Cours d�ergonomie by HC111204192656

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									                               Ergonomie - Survival Kit
                                      V 1.5




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                       conseillée, encouragée et souhaitée (copiez cette page avec).

Mr R. Patesson ne peut être tenu responsable des erreurs présentes dans ce survival kit. A vrai dire il ne
          peut être tenu responsable du survival kit lui même. N’allez pas l’embêter avec ça.

    Les ajouts personnels sont notés en italique, ces passages sont donc encore plus sensibles aux erreurs
                                (et pas parce qu’ils sont en italique bien sûr !)



HISTORIQUE
05/01/96      V 1.*       Plein de fôtes d’aurtograf. D’abord fournir un working draft, ça urge, on
                           corrigera après ! Attention le dernier cours n’est pas encore intégré.
              V 1.3        Disons que c’était la première version stable.
              V 1.4        Et hop ! une déf des incidents critiques qui tient la route, une.
              V 1.5        Des réponses en plus à des questions subsidiaires (merci D. pour les
                           réponses).

CREDITS
     Les notes de N. qui sont incroyablement bien torchées et vachement complètes. Si ses notes
      n’avaient pas été là au bon moment ce survival kit serait probablement plein de lacunes et pas si
      survival que ça ! (Flûte, j’aurais dû lui proposer d’aller boire un chocolat chaud chez Pouchkine ;) )
1     Définition de l’ergonomie
      Plusieurs définitions ont été proposées par différents auteurs:
       Mc Cormick (1957): “Adaptation for human use of work equipment, work space, work
          environments”.
       M. De Montmollin (1986): Science du travail qui, pour son étude, n’est pas liée à un seul aspect
          (comme par exemple l’économie ou la santé).
       Gdel (1983): Etude quantitative et qualitative du travail dans l’entreprise tant sur le plan des
          conditions de travail que de l’amélioration de la productivité.

          Cette définition est trop orientée vers l’entreprise et la productivité. Par ailleurs l’homme n’est pas
          cité, pourtant c’est un élément clé. Remarquons qu’il existe plusieurs sortes d’ergonomie dont
          certaines ne sont pas orientées vers l’entreprise. Ex: ergonomie domestique, ergonomie sportive,
          ergonomie scolaire.
         J.M Faverge et Coll. (1958): L’adaptation du travail à l’homme.

          Cette définition fournit les deux éléments de base: l’homme et le travail. L’ergonomie se focalise
          donc sur l’adaptation du travail à l’homme et non le contraire. L’homme est considéré dans un sens
          large.
         De Montmollin (1967): L’ergonomie est une technologie des communications dans les systèmes
          hommes-machines.

          Permet de mettre en lumière la notion de système et de communication entre l’homme et la (les)
          machine(s). Le système comprend aussi l’environnement et son étude par l’ergonomie va donc
          mener à une science pluri-disciplinaire incluant des aspects psychologiques, physiologiques mais
          générant également des connaissances qui lui sont propres (ex: ergonomie cognitive) ainsi qu’un
          feedback vers les autres sciences.
         A. Wisner (1966) et SELF: Société d’Ergonomie de Langue Française (1988): L’ensemble des
          connaissances scientifiques relatives à l’homme et nécessaires pour concevoir des outils, des
          machines et des dispositifs qui puissent être utilisés avec un maximum de confort, sécurité et
          efficacité.

      Les buts et enjeux de l’ergonomie sont les suivants:
2,6    Confort: le confort est une amélioration des conditions de travail et la diminution de la fatigue (le
          confort serait-il relatif ???). Le confort est important en ergonomie car il est un des critères qui
          justifie la démarche ergonomique. Il concerne les postures, l’ambiance sonore, thermique,
          lumineuse, athmosphérique, la charge mentale et physique. Il n’est donc pas uniquement lié à des
          considérations physiques.
       Efficacité: augmentation de l’efficacité. Ce terme a une consonance de productivité (selon Gdel,
          l’efficacité est le rapport production/coût production), ce qui est un peu paradoxal avec les notions
          de confort et de sécurité. On préfère efficience (déf: obtention de bons résultats pour un travail
          donné) qui est plus qualitatif que quantitatif comme l’efficacité. Cette efficience est aussi un
          critère de justification pour l’intervention ergonomique.
       Sécurité et prévention des accidents: la fréquence et la gravité des accidents peut être grandement
          diminuée en prenant soin de l’aménagement des équipements.
       Elimination des risques de maladies professionnelles: l’ergonomie permet de supprimer les causes
          de maladies professionnelles. Par ailleurs, les maladies professionnelles coûtent très cher,
          l’ergonomie a donc là une excellente justification économique.
       Gestion de la complexité technologique: le développement technologique rend les systèmes actuels
          terriblement complexes. Il faut donc combler le fossé humain-technologie. C’est le rôle de
          l’ergonomie de faire en sorte que les possibilités psycho-physiologiques des êtres humains ne
          soient pas dépassées.
       Gestion du changement technique: le changement technique est source de résistance, de difficultés
          d’adaptation. L’ergonomie, par l’aspect étude de l’activité qu’elle apporte peut adoucir ce
          changement.
       Parcellisation du travail: bien que précédemment à la mode (et introduite par Ford avec le travail à
          la chaîne), la parcellisation du travail n’est plus appréciée. L’ergonomie permet d’adapter ce
          système (toujours nécessaire dans certains environements) afin d’augmenter la satisfaction (le
          confort ?) des travailleurs.
           Lien entre l’acheteur et l’utilisateur: l’ergonome en préconisant des méthodes participatives entre
            des acheteurs et utilisateurs d’un même produit permet de faciliter la transition vers ce produit.
           Gestion des dysfonctionnements: se base sur le fait que le travail normal est un concept inexistant.
    3       Malheureusement, le dysfonctionnement est rarement pris en compte dans la description d’une
            tâche. Cette lacune conduit à des procédures inadaptées et/ou non performantes car elles
            impliquent une improvisation de l’utilisateur qui ne dispose pas toujours des outils nécessaires.
            Remarquons que les travailleurs raisonnent souvent en termes de dysfonctionnements.
           Concurrence commerciale: l’ergonomie devient un argument de vente qui est souvent utilisé à
            contre propos. La définition claire et précise et l’étude de l’ergonomie permet de stopper certaines
            déformation de son sens.

        En Belgique, les aspects ergonomiques dans les entreprises doivent être pris en charge par le chef de la
        sécurité ainsi que le médecin du travail.

        Finalement, il ne faut pas confondre ergonomie et ergologie, ce dernier terme étant l’étude du travail
        musculaire.

        Activité et travail

        Différence tâche et activité
           Tâche: ce qui est à faire.
           Activité: Ce qui est fait. La différence entre tâche et activité provient des notions suivantes:
                 Tâche prescrite: telle que conçue par la personne qui a élaboré la tâche. Elle est surtout
                      définie en termes de buts à atteindre et comprend beaucoup de sous-entendus.
                 Tâche effective: telle qu’elle est perçue par la personne qui réalise la tâche. Elle intègre
                      les interprétations de la personne qui réalise la tâche concernant les sous-entendus. Cette
                      tâche est difficile à formaliser car elle comprend une multitude de sous-cas (incluant les
                      dysfonctionnements).

        Au niveau de l’ergonomie on s’intéresse à l’activité (on étudie ce qui est fait concrètement) afin de
        pouvoir plus tard adapter la tâche (car l’ergonomie cherche à adapter la tâche à l’homme et non le
        contraire).

        Analyse du travail
        On définit l’analyse du travail de la manière suivante: C’est l’étude des méthodes des mesures utilisées
        dans l’évaluation du travail. Ces méthodes et mesures étudient les facteurs influencant l’efficacité et
        l’économie de la situation analysée. L’ergonomie utilisera beaucoup l’analyse de travail comme un
9
        outil permettant de fonder des propositions qui correspondent aux besoins des utilisateurs. Cette étude
        n’est pas uniquement réalisée sur une situation existante mais peut aussi couvrir une situation à venir
        (simulation, expérimentation).

        Quelles sont les différentes phases de cette étude ?
         Mesure
         Analyse
         Synthèse

        Mesure de l’activité
           Par observation directe
           Par expérimentation (sur le terrain ou simulations)
           Par entretiens libres
           Par entretiens structurés (ex: incidents critiques1, questionnaires)

        1
         Une méthode utilisée pour déterminer les exigences d’une fonction en étudiant les incidents, les traits
        saillants, les comportements particuliers qui frappent les observateurs et semblent expliquer des échecs
        ou des succès remarquables. Exemple: on utilise cette méthode pour évaluer l’impression donnée par un
        professeur. Exemple de question: parmi les professeurs pensez aux meilleurs d’entre eux et ce qu’ils ont
   Par analyse de erreurs
   Par analyse des historiques (étude des traces)
   Par observation enregistrées

Premier cas d’ergonomie industrielle (ergonomie corrective)
Contexte: système de “help desk” où des gens répondent à des questions en consultant des informations
sur un terminal. Il y a potentiellement 14 demandes à traiter en // et le service est saturé. D’ou la
question suivante:
 Faut il augmenter le nombre de gens (et de terminaux) qui répondent aux questions (il manque 4
     postes) ?
 Faut il modifier le système afin d’augmenter la “production” ?

Les faits:
 La recherche d’infos se fait sur 4 écrans.
           Ecran adresses: 49 zones d’info.
           Ecran solde: 41 zones.
           Ecran mouvement: 41 zones.
           Ecran historique: 55 zones.
 Chaque tâche est détaillée dans un manuel sous la forme d’une suite d’étapes à réaliser.

Les observations :
 Libres:
         L’activité est différente parce que les méthodes prescrites sont improductives.
         En cas de problème la “déviance“ est utilisée comme raison de sanction.
         Il y a un fort passage d’un écran à l’autre car il n’y a pas de redondance d’infos.
         Les gens notent sur des papiers car ils ne retiennent pas l’info dans leur mémoire
             immédiate (ce qui fait perdre avec le point précédent 25 % du temps).
 Systématiques:
         On fait dessiner les écrans par les employés: seules les zones “utiles” apparaissent.
         On fait classer les zones par utilité: toutes les zones utiles (car utilisées fréquemment) ne
             sont pas toutes retenues (pq ?).
         On fait verbaliser les procédures: les gens ont du mal à exprimer ce qu’ils réalisent.
         Les gens culpabilisent lorsqu’on les interroge: modification de la mesure par la mesure.
         On fait dessiner aux gens l’écran idéal: après avoir classer les champs par pourcentage de
             sélection, on peut voir trois classes de champs: ceux choisis à 44%, ceux à 26% et ceux à
             11 %.

Les résultats:
          Il faut éviter de disperser l’information connexe: au lieu d’adopter une vue
               informationnelle (ex: tout ce qui concerne les mouvements sur un écran, tout ce qui
               concerne les renseignements personnels sur un autre), adopter une vue fonctionnelle (ex:
               rassembler tout ce qui concerne la consultation des mouvements pour une personne sur
               un écran).
          En augmentant de 25% la productivité, on gagne les 4 personnes.
          Finalement on a rajouté les 4 écrans (sic) car:
                     Le système n’était pas amorti.
                     Les modifications devaient être facturées sur le budget du service informatique
                        qui était bouclé.

Deuxième cas d’ergonomie industrielle (ergonomie de
conception)
Contexte: le porte monnaie électronique (carte Proton).


fait ayant attiré votre attention. Même question pour les moins bons. On en tire des incidents critiques
postifis ou negatifs.
Quelques caractéristiques:
 Il faut en faire le design en partant de zéro.
 Utilisé par tout le monde.
 Prévu pour être construit en grande série.
 Difficilement modifiable une fois distribué.
Les trois derniers points identifient le concept de produit.

Une maquette est déjà développée qui se base sur le système de payement par Carte Bleue dans les
restos francais. L’appareil est un espèce de terminal portatif à utiliser suivant une séquence de 7 étapes
bien fixées.

Le projet est pris en main par des informaticiens on observe une caricature (robotisation ?) de
l’activité qui est due au fait que l’informaticien se met dans la peau de l’utilisateur sans se départir de sa
personnalité d’informaticien (cartésien ?). On a alors une dichotomie de la vision de l’activité: point de
vue de l’informaticien: vue caricaturale, et point de vue de l’ergonome: l’activité réelle (???).

On pose à l’equipe ergonomique les questions suivantes:
 La prise en main est elle OK ?
 L’appareil n’est il pas trop lourd ?
 L’appareil rentre-t-il dans des normes ergonomiques ?
 On demande également un point de vue concernant le logiciel.

Les faits:
 7 étapes dont on ne change pas l’ordre pour payer.
 Système copié sur la carte bleue des restaurants.

Les observations (faites à l’aide de simulations, d’expérimentations):
 La transaction est trop longue.
 Les deux mains sont occupées quand on tient le terminal (une main pour tenir, une pour taper).
 L’appareil passe de main en main répétivement.
 Les deux personnes intervenant dans la manip sont bloquées.
 Il peut y avoir des confusions au niveau de l’affichage.
 Le terminal contient de l’argent (virtuel)  on doit y faire attention.

Les résultats:
 On utilise un terminal bi-face (deux displays au lieu de un), la carte servant de paravent entre les
    deux parties.
 Le terminal peut être fixé à un comptoir.
 Procéder par analogie avec la carte bleue est une erreur.
 Des signaux sonores indiquent le déroulement de l’opération.
 La séquence est ramenée à une étape, les cas “spéciaux” sont déclenchables au moyen de touches
    séparées.
 La machine n’a plus rien en commun avec son prototype de départ.
 Le résultat n’a pu être atteint que par la simulation et pas par des réflexions intenses.

Troisième cas d’ergonomie du matériel (et analyse du travail)
Contexte: demande provenant de designer de meubles de bureau: “Qu’est ce que le travail de bureau ?”.
Il faut savoir que, en Belgique, 60% des travailleurs sont ce qu’on appelle des “cols blancs” et parmi
ces 60%, 40% occupent des postes qualifiables en terme de travail de bureau.

Cette étude a été réalisée de 1988 à 1993 auprès des cadres de 27 sociétés.

Observations (directes et interviews) + recherche bibliothéquaire (Wurmser, Trist, Kling, Iacono). Ces
auteurs ont des points de vue différents sur le travail (points de vue technologique, intellectuel, social,
déroulement temporel du travail …). Pour un ergonome il ne faut pas se focaliser sur un aspect mais
tout englober.
On commence par comparer le travail de bureau avec le travail industriel. La première différence est
dans la nature des objets qui sont manipulés (travail industriel: objets physiques, travail de bureau:
informations). On crée ensuite une grille avec trois colonnes:
 Temps
          Succession (répétitf ou non)
          Ordre (contraignant ou non)
          Continuité (interruptible ou non)
 Espace (poste de travail)
          Mono ou multi-fonctionnel: plusieurs activités au même endroit (pas forcément
              simultanées).
          Partagé, non partagé, individualisé.
          Accumulable ou non (???)
 Nature des tâches
          Poste mono ou multi-tâche.
          Poste à activité spécialisée ou généralisée.
          Objets sur lesquels portent l’activité: identiques, différents.

     Activité type                Temps                        Espace                    Nature
     Activité n° 1          Non répétitive, ordre         Monofonctionnel          Monotâche spécialisé
                            peu important, etc…           individuel etc…
          …                          …                           …                          …
     Activité n° 40         Répétitif, ordre peu          Plurifonctionnel         Pluritâche spécialisé
                              important, etc…               partagé etc…

On remplit de cette manière les cases pour les quarante activités identifiées lors de l’observation
directe.
Les caractéristiques du travail de bureau que l’on a découvertes grâce à cette grille sont les suivantes:
 Non répétitivité: 6% des postes représentent du travail répétitif.
          La gestion personnelle est importante.
          Incertitude sur ce qui va se passer à court terme.
          Difficile de mesurer la productivité.
 Simultanéité spaciale des activités: plusieurs procédures simultanément, les tâches se déroulent au
     même endroit.
          Problème de disponibilité.
          Problème de rangement.
          Problème d’aménagement de l’espace.
          Problème de partage des moyens (ressources).
 10 à 15% du temps est passé au téléphone.
          Génération d’interruption dans l’activité.
          Il faut mémoriser le contexte dans lequel on était.
 75% des appels sortants n’aboutissent pas.

Aspects topologiques de l’activité humaine
Il existe quatre classes d’activité:
1. Niveau moteur (physiologique): posture, mouvement etc …
2. Niveau informationnel: traitement de l’information :capter, filtrer et émettre etc…
3. Niveau régulatoire (système): coopération, régulation et interaction etc …
4. Niveau intellectuel (cognitif, mental): se fixer un objectif, quel chemin utiliser etc … On utilise
     dans ce but des représentations mentales qui sont beaucoup étudiées.
Ces 4 ensembles d’activités sont non disjoints .
Note: l’ergonomie cognitive est en fait l’étude dans les niveau 2,3 et 4.

Considérons la conduite d’une voiture, on a le niveau
1. Physique: être assis dans le siège et tourner le volant, appuyer sur les pédales.
    2.   Informationnel: voir2 les panneaux routiers, voir la ligne blanche continue, ne pas faire attention au
         bruit des autres voitures .
    3.   Système: interpréter la signification d’un panneau routier, freiner lorsque l’on voit les feux stop du
         véhicule qui précède, tourner et mettre son clignotant.
    4.   Cognitif: adapter un itinéraire en cas d’embouteillage, faire un geste brusque pour éviter un animal.

    Ergonomie physiologique
    Concerne les aspetcs posturaux et les mouvements (=étude de l’activité du niveau moteur). Lié à
    l’activité motrice, à l’espace de travail.
    Dans ce contexte on parle d’aspect situationnel (à opposer au fonctionnel qui se focalise sur l’utilité de
    l’équipement). L’homme dont on considère l’interaction situationnelle avec l’objet est appellé
    utilisateur (à opposer avec opérateur pour l’interaction fonctionnelle).

    Aspects posturaux
    Question classique: un meuble donné (chaise, bureau) est il ergonomique ?
    Réponse: cela dépend de l’utilisateur, de la durée d’utilisation et de l’utilisation elle même.

    L’ergonomie fait référence à l’anthropométrie mais s’en démarque clairement de par l’ajout de données
    contextuelles (ex: on ne prendra pas la même largeur de bassin pour un siège d’avion 1ère classe et
    economic class). L’anthropométrie classique va elle se focaliser sur la comparaison des mesures de
    différentes ethnies.

    Néanmoins, il faut quand même se fixer une taille pour construire, par exemple, un siège. Donc on
4   utilise des données anthropométriques. Les données utilisées en ergonomie ne sont pas les moyennes:
    on prend par exemple une mesure y telle que P(xy)=.95, c’est-à-dire que la taille soit OK pour 95% de
    la population (l’utilisation de la moyenne serait catastrophique, une personne sur deux serait
    mécontente).
    Finallement certaines mesures utiles en ergonomie ne sont pas intéressantes en anthropométrie. Ex:
    distance entre la cuisse et le sol en position assise.

    De toute façon, le meuble le plus ergonomique est celui qui s’adapte à tout le monde, cela peut
    introduire une certaine complexité dans le matériel. Notons qu’un matériel ergonomique est inutile si il
    est mal utilisé (posture dans un siège).

    Certaines contraintes ergonomiques sont paradoxales:
     Le frein à main doit être difficile à débloquer sauf si on appuye explicitement et plus ou moins fort
        sur le bouton.

    Aménagement du poste de travail
    Au niveau de l’aménagement d’un poste de travail on va pas mal parler de normes ergnomiques (qui
    des fois sont des normes de constructeur). Toujours à propos de ces normes, elles peuvent être un
    refuge. Comme exemple: la norme concernant le niveau sonore est fixée à 85 dB ce qui en fait est trop
    fort pour être supporté perpétuellement. Enfin, des normes ne sont pas universelles (ex: des sièges de
    tracteur américains qui étaient inadaptés pour les petits japonais maigrichons ;) ). Même chose pour les
    étançons de 80 Kg faits pour les mineurs américains balaises. Ca ne marche plus en Thailande. Ce type
    de problème est courant dans les cas de transferts de technologie.

    Aménagement du poste de travail en informatique (= travail à l’écran)
    Concerne 2 millions de travailleurs en Belgique.

    Posture idéale au niveau de la hauteur du siège: le plat des mains sur la clavier doit être le
    prolongement des avant bras, un repose pied n’est pas toujours inutile.

    Principalement des plaintes concernant les yeux, la tête et le dos.

    2
     Voir est préferable à lire qui indique une compréhension ce qui est précoce à ce stade là (!!!
    Interprétation personnelle !!!).
    Troubles visuels et occulaires liés au travail à l’écran
    Différence visuel (la vision) et occulaire (l’oeil en tant qu’organe).

    Plusieurs sortes de douleurs du point de vue des yeux et de la tête:
    1. Picotement de yeux: symptômes occulaires.
    2. Vision trouble, yeux brumeux, franges colorées: symptômes visuels.
    3. Céphalées frontales ou occipitales: maux de tête.
    4. Vertiges.

    L’écran ne doit pas être mis en cause dans tous les cas (même si il est la cause d’une majorité des
    problèmes), par exemple les céphalées peuvent être causées par un niveau sonore perpétuel trop élevé
    que pour qualifier le lieu de calme.

    Quelles sont les causes physiologiques de problèmes ?
8    L’âge.
     La nécessité de fixer l’écran (distance de 50cm , par exemple) et des documents (distance
        moindre), d’ou une fatiguabilité de l’oeil. Peut entraîner la presbytie à long terme. La presbytie est
        le vieillissement du muscle permettant l’accomodation, c-à-d le cristallin, ce qui rend la vision de
        près difficile. On utilise pour mesurer l’accomodation nécessaire l’unité dioptrie = 1 / n , n étant la
        distance à l’objet. La législation européene impose un contrôle permettant de discriminer les causes
        de problème de vue: “naturelles” ou ordinateur. Dans le cas d’une presbytie causée par le travail à
        l’écran, la législation oblige l’entreprise à payer des lunettes bi-focales.
     Correction du problème de vue dans la vie courante qui n’est pas possible avec l’écran (par
        exemple rapprocher une feuille de papier pour compenser une presbytie)  les problèmes
        surgissent lors du travail à l’écran alors qu’ils existaient déjà.
     Etat de santé.
     Médicaments éventuellement pris.

    Quelles sont les causes ergonomiques de problèmes ?
     les couleurs de l’écran: sujet “bateau” tout ce qu’on peut dire c’est que des couleurs de longueur
        d’onde très différentes obligent une adpatation de la rétine perpétuelle quand on passe d’une
        couleur à une autre (couleur projetée à un endroit différent sur la rétine).
     Contraste entre le sombre d’un affichage blanc sur noir et le clair d’un document papier (noir sur
        blanc), fatiguant en cas de passage perpétuel du papier à l’écran. Ceci est dû au fait que la rétine
        s’adapte à la quantité de lumière qui lui tombe dessus (processus chimique dans les batonnets ?),
        avec un passage contraste positif / négatif ,cette adaptation est perpétuelle (on préconise donc les
        écrans à constraste positif).
     Luminance: quantité de lumière émise (unité lumen ?). Le contraste est le rapport entre deux
        luminances. En ergonomie on aime bien les contrastes faibles, c’est-à-dire de 1 à 20 (contraste
        tableau vert / mur blanc = +- 50).
     Reflets: en ergonomie, on aime pas les lumières se projettant directement sur un écran. Deux sortes
        de reflets:
             1. Reflets spéculaires: point précis sur l’écran.
             2. Reflets diffus: luminosité se projettant directement sur l’ecran.

        Effet de bord des reflets: pour éviter un reflet, les gens changent de posture  maux de dos
        potentiels.
       Nature de l’activité (!!!): le tableau suivant montre que plus on est “intéressé” par l’outil
        informatique (ou bien plus il est nécessaire), moins on se plaint.

                Fonction                   Intérêt (1-7)              Plainte (1-4)     Exigences (1-7)
          Terminaliste              2,82                       2,52                    5,94
          Programmeur               5,67                       1,75                    6,90

       L’écran peut aussi servir de bouc émissaire concernant des plaintes que les gens ont à formuler au
        niveau de l’organisation en elle même.
       Durée du travail à l’écran: on fixe 4 heures comme limite. Après cela, il faut une pause.
    On a jamais pu prouver que l’écran émettait des radiations nocives. Au fait quelles sont les radiations
    émises par un écran ?
    1. Radiations ionisantes (ex: rayons X): environ 10 à 100 * inférieures au niveau minimal
        admissibles. Le rayonement X naturel est plus fort que celui du tube.
    2. Radiations optiques (visibles, IR ou UV): les UV favorisent les cancers (mélanomes malins), la
        cataracte mais la quantité ici est inférieure à celle d’un néon.
    3. Electro-magnétiques (hertziennes = fréquences basses): émises surtout sur les cotés (plaques de
        déviations ???) et vers l’arrière (grille du canon à électron ???).
    4. Electro-statiques: électricité statique.

    Troubles posturaux liés au travail à l’écran
    Les troubles posturaux peuvent être causés par le travail à l’écran étant donné que celui ci rigidifie la
    position de l’utilisateur. Il y a donc des contraintes statiques du point de vue des muscles, dès lors
5
    accumulation d’acide lactique, ce qui peut causer des douleurs( crampes). En conséquence, “la” posture
    “idéale” n’existe pas, il y a un ensemble de postures qui permettent de conserver le confort par rapport
    au poste de travail.

    Les parties sensibles lors du travail à l’écran sont les suivantes:
     Les bras: il faut une posture permettant de reposer les bras.
     Les mains (poignets): un repose poignet n’est pas inutile. Par ailleurs pour garder les poignets dans
        la prolongation des avant bras (c-à-d pas tordus) les claviers en “V” peuvent être utiles.
     Le bas du dos
     La nuque

    Un problème typique lorsque l’on tape au clavier et plus généralement dans les mouvements répétitifs:
    le R.S.I. (Repetitive Strain Injury). Le RSI est en fait une usure3 prématurée des cartillages due aux µ
    frottements introduits par les mouvements répétés et locaux. Par conséquent, le cartillage blessé
    cicatrise, ce qui peut causer de l’arthrose car la partie cicatrisée ne remplit plus son rôle de cartillage
    (ça “grippe”).

    Un autre problème lié au travail à l’écran est le mal au dos. Celui ci est dû à une posture incorrecte qui
    entraîne une déformation des disques cartillagineux (hernie discale).


                                                                                           Etirement

            Disque
         cartillagineux                               Vertèbre                            Le nucléus se
                                                                                          déplace.

                                                                     Compression
                                          Nucléus

                            (a) Position correcte                     (b) Position incorrecte




    Ergonomie cognitive
    L’ergonomie cognitive a trait au fonctionnement intellectuel. Elle considère l’homme comme une unité
    de traitement dans un système d’information.

    L’homme réagit à des signaux, dès lors:

    3
      Attention ! N. et moi n’avons pas la même interprétation du R.S.I. dans nos notes. La différence
    provient de la source des µ frottements, l’alternative étant qu’ils sont causés par des positions quasi-
    statiques au niveau des articulations. C’est alors que diverses causes (ex: vibrations) provoquent ces µ
    frottements. Prudence donc.
        Quels sont ils ?
        Quelles sont les représentations qu’on en a ?
        Quelles sont les réactions résultantes ?

     Plusieurs modèles existent dont celui de Gagné.
 7   Gagné dans son modèle considère que dans le traitement des signaux, l’homme met en jeu trois
     fonctions et deux zones de stockages.

     Les fonctions:
     1. Réception : Conversion { auditif, olfactif, visuel, tactile, etc…} en analogique (influx nerveux) +
         tri entre ce qui est un signal intéressant et ce qui ne l’est pas.
     2. Identification - discrimination: attribution d’une nature (syntaxe ?) aux signaux et discrimination
         consciente des signaux inutiles.
     3. Interprétation: attribution d’un sens (une sémantique ?) aux signaux.

     Les zones de stockage:
     1. La mémoire immédiate: de capacité limitée.
     2. La mémoire à long terme.

     Quelques remarques concernant ces trois fonctions:
      Du point de vue de la réception, elle peut être masquée (physiologiquement ou psychologiquement)
         (ex: on entend pas quelqu’un à cause du bruit). Le filtrage est plutôt inconscient. Dès lors, quand
         on veut être certain qu’un signal soit perçu, on le renforce (bip sonore, flash, etc…)
      Au niveau de l’identification, un second tri (conscient celui ci) s’opère parmi les signaux perçus (c-
         à-d qui ont déjà été triés dans la phase de réception). Cette discrimination est basée elle sur un
         apprentissage.
      L’interprétation est très complexe car le signal seul ne suffit plus, le contexte d’apparition du signal
         est également significatif.

     Dont les conclusions suivantes du point de vue ergonomique (plus particulièrement interfaces
     graphiques):
      Réception: si le signal est important on va le renforcer afin qu’il soit perçu. Par ailleurs on va
         choisir le type de signal: auditif, visuel ainsi que son intensité, son emplacement. Notons qu’il n’y a
         pas de type de signal meilleur qu’un autre: ca dépend du contexte.
      Identification: en choisissant une forme bien précise on va permettre le classement (et donc leur
         discrimination) des signaux (fenêtres, popup) de manière rapide et efficace par l’utilisateur (donc
         plusieurs signaux vont être représentés par la même caractéristique).
      Interprétation: au sein d’une même classe de signaux, l’utilisation de messages concis ou d’icones
         significatives permettera de faire la distinction.

     Typologie des signaux
     On distingue en ergonomie deux concepts:
10    Le signal: une information codée concernant un élément de la tâche.
      Le stimulus: déclencheur d’une réponse (condtionnement).
     En effet comme il est précisé dans le modèle de Gagné, certain signaux peuvent être purement et
     simplement ignorés (car le tri effectué lors de la réception les a éliminé).
     Un signal est une information pertinente issue de l’activité.

     Les distinctions suivantes sont présentes en sémiotique (théorie du signe et de la signification)
      Signe: élément substitut d’un autre élément et qui est sensé comporté la même sémantique (ex: une
         icône).
      Signal: élément spécialisé propre à susciter une réponse (c’est à dire un comportement spécifique et
         utile). En ergonomie on appelerait ça un stimulus.
      Indice: élément qui n’est pas distinct de la chose qu’il signifie (ce qui veux dire qu’il y a un
         mapping 1-1 (une bijection) entre l’indice et le concept associé).
      Symbôle: élément qui présente une analogie avec le concept qu’il est censé signifié (la différence
         avec le signe est la nécessité de disposer d’une convention dans ce cas çi, car si la signification est
         largement acceptée elle n’est pas “évidente”. Exemple: une colombe et la paix. Evident.
        Icone: Représentation simplifiée d’objets, de personnages qui présente une analogie ou non avec
         l’objet associé.

     Revenons à l’ergonomie, il existe plusieurs dichotomies aux niveaux des signaux:
      Les signaux formels: ce sont des signaux reconnus et bien connus dans leur contexte (ex: signaux
        du code de la route, sirène de police, …). Il existe quelque part une mise noir sur blanc de la
        sémantique des signaux.
      Les signaux informels: signaux qui sont reconnus mais localement (dans un petit groupe), comme
        par exemple le bruit que fait un lecteur de disquette quand la disquette est foireuse (vous voyez non
        ?). Ces signaux ne sont pas officiellement consignés quelque part.

     Leplat et Cuny ont étudiés les problèmes liés à la dynamique des signaux formels et informels. En effet
     des signaux informels peuvent devenir formels (ex: des modes, l’évolution). Il y aussi le changement de
     signification des signaux formels.

     Autre dichotomie:
      Signaux physiques: ce sont des indices au sens sémiotique, c’est-à-dire qu’il existe une bijection
         avec le concept qu’ils représentent.
      Signaux symboliques: Il sont construits afin de présenter une analogie avec le concept attaché.

     Et finalement:
      Signaux extérioceptifs: signaux provenant de l’extérieur et traduits par les organes des sens (ex:
          nez bouché).
      Signaux proprioceptifs: signaux provenant de l’intérieur du corps (ex: les battements du coeur, le
          gargouillis de l’estomac quand on a faim).

     La mémoire
     Modèle de Card, Moran et Newell.
26
                                      Registre sensoriel        Mémoire court           Mémoire long
                                                                   terme                  terme
                                      Réception               Processus de            Stockage
                                            visuelle        contrôle:               Recherche
                   Stimulus                 Auditive            Auto-             Action à prendre
                                            Tactile             répartition
                                            etc..               Encodage
                                      Sélection                   Stratégie de
                                                                  récupération



     Les registres sensoriels sont de types différents pour les différents canaux. Et également de “puissance”
     différente (ex: on retient plus au niveau visuel que auditif). Temps de dégradation de la mémoire
     iconique: 200 à 300 ms. Temps de dégradation de la mémoire échoïque (son) = 3 à 4 s.

     Quand l'homme perçoit de l'information, il la filtre, ce filtrage n'est pas aléatoire. Ex: lors de la lecture
     d’un tableau de 16 icones qui est affiché durant une courte période (du moins pas assez longue que pour
     mémoriser tout le tableau), on remarque que le sujet mémorise +- les mêmes icones. Il y a moyen
     rendre prioritaire des éléments à mémoriser en focalisant l’attention sur ces éléments. Il est intéressant
     de signaler que cette focalisation peut avoir lieu _après_ l’apparition des éléments du moment qu’on ne
     dépasse pas le temps de rétention de l’information au niveau du registre sensoriel (Rappel: pour la
     mémoire iconique 200 à 300 ms). Sans focalisation, on tombe dans des contextes sociaux-culturels (ex:
     sens de la lecture) qui vont conditionner la mémorisation dans les registres sensoriels.

     La mémoire à court terme est l’étape suivant les registres sensoriels. Cette mémoire est très importante
     car on travaille beaucoup à court terme, c’est-à-dire que des informations qu’on utilise dans la vie
     courante, beaucoup ne seront pas conservées (= stockées dans la mémoire à long terme). Par exemple :
     vous souvenez vous de la première phrase écrite deux pages avant ? Pourtant cette phrase a été
     assimilée … Alors quoi on est distrait ??? Mais non, pas de panique, les mots de la phrase ont été
     stockés dans la mémoire à court terme. Elle est limitée en espace et en temps. Concernant le temps ca
     varie entre 10 et 15 secondes (plus avec un entraînement adéquat). Point de vue de l’espace, on cite le
chiffre magique 7+ - 2 (Miller). Cette capacité dépend de la nature (et pas uniquement de la taille) des
éléments. D’ou la notion de chunk4 et d’élément. Un chunk est composé d’éléments. L’espace de la
mémoire peut être évalué en terme de chunks (ex: retenir 3 chiffre = retenir 3 nombres). D’ou le
corollaire suivant: pour retenir plusieurs chunks ont peut les grouper en + gros chunks. Enfin, en
ergonomie, on veut diminuer la charge de la mémoire à court terme (il semble, par ailleurs, qu’elle soit
située à un certain endroit du cerveau (lequel ?) ). Distinction entre décision abstraite (ne faisant pas
intervenir de raisonnement) et décision concrète (avec un raisonnement). La décision concrète ne fait
pas intervenir la mémoire à court terme.

La mémoire à long terme stocke les images et le concepts associés à des endroits différents. Dès lors on
peut avoir des cas d’accidentés de la route où l’image est encore présente, alors que le concept est
absent.

Malheureusement, ce modèle ne répond pas à toutes les problématiques des interfaces (comme par
exemple: ????). Il ne dit rien sur les images mentales complexes et intégrées (stratégies, choix des
moments d’actions et de procédure. C’est un peu normal, étant donné que l’on se place du point de vue
de l’humain, c’est-à-dire du récepteur. Il faut un modèle complémentaire pour l’émetteur. Finalement,
il ne rend pas compte des situations qui requièrent réflexion et compréhension. Proboblement que entre
la mémoire à long terme et la mémoire à court terme il y a des mécanismes de sélection et de transfert
d’information dans les deux sens qui sont assez complexes.

L’attention
Il y a plusieurs formes d’attention:
 L’attention sélective (ou focalisée): on effectue un filtrage en ne retenant que le signal important.
 L’attention partagée: on est attentif à plusieurs choses.

Néanmoins, on peut considérer que l’humain est une machine qui traite de l’information de manière
monotâche, c’est-à-dire que les signaux sont traités de manière séquentielle. Ce modèle a été validé par
l’expérience de Welford. Dans cette expérience, un sujet doit réagir à chaque stimulus. On constate que
quand les stimuli sont largement espacés, il y une stabilité du temps de réaction. Par contre, si on
rapproche les signaux (ex: d’un temps inférieur au temps de réaction), le temps de réaction correspond
au temps restant de traitement du premier stimulus additionné au temps de traitement du second
stimulus.

                       Stimulus 1       Réaction 1      Stimulus 2       Réaction 2




                           150 ms                           150 ms

                       Stimulus 1 Stimulus 2            Réaction 2

                                        Réaction 1


                         < 150 ms          150 ms


                           150 ms

La vigilance
Définition (Mackworth): capacité à détecter des signaux qui sont
 Rares.
 Brefs.

4
    et pas schunk.
      Aléatoires.
     La majorité des activités de contrôle sont des activités de vigilance (par exemple corriger des fautes
     d’orthographe, d’ou on en déduit que la correction d’un document avec beaucoup de fautes est plus
     efficace qu’un document avec peu de fautes (test de Leplat confirme cette supposition)).

     Test de Mackworth (test de l’horloge).

                                  0,3 in         De temps en temps (12* par
                                                 minute), l’aiguille saute un pas. Il
                                                 faut détecter le saut.



     Les résultats sont les suivants:
      1ère ½ heure: 83% de détection.
      2ème ½ heure: 73% de détection.
      3ème et 4ème ½ heure: 73 et 72% de détection.
     La vigilance est donc bien fonction du temps.

     Test de Leplat (détection des caractères)
     On fait détecter un caractère donné sur une feuille remplie d’autres caractères. On obtient les résultats
     suivants:
      2 caractères par feuille: 40 % de détection.
      6 caractères par feuille: 69% de détection.
      18 caractères par feuille: 82% de détection.
     La vigilance est donc bien fonction du nombre d’événement.

     Quand à l’aléatoire il faudrait faire le test avec par exemple un horloge normale et l’aiguille des
     minutes bougant au coup par coup et pendant une heure (Ca a surement été fait, ils sont assez
     sadiques pour ça).

     En conclusion, ergonomiquement parlant, l’homme étant défaillant par nature, il faut renforcer les
     signaux (en nombre ou/et en durée). Du point de vue non ergonomique, on peut interrompre le travail
     de manière à retrouver la concentration nécessaire.

     Ex: Chez Saint Luc (Saluc ???), on a une situation de vigilance au niveau de contrôle de qualité des
     boules de billard (!). On utilise la méthode suivante basée sur deux étages de contrôle de qualité:
      Le premier étage rejette 25% des boules  suffisant en nombre pour quitter cet état de vigilance.
      Dans le lot des boules qui ont été rejetées, on refait un crible qui rejette 25% des boules
         définitivement.
     Au total, on arrive avec un rejet global de +- 6%.

     Ergonomie de l’informatique5
     Il y a deux aspects à l’ergonomie informatique:
      Le logiciel.
      Le matériel.

     Ergonomie du matériel6
     Rappel car on a déjà traité des aspects matériels dans l’ergonomie physiologique (de par les
14   conséquences physiologiques de l’utilisation du matériel).

     Quels sont les domaines de l’ergonomie du matériel ?

     5
       Toute la partie concernant l’ergonomie en informatique est très nébuleuse. Désolé mais étant donné
     qu’il s’agit de la fin du cours, cette partie est abordée subito et en plus les notes de cours sont d’une
     précision toute poétique. Bref, tâchez d’en retirer le plus possible et bonne chance !
     6
       Pompé du cours pour que le survival kit soit le plus complet possible.
        Ergonomie physique et psychophysique.
        Ergonomie normative.
        Maladie du travail, confort et sécurité.

     Quels sont les objets ?
      Matériel informatique.
      Postes de travail: aménagement, mobilier, sièges et postures, environnement.
      Zones de travail, salles de conduites: aménagements, accessibilité, …
      Organisation du travail: agencement des postes, temps de travail, …

     Les thèmes traités:
      Vision, bruit, ambiance, problèmes posturaux, fatigue, communication, …

     Les enjeux de l’ergonomie du matériel:
      Fiabilité d’usage.
      Adéquation du matériel aux conditions réelles du travail.
      Satisfaction des utilisateurs.
      Acceptation sociale du matériel.

     Ergonomie du logiciel
     Avant tout, on peut dire qu’il y a un paradoxe entre l’ergonomie et la programmation. En effet, si on
     prend l’exemple du FORTRAN (ou du COBOL), ce sont des langages relativement ergonomiques (très
     libre pour le FORTRAN: déclarations implicites, …) mais catastrophiques d’un point de vue
     informatique. On a donc développé des langages qui amélioraient la structure informatique mais qui
     sont devenus nettement moins ergonomiques (ex: C, Assembleur).

     Quelques mythes de l’ergonomie informatique:
      Le bon sens permet de concevoir des logiciels ergonomiques. Le bon sens de qui ?
      Il existe des principes universels de conception des interfaces utilisateur. Cela va contre
         l’argument qui dit que le produit le plus ergonomique est celui qui est adapté à l’activité et peut
         se moduler au gré de l’utilisateur. Difficile d’établir des principes universels dans ce contexte. On
         pencherait plus vers une structure du style META REGLES + CONTEXTE = ENSEMBLE DE
         REGLES.
      Ergonomie logicielle = ergonomie de l’écran. L’ergonome est présent à tous les points de vue, y
         compris au moment de la définition du projet, il sert d’interface (encore) entre l’informaticien et
         l’utilisateur.
      Un logiciel fonctionnellement correct est un logiciel ergonomique. Comme on l’a vu avec le
         COBOL et le FORTRAN, beauté informatique et beauté ergonomique sont parfois ardues à
         marier. L’informaticien cherche surtout à optimiser le temps et l’espace. Les desiderata de
         l’utilisateur ne vont peut etre pas dans ce sens (ex: redondance de l’information).
      La solution aux problèmes rencontrés en ergonomie est technologique. Si on considère deux
         ensembles: humain et technologique, il faut remplir le vide entre ces deux ensembles. Le vide ne
         peut être combler par du technologique mais par de l’humain.
      La communication homme machine est réduite à un échange d’entrées et sorties. Il y aussi le temps
         de réponse, la perception du signal.
      Le langage naturel permet de concevoir des interfaces très ergonomiques. Le langage naturel peut
         être trop vaste pour le problème ciblé. L’utilisateur n’a pas la possibilité d’être concis et
         d’adresser le problème directement en ne mentionnant que les éléments clés. Il faut savoir que
         notre langage comporte beaucoup de mots “bruits”.
      Intelligence Artificielle et Systèmes Experts sont les mamelles d’un système ergonomique. De
         nouveau, la technologie n’est pas la réponse à tout.

     Quels sont les critères ergonomiques ?
      Cognitifs:
12            Capacités et fonctionnements mentaux.
              Stéréotypes de comportements.
              Habitudes informatiques.
        Socio-techniques:
              Eviter les riques d’erreur et de confusion.
              Simplifier les procédures de travail.
              Diminuer les pertes de temps.
              Prévoir une autonomie (retour en arriète : undo).
              Garantir une flexibilité.
              Envisager les modes dégradés (mode beginner, advanced user, …).
              Tâche et organisation du travail.
        Présentation des informations:
              Groupements logiques.
              Distinctions spaciales.
              Graphisme.
              Non surcharge de l’écran.
              Limitation du nombre d’images.
              Flexibilité/modifications.
              Limitation du nombre de couleurs.
        Structure des images:
              A quel endroit les placer ?
        Dialogue:
              Temps de réponse.
              Limitation des codes possibles (cfr langage naturel).
              Limitation de la hiérarchisation (menus cascadés).
              Menus.

     Quels sont les freins à l’ergonomie des logiciels ?
      Résistance aux changements: habitudes, anciennes procédures, …
      Maintient en place du personnel.
      Difficulté de conversion du personnel.
      Absence ou incompatibilité des outils informatiques.
      Mobilisation des ressources à des problèmes “plus sérieux”.
      Frein des constructeurs qui doivent amortir le matériel.
      Absence de critères permettant d’évaluer le rapport coûts/bénéfices d’une intervention
         ergonomique.
      Absence d’équipe ergonomique sur le terrain.
      Manque de critère permettant de mesurer l’efficacité dans le secteur tertiaire.
      Le faible développement de l’ergonomie.

     Les enjeux de l’ergonomie du logiciel sont:
12    Résoudre certain problèmes cognitifs, on ne sait pas encore modèliser correctement le
         raisonnement d’un utilisarteur. Utile pour mettre sur pied un ensemble de règles (méta-règles ?) de
         base par exemple.
      Intérêts économiques au niveau des progiciels: on le voit bien avec Windows et consorts, la course
         au plus facile à utiliser est de mise. Par ailleurs le principal argument des “nouvelles”
         technologies telles que l’orienté objet est du style “la programmation OO c’est vraiment stupide,
         vous programmez comme vous pensez…”.
      Recherche d’une meilleure efficacité: le premier exemple donné au cours est suffisant pour être
         convaincu, non ?

     Quelques principes généraux (en prenant comme critère les desiderata de l’utilisateur):
      Temps de réponse courts lors de la recherche d’un information particulière.
13    Temps de résponse en fonction de l’importance de la recherche.
      Navigation orientée requête et non structure de données.
      Possibilité d’interruptibilité.
      Redondance informationnelle (permet d’éviter le switch d’un écran à un autre).
      Transparence de l’outil informatique.

     Par contre l’informaticien désire ( conflit):
           Une redondance minimale ce qui permet de réduire l’occupation en mémoire centrale.
           Diminuer le temps de réponse moyen.
           Réduire la mobilisation du personnel.
           Protéger l’utilisateur contre lui-même par des procédures de vérification, certification.

        Quels sont les domaines de l’ergonomie des logiciels ?
         Les guidelines ou normes.
         Les méthodes de conception de système intégrant des critères ergonomiques (dans le cas de
            logiciels sur mesure).
         L’accompagnement des projets (dans le cas de logiciels sur mesure).
         L’évaluation des logiciels (dans le cas de progiciels).

        Les guidelines ou normes
22,23   Forme: publications, avis, normes. On a un problème de validation et d’application. Le premier
        problème est dû à l’absence de metric pour l’évaluation, le second à l’absence d’ergonomes sur le
        terrain, actuellement tout cela est fort théorique.

        L’écode les principes directeurs
        Elle utilise les guidelines et les normes pour édicter des règles, des algorithmes et des standards à
        utiliser lors de la conception de logiciels. Les limitations sont les mêmes que celles évoquées çi dessus 7.


        Méthodes de conception des logiciels
        Il existe deux approches: l’approche classique et l’approche selon les méthodes structurées et globales.

        Approche classique8
        Répond à un besoin local de données, dès lors approche locale et ponctuelle.
        La démarche est essentiellement corrective, adaptive et complétive.
        L’analyse fonctionnelle va étudier les structures de données et des traitement. Elle se focalise sur
        l’élimination des redondances (ex: formes normales).

        On lui reproche l’abstraction des utilisateurs et de leur activité (trop centré sur la tâche). Heureusement,
        l’utilisateur fait partie de l’équipe pour la phase de spécification du problème, ce qui limite les dégats.
        Malheureusement, l’approche est trop locale et les considérations ergonomiques sont éclipsées.

        Approche selon les méthodes structurées et globales
        Le modèle de base est l’entreprise et son système d’information associé. Ce modèle de l’entreprise
        intègre l’organisation fonctionnelle indépendamment de son organisation humaine. L’information de
        base est l’objet et son traitement associé. Dans ce cas ci on se fixe un double but: informatiser et
        réorganiser le traitement de l’information afin de le rendre plus adéquat à l’informatisation (business
        reenginnering ???). Cette approche laisse peu de place à la vue de l’utilisateur.

        Les concepts principaux sont:
         Les sources et flux d’informations: processus de traitements d’information ainsi que les flux y
            entrent et sortant.
         Les informations: les composantes atomiques d’un flux d’information.
         Les relations entre les informations: les différentes contraintes de cohérence entre les informations
            (ces contraintes sont déduites de l’organisation de l’entreprise).

        Pn essaye, en plus, de définir un système qui reste modifiable et “scalable” sans entraîner des coûts trop
        important.


        7
          Une autre suggestion ?
        8
          Ce passage ci est pompé du cours et interprété “sauce maison”. Il faut dire que le cours n’est pas très
        loquace sur le sujet.
     Les modèles utilisés dans cette méthodologie sont classés en niveaux:
      Niveau conceptuel: les choix de gestion, la stratégie de l’entreprise.
      Niveau organisationnel: le choix de fonctionnement (comment “implanter” les choix effectués au
         niveau conceptuel.
      Niveau physique: le choix des techniques informatiques.

     Ces méthodes aident à la planifaction des tâches (suivi de projet ???), elles sont explicites et structurées
     (par rapport aux méthodes classiques), elles aident à la gestion de la complxité (par des méthodes de
     découpes très précises ???) enfin elles favorisent la communication entre les différentes équipes
     impliquées dans le projet.

     Les critiques principales formulées à l’encontre des méthodologies n’incluant pas d’aspects
     informatiques sont les suivantes:
      Seuls les aspects de génie logiciel sont pris en compte  Les facteurs humains sont sous
          représentés.
      Il n’y a pas de place pour la notion de dysfonctionnement.
      Les solutions élaborées sont statiques (pas de place pour les changements).
      Approche informationnelle et non fonctionnelle.
      La méthodologie apporte sa culture, son vocabulaire et ses représentations qui doivent être
          assimilées par les utilisateurs. Cela peut amené des phénomènes de rejet de la part des utilisateurs.
      La conception technologique du problème domine et est considérée comme réponse aux
          problèmes.
      L’aspect relation humaine est favorisé lors de la résolution des problèmes relatifs aux utilisateurs.
          On cherche avant tout des solutions telles que la formation, l’augmentation de la motivation. Peu
          de solution basées sur l’ergonomie du produit.
      Modèlisation abusive du comportement des utilisateurs: “robotisation”. Cela est du au bon sens que
          l’on apelle pour les questions ayant trait aux utilisateurs .


     Les différentes écoles en méthodologies ergonomique 9
16         L’école des guidelines, règles et principes.
           L’école calcultatoire (approche tâche/activité).
           L’école expérimentale: simulation, expériementation.
           L’école des interfaces intelligentes: développeur automatique d’interfaces.

     Rôle de l’analyse du travail dans une méthodologie
18   L’analyse du travail va permettre de prélever des informations sur le travail et sur le travailleur en
     action afin de décrire et d’analyser l’activité de travail en vue de la comprendre, la modéliser et de
     déterminer les caractéristiques de la démarche d’intervention ergonomique. On recherche la production
     d’un modèle utilisateur, ce modèle dépendant de l’activité.

           Niveau physiologique (ergonomie des activités motrices): on utilise des modèles basés sur les
            contraintes et astreintes.
           Niveau cognitif (ergonomie des processus mentaux): on utilise des modèles cognitifs (comment
            l’homme traite les informations) et les modèles opératifs (comment l’homme agit sur le terrain).
            Ces modèles sont utilisables au niveau informationnel de l’utilisable.
           Niveau collectif: on utilise des modèles ergonomiques de fonctionnement collectif. Ces modèles
            sont utilisables au niveau organisationnel de l’entreprise.

     Découpe en couches d’une interface
21   Trois couches qui doivent être présentes:
     1. Le signifiant: la forme. Les différents objets utlisés: les masques, les zones, les menus et
         l’interaction avec ces éléments.



     9
         A éttofer
     2.    La relation: communication entre le logiciel et l’individu. Cette communication dépend de l’état de
           l’individu. D’ou la nécessité de procédure d’aides mais qui sont optionnelles si l’utilisateur est en
           confiance.
     3.    Le signifié: le contenu. La sémantique des objets. Par exemple: remplir cette zone permet de
           fournir la clé dont on cherche l’information associée.

     L’évaluation des logiciels
25   Quels sont les critères (ces critères sont à mettre en correspondance avec les étapes évoquées ci dessus)
      La conformité (à la pré étude fournie).
      La flexibilité (permet de répondre à toutes les requêtes).
      La participation (des utilisateurs à la conception par exemple).
      Rentabilité (le logiciel est il vraiment un outil ?).
      Globalité (couvre-t-il tous les problèmes ? Ou bien faut revenir aux méthodes manuelles pour
         certains cas ?).
      Confiance (l’utilisateur fait il confiance au logiciel ? Ou bien fait il tout en double au cas ou ?)

     Collaboration informaticiens ergonomes
24   Le mode de collaboration dépend du moment d’intervention:
      Avant le développement: évaluation des besoins, évaluation de l’existant cahier des charges,
         évaluation des offres.
      Pendant le développement: essai, prototypage, tester les différentes alternatives du design.
      Pendant l’exploitation: évaluation de l’efficacité et de la réponse aux besoins.

     Tuyaux : questions classiques
     Voici la liste des questions principales. Les réponses aux questions sont indiquées à l’aide d’un petit
     nuage contenant le numéro de la question associée.

     Actuellement il manque des réponses (vérifiez avec les check mark à coté des questions). Par ailleurs y
     a t’il une différence significative entre les questions 22 et 23 ???

     1.    Donnez les différentes définitions de l’ergonomie en mettant l’accent sur les éléments qui la
           composent et en développant les critères qui incitent à entreprendre des actions ergonomiques. 
     2.    Citez et développez les différents objectifs que peut poursuivre l’ergonome. 
     3.    Développez la conception de la notion de dysfonctionnement en ergonomie. 
     4.    Développez l’approche anthropométrique de l’ergonomie. Comment se situe-t-elle par rapport à
           l’anthopométrie générale ? Quels sont les problèmes auxquels elle fait face et cpmment ? 
     5.    Développez les aspects énergétiques de l’activité musculaire et montrez en quoi cette approche
           intéresse l’ergonomie. 
     6.    Développez la notion de confort en ergonomie. 
     7.    L’homme est un système de traitement d’informations: développez le modèle stimulus-réponse
           appliqué au travail humain et le modèle de Gagné dans le traitement de l’information par l’homme.
           Quelles sont les conclusions à tirer du point de vue de l’ergonomie ? 
     8.    Quels sont les principaux facteurs de fatigue dans le travail à l’écran ? 
     9.    Développez les différentes techniques d’analyse du travail. 
     10.   Développez les caractéristiques et typologie des signaux dans la perspective de l’usage
           ergonomique. 
     11.   Qu’avez vous retenu de l’exposé de D. NOTTE ?  (voir annexe I).
     12.   Développez quelques enjeux de l’ergonomie en informatique. 
     13.   Distinctions entre les conceptions de l’informatique et de l’ergonomie sur la notion d’efficacité
           dans l’usage des logiciels. 
     14.   Quels sont les thèmes et les domaines de l’ergonomie du matériel. Quels en sont les enjeux. 
     15.   Situez l’ergonomie en informatique et l’ergonomie cognitive l’une par rapport à l’autre.  (Voir
           Annexe II)
     16.   Quels sont les grands courants d’approche dans les méthodologies de l’ergonomie des logiciels
     17.   Distinctions, contenus et enjeux: méthodologies d’analyse et méthodologies de conception.
     18.   Définissez et situez la place de l’analyse du travail dans la conception des logiciels. 
19. Quelles sont les distinctions à faire entre l’analyse de la tâche et l’analyse de l’activité. 
    (S’inspirer de la différence tâche et activité. Pour résumer, une analyse fonctionnelle va en fait être
    une analyse de tâche et l’analyse du travail faite par l’ergonome sera de l’analyse d’activité).
20. Situez la place de l’ergonomie dans les méthodes de conception en informatique.  (S’inspirer de
    l’annexe I).
21. Que recouvre l’approche de la conception des logiciels en trois couches. 
22. Qu’est ce que l’approche de la conception des logiciels selon l’école des principes. Quelles en sont
    les limites ? 
23. Quelles sont les limites de l’approche par les principes, recommendations, guidelines… en
    ergonomie des logiciels. 
24. Quels sont les modes de collaboration entre ergonomes et informaticiens ?  (+ consulter l’annexe
    I)
25. Que recouvre l’évaluation ergonomique des logiciels ? 
26. Développez et critiquez l’intérêt du modèle de Card, Norman et Newell en ergonomie des logiciels.
    
27. Que recouvre la notion d’interface ergonomique.  (Voir annexe III.)

Exemple de questions subsidiaires
Exemples de questions subsidiaires:
 Distinction entre tâche et activité, tâche effective, tâche prescrite. Voir le cours.
 Distinction entre ergonomie corrective et ergonomie de conception. La deuxième concerne
   l’élaboration d’un produit (déf produit !) depuis le départ.
 Que peut on dire de la classification des travaux sur le plan de la dépense énergétique. Deux sortes
   de dépense: statique (accumulation d’acide lacrique) et dynamique (fatique musculaire).
 Qu’est ce que la charge de travail admissible.
 Que dit la loi de Weber. Cette loi postule que la différence d’intensité nécessaire entre deux
   signaux pour qu’on les distingue est proportionnelle à l’intensité des signaux (c’est pas clair je
   suis d’accord). Exemple: si on a deux signaux sonores faibles, une différence de 1 dB suffira pour
   les distinguer. Si on a des signaux plus forts, il faudra plus.
 Qu’entend on par force optimale en ergonomie. Voir l’histoire du frein à main dans le cours.
 Qu’est ce que la vigilance. Etat qui permet de détecter des signaux aléatoires, brefs et rares.
 Qu’est ce que le feed back (connaissance des résultats) dans la perspective ergonomique.
   Probablement le fait de connaître dans quel état on se trouve (vis-à-vis d’un pgm). Ex: on lance
   une action et on aime bien avoir un indicateur tel que “Work in progress” ou “Processing” etc…
 Qu’appelle-t-on compatibilité signal-réponse et en quoi cette notion se distingue de la notion de
   stéréotype. La compatibilité signal réponse consiste à concevoir le signal de tel sorte que la
   réponse qu’y en est attendue est unviersellement acceptée. Ex du bouton volume sur un ampli hifi,
   si on utilise une glissière de gauche à droite, c’est un stéréotype (nous lisons de gauche à droite,
   pas tout le monde), par contre une glissière de bas en haut est plus ergonomique car monter le
   volume correspond à monter la glissière: ça c’est universel.
 Qu’est ce que la capacité limite chez l’homme dans le traitement de l’information. Parler du
   modèle de Shannon & Weaver(canal à capacité fixe) et de Wellford (pour valider le modèle
   précédent).
 Qu’est ce qu’un décibel. C’est le logarithme d’un rapport de deux pressions.

!!! Les annexes sont par définition des ajouts personnels !!!

Annexe I: “Ce qu’il faut retenir de l’exposé de Dina Notte”
Voila un p’tit résumé de mes notes prises lors de l’exposé de D.N. ainsi que d’un chapitre du bouquin
“L’ergonomie dans la conception des projets informatiques10”.




10
  Collection Travail - Livre sous la direction de Jean Claude Sperandio regroupant les textes de
plusieurs auteurs dans le domaine, dont D. Notte. Octares Editions - 1993. ISBN: 2-906769-10-X.
Couverture jaune et blanche avec un coin plié en bas .
Pour commencer, une aparthée sur l’étendue de l’ergonomie en Belgique: peau de balles et variétés (ca
n’est pas le terme exact employé mais c’est très proche). En effet l’ergonomie n’est pas une profession
si on considère qu’il n’y a pas de diplôme d’ergonome actuellement (ca change). D’ou les abus
possibles que l’on connait.

Si on se place dans le cadre des systèmes de conduite de processus (tels que la gestion d’un haut
fourneau: projet SACHEM sur lequel D.N. a travaillé), on constate que les erreurs survenant sont
forcément de nature humaine mais le plus souvent causées par un couac au niveau de la communication
homme machine, c’est-à-dire au sens large, au niveau de l’interface. Pour cette raison, l’ergonome
tentera d’intervenir le plus tôt possible lors de la conception de la dite interface afin d’assurer son rôle
qui est de prévenir plutôt que guérir.

Si on considère un contexte comme celui cité plus haut, on considère souvent des projets à long terme
qui vu les investissements réalisés doivent include des concepts de qualité totale (ISO 9001), c’est-à-
dire autre chose que du cash & carry Microsoft. Généralement, le déroulement du projet est découpé en
étapes de la manière suivante:
1. Etudes prospectives.
           Objectifs généraux du projet.
           Etude d’opportunité et de faibabilité.
           Plan des investissements
           Planification des travaux
2. Consultations.
           Rédaction du cahier des charges.
           Appel d’offre et évaluation.
           Négociation et sélection du fournisseur.
           Etablissement et signature du contrat.
3. Développement.
           Analyses fonctionnelles détaillées.
           Spécifications.
           Réalisations.
           Tests et validation sur plate-forme.
4. Chantier.
           Livraison matérielles et logicielles.
           Installation et montage.
           Tests et réception avant mise en service.
           Préparation au démarrage.
5. Mise en service.
           Démarrage.
           Assistance.
           Montée en cadence.
           Réception finale.
6. Exploitation/maintenance.
           Marche nominale.
           Evalusation et optimisation.
           Validation des consignes et procédures.
           Plan de maintenance.

Dans chacune de ces étapes l’ergonome devrait avoir son mot à dire. On peut opposer les différents
critères et démarches de l’ergonome et des autres intervenants dans un projet.

Aspects                    Futurs exploitants          Bureau d’études             Ergonomes
Définition des besoins     Concurrence                 Projet                      Action précoce
                           Améliorations               Investissement              Information
                           Diversifications            Délai                       Equipe
                                                                                   pluridisciplinaire
Définition des objectifs   Production                  Cahier des charges          Adaptation
                           Qualité                     Moyens/coûts                Efficience
                           Rentabilité                Planning                    Fiabilité
Critères                   Techniques                 Temporels                   Humains
                           Organisationnels           Financiers
                           Performance                Contractuels
Point de départ            L’existant et sa           La modernisation et sa      Conséquence sur le
                           transformation             réalisation                 système H/M
Arrivée                    Exploitation               Réception                   Evaluation

On constate que de par la position centrale de l’ergonome, il doit pouvoir comprendre toutes les parties
en présence et donc de disposer de conaissances plutôt horizontales que verticales (contrairement à
l’informaticien et au client). L’ergonome va permettre une communication harmonieuse entre les deux
autres intervenants (donc il sert d’interface … mais est il ergonomique ??? - OK, oubliez, c’était une
blague). Remarquons que ce rôle, dans le monde industriel, est quelque peut contesté car on considère
souvent l’ergonome comme un spécialiste en ergonomie du matériel et c’est tout. Ou encore comme un
fournisseur de recettes miracles qui rendent un produit ergonomique.

Du point de vue des étapes précédent la réalisation proprement dite, l’ergonome apporte son savoir
faire dans les domaines suivants: Etude de l’existant, expression des besoins, analyse fonctionnelle
préliminaire, cahier des charges et évaluation des offres. Son but sera un peu celui du casque bleu: il
veillera à ce que le droit des minorités (les utilisateurs) soient respectés et vérifiera, par exemple, le
respects des règles (ex: les offres cadrent avec le cahier des charges). De par ses compétence en matière
d’étude du travail, il jouera un rôle prépondérent lors de l’étude de l’existant et des besoins de
l’utilisateur.

Concernant les autres étapes, il veillera au respect des spécifications, à la conception des fameuses
interfaces et à l’intégration des considération ergonomiques dans les différentes phases (utilisation
d’une méthodologie intégrant ces aspects ?).

Enfin pour terminer, il semblerait que la communication entre ergonomes et informaticiens n’est pas
toujours optimales, ces derniers appréciant modérément les interventions des ergonomes dans leur
propre travail, d’autant plus que les fameuses conaissances verticales des ergonomes ne les rendent pas
crédibles aux yeux des informaticiens (syndrome du “C’est facile à dire … mais est ce que tu te rends
compte de ce que ca implique au niveau technique ?).

Annexe II : “Situez l’ergonomie cognitive à l’ergonomie de
l’informatique l’une par rapport à l’autre”


    Attention: session impro !

Considérons le cas d’un opérateur face à son écran: l’ergonomie de l’informatique considère le macro
système formé par le système homme machine. Plusieurs aspects vont rentrer en jeu dans l’étude
ergonomique de ce macro système. On trouve notamment de l’ergonomie physiologique, de
l’ergonomie du matériel et finalement de l’ergonomie cognitive. Ces interactions sont illustrées dans la
figure suivante.
                            Ergonomie du matériel: qu’en est il de la prise
                            en main de la masse ? On constate que les deux
                            mains doivent y être consacrées. L’écran: est il
                            bien positionné ? Le meuble permet il de
                            conserver les poignets dans le prolongement des
                            avants bras ? La hauteur est elle réglable ?




                                                                                    La modélisation de l’utilisateur par des
                                                                                    modèles cognitifs a permis de
                                                                                    concevoir l’interaction de manière à
                                                                                    maximiser le rapport signaux perçus et
                                                                                    décodés / signaux utiles émis. Par
                                                                                    ailleurs l’opérateur a directement
                                                                                    identifié l’action à entreprendre en
                                                                                    fonction du signal émis. La charge
                                                                                    mentale est optimisée.


                                                                                    Ergonomie du matériel: l’ombre
                                                                                    caractérise un éclairage violent,
                                                                                    direct, propre a créer reflets, et
                                                                                    contrastes élevés.

                                                Ergonomie physiologique : la posture, si
                                                prolongée, n’est elle pas propice à créer des
                                                douleurs vertébrales ? Les lunettes seraient elles
                                                un indice de presbytie ?




On le voit, l’ergonomie cognitive va être utilisée dans le cadre de l’interaction elle même entre
l’opérateur et la machine (le logiciel). Par des modèles tels que le modèle de Gagné, l’interface
graphique va être concue de manière à faciliter la discrimination et l’interprétation des signaux par
l’opérateur. Le modèle de Card, Newell et Norman sera utilisé afin de s’assurer que la charge mentale
(notamment au niveau de la mémoire à court terme) n’est pas trop élevée. L’application de la théorie de
Wellford permettera également de ne pas surcharger mentalement l’opérateur (par une succession trop
rapide de signaux par exemple). Enfin, les résultats obtenu dans le domaine de la psychologie
cognitives concernant les images mentales permetteront d’optimiser cette communication canard /
machine.

Annexe III “Que recouvre la notion d’interface en ergonomie”
Toujours d’après le bouquin au coin plié: “Le terme interface sera fréquemment utilisé dans ce texte
avec une acceptation très large: l’interface est considérée comme concernant tous les aspects des
systèmes informatiques qui influencent la participation de l’utilisateur à des tâches informatisées”.

Bien sûr, il y a la fameuse interface graphique mais l’interface c’est aussi les temps de réponse, les
différentes actions qui doivent être entreprises afin de réaliser un tâche, c’est aussi les fonctionnalités
offertes par le logiciel. En fait le concept d’interface qui est utilisée en ingénerie des protocoles (ou en
génie logicielle) est assez proche de la définition d’interface ergonomique. Dans ce cas l’interface est le
moyen d’accès à un service.

								
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