui. Et il y eut le Trône sur
l'eau (c'est-à-dire que Dieu créa le Trône à partir de l'eau, laquelle fut la
première créature).»
(Hadith rapporté par Al-Boukhariyy)
A travers ce Hadith, le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade) confirme
l'Existence de Dieu avant toute créature. De ce fait, quiconque nie
l'Existence de Dieu est un athée comme cet instituteur qui dit un jour
que Dieu n'existait pas, et partant que ce monde n'a pas été créé.
Profitant de son absence, un de ses élèves a dessiné un âne au tableau
avec le nom de l'instituteur inscrit dessus. A son retour, il fut accueilli
par des éclats de rire. Fou de rage, il chercha à connaître l'auteur de ce
dessin. Sur ce, un élève se leva et dit qu'il s'était fait lui-même (selon ce
que vous pretendez).
Ainsi, cet élève venait de confirmer, à sa façon, ce que tout le monde
sait, à savoir que tout acte relève forcément d'un auteur. Par
conséquent, il serait impossible d'imaginer l'existence d'écriture sans
écrivain, ou de bâtiment sans bâtisseur. En effet, la raison ne peut que
rejeter l'idée qu'une encyclopédie puisse être le résultat d'une
déflagration survenue dans une imprimerie, ou qu'un immeuble, avec
toutes ses structures, surgisse subitement de Terre à la suite d'une
secousse tellurique. De même, on ne saurait imaginer un bateau
lourdement chargé, cheminant droit sur une mer agitée, avec des vents
portants et tourbillonnants, sans l'aide d'un puissant guide. Que dire
alors de cet Univers qui évolue dans une organisation parfaitement
cohérente!
Un savant, à qui les gens avaient demandé la preuve de l'Existence de
Dieu, a dit : - Ne constatez-vous pas que toutes les feuilles du mûrier se
ressemblent par l'odeur, la couleur et le goût?
- Bien sûr, répondirent-ils.
- Alors, ajouta-t-il, la brebis mange ses feuilles et donne du lait; le ver
s'en nourrit également et fournit de la soie; quant à certains cervidés
(notamment le chevrotain porte-musc), en les consommant, ils
produisent du musc.
Ainsi à partir d'une même plante, il se dégage des choses qui diffèrent
dans leur aspect et leur consistance. En effet, le lait est différent de la
soie, qui à son tour se distingue du musc. Dès lors, il est évident que
c'est un Créateur qui a non seulement créé cette plante mais qui l'a
transformée - à travers ces animaux - en des choses différentes de goût,
d'odeur, de couleur et même d'utilité. Et ce Créateur n'est autre que
Dieu Le Suprême. Gloire à Lui, Le Tout-Puissant!
Cela nous amène à constater l'absurdité de la théorie du "Big-Bang"
selon laquelle la nature, qui n'a ni volonté ni science, a tout créé. C'est
prétendre qu'une chose puisse être à la fois antérieure et postérieure à
elle-même. Ainsi, l'existence de l'Univers dans toute sa complexité,
aussi variée que diverse, témoigne de l'Existence de Dieu.
Le Musulman croit donc en l'Existence de Dieu, une Existence qui n'a
ni commencement ni fin et qui est différente de celle de Sa créature.
Car L'Unique Créateur de toute chose existe sans rapport avec le temps
et l'espace, c'est-à-dire que Son Existence ne dépend d'aucune
circonstance de lieu, de temps ou de manière.
Par conséquent
Dieu est L'Eternel. Nul temps ne Le limite et nul lieu ne Le circonscrit
Dieu n'est pas un corps, car Il serait limité
Dieu n'est pas une substance, car Il serait localisable
Dieu n'est pas accidentel, car Il aurait besoin d'un créateur
Dieu n'est pas composé, car Il serait divisible
Dieu n'a pas d'organes, car Il serait imagi-nable et représentable
Dieu n'est ni ténèbres, ni lumière
En effet, Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«(...) Rien ne Lui ressemble, et Il est Celui qui a l'Ouïe et la Vue
parfaites.»
(Qour'an 42/11)
2. LE NON-COMMENCEMENT
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Il (Dieu) est Le Premier et Le Dernier (...).»
(Qour'an 57/3)
La primauté de l'Existence de Dieu est absolue, alors que celle de la
créature est relative. Ainsi on dira d'Adam qu'il est le premier des êtres
humains, tandis que Dieu est Le Premier dans le sens que Son
Existence n'a pas de commencement.
Il faut donc croire que Dieu, comme tous Ses Attributs, n'a pas de
commencement. Par conséquent, Son Existence n'est pas relative au
temps. Elle ne Lui a pas été attribuée, et n'a pas été précédée par
quelque chose. Car celui qui a un commencement a besoin de
quelqu'un qui lui donne l'existence. Or le besoin contredit la divinité,
parce qu'il indique une dépendance, c'est-à-dire une imperfection.
Donc si Dieu avait eu besoin de Sa créature, Il n'aurait pu la créer. Mais
Dieu, Le Glorieux, n'a pas besoin de Sa créature, ni avant, ni après sa
création.
C'est pourquoi nous disons que le Non-commencement de Dieu n'a
aucun rapport avec le temps2[2], car encore une fois, Le Créateur de
toute chose existe avant le temps. De ce fait l'imam Abou Hanifah, dans
son livre "Al-Fiqhou_L-'Akbar", a dit (dans le sens) :
2[2]
Le temps est la mesure de la durée des phénomènes; autrement dit, c'est la comparaison entre deux
événements. C'est donc une création de Dieu.
«Les Attributs de Dieu n'ont pas de commen-cement et ne sont pas
créés. Celui qui dit qu'ils sont créés ou qu'ils ont un commencement, de
même que celui qui ne se détermine pas (sur la question) ou qui doute
a commis de la mécréance envers Dieu Le Suprême.»
Dieu est donc Le Seul qui possède l'Attribut du Non-commencement.
Ainsi, pour prouver aux philosophes qu'il est impossible que le monde
soit une succession de choses sans commencement, les savants dans la
Science de la croyance (A-tTawhid) ont donné l'exemple suivant : - Si
quelqu'un dit : “Tel jour, je ne donnerai un franc à untel que si je lui en
ai déjà donné un; et je ne lui aurai donné celui-ci que si je lui en avais
préalablement remis un autre... et ainsi de suite”. Il est clair, dans cet
exemple, que la pièce promise ne sera jamais donnée car cela est lié à
quelque chose d'inexistant, à savoir un commencement pour ce don. Or
ce qui est suggéré ici est qu'il ne débute jamais.
C'est dire que si ce monde était une succession de choses sans début, il
n'existerait pas à présent; mais puisqu'il existe, cela prouve qu'il a un
début.
Règle
Tout, excepté Dieu et Ses Attributs, a un commencement.
3. LA NON-FIN
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Tout ce qui est sur Terre est voué à une fin mais Dieu existe
éternellement.»
(Qour'an 55/26-27)
Dieu, tout comme Ses Attributs, n'a pas de fin. En effet, la raison
impose que Dieu, qui est sans commencement, soit sans fin. Il est Le
Vivant qui ne meurt pas, et Sa Vie n'est ni acquise ni précédée par
quelque chose, ou par le néant.
Remarque
La non-fin du Paradis et de l'Enfer est confirmée par les Textes (le
Qour'an et les Hadith). Ainsi bien qu'ayant un commencement, ce n'est
que par la Volonté de Dieu qu'ils subsistent éternellement; sans quoi,
étant des créatures, il est possible rationnellement qu'ils s'anéantissent.
Mais Dieu a voulu pour eux la pérennité.
Règle
Seul Dieu est Eternel en Soi.
4. L'UNICITE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Dis (Mouhammad) : Dieu est Unique.»
(Qour'an 112/1)
L'imam Abou Hanifah (que Dieu l'agrée), dans son livre "Al-Fiqhou_L-
'Akbar", a dit (dans le sens) :
«Dieu est Un, non pas du point de vue du nombre, mais dans le sens
qu'Il n'a pas d'associé.»
Car mathématiquement parlant, le nombre 1 est divisible par 2 ce qui
donne 2 demis, par 3 ce qui donne 3 tiers, etc.
Sachez donc que le devoir le plus fondamental des serviteurs de Dieu
est qu'ils croient en Son Unicité sans rien Lui associer, c'est-à-dire
reconnaître qu'Il (Dieu) est :
- Un dans Son Entité
• Il n'a point d'associé
• Il ne se divise pas
• Il n'est pas composé
• Il ne ressemble à rien
- Un dans Ses Attributs
Les Attributs de Dieu n'ont pas de commencement, c'est-à-dire qu'ils ne
sont pas créés. Car si Dieu avait un attribut créé, cela voudrait dire qu'Il
change : celui qui change a besoin de quelqu'un qui le fasse changer. Et
celui qui a besoin de quelqu'un d'autre est une créature, et non Le
Créateur qui existait avant toute créature, sans la créature. Or le fait de
dire que Dieu acquiert un attribut signifie que cet attribut lui manquait,
ce qui indique une imperfection. Et celui qui n'est pas parfait ne peut
être Dieu dont les Attributs :
• sont uniques
• sont parfaits
• ne changent pas
• ne sont pas accidentels, c'est-à-dire créés
• ne sont pas occasionnels
• ne sont pas contingents
• ne sont pas précédés par le néant
Rien ni personne ne peut avoir un ou plusieurs Attributs de Dieu.
- Un dans Son Acte
Lorsqu'on dit, par exemple, que Dieu est L'Unique Créateur, cela
signifie qu'Il est Le Seul à pouvoir faire surgir toute chose du néant.
Dieu a la Puissance de créer ce qu'Il veut sans que nul ne puisse
s'opposer à l'accomplissement de Sa Volonté.
Le fait de créer la créature n'a pas ajouté à Dieu un attribut qu'Il n'avait
pas; c'est dire que Dieu avait l'Attribut de Créateur avant la création du
monde. De même qu'Il avait l'Attribut de donner la vie et celui de
donner la mort avant qu'il n'y ait de vivants et de morts; ce n'est pas
après avoir fait vivre ou mourir quelqu'un que Dieu a acquis ces
Attributs-là.
Ainsi, Abou Hanifah a dit (dans le sens):
«L'Acte de Dieu est un Attribut qu'IL a dans le Non-commencement,
mais l'effet (de Son Acte) est créé.»
Tout ce que les gens possèdent (enfants, biens matériels ou autres
moyens de subsistance) provient de Dieu. En effet, nous comprenons
d’un verset du Qour'an :
«Tout ce que vous avez comme bienfait provient de Dieu.»
(Qour'an 16/53)
Ou encore :
«Il (Dieu) est Le Seul Dispensateur de tous les biens (...)»
(Qour'an 51/58)
5. LA NON-RESSEMBLANCE AUX CREATURES
Dieu dit :
«(...) Rien ne Lui ressemble (...)»
(Qour'an 42/11)
L'Univers est de Dieu par création et non par engendrement ou par
émanation. Donc Dieu n'est pas pour le monde ce que la terre est pour
l'arbre, ou l'arbre pour le bois, ou le bois pour la table. Parce que la
table vient du bois, le bois de l'arbre, l'arbre de la terre par un cycle de
transformations successives voulu par Dieu. Par conséquent, l'Univers
qui forme l'ensemble des choses créées est tout autre que Dieu, Le
Créateur auquel rien ne ressemble :
- Ni dans Son Entité (Dhat)
Il n'est ni une lumière (contraire de l'obscurité); ni un esprit; ni un
corps dense, épais, translucide ou fin; ni une matière; ni une particule;
ni un homme; ni une étoile; ni aucune autre chose de la création.
Dieu est différent de tout ce que l'on peut imaginer, car notre
imagination est une de Ses créatures.
- Ni dans Son Acte (Fi^l)
L'Acte de Dieu n'a pas de commencement, tandis que tout autre acte
est une créature. Et Il fait surgir toute chose du néant pour lui donner
existence sans que cela soit par le toucher, le mouvement, la proximité
ou l'éloignement.
- Ni dans Ses Attributs (Sifat)
En effet, Dieu S'est fait connaître par Ses Attributs pour que Ses
créatures affirment Son Existence et proclament Son Unicité, excluant
ainsi Sa connaissance par analogie. Car les Attributs de Dieu sont sans
aucune comparaison ni ressemblance. Il est loin d’avoir des
dimensions, des limites, des repères, des membres ou des organes
petits ou grands.On ne peut donc pas se représenter ni imaginer Dieu.
Il est impossible de Lui attribuer :
• le fait de s'asseoir
• l'immobilité ou le mouvement (tous deux liés à l'espace et au
temps qui
sont des créatures)
• les sentiments (émotion, envie, etc.)
• le changement
• le sommeil
• la fatigue (comme l'ont prétendu certains égarés). A ce propos,
nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Certes, Nous (Dieu) avons créé les cieux et la Terre et ce qui est entre
eux en six jours, sans que nulle fatigue Nous ait touché.»
(Qour'an 50/38)
Remarque
Dieu a créé l'Univers sans nul besoin, ni rien qui L'y oblige. Il a donné
existence aux Mondes sans modèle préexistant.
Il n'est pas en contact, par le toucher, avec les choses. Tout est facile
pour Dieu, parce qu'Il est Le Tout-Puissant.
Dès lors, l'une des sagesses de la création en six jours est de nous
enseigner la patience. Autrement Dieu, Le Tout-Puissant, aurait pu tout
créer en un seul instant, s'Il l'avait voulu. Car notre création et notre
résurrection sont pour Lui comme celles d'un seul être.
6. LA SCIENCE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Ils (les Anges) dirent : “Soubhanak" (c'est-à-dire Dieu, qui est exempt
de tout défaut)! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous as appris.
Certes, c'est Toi L'Omniscient, Le Sage.»
(Qour'an 2/32)
Dieu est Le Savant et, par Sa Science qui est éternelle (c'est-à-dire sans
commencement ni fin), Il connaît toute chose dans les moindres détails
avant de la créer; et outre cela, Il connaît Son Entité et la réalité de Ses
Attributs.
La Science de Dieu ne change pas et elle n'est pas, comme la nôtre,
précédée par l'ignorance. En effet, l'être humain est créé dans le ventre
de sa mère d'où il sort complètement ignorant. Puis petit à petit il
grandit, se transforme, apprend à marcher et à parler. Il va acquérir des
connaissances qui se renouvelleront par étapes. Cette mutation
l'acheminera de l'enfance à la vieillesse en passant par l'adolescence.
Ainsi, il aura évolué d'un état de faiblesse à celui de la pleine force,
avant de revenir à l'état de faiblesse. Il est illogique, déraisonnable de
croire que l'être humain est l'auteur de sa propre transformation, ou
que celle-ci soit l'oeuvre du père sur son fils. De même, il est
inconcevable que la nature, qui est elle-même une créature, soit à
l'origine de tels changements. Ainsi donc apparaît la nécessité que
toutes ces mutations soient dues à Celui qui a les Attributs de la Vie, de
la Science, de la Puissance, de la Volonté, et dont l'Existence est
éternelle : c'est Lui qu'on appelle Dieu; Il connaît éternellement tout, le
passé, le présent et le futur. C'est dire que rien ne Lui est caché et qu'Il
sait toute chose dans les moindres détails.
Règle
La Science de Dieu, qui n'a ni commence-ment ni fin, englobe toute
chose.
7. LA PUISSANCE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Certes, Dieu a la Puissance parfaite sur toute chose.»
(Qour'an 2/20)
Dieu est Le Tout-Puissant et, par Sa Puissance qui n'a ni
commencement ni fin, Il crée et anéantit les choses, suivant Sa Science
et Sa Volonté.
Rien ni personne n'échappe à la Puissance de Dieu, et nul ne peut
secourir celui qu'Il veut châtier.
Remarque
Le jugement, du point de vue rationnel, est de trois sortes:
1) Le nécessaire, c'est ce dont la raison ne peut imaginer l'inexistence ou
l'anéantissement : il s'agit de Dieu et de Ses Attributs.
2) Le possible rationnel (ou le contingent), c'est ce dont la raison peut
imaginer l'existence ou la non-existence, comme le monde et tout son
contenu. Ainsi, la raison accepte notre existence ici-bas à un moment
donné et notre inexistence à un autre moment.
3) L'impossible rationnel se rapporte à ce dont la raison ne peut
accepter l'existence, comme un associé à Dieu, ou comme le fait que
quelqu'un puisse être mort et vivant en même temps.
Cela posé, la Puissance de Dieu est l'Attribut qui confère l'existence ou
l'anéantissement. De ce fait, elle ne concerne que le possible rationnel.
S'agissant de l'impossible rationnel ou du nécessaire, il n'est pas permis
de dire que Dieu est capable ou incapable de créer ce à quoi ces notions
se rapportent. En effet, pour rapprocher les idées, on ne pourrait dire
d'un homme qu'il souffre d'une faiblesse dans l'ouïe parce qu'il ne voit
pas avec ses oreilles; car la vue ne concerne pas l'appareil auditif. De
même, ce n'est pas parce que l'on ne peut attribuer la science à un
caillou qu'il est ignorant; car l'ignorance ou la science ne concernent
pas les corps inertes.
A ceux qui disent que Dieu Le Suprême est capable d'avoir un enfant,
car le contraire indiquerait une impuissance de sa part, nous
répondons que cette question est un non sens parce que cela relève de
l'impossible rationnel qui n'est pas concerné par la Puissance de Dieu.
Il est aussi des athées qui demandent si Dieu est capable de créer son
pareil. Là encore, il s'agit d'un impossible rationnel dont l'existence est
rejetée par la raison. La preuve est que Dieu n'a pas de commencement,
et s'il y avait un pareil à Lui, cela impliquerait que celui-là n'aurait pas
non plus de commencement. Or celui qui n'a pas de commencement
n'est pas créé.
Ainsi, ce n'est donc pas parce qu'il est impossible que Dieu ait un
enfant ou qu'Il se soit créé que cela est une preuve d'impuissance, car
encore une fois Sa Puissance ne concerne pas l'impossible rationnel et
le nécessaire.
Règle
Dieu a le Pouvoir de créer tout ce qui, du point de vue de la raison,
peut exister, de même que d'anéantir tout ce qui est anéantissable.
8. LA VOLONTE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«(...) Rien ne peut empêcher l'accomplissement de Sa Volonté (de la
Volonté de Dieu (...).»
(Qour'an 12/21)
Dieu, par Sa Volonté qui n'a ni commencement ni fin, attribue aux
choses, c'est-à-dire à ce qui est contingent, leurs caractéristiques
(espèce, genre, qualité, etc.).
La Volonté de Dieu ne concerne donc ni le nécessaire ni l'impossible
rationnel, mais le possible rationnel. Par exemple un tableau peut être
noir, blanc, vert, etc.; il y a plusieurs couleurs possibles pour le même
tableau. Le fait d'avoir la couleur noire, et non une autre couleur
pourtant possible, résulte de l'Attribution de Dieu. Il en est de même de
la forme du tableau. Ainsi, telle chose est blanche et non rouge, grande
et non petite; telle personne est riche et non pauvre, etc. Rien ne peut se
passer sans la Volonté de Dieu, car nous comprenons d’un verset du
Qour'an :
«Et vous (les créatures) ne voudrez que si Le Seigneur des Mondes
(Dieu) le veut.»
(Qour'an 81/29)
En effet, notre volonté étant créée, elle n'existe que grâce à Dieu. Par
conséquent l'homme a une volonté, mais elle est subordonnée à la
Volonté de Dieu, de sorte qu'il ne voudra que ce que Dieu a voulu qu'il
veuille.
C'est ce que l'imam Abou Ja^far A-tTahawiyy3[3] exprime en disant
(dans le sens):
«La Volonté de Dieu précède toute (autre) volonté (...)»
Donc :
• Tout est régi par la Volonté de Dieu
• Ce que Dieu veut sera, ce que Dieu ne veut pas ne sera pas (qu'il
s'agisse du bien, du mal, des corps, du mouvement, du repos,
etc.)
• On ne s'épargne le mal (péché, maladie, etc.) que par la
Préservation de
Dieu, et on ne fait le bien que grâce à Son Aide
3[3]
L'imam Ahmad Ibnou Mouhammad, dit Abou Ja^far A-tTahawiyy, est l'auteur du célèbre livre de
référence "Al-^Aqidah A-tTahawiyyah", un traité sur la croyance des gens de la droiture (les
Sunnites). Il nacquit à Taha (Egypte) en 239/853 et mourut au Caire en 321/933.
• Aucune créature (pas même les Prophètes) ne peut quoi que ce
soit sans
la Volonté de Dieu
Par conséquent
Rien ne mérite l'adoration si ce n'est Dieu Seul.
9. LA VUE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«(...) Dieu voit parfaitement ce que vous faites.»
(Qour'an 3/156)
Dieu voit toute chose visible, que nous puissions la voir ou pas. Mais
Sa Vue, qui n'a ni commencement ni fin, ne ressemble pas à la nôtre;
elle ne se fait pas par l'intermédiaire d'organes (oeil, iris, cornée,
pupille, etc.) et n'est pas conditionnée par la lumière, la réfraction, la
réflexion, l'obscurité, la distance, la direction, etc. Au contraire pour
voir, l'être humain a besoin de l'organe de la vue (un oeil ou des yeux),
de disposer de lumière, de regarder dans une direction et d'être situé à
une distance donnée par rapport à la chose à voir. En effet, on ne peut
voir une chose placée derrière soi qu'avec un rétroviseur ou un autre
intermédiaire. Mais Dieu, qui n'est ni dans une place ni partout, voit
tout sans aucune notion de distance, car la distance marque la limite
entre deux corps. Et Dieu n'est pas un corps.
10. L'OUIE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Pensent-ils que Nous (Dieu) n'entendons pas leurs secrets et leurs
confidences? Mais si! (...).»
(Qour'an 43/80)
Dieu entend tout ce qui peut être entendu, qu'il s'agisse de choses que
nous pouvons entendre ou pas. Et Son Ouïe, qui est sans
commencement ni fin, ne ressemble en rien à la nôtre. En effet,
l'homme ne peut entendre qu'au moyen d'organes appropriés (oreilles,
conduit auditif, tympan, etc.) qui succombent parfois à l'assaut de la
maladie ou de l'âge. En outre, le son que nous percevons doit être émis
à une certaine fréquence et intensité pour être audible sans nuisance,
car d'après les observations, à 180 décibels, les tympans éclatent. Ainsi,
une explosion peut induire des lésions auditives irréversibles.
L'intensité du son n'est pas seule en cause, la durée d'exposition est
aussi nuisible. Mais Dieu, qui n'est ni dans une place ni dans toutes les
places, et qui ne ressemble pas à Sa créature, entend tout. Nous
pouvons donc nous adresser à Lui sans passer par un quelconque
intermédiaire. Ce qui n'exclut pas de Lui demander de nous accorder
un bienfait par le grade du Prophète Mouhammad (Que Dieu l’élève d’avantage en
grade), ou d'un Saint.
11. LA PAROLE
D'un verset du Qour'an, nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«(...) Dieu parla à Moïse.(...)»
(Qour'an 4/164)
C'est dire que Dieu a l'Attribut de la Parole mais, comme tous Ses
autres Attributs, elle ne ressemble pas à la nôtre et ne nécessite aucun
organe phonatoire. En effet, Dieu n'a pas de bouche, et Sa Parole qui est
de toute éternité, c'est-à-dire sans commencement ni fin, ne comporte
ni lettres, ni mots; ce n'est ni une langue (l'arabe, le grec, l'hébreux, le
français, etc.) ni un langage sonore ou vocal.
Moïse entendit donc cette Parole sans débit de voix,
et comprit ce que Dieu a voulu qu'il comprenne. Par la suite, il
communiqua le Message reçu en s'exprimant dans la langue de son
peuple qui est l'hébreux. En effet, nous comprenons d’un verset du
Qour'an :
«Et Nous (Dieu) n'avons envoyé de Messager que parlant la langue de
son peuple, afin qu'il les éclaire (...).»
(Qour'an 14/4)
Remarque
Ainsi, dire que le Qour'an, la Thora ou l'Evangile (et non les évangiles)
sont la Parole de Dieu a deux significations :
1. Soit c'est la Parole de Dieu qui est Son Attribut; auquel cas cette
Parole n'est ni en arabe, ni en une autre langue, ne s'exprime pas par
des lettres ou une voix, ne ressemble pas à la nôtre, n'a pas de
commencement, et n'est pas quantifiable.
2. Soit il s'agit des expressions de cette Parole que l'on peut trouver
dans les Livres Saints. C'est à travers ces expressions qu'on comprend
ce que Dieu a dit par Sa Parole, qui n'est pas composée de lettres, et qui
n'est ni une voix ni un langage. Ainsi, si nous écrivons au tableau les
mots Allah, Dieu ou God, cela ne signifie pas que Dieu s'incarne dans
le tableau, ou qu'il y a trois dieux. Au contraire, il s'agit de trois
expressions indiquant que nous parlons du Créateur qui n'est pas ces
lettres écrites. C'est dans ce sens que nous disons que les versets qu'on
trouve dans le Qour'an expriment la Parole de Dieu. Ainsi, nous
comprenons d’un verset du Qour'an :
«Et si l'un des associateurs te demande asile, accorde-le lui afin qu'il
entende la Parole de Dieu, car ce sont des gens qui ne savent pas. Puis
fais-le parvenir à son lieu de sécurité.»
(Qour'an 9/6)
Il s'agit ici de lui faire entendre l'expression de la Parole de Dieu, à
savoir les versets du Qour'an, et non pas la Parole divine de Dieu, qui
est Son Attribut. Quant au verset 164 de la sourate 4, qui signifie : “(...)
Dieu parla à Moïse”, on en déduit que Dieu parle, mais que Sa Parole,
qui est Son Attribut, est différente de la nôtre, et c'est celle-là que Moïse
a entendue.
Règle
Par Son Attribut qui est la Parole (qui n'a ni commencement ni fin),
Dieu, entre autres, ordonne, permet, interdit, avertit, informe et
annonce la bonne nouvelle.
12. LA VIE
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«Et place ta confiance en Le Vivant (...).»
(Qour'an 25/58)
Dieu est Le Vivant, mais Sa Vie (sans commencement ni fin) n'est pas
conditionnée, comme la nôtre, par un ensemble de choses composées et
indispensables, tels que l'âme, la chair, les muscles, les os, le sang, la
peau, etc.
Dieu est Le Vivant qui n'a besoin de rien, tandis que nous, les mortels,
dépendons entièrement de Lui.
Règle
Il est Vivant, d'une Vie ni acquise ni précédée (par quelque chose).
13. LE NON-BESOIN
Nous comprenons d’un verset du Qour'an :
«O vous les hommes! vous avez besoin de Dieu, et Dieu n'a pas besoin
de Sa créature.»
(Qour'an 35/15)
Toute chose a besoin de Dieu, car il n'y a rien qui existe sans Sa
Création. Notre existence dépend de Lui, c'est Lui qui nous a fait surgir
du néant. Ainsi, tout ce que nous faisons ne peut exister sans la
Création et la Volonté de Dieu.
Dieu est L'Eternel (Qadim) qui n'a jamais cessé d'exister. Il n'a donc
besoin de personne pour Lui donner l'Existence, la Science, ou tout
autre de Ses Attributs.
Il n'est pas un corps pour dépendre d'une place. De ce fait ^Aliyy
Ibnou Abi Talib, le cousin du Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade), a dit que
Dieu a créé le Trône non pour le prendre comme emplace-ment, mais
pour manifester Sa Puissance. En effet, le Trône est, du point de vue
volume et masse, le plus grand des corps que Dieu a créés.
Ainsi, pour nous donner une idée de l'immensité du Trône, le
Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade) a dit (dans le sens):
«Les cieux et la Terre par rapport au Koursiyy4[4] sont comme un
anneau dans le désert; et le Koursiyy par rapport au Trône est comme
un anneau dans le désert.»
(Hadith rapporté par Ibnou Hibban)
L'imam Abou Mansour A-tTamimiyy Al-Baghdadiyy rapporte cette
parole de ^Aliyy (que Dieu l'agrée) :
«Dieu était, et nul emplacement n'existait. Et maintenant (c’est-à-dire
après avoir créé le lieu), Il (Dieu) est comme Il était (c’est-à-dire non
circonscrit par un espace).»
De même l’imam Abou Ja^far A-tTahawiyy, dans son livre “Al-
^Aqidah A-tTahawiyyah”, dit (dans le sens):
«Il (Dieu) n’est pas, comme les créatures, cerné par les six directions
(devant,derriere, haut, bas, gauche et droite).»
Car si Dieu était dans un lieu, Il aurait des dimensions; et celui qui a
des dimensions est une créature, et non Le Créateur.
Quant à l'Ascension du Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade), il faut savoir
qu'elle
n'avait pas pour but de lui faire atteindre un emplacement où se serait
trouvé Dieu Le Suprême, car une telle croyance fait sortir de l'Islam. Il
s'agissait en fait de le glorifier et de l'honorer en lui montrant les
merveilles de l'Univers supérieur. En outre, Dieu a voulu que
Mouhammad Le voit avec son coeur (et non dans son coeur).
Quant aux versets desquels nous comprenons :
«Puis il s'approcha, toujours plus, jusqu'à n'être éloigné que d'une
distance de deux coudées et moins encore.»
(Qour'an 53/8-9)
il est question de l'Ange Gabriel que le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade) a
vu pour la deuxième fois, sous sa forme réelle avec ses 600 ailes, sans
perdre connaissance, parce que Dieu l'avait fortifié et ren-forcé. Alors
qu'en le voyant pour la première fois à la Mecque (Makkah) dans un
endroit appelé Ajyad, il s'était évanoui.
4[4]
C'est une autre grande créature de Dieu.
Et l'imam Ja^far A-sSadiq (que Dieu l'agrée) a dit (dans le sens):
«Celui qui prétend que Dieu est dans une chose, sur une chose ou issu
d'une chose n'est qu'un associateur. Car si Dieu était dans quelque
chose, Il serait circonscrit; s'Il était sur quelque chose, Il serait porté et
s'Il était issu d'une chose, Il serait créé (...).»
Cette affirmation est en parfaite concordance avec ce qu'a dit le
Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade), en s'adressant à Dieu (dans le sens):
5[5]
«(...) O mon Dieu! (...) Tu es A-dhDHahir , alors il n'y a rien au-
dessus de Toi. Et Tu es Al-Batine6[6], alors il n'y a rien au-dessous de
Toi (...)»
Al-Bayhaqiyy, à propos de cette invocation, a dit (dans le sens):
«Et puisqu'il n'y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous de Lui, Il
existe sans place.»
Ainsi, tout en connaissant ce qui se passe partout (ensemble des lieux,
places et endroits), Dieu régit tout par Sa Volonté, sans s'incarner dans
Sa créature :
• ni dans les cieux
• ni sur la Terre
• ni dans une place
• ni dans toutes les places
• ni partout
Remarque
C'est parce que le Prophète (Que Dieu l’élève d’avantage en grade) nous a appris
que la direction (Qiblah) des invocations est le ciel que nous levons les
mains vers celui-ci; et c'est parce qu'il nous a enseigné que celle de la
prière est la Ka^bah à la Mecque, que nous nous orientons vers cette
maison sacrée.
Règle importante
5[5]
A-dhDHahir en arabe veut dire qui est apparent, mais utilisé pour Dieu Le Suprême il signifie que
les preuves rationnelles témoignent de Son Existence, Sa Puissance, Sa Science, Sa Volonté. En
effet, toute chose donne la preuve rationnelle de l'Existence de Dieu.
6[6]
Al-Batine en arabe veut dire le caché, mais utilisé pour Dieu il signifie Celui qui connaît l'intérieur
des choses, leur vérité; ou encore, c'est Celui qui n’est pas atteint par les illusions, et cette dernière
explication est la meilleure.
Il faut croire que Dieu n'a besoin de rien, car Il existait avant toutes Ses
créatures. Et après les avoir créées, Il est (maintenant) comme Il a
toujours été.