9 août 2005
DOSSIER FIDES
LES YEUX D’OGRES SUR INTERNET
POURQUOI CE DOSSIER
INTERNET DANS LES HORIZONS DE L‟EGLISE
DE LA PEDOPHILIE A LA PEDO-PORNOGRAPHIE SUR INTERNET
LE PHENOMMENE PEDO-PORNOGRAPHIQUE SUR INTERNET
DONNES NATIONALES – ITALIE.
DONNEES INTERNATIONALES
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE DES SITES PEDOPHILES
LES GROUPES PEDO-CRIMINELS SUR INTERNET
FILMS “HARD”
78% DES ABUS SEXUELS CONCERNENT DES FILLETTES
AUGMENTATION DU NOMBRE DES FEMMES PEDOPHILES
PEDOPHILIE CULTURELLE: LE NOUVEAU ET GRAVE DANGER
ETUDE DE L‟ASSOCIATION “METER » SUR LA PEDOPHILIE MONDIALE
LA PEDOPHILIE COMME ORIENTATION SEXUELLE
LES ROUTES DU TRAFIC ET LA CHAINE DE L‟EXPLOITATION
LE TOURISME SEXUEL
LES CHIFFRES DU TOURISME SEXUEL
PEDOPHILE ET CLIENT DU TOURISME SEXUEL
LES ENFANTS VICTIMES D‟ABUS ET TRAITES COMME DES ESCLAVES
L‟UNION EUROPENNE
DEFINITION DE LA PORNOGRAPHIE INFANTILE
NOUVELLES TECHNOLOGIES
LE MARCHE “HARD” DEBARQUE SUR LES PORTABLES
L‟UTILISATION DE LA PORNOGRAPHIE INFANTILE
QU‟EST-CE QUI REND LES ENFANTS VULNERABLES A L‟EXPLOITATION
SEXUELLE?
DISCRIMINATION/ORIGINE ETHNIQUE
TRADITIONS OU COUTUMES NEFASTES
LE TOURISME SEXUEL ET LES PAYS IMPLIQUES
ASSOCIATIONS ET FONDATIONS HUMANITAIRES CONTRE LA
PEDOPHILIE
LES SITES POUR TROUVER LES ENFANTS DISPARUS
DOCUMENTS
INFO-GRAPHIQUES AVEC LES DONNEES SUR L‟ACTIVITE
REALISEE PAR LES SERVICES DE LA POLICE POSTALE ET DES
COMMUNICATIONS
LE CODE INTERNET ET LES ENFANTS MINEURS
LE CONGRES SUR LES STRATEGIES DE LUTTE ET DE PREVENTION
DE LA PEDOPHILIE “EN LIGNE”
- LES INFO-GRAPHIQUES PRESENTES AU CONGRES
- CONCLUSIONS
Les yeux d’ogres sur Internet
Pourquoi ce dossier
“Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ceux qui croient en moi, il serait préférable
pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être
englouti en pleine mer » (Math, 18,6)
Vous est-il arrivé de regarder les yeux d‟un enfant ? On y voit la confiance, la joie, la
curiosité, l‟amour. Le tout entièrement gratuit, parce qu‟ils ne demandent rien en échange.
Seulement de l‟amour. Amour pour amour. Que de choses l‟on peut apprendre d‟un enfant. Même
celles que la vie, jour après jour, cherche à te faire oublier. Mais les enfants sont très fragiles et
totalement sans défense. Et chaque adulte a le devoir moral de protéger leur vie. Ce n‟est pas de la
rhétorique. Ce n‟est pas de la naïveté. En revanche, il faut élever la voix contre ces criminels qui
abusent des enfants. Qui les persuadent et les obligent à avoir des rapports sexuels. Actions
aberrantes. Qui ne doivent pas trouver de justifications. Aucune.
Souvent, aujourd‟hui, tout est tellement plein de méprises que l‟homme se perd et est la
proie de celui qui est tyrannique, rusé, arrogant et violent. De celui qui a le pouvoir. Mais rien
d‟autre. Il n‟a pas d‟horizon, il n‟a pas une Présence à qui se confier, il n‟a pas un code. Mais la
vraie liberté se trouve à l‟intérieur de schémas très rigides. Elle est faite d‟ordre, de morale,
d‟éthique, de force de la raison sur les bas instincts du désir.
Tout tourne autour du désir effréné de n‟importe quelle chose. Parce que quand le cœur est
vide et que les yeux ne regardent par l‟horizon et le ciel au-dessus de nous, il reste le désir de
choses et de personnes. A consommer, à acheter, à exhiber. Et aussi, parfois, à tuer.
C‟est comme ce qui se produit avec les enfants qui sont l‟objet de commerce sur Internet par
les pédophiles. Et comme cela se passe dans ce qu‟on appelle « snuff » films, qui passent des
violences et des délits. Les données présentées dans ce dossier ont été fournies par des organisations
internationales, des associations, et des forces de l'ordre que luttent depuis des années contre la
pédophilie et la pédo-pornographie sur Internet. Des milliers de sites pédo-pornographiques sont
découverts, dénoncés par des associations du monde entier, et sont fermés par la police chaque
mois. Malheureusement, cela ne suffit pas. Parce que les « chasseurs de marchandise » e/o les
pédophiles eux-mêmes en ouvrent de nouveaux immédiatement. La vente « en ligne » des enfants
est une affaire qui produit des millions d‟euros. Les agents de ce commerce sont des personnes sans
scrupules. De toutes les classes sociales. Il existe aussi des « lobbys » qui cherchent à faire passer
le concept que le pédophile n‟est pas le monstre qui tue l‟enfant, mais une personne qui aime
l‟enfant, et qui a le droit de manifester sa sexualité. En réalité, ce sont des malades. Dangereux !
Parce qu‟ils se servent d‟arguments culturels pour justifier leur perversité. Et cette idée de la
pédophilie culturelle est en augmentation constante. On assiste aussi à l‟augmentation du nombre
des femmes pédophiles. De tous les âges et de toutes les classes sociales.
Il n‟y a pas de mal plus grave qu‟un autre. Le mal est le mal. Avec la bonne conscience de
ceux qui à présent voudraient faire des différences inutiles, et celles-ci, vraiment moralisatrices. Et
le mal qui touche les enfants va au-delà de toute chose.
Savez-vous à quoi servent les lois, les règles, les limites ? A faire en sorte que ceux qui, dans
une société, sont en position de faiblesse, soient protégés, soit d‟être victime du mal, soit de faire le
mal.
Les lois sont nécessaires et doivent être dures. Mais surtout, il est nécessaire d‟éduquer, de
former, d‟expliquer, de parler, de faire comprendre que l‟homme n‟est pas une marchandise.
Le Pape Benoît XVI, dans une confrontation publique avec l‟historien Ernesto Galli della
Loggia, quand il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Doyen du Collège des
Cardinaux, a déclaré : « La société ne voit plus dans l’homme la splendeur divine, mais seulement
un produit. La connaissance n’a pas grandi de manière égale à la capacité morale et ce
déséquilibre entre pouvoir technique, pouvoir de faire, et la capacité de dominer notre être avec
des principes qui garantissent la dignité de l’homme et le respect de la créature, du monde, ce
déséquilibre est le grand défi auquel c’est le devoir de tous de répondre »
Internet dans les horizons de l’Eglise
« Internet et l‟Eglise catholique en Europe », « Internet et les enfants mineurs » et « L‟Eglise
dans la société digitale », sont les questions traitées à Rome (6-12 juin 2005) lors des travaux de
trois événements organisés conjointement par l‟Association des Webmaster catholiques Italiens
(WeCa), par la Conférence Episcopale Italienne (CEI), et par le Conseil des Conférences
Episcopales d‟Europe (CCEE) dans le but de promouvoir sur le réseau la confrontation sur la
religiosité. La semaine s‟est ouverte avec le séminaire d‟étude « Internet et l‟Eglise catholique en
Europe », pendant lequel les responsables des sites Internet de 13 Conférences Episcopales ont
présenté leurs expériences religieuses «sur le réseau » au plan européen. Puis il y a eu le laboratoire
« Internet et les enfants mineurs » au cours duquel on a parlé aussi d‟un guide pour une utilisation
correcte du réseau de la part des plus petits, destiné aux paroisses et aux familles. Le dernier rendez-
vous est celui qui a vu l‟engagement de la « European Christian Internet Conference » (ECIC) lors
de la rencontre oecuménique « The Church in the Digital Society », qui célèbre le 10° anniversaire
d‟activité de la Conférence. Etaient présents les représentants de nombreuses Eglises chrétiennes,
Finlande, Angleterre, Islande, Danemark, Transylvanie, Allemagne, Grèce et Roumanie.
Un don pour l‟Eglise – « L‟Eglise a besoin d‟Internet parce qu‟elle a une Bonne Nouvelle à
communiquer. Tout instrument de communication devient un don pour l‟Eglise. Internet est non
seulement un exercice technique, mais devient pour les opérateurs du secteur une gymnastique pour
comprendre le désir même des hommes de communiquer ». C‟est le salut que le Président du
Conseil des Conférences Episcopales Européennes (CCEE), Mgr Amédée Grab, a adressé à ceux
qui participaient au séminaire « Internet et l‟Eglise Catholique en Europe », organisé par la CCEE
elle-même avec la Conférence Episcopale Italienne et l‟Association des Webmaster Catholiques
italiens (Weca-www.webcattolici.it), 180 sites associés. Comme tous les instruments mis dans la
main de l‟homme, a déclaré Mgr Grab, Internet devient ce que l‟homme lui-même décide qu‟il
devienne », et, pour cette raison, l‟Eglise, « maîtresse de communication » doit « indiquer les
critères éthiques et moraux, valables universellement, reconnaissables dans les valeurs humaines et
chrétiennes, autant pour ceux qui s‟en servent par divertissement, recherches et information, que
pour ceux qui s‟en occupent au plan professionnel ».
Ce concept a été repris dans son salut par Mgr Claudio Giuliodori, directeur du Bureau de la
CEI pour les communications sociales, pour qui « Internet est un facteur de changement culturel qui
interroge la communauté ecclésiale et pousse l‟Eglise à une révision pastorale et culturelle. C‟est
notre devoir de mettre au service de l‟Eglise les scénarios que les nouvelles technologies ouvrent, et
d‟explorer ces domaines qui requièrent de la créativité, la capacité de communication et de
collaboration ».
Internet et les enfants mineurs. – « Il y a de véritables et propres multinationales, ayant un grand
volume d‟affaires. Il faut les arrêter et fermer ce marché infâme que l‟on trouve sur Internet et dans
de nombreuses télévisions. Les webmasters catholiques eux aussi doivent faire entendre leur voix
pour défendre les droits et la dignité de toutes les personnes, et en particulier des enfants mineurs ».
C‟est l‟appel contre toute forme de pédo-pornographie, en particulier contre celle que l‟on trouve en
vidéo, lancé par Mgr Franco Mazza, sous-directeur du Bureau des Communications Sociales de la
CEI et Président de l‟Association WECA, lors de la rencontre « Internet et les enfants mineurs », au
cours de laquelle on a présenté des initiatives pour « s‟opposer au grave phénomène, et notamment
au plan de la prévention et de l‟éducation, sans omettre des mesures législatives et répressives
précises et efficaces ».
Eglise Italienne et Internet – Les quinze années et plus de travail de l‟Eglise italienne dans le
domaine des nouvelles technologies, ont été rappelées durant ces journées romaines de travail. « La
CEI, a déclaré Leo Spadaro, conseiller des Evêques italiens pour Internet, est présente sur le web
depuis 1994 avec la publication du site de l‟Agence SIR (www.agensir.it), suivie, l‟année suivante
par le site www.chiesacattolica.it. Utiliser les nouveaux instruments signifiait déjà alors disposer de
plus de temps pour les activités destinées à la pastorale, à la catéchèse et à la mission ». L‟objectif
originel « d‟exprimer la présence » de la CEI sur le réseau, s‟est dont traduit en aidant à la
« diffusion des contenus, et surtout de documents, élaborés par la CEI et par ses bureaux et services,
faciliter la communication entre la CEI et les organismes pastoraux, les bureaux et les services des
Curies diocésaines ; promouvoir la présence sur Internet de tous les sujets du monde ecclésial qui,
tout en étant intéressés au nouveau moyen, rencontraient de la difficulté à trouver une visibilité
suffisante ». Aujourd‟hui, avec la participation des bureaux nationaux, la CEI « travaille à aider et à
promouvoir les sites diocésains. Tous les Diocèses en effet reçoivent gratuitement un espace web,
une formation et une aide pour l‟organisation et la gestion du site. Actuellement, on trouve « en
ligne plus de 170 sites diocésains, et environ 2.000 sites paroissiaux, sur environ 9.500 sites
catholiques italiens, que la CEI aide aussi, en tant que membre fondateur de WECA. (Source : SIR,
quotidien du, mardi 7 juin 2005)
De la pédophilie à la pédo-pornographie sur Internet
La pédophilie est une déviation sexuelle dévastatrice qui existe depuis toujours, et qui est
répandue actuellement dans toutes les parties du monde, dans les catégories les plus diverses de
personnes et de classes sociales, chez les célibataires et les personnes mariées.
A présent, avec l‟arrivée d‟Internet et des nouvelles technologies télématiques, un
phénomène différent est né : celui de la pédophilie « en ligne », qui est une des nombreuses faces
d‟une réalité qui comprend aussi le tourisme sexuel, l‟exploitation sexuelle des enfants mineurs, le
trafic des enfants dans les pays les plus pauvres, et les cas de pédophilie qui se produisent au sein
des familles elles-mêmes ; c‟est pourquoi l‟on peut dire que, dans l‟ensemble, la pédophilie est un
phénomène qui fait des millions de petites victimes. Il suffit de penser aux « baby prostitutes » de
Thaïlande et aussi des Pays de l‟Est, mais aussi, sans aller aussi loin, des abus sexuels commis sur
des enfants de la part des parents, et du père en particulier, et dont regorgent malheureusement les
chroniques des journaux. Dans des cas qui ne sont pas rares, aussi, de la pédophilie on en arrive à
l‟homicide, à la suppression des enfants mineurs utilisés qui, dans certains cas, sont tués soit parce
que l‟assassinat est le sommet de la violence sexuelle, soit pour qu‟ils ne dénoncent pas les auteurs
des sévices subies, soit encore parce que, et ce dernier phénomène est lié précisément à la
pédophilie « en ligne » les trafic des vidéos, avec les images où l‟homicide de la victime dont on a
abusé (ce que l‟on appelle les « snuff films »), a la valeur la plus gande dans le marché commercial
qui est dirigé en grande partie par la criminalité organisée.
Outre les nombreux aspects inquiétants du phénomène, il faut souligner deux aspects
nouveaux : l‟augmentation du nombre d‟associations pseudo-culturelles d‟adultes qui revendiquent
le droit d‟avoir des relations sexuelles avec les enfants, en affirmant que les plus petits doivent être
libres d‟exprimer et de pratiquer leur sexualité.
Dans ce dossier on présente des données, des nombres et des études préparées par
différentes associations internationales qui travaillent depuis des années dans la lutte contre la pédo-
pornographie (ONU, UNICEF, le Bouclier, ECPTAT, Save the Children, Innocence en danger,
Meter, Ciclope (Organisme de la Présidence du Conseil pour la lutte contre la pédophilie) ; on
décrit aussi les activités et les résultats obtenus par la Police Postale, et on rapporte les données du
Premier Rapport sur le contrôle de la Convention sur les Droits de l‟Enfance et de l‟Adolescence
(Rome juin 2005), et les données du congrès sur les stratégies de lutte et de prévention contre la
pédophilie « en ligne », qui a eu lieu à Rome le 8 juillet 2004.
La contribution de l‟Abbé Fortunato Di Noto est d‟une importance fondamentale ; il
travaille depuis des années dans la lutte contre les abus sexuels et la pédophilie ; il est le fondateur
et le président de l‟Association Meter, active dans la protection de l‟enfance et membre de Ciclope,
pour la lutte contre la pédophilie, de la Présidence du Conseil des Ministres. L‟Abbé Fortunato di
Noto, est vice-président mondial du Mouvement « Innocence en danger » (Paris). Il s‟occupe du
formulaire « Pédophilie », à l‟Institut de Bioéthique et de Sexologie – Faculté de Théologie Saint
Thomas à Messine. Il est professeur d‟Histoire de l‟Eglise et est chargé de tâches institutionnelles
touchant la lutte contre la pédophilie et l‟exploitation sexuelle des enfants.
Le réseau mondial d‟Internet a clairement élargi la plaie mondiale de la pédophilie, et en a
changé aussi les caractéristiques parce que, en plusieurs cas, ceux qui commettent ces abus sur les
enfants ne sont pas des pédophiles au sens classique, mais des exploiteurs sans scrupules, des
fournisseurs de marchandise.
En donnant comme prémisse que les enfants impliqués appartiennent à tous les âges, et
qu‟ils sont des millions dans toutes les parties du monde, les nombres apparemment bas des sites
qui répandent ensuite la pédophilie « en ligne », dépendent avant tout du fait que, pour entrer dans
les statistiques, ils doivent être découverts, repérés, dénoncés et fermés par la police. Chaque jour
on en découvre de nouveaux, et pour chaque site qui est fermé, on estime qu‟au moins un autre ou
deux autres sont ouverts (Source : Le Bouclier, organisation qui a son siège à Paris et s‟occupe de la
lutte contre la pédophilie). Non seulement : à chacun de ces sites se relient en réalité des milliers de
personnes comme le montre la dernière estimation faite par le Bouclier, selon lequel plus de
200.000 sites pédo-pornographiques repérés et fermés étaient fréquentés par 3 à 4 millions de
personnes. L‟ampleur du phénomène est non moins importante, et ne s‟arrête pas avec la fermeture
des sites : dans le meilleur des cas, en effet, les organisateurs du réseau de pédophilie « en ligne »
son poursuivis, mais les utilisateurs restent libres et continuent à alimenter le marché.
D‟après certains, la pédophilie « en ligne » représente une manière virtuelle pour satisfaire
ses propres déviations. L‟interprétation est contestée par de nombreux experts qui soutiennent, au
contraire, que la diffusion de pédophilie « en ligne », pousse le pédophile-usager du Réseau, à
réaliser ensuite directement ces actes, et agit en conséquence comme multiplicateur du phénomène.
Mais quelle que soit la manière pour l‟expliquer, la pédophilie et l‟exploitation sexuelle des
enfants, est un problème qui concerne toute la planète.
La pédophilie « en ligne », en particulier, a donné naissance aussi à un véritable et propre
marché milliardaire. En une seule journée, d‟après des données fournies par « Telefono
Arcobaleno », un site arrive à gagner jusqu‟à 3 millions et demi d‟euros en vendant des photos et
des vidéos avec des enfants dans des pauses et des situations « hard ».
LE PHENOMENE PEDO-PORNOGRAPHIQUE SUR INTERNET
Données nationales - Italie
De 2002 au premier semestre 2004, 15.070 sites pédo-pornographiques ont été dénoncés à la
Police Postale et des Communications par l‟Association Meter de l‟Abbé Fortunato Di Noto.
Pour le seul premier semestre 2004, 91 données italiennes (c‟est-à-dire, les italiens, ou
paroles italiennes, ou langage italien trouvés dans les « chat » et dans les BBS, journaux de bord
« en ligne) et en Italie (c‟est-à-dire les sites pédo-pornographiques desservis par les serveurs
italiens) ont été dénoncées à l‟autorité judiciaire et fermés comme il se doit par la Procure de district
de Catane. L‟accompagnement des victimes, réelles, par l‟Association Meter, est d‟une très grande
utilité sociale, avec 269 consultations faites en 2003.
L‟Abbé Fortunato Di Noto déclare : « Il faut élever, à présent plus que jamais, le niveau
d‟action de répression, et il faut frapper le niveau supérieur, la réalité pédo-criminelle qui, dans une
sorte de coupole virtuelle, agit impunément en exploitant cette préférence absurde et cette
perversion sexuelle en gagnant de l‟argent sur le dos des enfants. Désormais, le fait est connu, les
stratégies d‟intervention doivent s‟orienter à retrouver les victimes. Il y a jusqu‟à présent peu
d‟enfants mineurs qui ont été repérés, même si Interpol dispose d‟environ 20.000 images, passées
sur Internet, d‟enfants victimes d‟abus sexuels. 177 ont été identifiés en 2003. Ils étaient au nombre
de 30 en 2003 ».
Données internationales
Au plan international, 272.000 sites pédo-pornographiques auraient été découverts et
dénoncés par des organisations non gouvernementales (Meter, Innocence en Danger, Save the
Children, ECPAT, Le Bouclier, et d‟autres), et par le contrôle constant des Forces de Police
Internationale (Interpol, FBI, et les sections de la Police Télématique des différents pays). Ce sont
des données inédites tirées des interrogations faites à la Commission Européenne et du Séminaire
International de la Police Suisse, qui s‟est tenu à Lugano au mois de septembre 2003, et organisé
par la Police Télématique du Canton du Tessin, qui n‟a pas démenti les chiffres des sites dénoncés
et présentés par Arnauld Choy, vice-président du Mouvement Innocence en Danger (Paris)
Les données, analysées en détails peuvent être consultées sur le site www.bouclier.org.
Voici le graphique informatif qui présente d‟autres réflexions sur un phénomène, la
pédophilie et la pédo-pornographie « en ligne, avec des caractères complexes, dramatiques,
transversaux et transactionnels
261.653 sites pédophiles ont été repérés
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Mafia & 3.440 9.180 19.096 28.054 36.303 143.031 156.793
commerciaux
Les sites 817 918 1.245 1.541 1.650 5.364 7.925
militants
Privés 43 102 415 1.233 3.300 30.394 96.935
Total des 4.300 10.200 20.756 30.829 41.253 178.789 261.653
sites
Source: étude de Bouclier de 1996 à 2002
Le Bouclier est la première organisation de lutte contre la pédophilie ; il a été fondé à Paris
par Bernard Valadon pour se rendre copte de l‟importance du phénomène sur Internet.
En sept ans de travail, de 1996 à 2002, le Bouclier a repéré 261.653 sites pédophiles. Mais,
même si l‟on a identifié plus de 200.000 sites, l‟Organisation déplore une certaine indifférence, de
la part des institutions politiques et des forces de l‟ordre qui, d‟après l‟Association, tendent à
minimiser le phénomène, alors que, vu les chiffres, on ne peut plus parler de cas isolés, mais d‟une
véritable organisation criminelle, et la démonstration de réseaux, souvent puissants, capables de
« lobbyng », est désormais prouvée.
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE DES SITES PEDOPHILES
52% des sites se trouvent en Amérique du Nord. Avec plus de la moitié des sites recensés,
l‟Amérique du Nord – Etats-Unis, Canada – détient la palme des sites pédophiles : 52% des sites y
sont en effet installés matériellement.
Augmentation récente des Pays de l‟Europe de l‟Est – L‟Europe arrive aussitôt après
l‟Amérique du Nord. De nombreux sites dits russes sont installés sur des « providers » (opérateurs
techniques) aux Etats-Unis. La tendance des dernières années, qui se confirme, montre toutefois une
augmentation du nombre des sites principalement sur le territoire russe, mais aussi dans d‟autres
pays européens. Et le développement d‟Internet en Europe laisse prévoir une augmentation sensible
du nombre des sites pédophiles dans les prochaines années.
L‟Asie est proportionnellement à l‟arrière – Les sites installés dans les pays asiatiques sont
proportionnellement en baisse constante après 1996, date à laquelle on note une réduction des sites
ayant des documents pédo-pornographiques, et une parité presque égale d‟offrande de documents
« soft »
Amérique Latine – Le nombre des sites recensés n‟est pas significatif, même si l‟on estime
que ceux qui sont véritablement opérants sont le double de ceux qui ont été repérés.
Afrique et Moyen-Orient – Peu de sites, qui reflètent la pauvreté des infrastructures. Les
sites identifiés sont toutefois réellement et matériellement dans les pays de ces deux régions
géographiques. La crainte est grande que le développement d‟Internet s‟accompagne, là aussi, d‟une
croissance du nombre des sites, favorisée, pour l‟Afrique en particulier, par la corruption et aussi
par l‟absence de lois et de moyens techniques.
Une croissance constante, alarmante, et sans obstacle – Avec une augmentation de plus de
46% du nombre des sites, l‟alarme lancée de toutes parts par les Organisations du monde entier, est
confirmée de manière dramatique, et rejoint les observations du « National Criminal Intelligence
Service » anglais, qui annonce une croissance nettement plus élevée que celle qui a été découverte
(+ 64%)
LES GROUPES PEDO-CRIMINELS SUR INTERNET
Trois groupes se partagent les abus sur les enfants. Il s‟agit des sites gérés par la mafia, et
par les commerciaux, les sites militants, et les sites des personnes privées
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Mafia & 3.440 9.180 19.096 28.054 36.303 143.031 156.793
commerciaux
Les sites 817 918 1.245 1.541 1.650 5.364 7.925
militants
Privés 43 102 415 1.233 3.300 30.394 96.935
Total de 4.300 10.200 20.756 30.829 41.253 178.789 261.653
sites
Source: étude de Bouclier de 1996 à 2002
1 • mafia et sites commerciaux: 156.793 sites
On assiste à une véritable explosion des sites commerciaux, souvent gérés par la mafia
traditionnelle, et souvent proche des centres politiques (Source: Le Bouclier). Les photos et les
vidéos montrent des viols d‟enfants que les navigateurs peuvent acquérir.
2 • nébuleuses philosophiques et à caractère de secte: 7.925 sites
C‟est le nom donné au groupe qui regroupe tous les sites où l‟on ne trouve pas de documents
pornographiques, mais des textes, des messages, des témoignages, et toutes sortes de déclarations.
La plus grande partie de ces sites est fréquentée par des individus qui ont déjà été condamnés pour
des actes de pédo-criminalité, et certains vivent avec des enfants mineurs. Les théoriciens et les
adeptes ne manquent pas. Quelle que soit la langue, le principe est le même avec de petites
variantes : « La sexualité du pédophile et celle de l‟enfant sont identiques ; seuls la société et les
parents empêchent le développement de l‟un et de l‟autre ».
Le nombre de ces sites, inférieur au nombre de ceux qui sont gérés par la criminalité, ne doit
pas tromper : des centaines de milliers de pédophiles y sont reliés.
3 • la masse des personnes privées
« Pas vu, pas pris ». D‟après cette logique, devant l‟écran de son propre ordinateur, tout est
permis. Et c‟est exactement ce qui se passe dans un nombre toujours croissant de cas où ce sont des
personnes privées qui créent des « pages Internet personnelles » ou des clubs qui offrent des
liaisons, des possibilités de « chatter », ou d‟insérer des annonces gratuites. On a identifié jusqu‟à
présent 8.939 types de sites privés de ce type. Mais ce chiffre ne reflète pas l‟ampleur réelle du
phénomène qui est bien supérieur.
Les indications de sites pédophiles par les usagers du réseau
Par mois
Janvier 2002 787
Février2002 928
Mars 2002 960
Avril 2002 816
Mai 2002 699
Juin 2002 921
Juillet 2002 619
Août 2002 730
Septembre 2002 651
Octobre 2002 807
Novembre 2002 651
Décembre 2002 910
Par année
2001 6455
2002 9479
Source : Le Bouclier, 2002
FILMS HARD
Un marché florissant est assuré par les corps violés repris dans les films “hard”, qui sont
tournés tandis que s‟accomplit l‟acte, et qui sont repris dans les plus petits détails afin que certaines
scènes en augmentent le prix. Si la victime meurt après l‟avoir soumise à une agonie déchirante, le
produit est encore plus recherché et coûte plus cher (c‟est ce qu‟on appelle les « snuff films »). Les
pédophiles commissionnent les pellicules pornographiques, ou les tournent eux-mêmes, parce que
dans de nombreux cas, le désir est immense d‟immortaliser les abus infligés à leurs petites victimes.
Ils conservent jalousement les cassettes, comme si c‟était le journal à partager ensemble avec
d‟autres pédophiles : les seuls qui peuvent comprendre cette horreur.
Le marché des « chicken porn » ou pornographie juvénile compte environ 250 millions
d‟exemplaires de vidéos vendus dans le monde entier. Sans parler de l‟industrie du livre « hard »,
qui revendique près de 260 types différents de revues mensuelles. Plusieurs hypothèses tentent
d‟expliquer un marché aussi florissant : pour certains, la pornographie juvénile augmente le désir
sexuel des pédophiles ; pour d‟autres, c‟est une explication aberrante, c‟est la nourriture qui en
assouvit les obsessions, en évitant, de cette manière, l‟abus véritable. Mais c‟est surtout une affaire
de milliards d‟euros
78% DES ABUS SEXUELS CONCERNENT DES FILLETTES
De l‟analyse du contenu des sites pédo-pornographiques (1.320, avec une moyenne de 44
par jour) dénoncés en 2003 par l‟Association Meter, il ressort les données suivantes ; qui ont été
présentées au Parlement Européen le 28 septembre 2003, de l‟implication des fillettes dans
l‟exploitation sexuelle et la traite qui en est faite comme marchandise d‟êtres humains.
L‟échantillon qui a été vu par les experts de l‟équipe de Meter comprend 6.682 photos avec
des garçons et des filles : il s‟agit de 6.682 enfant impliqués dans le marché de la pédo-
pornographie.
En détails, 78% (4.430,4) comprend des fillettes. L‟âge va de 3 ans à 11 ans, et il n‟est pas
rare de trouver la présence de nouveaux-nés de sexe féminin (10 photos) d‟un âge compris
vraisemblablement entre 2 mois et 1 an.
La recherche a trouvé aussi la provenance territoriale, par l‟analyse somatique, des fillettes
exploitées sexuellement :
65% d‟occidentales, provenant des Pays de l‟Est;
15%, donnée nouvelle qui marque un tournant pour l‟exploitation sexuelle, des fillettes
provenant des Pays arabes;
7% d‟adolescents provenant des Pays africains; le reste est d‟origine hétérogène
AUGMENTATION DU NOMBRE DES FEMMES PEDOPHILES
Dans le vaste domaine d‟Internet, on note une augmentation du nombre de femmes, que l‟on
appelle « les bandes de femmes pédophiles », qui sont passées de 2 en 2003 à 5 au tout début de
2004. Il s‟agit d‟associations pseudo-culturelles de femmes pédophiles qui revendiquent le droit de
vivre, de désirer et de rechercher des relations affectives et sexuelles avec des enfants.
C‟est une nouvelle orientation sexuelle qui voit les femmes impliquées, et qui identifie le
pédophile non plus seulement au sexe masculin. « Il n‟est pas rare, dit l‟Abbé Fortunato Di Noto, de
tomber sur des photos (2% environ) représentant des actes sexuels entre enfants mineurs et une
femme adulte ».
- La pédophilie féminine – On n‟en parle pas, mais elle existe. Sur cette question, on ne sait que peu
de choses, et on a peu écrit à ce sujet.
Parler de femmes pédophiles n‟est ni commun ni simple, étant donné que, dans l‟image
collective, le terme pédophilie est associé au sexe masculin, auquel on attribue toujours un rôle
actif : la pédophilie en effet est action. Elle est donc considérée comme la majorité des paraphilies
comme une pathologie rare chez le sexe féminin. En effet, contrairement à ce que l‟on pense, en
raison du manque d‟informations, la paraphilie touche aussi les femmes, contredisant le jugement
traditionnel clinique qui a toujours soutenu la rareté des perversions chez les femmes. Il est difficile
de tracer un cadre complet et bien délimité du phénomène de pédophilie féminine. Comme la
pédophilie masculine, elle se cache à l‟intérieur des murs domestiques, entre secrets, sentiments
d‟amour-haine et rapports dangereux. Mais, exactement comme cela se produit pour les pédophiles
masculins, les femmes pédophiles sortent de la réalité commune recherchant ailleurs les objets de
leurs désirs spasmodiques et incompréhensibles : les enfants de la rue. Comme d‟habitude, donc,
pour ceux qui pratiquent la pédophilie, l‟argent devient l‟instrument qui achète le silence et le
consentement des petits. En ce sens, entre hommes et femmes-pédophiles, il n‟y a aucune
différence. (Source : la sociologue et criminologue Nicoletta Bressan, membre de l‟Association
Meter)
PEDOPHILIE CULTURELLE: LE NOUVEAU ET GRAVE DANGER
Un danger nouveau et grave à affronter est celui de la pédophilie culturelle: sur Internet, se
multiplient des sites qui décrivent la pédophilie comme une action positive, comme manifestation
d‟amour envers les enfants. Le pédophile, selon les « idéologues » de ce danger nouveau et
aberrant, n‟est pas le monstre qui violente un enfant, mais un homme qui aime l‟enfant et qui désire
manifester son affection pour lui y compris par un rapport sexuel.
Dans l‟article « L‟ogre caché » paru sur le numéro 43/2003 de « Famiglia Cristiana », on
parle de ce « danger nouveau et grave que représente l‟expansion de la pédophilie culturelle. Le
nombre des sites augmente, qui tentent de donner un visage propre de la pédophilie, en ébauchant
une sorte de justification philosophique. Ils ne sont pas passibles de poursuite, mais ils sont
dangereux : ils offrent une auto-justification ; ils abaissent la conscience d‟être des délinquants ; ils
enlèvent le sens de la faute qui empêche beaucoup de passer du monde virtuel au racolage et à la
violence ».
Et avec Internet précisément, la pédophilie culturelle a trouvé sa divulgation totale et
structurée. L‟Abbé Fortunato Di Noto déclare : « Les données que nous possédons au plan national
et international, même si elles sont incomplètes et manquent de certitude statistique, à cause de la
transversalité du phénomène pédophile, invitent à une plus grande attention et à une intervention
significative des Institutions, politiques et sociales. Timidement, et avec difficulté, on cherche à
faire comprendre la mentalité perverse et insidieuse de ce danger nouveau et grave. Les nombres,
les faits et les événements non seulement donnent raison, mais font naître une sérieuse
préoccupation. La lutte contre la pédophilie ne doit plus seulement être répressive, elle a besoin en
revanche de l‟action préventive et informative, et d‟un lourd support d‟accueil des victimes, et
d‟aide thérapeutique aux coupables. Il faut en outre élaborer un plan contre la culture pédophile
insidieuse, considérée plus dangereuse parce qu‟elle entraîne la justification et la tolérance, et non
pas des sentiments de faute ».
Et puis, il faut aussi une collaboration étroite entre associations anti-pédophiles et les
Ministères compétents, comme l‟a déjà rappelé le Ministre Stefania Prestigiacomo sur « La Sicilia »
du 4 novembre 2003. « On ne doit pas demander à des tiers, a déclaré le Ministre, ce qui doit être
fait en revanche par l‟Etat. Les associations anti-pédophiles seront essentielles, grâce à leur
expérience, pour toutes les activités de soutien, à partir de l‟assistance aux victimes des abus ».
A partir de ces bases sont nés CICLOPE (Comité Interministériel de Coordination pour la
Lutte contre la Pédophilie), et le Premier Plan de Prévention et de Lutte contre la Pédophilie
présenté le 3 octobre 2003 au Palais S. Macuto à Rome.
A la page 50 du Plan National de lutte et de prévention de la pédophilie (organisé par
CICLOPE), on décrit ainsi le nouveau danger social : « De nombreuses parties, on dénonce la
présence d‟un fort lobby pédophile bien enraciné en Italie et à l‟étranger, composé de communautés
étroitement liées entre elles ».
LES ROUTES DU TRAFIC ET LA CHAINE DE L’EXPLOITATIION
Voici une synthèse des données élaborées après une activité intense d‟analyse et d‟études de
la pédophilie mondiale, fournie par l‟Association Meter, et publiée dans une étude scientifique dans
le Dictionnaire de Bioéthique (éditions Elleci), par l‟Institut de Bioéthique et de Sexologie de
l‟Université Pontificale Saint Thomas de Messine
552 organisations et associations de “revendication des droits des pédophiles (dont
12 italiennes). De 1995 à 2003, elles ont augmenté de manière vertigineuse de
200% ;
5.680 personnes écrivent chaque jour sur les Forums et BBS spécialisés pour
élaborer une « stratégie planétaire d‟acceptation des pédophiles et du consentement
de l‟enfant » (les données analysées l‟ont été entre les mois de juin et août 2003) ;
3 associations religieuses pour « élaborer de nouveau une théologie du pédophile » ;
5 associations de femmes pédophiles « pour manifester universellement l‟amour
envers les fillettes, sans honte et avec délicatesse » ;
plus de 500 AGEPEDO (sigle pour les agences de pédophiles) qui offrent
consultation et appui juridique et psychologique aux pédophiles ;
1 Radio « en ligne » pour la pédophilie libre ;
3 « database » « en ligne » d‟études et de recherches pour l‟acceptation de la
condition des pédophiles et de leur orientation sexuelle, et l‟explicitation de cet
orientation ;
5 sites « cartoons » de production et de divulgations pour pédophiles ;
2 revues pédophiles internationales ;
5 livres écrits par les organisations, téléchargeables « en ligne » ;
2 sites spécialisés pour la production et la vente de maillots, de gadgets, de bannières
pour la cause pédophile ;
1 agence de presse pour la pédophilie ;
3 célébrations annuelles pour l‟orgueil pédophile et la journée du « boylove day » ;
5 portails « mère » d‟enregistrement de nouveaux adeptes ;
62 sigles d‟individuation (colliers et acronymes) ;
5 « chat » et « Webring »
Ce sont là les chiffres partiels et les données d‟associations et de sites pédophiles, rédigés
par les personnes qui propagent la cause pédophile qui, en 7 ans, de 1996 à 2003, ont connu une
croissance exponentielle de 200%. Ils donnent un profil inédit et inusuel qui montre comment le
puissant « corporatisme pédophile » est vivant et vigoureux, et combien il est insidieux. Ce n‟est
pas par hasard qu‟ils s‟appellent par des noms les plus variés : « Puellula », « DPA », « Le visage
humain de la pédophilie » (Le site a été dénoncé au FBI à Interpol et au Départements de Police
Postale de Palerme et de Rome le 2 août 2003, le jour après son apparition sur Internet. Les auteurs,
qui se déclarent pédophiles, ont publié un communiqué de presse. Il y eut de nombreuses
protestations internationales, mais le site est toujours « en ligne ». Le site « Fronte Liberazione dei
Pedofili », qui avait disparu ces dernières années, est réapparu « en ligne », et a été dénoncé par
Meter le 11 juillet 2003 à la Police australienne, au Ministre de l‟Intérieur et à la Police Postale de
Rome et de Palerme.
« Ces sites, déclare l‟abbé Fortunato Di Noto, que des esprits très raffinés ayant de fortes
relations avec les stratifications criminelles, nourrissent cettte idéologie et cette structure perverse.
Il existe des sites où l‟on exalte les criminels, comme Oskar Dirlewanger un SS nazi ayant le titre
de Obersturmführer, appelé, dans la biographie officielle publiée sur le site olocausto.org, « un des
produits les plus sanguinaires d‟un régime inhumain. En 1934, il fut accusé d‟avoir abusé
sexuellement d‟une fillette, et, condamné à deux ans de prison. Il se souilla de crimes, de massacres
et de pillages d‟une violence inouïe et de brutalité ». Un site qui exaltait ce criminel nazi a été
dénoncé par Meter au FBI, à Interpol, et à la Police Postale de Rome et de Palerme le 28 août 2003.
Le lobby pédophile culturel a donc adopté » la stratégie de la « promotion de leurs droits et
de leur tendance naturelle d‟attraction et affective et sexuelle à l‟égard des enfants », comme étant
le dernier tasseau de la révolution sexuelle, comme le dernier tabou à vaincre : « parce les enfants
ont le droit de vivre leur propre sexualité, et ils peuvent décider de la vivre avec ceux qu‟ils
veulent ». Et pour faire tout cela, les stratégies de propagande sont innombrables et sournoises. Les
chiffres présentés ci-dessus montrent que le monde de la pédophilie a une structure bien organisée
et en lien avec ceux qui réalisent la planification politique, culturelle et idéologique. L‟impunité les
a poussés aussi à sortir à découvert, et pour la première fois ils se présentent avec leurs nom et
prénom.
LA PEDOPHILIE COMME ORIENTATION SEXUELLE
Il y a des gens qui ont avancé des certitudes sur la pédophilie qui ne serait plus une maladie,
mais seulement une orientation sexuelle, un statut de droit. L‟Association Psychiatrique Américaine
(APA), avec des branches de l‟école européenne (cf. l‟anglais Richard Green, dans « Archivies of
Sexual Behavior », décembre 2002) et italienne, a considéré que le pédophilie devait être enlevée de
la liste des disfonctionnements mentaux, et que les mêmes arguments qui avaient justifié la
radiation de l‟homosexualité de la liste du DSM (manuel scientifique de diagnostic), devaient être
valables aussi pour la pédophilie. Et ainsi, le conseil directeur de l‟APA a enlevé la pédophilie du
secteur des pathologies : la pédophilie est un désordre seulement si le pédophile souffre en raison de
sa pédophilie.
Tout cela est, bien sûr, une normalisation, ou une tentative de normalité, du phénomène et de
la pédophilie. La tentative de normaliser la pédophilie passe de l‟acceptation culturelle du concept
suivant : les pédophiles ne sont pas des ennemis des enfants ; au contraire, ils peuvent leur faire du
bien.
Il suffit de lire le site AgeeTaboo mis en ligne au mois de septembre 2003, et toujours actif
actuellement, pour avoir une idée. AgeTaboo est un des différents sites qui s‟insère dans le
panorama de la pédophilie culturelle. En particulier, c‟est un site gay où l‟on donne la pleine liberté,
à ceux qui le visitent, d‟admettre quelle pourrait être sa véritable « étiquette », sa préférence
sexuelle. Ce qui est décrit dans le site rentre dans les paramètres et dans les modalités des contenus
que la pédophilie culturelle, divulguées par les très nombreux sites présents sur Internet, propose
depuis longtemps.
Dans ce sens, AgeTaboo invite les visiteurs à réfléchir s‟ils sont : gay, bisexuels, « boy
lover », pédérastes, ou pédophiles ; ou bien s‟ils manifestent une préférence pour plus d‟une
orientation sexuelle. Bien sûr, on précise que « la chose la plus importante est de rappeler que l‟on
n‟est pas un profiteur d‟enfants », du moment où le visiteur gay comprend s‟il est attiré par des
jeunes dont l‟âge est inférieur au sien, ou même par des adolescents ou par des enfants.
L‟accent sur l‟âge est donc mis et souligné en plusieurs points, pour aider précisément le
visiteur à comprendre quelle est, en tant que gay, sa préférence réelle. Et l‟on rappelle que,
comprendre cela, ne veut pas dire que ce sont des individus « pathologiques, dépendants ou
incontrôlables ». En effet, on rappelle que les hétérosexuels eux aussi peuvent manifester une
attraction pour des mineurs, tant il est vrai que, d‟après des estimations rapportées par AgeTaboo,
on voit que de 17% à 25% des hétérosexuels auraient des relations plus intenses avec les fillettes, en
phase pré pubertaire, qu‟avec leurs propres épouses. Et cela montrerait comment le « sexual
feeling » évoluerait dans le temps de manière différente, de personne à personne, sans connaître
avec certitude combien d‟individus dans la société sont hétérosexuels, gays, bisexuels, ou
pédophiles-pédérastes
AgeTaboo se définit comme « l‟endroit adapté pour le jeune mâle attiré par les enfants, y
compris par ceux qui ont un âge inférieur au sien », et qui, à cause de cela, pourrait s‟adresser à
d‟autres sites d‟organisations de jeunes gays, pour tenter de trouver une communauté
d‟appartenance. Significative en effet est l‟attention consacrée aux contenus classiques des sites qui
propagent la pédophilie culturelle, en la mettant fortement en lumière, avec une « culture différente
de celle qui est répandue socialement ». Plusieurs de ces questions sont la reprise de mythes
classiques, auxquels se réfère ceux qui défendent la pédophilie ; d‟où l‟importance du bien-être du
pédéraste ; la stigmatisation qu‟il vit ; sa vision de soi ; et le danger, toujours aux aguets, de tomber
victime de la dépression et du suicide. D‟où l‟importance d‟un site comme celui-ci, pour fournir, à
ceux qui le visitent, la possibilité de croire qu‟ils ne sont pas les seuls.
Il s‟agit d‟un nouveau danger qui s‟ajoute à celui de la pédophilie active et de la pédo-
pornographie « en ligne », qui implique désormais des enfants d‟âge tendre, et parfois des
nouveaux-nés. « De nouveaux dangers sociaux, ajoute l‟abbé Di Noto, qui, dans certains cas, se
sont révélés être des dangers criminels, dont les conséquences sont extrêmement dangereuses et
déstabilisantes ».
Depuis 1997, à la demande de plusieurs organisations qui servent depuis toujours de
meneurs, l‟Italie a promulgué de nouvelles lois, et a investi des sommes sur le front de la lutte et de
la prévention contre le phénomène de la pédophilie.
La loi 269/98 est d‟une importance particulière. Le 13 janvier 2004, un projet de loi a été
présenté à la Chambre des Députés ; il s‟agit du projet intitulé « Dispositions en matière de lutte
contre l‟exploitation sexuelle des enfants et la pédo-pornographie, y compris sur Internet »
(circulaire n° 4599)
LES ROUTES DU TRAFIC ET LA CHAINE DE L’EXPLOITATIION
La marchandise objet du commerce est vendue et exploitée, mais pas seulement sur place.
Elle est aussi transportée et remise à ceux qui la demandent, pour qu‟elle soit placée sur un marché
qui relie le pays de provenance avec celui de destination. La chaîne de l‟exploitation est bien
organisée. Cela s‟appelle crime international. Les organisations criminelles – comme les triades
chinoises, la Yakuza japonaise, la mafia européenne centre-orientale – enlèvent des enfants dans les
camps de réfugiés en Asie, en Afrique, dans les rues des grandes métropoles, partout dans les cinq
continents, dans les villages les plus pauvres dispersés dans les montagnes. Grâce aux contacts dont
elles disposent, elles procurent facilement de faux documents et font arriver la marchandise à
destination. Où ? Dans un pays occidental, où les enfants sont réinsérés dans les circuits criminels
parallèles – prostitution, commerce de la drogue, vol, mendicité, travail au noir – et rendus esclaves.
En général, l‟anneau du réseau qui détruit la vie de centaines d‟enfants mineurs, est précisément
celui des trafics pédophiles. Des hommes très riches, sont prêts à payer de fortes sommes pour
posséder un enfant, en alimentant de cette manière un chiffre d‟affaires démesuré. Qui plus est,
cependant, ceux qui abusent sont aussi des gens qui appartiennent aux classes moyennes. En outre,
à la différence des drogues ou des armes, les enfants et les femmes peuvent être vendus plusieurs
fois ; ce sont des produits d‟un commerce supranational qui engendre des milliards de dollars et qui
travaille avec de grandes chances d‟impunité.
En Asie, les routes du trafic sont les suivantes : de Thaïlande et des Philippines, vers
l‟Europe occidentale, en passant par la Russie, la Pologne l‟ancienne Tchécoslovaquie, ou vers les
Etats-Unis, le Canada, l‟Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais les femmes jeunes et les jeunes
filles sont vendues de la Thaïlande y compris en Afrique méridionale, par Singapour, et les enfants
de nombreuses nations africaines sont vendus en Asie sud-orientale, et, de la Corée et du Vietnam,
en Chine.
Il y a des rapports non confirmés sur de jeunes philippins, vendus en des endroits hors de
tout soupçon, comme l‟Afrique, la Papouasie, la Nouvelle Guinée et le Guatémala. Dans ce cas, la
destination ultime est probablement le Canada ou les Etats-Unis. Il existe aussi un trafic d‟enfants
du Paraguay au Brésil et vice versa. Dans ce cas, les contrôles de l‟immigration à la frontière entre
le Paraguay sont complices parce que peu nombreux et très superficiels. En effet, les autorités ne
demandent pas les documents d‟accompagnement pour les enfants qui sont seuls ou pour les adultes
qui voyagent avec les petits enfants (Source : Le Bouclier).
Souvent, les fillettes sont recrutées avec de fausses promesses de travail ou avec la tromperie
d‟un mariage. Comme cela se produit à de jeunes femmes qui, de Roumanie et de Moldavie sont
emportées jusqu‟en Afrique avec la promesse de travaux honnêtes, alors que, en réalité, elles sont
contraintes à se prostituer.
Un rapport de 2003, rédigé par la Commission sur les Droits de l‟Homme des Nations-
Unies, montre comment l‟Afrique méridionale est devenue un marché fertile où l‟on peut acheter
des enfants pour les envoyer dans le domaine de la prostitution en Afrique, en Europe, et en Asie.
Des enfants de l‟Angola, du Mozambique, du Sénégal, du Kénya, d‟Ethiopie, et d‟Ouganda sont
constamment victimes d‟enlèvements et vendus pour se prostituer sur les routes de Johannesburg et
de Cape Town. Les bandes criminelles concernées ne sont pas exclusivement africaines (Angola,
Congo et Nigéria), mais aussi bulgares, russes, chinoises et thaïlandaises. Les groupes d‟employés
de l‟ONU chargés d‟enquêter, ont noté la famine ambiante, la pauvreté, et des formes d‟apartheid,
tous éléments qui contribuent à la prolifération de ces activités criminelles. Les conditions
désespérées de vie elles-mêmes poussent souvent les parents des victimes à les vendre au marché du
sexe pour pouvoir survivre. D‟autres enfants, orphelins de parents morts du SIDA, se prostituent
dans les rues pour récolter un peu d‟argent pour manger (on dénombre 600.000 enfants environ qui
ont perdu leurs parents à cause du SIDA).
En Europe, en revanche, les routes qui impliquent les enfants mineurs dans le trafic
international sont les suivantes : d‟Amérique Latine à l‟Europe, du Sud-est asiatique au Nord de
l‟Europe ; et la formation d‟un marché intérieur européen, avec des mouvements Est-Ouest. D‟après
certaines sources, il semblerait que 15.000 filles mineures russes seraient enfermées dans les
bordels, dont beaucoup ont moins de 5 ans ; et que 100.000 prostituées thaïlandaises et philippines
travaillent dans des locaux spécialisés de nations asiatiques avancées.
Toutefois, les routes du trafic changent selon les circonstances ou les facteurs locaux d‟offre
et de demande. On ne peut plus se contenter de dire que les victimes sont apportées des pays
pauvres dans les pays les plus riches. Dans de nombreux cas en effet, la direction ou le courant peut
sembler illogique. Pour les trafiquants en outre, cela vaut la peine de le noter, il est avantageux de
retenir de toute façon leurs victimes dans un milieu étranger où non seulement elles sont
vulnérables parce qu‟elles sont entrées de manière illégale, mais aussi parce qu‟elles sont en
difficulté puisqu‟elles ne connaissent pas les lois, la culture et la langue du pays.
Les enfants peuvent être déplacés ou bien à l‟intérieur d‟un Pays ou bien au-delà des
frontières nationales pour le marché international. Le trafic des enfants à l‟intérieur du pays, moins
répandu que celui au-delà des frontières, se produit des campagnes vers les zones urbaines.
Toutefois, les enfants peuvent être pris aussi dans les zone touristiques ou dans les régions habitées
par des ouvriers qui, par leur travail, sont contraints de vivre loin de chez eux (comme par exemple
dans les champs pétroliers, les chantiers, les dépôts de camions, les ports ou les bases militaires). En
outre, les enfants qui sont emmenés au-delà des frontières continuent ensuite à être déplacés à
l‟intérieur du pays où ils se trouvent, pour éviter d‟être découverts.
Le trafic au-delà des frontières peut concerner trois pays : le pays d‟origine (c‟est-à-dire là
où les enfants ont été enlevés illégalement), le pays de destination (celui qui reçoit les enfants), et le
pays de transit (non pas la destination finale, mais plutôt un point d‟entrée dans un autre pays ou
une autre région).
Certains pays peuvent entrer dans toutes les trois catégories. Le Guatémala, par exemple,
peut être considéré comme un pays d‟origine, parce que les enfants sont emmenés au Mexique
voisin, ou aux Etats-Unis. Mais il est aussi un pays de destination pour des enfants qui viennent du
Salvador, du Honduras ou du Nicaragua. Et c‟est un pays de transit pour les petits qui voyagent de
pays proches de l‟Amérique Centrale vers les Etats-Unis.
D‟après les rapports de l‟ONU, le processus de rapatriement peut lui aussi traumatiser un
enfant qui a été emmené à l‟étranger et qui a été « sauvé ». Et cela, parce que ces enfants sont
souvent traités comme des criminels. Ils sont considérés comme coupables d‟avoir violé la loi dans
ces pays qui condamnent ceux qui pratiquent la prostitution (victimes deux fois) et sont considérés
comme coupables aussi d‟avoir violé les lois sur l‟immigration parce qu‟ils sont entrés dans un pays
de manière illégale. Ils peuvent être en outre condamnés à la prison ou à la rééducation avant d‟être
renvoyés dans leur pays d‟origine. Il y a aussi la possibilité que, de retour dans leur pays d‟origine,
ils soient punis là aussi parce que, d‟après les lois et la politique de leurs pays, ils ont émigré
illégalement.
Il est nécessaire d‟appliquer les lois de manière plus humaine ainsi que les politiques
d‟immigration dans le cas des enfants victimes du trafic pédophile ; de même qu‟il est nécessaire
d‟avoir des accords pour une coopération internationale.
Ici se termine la chaîne, mais qui sait combien d‟autres maillons cache ce marché sordide. Si
de très nombreux enfants mineurs, de différentes nationalités, sont emmenés de l‟Est à l‟Ouest et
sur les routes internes, cela veut dire qu‟il y a une complicité qui va bien au-delà des parents réduits
à la misère ou des pédophiles assoiffés de « marchandise » nouvelle. Cela veut dire qu‟il y a de
nombreuses personnes qui croient qu‟un enfant peur être cédé et exploité, et on s‟organise pour
qu‟il en soit ainsi. Le marché de la pédophilie est un marché mondial souterrain, et inconnu sous de
nombreux aspects, où l‟argent ordonne, décide et justifie des horreurs inimaginables.
LE TOURISME SEXUEL
Le tourisme sexuel est considéré à bon escient comme le plus grand facteur du fait que plus
de trois millions d‟enfants sont contraints à se prostituer. 500.000 d‟entre eux vivent au Brésil, et le
reste surtout en Asie méridionale et orientale. Le chiffre d‟affaires de ce marché tourne autour de
cinq milliards de dollars, et les clients proviennent des pays les plus riches de la terre : Etats-Unis,
Allemagne, Japon, Australie, Royaume-Uni… Cette activité criminelle inqualifiable a pris des
dimensions globales à partir des années 1970, avec la croissance économique des pays
industrialisés, l‟abaissement des prix des billets d‟avions, et les nombreuses offrandes des
voyagistes. Ainsi, aujourd‟hui, en quelques heures, les touristes du sexe peuvent arriver au Brésil,
en Thaïlande ou aux Philippines, où la misère pousse des milliers de familles, souvent aussi par la
tromperie, à céder leurs propres enfants à ceux qui servent d‟intermédiaires pour les bordels.Les
causes de l‟offrande de prostitution infantile sont à rechercher exclusivement dans la pauvreté. Dans
la plus grande majorité des cas, les enfants proviennent de localités éloignées de l‟intérieur de ces
pays. Ils y sont achetés à leurs parents pour des sommes dérisoires par des intermédiaires qui,
habituellement, déclarent qu‟ils veulent l‟enfant pour le faire travailler en ville comme personnel
domestique. Pour la famille c‟est une bouche de moins à nourrir et un petit capital inattendu ; pour
l‟enfant la destination presque assurée, est en quelques jours un bordel. Comme dans les autres
rapports économiques Nord-Sud, plus le pays d‟origine est pauvre, plus est élevé le bénéfice obtenu
avec l‟exportation de l‟enfant.
Dans les régions les plus isolées de frontière entre la Thaïlande, la Birmanie et le Cambodge,
s‟est développée une économie criminelle qui se fonde sur les trafics de drogue et d‟enfants destinés
à fournir les maisons closes fréquentées par le tourisme international. Mais, bien sûr, le phénomène
de la prostitution infantile ne concerne pas seulement les riches touristes occidentaux.
Au Brésil, au Vénézuéla et en Colombie, il existe des bandes spécialisées dans l‟achat et
dans le séquestre de fillettes destinées à fournir les bordels des centres miniers en Amazonie.
On n‟a pas de nouvelles sûres pour les pays arabes ; mai on connaît bien, le trafic d‟enfants
enlevés au Soudan et exportés comme esclaves. Et de même, les nombreux conflits de l‟Afrique
offrent le prétexte pour enlever des enfants qui deviennent d‟abord des esclaves sexuels des
différentes armées, et puis, s‟ils ont survécu, se transforment en enfants soldats.
L‟Interpol suit depuis des années ce phénomène épouvantable, et a dressé une carte qui
montre les pays d‟origine des pédophiles, les destinations privilégiées, la criminalité organisée, et
l‟utilisation des moyens télématiques modernes, comme le réseau Internet, qui assurent la liaison
entre l‟offre et la demande. Le journaliste allemand Dirck Schumer a appelé ceux qui pratiquent la
pédophilie à l‟étranger des « prédateurs d‟enfants », et a publié en 1998 une enquête choc qui a
révélé les mécanismes qui amènent des personnes ayant une vie « régulière » à être des pédophiles
quand ils sont loin de chez eux. Il y a un lien, cela a été noté par les experts internationaux, entre la
diffusion du tourisme sexuel dans le Sud du monde, et les cas de pédophilie criminelle enregistrés
dernièrement en Europe. Ceux qui savent que, loin de chez eux, ils ont un droit de vie et de mort sur
un enfant ramènent chez eux un mécanisme psychologique difficile à contrôler.
D‟après les données du Gouvernement Fédéral allemand, il y a, en Allemagne, 50.000
personnes qui recourent régulièrement à la pornographie infantile, et qui se rendent à l‟étranger
dans des localités où l‟offrande de ce type de perversion est satisfait sans courir de grands risques.
Dans les bordels de Pattaya ou de Manille, l‟assistante sociale belge France Botte (auteur du
livre « La nuit des crocodiles), a interrogé des enfants prostitués de 8 à 10 ans, dont le corps était
couvert de brûlures de cigarettes avec de petites mutilations sexuelles. Au Brésil, le circuit de la
prostitution infantile se nourrit avec les « ninos de rua », les enfants de la rue, qui vagabondent par
milliers, sans domicile fixe, dans les villes du pays. Il est facile d‟y trouver des fillettes de 8 ans qui
se prostituent sous le contrôle de protectrices de 12 ans. Ces enfants, qui, bien souvent ne sont pas
inscrits à l‟état civil, vivent une brève vie d‟enfer, rapidement rongée par la maladie et les
violences, et leur disparition, n‟est pas même enregistrée. Très souvent, la seule voie d‟évasion pour
ces petits, est la drogue des pauvres, la colle du cordonnier et le « crack ».
D‟après des éléments relevés en Thaïlande, 50% environ des fillettes prostituées ont été
touchées par le virus du SIDA, et c‟est une pratique commune que, lorsque commencent à se faire
sentir les premiers symptômes de la maladie, elles sont éliminées sans laisser de trace.
Parmi les organisations les plus actives dans la lutte contre la pédophilie, l‟exploitation et le
trafic des mineurs à des fins sexuelles, l‟ECPAT est un réseau global d‟organisations et d‟individus,
qui est répandu dans 50 pays, et qui a son siège à Bangkok.
Voici les données de ce phénomène, réalisées par ECPA en 2000, et rapportées par
Joséphine de Linde, Présidente de ECPAT International : « En Asie, l‟exploitation sexuelle des
enfants à des fins commerciales se divise en deux catégories : les hommes du lieu clients d‟enfants
prostitués (Bangladesh) et le « tourisme sexuel », dont les éléments proviennent des pays
occidentaux, et qui a comme destination principale Goa et le Sri Lanka… « En outre, sur les
900.000 prostituées qui travaillent en Inde, 30% sont des mineures. Un grand nombre d‟entre elles
provient du Bangladesh, du Pakistan et du Népal. La prostitution infantile a connu une expansion
dans les années 1979-1980 aux Philippines, comme conséquence de la présence de la Marine
Américaine, du développement du tourisme de masse accompagné d‟une augmentation de la
pauvreté et des déplacements de la population. L‟Interpol estime que 80% de pédo-pornographie
présente sur les sites Internet proviennent du Japon, alors que la pornographie infantile est souvent
considérée comme un problème des « pays développés » ; ce sont toutefois les enfants des pays en
voie de développement qui sont exploités pour faire ces films ».
En Afrique continue la présidente de ACPAT, il y a trois facteurs qui alimentent
l‟exploitation sexuelle des enfants : les conflits armés, le tourisme, et les pratiques culturelles
locales. Au Kénya, la détérioration des conditions socio-économiques, les infrastructures
touristiques adaptées, les offres touristiques à bon marché, la corruption de la police et environ
45.000 enfants de la rue, fournissent tous les ingrédients pour l‟exploitation sexuelle des enfants
mineurs dans des buts commerciaux. L‟augmentation de la demande d‟enfants toujours plus petits
est la conséquence de la diffusion du SIDA et de la croyance tragique et erronée selon laquelle les
enfants sont les plus immunisés contre le virus. Des recherches faites en Amérique Latine indiquent
qu‟il existe un nombre croissant d‟enfants de la rue qui se prostitue pour survivre. Nombre de ces
enfants sont victimes d‟abus par les membres mêmes de leurs familles ou de leurs parents, et
pensent pouvoir mieux se débrouiller dans la rue.
En Amérique du Nord, la fourniture d‟enfants à l‟industrie du sexe est associée à la débâcle
des familles, aux enfants sans maison et à l‟utilisation de la drogue.
En Europe centrale et en Europe de l‟Est, ils toujours plus clair que les enfants sont la proie
de bandes criminelles et de trafiquants pour des fins sexuelles. Les enfants dans les camps de
réfugiés sont particulièrement vulnérables. En Europe de l‟Ouest, il y a une préoccupation
croissante pour les enfants qui sont exploités sexuellement par des adultes qui devraient au contraire
en prendre soin.
Ce cadre synthétique mais horrifiant montre non seulement l‟étendue du problème, mais
aussi les formes nombreuses et différentes du développement de l‟exploitation sexuelle d‟enfants
mineurs à des fins commerciales, et montre aussi pourquoi il est difficile de les éliminer.
Ces dernières années, la sensibilité des pays de provenance des pédophiles a augmenté
considérablement à partir des campagnes organisées précisément par ECPAT (End Child
Prostitution And Trafficking), le principal réseau international actif sur ces problèmes.
La Suède, par exemple, a envoyé des policiers et des assistantes sociales dans les villes les
plus touchées par le phénomène en Asie. Ce principe révolutionnaire déplace la responsabilité
pénale du pays où se commettent les délits au pays de résidence, en donnant une dimension
internationale à une forme de crime qui est poursuivie avec difficulté là où la corruption aide les
personnes à échapper à leurs propres responsabilités.
LES CHIFFRES DU TOURISME SEXUEL
(Estimations du trafic de la prostitution infantile)
Enfants prostituées(és)
Nombre d’ Enfants
PAYS: But Touristique Combien ils coûtent
prostituées(és)
Enfants mineurs exploités
300.000 10/40$
sexuellement en Thaïlande
Enfants mineurs exploités 500.000 5/30$
sexuellement au Brésil
Enfants mineurs exploités 1.200.000 5/40$
sexuellement aux Philippines
Enfants mineurs exploités 150.000 10/40$
sexuellement au Népal
Enfants mineurs exploités 600.000 10/30$
sexuellement en Chine
Enfants mineurs exploités 70.000 30/60$
sexuellement au Japon
Enfants mineurs exploités 575.000 20/30$
sexuellement en Inde
Enfants mineurs exploités 30.000 10/30$
sexuellement in Rép.
Dominicaine
Enfants mineurs exploités 40.000 10/40$
sexuellement au Pakistan
Enfants mineurs exploités 50.000 5/10$
sexuellement en Russie
Enfants mineurs exploités 30.000 10/50$
sexuellement in Sri Lanka
Enfants mineurs exploités 100.000 50/90$
sexuellement à Taïwan
Enfants mineurs exploités 40.000 5/20$
sexuellement au Vietnam
Enfants mineurs exploités 300.000
sexuellement en
Europe/Afrique
ESTIMATION / MONDE Plus de 3.000.000
Source ECPAT (1997) souvent les actes sexuels sont payés avec de la nourriture, des jouets et des gadgets)
PEDOPHILE ET CLIENT DU TOURISME SEXUEL
Il y a des différences entre pédophile et client du tourisme sexuel : dans le premier, l‟âge
s‟élève (il a en général plus de 25 ans) et les épisodes se répètent : dans 40% des cas, les pédophiles
qui racontent leurs expériences sur Internet, ont subi des abus dans leur enfance, et arrivent à ce
type de choix sexuel « avec une grande souffrance, dit le président de ECPAT Italie, Marco
Scarpati, alors que le client de tourisme sexuel n‟a pas conscience de faire quelque chose d‟illicite,
et pense contrôler la situation ; il est donc plus dangereux que le pédophile ». Sur le Web, les clients
du tourisme sexuel et les pédophiles sont des hommes à 97% des cas, dont un tiers d‟homosexuels ;
le matériel séquestré par la police est à contenu gay dans 45% des cas. E l‟utilisateur d‟Internet est
encore plus jeune que ceux qui voyagent : l‟âge descend à 18-35 ans « avec de nombreux cas de
jeunes de 15-16 ans qui ont des photos ou des rapports avec des enfants de 6 à 8 ans ». Dans ces
cas, la récidive est très élevée (75%) alors que dans les autres délits contre la personne en général,
elle ne dépasse pas 30%. Dans les contacts sur le réseau, en particulier dans les « chat », le client
« est à la recherche de ses égaux, déclare le président d‟ECPAT Italie ; Internet aide la création de
la communauté, le fait de se sentir normaux au sein d‟un groupe parce que l‟on partage les mêmes
tendances ». Toutefois, les « chat » ne se passent pas en groupe, mais « en tête à tête », et la même
personne est contactée 2 ou 3 fois par semaine ; le contenu des dialogues va des amitiés au
commerce de matériel pédo-pornographique, à la connaissance des règles et des sites, jusqu‟à
l‟échange d‟expériences. Le tourisme sexuel féminin est lui aussi en augmentation.
LES ENFANTS VICTIMES D’ABUS ET TRAITES COMME DES ESCLAVES
A Fortaleza et à Rio de Janeiro, les filles sont enlevées, vendues et emmenées dans les
« garimpos », les gisements de diamants de l‟Amazonie. Ces fillettes sont contraintes de vivre dans
les bordels, au coeur de la forêt amazonienne, complètement isolées, et avec peu de possibilités d‟en
sortir libres ou vivantes. Leur âge va de 10 à 20 ans. Elles sont soumises jour et nuit aux désespérés
qui travaillent dans les gisements, hommes habitués à toutes sortes de traitements, comme la
« curra » (le viol de groupe), comme les flagellations avec du citron passé sur les plaies, comme
aussi faire avorter les enfants à coups de pieds sur le ventre.
La violence ne change pas si l‟on se déplace sur les côtes des Philippines, du Brésil ou de
Cuba. C‟est la même chose s‟il s‟agit des rues de Saint Pétersbourg ou de Moscou ou de Prague.
L‟horreur ne change pas, peut-être les motifs : pour de très nombreux enfants, c‟est la faim et le
désespoir qui les poussent à se louer soi-même ; pour d‟autres, c‟est les adultes qui ont décidé ».
Parfois, ce sont les parents eux-mêmes qui, connaissant ou ignorant la vérité, les ont vendus pour
quelques centaines de dollars aux « femmes pêcheurs ». Ou encore, ce sont des hommes sans
scrupules qui, comme des prédateurs, se sont rendus dans les villages où ils vivent, ou dans les
égouts qui les abritent, et qui les ont attirés, avec des repas chauds et un peu d‟argent, pour les
enlever ensuite. A partir de ce moment, commence pour les enfants une vie d‟abus : ils sont
éduqués au sexe par des prostituées au courant du métier, contraints de vivre entassés dans quelques
mètres carrés, et parfois même enchaînés. L‟argent que produit le commerce de la pédophilie,
justifie tous les mauvais traitements auxquels les enfants mineurs sont soumis, jusqu‟à les enfermer
même dans de grandes salles pour les examiner comme des animaux destinés à l‟abattoir, avant de
les céder au plus offrant. Ce type d‟industrie de l‟exploitation sexuelle des mineurs rapporte 5
milliards de dollars, d‟après les estimations de l‟ONU.
L’UNION EUROPENNE
Les peines prévues par une Décision ddu Conseil de l‟Union Européenne (n.68/2004) pour
la lutte contre l‟exploitation sexuelle des enfants et la pornographie infantile, vont de un an à trois
ans de réclusion, jusqu‟à un maximum de 5 à 10 ans. D‟après le Conseil, non seulement les
personnes privées, mais aussi les personnes juridiques devront répondre des délits liés à
l‟exploitation sexuelle des enfants de moins de 18 ans et à la pornographie infantile, deux cas
généraux qui coïncident souvent et se répandent aussi sur le réseau Internet, et la pratique du
tourisme sexuel. Les sanctions s‟appliqueront non seulement à ceux qui d‟une manière ou d‟une
autre contraignent, séduisent, tirent avantage ou utilisent les enfants mineurs dans un but de
prostitution, mais aussi à tous ceux qui vendent, cèdent, publient, acquièrent ou possèdent du
matériel à caractère pédo-pornographique. Les délits réalisés par l‟intermédiaire d‟Internet seront
poursuivis indépendamment de la situation géographique des systèmes informatiques qui les
permettent. Le programme du Conseil de l‟Union européenne est de s‟opposer à ces délits avec tous
les moyens législatifs déjà adopté dans la lutte contre le crime organisé (séquestre des biens, mandat
d‟arrêt européen, coopération judiciaire, surveillance d‟Internet …), et de fixer des dispositions
minimales de base.
Parmi elles il y a aussi l‟interdiction des activités professionnelles liées au soin de l‟enfance,
l‟interdiction de toute pratique commerciale, et la possibilité de poursuite pour des délits commis
aussi de manière partielle seulement dans la juridiction d‟un Etat membre, indépendamment de la
dénonciation de la personne objet du délit. Les Etats devront faire entrer les nouvelles indications
dans leur propre cadre juridique avant le 20 janvier 2006, même par l‟adoption autonome de
mesures pénales contre les attitudes d‟instigation, de corruption, de complicité et de tentative. On
rappelle enfin la nécessité d‟employer toutes les mesures déjà prévues pour la protection des
victimes, l‟attitude à tenir dans les procès, et les formes d‟assistance en faveur de leurs familles.
La Commission Européenne insiste aussi sur l‟information, en considérant que la pratique de
la pédophilie dans pays tiers est causée par des problèmes pathologiques individuels, mais aussi par
une attitude répandue de mépris plus ou moins conscient vis-à-vis des personnes des pays plus
pauvres. Les préjugés négatifs qui décrivent ces sociétés comme des caricatures, où tout est permis
pour celui qui a de l‟argent, ce qui est par ailleurs réaliste dans de nombreux cas, finissent par
légitimer des actions qu‟aucune personne normale n‟oserait jamais justifier dans son propre pays.
Dans ce sens, la législation que l‟Italie a approuvée pour obtenir le retour dans le pays de ceux qui
commettent des délits de pédophilie à l‟étranger, est révolutionnaire. Avec la promulgation de la loi
269/98, s‟il y a une dénonciation pour pédophilie contre un citoyen italien à l‟étranger,
indépendamment du cours de la justice locale, cette personne devra rendre des comptes à la justice
italienne à son retour. Malheureusement, la limite de cette loi est qu‟il faut le flagrant délit. En
revanche, les données qui ressortent de la première enquête sur le tourisme sexuel contre des
enfants, menée par l‟Union européenne, sont d‟une interprétation difficile. On est surpris du niveau
moyen d‟information des Européens, par rapport à la grande réserve, ou, peut-être pudeur, que l‟on
adopte sur cette question. 94% des citoyens de l‟Union Européenne (c‟était encore l‟Europe à 15)
interrogés, considèrent que le tourisme sexuel est moralement inacceptable, et 63% estiment qu‟on
peut l‟éviter. Pour ce qui concerne les causes de l‟offrande, 72% la relient à la pauvreté des pays du
Sud du monde, suivie par l‟existence de réseaux criminels. Sur les solutions, les personnes
interrogées se divisent : 38% penchent vers la répression, 36% vers la prévention, et enfin, 54%
déclarent qu‟ils sont disponibles à changer de lieu de vacances s‟il découvrent que l‟on y pratique la
prostitution infantile. Jusqu‟à présent, on a lancé des campagnes de sensibilisation dans l‟Europe du
Nord, en particulier sur les avions qui voyagent en Asie et au Brésil ; et on a financé des
programmes de coopération destinés à aider les enfants arrachés aux réseaux criminels de la
prostitution. On a construit pas exemple des maisons d‟accueil pour les enfants arrachés à la pègre à
Calcutta en Inde, à Bogotà en Colombie, à Olinda au Brésil, et à Nairobi au Kénya ; mais on est loin
encore de parvenir à des résultats concrets.
DEFINITION DE LA PORNOGRAPHIE INFANTILE
La Convention sur les Droits de l‟Enfant appelle la pornographie infantile « toute
représentation, par n‟importe quel moyen, d‟un enfant impliqué dans des activités sexuelles
explicites réelles ou simulées, ou toute représentation des parties sexuelles d‟un enfant dans des
buts sexuels surtout (cela peut inclure des photos, des négatifs, des livres, des films, des cassettes
vidéos, des « file ». Généralement, on parle de deux catégories de pornographie : « soft » qui n‟est
pas explicitement sexuelle, mais qui concerne des images de nus et à but de séduction d‟enfants, et
« hard » qui se réfère à des images d‟enfants impliqués dans des activités sexuelles. L‟utilisation
des enfants dans la production de pornographie est de l‟exploitation sexuelle
NOUVELLES TECHNOLOGIES
Les nouvelles technologies ont changé la nature de la pornographie. Les nouveaux appareils
photos numériques et les magnétoscopes ont rendu la production plus facile et moins coûteuse. En
outre il y a aussi un risque moindre d‟être découverts parce que avec les nouveaux moyens ils ne se
servent pas de personnes étrangères qui développent les images, comme cela se produit avec la
photographie conventionnelle. La reproduction s‟est elle aussi améliorée : les images numériques en
effet ne vieillissent pas et ne perdent pas leur qualité si elles sont copiées. Et puis, avec Internet, la
distribution des images pornographiques est devenue plus facile, moins coûteuse et plus rapide. Et
comme Internet va au-delà des frontières nationales et les lois, la découverte et l‟action judiciaire
deviennent toujours plus difficiles.
Il y a plus. En se servant du logiciel graphique numérique, il est possible d‟unir deux images
en une, ou de déformer ou d‟en créer une autre entièrement nouvelle : ce processus est appelé
« morphing », et cela veut dire que les images peuvent être retouchées. Des images non
pornographiques d‟enfants réels peuvent apparaître comme pornographiques, en créant ainsi des
images pornographiques « d‟enfants virtuels ».
Cette pseudo-pornographie soulève tout un ensemble de nouvelles questions. Quel âge a cet
enfant virtuel ? Peut-on parler de crime sans une victime réelle ? Quel est le lieu criminel: où
l‟image est-elle produite, où l‟image est-elle accueillie, et où l‟image est-elle vue?
De nombreuses lois de pornographie s‟occupent, malheureusement seulement des enfants
réels et des faits qui se produisent réellement. Les défenseurs peuvent donc soutenir qu‟une image
retouchée n‟est pas réelle et n‟est donc pas illégale.
LE MARCHE “HARD” DEBARQUE SUR LES PORTABLES
La nouvelle vient de « Web Interfree » : le porno envahit les téléphones portables et les
ordinateurs à mains de dernière génération, et promet « de bons gains ». On parle de 1,5 milliards
de dollars pour 2005 pour la seule Europe occidentale. La nouvelle a été confirmée pendant l‟
« Adult Online Europe Forum », une conférence internationale qui s‟est tenue à Amsterdam en
2004, et a été entièrement consacrée précisément aux moyens pour créer des profits par la vente de
contenus pornographiques par les téléphones portables.
Certains responsables de la téléphonie proposent déjà depuis longtemps une section
contenant des photos de filles ou de modèles à moitié nues. Certaines compagnies téléphoniques ont
créé récemment un organisme de direction spécialisé, le « chef des services pour adultes ». Pour les
grands opérateurs de téléphonie mobile, le monde du porno pourrait représenter une énorme
possibilité d‟affaires, et ouvre un nouveau front de danger pour la diffusion de la pornographie et
aussi de la pédophilie.
L’UTILISATION DE LA PORNOGRAPHIE INFANTILE
La pornographie infantile ne consiste pas seulement en images d‟enfants nus. Il y a en effet
un lien entre la pornographie des enfants, virtuels ou réels, et l‟abus sexuel dans le monde réel.
L‟utilisation plus évidente de la pornographie est ainsi :
justifier l‟attitude du dépravé comme étant “normale;
convaincre les enfants à diminuer leurs inhibitions
faire chanter un enfant
conserver la jeunesse de l‟enfant sur une image à l‟âge que l‟on préfère
Le Wonderlan Club était un réseau de pédophiles qui travaillait au moins dans douze pays.
Le nombre des membres était limité ; pour en faire partie, les nouveaux membres étaient contrôlés
et devaient posséder au moins 10.000 images de pornographie infantile différentes des images déjà
possédées par les membres. Pour moins de 100 dollars par mois, il était permis aux membres
d‟accéder aux « files » pornographiques.
Tous les pédophiles n‟ont pas une collection de pornographie infantile ; mais beaucoup
considèrent leur collection comme une des choses les plus importantes dans leur vie et dépensent
beaucoup d‟argent pour cela. D'après Interpol, les pédophiles ont l‟habitude d‟enregistrer en détail
et en ordre leurs collections, qu‟ils désirent ensuite montrer à d‟autres, comme pour rechercher un
compliment pour leurs efforts.
QU’EST-CE QUI REND LES ENFANTS VULNERABLES A L’EXPLOITATION
SEXUELLE?
La pauvreté
La pauvreté peut être un catalyseur principal, mais ne peut expliquer entièrement
l‟exploitation sexuelle commerciale des enfants. De nombreux enfants nés de familles pauvres
n‟entrent pas dans le commerce du sexe, alors que d‟autres enfants dont les familles ne sont pas
pauvres entrent dans le commerce du sexe. L‟exploitation sexuelle des enfants se produit soit dans
les pays en voie de développement, soit dans les pays développés.
L‟abus domestique des enfants et le laisser-aller et la négligence
On considère que 80% des enfants exploités dans l‟industrie commerciale du sexe souffrent
d‟abus psychologiques ou physiques dans leurs propres familles, et que beaucoup, en plus, ont
souffert de formes d‟agression sexuelle de la part d‟un membre ou d‟un ami de la famille.
Plusieurs enfants qui ont participé en 1998 au « Sommet international de la jeunesse
exploitée sexuellement » ont raconté qu‟ils étaient entrés dans le commerce du sexe quand un de
leurs parents, ou les deux ont déclaré clairement qu‟ils étaient nés sans qu‟ils l‟aient eux-mêmes
voulu. Certains ont expliqué leur choix de se prostituer comme étant un appel au secours et un désir
d‟amour.
La guerre
Les enfants sont souvent séparés de leurs parents dans le chaos engendré par les guerres, par
la fuite et par le déracinement de leurs lieux d‟origine ; d‟autres deviennent orphelins. Les enfants
seuls sont particulièrement vulnérables au risque d‟abus et d‟exploitation sexuelle. L‟intensification
des conflits armés dans le monde a fait croître le nombre des enfants qui sont une proie facile pour
les exploiteurs.
De nombreux enfants disparus ont été signalés dans les camps de réfugiés au Kosovo, mais
aussi en Afrique. De nombreux enfants ont été enlevés dans des situations de conflit pour travailler
dans les bordels du Myanmar (Birmanie), en Thaïlande, et de la Géorgie en Turquie. En Colombie
il y a des rapports sur des fillettes de 12 ans impliquées dans des activités sexuelles avec des forces
paramilitaires comme moyen de protection. Au Mexique, 2 filles du Guatéméla, de 10 et 12 ans, se
prostituaient avec les soldats dans les casernes des villes de frontière.
L‟esprit de consommation
Dans de nombreux pays, les jeunes sont poussés à la prostitution non seulement parce qu‟ils
cherchent à fuir la pauvreté, mais aussi parce que, tout en faisant des classes moyennes, ils veulent
des revenus plus élevés. Ils entrent dans le commerce du sexe parce qu‟ils sont attirés par la
perspective de gagner beaucoup plus et plus rapidement. Ils sont attirés par la pression des jeunes de
leur âge ou par le pouvoir de la publicité qui impose des produits de marque coûteux. Dans
certaines îles des Fidji, on trouve des cas de fillettes qui se prostituent autour de Noël pour gagner
de l‟argent pour des cadeaux.
Les orphelins du SIDA
D‟après des données de l‟UNICEF, 10.400.000 enfants africains de moins de 15 ans, ont
perdu leurs mère ou leurs deux parents à cause du SIDA. D‟après l‟Association Terre des Hommes,
l‟Asie dépassera bientôt l‟Afrique par le nombre absolu des personnes contaminées. Ce sont
précisément les enfants orphelins, qui ont la charge et la responsabilité d‟élever leurs frères plus
jeunes, qui sont plus vulnérables à l‟exploitation sexuelle.
Vivre dans la rue
Dans de nombreuses villes de l‟Amérique centrale ou méridionale, on peut trouver des
enfants dans la rue. Ils se prostituent pour vivre, et leurs gains, comparés à ceux d‟autres formes de
prostitution, sont beaucoup plus bas. A Ciudad Juarez, une ville de frontière au Mexique, les enfants
de la rue – habituellement de 12 à 17 ans – travaillent occasionnellement dans le commerce du sexe
pour vivre ou pour se payer la drogue. On peut trouver des situations semblables en Europe de l‟Est.
En Biélorussie par exemple, les enfants qui se sont éloignés de chez eux, sont pris dans les gares et
sont vendus dans les bordels du lieu. En Roumanie, on estime que 5% des enfants sans maison sont
victimes d‟exploitation sexuelle commerciale.
DISCRIMINATION/ORIGINE ETHNIQUE
Dans une étude faite récemment à la demande de l‟ECPAT sur la prostitution infantile en
Thaïlande du Nord, des enfants « hilltribe » ont été repérés comme étant un des groupes les plus à
risque d‟entrer dans le commerce du sexe. Cela est dû surtout au fait qu‟on leur refuse la nationalité
thaïlandaise, et cela limite leur accès à l‟école et à un travail.
Dans une étude faite en 2000 par le Ministère des Femmes, du Bien-être de la Famille et du
Développement de l‟Enfant, à l‟Ile Maurice sur l‟exploitation sexuelle des enfants, on a noté que la
plus gande partie des enfants impliqués dans la prostitution provenait des régions habitées
principalement par la minorité créole.
Un rapport de « Save the Children Canada », réalisé à la fin de 2000, a montré que, même si
la jeunesse aborigène comptait seulement de 3 à 5% de la population totale, elle représentait en
revanche la plus gande partie – jusqu‟à 90% - de ceux qui travaillent dans l‟industrie du sexe.
TRADITIONS OU COUTUMES NEFASTES
Outre la pratique de mariages d‟enfants en jeune âge, forcés ou temporaires, il y a d‟autres
traditions ou coutumes qui rendent les enfants vulnérables à l‟exploitation sexuelle. Par exemple,
dans certains pays, les filles de prostituées deviennent elles aussi des prostituées. Cela peut se
produire dans des structures sociales comme le système des castes en Asie méridionale. Mais c‟est
vrai aussi dans d‟autres pays, même sans formalités sociales, comme au Guatémala, où les filles de
prostituées suivent le mode de vie de leur mère dans plus de 70% des cas.
Dans certains pays, l‟exploitation sexuelle des enfants est présentée de manière subtile
comme pratique religieuse. Au Ghana, par exemple, comme dans presque toute l‟Afrique, des filles
jeunes, habituellement de moins de 10 ans, étaient données, et malheureusement aujourd‟hui
encore, aux chefs de tribus, pour expier de prétendues offenses faites par un membre de la famille
de la fille. Dans cette pratique traditionnelle, connue sous le nom de « trokosi », une fille devient la
propriété du chef. Le Parlement du Ghana a condamné cet usage comme criminel en 1998 (section
314A du Code Criminel). On estime toutefois qu‟il y a encore 4.500 filles concernées par cette
pratique.
Les paroles de Jean Paul II
Concluons avec ce qu‟a déclaré Jean Paul II concernant les cas répréhensibles où des
représentants de l‟Eglise ont été impliqués dans le scandale de la pédophilie, « en cédant, comme le
déclare Jean Paul II, aux pires manifestations du „mysterium iniquitatis‟ à l‟œuvre dans le monde.
Elle a été vaste et parfois gonflée outrageusement par qui y trouvait intérêt, la résonance dans le
monde du scandale qui a éclaté en Amérique à propos des cas de pédophilie, qui ont vu impliqués
des prêtres catholiques. Ce sont des cas très graves, que Jean Paul II appelle des péchés horribles
aux yeux de Dieu : « A cause du grand mal dont se sont rendus coupables certains prêtres et
religieux, l'Eglise elle-même est considérée avec méfiance, et de nombreuses personnes se sentent
offensées par la façon dont il leur semble que les chefs de l'Eglise ont agi dans cette affaire. Les
abus qui ont provoqué cette crise sont, à tous points de vue, injustes et considérés à juste titre
comme un crime par la société; il s'agit également d'un effroyable péché aux yeux de Dieu ». Le
Pape a déclaré ensuite : « Les abus sexuels à l'égard des jeunes représentent un grave symptôme
d'une crise qui affecte non seulement l'Eglise, mais la société tout entière. Il s'agit d'une crise
profondément enracinée de la morale sexuelle, et même des relations humaines, et ses premières
victimes sont la famille et les jeunes. En affrontant le problème des abus avec clarté et
détermination, l'Eglise aidera la société à comprendre et à faire face à la crise qui existe en son
sein ». Puis il a affirmé avec force : « Il doit être absolument clair pour les fidèles catholiques, et
pour toute la communauté, que les Evêques et les supérieurs sont préoccupés avant tout par le bien
spirituel des âmes. Chacun doit savoir qu'il n'y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie
religieuse pour quiconque pourrait faire du mal aux jeunes. Chacun doit savoir que les Evêques et
les prêtres sont totalement engagés dans la plénitude de la vérité catholique en matière de morale
sexuelle, une vérité aussi fondamentale pour le renouveau du sacerdoce et de l'épiscopat que pour le
renouveau du mariage et de la vie familiale. Nous devons être confiants dans le fait que ce moment
d'épreuves apportera une purification de toute la communauté catholique, une purification urgente,
si l'on veut que l'Eglise prêche de façon plus efficace l'Evangile de Jésus-Christ dans toute sa force
libératrice. Vous devez à présent vous assurer que là où le péché s'est multiplié, la grâce
surabondera ». Car « on peut porter atteinte à une grande œuvre d‟art, mais sa beauté demeure ».
(Discours du Pape Jean Paul II au mois d’avril 2002)
Comment combattre le tourisme sexuel pédophile :
L’opinion de Monseigneur Agostino Marchetto
Depuis longtemps l‟Eglise travaille pour combattre le grave phénomène du tourisme sexuel
qui implique même des enfants. Mgr Agostino Marchetto, Secrétaire du Conseil de la Pastorale
pour les Migrants et les Itinérants, déclare : « La préoccupation pour les enfants mineurs est un
objectif prioritaire de la pastorale du tourisme. Chaque année dans son Message pour la Journée
Mondiale du Tourisme, le 27 septembre, le Saint-Père ne se lasse pas de dénoncer les abus et les
déviations d‟une certaine forme de tourisme sans scrupules qui exploite « les poches de pauvreté
qui existent dans chaque continent‟… Nous devons nous engager pour qu‟il n‟arrive jamais que le
bien-être de quelques privilégiés ne soit obtenu au détriment de la qualité de vie de nombreux
autres ». L‟Eglise invite donc à promouvoir les initiatives de religieux, de religieuses et de laïcs, qui
s‟engagent dans ce domaine de la pastorale. Le signe en est aussi le communiqué final du Congrès
de Bangkok qui invite à aider les structures existantes de cet apostolat, et à en créer de nouvelles
afin de s‟occuper des victimes avec compassion et avec amour, de leur assurer l‟assistance
juridique, la thérapie, et la réinsertion dans la société, et, dans le cas de chrétiens, dans la
communauté des fidèles elle-même ». Et pour combattre cette plaie, l‟Archevêque déclare : « En
plus des lois votées dans de nombreux Etats pour punir ceux qui favorisent ou pratiquent le
tourisme sexuel, il existe un code Ethique Mondial pour le Tourisme, qui est le fruit d‟une vaste
convergence de la part des Etats, d‟associations touristiques et de l‟Organisation Mondiale du
Tourisme, et qui a connu de nombreux adhérents. Mais il faudrait que tous les opérateurs
touristiques, des agences les plus grandes aux plus petites, en tiennent toujours compte
scrupuleusement, et collaborent avec les organismes institués pour son application ». La manière
d‟aborder ces problèmes est importante de la part de l‟Eglise : « L‟Eglise peut faire beaucoup afin
que l‟éthique des intentions se transforme en une morale des responsabilités, où chacun, des
voyagistes aux hôteliers, des employés aux services, jusqu‟à chaque touriste, se sente engagé dans
la lutte pour combattre toute forme d‟exploitation. L‟Eglise, par ses messages, ses documents, ses
appels angoissés et son œuvre de prévention et d‟assistance à l‟égard de ceux qui ont subi des
violences sexuelles, indique la voie à suivre afin que le tourisme devienne un instrument privilégié
de développement intégral, individuel et collectif, et non pas une occasion de violation de la dignité
humaine et des droits des enfants surtout. Au mois de juillet dernier, au Congrès Mondial que nous
avons organisé à Bangkok, et au cours duquel une table ronde s‟est penchée précisément sur la plaie
du tourisme sexuel, les participants ont voulu lancer un appel pour combattre toute forme de
violence sexuelle envers les personnes les plus vulnérables qui ont le plus besoin d‟aide particulière,
comme les femmes les enfants et les enfants mineurs.
LE TOURISME SEXUEL ET LES PAYS IMPLIQUES
Thaïlande, Birmanie, Cambodge, Philippines, Inde, Pakistan, Népal, Chine, Japon. Et
encore : Angola, Mozambique, Sénégal, Kénya, Ethiopie, Ouganda, Soudan, Gambie, Zambie,
Bulgarie, Russie, Vénézuéla, Colombie, Brésil, les Pays Arabes, la Suède, l‟Allemagne , l‟Italie,
l‟Espagne, la France, la Belgique.
Les routes du trafic Asie
De la Thaïlande et des Philippines vers l‟Europe occidentale à travers la Russie, la Pologne
l‟ancienne Tchécoslovaquie, ou vers les Etats-Unis, l‟Australie et la Nouvelle-Zélande.
Les routes du trafic en Europe
De l‟Amérique Latine vers l‟Europe, du sud-est asiatique au Nord de l‟Europe, et le marché
intérieur européen avec les mouvements est-ouest.
En substance, les routes du trafic pédophile sont les mêmes que celles de la drogue, de la
prostitution et même des cigarettes de contrebande
Le chiffre d‟affaires
L‟UNICEF et l‟ECPAT parlent de 5 milliards de dollars par an dans le monde
STOP-IT par le 11 millions d‟euros à par pour la seule Italie
« Telefono Azzuro” déclare qu‟un site qui vend du matériel pornographique arrive à gagner
jusqu‟à trois millions et demi d‟euros par jour.
Les enfants exploités
UN et ECPAT parlent de plus de 3 millions d‟enfants exploités dans le monde, dont
1.200.000 aux Philippines, 600.000 en Chine, 500.000 au Brésil, 400.000 en Inde, 300.000 en
Thaïlande et 300.000 en Europe/Afrique.
Les prix oscillent de 5 dollars à 90 dollars. Les enfants les plus payés sont ceux de Taïwan
avec des chiffres qui vont de 50 à 90 dollars ; viennent ensuite les enfants japonais et indiens.
Le marché de la “Chicken Porn”
Le marché de la “Chicken Porn”, c‟est-à-dire de la pornographie infantile, produit 250
millions de vidéos dans le monde. Pour ce qui concerne les éditions « hard », il y a 260 revues
porno mensuelles. Les « films snuff » sont très prisés, où les enfants sont tués au cours de l‟abus
sexuel.
Organisations criminelles impliquées
Les Triades chinoises
La Yuzuka japonaise
La mafia européenne centre-orientale
ASSOCIATIONS ET FONDATIONS HUMANITAIRES CONTRE LA PEDOPHILIE
UNICEF
www.unicef.org
www.unicef.it
L‟Agence des Nations-Unies est sans aucun doute l‟Association internationale la plus
importante dans le domaine de l‟aide à l‟enfance. Née en 1946, sur mandat de l‟ONU, l‟UNICEF
est présente aujourd‟hui dans 161 pays. Son travail consiste à organiser et à réaliser des
programmes d‟éducation et d‟assistance sanitaire pour plus de deux milliards d‟enfants. Dans de
situations d‟urgence (guerres ou désastres naturels), l‟UNICEF intervient en envoyant des secours
et du matériel. Elle reçoit des contributions volontaires de personnes privés et de gouvernements.
Le BOUCLIER
www.bouclier.org
Association internationale pour la lutte contre la pédophilie, et en particulier contre la pédo-
criminalité sur Internet
“Innocence in danger”
www.innocenceindanger
Association internationale pour la protection des enfants. Contre les crimes sexuels et la
pédophilie sur Internet.
“Child Rights Information Network”
www.crin.org
Elle s‟occupe de la collecte et de l‟échange d‟informations sur les droits des enfants, réalisés
par les organisations les plus importantes qui travaillent dans le domaine de la défense des enfants
mineurs
ECPAT
www.ecpat.it
www.ecpat.org
ECPAT (Ending Child Prostitution, Pornography and Trafficking) est un réseau
international d‟organisations qui travaillent pour éliminer la prostitution et la pornographie
infantiles, ainsi que le trafic d‟enfants mineurs à but sexuel. ECPAT est présente dans 50 pays. En
Italie, elle a été introduite en 1994 et a promu la loi 269/98 contre le tourisme sexuel
“Save the Children”
www.savechildren.org
L‟organisation non gouvernementale "Save the Children” a son siège en Grande Bretagne. Il
s‟agit du plus grand mouvement international indépendant pour la défense et la protection des droits
des enfants. Elle est présente dans 100 Pays, et travaille par le moyen d‟un réseau de 30 associations
autonomes dirigées par un bureau international de coordination. Le travail concerne surtout ces pays
où les droits des enfants sont le plus souvent foulés aux pieds. Au Kosovo, elle a organisé des
centres d‟accueil pour les enfants réfugiés ; à Cuba elle s‟occupe chez les jeunes de la prévention
contre le SIDA. Dans le monde entier, elle lutte contre le travail des enfants mineurs et contre
l‟exploitation sexuelle.
“Meter”
www.associazionemeter.it
Fondée par l‟Abbé Fortunato di Noto, “Meter” accueille le travail et l‟expérience de
personnes qui travaillent depuis des années contre la pédophilie et l‟exploitation sexuelle des
enfants, en assurant la promotion de leurs droits et en aidant à leur protection. L‟Association, qui
naît dans une paroisse (Madonna del Carmine) à Avola en Sicile, à la demande et avec les
encouragements des enfants eux-mêmes et de leurs familles, renouvelle en profondeur le style et la
méthode de travail dans la lutte contre la pédophilie et la pédo-pornographie, et la protection de
l‟enfance. L‟innovation est le fruit d‟une vision plus ample des droits de l‟enfance et de leur
protection et, surtout, de la conviction que la répression ne suffit pas, confiée aux seules forces de
police, pour briser ce commerce honteux. Il y faut aussi un réseau capillaire de personnes
compétentes et motivées, capables de se mêler avec la société dans laquelle elles vivent, pour que se
créent une mentalité de vigilance, d‟appui, et de protection de l‟enfance comme telle, en rendant
l‟abus et le silence qui le couvre de ses silences coupables, un crime insupportable pour la
conscience collective.
“Ciclope”
www.governo.it
“Ciclope” est le Comité Interministériel de Coordination pour la Lutte contre la Pédophilie”;
il est né en 2002, et est dirigé par le Ministre Mme Stefania Prestigiacomo ; il sert de lien opératif
entre toutes les institutions gouvernementales qui, à divers titres et avec des compétences
différences, s‟occupent du phénomène. Depuis des années, sous des formes diverses et avec des
compétences différentes, plusieurs personnes , des personnes travaillent contre la pédophilie
(Roberto Centaro – Président de la Commission Nationale Antimafia, Ernesto Caffo - Président de
“Telefono Azzurro”, l‟Abbé Fortunato di Noto - Président de l‟Association METER, Marco Strano
- Service de Police Postale du Ministère de l‟Intérieur, Angelo Verzilli - Responsable du service des
cartes de paiement A.B.I., Raffaella Calabrese - Police Criminelle, Luisella de Cataldo Neuburger -
Présidente de l‟Association Italienne de Psychologie Juridique, Giovanni Micali - Président
UNICEF ECPAT Italie, Carlo Romeo – journaliste à la Rai).
« Cyberpatrol”
www.cyberpatrol.com
C‟est le site du “software” du même nom pour la navigation des enfants mineurs. Installé
dans l‟ordinateur, il empêche aux enfants mineurs de consulter les sites dangereux
“Aibi”
www.aibi.it
Consacré aux adoptions à distance, c‟est un moyen pour aider les enfants en difficulté. C‟est
le site de l‟Association des amis des enfants : c‟est une Organisation Humanitaire Internationale
pour la protection des droits des enfants, et offre des contacts internationaux pour pouvoir devenir
parents d‟un enfant étranger.
“Manitese.it”
www.manitese.it
Il s‟occupe de dénoncer l‟exploitation des enfants mineurs dans le milieu du travail. Il
représente l‟Organisation non gouvernementale de Coopération pour le Développement. Il réalise
des projets de solidarité dans le sud du monde, et s‟occupe de la défense des enfants mineurs contre
le travail des enfants. Il donne une vision ample des endroits où s‟accomplissent des abus dans ce
domaine.
“Ilo.org “
www.ilo.org
La particularité c‟est sur ce site, on peut avoir toutes les informations nécessaires sur
l‟organisation internationale du travail. Il est riche de matériel et de nouvelles utiles. L‟écriture est
très claire et il est aisé d‟accéder à tous les thèmes.
“Telefono Arcobaleno”
www.telefonoarcobaleno.com
Fondée en 1996, c‟est une association “Onlus”, qui se fixe pour but de contribuer activement
à la défense et à la protection des droits inviolables des enfants, en luttant contre toute forme d‟abus
et d‟exploitation. Les activités de l‟association sont : le contrôle sur tout le réseau Internet contre la
pédophilie, le contrôle et la dénonciation de jeux et de programmes dangereux pour les enfants
mineurs, des études sociales sur le phénomène de la pédophilie, un observatoire sur le phénomène
de la magie, un observatoire sur les publicités trompeuses. Il y a aussi des sections consacrées à la
loi : on peut lire le texte 269/98 anti-pédophile , et aussi la Convention de l‟ONU sur les droits des
enfants.
“Tdhitaly.org”
www.tdhitaly.org
Terre des Hommes Italie s‟adresse à ceux qui veulent en savoir plus sur l‟enfance en
difficulté, sans discriminations d‟ordre politique, racial ou religieux.
“Telefono Azzurro”
www.azzurro.it
Le site officiel de « Telefono Azzurro » est consacré aux dénonciations des violences
physiques et psychologiques qui peuvent être faites aux enfants mineurs. Son information est bien
structurée et immédiate. Pour ceux qui veulent suivre des cours de formation, il y a des informations
à ce sujet. Fondé en 1987, il se propose comme objectif de construire une société civile qui respecte
les droits des enfants. Il ne reçoit pas de financements publics, et n‟accepte que des contributions
volontaires. « Telefono Azzuro » est le centre national d‟écoute téléphonique. Tous les jours,
pendant toute l‟année, 24 heures sur 24, une ligne téléphonique est à la disposition de tous les
enfants (jusqu‟à 14 ans) qui veulent dénoncer des mauvais traitements et des abus. L‟Association
reçoit la collaboration du Ministère de l‟Intérieur et de 59 Préfectures italiennes. Ces dernières
années, « Telefono Azzuro » se concentre surtout sur la lutte contre la pédophilie.
“Amici dei Bambini” (Amis des enfants)
www.distancesupport.org
L‟activité des Amis des Enfants (Ai.Bi.) est plus spécifique. Créée au mois de janvier 1986 à
l‟initiative de parents adoptifs, l‟association travaille pour insérer des enfants orphelins dans les
familles adoptives. Ces dernières années, elle a connu une expansion très rapide, grâce surtout à la
promotion capillaire des droits des enfants mineurs. Elle suit les couples qui veulent adopter un
enfant, en fournissant des conseils légaux et en s‟occupant des procédures d‟adoption internationale.
Depuis plusieurs années, elle a mis sur pieds aussi des projets comprenant l‟aide à distance.
“Arché”
www.arche.it
Le travail de “Arché” est très particulier : association à but non lucratif, elle a été créée à
Milan en 1989. Elle a été la première à s‟occuper des enfants séropositifs. Actuellement, elle assure
l‟assistance quotidienne à plus de cent enfants mineurs séropositifs ou qui ont déclaré le SIDA.
LES SITES POUR TROUVER LES ENFANTS DISPARUS
Internet contre Internet. C‟est le champ de bataille de la nouvelle ère virtuelle où, derrière
l‟anonymat de la globalisation, les anciens crimes se structurent et s‟organisent. La pornographie, la
prostitution forcée, la vente de nouveaux esclaves, mais aussi les adoptions illégales par des canaux
non conventionnels, et le marché noir d‟organes. Sur la place commerciale du Web, il est possible
de trouver de tout à des prix stupéfiants. C‟est un phénomène que l‟on s‟efforce de contenir de
toutes parts. En Italie, on a décidé depuis plus d‟un an de combattre à armes égales.
www.bambiniscomparsi.it
Le site a été activé le 15 mars 2000 pour retrouver les enfants grâce à la collaboration du
Ministère de l‟Intérieur et de la Police d‟Etat ; il a été installé avec l‟International Center of Missing
and Exploited Children qui, aux Etats-Unis a permis en trois ans d‟avoir une augmentation de 66 à
93% d‟enfants retrouvés.
www.missingkids.co.uk
Avec Scotland Yard, le quartier général de Londres, un site jumeau a été mis sur le réseau,
qui travaille en Grande Bretagne avec les mêmes méthodes que le site italien.
www.catolicos.org
www.fredi.org
Ce sont des sites internationaux qui peuvent publier des demandes d‟aide qui
s‟accompagnent de nouvelles et de photographies, et de recevoir des informations par les
navigateurs intéressés.
DOCUMENTS
La croissance de la pédo-pornographie “en ligne” est préoccupante, d‟après le premier
Rapport sur le contrôle de la Convention sur les droits de l‟Enfance et de l‟Adolescence en Italie
(Année 2004-2005).
Le 1° juillet 2005, on a publié le Premier Rapport de mise à jour sur le contrôle de la
Convention sur les droits de l‟Enfance et de l‟Adolescence en Italie (Année 2004-2005).
Les réformes législatives récemment approuvées ou en cours de discussion, concernant
l‟enfance, la protection des enfants mineurs appartenant aux groupes plus vulnérables, la réalisation
des deux Protocoles à la Convention Internationale sur les Droits de l‟enfance et de l‟Adolescence
(CRC) récemment ratifiés, c‟est-à-dire celui sur la vente, la prostitution infantile et la pornographie
concernant les enfants mineurs, et celui sur l‟implication des enfants dans les conflits armés en
Italie. Ce sont les thèmes principaux abordés dans le Rapport, réalisé par un groupe de travail
coordonné par « Save the Children », et composé de 34 Organisations du Troisième Secteur, qui a
envoyé en 2001 au Comité de l‟ONU sur les droits de l‟enfance et de l‟adolescence, un rapport sur
la condition de l‟enfance en Italie, supplémentaire et indépendant par rapport au rapport
gouvernemental de 2000.
En 2008 le Gouvernement est appelé à rendre compte à nouveau de ce qu‟il fait pour réaliser
les principes de la CRC. En vue de ce rendez-vous, le Groupe de Travail se propose de réaliser, à
partir de cette année, un Rapport annuel de mise à jour sur l‟état de la Réalisation de la Convention,
qui se retrouvera dans le Rapport Supplémentaire de 2008
Internet et enfants mineurs : la croissance préoccupante de la pédo-pornographie « en ligne »
Dans ses quatre chapitres et cinquante pages, le Rapport fournit, entre autres choses, les
données du dernier « Rapport sur l‟état de la réalisation de la Loi 269/1998) (Sortir du silence, l‟état
de réalisation de la loi 269/1998, Cahiers du Centre national de documentation pour l‟enfance et
l(„adolescence, Florence 2003), selon lequel « on estime à 250 millions environ le nombre
d‟exemplaires de vidéos pédo-pornographiques vendus dans le monde, ce qui représente un marché
d‟une valeur de 2 à 3 milliards de dollars par an (dont une part importante concerne le marché des
Etats-Unis). Mais sur l‟extension du phénomène, il est presque impossible de donner une réponse
(Kelly L., Regan L., Rethorics and realities: sexual exploitation of children in Europe, London,
University of North London, Child and Woman Abuse Studies Unit, 2000).
Le marché se compose de secteurs commerciaux, semi-commerciaux et non commerciaux,
et aucun d‟entre eux ne permet une estimation juste ; le secteur commercial réalise de nombreux
exemplaires de ses produits, qui sont toutefois reproduits dans le marché non commercial ; une fois
qu‟une image est mise en circulation, elle peut être reproduite à un nombre incontrôlable
d‟exemplaires ; l‟industrie de la pédo-pornographie est sujette à des changements continus suite aux
progrès des technologies de reproduction (Internet, images numériques…), mais aussi des efforts
pour échapper aux contrôles et aux activités d‟enquête.
Les aspects les plus problématiques sont liés à l‟identification des victimes. L‟Interpol
estime que sur 250.000 images environ d‟enfants victimes d‟abus sexuels présents dans leur tableau
de données, seuls 300 ont été identifiés.
Pour ce qui concerne la production, le commerce, la diffusion et la détention de matériel
pédo-pornographique, la référence légale est la loi 269/1998, qui a pour objectif de protéger
l‟intégrité et la liberté physique et psychique de l‟enfant mineur.
Parmi les aspects les plus importants de cette Loi, se détache le choix du législateur
d‟attribuer à la Police Postale des moyens particuliers de lutte (par exemple, l‟acquisition simulée
de matériel pornographique, l‟ouverture de sites Internet de « couverture »…) ; et, parmi les aspects
problématiques se détache le choix à ne pas donner une définition de la pédo-pornographie, ne
garantissant pas de fait l‟uniformité dans l‟application de la loi. En 2002, on a institué le Comité
Interministériel de Coordination pour la Lutte contre la Pédophilie (CICLOPE), avec pour tâche de
coordonner les activités de prévention et de lutte contre la pédophilie, réalisées par les différentes
Administrations de l‟Etat, et de les relier avec les actions réalisées par le privé social. Au mois de
novembre 2003, a été adopté par les principales associations d‟Internet Service Provider le Code
d‟auto-réglementation «Minori@Internet». Au mois de février 2004, on a nommé le Comité de
garantie qui ville sur l‟application de ce Code, pour s‟assurer de l‟observance de ce Code, pour
aider les opérateurs de ce secteur et les citoyens sur les problèmes de la sauvegarde des enfants
mineurs sur Internet.
Le DDL 4559 déjà cité, présenté le 13 janvier 2004, se propose de mettre en pratique la
Décision Cadre Européenne (UE 2004/68/GAI) sur la lutte contre la pédo-pornographie, adoptée le
22 décembre 2003 par le Conseil des Ministres de l‟Union Européenne. Ce Projet de Loi, partant de
la considération que notre Pays s‟est déjà pourvu d‟un système de lutte contre ce phénomène avec
les Lois 66/1996, et 269/1998, devrait toutefois fournir les instruments pour compléter la législation
nationale et intégrer cette même législation là où elle se serait révélée être insuffisante ou pleine de
lacunes. Même si le DDL 4599 a le mérite d‟avoir cherché à résoudre des divergences
d‟interprétation des lois en vigueur, il n‟est pas parvenu à donner des réponses efficaces pour ce qui
concerne l‟identification des victimes la définition de la pédo-pornographie. Le DDL 4599, en
mettant en pratique la Décision Cadre, a également introduit dans notre code pénal, deux formes
nouvelles de délits : la pédo-pornographie apparente et virtuelle, en créant un autre facteur critique,
dans la mesure où étant ainsi introduits, ils peuvent soulever des doutes de légitimité concernant le
bien juridique différent protégé et la disparité qui s‟ensuit de traitement des peines. Enfin, il n‟a pas
mis un accent particulier sur l‟allocation des ressources pour les programmes de prévention et pour
la formation des responsables sociaux, juridiques et ceux de la police.
Le Groupe recommande : que les Institutions se concentrent beaucoup plus sur
l‟identification des victimes de la pédo-pornographie, en instituant des politiques adéquates, et des
ressources économiques supplémentaires pour aider les activités des Forces de l‟Ordre dans cette
direction ; que l‟on élabore des critères appropriés pour mesurer le phénomène afin d‟élaborer des
politiques publiques adéquates, en prenant comme unité d‟analyse non seulement ceux qui abusent
ou ceux qui profitent de la pédo-pornographie, mais aussi et surtout les enfants mineurs victimes de
production de matériel pédo-pornographique ; que l‟on adopte une définition de la pédo-
pornographie, en mesure de prévenir toute forme d‟arbitraire ou de discrétion dans cette matière. Le
Groupe souhaite que l‟on adopte au moins la définition du Protocole optionnel à la CRC sur la
vente d‟enfants mineurs, sur la prostitution des enfants mineurs et sur la pédo-pornographie ; que
l‟on confie à un seul organisme la tâche de recueillir toutes les informations, et en même temps
l‟obligation de recueillir toutes les informations possibles et les détails techniques utiles pour
identifier les victimes, afin d‟éviter la fragmentation des compétences et d‟améliorer l‟efficacité des
actions de lutte. Par une formation spécifique constamment mise à jour, les agents de cet organisme
devront coordonner et aider toute forme d‟activité d‟investigation destinée à l‟identification des
victimes en collaborant avec les Forces internationale de l‟Ordre ; que l‟on organise une campagne
efficace de sensibilisation/information sur le phénomène, qui s‟adresse aux enfants mineurs (dans le
respect de leur maturité et de leur droit de participation et d‟information), aux enseignants et à tous
ceux qui travaillent en contact étroit avec les enfants et les adolescents ; que le Gouvernement
italien ratifie la Convention sur le « Cybercrime » faite par le Conseil de l‟Europe ; que l‟activité de
coordination prévue par CICLOPE s‟étende à toutes les organisations du privé social, qui travaillent
au plan national dans le domaine spécifique de l‟abus sexuel, afin d‟éviter une dispersion
d‟énergies, et pour réaliser une coordination et un contrôle des interventions.
Groupes engagés dans la lutte contre la pédophilie et sources de ce dossier
Que l’Agence Fides tient à remercie
Aibi Amici dei bambini w.aibi.it
Alisei www.alisei.org
Amnesty International Sezione italiana www.amnesty.it
ANFAA Associazione nazionale famiglie adottive e affidatarie www.anfaa.it
Arché www.arche.it
Arciragazzi www.arciragazzi.it
Associazione Gruppo Abele onlus www.gruppoabele.org.
Associazione il Ponte onlus www.ilponte.ts.it
Associazione On the Road www.ontheroadonlus.it
Associazione Stak onlus www.associazionestak.org
Caritas italiana www.caritasitaliana.it
Centro Studi Hansel e Gretel http://users.iol.it/ hansel.e.gretel
CIAI Centro Italiano Aiuti all‟Infanzia www.ciai.it
CIES Centro Informazione e Educazione allo Sviluppo www.cies.it
CISMAI Coordinamento Italiano dei Servizi contro il Maltrattamento e l‟Abuso all‟Infanzia
www.cismai.org
Cittadinanzattiva www.cittadinanzattiva.it
Comitato Italiano per l‟UNICEF www.unicef.it
CSB Centro per la Salute del Bambino www.csbonlus.org
CTM onlus - Lecce www.ctm-lecce.it
ECPAT Italia, End Child Prostitution, Pornography and Trafficking www.ecpat.it
IBFAN Italia www.ibfanitalia.org
La Gabbianella Coordinamento per il sostegno a distanza www.lagabbianella.it
LIBERA www.libera.it
MAIS Movimento per l'Autosviluppo, l'Interscambio e la Solidarietà www.mais.to.it
MAMI Movimento Allattamento Materno Italiano www.mami.org
Opera Nomadi www.operanomadi.it
OVCI La Nostra Famiglia www.ovci.org
Rompere il silenzio http://www.sosinfanzia.org/
Save the Children Italia www.savethechildren. it
Terre des Hommes Italia www.tdhitaly.org
Uisp - Unione Italiana Sport Per tutti www.uisp.it.
VIS - Volontariato Internazionale per lo Sviluppo www.volint.it
LA POLICE POSTALE ET DES COMMUNICATIONS
En 2003, la Police Postale et des Communication pour combattre le phénomène de la pédo-
pornographie a intensifié l‟activité de contrôle du Web, parfois avec des investigateurs comme
couverture. Un premier bilan montre que les « serveurs » d‟appui, découverts jusqu‟à présent, des
sites qui se livrent au commerce d‟images et d‟autre matériel pédo-pornographique, sont en majeur
partie américains (1.712) et russes (327), mais aussi espagnols (93) et canadiens (32)
INFO-GRAPHIQUES AVEC LES DONNEES SUR L’ACTIVITE REALISEE PAR LES
SERVICES DE LA POLICE POSTALE ET DES COMMUNICATIONS
PEDOPHILIE: données 2003
Arrêtés: 9
Dénoncés: 712
Perquisitions: 725
Les données reposent sur l‟activité réalisée par le
Service de la Police Postale et des Communications
PEDOPHILIE: LE GRAPHIQUE
PEDOPHILIE: LES DONNEES
1998 1999 2000 2001 2002 2003
ARRESTATIONS 4 3 35 25 29 9
DENONCIATIONS 8 136 255 220 552 712
PERQUISITIONS 8 111 164 222 606 725
PEDOPHILIE: LE DEVELOPPEMENT
D‟après les info-graphiques fournis par le Ministre des Communications, on note, au cours
des années, une augmentation de l‟indice des dénonciations et des perquisitions. Mais les activités
criminelles liées au commerce et à la diffusion de matériel pédo-pornographiques sembleraient
réduites, comme le montre la baisse du nombre des arrestations notée durant l‟année 2003. Le
matériel trouvé par les forces de l‟ordre est généralement de provenance étrangère.
LE CODE INTERNET ET LES ENFANTS MINEURS
Récemment, on a signé sur indication du Ministère des Communications le Code d‟auto
réglementation “Internet e Minori”. Il a un double objectif : la protection des enfants mineurs
pendant la navigation, contre des contenus non adaptés à leur âge, encourager la collaboration entre
les forces de l‟ordre et les Internet Service Provider dans la répression du crime contre les enfants
mineurs, par l‟utilisation de systèmes pour différencier la navigation des enfants de celle des
adultes.
Sécurité des réseaux
Pendant le semestre de présidence italienne de l'Union Européenne, le Ministère des
communications a mis en service l‟Agence Européenne pour la Sécurité des Réseaux (ENISA), qui
aidera la collaboration entre les Etats membres de l‟Union dans la lutte contre le crime
informatique. Le service de la Police Postale et des Communications a adhéré à ces conventions
avec les principaux gestionnaires des infrastructures de réseau (RAI, Postes Italiennes,
ENI ;SNAM ; GRTN Chemins de Fer de l‟Etat, et ACI) pour rendre plus sûr leur fonctionnement
LE CONGRES SUR LES STRATEGIES DE LUTTE ET DE PREVENTION DE LA
PEDOPHILIE “EN LIGNE”
Le 8 juillet dernier à Rome, s‟est tenu au Ministère des Communications un Congrès sur les
stratégies de lutte et de la prévention de la pédophilie « en ligne ». On a présenté au Congrès “Child
Internet Risk Perception”, une recherche sur la perception du risque de la part des enfants mineurs
qui utilisent Internet; elle a été réalisée par l‟ICAA (International Crime Analysis Association), et
révèle les données et la ligne d‟action du pédophile sur le Réseau.
L‟enquête a été faite sur 5.000 enfants de 8 à 13 ans, et sur 500 enseignants et parents, dans
7 régions. Des mots d‟ordre contre cet « holocauste silencieux » répression et prévention, famille et
technologies. Et engagement « qu‟il faut renforcer » pour « consolider une culture des droits et de la
solidarité », comme l‟a déclaré le Chef de l‟Etat Carlo Azeglio Ciampi dans un message. 70% se
taisent sur le contact avec le pédophile, pour 1 sur 4 « il n‟y a rien de mal ».
D‟après la recherche, 23% des enfants de 8 à 13 ans utilisent habituellement les « chat »
(94% des enfants internautes naviguent sur les sites Web, et seuls 26% le font sous le contrôle de
l‟un des parents). Sur ceux qui « chattent », 13% ont eu une rencontre « en ligne » avec un adulte,
vraisemblablement un pédophile, sur des questions sexuelles. Expérience que, dans 70% des cas, on
cache aux parents. « Cette situation, souligne la recherche, constitue de fait le facteur de risque
majeur parce que le pédophile peut agir sans être contrecarré dans sa tentative de harcèlement et de
racolage ». Les raisons de ce silence ? Non seulement le peu de confiance et donc la honte à en
parler (pour 16,6% des personnes interrogées), mais aussi parce que, pour un enfant sur quatre
(25%), « au fond, il n‟y a rien de mal », alors que 16,6% sont curieux de savoir où il en serait arrivé,
et 8,3% avaient promis de maintenir le secret ; enfin, d‟après 33,5% des enfants interrogés, les
parents « n‟auraient pas compris ». En tous cas, la réaction de ceux qui sont tombés dans un contact
« en ligne » avec le pédophile, sont neutres à 61,5%, qui ont déclaré n‟avoir ressentie « rien de
particulier », réponse qui n‟évoque pas, souligne la recherche, ni des situations d‟attraction
particulière, mais non plus d‟alarme et donc de demande d‟aide ; 15,3% en revanche ont éprouvé de
la curiosité, et 7,6% de l‟attraction, et 15,6% de la colère.
Répression et prévention
“Aujourd‟hui, il y a tellement d‟enfants orphelins avec des parents vivants” et le pédophile
“travaille de manière stratégiquement comblant le vide chez ces petits. Ce sont des gens très
raffinés », a déclaré l‟Abbé Fortunato Di Noto. Sur le rôle de la famille, Olimpia n‟a pas de doute,
qui est présidente de l‟Observatoire permanent sur les familles de la Région du Latium : « La
véritable prévention, a-t-elle dit – remonte plus loin en arrière : aider les familles à prendre le temps
de faire leur rôle de parents ». De ces mêmes technologies, peut venir aussi une aide pour combattre
la pédo-pornographie sur Internet, comme l‟a souligné Francesca Giudice, de Symantec (société
pour la sécurité informatique). « La communication entre parents et enfants, et l‟éducation à une
utilisation correcte et consciente du Réseau, jouent un rôle décisif ».
Quant au front de la répression, depuis 2001, les résultats obtenus par la Police Postale et
des Communications voient, comme on l‟a souligné durant le Congrès, plus de 100 personnes
arrêtées pour pédophilie, 2.000 personnes dénoncées, et 7.000 signalées à l‟étranger ; les sites
surveillés sont été au nombre de 126.987 ; dont 7.000 sont de nature exclusivement pédo-
pornographique (90 sur le territoire italien, tous neutralisés).
Pas seulement Internet – Avant l‟arrivée du Réseau, la pédophilie était « exclusivement au sein des
familles, restreinte au cercle des personnes connues de l‟enfant » a déclaré Marco Strano, dirigeant
« Unità Analisi Crimini Informatici » de la Police Postale (Unité d‟analyse des crimes
informatiques), indiquant l‟identikit du pédophile « en ligne » : homme, jeune (20-30 ans, avec une
culture de niveau, moyen supérieur, dont 70% sont seuls. Mais le risque provient à présent des SMS
et bientôt des MMS : dans le premier cas, on a déjà trouvé plusieurs cas en Italie.
Pédophiles repentis pour découvrir la tête de l‟organisation – C‟est la suggestion faite par l‟Abbé
Fortunato Di Noto : une description précise, une sorte de carte faite par le pédophile repenti, « nous
aiderait grandement a comprendre » parce que, en la regardant, en l‟étudiant, cela pourrait nous
enseigner une méthode, comme l‟a fait Buscetta, en nous permettant de découvrir les esclavagistes
au plans transnational » et découvrir ls tête de l‟organisation pédo-criminelle qui n‟est pas
seulement virtuelle.
LES INFO-GRAPHIQUES PRESENTES AU CONGRES
Les données se réfèrent à un échantillon de 5.000 enfants mineurs qui utilisent Internet de
manière plus ou moins assidue, et appartiennent à différentes couches sociales; ils proviennent de
plusieurs villes italiennes: Turin,, Gènes, Terni, Rome, Naples, Reggio Calabria, Palerme. L‟état de
l‟échantillonnage (8 à 13 ans) a été choisi en cherchant à établir une moyenne entre la couche le
plus en danger de pédophilie, et l‟âge où, habituellement, les enfants mineurs italiens utilisent
Internet (légèrement plus élevée que la première).
La diffusion de l‟utilisation d‟Internet chez les enfants mineurs italiens
L‟utilisation d‟Internet par des enfants mineurs TOTAL
Les enfants mineurs utilisateurs d‟Internet 77%
Les enfants mineurs qui n‟utilisent pas Internet 23%
Finalité de l‟utilisation d‟Internet TOTAL
Etude en naviguant sur les sites 79%
Divertissement en naviguant sur les sites 74%
Parler avec d‟autres par le moyen de “chat” et
13%
d‟e-mail
Types de service Internet utilisés habituellement par les enfants mineurs
Typologie des services Internet utilisés TOTAL
Navigation sur les sites 94%
“chat “ 23%
Téléchargement de matériel (musique, images
72%
etc.)
Accès à Internet chez lui par l‟enfant mineur et horaires de connexion
Chez les enfants mineurs qui utilisent Internet de manière plus ou moins assidue, un bon
pourcentage d‟entre eux (81%) dispose d‟un abonnement dans sa propre habitation, et le reste
accède au Réseau chez des amis ou des compagnons d‟école ou dans des « Internet Cafés ».
L‟habitation se présente donc comme le milieu de plus grande utilisation du Réseau de la part des
enfants de l‟âge considéré. La tranche horaire d‟accès plus grands au Réseau est celle de l‟après-
midi (14-18) et celle du soir (19-21). Les connexions du matin, évidemment effectuées à l‟école,
sont très réduites (3%) Un petit pourcentage (environ 10%) se connecte toutefois durant des
horaires de nuit (22-24) qui, d‟après l‟expérience d‟enquête des Forces Spécialisée de Police (Police
Postale italienne et des Communications ; Child Protection Unit de Scotland Yard), représente le
moment de plus grande présence de pédophiles « en ligne »
Abonnement Internet à usage domestique TOTAL
Oui 81%
Non 19%
Tranche horaire de liaison à Internet TOTAL
Matin 08-13 3%
Après-midi 14-18 46%
Soir19-21 41%
Nuit 22-24 10%
Contrôle de la navigation de l‟enfant mineur de la part des parents
L‟info-graphique montre comment un pourcentage important de jeunes navigateurs abordent
le web dans être guidés par une personne adulte, et combien est répandue une sous-estimation du
risque. En effet, l‟idée que, par le Réseau, l‟enfant puisse de fait entrer en contact avec le monde
extérieur, et en conséquence avec des situations positives, mais aussi avec des situations négatives
et dangereuses (un pédophile par exemple), ne semble pas encore avoir été perçue par un certain
nombre de parents. Les raisons spécifiques de cette légèreté semblent les plus disparates : d‟une
méconnaissance totale du moyen télématique, jusqu‟à une confiance excessive dans des systèmes
de prévention technologique, ce qu‟on appelle les filtres (qui peuvent, dans certains cas, limiter le
plaisir trouvé dans la pornographie de la part de l‟enfant mineur, mais qui ne peuvent rien faire en
cas de rencontre avec un pédophile en « chat »), ou simplement pour des raisons de paresse ou de
superficialité.
Contrôle de la navigation de la part d‟un parent TOTAL
Oui, toujours 26%
Oui, quelquefois 47%
Non 27%
Utilisation occasionnelle de pornographie “en ligne” et sensations des enfants mineurs
Tomber occasionnellement sur un site pornographique est une expérience vécue par environ
52% de l‟échantillonnage d‟enfants mineurs interrogés, chose du reste prévisible étant donné la
présence élevée de ces contenus sur le Web, et la facilité aussi de les trouver sur des portails
commerciaux (non indiqués), et sur des réclames publicitaires qui entrent par intrusion
.
Utilisation de matériel pornographique TOTAL
Oui 52%
Non 48%
Réactions des enfants mineurs à la pornographie “en ligne”
Les réactions manifestées par les jeunes usagers du Réseau quand ils sont tombés sur un site
pornographique révèlent un grand équilibre et des réactions véritablement rassurantes. Un
pourcentage de l‟échantillonnage (46%) ne semble en effet, éprouver aucune émotion particulière ;
une partie plus faible (24%) décrit une certaine curiosité ; un pourcentage plus faible encore ressent
un agacement sur ce genre (20%), et un petit pourcentage éprouve même ses sensations fortes de
colère (4%). Ce scénario semble ne pas confirmer les craintes d‟une approche maladive ou
angoissante avec les contenus pornographiques présents sur le Réseau par des mineurs qui, vice
versa, apparaissent en mesure d‟affronter cette éventualité avec une certaine tranquillité
Sensations manifestées par des enfants mineurs
suite à l‟utilisation occasionnelle de matériel TOTAL
pornographique
Rien de particulier 46%
curiosité 24%
agacement 20%
attraction 6%
colère 4%
Contacts survenus avec des pédophiles présumés en “chat”
Le pourcentage des enfants mineurs qui, en utilisant les “chat”, a eu une rencontre « en
ligne » avec un adulte (probablement pédophile) et a engagé des discussions sur des questions
sexuelles, même s‟il est réduit par rapport à l‟échantillonnage analysé, est toutefois relativement
important (13%) et montre combien de milieu est réellement dangereux. La présence de personnes
adultes pédophiles qui utilisent les « chat » pour échanger du matériel pédo-pornographique et pour
tenter d‟approcher des enfants mineurs présents, et tout à fait vérifiée et certaine, bien documentée
aussi par les opérations de Police, menées presque dans le monde entier en se servant de techniques
« undercover » (activités sous la couverture des Forces de l‟Ordre)
Contact en “chat” avec un adulte qui entreprend des discours
TOTAL
sur des questions sexuelles
Oui 13%
Non 87%
Réactions de l‟enfant mineur au contact avec le pédophile en “chat”
L‟analyse des réactions des enfants mineurs qui, par l‟intermédiaire des « chats » sont entrés
en contact avec un adulte probablement pédophile comprend une estimation opportune. Le
pourcentage de ceux qui ont vécu l‟événement avec des réactions positives (curiosité, 15%, et
attraction 7,6%) confirme la nécessité, dans un milieu préventif, de devoir faire face à la curiosité
innée de la part d‟enfants mineurs par rapport aux questions sexuelles, qui représente un contexte de
grande facilité pour les pédophiles. Même dans le cas d‟une réaction neutre à cette rencontre (rien
de particulier dans 61,5% des cas) n‟évoque pas des situations d‟attraction particulière, ni même
d‟alarme, et donc d‟une demande nécessaire d‟aide par une communication rapide de ce qui s‟est
passé aux parents et aux éducateurs.
Sensations manifestées par des enfants mineurs suite à un
TOTAL
contact en « chat » avec un adulte sur des questions sexuelles
Rien de particulier 61,50%
curiosité 15,30%
agacement 0%
attraction 7,60%
colère 15,60%
Révélation aux parents du contact survenu avec le pédophile
Un pourcentage alarmant de l‟échantillonnage, qui a eu une rencontre en “chat” avec des
adultes probablement pédophiles (dans 70% des cas) rapporte l‟absence de communication aux
parents de ce qui s‟est passé. Cette situation constitue de fait le facteur de plus grand risque, parce
que le pédophile peut agir en toute tranquillité dans sa tentative de harcèlement et de séduction. Les
investigations de la Police ont montré que le succès d‟une éventuelle tactique de harcèlement
verbale ou d‟une tentative d‟approche d‟un enfant mineur en « chat » est souvent liée aussi à un
comportement à risque de ce dernier, en particulier s‟il n‟informe personne du contact qu‟il a eu, ou
si ses indications ne sont pas accueillies avec l‟attention qui leur est due par les adultes.
Révélation aux parents du contact en « chat » avec un adulte
TOTAL
sur des questions sexuelles
Oui 30%
Non 70%
Raisons du silence sur le contact survenu avec le pédophile
Les raisons du silence des enfants mineurs qui ont rencontré des pédophiles supposés en
« chat » et qui n‟en ont pas informé les parents, sont attribuables en large part à leur peu de
confiance et à l‟embarras à parler de certaines questions. 33,5% des jeunes interrogés ne considèrent
pas en effet pas leurs propres parents comme étant en mesure de comprendre, et 16% déclarent
qu‟ils ont éprouvé de la honte à le faire. Même sur cette expérience (25%) la curiosité à l‟égard de
cette nouvelle expérience (16,6%) et un jugement générique positif, sont des raisons de silence, qui
montrent l‟attraction exercée par les questions sexuelles sur les enfants mineurs. Le maintien du
secret (8,3%) représente enfin une autre raison de ne pas en parler aux parents
Raisons de l‟absence de révélation aux parents TOTAL
Parce que j‟ai eu honte 16,60%
Parce que j‟avais promis de ne pas le dire 8,30%
Parce qu‟ils n‟auraient pas compris 33,50%
Parce que, au fond, il n‟y a rien de mal 25%
Parce que j‟étais curieux de savoir où cela m‟aurait amené 16,60%
Les prochains info-graphiques révèlent le niveau de connaissances sur le Réseau et sur la
pédophilie, et le comportement des parents et des enseignants de jeunes mineurs qui utilisent
Internet.
Les données se réfèrent à un échantillonnage de 500 parents et de 250 enseignants. D‟après
l‟analyse des nombres présentés au Congrès, il ressort que les connaissances concernant le
problème de la pédophilie « en ligne », comme, du reste, le monde d‟Internet et l‟informatique en
général, sont fragmentaires et inexactes. Et même pour ce qui concerne l‟activité de contrôle par les
parents pendant la navigation des enfants, la situation semble être marquée par des comportements à
risque. Mais, en même temps, on note chez les parents et chez les enseignants interrogés, une
grande disponibilité vis-à-vis d‟une activité de formation et de sensibilisation orientée, et la volonté
commune d‟aborder ce problème en demandant aussi l‟intervention d‟experts.
Connaissance et utilisation d‟Internet de la part des enseignants
La totalité des enseignants interrogés connaît le fonctionnement du Réseau, même si, pour
uen partie d‟entre eux (8%) qui ne l‟utilise pas, il s‟agit d‟une connaissance exclusivement
théorique
Connaissez-vous le fonctionnement d‟Internet? TOTAL
Oui 100%
Non 0%
Avez-vous déjà navigué sur Internet? TOTAL
Oui 92%
Non 8%
Sources d‟acquisition des informations sur le problème de la pédophilie et sur l‟utilisation
d‟Internet par les enseignants
Un pourcentage discret de l‟échantillonnage d‟enseignants interrogés (52%) a suivi des
cours de formation sur l‟informatique sur l‟utilisation d‟Internet, alors que les autres 48% ont acquis
leurs informations sur le Réseau de manière autonome. Pour ce qui touche le problème spécifique
de la pédophilie, seuls 24% de l‟échantillonnage ont participé à des à des initiatives spécifiques de
formation, et les autres ont approfondi la question avec des livres, des revues et une information
médiatique.76%
Avez-vous suivi des cours de formation sur l‟utilisation
TOTAL
d‟Internet?
Oui 52%
Non 48%
Avez-vous suivi des cours de formation sur le problème de la
TOTALE
pédophilie?
Oui 24%
Non 76%
Connaissance des risques de navigation sur Internet de la part des enseignants
La grande majorité des enseignants interrogés (92%) déclare connaître les risques potentiels
de la navigation sur Internet par des enfants mineurs, et portent leur attention sur cette question.
Seul un petit pourcentage d‟éducateurs (8%) qui coïncide avec ceux qui n‟utilisent pas
personnellement le Réseau, ne se déclare pas suffisamment préparé dans cette matière
Connaissez-vous les risques de la navigation sur Internet? TOTAL
Oui 92%
Non 8%
Informations données aux étudiants sur le phénomène de la pédophilie
De nombreux enseignants interrogés ont déclaré qu‟ils avaient donné aux étudiants des
informations sur la question de la pédophilie (80%). Il reste toutefois un petit pourcentage qui n‟a
fait aucune campagne d‟informations sur cette question (20%). Ces informations ont été
fréquemment liées à des faits de chronique survenus, et, dans certains cas, sur des demandes
spécifiques faites par les étudiants eux-mêmes (18%)
Avez-vous donné à vos étudiants des informations sur le
TOTAL
problème de la pédophilie?
Oui 80%
Non 20%
Les étudiants de votre classe vous ont-ils déjà demandé des
TOTAL
informations sur le problème de la pédophilie
Oui 18%
Non 82%
Informations données par les enseignants aux étudiants sur les risques d‟Internet
Les informations données aux étudiants sur les risques de la navigation sur le Réseau sont,
dans l‟échantillonnage que nous étudions, de qualité et de quantité différentes : dans certains cas, on
a consacré peu de temps à cette question ; d‟autres fois, les enseignants se sont limités à des
avertissements occasionnels, sans entrer dans le genre de type de risque et des mesures éventuelles à
adopter. La grande majorité de l‟échantillonnage d‟enseignants interrogés (98%) considère toutefois
qu‟il est opportun d‟insérer dans les programmes scolaires ou dans les activités collatérales à
l‟enseignement qui se font à l‟école, des parcours de formation qui présentent les risques d‟Internet.
Cette intervention pourrait être faite par les enseignants eux-mêmes ou par des experts venus de
l‟extérieur sur invitation expresse
Avez-vous déjà donné à vos étudiants des informations sur les
TOTAL
risques d‟Internet?
Oui 84%
No 16%
Considérez-vous que l‟école devrait insérer dans ses programmes
le problème de la pédophilie et les risques de navigation sur TOTAL
Internet?
Oui 98%
Non 2%
Alphabétisation informatique des parents des enfants mineurs qui se servent d‟Internet
Même si la plus grande partie des parents interrogés connaît dans les grandes lignes le
fonctionnement d‟Internet (90%), un pourcentage relativement faible de personnes (32%) déclare
qu‟elles n‟ont jamais navigué sur le Réseau manifestant encore un certain retard technologique dû à
leur génération, vis-à-vis de l‟alphabétisation informatique. Cette situation de fait limite de manière
importante la possibilité, de la part des parents, d‟une activité de contrôle efficace sur la manière
selon laquelle leurs enfants se servent d‟Internet.
Connaissez-vous le fonctionnement d‟Internet? TOTAL
Oui 90%
Non 10%
Avez-vous déjà navigué sur Internet? TOTAL
Oui 68%
Non 32%
Explications du problème de la pédophilie aux enfants
Dans l‟échantillonnage des parents interrogés, un pourcentage discret (66%) a donné à ses
enfants des informations sur le problème de la pédophilie, alors que 34% n‟en ont pas eu la
capacité, le désir ou l‟occasion de le faire. La nécessité d‟obtenir des éléments précis a été
manifestée directement par les enfants à leurs parents dans 28% des cas. Cette situation dénote
encore la présence de carences et de « résistances » sur une question effectivement complexe
Avez-vous donné à vos enfants des informations sur le problème
TOTAL
de la pédophilie?
Oui 686%
Non 34%
Votre enfant vous a-t-il demandé des informations sur le
TOTAL
problème de la pédophilie?
Oui 28%
Non 72%
Contrôle des enfants “en ligne, et informations données sur les risques de navigation
L‟action de surveillance et de contrôle de la navigation des enfants mineurs est
malheureusmeent presque totalement absente dans 58% des cas. 18% des personnes interrogées
déclarent que cela se fait occasionnellement, et 24% effectuent un contrôle constant. Dans
l‟échantillonnage concernant les parents interrogés, un certain pourcentage (66% a toutefois donné
à ses enfants des informations sur les risques de la navigation sur le Réseau, et 34% n‟a pas la
capacité ou l‟occasion de le faire
Quand vos enfants naviguent sur Internet, êtes-vous auprès
TOTAL
d‟eux?
Oui, toujours 24%
Quelquefois 18%
Non 58%
Avez-vous donné des informations à vos enfants sur les risques
TOTAL
d‟Internet?
Oui 66%
Non 34%
Emplacement matériel de l‟ordinateur dans la maison
L‟endroit où se trouve l‟ordinateur connecté à Internet représente un facteur de sécurité
simple, mais souvent fondamental, pour effectuer la surveillance de la navigations des enfants
mineurs. L‟emplacement de l‟ordinateur dans la chambre de l‟enfant mineur (dans 36% des cas), est
en effet un obstacle majeur au contrôle, mais aussi le bureau des parents (38%) ; souvent, en leur
absence durant les heures du soir, cela peut ne pas être la meilleure solution. Les zones de passage
de l‟habitation et celles qui sont le plus fréquentées par les adultes (salon et cuisine) sont
généralement celles qui sont les plus stratégiques pour une surveillance efficace.
En quel endroit de la maison est situé l‟ordinateur? TOTAL
La chambre de l‟enfant 36%
Le salon 16%
La cuisine 10%
Le bureau d‟un parent 38%
Attitude des parents pour parler à l‟école de pédophilie et des risques d‟Internet
La totalité de l‟échantillonnage des parents interrogés s‟est montrée absolument favorable à
l‟insertion stable à l‟école de programmes de prévention de la pédophilie et sur les risques
d‟Internet.
Croyez-vous que l‟école devrait donner aux enfants des
TOTAL
informations sur le problème de la pédophilie?
Oui 100%
Non 0%
Croyez-vous que l‟école devrait donner aux enfants des
TOTAL
informations sur les risques d‟Internet?
Oui 100%
Non 0%
Conclusions
La recherche de l‟ICAA a donné en premier lieu des éléments importants sur la diffusion
d‟Internet chez les jeunes de l‟échantillonnage étudié, et a exploré les modalités pour s‟en servir et
la typologie des services utilisés.
Les systèmes communication « en ligne » (les « chats ») se présentent non comme facteur
primaire de l‟instrument télématique de la part des enfants, mais ils sont apparus toutefois comme
un facteur assez répandu et, en conséquence, objectif nécessaire d‟actions de contrôle et de
surveillance pour la prévention de phénomènes liés à la pédophilie « en ligne ».
L‟étude a montré aussi une sensibilité générale des parents et des enseignants sur les risques
potentiels « en ligne » et une entière disponibilité pour aborder cette question par l‟intermédiaire
des parcours de formation-prévention envisagés.
Pour ce qui concerne le niveau de perception du risque de la part des jeunes navigateurs, on
a remarqué des éléments sur lesquels il est opportun d‟entreprendre des initiatives de correction. En
particulier, on a confirmé les difficultés de communication de demande d‟aide en cas de rencontre
avec une personne adulte qui tente de sexualiser la relation « en ligne ».
Ce qu’est l’ICAA
L‟International Crime Analysis Association (ICAA) est une association a but non lucratif
dont le siège principal se trouve à Rome, avec d‟autres sièges secondaires dans d‟autres villes
italiennes et à l‟étranger ; elle est présidée par Marco Strano (Directeur Technique, Psychologie de
la Police d‟Etat), qui exerce des activités d‟études sur plusieurs questions psychologico-juridiques
et criminelles, avec une attention spéciale sur les formes criminelles naissantes. Il réunit comme
associés, des spécialistes et des agents du secteur de criminologie, provenant en majorité du monde
de l‟investigation, du monde académique et professionnel des différentes nations (Etats-Unis,
Afrique du Sud, et autres). L‟Association a son quartier général sur Internet (www.icaa-italia.org -
www.criminologia.org), mais organise aussi des stages et des rencontres pour parler des questions
d‟étude et de recherche. Le montant des cotisations sociales est destiné à la recherche scientifique et
à l‟acquisition de matériel bibliographique. Les associés membres de l‟Institut, après une période de
formation, peuvent exercer des activités de recherche guidée, et faire des publications dans le cadre
de la revue « en ligne » de l‟Association (Telematic Journal of Clinical Criminolgy), et dans le
cadre de Congrès auxquels particpe l‟ICAA. Actuellement, l‟Association a créé une équipe de
chercheurs qui exercent des activités de recherche, dont les résultats sont offertes ensuite
gratuitement aux organismes institutionnels, aux secteurs de la Police d‟investigation, et aux
entreprises dans le cadre de la prévention du crime. L‟Association développe de nombreux projets
de recherche, chacun desquels avec une équipe multidisciplinaire (psychologique, médicale,
juridique, sociologique et informatique).
(Le Dossier a été réalisé par Rossella Fabiani)
(Agence Fides 9/8/2005)