Psychologie by HC11120401356

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									                                         Psychologie

I. Terminologie :
       Psychologie vient du grec, psycho et logos qui signifient science de l’âme. Objet du
discours rationnel = âme (qui vient de anima en latin : esprit et psyché en grec qui est une
héroïne d’un conte et un miroir) l’âme qui est le miroir de l’être humain.
La psychologie est un terme récent fabriqué par les savants du 16 ème siècle, mais c’était de
l’animisme ou encore de l’astrologie ou encore l’intention des dieux envers les hommes ou le
contact avec les morts. Cette dimension a disparu et les psychologues ne croient plus en l’âme
humaine mais à l’analyse des comportements humains.

A. Définition
Sens populaire :
    - Connaissance spontanée des pensées, des sentiments, des émotions d’autrui. Double
        vérité derrière le mot autrui, comprendre les autres mais aussi se connaître soi-même
        dans la dynamique avec l’autre.
    - Mentalité, ou état d’esprit, cela engendre aussi les préjugés sur les autres.
Sens scientifique :
    - Connaissance rationnelle du comportement des êtres vivants, des animaux et des êtres
        supérieurs. Aujourd’hui la pratique sur les êtres supérieurs (rats, chimpanzé) est
        réglementée. Avec l’être humain, c’est les pathologies ou accident (càd le domaine
        clinique) qui permettent de déceler les mécanismes qui aide à la connaissance du
        psychologique.
    - La psychologie scientifique ne considère pas l’être humain à part mais parmi les
        espèces animales, en comparaisons avec les animaux supérieurs.
La psychologie est bien une science qui utilise des méthodes scientifiques, des labos, des
enquêtes. Elle adopte une attitude d’objectivation. Même si cela est difficile en prenant compte
du spirituel de l’homme.

B. Le conflit épistémologique des sciences humaines :
        Basé au départ sur un schéma d’explication causale critiqué par les phénoménologues.
Si être scientifique, c’est être objectif, avec des faits observables en labo, alors la plupart des
sciences de la nature ne sont pas scientifiques. Il faut donc relativiser l’unilatéralité de cette
conception scientiste.
        DYLTHEY a remanié le champ du savoir en distinguant les sciences de la nature et les
sciences de l’esprit, et leur méthodologie respective. Il y a d’une part l’explication et d’autre
part la compréhension (sciences de l’esprit).
    - Sciences de la nature  erklären ---------- Situation  réponse
    - Sciences de l’esprit  Verstehen--------- le sens relève de l’interprétation

        Pour SCHLEIERMACHER, les sciences humaines seraient herméneutiques donc
interprétatives. Recontextualiser la bible a permis de relativiser le côté intouchable et absolu.
Remonter les traces à ce que cela signifie, passé du signifié au signifiant. DILTHEY fait la
même chose en philosophie fin 18ème siècle, soit on fait appel au sens, à la compréhension, soit
on fait appel à l’expérience, au comportement. La psychologie est en perpétuel devenir, et l’on
se dirige vers la singularité mais si on réduit la psychologie aux sciences naturelles, la
singularité de ce que l’on ne voit pas disparaît forcément. Tout le problème des sciences
humaines est d’être science du singulier et ce singulier nécessite des outils d’interprétation.
Dans ce contexte, l’observateur doit s’autocritiquer, relativiser les points de vue.



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II. Orientations des pratiques psychologiques
A. La psychopédagogie :
        L’objet d’étude est le développement de la personne (lié à l’éducation) et des
apprentissages (lié à l’école), et cela durant toute sa vie. On étudie aussi tous les handicaps
physiques ou sociaux. Il existe des centres psycho-médico-sociaux attachés aux écoles : les
P.M.S., tribunaux de jeunesse, … Les pédagogues étudient l’évolution des apprentissages, faut-
il ou non étudier la théorie des ensembles en primaire ou en secondaire comme avant ?

B. La psychologie expérimentale :
         Née fin du 19ème quand les spécialistes ont décidé que la psychologie devait devenir
une science, le but étant de saisir les processus d’adaptation des êtres vivants dans leur milieu
naturel. WILHELM WUNDT a inventé la psychophysique basée sur un présupposé empirique
anglo-saxon. Tout ce qui est de l’esprit, vient par la sensation, du corps (inspiré de John
Locke). STIMULI (provoque)  SENSATIONS (hypothèse)  PERCEPTIONS (association)
 IDEES. En étudiant la manière dont le processus fonctionne, on reconstruit l’esprit à partir
du physique. Inspiré de la philosophie des empiristes qui disent qu’il n’existe rien dans
l’intellect qui n’ait pas commencé par les sens. Le rapport entre les stimulations de l’extérieurs
et le psychique, ce sont les 5 sens (vision, audition, toucher, odorat et goût). Ce morcellement
permet une objectivation de l’expérience, on maîtrise le tout avec des appareils physiques.
         Les empiristes furent contrés par Descartes, et les matérialistes contrés par les
spiritualistes qui disaient qu’il existe des idées innées. Il y eu ensuite une réaction de la
gestaltpsychologie (forme) avec Köhler, Koffka et Wertheimer. Pour eux, il y a des lois de la
perception, fond et forme. Pour les gestaltistes, l’homme organise le réel. Percevoir n’est pas
photographier le réel mais l’organiser. Ex : ____ = ____, OK mais >-----< = <-----> ? La partie
est toujours interprétée par rapport au contexte dans lequel elle se trouve. La théorie de
WUNDT est démontrée comme fausse, l’intelligence c’est faire des liens.
         Selon KANT, qui parle des catégories de l’entendement, le réel est inconnaissable, nous
ne connaissons que le résultat de l’interprétation unificateur de notre raison. La loi de
l’équilibre et de la perception, comme le décrit KANT, sont des lois qui font que nous
intuitionnons un tout. C’est la dynamique de la perception de la réalité que WUNDT n’avait
pas su saisir. (Ex : mélodie = lois rythmiques visuelles).
         Au States, WATSON, considère que la conscience n’est pas objet de science, de
psychologie. Il fonde le béhaviorisme. On ne s’intéresse plus qu’à l’observable, on élimine
l’intériorité pour la réaction face à une situation. Pour son élève, SKINNER, à l’opposé de
CHOMSKY (grammaire génératrice), le langage lui-même est un conditionnement, de
l’imitation. Pour ces behavioristes, l’être humain est un être qui réagit à son milieu. Connaître,
s’est agir, questionner et influencer. Le réel influence l’humain et vice-versa.
         Ensuite, en Russie, PAVLOV s’intéresse à la psychophysiologie et aux réflexes. Il
étudie comment l’organisme s’adapte à son milieu. Le réflexe conditionné grâce à un stimulus
conditionnel (viande + sonnette pour un chien = salivation  même sans viande la sonnette le
fait saliver). On utilise ce procédé dans la publicité, on utilise notre inconscient. Pavlov est en
résonance avec les behavioristes, notre conscience est fondée par des lois (dirigées par un
système nerveux et physiologique), on ramène la psychologie à de la physiologie, ramener le
complexe au simple ce qui permettrait de maîtriser un sujet. Mais cette maîtrise n’est
qu’apparente car il y a toujours des lacunes dans les données.
         Les naturalistes s’intéressent aux animaux, ils font de la psychologie comparée entre les
comportements humains et animaux. Ils se fondent notamment sur l’éthologie (ethos =
habitudes, mœurs, caractères) qui est l’étude scientifique des animaux dans leur milieu naturel
(sans se faire remarquer, caméra infra-rouge etc.). Quelques grands noms : Lorenz, Tinbergen,
Von Frisch.

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        KONRAD LORENZ étudia l’agressivité. Pour l’animal, elle est explicable par rapport
aux lois biologiques tandis que chez l’homme, elle énigmatique et délirante.
        NIKOLAAS TIMBERGEN a plutôt étudié le territoire chez les animaux (lieu de
reproduction, de lutte,…)
        EDWARD T. HALL considère l’être humain à titre comparatif. Le territoire de
l’homme est la culture. Chaque être humain est entouré d’une bulle invisible qui définit son
espace corporel. Cette territorialité est définie comme proxémie. On agit différemment à la
distance corporelle suivant la culture. La proximité s’établit sur 4 modalités. Pour les
américains par exemple, le mode public est entre l’infini et 3m60 ; le mode social est de 2m10
à 1m20 ; le mode personnel est de 40 à 25 cm et le mode intime est de 14cm5. C’est une
intériorisation de sa culture. Les américains travailleront portes ouvertes et c’est inconcevable
chez les allemands ! Il n’y a pas que la distance, le sonore, le temporel, le matériel,… jouent
aussi. Chez les animaux, il s’agit de l’instinct. Chaque animal a une distance, une territorialité
animale qui se fait vis-à-vis des prédateurs,… Chez l’homme, la culture s’est substituée à la
nature. Le corps est un radar permanent qui fonctionne à la culture. Hall a également étudié les
réactions physiologiques, corporelles, lorsque l’espace personnel est transgressé. Ce code
devient alors conscient lorsque l’on est en danger.
        Sur le plan de la psychologie animale on retrouve KARL VON FRISCH qui a étudié les
mœurs des abeilles. Il se demandait comment elles se transmettaient la découverte d’un butin.
C’est grâce à une danse qui indique la distance aux autres mais pas la nature du butin.

C. La psychologie sociale :
         S’occupe des relations de l’individu par rapport au groupe. G. LEBON qui a écrit l’âme
des foules qui a même inspiré Hitler à écrire Mein Kampf, examine les manières de tous les
types humains et leurs caractéristiques quand ils sont en foule. On observe une régression de
l’intelligence et une oblitération du jugement. Les chants, tambours,… de guerre augmentent
encore ce sentiment d’appartenir à un tout. On observe non seulement un régression infantile
mais aussi une dépendance totale à l’égard du meneur qui a une influence quasi hypnotique.
         L’imitation quant à elle est une contagion mentale, un autre mécanisme en psychologie
sociale. Elle donne l’impression qu’il n’y a qu’un grand corps avec une seule âme. Il existe des
foules spontanées, des foules organisées (Eglise, armée), les foules dépendent de
l’identification (langage chrétien : être frère), les différences individuelles s’effacent, même
modèle idéalisé (le Christ).
         La psychologie sociale industrielle facilitera la production des entreprises, mais il existe
aussi une psychologie sociale utilisée par les pédagogues, les éducateurs ou les mouvements de
jeunesse. Ceux-ci se posent la question relative à l’autorité, à quelles conditions l’individu
accepte l’autorité. La psychologie sociale est proche de l’étiologie et d la sociologie.

D. La psychologie médicale :
        La relation clinique c’est un type de pratique qui s’opère entre le patient et le médecin.
Clinique ne veut pas dire hôpital. La pratique clinique de la psychologie est la psychothérapie
et est effectuée par des psychocliniciens ou psychothérapeutes. C’est l’étude de la personnalité
humaine, elle réfléchit la différence entre la normalité et la pathologie.(On lutte pour la non-
exclusion et l’envoi en asile. Un psychologue n’est pas un médecin, les psychiatres sont
médecins, ils sont là plus pour parler, se confier, extérioriser ce qui a été refoulé, … la
solidarité sociale ayant fortement diminuée avec l’industrialisation et l’urbanisation. C’est au
19ème siècle, que c’est développée la psychiatrie et ce n’est qu’après la deuxième guerre
mondiale que la psychologie est entrée en jeu. La psychiatrie a deux orientations :
    - Orientation biologique : elle traite des troubles psychiques par voies médicamenteuses
        ou par d’autres interventions sur des processus physiologiques.
    - Orientation psychothérapeutique : désigne des traitements psychologiques de troubles
        psychiques ou de troubles somatiques (comportement néfaste pour la santé).

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    La psychologie clinique n’utilise pas de médicaments mais le langage, les paroles ou le
langage corporel et la qualité de confiance dans la relation entre le psychologue et le patient.
La démarche d’un psychologue clinicien consiste à établir une recherche scientifique. (Pour le
moment la médecine expérimentale est sponsorisée par les firmes pharmaceutiques). Mais ce
qui compte c’est que le patient soit pris en charge sur tous les plans, son état d’esprit y compris
pour ne pas passer à côté des causes de la maladie.

A. Le modèle médical :
       En psychologie clinique on suit le modèle médical : diagnosticétiologietraitement.
   -   Diagnostic : on cherche les troubles appelés symptômes si il en existe plusieurs
       cohérents alors ils forment un syndrome. On établit un diagnostic grâce à l’observation
       des signes objectifs (extérieurs) et des signes subjectifs (montrés par 1/3). Dans
       l’examen des signes subjectifs on distingue l’anamnèse ou l’on demande au patient de
       reconstituer l’histoire de sa maladie (hérédité et passé).
   -   Etiologie (étude de la cause d’une maladie) : le médecin relie des symptômes entre eux,
       on cherche le développement de la maladie pour pronostiquer (côté prédictif).
   -   Traitement : remèdes appelés thérapeutiques. Les thérapeutes ont développé des
       techniques de soins, des mesures de comportement, d’hygiène alimentaire,…

B. La démarche clinique en psychologie :
        Le médecin ne fait pas qu’examiner et écouter, il y a une part psychologique importante
dans la médecine mais la médecine se technologisant, la part d’écoute se réduit. Il faut donc
une aide psychologique. Les remèdes ont une fonction symbolique et pas seulement
biologique, c’est l’effet placebo. Dans tout médicament, il y a un effet placebo, effet
psychique. L’attente du patient envers le médecin est énorme et porteuse de guérison. Il s’agit
de l’effet psychothérapeutique.
        En psychologie clinique, diagnostic  psychodiagnostic ; étiologie 
psychopathologie ; traitement  psychothérapie.

       1. Psychodiagnostic :
       Il existe deux style de psychodiagnostic, soit l’entretien (dialogue et/ou technique
d’examen), soit les tests (questions sur les ressources intellectuelles et globales de la
personnalité et/ou de l’intelligence).

   -     Le test d’intelligence :
         Première version de 1905 des français A. BINET et TH. SIMON à la demande du
ministère de l’éducation pour dépister rapidement et efficacement les enfants mentalement
déficients. Le premier test date de 1911. Il s’agit d’une échelle de mesure du développement
d’intelligence chez l’enfant de 3 à 17/18 ans. Le but étant de détecter un retard intellectuel, on
propose pour chaque âge une série d’épreuves et ensuite on définit 5 ou 6 épreuves que tel âge
ou tel âge est censé savoir résoudre.
         La difficulté de l’expérience, c’est de transposer les idées que nous avons de
l’intelligence en épreuves pratiques, ensuite de définir l’intelligence d’1 enfant de 3 ans. Jeunes
 nommer parties du corps, objet/usage, identifier dessins,… Moyens  répéter des nombres,
phrases et histoires, ressemblance/différence,… Adolescents  connaissance de vocabulaire,
définition de mots abstraits,…
         Une autre exigence est la durée de passation, et enfin il faut coter ce test. La cotation se
fera par mois, dans le cas d’une réponse au dessus de son âge, l’enfant gagne un mois. L’âge
mental de l’enfant est celui que le test lui attribue, il faut ensuite le comparer avec l’âge réel. Il
existe trois degrés dans l’état d’arriération du développement intellectuel : 1er degré  débile
(pas d’initiatives ni d’autonomie, +/- 10 ans) ; 2ème degré  imbécile (irresponsable, +/- 7/8
ans) ; 3ème degré  idiot (profond ou léger, +/- 3/4 ans).

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        Les résultats s’expriment aujourd’hui sous forme de quotient intellectuel inventée par
WILLIAM LOUIS STERN. (Age mental / âge réel) * 100 = Q.I., la norme est de 100, au-delà
de 140 on est doué, en deçà de 80 on est débile. Les psychiatres parlent d’oligophrène
(insuffisance mentale globale).
        Il faut adapter le test à la culture, Binet et Simon avait projeté la leur. Le progrès en
psychologie, s’est toujours fait en contestations des résultats précédents. C’est grâce à eux
qu’on a mis sur pied les critères scientifiques d’un test, les critères de validation scientifiques :
la sensibilité (ne pas privilégié qu’un seul domaine) ; la fidélité (mesures doivent être
constantes) ; la validité (les résultats doivent correspondre à l’objet étudié)
        Difficulté de définir une bonne ou une mauvaise réponse : ce qui est absurde = ce qui
est bête  avoir trois frères, Jean Philippe et moi, l’enfant répond que c’est le psychologue qui
est bête. Les tests n’ont de valeur que statistique.

- le test de personnalité :
                 La personnalité n’est plus mesurable mais comparable. Comparaison de critères
entre une personne inconnue et un groupe de personnes connues (malades mentaux ou
physiques, homme célèbre, criminels,…) Le problème est qu’il y a une chose d’incomparable,
être humain. Il faut des méthodes appropriées, dans l’histoire on a classé l’homme en le situant
dans l’univers. La première théorie sur la personnalité fut cosmologique : eau, air, terre et feu
 il est froid celui-là, il a un tempérament de feu…
         Les premières théories de la personnalité furent celles du tempérament. Le caractère de
quelqu’un c’est quelque chose d’imprimé en lui qui va le suivre toute sa vie.

Théorie de HEYMANS, WIERSMA – Le SENNE :
      Trois dimensions du caractère : Emotivité – Activité – Rétentivité (Primaire ou
Secondaire). En combinant on obtient huit tempéraments : EAP (colérique), EAS (passionné),
E nA S (mélancolique), nE nA P (amorphe), nE nA S (apathique).

Théorie de KRETSCHMER
        Médecin, psychiatre et criminologue. Pour lui, tout s’explique par l’organisme,
l’embryon est constitué de trois couches de tissus dont certains vont devenir : l’ensemble des
viscères, le squelette et les muscles, la peau et le système nerveux relié au cerveau. Cela va
donner des types physiques différentiels et observables qui vont avoir des modes extrêmes : les
viscéro-toniques, les athlétiques, les cérébro-toniques.
        Il prétend que le type physique est corrélé à un certain type de tempérament. Le
physique joue inconsciemment sur nos choix.
        Méthode : il a pris les malades mentaux et a constaté que statistiquement : les longs
étaient schizophrènes, les gros dépressifs et les athlétiques hystéro-épileptiques. Il également
psychiatre en milieu carcéral et associe crime et morphologie, pour lui on peut prédire des
prédispositions à devenir voleur (cérébro-tonique) plutôt que meurtrier (athlétiques) ou violeur
(viscéro-tonique). Mais il y a une grande incertitude, cette manière de penser est très médicale,
la connaissance des normaux passe par la connaissance des troubles. Ce test est néanmoins
réducteur car il y a des gens inclassables, dysmorphiques, et si un viscéro-tonique fait régime,
il devient athlétique et donc schizophrène ? « Le prix de la science c’est la négation de
l’individualité ».

Autre sortes d’approches de la personnalité : le questionnaire et la méthode projective.
a)     Le questionnaire : développé surtout pour l’orientation professionnelle, intérêt pour le
type de profession qui conviendrait ou pour saisir le caractère. On espérait qu’un groupe
professionnel développe des attitudes semblables.
       On les utilise aussi en sociabilité, utilisés dans l’industrie, ici encore la fiabilité n’est
pas garantie.

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        Dans notre psychologie commune nous avons besoin de classer les gens, le problème
de la psychologie est de baser ce catalogage sur des critères sérieux.

b)      la méthode projective : elle sert à éviter la falsification consciente ou détecter
l’insincérité. La projection est le fait de situer dans le monde extérieur des pensées, affects ou
désirs sans les identifier comme tels, et de leur prêter une existence objective. Dimension
inconsciente dans l’interprétation de la réalité. On extériorise. Le problème est que la personne
est persuadée d’être objective, on ne projette pas que ces humeurs mais aussi des contenus
émotionnels que nous refusons en nous-même (ex : jalousie = envie de tromper). La projection
peut également devenir pathologique, il s’agit de la paranoïa (ex : le paranoïa jaloux sera attiré
par l’amant !). Le contenu projeté est souvent négatif.
        Nous projetons également notre corps dans l’espace (pied d’un arbre) ou des sentiments
sur les animaux. Il y a aussi un rapport entre projection et animisme, superstitions et croyances.
La projection donne un sens humain aux choses mais il peut ne pas être partagé.
        On distingue deux grandes familles de tests projectifs : les tests verbaux (Jung,
Rorschach, Murray) et non-verbaux (Goodenough, Koch : l’arbre, du village, Szondi ou
Schicksanalyse).

   -   Le test verbal :

        Le test de JUNG : élève de Freud, son test consiste à obtenir une quantité
d’informations par l’usage d’une projection (associations verbales) càd 100 mots auxquels le
patient associe un autre mot. Dans une colonne on note le mot, dans la deuxième le temps de
réaction et dans la troisième, les troubles observés. Les mots qui provoquent un trouble
émotionnel sont pointés et on recherche l’origine du trouble. Les mots nous dévoilent des
complexes. Jung nous renvoie également à la notion d’archétype, sorte de trace dans notre
inconscient transmis par l’inconscient collectif (structure symbolique). Les archétypes nous
permettent de comprendre les symboliques de notre culture et celles des autres. Dans le test de
Jung on met en évidence le complexe, càd la manière personnelle dont nous vivons les
archétypes. Les plus grands complexes selon Jung, sont des complexes avec le partenaire ou la
famille.
        On ne sait dire si le test est valable qu’en l’expérimentant sur une population connue, si
les mêmes familles de complexes apparaissent dans chaque groupe, le test est considéré comme
valable. Si sur une population non-malade, le test montre encore des traits identiques, on
parlera de type de personnalité.

        Le test de RORSCHACH : assistant de Jung, il essaya de trouver des tests qui
expliquent tous les aspects de la réalité. Il va explorer l’imagination, il va inventer un test basé
sur des taches d’encres. Son test d’imagination sera appelé test psychodiagnostique, on y
dégage la personnalité en retenant l’ensemble des réactions. Pour lui interpréter, c’est projeter.
Dix noir&blanc, d’autres tachées de rouge et d’autres encore multicolores. On demande au
patient ce qu’il voit sur la planche et on note tout ce qu’il dit et ses réactions.
        Deux types de critères sont pris en compte : les critères quantitatifs (nombre de
réponses par planche et total ; temps de réaction par planche et total ; expressions
émotionnelles observées) et les critères qualitatifs (les déterminants, càd ce qui déclanche la
réponse, forme, couleur ou impression de mouvement/Kinesthésie ; et les contenus : humains,
animaux et végétaux, minéraux, objets ; réponses globales ou détaillées,… pour l’humain et le
végétal cela peut être réel ou imaginaire).
        Dans la réalité cela nous donne : le type d’intelligence, globale ou analytique de la
personne. Avec l’interprétation et la comptabilisation de tous ces critères, on obtient la
structure nucléaire de la personnalité qui se traduit par l’introversion ou l’extraversion. Les
formes donnent aussi une idée de l’intelligence, mais si une forme n’est pas du tout reconnue

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elle est alors dite négative, si trop de formes sont négatives, l’individu est soit farfelu, soit
schizophrène voire autiste. Les réponses anatomiques peuvent dénoncer des hypocondriaques
ou anxieux. Ce test a parfois été utilisé dans le recrutement mais utilisation abusive.

        Le test de Murray : Thematic Apperception test (TAT) (test d’aperception thématique) :
on fait raconter une histoire à partir d’une série d’images représentant des situations floues ou
ambiguës. Toujours le même principe projectif.

   -   Les tests non-verbaux :

        Le test de Goodenough ou le test du bonhomme : adressé à des gens en difficulté de
communication, aux enfants, aux psychotiques… il s’agit de dessiner un bonhomme ou une
famille et on regarde les élément présents/absents. Après on en discute avec l’enfant pour que
la dynamique soit intéressante il doit y avoir progression et on doit souvent refaire le test. Les
dessins libres sont admis car c’est toujours une projection de soi.

        Le test de Koch ou le test de l’arbre : ici on dessine un arbre sauf le sapin trop
stéréotypé, et cela permet de voir comment nous projetons notre propre corps dans l’espace. La
graphologie étudie l’écriture pour définir le caractère par exemple, elle est utilisée pour le
recrutement ou en criminologie. La page sur laquelle on écrit devient le monde en deux
dimensions la feuille devient un espace projectif ou notre dynamique peut se transporter. Dans
notre imaginaire occidental il y a un symbolisme quant à l’espace. La gauche symbolise le
sinistre et la droite ce qui est meilleur. Il y a aussi une culture du haut et du bas. La sensualité,
les valeurs du corps, les valeurs maternelles sont en bas à gauche et les valeurs qui dépasse le
sensible, les idéaux, sont en haut. La rigueur exige que l’on fasse dessiner l’enfant plusieurs
fois.

        Le test du village : de blocs représentants un village sont dans une caisse et on demande
à l’enfant de reconstituer le village. Va-t-il tout sortir ou non,… on va voir comment l’enfant
projette ses relations sociales réelles ou imaginaires, la façon dont il se situe dans le groupe
social, dans sa famille.

       Le grand principe qui prévaut pour tous les tests est comment avoir accès au monde de
chacun par des moyens qui lui permettent de s’exprimer de manière indirecte, grâce a un
matériau qui sert de stimulation à l’interprétation, à l’expression.

         Le test Szondi ou Schicksanalyse : Léopold Szondi était un psychiatre hongrois
d’origine juive, il dit que nous sommes ce que nous sommes avec un bagage hérité, càd que
nous naissons avec des libertés minimes mais que nos choix nous rendent plus libre au fur et à
mesure. Il faut donc un principe inconscient qui guide ces choix : le test montre qui l’on est à
partir de ses choix. Dans une série de 48 photos de visages, le patient en choisit les plus
sympathiques et les moins attrayantes, dix fois. Par la suite le psychologue note les affinités
affectives (à savoir que toutes les photos sont celles de malades mentaux avec à l’arrière
l’initiale de leur trouble mental. Le trouble mental se définit comme une exagération de ce qui
est normal. Cette dynamique relève plus ou moins de nos choix. Il y a quatre dimensions : le
contact, le « moi », les affects et la sexualité. Pas trop pratiqué car arbitraire, il est portant
performant dans la pratique psychiatrique.

       2. La Psychopathologie :
       La psychopathologie se définit comme la connaissance de l’ensemble des troubles de la
vie psychique. D’après la classification d’HENRY EY dans sont traité de psychiatrie (vue
générale des troubles et traitements). On peut classifier de la manière suivante :

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a)       Ensemble des oligophrénies, des arriérations mentales :

     -   Retard dans le développement intellectuel. Les causes majeures sont souvent d’ordre
         biologique ou liés aux conditions de grossesse et de la naissance. Plus c’est grave plus
         la personne est dépendante. Ce qui a changé c’est l’encadrement dont bénéficie les
         oligophrènes, un réseau de solidarité appuyé par des institutions spéciales peut
         augmenter la vie d’un trisomique de 20 à 40 ans et plus.

     -  Les psychoses ou démences organiques : Autre catégorie avec les causes biologiques.
        Les déments ou psychotiques subissent une perte intellectuelle, d’orientation dans le
        temps et l’espace, de la socialisation et vie sociale.
 La psychose organique : la plus courante est la sénilité, dégénérescence des cellules du
système nerveux
 La démence syphilitique : attaque du système nerveux par la syphilis provoquant
hallucination, angoisse et désespoir. Trouble général de la personnalité pouvant aller jusqu’à la
paralysie totale.
 La démence toxique : due à une substance toxique. On peut également tomber dans un état
démentiel après un traumatisme crânien.
       Les deux formes d’arriération (oligophrénie et démence organique) font partie des
compétences de la médecine.

b)     Les névroses : Les névroses sont des troubles plus légers, plus banaux, anxiété et
angoisse.
 Les phobies : crainte déraisonnable avec des crises involontaires (claustrophobie,
agoraphobie, arachnophobie,…), comportement de fuite face à une situation qu’ils ne savent
pas surmonter.
 L’hystérie : expression d’un conflit psychologique, dont la personne ne connaît pas
l’aboutissant. Il se traduit par un trouble physique, somatique ou d’une crise nerveuse et par un
type particulier de personnalité marqué par le théâtralisme, la dépendance et la manipulation de
l’entourage.
 La névrose obsessionnelle ou T.O.C. – trouble – obsessionnel – compulsif : le sujet se
trouve obligé intérieurement d’agir, d’accomplir certaines actions. Souvent il y a sentiment de
culpabilité ou des idées obsédantes. Le degré le plus bénin est le caractère obsessionnel
(maison en ordre) mais s’il y a des caractères obsédants, cela devient plus grave.

c)      Les psychoses : il s’agit d’une affection mentale caractérisée par une altération
profonde de la personnalité et des capacités intellectuelles. Le patient n’a pas conscience de
son état.
 La psychose maniaco-dépressive : trouble de l’humeur. Parfois dépressif (désespéré,
mélancolique) et parfois maniaque (joyeux, excitation excessive) et cela change en quelques
jours parfois quelques semaines de l’un à l’autre. Le mélancolique suicidaire arrive toujours à
se suicider.
 La schizophrénie (autrefois appelée démence précoce) : psychose délirante chronique
caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde
extérieur. La personne ne sait plus qui elle est, elle est parfois dangereuse et doit être enfermée.
Il y a une forme non-autiste mais délirante, la personne est peu organisée, à des visions
apocalyptiques et troubles hallucinatoires. La forme paranoïaque se traduit de manière plus
systématique, plus intellectuelle. Les thèmes principaux sont la persécution, la mégalomanie ou
encore l’érotomanie (le malade pense que quelqu’un est amoureux de lui).



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d)     Les psychopathies : trouble de la personnalité se manifestant par des comportements
antisociaux sans culpabilité apparente.
 Les perversions sexuelles : on s’y intéresse depuis le 19ème siècle ce qui a créé la sexologie
avec HAVELOCK ELLIS (Anglais) et KRAFT EBING (Allemagne).

Troubles concernant l’objet :
       L’homosexualité fut longtemps considérée comme une atrocité mais l’Eglise ayant
perdu du poids, on relativise. Lorsque il y a une trop grande différence d’âge par séduction ou
forçage, on parle de perversion
       La pédophilie est une perversion mais les pédophiles sont satisfaits de leur état et ne
veulent pas changer (selon eux, c’est la société qui ne les acceptent pas). Ce sont des dangers
permanents.
       La zoophilie et la nécrophilie sont d’autres exemples de perversion, mais où va-t-on ?

Troubles concernant la manière :
        Cela peut être l’exercice d’une pulsion isolée, partielle. On peut s’exhiber dans la vie
amoureuse, mais si l’exhibitionnisme devient la fin ultime, cela devient une perversion.
L’exhibitionniste va jouir en s’exhibant, comme si sa sexualité était resté infantile. Le
voyeurisme c’est le contraire, de plus il est encouragé par notre société (Internet, films,…). Le
fétichisme enfin est une sorte de fantasme sur des objets proche du corps humain (lingerie
féminine, mèche de cheveux,…)
        La pulsion sadique est une composante d’emprise qui s’isole et se déploie comme but
sexuel unique. On jouit de voir le partenaire angoissé, humilié. Le masochisme est quant à lui
une recherche passive d’être humilié, bafoué, enchaîné…
 Les psychopathies sociales : problème de délinquance, souvent chez les jeunes adolescents.
On ne naît pas délinquant, on le devient. Le motif est l’argent, si c’est le sexe on tombe dans la
perversion. La délinquance n’a pas de frontière, elle peut aussi être intellectuelle (fraude,
escroquerie,…). Pour déterminer les causes, il faut tenir compte des trois dimensions : la
dimension sociale, biologique, psychologique et individuelle. L’origine du trouble peut alors
être trouvée. Généralement les trois ordres de causalité s’entremêlent.

       3. La psychothérapie :
         Méthode de traitement des troubles mentaux par des moyens psychologiques. La
psychothérapie est l’opposé de la thérapie biologique qui traite les troubles à l’aide de
médicaments ou autres interventions biologiques. Ici, c’est une réponse proposée à quelqu’un
en difficulté, c’est le sujet qui vient chez le thérapeute pour un « traitement moral ». en
psychologie on ne se guérit pas, et on ne subit pas non plus un traitement. Le facteur dominant
est la relation humaine entre le patient et le thérapeute, basée sur la confiance.
         Pour être psychothérapeute, il faut être psychologue clinicien ou psychiatre, pour être
psychanalyste il faut avoir subit une psychanalyse soi-même.
         Le mot thérapie vient du mot grec « therapeia » qui signifie soin. Par analogie, les
shamans utilisent cette relation pour guérir la personne souffrante. C’est un savant mélange
entre science et relation humaine.
         Il y a une structure de base un indispensable, 3 pôles qui sont autant de formes de
croyances.
- 1er pôle : la croyance du malade dans le pouvoir de guérisseur. Cette confiance crée un lien
intense avec le thérapeute. Pourquoi Lourdes est-il lieu de Miracles ? selon Freud c’est la
croyance qui est soutenue en plus par la collectivité qui fournit des mythes fondateurs.
- 2ème pôle : le pouvoir du guérisseur qui est passé près de la mort et qui a été désigné pour
soigner.
- 3ème pôle : le groupe, la collectivité qui est marqué par un système de croyances très vastes,
qu’on peut appeler mythologie des croyances. C’est le système de référence.

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        Ce triangle est la condition à l’efficacité d’une thérapie. Lévi Strauss a décrit dans
L’efficacité symbolique ce trio en comparant cette structure et la façon de procéder des
shamans. Ceci montre le pouvoir d’un être humain sur un autre. Hitler a fait la même chose
avec la foule.
        On n’est jamais thérapeute sans légitimation. C’est la société qui définit qui va guérir.

a)      La psychanalyse : méthode d’investigation psychologique née fin du XIXème siècle
visant à élucider la signification inconsciente des conduites et dont le fondement de trouve dans
la théorie de la vie psychique formulée par Freud.
        D’origine juive Freud naquit en Moldavie, dans l’empire austro-hongrois. Il fait
médecine et une spécialisation en neurologie. Pas de possibilité de carrière universitaire à cause
de l’antisémitisme, il va donc ouvrir un cabinet à Vienne. Suite à l’anschluss, il se voit forcer
de fuir à Londres où il meurt d’un cancer de la gorge. Il s’intéressait au langage, et plus
particulièrement aux aphasies (sans réactions ?) ainsi qu’à l’usage des drogues. Pour se former,
il part en France chez JEAN CHARCOT, directeur de la Salpêtrière, qui pratique l’hypnose
comme diagnostic. Si un patient arrive en civière et marche sous hypnose c’est bien que son
problème en psychique. Freud se rend ensuite à Nancy où il rencontre deux neuropsychiatres,
BERNHEIM (hypnose comme thérapie) et LIEBAULT (suggestion hypnotique). Ils utilisent
cette couche psychique qui reçoit des messages en n’en étant pas conscient. Freud retourne
ensuite à Vienne où il collabore avec J. BREUER, spécialiste des maladies nerveuses. Il
s’occupe des hypocondriaques, des hystériques. Il utilise la méthode cathartique (=purgation).
Le corps est malade parce que il contient des substances mauvaises, le patient raconte son
histoire et quand celui-ci refuse de continuer, Breuer l’hypnotise et provoque une
remémoration. Au réveil la personne va mieux mais ne sait pas pourquoi. Pire elle devient
dépendante des séances et refusent et nient ce qu’ils racontent sous hypnose. Freud se rend
compte que lorsque l’on laisse parler le patient, il raconte des choses intéressantes. Freud
encourage le patient à être éveillé aux idées qui se présentent. L’analyse devient une
mémorisation consciente. Le mécanisme de refoulement est responsable de la névrose. Si on se
prête au travail, un lien affectif se crée, on projette des liens répétitifs, souvent de l’enfance. Le
psychanalyste doit être formé pour ne pas répondre à cette attente. C’est ce que l’on appelle le
transfert. Il désigne le fait qu’un sujet se mette à actualiser sur une autre personne des désirs ou
des situations inconscientes, liés à son propre passé.
Les deux piliers de la méthode qu’utilise Freud sont :
     - La parole par associations libres
     - Le transfert : le lien entre la personne souffrante par rapport à quelqu’un qui est
        supposé avoir la réponse au problème.
        La psychanalyse n’est pas seulement une méthode thérapeutique, d’investigation de la
vie psychique, c’est aussi une réflexion et une théorie d la vie psychique humaine qui intègre
l’inconscient.
        Plus tard, Freud se séparera de Breuer et écrira L’interprétation des rêves en 1900. Cet
ouvrage a été plusieurs fois remanié car c’est un livre qui articule ce que tout être humain peut
réaliser lui-même à partir de ce qui lui arrive chaque nuit, par ses rêves. Le rêve est
l’émergence de cette partie refoulée, c’est un acte psychique. Freud s’intéressera aussi au
développement de l’enfance. La psychanalyse fut la première forme organisée de
psychothérapie. Elle a donné lieu à un éventail de courants.

b)      La psychologie cognitivo-comportementale : elle vient de l’application des expériences
faites sur le comportement.
 Le béhaviorisme ou comportementalisme à pour objet d’étude le comportement et pour
méthode l’observation, refusant toutes introversions. Il a pris son essor avec la publication des
textes de J.B. WATSON. C’est une vue réduite de l’être humain.


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 Le cognitivisme est contemporain et étudie les processus de formation et le fonctionnement
des connaissances. C’est la correction du béhaviorisme, pour interpréter le comportement, il
fallait être au courant des mécanismes cognitifs. On a développé des théories qui analysent les
données sensorielles, lois de l’apprentissage. C’est ce côté adaptif qui fait le lien avec le
béhaviorisme.
         Certain on voulu en faire une thérapie comportementale en adoptant des schémas plus
rationnels, pour les phobies et les troubles obsessionnels par exemple. On va élaborer un
programme pour que le patient surmonte sa peur au fur et à mesure, on peut même prédire
statistiquement le nombre de séances nécessaires. Attitude tout à fait différente vis-à-vis de la
souffrance que pour la psychanalyse. Cette méthode se rapproche du positivisme et en même
temps le psychologue se pose en dépositaire des normes d’adaptations. Pour des cas rebelles il
faut parfois revenir à des thérapies plus classiques ou faire appel à un collègue. Cette thérapie
se développe depuis 20 ans et s’est élargie aux formations cliniques.

c)      La thérapie systémique ou familiale : née dans les années 60 d’après les travaux de
l’école californienne de PALO ALTO, la thérapie systémique est une nouvelle forme d’aide
thérapeutique pour les cas rebelles. Le comportement pathologique inadapté n’est pas la faute
de la personne qui vient chez le thérapeute, le trouble est lié à la famille. Chacun s’identifie à
l’image qu’on a de lui, il y a une inertie des rôles, on essaie de déculpabiliser, d’enlever la
pression. On constate que souvent, lorsqu’une des personnes va mieux, c’est une autre qui
commence à se sentir mal. Il faut rétablir un équilibre du système. Les règles fondamentales
des interactions du système on été mises en évidence par BATESON, WALTZVICK et
JACKSON. C’est le système qui est malade pas la personne, on doit parfois faire appel à un
tiers pour ne pas que la personne aie l’impression que le psychologue est «contre» elle. L’école
de Palo Alto privilégie les interactions sur les personnes, met en évidence la logique de
communication dans le système et rend conscientes les règles implicites.

d)       Les thérapies humanistes : adaptation ou accentuation de la psychanalyse, certaines
mettent en jeu le corps.
 Le psychodrame : dans la vie on intègre différents rôles sociaux, le psychodrame fondé par
MORENO consiste à donner aux individus le moyen de libérer leurs émotions… grâce au
théâtre. Ces jeux de rôle provoquent des interactions susceptibles de résoudre des conflits
internes et aident à surmonter la complexité des rapports sociaux. Cela favorise aussi
l’émergence de la créativité individuelle et collective. Chacun va prendre conscience de la
manière dont il se comporte avec les autres. On se trompe souvent sur notre auto-évaluation,
sur nos capacités à comprendre le comportement de l’autre.
         Le principe a été adapté aux enfants, d’abord utilisé dans les buts familiaux et ensuite
dans des groupes plus importants comme des entreprises et l’armée par exemple. Belgacom a
utilisé cette technique pour améliorer le contact des techniciens avec les clients.
 La thérapie par hypnose ou relaxation : on met le sujet en relaxation pour qu’il retrouve son
énergie intérieure. Tai Chi Shuan, Yoga.
 L’art thérapie : à l’origine, l’art thérapie a voulu humaniser les méthodes et la relation
thérapeutique en mettant en avant la créativité existante en toute personne humaine comme
valeur thérapeutique. L’art thérapeutique a été précédé par l’ergothérapie. On part du principe
qu’il vaut mieux faire quelque chose plutôt que de ne rien faire. Selon les moyens financiers et
l’ouverture du psychiatre, il existe un certains nombres d’ateliers proposés aux patients.
Chaque thérapie est une méthode qui doit être encadrée, elle exige une formation rigoureuse et
soutenue du thérapeute (travail personnel sur soi-même, séminaires, échange,…)




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