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Les Mod�les de Choix Qualitatifs

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Les Mod�les de Choix Qualitatifs
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Les Modèles de Choix Qualitatifs





Master Economie – Finance

Université de Limoges









1

Ph. Rous – année universitaire 2007 - 2008

La Problématique





La variable expliquée Y ne peut prendre qu’un nombre limité

de valeurs. Le cas typique est celui pour lequel Y est

susceptible de prendre deux valeurs (0 ou 1), permettant ainsi

de rendre compte de l’occurrence ou non d’un événement.



Exemple :



Yi = 1 si l’individu i est actuellement au chômage

= 0 si cet individu bénéficie actuellement d’un emploi









2

On veut expliquer pourquoi cet événement se produit (ou, au

contraire, ne se produit pas). A cet effet, on entend croiser les

réalisations de la variable binaire Y avec celles d’une certain

nombre de variables explicatives Xj dont les réalisations peuvent

être indifféremment de natures qualitative ou quantitative.



Dans ce contexte, et dans le prolongement des modèles

« standards » pour lesquels les réalisations de Y sont continues,

on peut être tenté de postuler l’existence d’un lien de type

linéaire entre les réalisations des Xj et celles de Y.



On va voir que cette façon de concevoir la relation X Y pose

de sérieuses difficultés de telle sorte que cette relation devra être

spécifiée sous une forme moins conventionnelle qui donne

naissance à (notamment) deux types de modélisations : les

modèles Logit et Probit 3

Ces modèles (non linéaires) présentent deux points communs :

• l’interprétation des coefficients n’est pas aussi limpide que

ce qu’elle pouvait être dans le cas d’un modèle linéaire

• l’estimation elle-même de ces modèles ne se fait pas sans

quelques difficultés









4

Le Modèle Linéaire

• une idée simple

• interprétation et faiblesses du modèle









5

Une idée simple



La première idée qui vient à l’esprit pour décrire le lien qui pourrait exister entre X et

Y consiste à postuler l’existence d’une relation linéaire entre ces deux variables :





Yi = a + b Xi + ei





Attention : si, dans le cadre du modèle traditionnel, il est possible

d’admettre que les erreurs présentent un certain nombre de bonnes

propriétés (homoscédasticité notamment) on va voir que, dans ce

nouveau contexte, la vérification de ces propriétés pose problème.

6

Le Modèle Linéaire : une interprétation en termes de

probabilité de l’occurrence d’un événement



On suppose que E ei = 0 pour tout i et on note :

• Pi la probabilité de réalisation de l’événement {Yi = 1}

• 1- Pi la probabilité de réalisation de l’événement {Yi = 0}

conditionnellement à la connaissance de la valeur prise par Xi

Pi = Prob{Yi = 1 | Xi}



On sait par ailleurs que l’espérance conditionnelle de Yi liée par Xi est

la somme des modalités possibles de Yi pondérées par leurs

probabilités de réalisation :

E( Yi | Xi ) = 1  Pi + 0  (1-Pi)

= Pi

7

Or, sous l’hypothèse E ei = 0 on a aussi :

E(Yi | Xi) = a + b Xi





On voit par conséquent que :

Pi = a + b Xi

et b pourrait être interprété comme l‘effet marginal d‘une variation

de X sur la probabilité de l‘événement Y = 1





... ce qui pose au moins deux problèmes









8

1/ la question des probabilités calculées



Munis des coefficients estimés, il est théoriquement possible de

calculer, pour un individu i donné, la probabilité pour qu’il présente

la modalité Yi = 1 :



ˆ ˆ ˆ

Pi = a + b Xi



Mais rien ne garantit que cette probabilité calculée prenne

toujours ses valeurs dans [0, 1]





probas en folie.prg 9

2/ La question de l’hétéroscédasticité des

erreurs

En partant du modèle

Yi = a + b Xi + ei

on peut aussi écrire que

ei = Yi - a - b Xi





On en déduit que ei n’est susceptible de prendre que 2 valeurs :

 ei = 1- a - b Xi avec une probabilité Pi

 ei = - a - b Xi avec une probabilité 1 – Pi



Le caractère gaussien de l’erreur est donc difficilement

10

soutenable !

Bien plus : l’erreur est, par construction, hétéroscédastique.









Var(ei ) = E(ei2) = (1 - a - b Xi)2 (a + b Xi) + (- a - b Xi)2 (1 - a - b Xi)

= (1 - a - b Xi)2 (a + b Xi) + (a + b Xi)2 (1 - a - b Xi)

= (1 - a - b Xi) (a + b Xi) [ (1 - a - b Xi) + (a + b Xi)]

= (1 - a - b Xi) (a + b Xi)







La variance de l’erreur varie en fonction des valeurs prises par X :

elle est hétéroscédastique







11

Modèles à probabilités non

linéaires

Présentation









12

Le risque d ’avoir des probabilités calculées négatives est écarté

en modélisant la relation X - Y sous la forme :

Yi = F(a+bXi) + ei

où F(.) est une application dont les réalisations s ’inscrivent

obligatoirement entre 0 et 1.



Quoiqu ’il existe, virtuellement, une multitude fonctions

répondant à ce critère, le choix de F(.) se porte le plus souvent

sur deux types de fonctions :

• la fonction de répartition de la loi normale

• la fonction de répartition de la loi logistique







13

Cas n° 1 : modèle Probit

F(.) correspond à la la fonction de répartition de la loi normale





On suppose ici que Yi = F(a + bXi) + ei avec :



abXi

1  z2 

F (a  b X i )  

 2

exp    dz

 2





Cette hypothèse de travail donne naissance au modèle PROBIT.







Notez le caractère non linéaire de la relation X  Y

14

Cas n° 2 : modèle LOGIT

F(.) correspond à la la fonction de répartition de la loi logistique





On suppose ici que Yi = F(a + bXi) + ei avec :





expabXi

F (a  b X i ) 

1  expabXi





Cette hypothèse de travail donne naissance au modèle LOGIT.







ProbL_ProbN.prg

15

L ’interprétation des coefficients



On a vu que, dans le cas du modèle à probabilité linéaire,

la probabilité de l ’événement Yi = 1 est égale à :

Pi = a + b Xi

b peut alors être interprété comme l‘effet marginal d‘une variation

de X sur la probabilité de l‘événement Y = 1





L ’interprétation des coefficients des modèles logit et probit est

plus délicate...







16

Puisque, désormais, Yi = F (a + b Xi) + ei, l ’effet marginal

d ’une variation de Xi sur la probabilité Pi que Yi soit égal à

1 est :

dF ( a  b X i )

= b F’(a + b Xi)

dX i





soit,

dF(a  b Xi ) b  (a  b X i ) 2 

• dans le cas probit : = exp   

dXi 2  2 



dF(a  b Xi ) b eabXi

• dans le cas logit : =

dXi 1  e 

abXi 2







Alors qu ’avec le modèle linéaire l ’effet marginal de X sur P est

constant quel que soit X (et égal à b), cet effet marginal de X sur P

varie désormais en fonction du point à partir duquel il est apprécié.

17

Interprétation des modèles logit et probit

en termes de variable sous jacente









18

On suppose, selon cette aproche, que les valeurs prises par la (les)

variable(s) explicative(s) déterminent (à un alea près) celles d ’une

variable latente (ou sous-jacente) Yi* hélas inobservable qu ’on

peut interpréter comme une propension à engendrer un événement

de type Yi = 1 :

Yi* = b1 + b2 X2i + ... + bk Xki + ei





On observerait Yi = 1 dès que cette propension dépasserait

un certain seuil g :



Yi = 0  {Yi* = b1 + b2 X2i + ...  bk Xki + ei } g



19

On en déduit que :



Prob {Yi = 1} = Prob {Xi b + ei > g} = Prob { ei > g - Xi b}

Prob {Yi = 0} = Prob {Xi b + ei g) = Prob(b1 + b2 X2i + ... + bk Xki + ei > g)



= Prob(ei > (g - b1) - b2 X2i - ... - bk Xki)



La constante b1 et le seuil g ne peuvent être dissociés  par la

suite on fera « comme si » g = 0 21

Pb n° 2 : la variance de l’erreur ne peut être identifiée



En admettant que Yi = 1, la vraisemblance de la ie

observation est :

Li = Prob{Yi = 1 | Xi, b, }



= Prob {Yi* > g}



= Prob{ei > -b1 - b2 Xi}



ei b1 b2

= Prob{   Xi }

e e e

et, sous une hypothèse de symétrie de la fonction f(.)



ei b1 b2 b b 

Li = Prob{   X i } = F  1  2 Xi   il est impossible de

e e e  e e 

dissocier  de bj !

22

Corollaire de ce résultat :

L’ordre de grandeur des coefficient n’a, en lui-même, que peu

d ’importance. Seuls comptent :

• le signe des coefficients

• les valeurs relatives des coefficients









23

Estimation des coefficients : la vraisemblance (expression

générale pour les deux modèles Logit / Probit)





On suppose que les p premiers individus de l’échantillon

présentent la modalité 1 et les N-p derniers la modalité 0.





L = Prob{Y1 = 1 | X1, b}  ...  Prob{Yp = 1 | Xp, b} 

 Prob{Yp+1 = 0 | Xp+1, b} ...  Prob{YN = 0 | XN, b}



b

On sait que : Prob{Yi = 1 | Xi, b} = F(Xi )

e

(si f. symétrique)

b

Prob{Yi = 0 | Xi, b} = 1 - F(Xi )

e

24

p

 b  N   b 

On en déduit : L =  F  Xi    1  F  Xi  

 

i 1  e  i p 1   e  



ou, de manière équivalente :

Yi 1 Yi

N   b    b 

L =   F  Xi    1  F  Xi  

   

i 1   e     e  



ou même encore :



N   b 

L =   F  i X i  



i 1   e  



si on prend soin de poser :

i = + 1 si Yi = 1

i = - 1 si Yi = 0 25

Vraisemblance du modèle Probit





On suppose ici que l’erreur est normalement distribuée et,

puisque l’écart type  de l’erreur est indissociable des bj on fait

« comme si »  était égal à 1. Sous ces hypothèses on montre

facilement (cf. polycopié) que :



z2

i Xib 1 

Prob{Yi = y | Xi, b, e = 1} = Fi Xi b   exp 2

dz



2





avec :   1 si y = 1  = -1 si y = 0

et que la vraisemblance de l’ensemble de l’échantillon est :

N z2

i X i b 1 

L= 

i 1



2

exp 2

dz

26

Les valeurs estimées des coefficients sont solutions du

problème d’optimisation :



Max Log L

b1 ,...bk

Comme les conditions du premier ordre associées à ce problème ne

prennent pas la forme d’un système d’équations linéaires on est contraint de

rechercher une solution numérique (et non pas analytique) pour ce

problème. On devra donc utiliser une algorithme d’optimisation numérique

(Marquardt, Newton, QHC...)





Munis des valeurs ainsi estimées des différents coefficients, la

probabilité calculée de l’événement Yi = 1 conditionnelle aux

valeurs prises par les Xji est :



ˆ z2

Xi b 1 

ˆ ˆ

pi = Prob{Yi = 1 | Xb;

ˆ i b

} = F(Xi )= 

2

e 2

dz

27

Vraisemblance du modèle Logit



On suppose ici que l’erreur est distribuée selon une loi

logistique :









e Xib

Prob {Yi = 1} = Prob{Xi b + ei > 0} = Prob {ei 1 on

substitue un ratio de Log Vraisemblance :

LR = 2 (Log LUR – Log LR)

où LUR et LR sont les vraisemblances des modèles :

Yi = 1 si Yi* > 0 avec :

Modèle UR : Yi* = b1 + b2 X2i + ... + bk Xki + ei

Modèle R : Yi* = b1 + ei

Sous H0, cette statistique est réputée obéir à une loi du Chi-deux à

k-1 DDL.



36

Au R2 traditionnel on préfèrera :

L UR 2 / N  L R 2 / N

• le pseudo R2 de Cragg et Uhler :

1  LR 2/ N







Il prend ses valeurs entre 0 et 1. Il tend vers la valeur 0 dans le cas pour

lequel la vraisemblance du modèle non contraint tend vers celle du

modèle contraint . A contrario, si la vraisemblance du modèle contraint

tend vers zéro alors que celle du modèle non contraint tend vers 1 (cas

pour lequel la contribution des variables retenues à l’explication de la

probabilité P est forte), le pseudo R2 tend alors vers l’unité





• le R2 de Mc Fadden :



Log L UR

Mc Fadden R = 1 

2

Log LR

37

Indicateurs de « prédictions » correctes



Attention : il s’agit ici de mesurer l’aptitude du modèle à

reproduire les valeurs effectivement observées de Y sur

l’échantillon qui a servi à l’estimation des coefficients. Mais

l’usage du terme « prédiction » est, dans ce contexte, assez

répandu... quoiqu’incorrect !

Pour apprécier la qualité « prédictive » du modèle, on doit

convenir d’un seuil au delà duquel la valeur calculée de Yi* se

concrétiserait par une valeur prédite de Yi égale à 1. On peut, par

exemple, convenir d’un seuil égal à 50 % (quoique ce seuil soit

totalement arbitraire) :



ˆ

Y i = 1 si F(Xi b ) > 50 % ; 0 sinon

ˆ



38

On peut alors rapprocher les valeurs observées et calculées de

Y et calculer les trois ratios suivants :



NPC{1} NPC{0} NPC

NR{1} NR{0} N





avec :



NPC{1} = nombre de fois où l’événement {Yi = 1} est correctement prédit

NR{1} = nombre des réalisations de l’événement {Yi = 1}

NPC{0} = nombre de fois où l’événement {Yi = 0} est correctement prédit

NR{0} = nombre des réalisations de l’événement {Yi = 0}

NPC = nombre de prédictions correctes (quelle que soit l’occurrence)

N = nombre des individus





Illustration : Perform_predict.prg 39

Gain et gain relatif associés au modèle non contraint





Objectif : comparer le gain, en termes de performance

« prédictive » du modèle UR par rapport au modèle R.

Gain {1} = NPCUR{1}-NPCR{1}

on peut aussi le rapporter à NR{1} (cf. Eviews) :

(NPCUR{1}-NPCR{1}) / NR{1}



NPC UR {1}  NPCR {1}

Gain relatif {1}=

NR{1}  NPCR {1}



Le gain relatif nous renseigne sur l’apport effectif du modèle

UR par rapport au gain potentiel

40

Prediction Evaluation (success cutoff C = 0.5)



Estimated Equation Constant Probability

Dep=0 Dep=1 Total Dep=0 Dep=1 Total



P(Dep=1)C 7 91 98 0 0 0

Total 900 100 1000 900 100 1000

NPC UR {1} 91

= = 91 %

NR{1} 100

Correct 893 91 984 900 0 900

% Correct 99.22 91.00 98.40 100.00 0.00 90.00

% Incorrect 0.78 9.00 1.60 0.00 100.00 10.00

NPC UR

Total Gain* -0.78 91.00 8.40 = 98.4 %

N

Percent Gain** NA 91.00 84.00



Estimated Equation Constant Probability NPC UR {1}  NPCR {1} 91  0



Dep=0 Dep=1 Total Dep=0 Dep=1 Total NR{1}  NPCR {1} 100  0



E(# of Dep=0) 889.19 10.74 899.93 810.00 90.00 900.00

E(# of Dep=1) 10.81 89.26 100.07 90.00 10.00 100.00

Total 900.00 100.00 1000.00 900.00 100.00 1000.00

Correct 889.19 89.26 978.45 810.00 10.00 820.00

% Correct 98.80 89.26 97.84 90.00 10.00 82.00

% Incorrect 1.20 10.74 2.16 10.00 90.00 18.00

Total Gain* 8.80 79.26 15.84

Percent Gain** 87.99 88.07 88.03



*Change in "% Correct" from default (constant probability) specification

**Percent of incorrect (default) prediction corrected by equation

41

Le problème du « gain » comme du « gain relatif » c’est que les

valeurs de ces deux indicateurs sont sensibles au choix du seuil

discriminant (ici 50 %). On préférera, pour ce motif, calculer les

espérances :

* espérance du nombre d’individus qui devraient présenter,

théoriquement, la modalité Y = 1 au sein de la population des N1

individus qui présentent en effet cette modalité :



EUR (N1 | P 1) =  1 F(X b)  0  (1  F(X b))  =  F(X b)



iP1

ˆ

i

ˆ

i  iP1

i

ˆ





* espérance du nombre d’individus qui devraient présenter,

théoriquement, la modalité Y = 0 au sein de la population des N0

individus qui présentent en effet cette modalité :



EUR (N0 | P 0) =  (1  F(X b))

iP0

ˆ

i

42

Estimated Equation Constant Probability

Dep=0 Dep=1 Total Dep=0 Dep=1 Total



E(# of Dep=0) 889.19 10.74 899.93 810.00 90.00 900.00

E(# of Dep=1) 10.81 89.26 100.07 90.00 10.00 100.00

Total 900.00 100.00 1000.00 900.00 100.00 1000.00

Correct 889.19 89.26 978.45 810.00 10.00 820.00

% Correct 98.80 89.26 97.84 90.00 10.00 82.00

% Incorrect 1.20 10.74 2.16 10.00 90.00 18.00

Total Gain* 8.80 79.26 15.84

Percent Gain** 87.99 88.07 88.03









43

Test d ’adéquation de Hosmer Lemeshow



Objectif : tester l’adéquation des probabilités calculées aux

probabilités théoriques (inobservables) de l’événement Yi = 1



1. on trie les individus par valeur croissante du « risque » calculé

2. on classe les individus en J classes (déciles par exemple) de nj individus

3. pour chaque classe on calcule le nombre y(j) des individus qui présentent effectivement

la valeur 1

1

4. pour chaque classe j on calcule la probabilité moyenne de Y = 1 : P (j) =  Pi

n j ij

ˆ

On doit noter que nj Pbar(j) est l ’espérance calculée du nombre des individus qui devraient présenter la modalité 1 dans

la classe j. L ’idée du test consiste à tester la nullité de l ’écart entre effectif observé et effectif « espéré » de modalité 1

pour l ’esnemble des classes. Par ailleurs, on peut montrer que nj Pbar(j) (1 - Pbar(j)) est la variance calculée de y(j).





Si les probabilités sont correctement évaluées, la statistique HL :



 

2

J y( j)  n j P( j)

HL = n P( j) (1  P( j))

est approximativement distribuée selon une loi

du Chi-Deux à J-2 DDL

j1 j

44

Application : SIMUL_LOGIT.WF1 Nombre d ’individus qui

présentent effectivement une

Included observations: 1000 valeur de Y égale à 1

Nombre Grouping based upon predicted risk



d ’individus

Quantile of Risk Dep=0 Dep=1 Total H-L

qui présentent

Low High Actual Expect Actual Expect Obs Value

effectivement Effectifs de

une valeur de 1 0.0000 9.E-15 100 100.000 0 6.1E-14 100 6.1E-14

classe

Y égale à 0 2 9.E-15 3.E-10 100 100.000 0 3.6E-09 100 3.6E-09

3 3.E-10 3.E-08 100 100.000 0 9.3E-07 100 9.3E-07

4 4.E-08 7.E-07 100 100.000 0 2.5E-05 100 2.5E-05

5 7.E-07 4.E-06 100 99.9998 0 0.00020 100 0.00020

6 4.E-06 1.E-05 100 99.9993 0 0.00069 100 0.00069

Bornes inf et 7 1.E-05 8.E-05 100 99.9972 0 0.00285 100 0.00285



sup pour les 8 8.E-05 0.0020 100 99.9441 0 0.05594 100 0.05598 Valeur de la

probabilités 9 0.0021 0.4639 92 92.8645 8 7.13547 100 0.11279 statistique HL

10 0.4655 1.0000 8 7.19518 92 92.8048 100 0.09700

calculées des

classes Total 900 900.000 100 100.000 1000 0.26953





H-L Statistic: 0.2695 Prob. Chi-Sq(8) 1.0000 Seuil de

risque pour

pouvoir

Espérance du nombre des Espérance du nombre des rejeter

individus qui devraient présenter individus qui devraient présenter l ’hypothèse

une valeur de Y égale à zéro une valeur de Y égale à 1 d ’adéquation

45

Modèles multinomiaux





On suppose désormais que Y peut présenter un nombre de

modalités supérieur à 2.

Il faut alors bien distinguer :

• le cas où les valeurs prises par Y ne sont le reflet

d ’aucune hiérarchie particulière  modèles non ordonnés

• le cas où les valeurs prises par Y ont, per se, une réelle

signification  modèles ordonnés







46

Modèles ordonnés



Exemple : expliquer le taux de fréquentation des

salles de cinéma. Y  {1, 2, ..., M}

Yi = 1 si i va au plus 1 fois au cinéma dans l ’année

Yi = 2 si i va 2 fois au cinéma et c...









47

On peut conserver une approche en termes de variable latente

en posant que :



Yi*

= b1 + b2 X2i + ... + bk Xki + ei = Xi b + ei

où les Xj sont les variables susceptibles d ’agir sur Y* (la

propension à aller au cinéma).

Comme dans le cas binomial, la modalité de Y dépendrait

directement de la position de Y* par rapport à deux seuils :

Yi = 1 si Yi* g2} = Prob{ ei > g2 - Xi b } = 1 – Pi1 – Pi2







et la vraisemblance de la ie observation est :

Li = Pi1i1  Pi2i2  (1 – Pi1 – Pi2)1 - i1 - i2

à la condition de poser :

i1 = 1 si Yi = 1 et 0 sinon

i2 = 1 si Yi = 2 et 0 sinon, 49

Comme précédemment on retient généralement deux hypothèses

pour ce qui concerne la distribution des ei :

• hypothèse de normalité (multinomial probit)

• hypothèse de distribution logistique (logit multinomial)

Dans le premier cas (normal) :

Pi1 = Prob{Yi = 1} = Prob{ ei g2 - Xi b }= 1 - F(g2 – Xi b) = 1 – P1 – P2



z2

g 2  Xib 1 

=1- 

2

exp 2

dz







on peut dire que, si bj est négatif, la probabilité P1 est d ’autant

plus grande que la valeur de Xj est plus élevée ; celle de P3 est

d ’autant plus faible que la valeur de Xj est plus élevée

55

Réciproquement, si bj est positif, la probabilité P1 est d ’autant

plus faible que la valeur de Xj est plus élevée ; celle de P3 est

d ’autant plus élevée que la valeur de Xj est plus élevée





On interprétera donc un coefficient bj positif en disant que

tout accroissement de Xj contribue à rendre plus probable les

modalités les plus élevées de Y (qui est « tirée » vers le haut

de la hiérarchie). Un coefficient négatif signifie a contrario

que tout accroissement de Xj contribue à tirer Y vers ses

modalités les plus faibles





On note que l ’effet d ’une variation de Xj sur la

probabilité de l ’événement intermédiaire ne peut être

établi sans ambiguïté. 56

Munis des valeurs estimées des différents coefficients, il est

ensuite facile de procéder au calcul :

- de la valeur prise par la variable latente :



ˆ

Y *i ˆ

= b 2 X2i + ... +ˆ

b k Xki

- de la valeur prise par les différentes probabilités

(selon les formules données plus haut - diapos 48 et 49)









57

Exercice : femmes_au_travail.wf1 : estimer le modèle logit puis

calculer les valeurs de la variable latente et les probabilités p1, p2

et p3.

Prediction table for ordered dependent variable

Count of obs Sum of all

Value Count with Max Prob Error Probabilities Error

0 200 96 104 205.404 -5.404

1 500 701 -201 509.336 -9.336

2 300 203 97 285.260 14.740









Espérance du nombre d’individus

Nombre d’individus qui présentent qui devraient présenter chaque

effectivement chaque modalité modalité







Déficit (+) ou Excédent (-) prédictif

Nombre d ’individus qui devraient du nombre d ’individus dans chaque

présenter la modalité j sur la base du catégorie

critère de probabilité maximum



58

Le modèle multinomial à modalités non ordonnées



On suppose désormais que les modalités possibles de la variable Y (m = 0, 1,..., M) ne sont le

reflet d’aucun classement ou d’aucune hiérarchie sous – jacente ; l’ordre dans lequel sont rangées

les différentes occurrences de Y est sans importance et ne doit pas affecter le calcul des

probabilités de ces occurrences.





Dans ce contexte, on privilégie une approche en termes de fonction d’utilité : on suppose

désormais que chaque occurrence m induit pour l’individu un niveau spécifique de satisfaction

Uim qui détermine le choix de cet individu. Ainsi, l’individu i choisit la modalité m si :

Uim = Max{Ui1, Ui2,..., UiM}





On peut penser que l’utilité que retire un individu i de la modalité m n’est pas la même que celle

que retirerait un autre individu i’ de cette même modalité : cette utilité est susceptible de varier en

fonction de caractéristiques propres à chaque individu :





Uim = Um(X2i, X3i, ..., Xki) = Xi bm + eim

59

Uim = Um(X2i, X3i, ..., Xki) + eim = Xi bm + eim



Utilité retirée par l’individu i du Coefficients spécifiques à la

choix de la modalité m caractéristiques propres de modalité m mais communs à

l’individu i tous les individus







Attention :

1. quoique les utilités retirées d’une même Ceteris paribus le

occurrence puissent être différentes d’un choix de l’occurrence

individu à l’autre, l’expression de la est déterminé comme

fonction d’utilité est la même pour tous ArgMax{Xi bm + eim}

les individus et non comme

2. les jeux de coefficients bm varient d’une ArgMax{Xi bm } : le

occurrence à l’autre (sauf à supposer que choix est aléatoire et

toutes les occurrences sont équiprobables) non déterministe

60

Pour des raisons de simplification, le terme d’erreur est supposé

être distribué selon une loi de Log Weibull :

f(x) = exp(-x – exp(-x))

F(x) = exp(-exp(-x))





Dans ce contexte, la probabilité pour que la satisfaction de

l’individu i soit maximum quand il choisit m0 (c’est à dire

aussi la probabilité pour qu’il choisisse effectivement la

modalité m0) est :

X i b m0

exp

M





Prob{Yi = m0} =

exp Xibm

m 0

61

Cette expression de la probabilité que l’individu choisisse m0 :

X i b m0

exp

M



 exp

m 0

X ibm







peut être rapprochée de celle de la probabilité que l’individu

choisisse la modalité Y = 1 dans le cas logit binaire :



ˆ

Xi b

e

ˆ

Xi b

1 e



62

Comme la fonction d’utilité est ordinale la hiérarchie des

préférences qu’elle décrit n’est pas affectée par une transformation

monotone croissante de cette fonction. Ainsi, en procédant à la

transformation suivante (qui consiste à retrancher Xi b0 aux

« utilités » attachées aux différentes modalités) :

Ui0 = Xi b0 + ei 0 Ui0’ = Xi (b0 - b0) + ei 0



Ui1 = Xi b1 + ei 1 Ui1’ = Xi (b1- b0) + ei 1







Xi Uim = Xi bm + ei m Uim’ = Xi (bm - b0) + ei m







UiM = Xi bM + ei M UiM’ = Xi (bM - b0) + ei M









on ne modifie pas l’ordre des préférences et donc des choix.

Dans ces conditions, et en prenant la précaution de poser que

bm* = bm- b0, il est possible d’écrire que :

63

1

Prob{Yi = 0} = M

1   exp Xib*m

m 1







Xib*m0

exp

Prob {Yi = m0} = M

pour m0 > 0

1   exp Xib*m

m 1





Par la suite, et pour des raisons de commodité, on occultera l’astérisque

qui affecte les différents coefficients. Mais on devra se souvenir que bjm

doit désormais être interprété comme représentatif des conséquences

d’une modification unitaire de Xj sur la probabilité que le choix de

l’individu se porte sur la modalité m plutôt que sur la modalité 0 (si le

coefficient bjm est positif cela signifie qu’un accroissement de Xj tend à

rendre plus probable le choix m par rapport au choix 0). 64

Les coefficients bjm sont obtenus par maximisation de la Log

Vraisemblance de l’échantillon d’estimation :



N M N M

 M



Log L =   i m X i bm    im Log  1   exp Xi bh 

i 1 m  0 i 1 m  0  h 1 





où, on le rappelle, im = 1 si, de facto, i choisit la modalité m et

im = 0 sinon.









65

Interprétation des coefficients



exp Xi bm

Pim = M

1   exp Xi bh

h 1









exp Xi bm

M

1   exp Xi bh

Pim

= h 1

= exp Xi bm

Pi0 1

M

1   exp Xi bh

h 1



Si bjm est positif, tout accroissement de la valeur de Xji contribue à

rendre plus probable le choix de la modalité m par rapport à celui de la

66

modalité 0.

Munis des estimations des différents coefficients on peut calculer :

1. l’effet marginal d’une variation de Xj sur la probabilité que

l’individu choisisse m (plutôt que 0) :

ˆ ˆ

dF(X ibm ) X ibm

(Pim | Xj} = .

ˆ ) X j

d(X ibm



ˆ ˆ

= F’(Xi b m) .b ˆ

= f(Xb ˆ

mj i m)b

. mj



2. ou l’élasticité de ce choix par rapport à Xj :



Pim X j ˆ ˆ

dF (X ibm ) X ibm X ji

e(Pim | Xj) = . = . .

X j Pim ˆ ˆ

d(X ibm ) X j F(X ibm )



ˆ

f(Xibm ) ˆ

= .b . Xji

ˆ

F(Xibm )

mj

67

On note que les valeurs de l ’effet marginal comme de l ’élasticité

dépendent du point à partir duquel on les mesure. Pour cette

raison on les calcule le plus souvent au point moyen.







Un exemple : logit_multinomial.lpj

On veut

• expliquer les valeurs prises par Y (3 modalités possibles : 0, 1 ou

2) en fonction des valeurs prises par X2 et X3. On peut utiliser

LIMDEP ou STATA

• apprécier le pouvoir « prédictif » du modèle

• calculer les effets marginaux au point moyen



68

Les coefficients et la qualité prédictive

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

|Variable | Coefficient | Standard Error |b/St.Er.|P[|Z|>z] | Mean of X|

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

Characteristics in numerator of Prob[Y = 1]

X2 .6588288481 .90005858E-01 7.320 .0000 .24184373E-01

X3 -.6369152465 .91829298E-01 -6.936 .0000 .34824929E-01

Constant -.7877806513E-01 .85229884E-01 -.924 .3553

Characteristics in numerator of Prob[Y = 2]

X2 .6261729601 .87009187E-01 7.197 .0000 .24184373E-01

X3 .1268335838 .85088839E-01 1.491 .1361 .34824929E-01

Constant .1805553896E-01 .82651767E-01 .218 .8271







Les coefficients attachés à l ’occurrence Y = 0 sont normés à 0. Ils n ’apparaissent pas dans la feuille de résultats

On note qu ’un accroissement de X3 renforce la probabilité du choix Y = 2 par rapport au choix Y = 0 mais affaiblit la

probabilité du choix Y = 1 par rapport au choix Y = 0





Predicted

------ --------------- + -----

Actual 0 1 2 | Total Il y a effectivement 339 individus qui présentent la modalité

------ --------------- + -----

0 177 73 89 | 339 Y = 0. Sur ces 339 individus il y en a 177 pour lesquels le

1 71 164 86 | 321 modèle prédit Y = 0 (pour ces 177 individus, la probabilité

2 102 99 139 | 340

------ --------------- + ----- calculée attachée à l ’événement Y = 0 est supérieure à la

Total 350 336 314 | 1000 probabilité des autres événements).



69

Les effets marginaux

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

|Variable | Coefficient | Standard Error |b/St.Er.|P[|Z|>z] | Mean of X|

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

Marginal effects on Prob[Y = 0]

X2 -.1435814273 .17046090E-01 -8.423 .0000 .24184373E-01

X3 .5184890117E-01 .16481553E-01 3.146 .0017 .34824929E-01

Constant .6131808558E-02 .16355916E-01 .375 .7077

Marginal effects on Prob[Y = 1]

X2 .7277661183E-01 .16010133E-01 4.546 .0000 .24184373E-01

X3 -.1502248301 .17049794E-01 -8.811 .0000 .34824929E-01

Constant -.1883913998E-01 .15374712E-01 -1.225 .2204

Marginal effects on Prob[Y = 2]

X2 .7080481551E-01 .16510343E-01 4.289 .0000 .24184373E-01

X3 .9837592893E-01 .16904471E-01 5.820 .0000 .34824929E-01

Constant .1270733142E-01 .16685116E-01 .762 .4463









Si X3 augmente d ’une unité,



• la probabilité attachée à Y = 0 augmente de 0.0518 La somme des effets

• la probabilité attachée à Y = 1 diminue de 0.1502 marginaux est nulle

• la probabilité attachée à Y = 2 augmente de - 0.0518 + 0.1502 = + 0.0984





Des effets marginaux très importants en valeurs absolues dénotent une forte sensibilité des

choix à la modification des caractéristiques individuelles 70

Le Logit Conditionnel

Jusqu ’ici on a admis

• que les valeurs prises par les variables explicatives ne sont pas influencées

par la nature du choix : quelle que soit la modalité choisie, les valeurs prises

par les différentes variables explicatives sont les mêmes

• que les probabilités attachées aux différentes modalités ne diffèrent donc

les unes des autres que par le fait qu ’à chaque modalité est attaché un jeu

spécifique de coefficients (l ’individu ne pondère pas les variables

explicatives de la même façon selon qu ’il envisage de porter son choix sur

m ou sur m ’)



Or, justement, il peut arriver que les valeurs des variables

explicatives soient influencées par la nature du choix : on utilise

alors un modèle Logit Conditionnel





71

Exemple : choix d ’un mode de transport en fonction :





• du temps de transport Z1im

Les valeurs prises par ces

induit par le choix m variables explicatives

• du coût du transport Z2im changent en fonction du

choix qui est fait

induit par le choix m





Dans un tel contexte on considère que les coefficients attachés aux

variables Zjim sont les mêmes non seulement d ’un individu à

l ’autre mais aussi d ’une modalité à l ’autre :



Zim0 b

exp

Prob {Yi = m0} = M

 exp Zimb

m0 72

Interprétation des coefficients

Zim0 b

exp

Prob {Yi = m0} = M

 exp Zimb

m0









Z b b Z ...b Z

Pr ob(Yi  j) exp i j exp 1 1i j K Ki j



 Zi h b

 b Z ...bK ZK i h

Pr ob(Yi  h) exp exp 1 1i h



b1 (Z1i j  Z1i h )...bK (ZK i j ZK i h )

 exp

Si le coefficient associé au coût du transport est négatif, tout

accroissement du différentiel de coût entre la voiture (choix j) et la

marche à pied (choix h) contribue à réduire la probabilité de choisir

la voiture par rapport à la probabilité de choisir la marche à pied.73

Intérêt de cette modélisation





Puisque les coefficients sont les mêmes dans les différentes

options, cette modélisation autorise le calcul de la probabilité

d ’une option virtuelle.

Par exemple, même si les individus de l ’échantillon ne peuvent

encore bénéficier des services que leur rendrait la mise en place

d ’un métro urbain, rien ne s ’oppose à ce qu ’on puisse calculer,

pour un individu donné, la probabilité qu ’il choisisse ce mode

de transport si, par ailleurs, on est capable d ’en évaluer, pour

l ’individu étudié, le coût et le temps de transport induits.









74

Effets marginaux et élasticités



Munis des estimations des différents coefficients il est possible de calculer les

variations marginales et les élasticités des probabilités par rapport aux différentes

variables explicatives. On les apprécie généralement au point « moyen ».



Si P0 est la probabilité pour l ’individu moyen de choisir l ’option 0 :



b1 Z10 ...bK ZK 0

exp

P0 = M

b1 Z1m ...bK ZK m

 exp

m 0



l ’effet marginal sur P0 suscité par une variation unitaire de la variable Zk par

rapport à son niveau moyen dans l ’option m est :



b1 Z10 ...bK ZK 0 b1 Z1m ...bK ZK m

P0 exp  bk exp

= = - bk P0 . Pm si m  0

Zk m 

2

b1 Z1m ...bK ZK m 

M

  exp

 



 m 0  75

L ’effet marginal sur P0 suscité par une variation unitaire de la variable Zk par

rapport à son niveau moyen dans la même option 0 est :







 

M 2

b1 Z10 ...bK ZK 0 b1 Z1m ...bK ZK m b1 Z10 ...bK ZK 0

P0

bk exp  exp  bk exp

m 0

=

Zk 0  M

2

b1 Z1m ...bK ZK m 

  exp

 



 m 0 



= bk P0 - bk P02 = bk P0 (1 – P0)





Les élasticités se déduisent aisément des expressions des effets

marginaux :

e(P0 | Zk m ) = - bk Zk m Pm si m  0



e(P0 | Zk 0 ) = - bk Zk 0 (1 – P0) 76

Application

 GENR_COND_LOGIT.PRG pour la création de l’échantillon



 COND_LOGIT.LPJ : fichier de données LIMDEP



On se propose d’expliquer les choix d’un mode de transport pour un échantillon de 100 individus

pour chacun desquels on connaît, selon le mode de transport choisi, le temps de transport et le

coût attaché à celui-ci. Les données et les choix ont été simulés selon le protocole suivant :



1/ pour chaque individu on a déterminé aléatoirement la distance qui le sépare de son lieu de

travail



2/ on a déterminé la durée (variable TEMPS) et le coût (variable COUT) du transport pour chaque

mode m de locomotion en supposant que :



Y = 0 (à pied) Y = 1 (en bus) Y = 2 (en voiture)



Coût du transport 0 100 + 20 distance 1000 + 200 distance



Durée du transport 10000 distance 100 distance 10 distance



3/ on suppose que les fonctions d’utilité sont du type :



1

U(coûtim, tempsim) = + eim

cout i m  tempsi m 77

Le tableau ci-dessous présente, pour les dix premiers individus de cet échantillon, les

coûts, les temps de transport, les utilités retirées dans les différentes options et, bien sûr,

l’option retenue sur la base d’un critère d’utilité maximale :





obs COUT0 COUT1 COUT2 TEMPS0 TEMPS1 TEMPS2 U0 U1 U2 Y

1 0 26 52 2600 260 26 -1.731317 1.586430 -0.175908 1

2 0 76 152 7600 760 76 0.311701 -0.258581 0.054138 0

3 0 64 128 6400 640 64 -0.163660 0.442223 1.057653 2

4 0 76 152 7600 760 76 0.427706 -1.334478 -0.655309 0

5 0 77 154 7700 770 77 -1.434128 0.272761 2.296244 2

6 0 99 198 9900 990 99 0.730043 -0.258948 0.233231 0

7 0 21 42 2100 210 21 -1.008349 0.195695 1.582569 2

8 0 99 198 9900 990 99 0.362191 -0.289380 -0.344859 0

9 0 92 184 9200 920 92 -1.053074 -2.716874 1.731221 2

10 0 59 118 5900 590 59 -0.260208 -0.845107 0.084723 2









78

On veut :

. estimer les coefficients du modèle

. apprécier le pouvoir “ prédictif ” du modèle

. calculer l’élasticité (évaluée au point moyen) de la probabilité

de l’option m par rapport à la durée et au coût du transport.





Les copies d ’écran qui suivent permettent de configurer

LIMDEP en vue de réaliser ces tâches.







79

80

81

82

I - Estimation du modèle et qualité d ’ensemble

+---------------------------------------------+

| Conditional logit model for choices only |

| Maximum Likelihood Estimates |

| Dependent variable Choice |

| Weighting variable ONE |

| Number of observations 100 |

| Iterations completed 5 |

| Log likelihood function -94.52016 |

| Log-L for Choice model = -94.5202 |

| R2=1-LogL/LogL* Log-L fncn R-sqrd RsqAdj |

| No coefficients -109.8612 .13964 .12208 |

| Constants only -98.6473 .04184 .02228 |

| Chi-squared[ 2] = 8.25437 |

| Significance for chi-squared = .98387 |

| Response data are given as ind. choice. |

| Number of obs.= 100, skipped 0 bad obs. |

+---------------------------------------------+

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

|Variable | Coefficient | Standard Error |b/St.Er.|P[|Z|>z] | Mean of X|

+---------+--------------+----------------+--------+---------+----------+

TEMPS -.4934090345E-04 .22631555E-03 -.218 .8274

COUT -.1369003020E-01 .11358389E-01 -1.205 .2281

A_0 -1.875423395 .53369196 -3.514 .0004

A_1 -1.827655204 .57101679 -3.201 .0014









Ui 0 = - 1.87 – 0.00049 TEMPSi0 – 0.0137 COUTi0

Ui1 = - 1.827 – 0.00049 TEMPSi1 – 0.0137 COUTi1

Ui2 = – 0.00049 TEMPSi2 – 0.0137 COUTi2 83

Le coefficient négatif associé à la variable COUT signifie que si

le différentiel de coût qui sépare par exemple les deux modes de

transport “ VOITURE ” et “ BUS ” se creuse, l’individu a

tendance à délaisser le moyen de transport le plus onéreux pour

privilégier le moins coûteux. Le coefficient a donc le signe

attendu.









84

II - Statistiques descriptives

+-------------------------------------------------------------------------+

: Descriptive Statistics for Alternative 0 :

| Utility Function | | 28.0 observs. |

| Coefficient | All 100.0 obs.|that chose 0 |

| Name Value Variable : Mean Std. Dev.|Mean Std. Dev. |

| ------------------- -------- | -------------------+------------------- |

| TEMPS .0000 TEMPS | 5094.000 3044.014| 6292.857 3056.860 |

| COUT -.0137 COUT | .000 .000| .000 .000 |

| A_0 -1.8754 ONE | 1.000 .000| 1.000 .000 |

+-------------------------------------------------------------------------+

+-------------------------------------------------------------------------+

: Descriptive Statistics for Alternative 1 :

| Utility Function | | 17.0 observs. |

| Coefficient | All 100.0 obs.|that chose 1 |

| Name Value Variable : Mean Std. Dev.|Mean Std. Dev. |

| ------------------- -------- | -------------------+------------------- |

| TEMPS .0000 TEMPS | 509.400 304.401| 551.765 302.412 |

| COUT -.0137 COUT | 50.940 30.440| 55.176 30.241 |

| A_1 -1.8277 ONE | 1.000 .000| 1.000 .000 |

+-------------------------------------------------------------------------+

+-------------------------------------------------------------------------+

: Descriptive Statistics for Alternative 2 :

| Utility Function | | 55.0 observs. |

| Coefficient | All 100.0 obs.|that chose 2 |

| Name Value Variable : Mean Std. Dev.|Mean Std. Dev. |

| ------------------- -------- | -------------------+------------------- |

| TEMPS .0000 TEMPS | 50.940 30.440| 43.527 28.713 |



| COUT -.0137 COUT | 101.880 60.880| 87.055 57.426 |

+-------------------------------------------------------------------------+

85

III - Prévisions et réalisations des choix



PREDICTED PROBABILITIES (* marks actual, + marks prediction.)

Indiv 0 1 2

1 .1832 .1511* .6658 +

2 .3704* .1924 .4372 +

3 .3199 .1856 .4945*+

4 .3704* .1924 .4372 +

5 .3747 .1928 .4325*+

6 .4709*+ .1977 .3313

7 .1686 .1456 .6858*+

8 .4709*+ .1977 .3313

9 .4402 + .1972 .3626*

10 .2996 .1821 .5183*+

11 .1862 .1521 .6617*+

12 .1576 .1412 .7012*+

13 .1658 .1445 .6897*+

14 .2838 .1790 .5372*+

15 .1522 .1390 .7087*+

16 .3199 .1856 .4945*+

17 .1986 .1564 .6450*+

18 .3964 .1948* .4088 +

19 .3406 .1887* .4706 +

20 .3199 .1856 .4945*+

21 .2319 .1665 .6016*+

22 .3533 .1904 .4563*+

86

IV - Les élasticités

+-----------------------------------------------------------------+

| Elasticity Computed at sample means. |

| Attribute is COUT in choice 0 |

| Effects on probabilities of all choices in the model: |

| * indicates direct Elasticity effect of the attribute. |

| Decomposition of Effect Total |

| Trunk Limb Branch Choice Effect|

| Trunk=Trunk{1} |

| Limb=Lmb[1:1] |

| Branch=B(1:1,1) |

| * Choice=0 .000 .000 .000 .000 .000 |

| Choice=1 .000 .000 .000 .000 .000 |

| Choice=2 .000 .000 .000 .000 .000 |

+-----------------------------------------------------------------+

+-----------------------------------------------------------------+

| Elasticity Computed at sample means. |

| Attribute is COUT in choice 1 |

| Effects on probabilities of all choices in the model: |

| * indicates direct Elasticity effect of the attribute. |

| Decomposition of Effect Total |

| Trunk Limb Branch Choice Effect|

| Trunk=Trunk{1} |

| Limb=Lmb[1:1] |

| Branch=B(1:1,1) | Une modification de + 1 % du coût

| Choice=0 .000 .000 .000 .119 .119 | supporté, en moyenne, quand on

| * Choice=1 .000 .000 .000 -.579 -.579 |

| Choice=2 .000 .000 .000 .119 .119 | choisit de se déplacer en voiture

+-----------------------------------------------------------------+ induit

+-----------------------------------------------------------------+

| Elasticity Computed at sample means. | . un accroissement de + 0.767 % de

| Attribute is COUT in choice 2 |

| Effects on probabilities of all choices in the model: | la probabilité de choisir la marche à

| * indicates direct Elasticity effect of the attribute. | pied

| Decomposition of Effect Total |

| Trunk Limb Branch Choice Effect| . un accroissement de + 0.767 % de

| Trunk=Trunk{1} |

| Limb=Lmb[1:1] | la probabilité de choisir le bus

| Branch=B(1:1,1) |

| Choice=0 .000 .000 .000 .767 .767 | . une diminution de 0.628 % de la

| Choice=1 .000 .000 .000 .767 .767 |

87

probabilité de choisir la voiture

| * Choice=2 .000 .000 .000 -.628 -.628 |

+-----------------------------------------------------------------+ personnelle

Choix qualitatifs et données de panel





Le contexte :

• un échantillon constitué de :

• observations dans l ’espace

N

T

• observations dans le temps

• une variable expliquée qui ne peut prendre qu ’un

nombre très limité de valeurs (généralement 0 ou 1)









88

La plupart des modèles estimés sur données de panel peuvent

être spécifiés sous une forme très générale :

Yit = ai + b Xit + eit

où, selon les cas, le terme ai peut avoir un statut

• de constante spécifique à l ’individu i : modèle à effets

fixes

• d ’erreur spécifique aléatoire : modèle à composantes

d ’erreur (ou à effets aléatoires)







89

Modèles à effets fixes





Pour l ’estimation des coefficients de ce modèle on peut

utiliser

• soit l ’estimateur LSDV

• soit l ’estimateur WITHIN









90

Effets fixes : estimateur LSDV



L’estimateur LSDV (least square dummy variables) qui est l’estimateur des MCO pour le

modèle ainsi spécifié :

 a1 

a 

Y=Xb+ D 2  +e

 

 

a N 

 



 Y11   X1,11 X K,11 

   

   

 Y1T   X1,1T X K,1T 

   

avec Y =   de dimension NT  1 et X =   de dimension NT  K

 YN1   X1,N1 X K,N1 

   

   

Y  X X K,NT 

 NT 

   1,NT

 









i T 0 0

0 iT 0

D   = [d1, d2, ..., dN] de dimension NT  N

 

 

0

 0 iT 





et b de dimension K  1

91

Effets fixes : estimateur WITHIN



C’est l’estimateur des MCO appliqué au modèle exprimé en différences par rapport aux

moyennes individuelles. En partant du modèle séminal :

/1/ Yit = ai + b1 X1it+ b2 X2it + ... + bK XKit + eit

on peut écrire que :

/2/ Y io  ai + b1X 1 io + ... + bK

X K io



où Y io est la moyenne dans le temps des valeurs prises par la variable Y pour l’individu i

(moyenne individuelle) et X k io la moyenne individuelle de la variable Xk.

En faisant la différence entre les équations /1/ et /2/ on voit qu’il est possible d’obtenir une

estimation des coefficients bk sans qu’il soit pour autant nécessaire de sacrifier à celle des

constantes spécifiques.







92

Effets aléatoires





Yit = a + b Xit + ui + eit

avec : ui ~ IID(0, u) d’une part

E(uj Xit) = 0 quels que soient i, j et t d’autre part





Si la condition d ’orthogonalité des X par rapport aux erreurs

spécifiques n ’est pas respectée (ce que permet d ’établir un test

d ’Hausman) on doit privilégier un estimateur WITHIN. Si la

condition d ’orthogonalité est respectée, on utilise avec profit

l ’estimateur des MCQG ( SWAMY ARORA).







93

Difficultés spécifiques à l ’estimation des modèles logit dans

un contexte de données de panel





On suppose désormais que le modèle étudié peut être ainsi

spécifié :

Yit = 1 si Yit* = ai + b Xit + eit > 0

Yit = 0 si Yit* = ai + b Xit + eit - ai - b Xit }



Prob{Yit = 1} = Prob{eit chi2 = 0.0000



------------------------------------------------------------------------------

y | Coef. Std. Err. z P>|z| [95% Conf. Interval]

-------------+----------------------------------------------------------------

var1 | -.1523963 .0498719 -3.06 0.002 -.2501434 -.0546491

var2 | 1.108242 .2339051 4.74 0.000 .6497965 1.566688

var3 | 2.993287 .3598706 8.32 0.000 2.287954 3.698621

------------------------------------------------------------------------------









99


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