Note de
Cours
Examen psychologique de l’enfant
PSY6..
Bibliographie :
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TD1 14/01
1- L’examen psychologique de l’enfant : le cadre, les tests comme instruments d’évaluation
2- Investigation des aspects cognitifs :
a. Un baby-test : le Brunet-Lézine Révisé, échelle de développement psychomoteur de
la première enfance (de 4 à 30 mois)
b. Le WISC-III, Wechsler Intelligence Scale for Children, (6ans – 16ans 11mois)
c. Le K-ABC, Kaufman Assessment Batery for children, (2ans et demi – 12 ans et demi)
3- Investigation des aspects affectifs
a. Interprétation du dessin du bonhomme selon la méthode de J. Royer
b. Interprétation du dessin de la famille selon la méthode de L. Corman
Rencontrer le jeune enfant : une pratique clinique singulière
Adaptation des tests en fonction du milieu socioculturel de la population que l’on souhaite étudier.
La disharmonie simple fait partie du développement normal de l’enfant.
Un bilan psychologique est une relation interpersonnelle (psychologue/enfant). L’expression de la
potentialité d’un enfant est fortement influencée par l’affect de la relation avec le praticien.
Il faut, pour la plupart du temps, plusieurs séances pour établir un bilan psychologique.
L’investigation psychologique de l’enfant consiste en un entretien à visé diagnostique puisqu’il est
question de définir un mode de fonctionnement, qui va très souvent se poursuivre par des bilans à
visé thérapeutique en s’appuyant sur d’autre domaine de profession.
Il y a une différence notable entre l’examen psychologique de l’enfant et celui de l’adulte. En effet
l’enfant est toujours amené par autrui, bien souvent les parents, conseillés par des professionnels qui
côtoient l’enfant en milieu professionnel.
L’examen psychologique de l’enfant peut se faire en CMPP (Centre Médicaux Psycho-Pédagogique) ,
en service de pédopsychiatrie, à l’école via les psychologues scolaires, CMP Centre Médicaux
Psychologique), centre de PMI (Protection maternelle et Infantile), CAMSP (Centre d’Action
Médicaux Social Précoce) et en libéral.
A l’origine ce sont les parents qui font la démarche. Auparavant recevait le parent seul puis ensuite
entretien avec l’ensemble et pou fini juste avec l’enfant. Désormais tout le monde reçu d’emblée
puisqu’on estime que tout ce qui va dit le concerne directement.
De plus en plus de psychologue reçoivent parents et enfants en recevant l’enfant seul ensuite.
Pose la question de la nature de la demande.
Celle-ci va changer en fonction de l’âge de l’enfant.
Quand les parents consultent pour un bébé cela provient d’inquiétude vis-à-vis à une connaissance
théorique ou comparative du développement.
Il y a des troubles du développement mais également des troubles dues à la société contemporaine
tel l’échec scolaire, l’hyper activité, les troubles du sommeil, l’alimentation (surpoids, obésité, etc.)
On va demander aux parents de qui vient la demande ? D’eux-mêmes ? Un tierce ?
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On se demande aussi comment le bilan a été présenté à l’enfant. Préparation de l’enfant à la tâche à
venir.
Côté aidant ou traumatisme punitif ?
Anamnèse des troubles et de l’histoire de l’enfant susceptible d’être à l’origine des troubles relevés.
Si les troubles surviennent subitement et récemment il est possible de faire un lien avec un
événement donné.
Intensification des troubles qui prennent des proportions inquiétante.
Troubles toujours existés, pense que ça va passer mais cela ne passe pas.
Demande aux parents de partir.
Comment l’enfant se représente le psychologue ?
Il est nécessaire de faire le point avec lui, confirmation de l’histoire, sa position vis-à-vis de la parole
parentale, etc.
Si pleurs ? Mettre en situation de jeu libre ! Tu n’as pas envie de me parler ? il y a des jouets là-bas
vas y joue. S’immisce peu à peu dans le jeu. Peu aussi proposer de dessiner, le dessin permet de
servir de médiateur. Raconter le dessin.
Ecrit synthèse respectant le code de déontologie.
Comment rédiger la synthèse que l’on va transmettre à différent interlocuteur.
Le compte rendu requiert travail psychique intense et approfondi permettant de passer par étape de
transformations successives de l’analyse du matériel clinique à sa synthèse puis de sa synthèse à sa
transposition en langage accessible et adapté à chaque interlocuteur.
Il faut autant de temps pour rédiger le compte rendu que la passation du test.
Les comptes rendus relève d’une pratique de secret partagé entre professionnel qui respecte la
parole que le sujet adresse au psychologue du fait de sa fonction particulière.
Que dire ? A qui le dire ? Comment le dire ?
Il faut ajuster le compte rendu à la nature de la demande.
Adapté le compte rendu en fonction de l’interlocuteur.
Dans la restitution aux professionnels il est nécessaire d’être prudent car nous n’avons pas tous la
même conception de transmission d’information à la famille et aux intervenants du champ social.
[…]
Les tests : les outils du psychologue
Des épreuves psychologiques sensibles, fidèles, valides donc fiables.
- Les tests composites d’intelligence pour évaluer le QI notamment (WPPSI III ; WISC III ; K-
ABC…)
- Les tests pour évaluer les fonctions instrumentales, psychomotricité, langage (échelle de
coordination motrice ; échelle de communication sociale précoce…)
- Les tests visant à repérer la structuration de fonctionnalité les caractéristiques du
fonctionnement affectif et relationnel (les épreuves projectives : le « Patte noire », le CAT
(animaux, pour enfant), le TAT (humain, pour adulte), le Rorschach ; les questionnaires ou
inventaire de personnalité)
Pour chaque planche de « Patte noire » on sait quels sont les histoires les plus rapportés ainsi que la
classification en fonction de l’âge.
Les planches sont inscrites en miniature sur le protocole afin de permettre à l’expérimentateur de
retracer le parcours de l’histoire.
3 na => planche suscitant au maximum les mécanismes de défense du sujet (aime pas ; non
identification ; non utilisation)
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CAT chaque planche présente des personnages différents. Cela demande plus d’effort de projection
et d’
[…]
Brunet-Lézine Révisé :
Un test est composé de plusieurs subtests, sous épreuves qui évaluent chacun, chacune des
aptitudes particulières. Chaque subtest est composé de plusieurs items.
Dans les baby-tests, comme le Brunet-Lézine, on ne trouve pas de subtest, le test est composé de
divers items.
Le protocole contient les intitulés des subtests et des items à vérifier et on y cote les performances
des sujets.
BLR-F permet de faire le bilan et le BLR-E permet d’établir le profil.
En psychologie du développement on écrit les âges sous la forme suivante : 7;9 (17) ce qui veut dire 7
ans 9 mois et 17 jours. Lorsqu’il s’agit de bébé on écrit 18;20 c'est-à-dire 18 mois et 20 jours.
Les baby-tests permettent d’évaluer un quotient de développement. On va trouver un QD=AD (âge
de développement)/AC (âge chronologique) * 100
Moyenne à 100 et écart type à 15.
L’âge de développement traduit les possibilités comportementales du bébé liées à un certain degré
de maturation biologique et aux influences environnementales.
Y a-t-il un lien entre le quotient de développement du bébé et le QI ?
Des études ont été réalisées dans ce sens et ont montré que des mesures précoces de quotient de
développement ne permettent pas de prédire le QI futur de l’enfant.
Le seul lien possible se fait dans le cas d’un retard important dans le développement. Un QD inférieur
à 70 peut témoigner d’un retard au niveau du quotient intellectuel.
Dans le développement normal du bébé on constate fréquemment des variations sensibles du QD. Il
y a trois causes principales à ces variations :
- Les modifications dans le développement de la motricité : l’acquisition de la marche est un
état d’équilibre peut modifier complètement le comportement de motricité connu
préalablement. La motricité avant la marche informe mal sur la motricité après la marche.
- Une alternance de progrès et de stagnation : le développement du très jeune enfant procède
habituellement par bond et par palier dont les moments ne sont pas forcément synchrones
dans les différents registres.
- Des modifications des conditions environnementales : fonction de la stimulation dont
l’enfant fait l’objet.
Dans le Brunet-Lézine ont va évaluer quatre registre de développement.
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Le QD permet d’établir un constat des aptitudes du bébé à un moment de son développement et les
bilans successifs permettent de saisir les fluctuations des rythmes du développement, de mettre en
lumière un éventuel déficit dans un registre particulier ainsi que comparer différent bébé et mettre
en évidence les différences de rythme entre les bébés.
Histoire du Brunet-Lézine :
En 1942, le service d’étude génétique à Paris accepte de collaborer avec René Zazzo qui fait alors
parti du laboratoire de psychobiologie de l’enfant dirigé par Henri Wallon.
Leur objectif est de faire une étude pour essayer de faire une différence entre influence génétique et
influence environnementale sur le développement de l’enfant. Pour ce faire, il était nécessaire de
suivre une cohorte de jumeaux monozygotes élevés dans des milieux différents.
Encore faut il pour constater les différences de posséder un outil français sur le développement de
l’enfant.
Ils vont donc passer commande à Irène Lézine faisant partie de l’équipe de Piaget afin de construire
un outil d’évaluation pour les enfants. Zazzo suggère à Irène Lézine de s’appuyer sur les travaux
Arnold Gesell et C. Bühler. Or A. Gesell est le chef de file des maturationistes américains qui suggère
donc une prépondérance du facteur inné alors que C. Bühler privilégie les causes environnementales.
Odette Brunet rejoint Irène Lézine sur l’élaboration de cette échelle en 1946.
Leur échelle est publiée pour la première fois dans la revue enfance en 1948.
Elles continuent de travailler leur échelle sur le plan statistique pour finalement sortir une version
utilisable en 1951. Elles ont élaboré, au-delà des baby-tests, des épreuves complémentaire
permettant d’évaluer les capacités de l’enfant jusqu’à 5 ans.
L’épreuve est remaniée et la nouvelle formule est publiée en 1965. L’évaluation va alors jusqu’à 6
ans.
En 1966, le Binet-Simon devient la NEMI, qui prend alors le relais des baby-tests.
Le Brunet-Lézine est une fois encore révisé et sort la dernière version en 1997, et concerne les
enfants de 2 mois à 30 mois.
Finalement Brunet et Lézine ont construit un outil facile à présenter, du fait de la description
extrêmement détaillé du manuel. Ce qui accroit fortement l’objectivité du psychologue.
En plus des items figure une série de question à poser à la mère concernant une série de
comportement qui est difficile à saisir lors du bilan.
On donne autant d’importance aux réponses de la mère qu’au comportement observé lors de
l’expérience (cf. page 10 BLR-F).
Les baby-tests nécessitent qu’un tiers s’occupant de l’enfant reste avec lui.
Registre P contrôle postural et motricité. On évalue les mouvements du bébé en position dorsale,
ventrale, assise et debout.
Registre C : coordination des actions sur les objets. Dans ce registre on va voir se mettre en place la
coordination occulo-motrice et évaluation de la préhension.
Registre L : langage dans ses fonctions de compréhension et d’expression.
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Registre S : socialisation, prise de conscience de soit, les relations avec autrui, l’adaptation aux
situations sociales et les jeux.
Par tranche d’âge on retrouve toujours 10 items répartie différemment dans les registres.
Le nombre d’item à vérifier par tranche d’âge est fonction des processus qui se mettent en place.
Le Brunet-Lézine n’est valable qu’à partir de 4 mois jusqu’à 30 mois, malgré l’étalonnage à 2 mois
afin d’éviter l’effet plancher et saisir toutes les potentialités ou retard de l’enfant dans chaque
registre.
Dans le cas de prématurité on soustrait le temps de prématurité de l’âge réel de l’enfant ; si un
enfant est né à 28 semaines de grossesse il a 3 mois de prématurité, si on le rencontre à 9 mois d’âge
réel on corrige son développement à 6 mois et on le compare aux enfants de cet âge ; cela est
indispensable lors de la première année. Cette correction est effectuée uniquement dans le cadre
des baby-tests.
Jusqu’à trente mois, chaque mois reçoit un crédit de 10pts et chaque niveau d’âge contient dix items.
On doit donc obtenir 240pts à 24mois et 300pts à 30mois. Cependant les niveaux d’âge ne sont pas
régulièrement espacés, ils s’espacent de plus en plus au fur et à mesure que l’âge augmente. Les dix
items de chaque niveau d’âge reçoivent donc dix, vingt, trente, quarante ou soixante points et un
item un, deux, trois, quatre ou six points selon l’intervalle entre deux niveaux successifs.
Pour 12 mois :
10pts pour 12mois
10 items 20 pts
10pts pour 11mois
1 item = 2pts
Repérage des points et attribution des âges de développement.
Quand il n’y a pas de trou, on observe tout simplement le nombre de point correspondant au dernier
item réussi.
Cas de Chloé : 36pts en P et 16 en L.
Dans les cas ou il y a des trous on prend les items réussi dans les tranches d’âge supérieur pour
combler les lacunes dans les tranches d’âge inférieur, dans un même registre.
Pour définir l’âge de développement on utilise la table de Conversion des points en âges de
développement partiels.
Par convention la retranscription en jour se fait par multiplication par 30, tous les mois valent 30
jours.
Pour calculer le QD on utilise la formule :
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AD
QD= x 100
AR
Pour la dernière colonne :
On totalise le nombre de points obtenue en P, C, L, S pour obtenir le score global.
10 items → 10 pts→ 30 jrs
1 pt → 3pts
106 pts → 100 = 10 mois, 6 = 6x3 jours soit un âge total de 10;18 ou 318j.
Passation :
On se place dans un endroit calme où on ne sera pas dérangé avec une table suffisamment haute et
sans rabat pour que la mère puisse s’installer avec l’enfant sur les genoux. Prévoir une couverture ou
un molleton pour éviter le choc de température quand on pose l’enfant sur la table.
La table se doit de trancher avec les couleurs des outils.
Le bilan commence dès que la mère est l’enfant rentre dans la pièce.
On observe comment la mère s’adresse à l’enfant, comment elle le tient, ainsi que le comportement
de l’enfant pendant la passation.
Tous ces comportements peuvent être utiles pendant l’analyse.
On commence par poser les questions à la mère se trouvant sur le BLR-F. Ces questions ont pour but
d’établir une relation de confiance entre la mère et le psychologue. On doit toujours penser à
l’enfant, l’entretien avec la mère ne doit pas excéder les 20mn, première page, pour éviter
l’énervement ou l’endormissement de l’enfant.
Toujours questionner la mère, les termes utilisés nous renseigne également.
On commence par présenter les items correspondant à la tranche d’âge de l’enfant.
On surligne les items correspondant à la tranche d’âge avant l’arrivé de la mère et de l’enfant.
S’il y a un seul échec dans la tranche d’âge de l’enfant on lui fait passer les items de la tranche d’âge
inférieur et ceux jusqu’à ce qu’on obtienne une tranche d’âge totalement réussi.
On considère alors que tous les items inférieurs sont réussis.
Ensuite on vise la tranche d’âge au dessus de l’âge de l’enfant jusqu’à une tranche d’âge totalement
échoué.
Pour un enfant présentant un retard mental, comme les trisomiques, on part directement de la
tranche inférieur.
De 4 mois à 6 mois inclus, on suit la progression du cahier d’examen (BLR-F) et on termine toujours
par les questions à la mère. Après 6 mois on commence par les épreuves de manipulation (C) dans la
catégorie enfant assis devant la table, puis on poursuit les épreuves jusqu’à la fin du protocole et on
revient au début du protocole avant de poser les questions à la mère. Pour un enfant de 7 mois on
cherche l’épreuve de manipulation correspondant à l’âge réel de l’enfant.
Si l’enfant à valider l’intégralité des épreuves du registre on monte, sinon on descend.
Il faut que le bébé soit dans un bon état de vigilance. L’heure est donc à discuter avec la mère pour
éviter l’endormissement postprandiale ou l’énervement précédant le repas.
On constate, à ce moment du développement que Sébastien présente un âge de développement
global de 11 mois pour un âge chronologique de 27 mois. Il a donc un retard de développement qui
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s’exprime dans un QD de 41, il se caractérise par un retard marqué de développement. C’est dans le
registre P (postural et moteur) que Sébastien est le plus avancé, on constate un âge de
développement de 14 mois et un QD de 52. Il dispose d’une bonne mobilité dans l’espace, marche
autonome, capacité à monter les escaliers à quatre pattes.
Si Sébastien vient de mettre en place la marche autonome on se demande si cela va booster le
registre postural et moteur, ce qui sera surveiller dans les prochains bilans.
Aisance dans l’espace, équilibre du corps sont les acquisitions manquantes.
La stimulation de l’enfant avec un ballon devrait favoriser cet apprentissage.
A ce moment du développement Sébastien est le moins avancé dans le registre C, il a un âge de
développement de 9 mois et un QD de 33. Cependant la configuration spécifique des réussites dans
ce registre est de bon augure pour le développement.
Lorsqu’on observe une dispersion des réussites dans les tranches d’âges supérieures on va observer
dans le registre à l’évaluation suivante.
Fluctuation de performance incapacité à retirer la serviette sur l’objet but mais retire la tasse qui
cache l’objet.
Quand on étudie la nature des items échoués et qui devrait être réussi à son âge, on constate qu’ils
sont relatifs à trois registres : la permanence de l’objet, l’intériorité à trois dimensions fines et la
préhension fine.
Le registre S et le registre L sont au même niveau, il a un âge de développement de 11 et 12 mois et
un QD de 41 et 44.
Il est capable de produire des mots isolés, capacité de communication même si non verbale,
incapacité à jargonner.
Dans le registre S il est à noter qu’il ne participe pas à l’habillage de l’adulte, cela correspond à la
connaissance du schéma corporel, une insistance sur l’évocation des membres pendant l’habillage
pourrait favoriser cette acquisition. Par contre la communication non verbale est en place, pointage
de l’objet intéressant. Les registres L et S sont souvent lié, un bon dans l’un entraîne un bond dans
l’autre, dans le cas contraire cela pose question.
Trois mois et demi plus tard.
Sébastien devrait avoir évolué de trois mois dans chacun des registres. Si cela est en dessous il y a
une stagnation, au dessus c’est un bond dans le développement.
A ce moment du développement il présente un âge de développement de 15 mois et 21 jours, il est
toujours en retard mais il présente de net progrès puisqu’il a gagné 4 mois et demi dans son âge de
développement et a pris 10pts de QD en trois mois.
Il est, à ce jour, dans une bonne dynamique de développement.
Sébastien est le plus avancé dans le registre P et dans le registre S.
Il a un âge de développement de 18 mois et 15 jours dans le registre P, ce qui traduit une évolution
de 4 mois et demie. La marche a peut être bel est bien booster le registre.
Dans le registre de la socialisation Sébastien a un âge de développement de 18 mois et 15 jours soit
une progression de 6 mois et 15 jours, on est passé de 44 de QD à 60 et on constate que plusieurs
réussites se sont empilées au dessus de l’anticipation de l’habillage qui n’est toujours pas acquis.
Il y a un progrès dans l’autonomisation et mise en place de la représentation.
On attend un progrès au niveau de la permanence de l’objet ainsi que dans le langage.
Dans le registre de la coordination on est passé de 9 mois d’âge de développement à 14 mois et 33
jours soit un progrès de 5 mois et demi, comme on s’y attendait.
Sébastien a encore quelque progrès à faire dans le registre de la coordination fine.
On a un âge de développement de 12 mois dans le registre L alors qu’on observait un âge de
développement de 11 mois trois mois auparavant.
Cela a un impact conséquent sur le QD qui baisse.
Le progrès est insuffisant pour maintenir le QD dans ce registre. Il n’y a pas de régression.
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Les progrès du registre S ne se retrouvent pas dans le registre L. Ce registre semble bloqué.
Soit on estime que Sébastien est dans la communication et qu’on est dans un retard simple on attend
3 mois ou, en fonction de l’âge, on demande une rééducation par un orthophoniste.
Sébastien a fait un bond dans la plupart des registres et est donc dans une bonne dynamique de
développement.
La communication verbale est déficitaire dans la compréhension comme dans l’expression.
Référenciation sociale mis en place chez Sébastien, par contre il ne demande pas l’aide de l’adulte.
Passé l’ECSP (Echelle de Communication Sociale Précoce). Résultat confortant les progrès dans le
registre S du Brunet-Lezine. Score ECSP : passage de la communication non verbale à la
communication non verbale.
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Le WISC
David Wechsler (1896-1981), d’origine Roumaine.
La première échelle d’intelligence, 1944, le Wechsler-Bellevue qui devient la WAIS en 1955 puis la
WAIS-R en 1989 et finalement la WAIS III en 2000.
Wechsler invente, en 1944 également, le WISC, puis le WISC-R en 1981, le WISC III 1196 (6,0 à 16,11)
et finalement en 2005 le WISC IV.
En 1972 création de la WPPSI étalonné pour les enfants entre 4 ans et 6 ans et demi. La WPPSI-R, en
1995 s’étend de 3 ans à 7,3 ans puis en 2004 la WPPSI III entre 2,6 et 7,3 ans.
Le dénominateur commun à toutes ces évaluations (sauf WISC IV) est de permettre l’évaluation de 3
QI : total, verbal et performance.
Pour Wechsler l’intelligence est la capacité globale de l’individu à agir dans un but déterminé, la
capacité à comprendre ce qui l’entoure (échelle de compréhension), à penser d’une manière
rationnelle (échelle de performance) et avoir des rapports utiles et adéquats avec son milieu (échelle
verbale). L’intelligence peut se manifester sous diverses formes, c’est pourquoi il a créé ses échelles
de manière composite relevant chacun d’une aptitude particulière.
A partir des versions III on intègre des indices factoriels qui vont venir compléter l’évaluation faite
par les QI.
L’indice de compréhension verbale, d’organisation perceptive, de vitesse de traitement de
l’information
Le WISC IV ne comprend plus de QI verbal ni de QI de performance. Celui-ci calcul le QI total auxquels
s’ajoutent les indices factoriels. Dans lesquelles ont retrouve l’indice de compréhension verbale,
raisonnement perceptif, de vitesse de traitement de l’information ainsi qu’une évaluation de la
mémoire de travail.
Le subtest information est passé du statut d’obligatoire à optionnel puisque fortement influencé par
le milieu socioprofessionnel, ainsi que complètement d’image, en arithmétique et assemblage
d’objet a été supprimé.
La mémoire des chiffres est devenue obligatoire pour évaluer la mémoire de travail.
Identification de concept a été ajoutée, cela mesure la capacité à catégoriser. On demande à l’enfant
de choisir une image dans chaque rangé selon un concept commun. Le subtest matrice a été ajouté
également.
Pose problème d’étalonnage.
Abandon complet du concept d’âge mental dans toutes les épreuves de Wechsler. On parle de QI, ce
qui ne correspond pas à un QI de développement comme dans le Brunet-Lezine.
Pour Wechsler, l’âge mental n’est qu’un moyen pratique de définir un niveau de réussite au test. Cet
âge mental est souvent considéré comme représentant un niveau absolu de potentialité logique chez
le sujet. Un enfant qui a 7 ans d’âge chronologique et 7 ans d’âge mental et un enfant de 10 ans
chronologique et de 7 ans d’âge mental, n’ont certainement pas la même intelligence du fait de
l’expérience vécu par le sujet.
Cette idée était déjà inclue, implicitement dans la NEMI.
Wechsler refuse également l’idée de QI de développement. On a un QI équivalent mais qui ne
correspond pas aux mêmes choses à des âges divers.
Wechsler va donc proposé un autre QI, pour la première fois dans ce type de test on obtient le QI
d’un sujet en comparant son résultat uniquement avec les scores obtenus avec le sujet, strictement,
du même âge.
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Wechsler propose un QI de dispersion. On parle d’écart par rapport à une moyenne, on situe la
performance du sujet en termes d’écart par rapport à la moyenne.
Un QI, dans ses conditions, à la même signification quelque soit les âges.
Dans une perspective de développement on regarde l’âge de performance et on compare à l’âge
chronologique. Dans les échelles de dispersion on regarde de suite l’âge chronologique vu qu’on va
comparer les performances à des sujets de même âge.
A chaque QI testé on attribut un QI total qui, pour son âge, représente sa note relative d’intelligence.
Ce QI et tous les autres obtenus de la même manière sont des QI standards puisqu’ils indiquent dans
quelle mesure le sujet se situe au dessus, au dessous ou dans la norme par rapport aux résultats des
enfants du même âge.
Dans cet outil on a deux types d’échelle de dispersion :
Les échelles de dispersion par subtest : moyenne = 10 et écart type de 3, elles permettent de
transformer les notes brutes obtenues par le sujet en note standard en cherchant dans la table qui
correspond strictement à son âge.
Pour analyser les courbes de résultat on fait la moyenne des notes standards obtenues dans une
échelle puis on prend la note du subtest qui nous intéresse à laquelle on soustrait la moyenne si
l’écart est de 3 points (minimum) on considère que l’écart est significatif.
Les échelles globales sont toutes celles qui vont nous permettre de transformer les scores globaux en
différent QI ou en différent indices factoriels. On retrouve en face de la note totale, dans la table, le
QI de la variable étudié. Moyenne = 100, écart type = 15.
On a qu’une seule table de note totale quelque soit l’âge du sujet.
Le rang percentile nous montre le pourcentage de sujet de même âge que notre sujet laisse derrière
lui par sa performance.
L’intervalle de confiance est une fourchette de point qui réévalue le score obtenue gommant les
erreurs possible.
Les âges au test peuvent être intéressant ponctuellement, pour analyser un point faible ou un point
fort. C’est un élément de complètement.
On a parfois des profils plats en termes de dispersion mais lors d’une transformation en âge au test le
profil se creuse.
On part des résultats les plus globaux avant d’affiner. On exprime les résultats de l’enfant « par
rapport aux enfants du même âge ».
QIV≠QIP => 9pts -> p=.15
12pts -> p=.05
Au delà de 15pts il est nécessaire de demander un examen complémentaire.
On obtient la somme des notes standards à partir des 5 subtests principaux, on ne compte pas les
notes obtenues aux subtests facultatifs.
Le subtest symbole est indispensable pour la VT c’est le seul moment ou un subtest optionnel est pris
en compte.
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Lorsqu’il y a eut un refus de subtest ou une perturbation dans la passation on peu prendre le score
d’un subtest optionnel (mémoire des chiffres remplaces tout test de l’échelle verbale et labyrinthe
ceux de l’échelle performance, symboles lui ne remplace que code).
Si on a que 4 subtests il existe un tableau qui permet d’évaluer au prorata à 5 subtest. Si le profil à
l’origine est dysharmonique le prorata ne permet pas d’évaluer les déficits ou l’avance dans le
résultat calculé au prorata.
La passation se fait dans l’ordre des épreuves du cahier de passation.
L’alternance entre les deux échelles permet de ne pas mettre l’enfant dans une situation d’échec
continue.
Complètement d’image (20s) : on va montrer des images à l’enfant. Sur chaque feuille se trouve une
image, de plus en plus complexe, et dans chaque il manque quelque chose sur l’image que l’enfant
doit repérer.
L’exercice cognitif requis : cette épreuve suppose de déstructurer une bonne forme pour trouver le
détail manquant. On sollicite une perception analytique, cela nécessite une capacité de
discrimination visuelle, ce qui participe au traitement de l’information.
Information : le psychologue pose des questions. Cela permet d’évaluer les connaissances générales
du sujet. Cette performance est sans doute fortement liée au milieu socioculturel du sujet.
Code : on compte le nombre de signe correctement codé ce qui donne la note brute au test.
Si on obtient une mauvaise note de l’information on doit jeter un coup d’œil à code. Il faut voir si le
fonctionnement est l’application ou la rapidité dans les mauvaises notes à code.
Ce type de fonctionnement se trouve dans d’autres épreuves.
Un enfant peut avoir des difficultés grapho-motrices, ce qui ne permet pas d’interpréter une lenteur
cognitive du sujet.
Ce subtest est saturé en facteur spatial ce qui rend la tâche difficile pour les enfants qui on des
problèmes spatiales.
Symbole : Une fois que l’enfant a compris l’exemple on attaque l’épreuve. Durée 2mn.
Symbole ne sollicite pas autant le grapho-moteur. Si on a code très faible par rapport à symbole c’est
sans doute des problèmes grapho-moteurs qui sont à l’origine de cette différence.
Similitude : c’est un subtest au statut particulier de l’échelle verbale puisqu’il impose la mise en lien
de l’information. La corrélation avec l’échelle verbale est de .80 et de .75 à la note totale de l’échelle.
Extraction du dénominateur commun entre deux concepts.
Complètement d’image : épreuve de perception analytique, déstructuration de la forme.
Cube : épreuve visio-spatiale constructive, restructurer en une bonne forme les éléments disjoints.
Assemblage d’objet (puzzle) : épreuve visio-spatiale constructive, reconstruction en une bonne forme
des éléments disjoints. Différence avec cube -> représentation du but à atteindre, il n’y a pas de
modèle. Pour les deux premiers items ont demande à l’enfant s’il « sait ce que c’est » mais on ne le
pose plus après.
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Si l’enfant est en passe de réussir on le laisse faire même si cela dépasse le temps imparti. Non
attribution de point mes commentaires.
Arrangement d’image : épreuve visio-spatiale constructive, reconstruire une histoire avec des
éléments disjoints. Requiert compréhension globale de l’histoire.
Evaluation de la dépendance/indépendance à l’égard du champ perceptif. Les enfants obtenant de
bonne note à ces épreuves on peut dire que l’enfant est indépendant à l’égard du champ et
inversement.
Si la tâche d’assemblage d’objet est réussie partiellement l’enfant obtient des points en fonction du
nombre de jonction correcte effectué.
Arithmétique : échelle verbale, énoncé verbal, l’enfant répond après calcul mental. Mémoire de
travail sollicitée. Epreuve très soumis au stress du fait d’un « refus » de l’enfant. Les enfants ont le
droit de compter sur leurs doigts.
Vocabulaire : on note la totalité de la réponse de l’enfant. « Bouchon c’est quoi ? » Si l’enfant est
proche de donner la réponse apportant plus de point on pose une question complémentaire pour
l’inciter à compléter sa définition.
Compréhension : sollicite des savoirs faires. « Que dois-tu faire si tu trouve le porte monnaie de
quelqu’un dans un magasin ».
Relation duelle avec l’enfant dans la passation de la WISC (1h30-2h).
Luc, à ce moment de son développement, présente un QI total de 137 qui le situe dans la précocité
intellectuelle. Il a un bon rythme de développement par rapport aux autres enfants le percentiles
nous indique qu’il est meilleur que 99% des enfants du même âge.
On remarque un écart significatif entre le QIV et le QIP en faveur de la sphère verbale le registre de
performance étant tout de même au dessus de la moyenne, les percentiles sont respectivement de
99 et 96.
On attend une bonne corrélation entre compréhension verbale et QIV et entre organisation
perceptive et performance.
On remarque une chute en matière de vitesse de traitement de l’information par rapport aux autres
scores tout en restant dans la moyenne -> privilégie la qualité à la quantité de sa production.
Les très bonnes notes dans les épreuves chronométrées indiquent bien que Luc n’est pas lent dans
son traitement d’information.
Code est un point faible statistiquement significatif du profil de Luc (note perf+symb/nb test≥3).
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Le K-ABC
(The Kaufman Assessment Battery for Children, Kaufman et Kaufman, 1993)
Il s’agit d’une batterie multitest destinée à l’évaluation des enfants âgés de 2;6 à 12;5. Sa
construction est fondée sur le modèle cognitif élaboré notamment par Luria (1966), perception
dichotomique des processus mentaux utilisés à l’exécution d’une tâche, qui abouti à deux modes de
traitement de l’information : l’un séquentiel, l’autre simultané.
Traitement séquentiel : il consiste à prendre en compte les données d’un problème selon un ordre
séquentiel ou itératif, les stimuli sont traités un par un, chaque idée étant liée à la précédente d’une
manière linéaire et temporelle, la mémoire immédiate est toujours sollicitée dans les tâches.
Traitement simultané : il s’appuie sur la prise en considération simultanée de plusieurs stimuli
provenant de diverses sources et implique une perception globale.
Chez tout le monde, quand le sujet fonctionne normalement, il est capable de mobiliser avec
souplesse le mode de traitement séquentiel ou le mode de traitement simultanée selon la tâche qu’il
a à résoudre.
Dans le registre individuel, la plupart du temps, on privilégie un de ces deux modes de traitement par
rapport à l’autre.
On va pouvoir faire un lien étroit entre les résultats au K-ABC et ses résultats scolaires puisque celui-
ci permet de dégager la stratégie d’apprentissage.
Plus l’enseignement est en adéquation avec le mode d’apprentissage de l’enfant plus celui-ci est
efficace.
Décalage massif entre les deux types de traitement traduit un déficit d’un mode par rapport à l’autre,
ces résultats peuvent être mis en lien avec les troubles d’apprentissage à l’école.
Il existe des méthodes de remédiation cognitive afin de corriger ces déficits.
Si meilleur score à mouvement de main qu’à mémoire de chiffre on peut se poser des questions sur
l’acquitté sensorielle de l’enfant.
Quotation : + ou –
D’après les Kaufman c’est le subtest matrices analogiques qui est le plus épurée en traitement
simultanée.
Selon les auteurs du K-ABC l’intelligence est les résultats de l’interaction dynamique de l’hérédité et
du milieu en commençant pas le milieu prénatal. L’intelligence mesurée par les processus mentaux
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est une sorte d’instantanée du fonctionnement actuelle de l’enfant pris dans son contexte où
interagissent inné et acquis.
L’intelligence, selon les Kaufman, est l’intelligence à résoudre des problèmes nouveaux, en particulier
quand la capacité d’adaptation et la flexibilité de la pensée sont impliquées. La façon dont un enfant
traite l’information montre sa capacité à résoudre des problèmes indépendamment du contenu,
c'est-à-dire des connaissances qu’il possède.
L’échelle de connaissance permet d’évaluer l’intelligence pratique, quotidienne, mise en œuvre dans
les situations courantes de la vie et faisant appel à l’expérience acquise au cours du temps. Tous les
subtests de connaissance ont une composante verbale alors que tous les subtests de processus
mentaux n’ont pas cette composante.
Pour les Kaufman, dans le contexte scolaire, on a de meilleur résultat lorsqu’on privilégie le
traitement simultané sur le traitement séquentiel, type de traitement élaboré par le cerveau droit.
Cela favorise l’apprentissage rapide des lettres, la lecture, la compréhension des idées principales
d’une histoire, cela facilité l’apprentissage des concepts de base des mathématiques, et plus tard la
compréhension des concepts plus complexe et permet de résoudre plus facilement des problèmes
complexes.
Sur le plan anatomo-fonctionnel, les processus séquentiels serait lié aux régions fronto-temporales et
associés à l’hémisphère gauche tandis que les processus simultanés seraient lié aux régions occipito-
pariétales et associé au fonctionnement de l’hémisphère droit.
Echelle de dispersion par subtest qui permet de transformer la note brute en note d’échelle (m=10 ;
σ=3).
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