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Carrera de Ciencias Políticas
VI Semestre
Asignatura de Teoría del Estado
Apunte de clases
ESQUEMAS
PARA UN ESTUDIO HISTORICO
DE LAS TEORIAS DEL ESTADO
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Manuel Luis Rodríguez U.
PRESENTACION
Este material de estudio complementario para la asignatura de Teoría del Estado en la carrera de Ciencias Políticas de la Universidad
ARCIS, tiene por propósito ilustrar los aspectos históricos y de contexto socio-económico y político en el desarrollo de la idea de Estado, a
través de sus diversas épocas y sintetizar los principales conceptos de cada escuela de pensamiento que se ha ocupado de este tópico.
Como se puede apreciar, el tópico del Estado y de la teoría del Estado, constituye uno de los tópicos transversales más recurrentes en la
historia de la teoría política.
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Período Contexto histórico Escuela teórica Autores Conceptos fundamentales
Les fondements de la Les grecs vont découvrir très tôt les
pensée politique multiples formes par lesquelles le
grecque. pouvoir s'exerce, cette multiplicité révèle
Les premieres également le rôle central de la notion de
théories de l‟Etat. pouvoir sur laquelle nous reviendrons
souvent dans ce dossier. Le mot de
politique vient du grec polis (cité), et c'est
bien dans les cités que la philosophie
politique est née. Plus précisément au
Ve siècle av. J.-C, dans une époque de
crise où la réflexion sur le régime idéal
est d'une brûlante actualité. Ce sont les
grecs qui, les premiers, ont tenté une
réflexion pour comprendre et pour
améliorer les cadres politiques de leur
existence collective se déroulant dans les
cadres de la Polis.
Si, avec les sophistes, on ne s'intéressait
pas au bon ou mauvais usage de ce
pouvoir, c'était avant tout la lutte pour
le pouvoir qui retenait l'attention:
chacun désire les avantages que l'on
retire de son exercice (richesse,
considération...). Avec les sophistes le
pouvoir est en quelque sorte désacralisé
dans la mesure où il est l'objet d'une
conquête en vue d'autres fins, ce que l'on
enseigne ce n'est pas comment bien
exercer le pouvoir, mais la technique
pour accéder au pouvoir. C'est avec
Socrate que la véritable philosophie
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politique est fondée, celui-ci se demande
si la simple volonté de conquérir le
pouvoir en vue de la satisfaction de
désirs qui s‟observent aussi chez
l‟animal définit un but à l‟action
politique ? La réponse étant qu'elle en
est parfaitement incapable. Pourquoi ?
Car les désirs des individus sont par
essence en conflit entre eux et ne
peuvent donc concourir à la réussite de
la cité, ils ne peuvent au contraire que
mener à la destruction de l'unité. Or le
bien de l‟État, le seul vrai bien, est son
unité même. Ce bien sera atteint que si
ceux qui détiennent le pouvoir sont
raisonnables, c'est-à-dire s'ils placent
l'intérêt général au dessus des divers
intérêts personnels en faisant, au besoin,
appel à la force de la loi commune. Quel
est le moyen de parvenir a une telle
union ? Pour Socrate, c'est d'abord au
travers d'une discussion toujours ouverte
qui élimine les présupposés dogmatiques
des interlocuteurs, c'est précisément ce
faux savoir que Socrate d'attache à
démonter lorsqu'il interroge les passants
sur le forum. Cette dialectique, art
universel de la discussion, que Socrate
met en place sera-t-elle suffisante ?
Platon et Aristote se tourneront vers une
question plus spécifique de la
philosophie politique, celle de la
définition du "vrai" État. J.-J Chevallier
écrit "Une association morale pour vivre
en commun selon le bien et pour le bien:
c'est de cette façon que les penseurs
concevaient la Cité".
Si les cités grecques n'avaient pas une
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taille comparable à nos métropoles
modernes, il n'en reste pas moins que les
mêmes passions humaines s'y
déployaient : la dissension des intérêts
individuels et communs devant être
dépassée pour composer une société
pacifique. Comme Socrate, Platon et
Aristote pensent que l'unité du corps
politique est l'exigence première et que
l'État vrai est caractérisé par l‟absence
de conflits conduisant à l‟emploi de la
violence. Mais la question dépasse alors
le simple cadre de la dialectique
socratique, bien que celle-ci soit
reconnue comme une méthode
indispensable pour la découverte du bon
pouvoir politique et de la critique des
États existants, la question qui se pose
est désormais celle de trouver la bonne
constitution. D'abord qu'est-ce que la
constitution ? Ce n'est pas seulement le
règlement juridique de l‟exercice du
pouvoir, c'est quelque chose qui
concerne la totalité de la vie des
citoyens, elle doit s'appliquer à la
morale, à la religion, à l'art... C'est dans
la cité que le citoyen existe, hors d'elle il
n'est rien. C'est par ses membres que
l'État est, c'est par la loi qu'il les éduque
et c'est sur cette éducation que repose
son existence. La politique est à la fois
un art et une science, mais elle reste par
excellence l'affaire du législateur. La
Constitution (politéia) conduira très tôt à
la distinction entre monarchie,
aristocratie et démocratie; et depuis
Homère, la nature de leurs mérites
respectifs divisa les esprits. La
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démocratie (du grec demos, peuple, et
cratein, gouverner) est née à Athènes,
elle avait comme vertu d'assurer l'égalité
des citoyens devant la loi (isonomie).
Ainsi Hérodote (484-420 av.J.-C)
compare les mérites respectifs de la
démocratie, de l'oligarchie et de la
monarchie par le biais d'un dialogue
entre trois nobles Perses (Histoires, livre
III). La science politique s'est construite
autour des notions de politéia et de nomoi
(lois) avec comme premier problème
celui du meilleur régime (Hérodote est
ainsi opposé à la tyrannie à cause de son
caractère arbitraire et cruel, et à la
démocratie à cause de l'ignorance des
masses; sa préférence va à la monarchie.
Il introduit un terme capital, celui
d'hybris, démesure, comme source du
mal politique, quel que soit le régime,
nous étudierons plus avant la notion
d'hybris dans des pages ultérieures).
Le débat entre Socrate et les sophistes
posa les premières questions de
philosophie politique: Ne vaut-il pas
mieux que le pouvoir soit exercé parmi
un petit nombre choisi parmi les
meilleurs ? Mais comment les choisir ?
Par la force, par la naissance ou par le
mérite de la vertu ? La loi est-elle une
simple convention sociale ou bien y a-t-
il des lois naturelles qui définissent le
bien et le juste en soi ? C'est donc avec la
réaction socratique à l'utilitarisme et au
positivisme sophistes que se fonde
véritablement la philosophie politique.
Constatant que les certitudes les plus
généralement acceptées se
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contredisaient les unes les autres,
Socrate souligna la nécessité de dépasser
la sphère des opinions pour s'acheminer
vers une véritable connaissance. Ainsi,
comme un même étalon vaut pour
toutes les mesures, un même concept
(par exemple la justice), doit valoir pour
tous, dans tous les cas, pour tout
jugement de valeur.
Un dernier mot sur les sophistes
Nous avons vu que les sophistes furent
les premiers à poser le problème
politique en des termes nouveaux.
Lorsque Périclès prit la décision de
rétribuer les charges publiques, il a
permis à tous les citoyens, quelque
soient leur origine, leur fortune,
d'exercer les plus hautes magistratures,
par voie de tirage au sort. Cela
impliquait que les élus devaient être
capables de s'exprimer devant les
Assemblées. Les sophistes entrent en
scène.
Habituellement on distingue les anciens
sophistes, dits de la première génération,
de sophistes plus radicaux, ultérieurs.
Parmi ces anciens sophistes figurent
Protagoras d'Abdère, Gorgias de
Léontium, Prodicos de Céos et Hippias
d'Elis. Experts de la rhétorique, maîtres
de la manipulation de la dialectique, ils
prétendaient pouvoir faire triompher
toute opinion (pour plus de détails voir
Qu'est-ce que le sophisme ?). Dans le
domaine politique leur doctrine n'avait
rien de subversif, par exemple, la parole
célèbre de Protagoras "L'homme est la
mesure de toute chose" ne signifie pas
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un subjectivisme radical des valeurs,
mais, selon les mots de Chevallier, "il
met l'accent sur la nécessité vitale pour
les hommes assemblés, de posséder l'art
politique, c'est-à-dire celui de vivre dans
les Cités, art qui suppose le double
sentiment du droit et de l'honneur". Les
sophistes classiques voyaient dans le
bon sens et le débat le moyen de fonder
des lois raisonnables. Les sophistes de la
génération ultérieure sont plus
subversifs. Parmi eux on compte
Antiphon, Alcidamas, Thrasymaque et
Calliclès. Pour Calliclès et
Thrasymaque, la cité est une invention
artificielle destinée à permettre aux
faibles d'usurper le pouvoir à ceux qui
sont dotés d'une supériorité naturelle.
Pour Antiphon et Alcidamas, la cité et
les lois n'ont d'autre fin que la garantie
mutuelle des droits par une sorte de
contrat destiné à assurer la sécurité des
citoyens. La doctrine de Thasymaque
est exposée par Platon dans La
République : La justice véritable n'est
rien d'autre que l'avantage du plus fort.
Il ne saurait y avoir de Justice ou de
Bien en soi; les lois sont contraires à la
nature, elles sont le fait des faibles qui
veulent faire peur aux hommes plus
forts qu'eux et qui peuvent leur être
supérieurs. Ce qui est au coeur de
l'argumentation sophiste, c'est
l'opposition de la loi et de la nature.
Pour Platon, cette nature opposée à la
loi n'est pas le déchaînement de la force
et des passions des sophistes, la nature
de l'homme est dans la vie raisonnable
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conforme à la Justice et au Bien, encore
faut-il connaître l'essence de ce Bien et
de cette Justice. Nous verrons cela en
étudiant la philosophie politique de
Platon (le traumatisme de la
condamnation à mort de Socrate ayant
poussé Platon à explorer de façon
systématique les conditions de
possibilité d'une cité où serait
impensable cette mort institutionnelle
du juste innocent).
Antigüedad Hélade. Un conjunto de Polis griega. Heródoto – Heródoto formula una clasificación de
greco-latina ciudades-estados celosos Tucídides (465-395 los regímenes políticos que va a devenir
guardianes de su AnE.) clásica: el mando de uno solo o
independencia, de su monarquía, el gobierno de unos pocos u
expansión colonial, de sus oligarquía, y el gobierno de la mayoría o
culturas locales, que tiende a democracia.
organizar su poder sobre Tucídides, por su parte, en su Historia de
bases particulares y la Guerra del Peloponeso, respondiendo a
exclusivas. La polis –la la experiencia de Perícles afirma que la
forma histórica griega de democracia es el mejor de los regímenes
Estado- no es la obra de una politicos por cuanto garantiza la
creación súbita sino el isonomia y asegura las libertades
resultado de un largo proceso privadas, exigiendo una constante
político que se inicia en los atención de todos los ciudadanos.
tiempos homéricos. El La democracia subsiste en la medida
Estado, en la forma de polis, que sus dirigentes no cesan de calcular y
surge en el momento en que de reflexionar acerca de sus decisiones.
se constituye una clase Se trata de un régimen de libertad –
dominante, los propietarios siempre según Tucídides- que conduce
de la tierra quienes asumen la hacia grandes empresas, pero ella se
condición de única clase hunde cuando los grandes proyectos no
políticamente válida. son conducidos por el principio de la
La polis es en esencia, una sabiduría (nous), del intelecto calculador
ciudad y sus alrededores que no solamente elabora estrategias de
rurales inmediatos, que se da prudencia, sino también apunta a no
sus propias instituciones y favorecer ninguno de los grupos que
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autoridades de gobierno, en el constituyen la sociedad.
contexto de un exclusivismo
local: una ciudad-Estado
dotada de autonomía política
e independencia externa.
En las condiciones objetivas de la
sociedad antigua (Egipto, Mesopotamia,
Grecia, Roma), el Estado, como forma
históricamente determinada de
organización del poder político, es una
estructura absolutista y fuertemente
jerarquizada de carácter esclavista. El
poder político reside en una clase
económicamente hegemónica en tanto
propietaria de la fuerza de trabajo
fundamental, los esclavos. La
organización estatal encuentra su
fundamento en una sociedad esclavista,
en la que una ínfima minoría de
propietarios constituyen el único
segmento de individuos dotados de
atribuciones y facultades políticas.
El desarrollo de la Realismo político. Aristoteles. (384-322 Aristóteles concibe la Política como la
democracia ateniense. La AnE) noble y razonable práctica de los más
ciudad griega o polis, ha sido buenos y de los más expertos, un
concebida como el lugar gobierno de los filósofos.
natural de la sociabilidad El hombre es un animal político -zoon
humana. En Atenas, a partir politikon- que se realiza en la polis, una
de las reformas de Solón y de organización que se funda no en la
Dracon, los legisladores fuerza bruta, ni en los intereses
atenienses (nomothetes) pasajeros, ni en las prescripciones de los
alrededor del año 600 Ane., dioses, sino en la razón que permite al
se establecen las normas y ser humano actuar en el marco de la
principios que ordenarán una virtud.
suerte de constitución, que El Estado llega a ser la expresión ideal y
establece los enunciados y real de las mejores cualidades de los
normas comunes, la mejores sujetos.
participación de cada Aristóteles está convencido de la
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individuo en la defensa de la excelencia de la filosofía: pero, en
ciudad y la gestión de los cuanto portador de la tradición cívica
asuntos comunes, griega y ateniense, considera que nunca
comprometiendo a la el poder debe ser atribuído de un modo
colectividad en el respeto a definitivo y sín límites, a una sola parte
las decisiones públicas. Se del cuerpo social, de donde se desprende
establecen gradualmente que tiene una visión compartida y
instituciones sociales y tripartita del poder y del Estado, una
políticas que permiten la interpretación teórica y “avant-la-lettre”
expansión de Atenas, del equilibrio de poderes al interior del
abriendo así su época clásica, Estado. Se trata, en última instancia de
pero preludiando también las evitar todo riesgo de servidumbre de
invasiones persas y el imperio algún sector social respecto de los
de Alejandro. demás, aun cuando justifique la
esclavitud.
El desarrollo de la Idealismo Platon (427-347 En su obra política más importante “La
democracia ateniense. La aristocrático. AnE) República”, Platón propone y estructura
originalidad política griega un tipo ideal de Estado dividiendo la
consiste, entre otras población en tres clases sociales según la
dimensiones, que fue capaz actividad y rol que cada una de ellas
de concebir la ley como debe desempeñar dentro de la
principio de la organización organización política, a saber, la de los
política y social entendida gobernantes, la de los guerreros y la de
como texto elaborado por los artesanos y labradores o campesinos.
uno o varios individuos Según Platón, para el perfecto
guiados por la reflexión, funcionamiento del Estado, entre cada
aceptada por quienes van a grupo debe existir una perfecta armonía,
tener que cumplirla y, por una verdadera sinergia, de manera tal
tanto, objeto de un respeto que su actuación reciproca e
que no excluye independiente sea un medio eficaz para
modificaciones lograr y asegurar la convivencia social y
minuciosamente controladas. el logro de la felicidad común de todos
Se supera así la noción los integrantes de la sociedad y el
oriental asiática de una Estado. Desde esta perspectiva, siempre
norma generalmente no los mejores hombres deben dirigir los
escrita y emanada de la sola destinos de la comunidad, tanto por sus
voluntad del déspota cualidades intelectuales como por
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virtudes morales, como la sabiduría, el
valor, la templanza y la justicia.
En lo referente a las formas o regímenes
de gobierno, Platón considera a la
aristocracia como la más apreciable,
colocando a la democracia en tercer
lugar después de la oligarquía y la
timocracia, forma intermedia entre ésta
y la aristocracia y en ultimo a la tiranía.
Platón afirma que la corrupción de la
aristocracia engendra a la timocracia, en
la que guerreros y gobernantes se
apropian de las tierras y las casas de los
artesanos y labradores, y trataran a
éstos, no ya como hombres libres y
amigos, sino como siervos, rompiendo
la armonía inicial. En esta visión crítica
de la acción política de los guerreros,
debe percibirse el rechazo de Platón al
gobierno de los militares, quienes deben
estar sometidos a los gobiernos civiles.
La persistencia de la corrupción política
convierte a la timocracia –según el
pensamiento platónico- en un régimen
de oligarquía que es la forma de
gobierno fundada sobre la riqueza,
donde los ricos gobiernan con
prescindencia de los pobres. Sin
embargo, para Platón, la democracia es
un régimen de libertad e igualdad, pero
siempre está sometido al riesgo del
desorden y la anarquía que fatalmente
conducen hacia la tiranía.
De este modo, el Estado platónico es
una organización política simple, cuya
finalidad última es el
Epoca Contexto histórico Escuela Autores Teoría del estado
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Antigüedad Platon (Version Dans la Politéia (La République) et
clásica. francaise) ensuite dans les Lois, Platon trace le
modèle de la cité idéale. Bien que ces
textes contiennent des problèmes
concrets, propres à l‟histoire grecque,
Platon ne fait pas la description d‟États
réels. Il présente plutôt ses réflexions sur
ce qu‟il tient pour le meilleur Etat
possible. En ce sens, ses écrits touchant
à la théorie politique relèvent donc de
l‟utopie. La théorie politique contenue
dans la Politéia pose que: La naissance
de la chose politique ne provient pas
d‟un instinct poussant l‟homme à la
création d‟un Etat mais de la faiblesse
de l‟individu. N‟étant capable de réaliser
à partir de soi-même que des actions
limitées, il doit s‟associer aux autres.
Ainsi la communauté est fondée sur une
division du travail. Une caractéristique
essentielle de sa théorie de l‟Etat est
l‟analogie constante qu‟il établit avec
l‟individu, et plus précisément encore,
entre les classes sociales et les fonctions
de l‟âme. Selon Platon, l‟âme est divisée
en 3 parties, l‟Etat lui aussi est divisé en
3 ordres. L‟injustice est la cause du
malheur des hommes et des cités; au
niveau de l'individu, elle est due à un
dérèglement dans l'âme ; au niveau de la
Cité, elle est la conséquence d'une
mauvaise constitution politique. La
tâche que le philosophe s'assigne, c'est
de trouver les germes de l'injustice, dans
l'espoir d'indiquer aux hommes le
moyen de l'extirper de leur âme. Mais
voilà, si les effets de l'injustice en
l'homme sont bien visibles, il est bien
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difficile de lire dans l'âme afin de voir
quel désordre en est la cause. Au
contraire, il est aisé de déterminer les
causes du désordre social. Or, comme
Platon établit une analogie entre
l'homme et la Cité, et estime que celle-ci
présente une sorte d'image agrandie de
l'âme de celui-là, il conviendra, pour
déceler les causes de l'injustice, de porter
son regard sur la Cité. La réflexion
morale de Platon sera donc avant tout
une réflexion politique : « Nous
examinerons d'abord quelle est la nature
de la justice dans les Etats ; ensuite nous
l'étudierons dans l'individu, en tâchant
de retrouver la ressemblance de la
grande dans les traits de la petite »
(République, 11, 368 c-d).
Tripartition de la Cité
La tripartition des fonctions dans la cité
naît de l‟incapacité où se trouve
l'individu de se suffire à lui-même, de
satisfaire à des besoins fondamentaux
comme ceux de la nourriture, de
l'habitat ou des vêtements : «Ne faut-il
pas que l'un soit cultivateur, l'autre
maçon, un autre encore tisserand ?» (370
d). La division du travail est donc au
principe même de la justice dans la cité.
Socrate décrit un État dont les activités
se multiplient, dont la vie économique
devient plus complexe avec la monnaie,
les échanges de cité à cité. Les besoins
superflus s'ajoutent aux besoins les plus
nécessaires. Mais une cité qui est
animée du désir insatiable de posséder,
de s'agrandir, de s'enrichir est une cité
qui fait la guerre. Apparaît alors une
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deuxième fonction, celle des guerriers.
Car il ne suffit pas de prendre un
bouclier et une arme pour être un bon
soldat. La guerre est un métier qui exige
des dispositions et des compétences,
comme celui de cordonnier. Mais, au
fur et à mesure que sont déterminées les
qualités propres aux défenseurs de la
cité, apparaît la nécessité de distinguer
une troisième fonction, celle des chefs,
des magistrats (archontes) qui seront à
proprement parler les gardiens de la cité.
« Ce qui est véritablement le plus exact n'est-
ce pas de dénommer gardiens accomplis ceux
qui défendent la cité contre les ennemis du
dehors et contre les amis du dedans,
empêchant les uns de vouloir nuire et les
autres de pouvoir nuire ? Quant aux jeunes
gens appelés tout à l'heure gardiens, ne
seront-ils pas les auxiliaires, les exécutants
des décisions des magistrats ? » (11, 414 b).
Récapitulons:
I- l‟ordre dominant : seuls les sages sont
aptes à chercher la juste manière dont
tous les citoyens doivent conduire leur
vie. A partir de là, Platon exige que ce
soient les philosophes qui soient placés à
la tête de l‟Etat (l‟ordre des sages, qui
correspond à la partie intelligible de
l'âme, ou raison). Ils sont tout en haut
de l'échelle sociale, ce sont les esprits
doués : les « caractères d'or » selon les
mots de Socrate. C'est la classe des «
gardiens », dont le rôle est d'appliquer et
de faire observer les lois de la cité
établies sur le modèle de l'ordre divin.
Leur vertu est celle qui convient à ceux
en qui la raison exerce un pouvoir
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absolu sur les passions inférieures : c'est
la sagesse. Sans aucun doute, les
philosophes constitueront le plus gros
effectif au sein de cette classe.
II- l‟ordre des gardiens ils veillent à la
défense de I‟Etat à l‟intérieur et à
l‟extérieur (l‟ordre des guerriers, qui
correspond à la partie sensible de l‟âme,
ou courage). Ils se situent sur le plan de
l'excellence, ils sont ceux qui ont la
charge d'assurer la sécurité et l'unité de
l'Etat. Cette tâche revient à ceux qui
sont assez forts et courageux pour
défendre le corps social, jusqu'au
sacrifice de leur vie si cela s'avère
nécessaire. En préservant la cité de tout
ce qui peut la menacer - attaque
ennemie ou révolte civile -, c'est la
justice qu'ils préservent. Cette classe est
celle des « guerriers », dans laquelle
trouvent leur place « les caractères
d'argent ». Le courage est la vertu qu'il
leur convient de développer. Ils doivent,
entre eux, tout mettre en commun et ne
rien posséder en privé, car c'est la
prospérité de la cité qu'ils doivent
assurer et non la leur.
III- l‟ordre des autres citoyens, des
artisans, des commerçants et des
paysans qui doivent assurer
l‟approvisionnement de la communauté
(l‟ordre des producteurs, qui correspond
là encore à la partie sensible de l‟âme,
ou appétits). C'est donc au plus bas que
se trouvent ceux qui ont pour fonction
de produire les biens de première
nécessité. Il s'agit de la classe des «
artisans », des « enfants de la terre », pas
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ou peu aptes à la pratique des sciences
théoriques. Leur vertu s'accomplit par la
réalisation de leur tâche essentielle :
nourrir la cité entière. En s'y
conformant, ils accomplissent la vertu
qui leur est propre, la vertu de
tempérance. Socrate les appelait encore
« les caractères de bronze ».
Une fois les fonctions distribuées,
chacun devra garder la place qui lui aura
été assignée et s'efforcer de réaliser la
vertu propre de sa classe ; l'obéissance et
la tempérance pour les caractères de
bronze, le courage et l'honnêteté pour
les caractères d'argent, la sagesse et le
commandement pour les caractères d'or.
La cité, alors, sera juste.
L'éducation
Les « philosophes-rois » se distinguent
par des dons particuliers qui ont été
perfectionnés par une formation de 50
ans dans tous les domaines. En eux
doivent se trouver réunies la force et la
sagesse. Mais l‟éducation revêt une
signification particulière pour Platon, en
tant que fondement du corps politique
tout entier. Dans la mesure où aucune
limitation d‟ordre législatif ne borne la
puissance du souverain, le bien de I
„Etat repose entièrement sur la
connaissance qu‟il aura acquise grâce à
l‟éducation. L‟éducation prévoit:
- l‟éducation élémentaire par la
musique, la poésie, et la gymnastique
(jusqu‟à la 20e année)
- l‟éducation scientifique en
mathématique, astronomie, et science
de l‟harmonie (10 ans)
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- l‟initiation à la dialectique
(philosophie) (5 ans);
- l‟action pratique dans l‟Etat (15 ans)
- puis, après cela, le choix entre l‟accès
au pouvoir ou la vie contemplative.
Tout comme la vertu (arétè) de
l‟individu naît de la domination de la
raison, la vertu de l‟Etat naît de la
souveraineté de la philosophie, c‟est-à-
dire des philosophes-rois. L‟ordre
militaire correspond alors au courage
qui recèle en soi-même un idéal, la
bravoure. De manière analogue, c‟est la
modération qu‟il convient de prôner en
réaction à la convoitise qui règne dans
l‟ordre des producteurs. Pour l‟individu,
comme pour l‟Etat, la vertu de justice ne
consiste pas dans la réalisation d‟une
tâche particulière, mais dans l‟harmonie
qui naît de l‟exercice de la meilleure
activité: En ce sens, il s‟agit d‟un Etat
totalitaire qui tire son propre profil des
activités de tous ses citoyens. La
constitution de cet Etat est
aristocratique, c'est-à-dire qu‟elle repose
sur le gouvernement des meilleurs.
Communauté de biens
Au cours de la période de formation, de
nombreux examens affinent sans cesse
la sélection des individus, si bien que
c‟est un nombre très restreint qui accède
au rang des gouverneurs philosophes.
Dans la mesure où les deux ordres les
plus élevés doivent consacrer leur vie au
bien-être de l‟Etat, Platon veut exclure
dès le départ toute pensée égoïste en
instaurant une communauté des biens:
la propriété privée est interdite. Même
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les femmes et les enfants sont communs
à tous (On veut par là retirer à l‟ordre
militaire le désir de diriger ses forces
vers l‟intérieur du pays). De même, la
procréation des enfants est réglementée
par l‟Etat, dans le sens d‟une sélection
des meilleurs.
Type de gouvernement
Dès lors, ce sont les conditions de
possibilité de la Cité idéale (callipolis)
que Platon tente de définir. L‟un des
premiers constats du philosophe, c'est
que la justice résulte d'une certaine
harmonie dans l'organisation des parties
de la Cité que la démocratie semble
incapable de réaliser. Mais le constat est
le même pour les autres types de
régimes politiques, comme le montrent
les faits, puisque, depuis de longues
années, Athènes et d'autres cités
grecques offrent un spectacle de guerre
et de crises sociopolitiques permanentes.
Et Platon conclut que pas un des États
existants ne réalise le bon régime. Au
livre VIII de la République, il développe
précisément une critique des principales
constitutions politiques de son époque -
la timocratie: régime fondé sur
l'honneur; l'oligarchie: régime où les
gouvernants recherchent les richesses ;
la démocratie: régime où le pouvoir est
aux mains des citoyens ; la tyrannie:
régime d'un seul homme - et dénonce
finalement l'inquiétante évolution qui
dans la réalité, de régime en régime, fait
aboutir le régime timocratique au
régime tyrannique. Et il établit que, au
terme de ce processus, c'est la
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démocratie qui engendre la tyrannie.
D'après lui, l'excès de liberté, et
l'anarchie qui en découle, poussera vers
la fin du pouvoir.
Estado romano: la evolución Escuela jurídica Decemviros (450 El Estado romano inicial es una
de la República. La “res- romana. AnE.). Ley de las monarquía. Sus instituciones
pública” (la cosa pública) La estructura Doce Tablas. (Siglo fundamentales son el Rex o rey vitalicio,
constituye un logro histórico institucional del V AnE.) Bases del el Interrex o regente, el Senado o
y político específicamente Estado durante la Derecho romano. asamblea de ancianos patricios y los
romano, asociado a la crisis República descansa en comicios por curias.
de la monarquía con que se dos instituciones: el El Interrex propone al Senado el
inició Roma. Senado (entre 300 a nombramiento de un Rey quién, con el
El rechazo al gobierno de un 500 miembros) y los acuerdo de los dioses, reúne en su
solo monarca –la monarquía dos Cónsules elegidos persona tres calidades: la de Auspicium o
en Roma duró solo dos siglos, anualmente. En casos Sumo Sacerdote autoridad religiosa
del 753 al 510 AnE- conduce excepcionales se elegía suprema, la de Rex o monarca vitalicio,
a los romanos a idear por los cónsules a autoridad política absoluta, y la de
instituciones que garanticen el proposición del Senado Imperium o general en jefe de las
acceso de todos los un Dictator, hasta por legiones romanas, además de juez
ciudadanos (cives) a las 6 meses máximo. supremo, autoridad militar y judicial.
funciones públicas. Cónsules y dictadores
El Senado (Senatus Populusque poseían “imperium”,
Romanus), asamblea es decir, supremo
legislativa electiva entre los poder ejecutivo.
ciudadanos patricios, fue la Jerárquicamente
institución más característica dependientes del
de la República romana, Senado, existían
concentrando funciones además los Comicios
legislativas y judiciales. La Tribunados o
institución senatorial se asambleas que
acompaña con la de los nombraban a los
cónsules, el dictador y los Tribunos de la Plebe.
tribunos. A lo largo de la Los Cónsules a su vez,
República, el Senado nombraban al Pretor
aumentó su número de Urbanus (encargado de
integrantes y extendió sus administrar justicia), al
atribuciones. Censor de Costumbres
20
Desde el 450, fecha de e Impuestos, al Edil
dictación de las Doce Tablas, Curul (que vigilaba los
la plebe presiona mercados) y a los
sucesivamente para la Cuestores (quienes
obtención de nuevos derechos administraban el tesoro
políticos, los que se alcanzan o finanzas del Estado).
definitivamente hacia el 146
AnE. La república se
desarrolla políticamente con
la incorporación de la plebe,
mientras en el exterior Roma
lucha por conquistar la
peninsula italiana y se
enfrenta con Cartago en las
dos guerras púnicas para
obtener el dominio del
Mediterráneo occidental.
Al momento de la crisis final
(100 A.N.E.) Roma era en
realidad una “república
senatorial”.
Contexto histórico Escuela teórica. Autores Teoria del Estado
Escuela histórica Polibio (200-125 El pensamiento político y estatal de
romana. Polibio se AnE) Polibio es ampliamente tributario de la
sitúa en el contexto de tradición filosófica griega. Analiza la
la escuela histórica de expansión de Roma después del triunfo
Roma la que, a su vez, sobre Cartago y concluye que el sistema
es tributaria de los político romano constituye una
grandes filósofos adecuada síntesis y un equilibrio
griegos clásica. armónico de los tres regímenes.
Presenta a Roma como un sistema que
equilibra las ventajas de la monarquía –
aseguradas por la autoridad firme y
bienhechora de los Cónsules- de la
aristocracia, mediante la sabiduría y
prudencia del Senado y de la
democracia, garantizadas por las
disposiciones que tienen por fin el
21
respeto de los intereses y los derechos
del pueblo. Este equilibrio es
fundamental e imprescindible para
evitar la degeneración política y la
decadencia moral del sistema.
Marco Tulio Imperio Romano. La crisis política y
Cicerón. las guerras civiles de fines de la
Polibio (200-124 República (fines del siglo I AnE),
AnE.) derivan la forma del poder de los dos
Cónsules en Triunviratos y, a
continuación, en la figura de un
gobernante único (imperator). Augusto
termina de concentrar el poder, es decir,
la potestas administrativa, la auctoritas
moral y política y la jefatura suprema de
las legiones, el imperator.
Tácito Pragmatismo y fatalismo son los
acentos que Tácito enfatiza en su
discurso histórico. La potencia romana,
materializada en la figura cada vez más
divinizada y sacralizada del emperador,
se encuentra en su etapa ascendente,
mientras las fuerzas integradoras del
imperio tienen preeminencia sobre las
fuerzas disgregadoras.
Entre el último siglo antes de Estoicismo latino. Séneca (4 AnE.- 65 Se interroga –desde la perspectiva del
nuestra Era y el siglo I, que NE.) estoicismo- sobre el rol del individuo en
será el de Augusto, el imperio la sociedad política e instala el concepto
romano alcanza su zénit, de dignitas, que supone conformarse a la
desde el punto de vista de su virtud y a la aceptación del destino, a
capacidad militar y política de pesar de los avatares de la Historia.
expansión territorial. Frente a la estructura misma del poder
imperial, de su omnipotencia, su
sacralidad y el tipo singular de
legitimidad que se asocia al poder,
Séneca se interroga sobre los márgenes
de libertad del individuo.
22
La crisis final del Imperio Cristianismo primitivo. Agustín de Hipona En su obra La Ciudad de Dios, Agustín de
Romano en Occidente fue un (354-430) Hipona, resalta la existencia en el
proceso de larga duración. universo de dos dominios distintos pero
Desde el siglo I al siglo V de interrelacionados: el dominio terrenal,
nuestra era, la lenta que corresponde a los hombres, es decir
decadencia y disgregación del al poder político, y el dominio celestial,
imperio, va dando orígen a que corresponde a Dios, y en el que se
formas estatales o pre- sitúa el poder religioso como entidad
estatales en medio de un superior y predominante sobre el poder
proceso de feudalización político. Según esta concepción, propia
creciente de las relaciones de la primera etapa de la Edad Media,
sociales y económicas. La el Papa como autoridad suprema
Edad Media va a durar desde terrenal y representante de Dios, posee
el siglo V al siglo XV. un poder que es superior al poder
Dos son los rasgos esenciales político de los monarcas, quienes, en
de este período en Europa: la última instancia, deben su poder a Dios,
fragmentación de la autoridad fuente de todo poder.
política central y el Paradójicamente, esta tesis será
fortalecimiento del poder y la retomada en el siglo XVI por Martín
influencia de la iglesia Lutero.
católica.
En este prolongado período,
las relaciones “señor-vasallo”
pasan a ser predominantes. El
debilitamiento de los poderes
imperiales y el relajamiento
de su capacidad de control y
dominio sobre todo el
territorio imperial,
especialmente en las
proximidades del limes, como
consecuencia de la presión
demográfica producida por
las invasiones bárbaras,
produce un fenómeno de
repliegue político y militar
caracterizado por el
reforzamiento de los poderes
23
feudales alrededor de los
castillos y burgos señoriales.
Contexto histórico Escuela teórica Autor Teoria del Estado
Edad Media. Expansión religiosa y política El sistema político y la Muhammad o La noción árabe de Estado y de política
del Islam. Con el teoría del Estado en el Mahoma. se asocia íntimamente con el rol central
advenimiento de Muhammad Islam se basa basa en de la religión en la vida y en la cultura
(en el siglo VII) se inicia la tres principios: del pueblo. El islam –religión
primera etapa de difusión «Tawhid» (Unidad de monoteísta con vocación exclusiva y
religiosa y social del islam, la Dios), «Risalat» excluyente- concibe la difusión y la
que se acompaña con la (Profecía y «Khilafat» educación coránica y la acción pública
confederación de las tribus (Califato). como prácticas concomitantes que crean
árabes en una sola unidad «Tawhid» un espacio religioso y un espacio
política. (Unidad) significa que político interdependientes, de manera
solo un Dios es el que la pertenencia a la comunidad de
Creador, sostenedor y creyentes define inmediatamente la
Dueño del Universo y inserción política. En este contexto, la
de todo lo que existe institución religiosa o umma
en él -orgánico o (comunidad musulmana) no está
inorgánico-. La separada del Estado, sino que lo integra
soberanía de este reino y lo define: el islam político no es un
le está conferida solo a Estado religioso, es una religión dentro
El. de la que se practica una política. El
Solo El tiene derecho a Estado, desde la perspectiva islámica, es
mandar o prohibir. La una teocracia en el pleno sentido del
adoración y la concepto. La guerra santa (o Yihad) es
obediencia solo a el le así, una práctica colectiva normal e
son debidas, y nadie imprescindible que realiza la misión de
puede compartirlo en persuasión religiosa, que permite liberar
grado o forma alguna, a los paganos de sus creencias
la vida, en todas sus idolátricas, de dar a conocer a los demás
formas variadas, la palabra de Alah y de extender la
nuestros órganos pertenencia a la Umma a los
físicos y facultades, el convertidos.
control aparente que En el Islam, el propósito del Estado no
tenemos sobre todas es solo pare la administración política,
las cosas que existen en ni pare cumplir a través de él la
el universo y las cosas voluntad colectiva, o de algún grupo
mismas, ninguna de las particular de gente, es más, el Islam
24
cuales ha sido creada o sitúa un alto ideal ante el Estado para la
adquirida por nosotros consecución del cual tiene que usar
en nuestro propio todos los medios a su disposición.
derecho. Son las Y este Estado es que las cualidades de
provisiones generosas pureza, belleza, bondad, virtud, éxito y
de Alah y en prosperidad que Alah quiere que
concedérnosla, nadie florezcan en la vida de Sus gentes,
está asociado con El. deben ser engendrados y desarrollados y
De aquí que no que toda clase de explotación, injusticia
dependa de los y desórdenes, que a la vista de Alah son
individuos o los ruinosos para el mundo y perjudiciales
ciudadanos, decidir la para la vida de Sus criaturas sean
meta o el propósito de suprimidos y prevenidos.
nuestra existencia o Simultáneamente al situar ante nosotros
prescribir los límites en este alto ideal, el Islam da un claro
nuestra autoridad en el esquema de su sistema claramente
mundo ni tampoco afirmando las deseables virtudes y los
ningún otro tiene indeseables vicios. Manteniendo este
derecho a tomar estas esquema a la vista, este Estado Islámico
decisiones por puede planear su programada felicidad
nosotros. Este derecho en cada época y en cada circunstancia.
solo le está conferido a Aparece en la suna N° 110 de El Corán
Alah. el siguiente versículo: “Dicen Dios tiene
Este principio de la un hijo. Por su gloria, no; decid más
Unidad de Alah niega bien que: Todo lo que está en los cielos
completamente el y en la tierra le pertenece y todo le
concepto de la obedece.”
soberanía legal y La persistente llamada hecha por el
política de los seres Islam, es que los principios de
humanos, individual o moralidad tienen que ser observados a
colectivamente. Nada todo coste y en todos los pasos de la
ni nadie puede vida.
reclamar soberanía sea De aquí, que asiente un sistema
un ser humano, una inalterable para el Estado basar su
familia, una clase o política en la justicia, la verdad y la
grupo de gente, o honestidad.
incluso la raza humana No está dispuesto, bajo ninguna
en el mundo como circunstancia, a tolerar el fraude, la
25
algo total. falsedad y la injusticia a causa de
Solo de Alah es la ninguna conveniencia, política,
soberanía y sus administrativa o nacional.
mandatos son la ley del Ya sean las relaciones mutuas de los
Islam. El medio a dirigentes y los dirigidos dentro del
través del que Estado, o las relaciones del Estado con
recibimos la ley de otros Estados, siempre le debe ser dada
Alah es conocido prioridad a la verdad, y la justicia sobre
como «Risalat» las consideraciones materiales. Impone
(Profecía). obligaciones similares en el Estado
Hemos recibido dos como en el individuo, esto es, cumplir
cosas de esta fuente: las obligaciones (conducta, negocios);
Primero, el libro en el recordar los deberes junto con los
que Alah ha expuesto derechos y no olvidar los derechos de
su Ley, y segundo, la otros cuando esperemos que ellos
ejemplarización y la cumplan sus obligaciones; usar poder y
interpretación autoridad para el establecimiento de la
autorizada del Libro de justicia y no para la perpetración de la
Alah por el Profeta, a injusticia; mirar sobre el deber como
través de su palabra y una obligación sagrada y cumplirlo
su hecho, en su escrupulosamente; y mirar el poder
capacidad como el como un depósito de Alah y usarlo con
representante de Dios. la creencia de que uno tiene que rendir
Los amplios principios cuentas de sus acciones a Alah en el
en el que el sistema de Otro Mundo.
vida humane debe En su estructura histórica inicial, el
estar basado, han sido Estado es gobernado por un califa,
establecidos en el Libro quién al hacer cumplir la ley de Alah y
de Alah. Es más, el definir, hasta un cierto punto, lo que es
Profeta de Alah, ha correcto y legal, se convierte en la
establecido de acuerdo práctica en un autócrata que combina el
con la intención del poder religioso, el poder judicial y el
Libro Divino, para poder político coactivo.
nosotros un modelo
del sistema de vida en
el Islam, para cumplir
prácticamente la Ley y
proveyendo detalles
26
necesarios donde sean
requeridos. La
combinación de estos
dos elementos, de
acuerdo con la
terminología Islámica,
es llamada la
«Shari'ah».
Ahora vamos a
considerar «Khilafat»
que, de acuerdo con el
léxico árabe, significa
«representación». La
posición y lugar
verdadero del hombre,
de acuerdo con el
Islam, es la de
representante de Alah
en esta tierra. Su
vicegerente; es decir
por virtud de los
poderes que le han sido
delegados por Dios, él
es exigido de ejercitar
la autoridad divina en
este mundo dentro de
los límites prescritos
por Alah.
Si se toma por
ejemplo, el
administrador de una
finca tuya sobre la que
alguien ha sido
señalado pare
administrarla en tu
nombre. En tal
ejemplo cuatro
condiciones son
27
cumplidas
invariablemente.
Primero, la propiedad
verdadera de la finca
permanece, conferida a
tí y no al
administrador;
segundo, él solo
administrará tu
propiedad de acuerdo
con tus instrucciones;
tercero, él solo
administrará y
ejecutará su autoridad
dentro de los límites
que tú le has prescrito;
y cuarto, en la
administración de lo
que le ha sido
confiado, debe ejecutar
tu voluntad y cumplir
tus intenciones y no las
suyas propias. Estas
cuatro condiciones son
tan inherentes al
concepto mismo de
«representación» que
han de venir a la mente
tan pronto como uno
pronuncia la palabra
«Representación». Esto
exactamente es lo que
el Islam quiere cuando
asiente que el hombre
es el califa de Dios en
la sierra.
De aquí que estas
cuatro condiciones
28
están también
incluidas en el
concepto de «Khilafat».
El Estado que sea
establecido de acuerdo
con esta teoría política
será de hecho un
califato humano bajo
la Soberanía de Dios y
tendrá que llenar el
propósito e intento de
Dios a través de
trabajar en la tierra de
Dios dentro de los
límites prescritos por
El y conformidad con
Sus instrucciones y
mandatos.
Alta Edad Máxima espansión geográfica Ibn-Khaldoun (1332- La Muqaddimah o Historia Universal
Media. del Islam. Hacia el siglo XIV, 1406) (1377) define el concepto de historia del
la expansión política y mundo musulmán, la que es definida
geográfica del Islam ha como una información sobre la sociedad
alcanzado su punto humana, afirmando que más allá de la
culminante, se ha enfrentado revelación teológica, lo que interesa al
a otras empresas imperiales observador y al político es la
en Europa y en Asia, y observación y el razonamiento sobre los
comienza a vivir crisis acontecimientos, desde donde se pueden
religiosas cada vez más desprender criterios sobre la verdad y de
intensas, que operan como juzgar acerca de la umran (sociedad por
fuerzas centrífugas contrarias oposición al Estado) y la acabiyyah
a la anterior unidad del islam (solidaridad y espíritu de cuerpo) que
propiciada por Muhammad y pervive dentro de toda sociedad.
sus primeros seguidores.
Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoria del Estado
Alta Edad Europa en los siglos X y XI. La cuestión de las Gregorio VII (1073- El papa Gregorio VII desencadena el
Media. La desmembración “investiduras”. En la 1085) conflicto político religioso de las
ocasionada por al derrumbe Europa medieval del investiduras al establecer en sus Dictatus
29
del Imperio Romano siglo XI se establece Papae, que la autoridad papal es
Germánico y el una lucha política e preeminente respecto de la autoridad de
fortalecimiento y expansión ideológica entre las reyes y monarcas. Gregorio VII afirma
de las nuevas instituciones autoridades que solo el Papa posee la autoridad
feudales (señoríos, marcas, monárquicas e absoluta sobre todos los hijos de la
castellanías, ducados y imperiales cristianas y Iglesia, clérigos y laicos, que esta
principados), favorece la el Papa, a fin de autoridad proviene de una fuente
formación de unidades dirimir quién era la espiritual y es en todo caso, superior a
políticas menores que van a autoridad suprema, si los poderes políticos temporales, que
estar en el orígen de las Dios y su vicario en la deben reconocerla y colaborar con ella,
futuras naciones. tierra o el rey en so pena de ser ilegítimos, de manera que
cuanto autoridad un poder político declarado ilegítimo
política. por el Papa mediante excomunión y
deposición no debe ser obedecido sino
sustituido por otro. Por lo tanto, en la
doctrina política de Gregorio VII hay
tanto la pretensión de establecer la
superioridad política de la autoridad
eclesial sobre los poderes políticos de los
reyes de su época, como la de intentar
someter al Estado a las leyes y criterios
de la religión, en este caso católica,
actitud que no deja de presentar
interesantes semejanzas con el
islamismo.
Edad Media La Edad Media se inicia Cristianismo imperial. Tomás de Aquino En la perspectiva de Tomás de Aquino,
cronológicamente con la En este período, que va (1225- 1274) el Estado es una comunidad natural de
caída final del Imperio desde el final del hombres, un organismo necesario
Romano de Occidente y imperio romano de dentro del cual la persona debe cumplir
había sido precedida por la Occidente y la batalla sus deberes humanos frente a sus
disgregación de ambos de Lepanto, la Iglesia semejantes y como criatura de Dios. Su
imperios, como consecuencia Católica ejerce una teoría de la formación del Estado se
de las invasiones bárbaras en hegemonía política, debe a la sociabilidad natural del
Europa. La inseguridad es el económica y cultural hombre, de manera que siguiendo a
rasgo y el sentimiento incontrastable, por lo Aristóteles, lo considera como un “zoon
fundamental que caracteriza y menos en el mundo politikon”, es decir, como un animal
predomina en esta época, europeo, mientras se político.
siendo la Iglesia Católica en desarrollan en Oriente El orden estatal, al igual que el orden de
30
Occidente la única institución otros procesos la naturaleza, han sido establecidos por
que asegura y monopoliza el políticos. los designios de la Providencia, de tal
poder, la estabilidad y la manera que el Estado implica una
seguridad. organización comunitaria a través de la
cual de los individuos satisfacen sus
necesidades temporales y espirituales.
Destaca Tomás de Aquino que uno de
los elementos en que se fundamenta el
Estado y en que hace consistir su
finalidad temporal, cual es el bien
común, hacia cuya consecución debe
dirigirse la actividad de los gobernantes.
Aquino rechaza la idea de la potestad
absoluta e irrestricta del gobierno de las
sociedades, pues éstas deben organizarse
por la ley, que este autor define como
cierta ordenación de la razón en vista
del bien común, promulgada por aquel
que tiene el cuidado de la comunidad.
En lo que se refiere a la forma de
gobierno del Estado, Tomás de Aquino,
siguiendo como referencia clásica a
Cicerón, estima que la mejor forma de
gobernar consiste en un régimen mixto,
monárquico, aristocrático y democrático
a la vez.
Aquino propone en consecuencia un
Estado en el que se estableciese una
buena combinación de monarquía en
cuanto preside uno, de aristocracia, en
cuanto que a muchos se les constituye
en magistrados por su virtud, y de
democracia, o poder popular, en cuanto
que los magistrados pueden ser elegidos
entre el pueblo.
Alta Edad Media Feudalismo en Europa. La Marsilio de Padua En pleno desarrollo feudal, Marsilio se
disgregación del imperio (1275 – 1343). interroga sobre el lugar de un Estado
31
romano ha traído como “Defensor Pacis” laico al interior de una sociedad
consecuencia (1324) cristiana o cristianizada. En la lucha
entre el Papa y el Emperador, Marsilio
de Padua se pronuncia a favor de la
potestad civil, separada de las potestades
religiosas o eclesiales. Según Marsilio,
el sentido esencial del ordenamiento
estatal es asegurar la paz y la
tranquilidad para todos los individuos,
función para la cual es necesaria la
autoridad del gobernante. El poder del
gobierno, sin embargo, es solo ejecutivo
ya que en el pueblo reside el poder
legislativo, al cual le corresponde
también una función de control sobre la
autoridad ejecutiva, para que no derive
hacia la tiranía. El ordenamiento
jurídico del Estado, según Marsilio no
se basa en el Derecho natural sino que
es independiente, autónomo de todo
otro poder en la sociedad. En esta
concepción autónoma del poder político
y el poder religioso, Marsilio afirma que
el poder en la iglesia debe pertenecer a
la comunidad. El “Defensor Pacis” de
Marsilio traslada al ámbito político la
diferencia y el conflicto entre la fe y la
razón, así como entre los fines
espirituales y los intereses materiales del
ser humano.
Guillaume Ockham pertene ce a la generación de
d‟Ockham (1290- pensadores europeos que critican al
1350) pontificado católico. Coincide con
Duns Escoto en que la razón debe estar
separada de la fe, al igual que los
poderes político y religioso.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoria del Estado
Edad Media. La escuela escolástica Marsilio de Padua, En síntesis, la concepción de Estado
32
de la teoría del Estado. Agustin de Hipona, predominante en el curso de la Edad
Bartolo de Media, tanto en Occidente como en las
Sassoferrato, Paulo sociedades orientales (Arabia, China,
de Castro, Baldo de etc.) es la de la “monarquía hereditaria de
Ubaldi, etc. derecho divino”. Formaba parte de esta
teoría el concepto de “ordenatio ad
unum”, es decir, que el gobierno o el
ordenamiento de la sociedad deben
residir en uno, lo que significa que la
pluralidad debe subordinarse a la unidad.
El rey no es un primum inter pares, no es
un igual entre los nobles del reino, sino
que tiene una superioridad otorgada por
el orígen divino de su poder. Esta
teoría, elaborada a lo largo de varios
siglos, afirma que la soberanía y el
poder residen en Dios (en la divinidad),
quién lo confiere a uno de sus súbditos
para que gobierne con justicia sobre el
pueblo. Esto implica que el rey, el
monarca, el gobernante, recibe el poder
únicamente de dios y lo ejerce en forma
absoluta sin poder compartir dicho
poder con nadie.
El monarca recibía el poder desde la
única entidad en la cual residía la
soberanía: Dios o la divinidad.
De esta teoría de derecho divino, emana
una segunda teoría, la llamada “teoría
dinástica de la monarquía”, según la cual
el monarca es sucedido en el trono y por
lo tanto, confiere a su vez su poder real,
a aquel descendiente suyo legítimo a
quién la iglesia acepte como su sucesor.
El resultado más evidente de esta teoría,
es el concepto de la primogenitura
masculina, según el cual, el primer
candidato a descendiente del monarca
33
en ejercicio es el hijo mayor o primer
hijo varón nacido dentro de su
matrimonio legítimo. Se entiende aquí
la “legitimidad” como un atributo
religioso, moral y político que es
concedido solamente por medio de la
bendición eclesiástica (en este caso del
Papa).
De ambas teorías, del derecho divino y
de la heredad dinástica, se desprendían
varias consecuencias de orden político
de suma importancia: una de ellas es
que tanto el matrimonio como el
nacimiento y bautizo de los hijos del
monarca, eran sacramentos que debían
ser refrendados y bendecidos por un
ministro eclesiástico (es decir el Papa,
un Cardenal u Obispo), para que
adquieran calidad legítima.
Una segunda consecuencia teórica e
ideológica de ambas doctrinas, es la del
carácter divino, sagrado e intocable de
la persona del monarca.
En estas circunstancias, el Estado como
entidad política de gobierno, era
concebido bajo estas doctrinas como
objeto de una propiedad exclusiva e
inalienable del monarca: todo lo que
existe en el Estado pertenece al rey o
emperador.
Una tercera consecuencia de la teoría de
derecho divino, es que el monarca sólo
tiene que rendir cuentas de su gestión
ante quién le ha otorgado el poder, es
decir, ante Dios y nadie más. De aquí
la importancia política que fueron
adquiriendo en las monarquías
occidentales la persona del “confesor”,
34
el sacerdote situado por la jerarquía de
la Iglesia dentro de la corte, para
acompañar religiosamente a la persona
del rey.
Origenes del Renacimiento La Renaissance est une période de
transition qui redécouvre l‟Antiquité. Ce
n‟est pas une époque où foisonnent les
grands systèmes philosophiques mais
celle de l‟exploration de nouvelles voies,
celle aussi du désir d‟une vie autre,
nouvelle et dangereuse.
Paradoxalement, pourtant, on va voir
les penseurs s‟efforcer, le plus souvent, e
développer leur réflexion autour du
modèle ancien de l‟univers. Ainsi, en
philosophie, le « retour au platonisme »,
loin de déboucher sur des idées neuves,
contribue à renforcer l‟idée que la
grande tâche de la philosophie demeure
surtout l‟ordonnancement des choses et
des esprits entre Dieu comme principe et
Dieu comme fin.
La nouvelle conception philosophique
qui se dessine est à voir sur un arrière-
fond de bouleversements historiques et
culturels. Ce qui justifie le fait que la
Renaissance ait été considérée comme
une époque de recherches et de
découvertes; le progrès des techniques
nautiques (compas) mène aux Grandes
Découvertes (Colomb, Vasco de Gama),
qui vont entraîner l‟expansion
européenne et, ainsi, une meilleure
connaissance des pays et des peuples
étrangers. Copernic fonde l‟image
héliocentrique du monde. La découverte
de la presse à imprimer et des caractères
35
métalliques mobiles par Gutenberg
permet la diffusion de la pensée écrite à
une vitesse inconnue jusque-là et la met
à la portée du grand nombre. L.B.
Alberti découvre le principe de la
perspective dans la peinture. Le
développement du commerce et de
l‟économie monétaire conduit à de
profonds bouleversements sociaux, de
même que la modification de l‟art de la
guerre rend caduque la chevalerie,
fondement de l‟ordre médiéval.
Tandis que le monde médiéval, dans
l‟organisation hiérarchique des ordres et
des préséances de l‟Église, se présente
comme un monde clos, il s‟opère
l‟éclosion d‟une société dynamique.
Le mouvement intellectuel de
l‟humanisme, qui prend son essor avec
Pétrarque, puis Boccace, rejette la
tradition de la Scolastique. Les
Humanistes prônent une renaissance de
l‟homme à partir de l‟esprit antique. Ce
mouvement, qui est donc d‟abord
orienté vers la redécouverte de
l‟Antiquité classique à travers la
littérature grecque et latine, commence
en Italie au XIV, siècle et gagne ensuite
toute l'Europe. Ses représentants
majeurs en philosophie sont Pétrarque,
Salutati, Alberti, Valla en Italie, aux
Pays-Bas Érasme de Rotterdam,
Thomas More en Angleterre, et Michel
de Montaigne en France.
L‟homme et les thèmes qui lui sont
adjoints, la nature, l‟histoire, la parole,
forment le foyer de la pensée humaniste.
C‟est de « l‟étude des humanités » (en
36
latin, studio humanitatis = grammaire,
poésie, morale, rhétorique), par
référence au concept antique de
l‟humanitas, que provient la
dénomination du mouvement de pensée
tout entier. Studio humanitatis renvoie,
plus particulièrement, à l‟aspect d‟une
culture englobant le domaine
intellectuel et artistique, ce que traduit
bien l‟expression d‟uomo universale (pour
lequel le degré de culture sert aussi de
mesure à sa qua-ité morale).
La philosophie italienne de la
Renaissance est fortement marquée par
la redécouverte de Platon et de Plotin,
dont Pléthon, un érudit grec qui créera à
Florence (1459) sous l‟impulsion de
Cosmo de Médicis une nouvelle
Académie platonicienne, entreprendra
de faire connaître les thèses en Italie.
Les principaux représentants de la
Renaissance platonicienne sont Marsile
Ficin et Pic de la Mirandole.
Grâce aux écrits et aux traductions de
Ficin, la pensée de Platon se diffuse
dans toute l‟Europe. Ficin défend l‟unité
de la religion dans la variété des rites et
entend accorder platonisme et
christianisme: Platon n‟avait-il pas, en
effet, démontré l‟immortalité de l‟âme ?
Parmi les travaux de Ficin, figurent
aussi de nombreuses traductions des
néoplatoniciens, comme Plotin,
Porphyre et Proclus.
A cette époque, l‟aristotélisme connaît
également un renouveau à Padoue. Ses
représentants sont Pietro Pomponazzi et
Jacopo Zabarellea.
37
La philosophie de la nature bénéficiera
aussi d‟une forte relance, sous
l‟impulsion des philosophes et des
utopistes. A côté de Giordano Bruno,
l‟esprit le plus vaste de son époque, on
doit nommer ici Telesio, Patrizi,
Campanella.
Une des contributions les plus riches de
la Renaissance est la formation des
fondements de la science modeme. Pour
Kepler et Galilée, la science traite de
rapports quantitatifs déterminables
numériquement, sans aborder la
question traditionnelle de l‟être.
Pour Francis Bacon, le progrès de la
civilisation est fondé sur le
développement de la science et de la
technique au service du bien-être de
l‟homme. Dans les nouvelles
philosophies de I‟Etat et du droit telles
qu‟elles sont défendues par J. Bodin, H.
Grotius, et J. Althusius, les concepts de
droit naturel, de contrat politique, et de
souveraineté jouent un rôle central.
Machiavel se singularise en soulignant
le caractère factice du clivage entre
morale et politique.
Avec la Réforme engagée par Luther,
les bouleversements intellectuels
finissent par atteindre l‟Eglise
catholique. L‟attitude du Pape sur les
questions temporelles, son aspiration à
la puissance, la médiocre formation
spirituelle des prêtres, et la dépravation
des moeurs cléricales expliquent le désir
de renouveau qui se fait jour. En Suisse,
Zwingli et Calvin orientèrent la
Réforme sur une voie particulière, le
38
calvinisme, avec la théorie de la
prédestination fondant une morale du
travail.
Un des apports les plus remarquables
des Temps Modernes tient à l‟invention
d‟un nouveau concept de la science qui
se fonde sur une connaissance
méthodique. Raison et expérience sont
les deux seuls fondements de la
connaissance certaine.
«Dans les sciences de la nature dont les
déductions sont vraies et nécessaires,
même 1000 Démosthène et 1000
Aristote ne sauraient rendre vrai ce qui
est faux » (GALILÉE).
L‟émancipation vis-à-vis des autorités
traditionnelles, en particulier de la
philosophie de la nature d‟Aristote, et le
développement d‟une méthode
déterminée par le quantitatif, modifient
l‟image du cosmos et de la nature de
manière décisive.
Nicolas Copernic (1473-1543) symbolise
ce tournant des Temps Modernes. Dans
son oeuvre De revolutionibus orbium
cœlestium il remplace l‟image
géocentrique du monde, qui triomphe
depuis Ptolémée (II siècle), avec la terre
comme centre immobile de l‟univers,
par l‟image héliocentrique de l‟univers
centré sur le soleil, autour duquel la
terre se meut réalisant ainsi un pas
important dans la substitution de
l‟image médiévale du monde clos, par
une image dynamique du monde ouvert.
Johannes Kepler (1571 - 1630) pousse
plus loin la méthode de la connaissance
quantitative de la nature. Ses lois sur le
39
mouvement des planètes reposent sur les
calculs approfondis qui corrigent les
suppositions encore fausses de Copernis
(à cause de l‟idéalité de la figure du
cercle transmise depuis l‟Antiquité),
telles celles de l‟orbite des planètes. Sa
mise en relation des descriptions
mathématiques et dynamiques
(physiques) dans l‟astronomie est à cet
égard éclairante.
Galilée (1564-1642) est devenu célèbre
pour avoir découvert les lois régissant la
chute et le mouvement des corps et pour
avoir défendu la théorie copernicienne.
Pour lui, l‟essence de la réalité est
déterminée par des relations
numériques. Seul celui qui sait lire les
signes mathématiques et qui en perçoit
les lois est susceptible d‟atteindre la
connaissance objective.
« Le livre de la nature est écrit en
langage mathématique, et les lettres sont
des triangles, des cercles et d‟autres
figures géométriques. »
Raison et observation contribuent
d‟égale manière à la connaissance
scientifique. Ce qui caractérise sa
méthode, c‟est la décomposition du
phénomène à observer en éléments
simples (analyse du phénomène);
l‟établissement d‟hypothèses; la
vérification à l‟aide d‟expérimentations
(même des expérimentations
intellectuelles); la déduction de
propositions enchaînées; la présentation
de lois de la nature formulées en langage
mathématique.
Ce qui est fondamental pour la
40
compréhension de la science modeme,
c‟est le remplacement du concept
d‟essence par le concept de fonction.
L‟orientation vers ce qui est
quantitativement mesurable et
descriptible par des relations présentées
sous forme de lois, ainsi que l‟abandon
de la détermination par l‟essence des
choses, permirent le progrès des
sciences.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoría del Estado
Renacimiento y Las monarquías de Europa Realismo político. Nicolas Maquiavelo Es el primero que usa la expresión
orígenes de la Maquiavelo forma (1469-1527). El “Stato” para referirse a una institución
occidental alcanzaron hacia
Modernidad parte de un ambiente Príncipe (1513), Las política que reune la suma de la
1500 las condiciones
intelectual en el que Décadas de Tito autoridad y el poder en una sociedad
necesarias para dirigir los
destinos de gran parte del están presentes otros Livio. determinada. Para Maquiavelo, quién
pensadores de la no desarrolla una teoría del Estado, éste
mundo, y ello de forma
Política como es una entidad política general que debe
creciente desde entonces.
Guicciardini y otros. estar en las manos seguras de un
Esto fue posible porque en la
Maquiavelo es un príncipe (gobernante) capaz de hacer
Edad Media se "reinventó" un
Estado que se demostró pesimista respecto de uso de todos los medios políticos lícitos
mucho más logrado que la la naturaleza humana: e incluso no-lícitos con tal de obtener la
el ser humano es por mantención de la paz, la estabilidad y la
mayoría de los modelos
naturaleza perverso y seguridad del Estado.
previos. Hacia el año 1300,
egoista, solo La Razón de Estado es, en definitiva, la
las monarquías del Occidente
europeo poseían ya "los preocupado de razón política que permite y asegura la
elementos básicos del aumentar su seguridad mantención, la supervivencia, la
y su poder. El estabilidad y la continuidad del Estado,
Estado", pero fue en
ambiente intelectual como centro único y superior de poder,
Inglaterra, Francia y los
que rodea a por encima de toda otra consideración.
reinos hispánicos donde la
evolución hacia el Estado Maquiavelo en
Moderno se produjo más Florencia e Italia se
asocia con el
rápidamente. Como génesis
Renacimiento y la
medieval del Estado moderno
expansión del
se entiende el proceso por el
humanismo.
41
que las monarquías Maquiavelo se
occidentales pasaron, durante alimenta de otros
la Baja Edad Media, de una autores y pensadores
organización descentralizada como Lorenzo Valla,
y disgregada basada en las Leonardo Bruno,
relaciones “señor feudal- Francesco
vasallo” a otra centralizada Guicciardini, Marsilio
de características estatales y Ficino y otros como
absolutistas. Esta larga y Leon Battista Alberti y
compleja evolución (que Pico de la Mirandola.
culminará en el siglo XVIII)
puede estructurarse para el
Bajo Medievo en tres etapas:
un periodo inicial entre los
siglos XIII y XIV; una etapa
de estancamiento entre
mediados de este siglo y el
primer tercio del XV a causa
de la crisis generalizada; y un
periodo de consolidación
irreversible desde mediados
del siglo XV. La construcción
del Estado Moderno supuso
la afirmación territorial de la
autoridad monárquica frente
a obstáculos interiores y
rivales exteriores, una
creciente centralización
política y económica, la
extensión y ampliación de la
capacidad decisoria de la
administración real
(burocratización) y la
consolidación de la
monarquía autoritaria como
eje central de un sistema
político complejo. Pese a sus
limitaciones, hacia 1500 las
42
monarquías occidentales
habían establecido
firmemente las bases del
Estado centralizado y
absolutista.
Aunque pudo detener o El renacimiento Jean Bodin (1530- Jean Bodin es el primero que se
italiano fue sobre todo 1596) Los Seis interroga acerca de las prerrogativas del
retrasar el proceso de
un fenómeno urbano, Libros de la Estado, es decir, intenta definir la
constitución del Estado
un producto de las República. soberanía. “La república es un gobierno
moderno, la guerra fue una de
las claves de su ciudades que recto de muchas familias, y de lo que a
florecieron en el centro las mismas es común, con poder
consolidación. Las
y norte de Italia, como soberano.” Pero la validez propia del
monarquías siempre
Florencia, Ferrara, estado reside en su última
necesitaron una fuerza militar
Milán y Venecia, cuya determinación, en la soberanía. Esta, la
poderosa para imponerse a
rivales exteriores y obstáculos riqueza financió los concibe Bodín sin límites, excepto los
interiores, pero la existencia logros culturales impuestos por la ley de Dios o de la
renacentistas. Estas naturaleza. El poder absoluto y
de ejércitos estables y
mismas ciudades no soberano del Estado no es un arbitrio
numerosos sólo fue posible
eran producto del incondicionado, porque tiene su norma
con el perfeccionamiento de
las estructuras políticas y renacimiento, sino del en la ley divina y natural, norma que le
fiscales de las grandes periodo de gran viene de su fin intrínseco, la justicia. No
expansión económica existe poder soberano donde no hay
monarquías. La ineficacia de
y demográfica de los independencia del poder estatal de todas
los ejércitos de origen
siglos XII y XIII. Los las leyes y capacidad de hacer y
feudovasallático y los
ejércitos nacionales (levas en comerciantes deshacer las leyes. La soberanía no es
mesa) convirtieron el siglo medievales italianos un atributo puramente negativo que
desarrollaron técnicas consiste en estar dispensado y libre de
XIV en la época dorada de los
mercantiles y las leyes y costumbres de la república.
ejércitos contractuales de
financieras como la Se puede tener esta dispensa como lo
mercenarios -routiers,
contabilidad o las consiguió en Roma Pompeyo el
almogávares...-, protagonistas
del desprestigio de la letras de cambio. La Grande, sin poseer soberania. Consiste,
creación de la deuda por lo contrario, en el poder positivo de
caballería feudal en
pública (concepto dar leyes a los súbditos o de suprimir las
espectaculares batallas como
desconocido en épocas leyes inútiles y hacer otras: esto no
Crecy (1346), Poitiers (1356),
pasadas) permitió a puede hacerlo quien está sujeto a las
Nájera (1367) Aljubarrota
(1385) o Agincourt (1415). La esas ciudades financiar leyes o quien recibe de otro el poder que
43
falta de control sobre los su expansión territorial posee (Rep., I, 9.a ed., 1576,,131-132).
mercenarios condujo a la mediante la conquista El límite intrínseco del poder soberano,
creación de ejércitos militar. Sus mercaderes sometido a la ley natural y divina,
permanentes al servicio controlaron el permite establecer la regla de que el
directo del rey. En Francia comercio y las finanzas príncipe soberano está obligado a
Carlos VII promulgó la Gran europeas; esta fluida observar los compromisos por él
y Pequeña Ordenanzas sociedad mercantil contraídos, tanto con sus propios
(1445), por las que creó un contrastaba claramente súbditos como con el extranjero. El
ejército de rasgos modernos con la sociedad rural garantiza a los súbditos los pactos y las
equilibrando el uso de de la Europa medieval. obligaciones mutuas, y esta obligado a
infantería, caballería y Era una sociedad respetar la justicia de todas sus acciones.
artillería en las "Compañías menos jerárquica y Un príncipe no puede ser perjuro (Ibid.,
de Ordenanza" (veinte). En la más preocupada por l48).
Península sólo los reyes de sus objetivos seculares. En conformidad con estos principios,
Castilla tuvieron los recursos Ruptura con la Bodin afirma, por un lado, la
humanos y económicos tradición indivisibilidad del poder soberano, por
necesarios para crear un Es evidente que la la que no puede pertenecer.al mismo
ejército moderno similar al edad media no terminó tiempo a uno, a pocos o a todos (acepta
francés. Su construcción se de repente. No la antigua clasificación de las formas de
inició a partir del cuerpo de obstante, sería falso gobierno en monarquía, aristocracia y
Guardas reales creado considerar la historia democracia); pero, por otro lado, afirma
durante el reinado de Juan II como una perpetua enérgicamente el límite de la soberanía,
(1406-1454), pero fueron los continuidad y, por que no puede prescindir de la ley divina
Reyes Católicos quienes tanto, al renacimiento y natural. “La más notable diferencia
confeccionaron una poderosa como una mera entre el rey y el tirano es que el rey se
maquinaria bélica que tras ser continuación de la conforma a las leyes de la naturaleza, el
puesta a punto en la guerra de edad media. Una de tirano las pisotea; el uno cultiva la
Granada estuvo en las más significativas piedad, la justicia y la fe, el otro no tiene
condiciones de importar a rupturas renacentistas Dios, ni fe, ni ley” (Ibid., II, 4, 246).
Europa la voluntad política con la tradición Sostenedor de la monarquía francesa,
de la monarquía hispánica medieval se encuentra Bodín considera el gobierno
durante más de un siglo. El en el campo de la monárquico como el mejor de todos,
desarrollo de la artillería fue historia. Las obras siempre que sea moderado por el
clave en la evolución de la Historiarum florentini gobierno aristocrático y popular.
guerra bajomedieval. Además populi libri XII (Doce Precisamente es propia del gobierno
de explicar el desenlace de libros de historias aristocrático la justicia distributiva o
prolongados conflictos - florentinas, 1420) de geométrica, que reparte los bienes según
Guerra de los Cien Años Leonardo Bruno, las los méritos de cada gobierno; del
44
(1430-1453), conquistas de Istorie fiorentine gobierno popular es propia la justicia
Constantinopla (1453) y (Historias florentinas, conmutativa o-aritmética, que tiende a
Granada (1482-1492)-, la 1525) de Nicolás la igualdad. La justicia perfecta es la
artillería acabó con la Maquiavelo, Storia d armónica, que se compone de las dos; y
concepción defensiva de la Italia (Historia de tal justicia es propia de las monarquías
guerra feudal e inició la Italia, 1561-1564) de reales (Ibid., VI, 6, 727 sigs.). La
guerra ofensiva de Francesco Guicciardini república bien ordenada se parece al
movimientos. Además, su y Methodus ad facilem hombre en el cual la inteligencia
enorme costo restringió la historiarum representa la unidad indivisible a que
guerra a las grandes cognitionem (Método están subordinadas el alma racional, el
monarquías, contribuyendo al para facilitar el alma irascible y el alma apetitiva. La
fortalecimiento del Estado. conocimiento de la república aristocrática y popular, sin
La diplomacia perseguía los historia, 1566) de Jean rey, es como el hombre a quien faIie la
mismo fines que la guerra, Bodin (Bodino), actividad intelectual. Puede vivir como
pero por otros medios. Desde estaban escritas bajo vive el hombre que' no se preocupa de la
1300 existieron precedentes un punto de vista contemplación de las cosas divinas e
no permanentes (legati, missi, secular del tiempo y intelectuales; pero no tiene la unidad ni
nuncii, oratores, con una actitud crítica el acuerdo intrínseco, que
ambasciatores), pero sólo hacia las fuentes sólo puede dar un príncipe, el cual, con
desde mediados del siglo XV históricas. La historia el intelecto del hombre, une y armoniza
comenzaron a consolidarse se convirtió en una a la vez todas las partes (Ibid., 756-7).
las embajadas permanentes rama de la literatura Como Tomás Moro, Bodín considera
en Italia, aunque la más que de la teología; propio de una comunidad
generalización se produjo a los historiadores racionalmente organizada el principio
fines del siglo XV en todo renacentistas de la tolerancia religiosa.
Occidente al calor de la rechazaron la división
consolidación de los Estados. medieval cristiana de
la historia, que se
iniciaba con la
Creación, seguida por
la encarnación de
Jesús, para terminar
con el posterior Juicio
Final. La visión
renacentista de la
historia también
constaba de tres partes:
comenzaba con la
45
antigüedad,
continuaba con la edad
media y se completaba
con la edad de oro, o
renacimiento, que
acababa de iniciarse.
Mientras que los
eruditos medievales
contemplaban con
recelo el mundo
pagano griego y
romano creyendo que
vivían en la última
etapa histórica, previa
al Juicio Final, sus
colegas renacentistas
exaltaban el mundo
clásico, condenaban el
medievo como una
etapa ignorante y
bárbara y proclamaban
su propia era como la
época de la luz y de
regreso al clasicismo.
Esta visión era
expresada por muchos
pensadores
renacentistas que
recibieron el nombre
de humanistas. La idea
renacentista del
humanismo supuso
otra ruptura cultural
con la tradición
medieval.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoría del Estado
Orígenes del Martin Lutero Lutero subraya el completo corte de los
46
protestantismo. La dos reinos: el temporal y el religioso,
política protestante una división tan profunda como la del
como versión de la alma y el cuerpo en la creación.
política cristiana, El reino del alma es el dominio de la
distinta de la política libertad, de la gracia y de la
católica. misericordia, mientras que el dominio
temporal es el de la servidumbre, de la
cólera, del rigor y del castigo. Si el reino
terrestre no es de Dios, entonces queda
el terreno libre al poder total del Estado,
a quién se le confiere el monopolio de la
decisión y de la represión.
Es el cristiano quién tiene la facultad de
intervenir en el mundo político,
mediante la palabra y el ejemplo, para
que sean respetados los mandamientos
de Dios y se refuerce la fortaleza
espiritual de la comunidad de fieles.
Desarrollo de la Absolutismo monárquico. A Los orígenes del Thomas Hobbes La concepción política y filosófica de
modernidad en partir del siglo XVI y duranteabsolutismo y del (1588- 1679) “ El Thomas Hobbes acerca del Estado
Europa. Siglo el siglo XVII, el Estado es Estado absolutista en Leviathan o la encuentra sus fundamentos en el análisis
XVII. Inglaterra. Las crisis
absolutista, en especial en las esencia, forma y que hace de la naturaleza humana. El
naciones de Europa del siglo XVII poder de una hombre, según Hobbes, tiene la
occidental. determinan el comunidad proclividad de dominar por la fuerza a
contexto histórico en el eclesiástica y civil”. sus semejantes, de sujetarlos a sus
El contexto histórico que da que surge el (1651) exigencias, sin que ello impida al débil
marco a la teoría del Estado pensamiento de matar al más fuerte. Hobbes se sitúa
de Hobbes, está caracterizado Hobbes. La teoría del Estado junto con Maquiavelo en los
–en el paso del siglo XVI al El realismo de Hobbes que postula Hobbes fundamentos de la teoría política
siglo XVII en la Europa se basa en una surge de un clima realista.
occidental- por tres concepción naturalista intelectual en el que
fenómenos simultáneos, a y a la vez pesimista, intervienen varios El poder del más fuerte.
saber: del ser humano: para autores que se Supone Hobbes –aunque parezca
Hobbes el ser humano, cuestionan el tema de contradictorio- la existencia de la
en definitiva, base y la obediencia. igualdad natural de los hombres en las
fundamento de la facultades del cuerpo y del espíritu, pero
sociedad política y el En la primera mitad contradiciéndose al sostener en seguida
Estado, es un ser del siglo XVI que si bien un hombre es, a veces,
47
egoísta que busca de confluyen en evidentemente, más fuerte de cuerpo y
alguna u otra manera Inglaterra distintos sagaz de entendimiento que otro,
la dominación. Sobre tratadistas en cuyas cuando se considera en conjunto, la
esta concepción se obras se aprecia diferencia entre hombre y hombre no es
construye una idea de claramente la tan importante que uno pueda reclamar,
política y de Estado en tendencia a base de ella, para si mismo, un
la que la búsqueda de monárquica hacia un beneficio cualquiera al que otro no
la hegemonía y del absolutismo no pueda aspirar como él, agregando que,
poder está en el centro meramente doctrinal. por lo que respecta a la fuerza corporal,
de las prácticas y de la Común a todos ellos el más débil tiene bastante fuerza para
razón. es la aceptación de la matar al más fuerte, ya sea mediante
idea de que la secretas maquinaciones o
obediencia de los confederándose con otro que se halle en
súbditos hacia su rey el mismo peligro que él se encuentra.
no es otra cosa que De esta antropología pesimista, Hobbes
una exigencia deriva la necesidad de un Estado fuerte,
natural. "El rey no centralizado y dotado de todos los
está, en este mundo, medios para llegar y extender el
sometido a la ley, y dominio y la soberanía hasta todos los
puede a su gusto rincones del territorio.
hacer el bien o el
El estado natural o el predominio de la
mal, y no dará cuenta
necesidad.
más que a Dios", dirá
William Tindale (TheEl punto de partida de la concepción de
Estado de Hobbes, es la idea de que el
obedience of a Christian
Man, 1528). ser humano, en cuanto individualidad
corporal es fundamentalmente potencia,
"El rey representa la
poder. Estos hombres, en su estado
imagen de Dios sobre la
tierra", expresará natural, es decir, desprovistos de
Stephen Gardiner (Deorganización política o de autoridad que
regule sus conductas, no son más que
vera oboedientia, 1535)
potencias movidas por el deseo, por la
La siguiente es una necesidad, la cual no tiene límites sino
cita textual del solo la incapacidad material en la cual
Leviathan de Hobbes se pueden encontrar para resolver esa
que sintetiza su necesidad. En estas condiciones, el
concepto de Estado. individuo se manifiesta como una
máquina sensible, como un conjunto de
48
“La cause finale, le but, sentimientos entre los cuales predomina
le dessein, que la envidia y el miedo, singularmente el
poursuivirent les temor de sufrir y el temor de morir.
hommes, eux qui par Desde entonces, el orden natural
nature aiment la liberté‚ deviene la “ley de los lobos”, de donde
et l'empire exercé‚ sur resulta que el estado natural humano es
autrui, lorsqu'ils se sont a la vez, de la plena libertad y del terror
imposé‚ des restrictions constante, es decir, es invivible.
au sein desquelles on les
voit vivre dans les Del estado de la naturaleza al Estado
Républiques, c'est le como artefacto político.
souci de pourvoir à leur Nada en el estado natural prepara para
propre préservation et de el estado social, nada en la naturaleza
vivre plus heureusement nos prepara para la vida social, de
par ce moyen: donde se desprende que el orden social y
autrement dit, de el orden político resultan de un artificio.
s'arracher à ce misérable La autonomía de lo político en Hobbes,
état de guerre qui est, je al igual que en Maquiavelo o en Jean
l'ai montre, la Bodin, resulta del hecho de que el orden
conséquence nécessaire político es el producto de unan decisión
des passions naturelles colectiva que engendra un artefacto.
des hommes, quand il Porque el estado natural es insoportable,
n'existe pas de pouvoir porque el deseo de poder y de
visible pour les tenir en dominación del individuo y el deseo de
respect, et de les lier, par vivir y de vivir en paz, son
la crainte des contradictorios entre sí, entonces la
châtiments, tant à capacidad deliberativa propia al ser
l'exécution de leurs humano le obliga a construir una
conventionsqu'à instancia superior cuyo fin es el de
l'observation des lois de imponer un orden eliminando la
nature. violencia natural, y sustituyendo a la
La seule façon d'ériger guerra de todos contra todos, la paz de
un tel pouvoir commun, todos con todos. Para poner fin a la
apte à défendre les gens violencia nacida de la naturaleza
de l'attaque des desencadenada del ser humano, se crea
étrangers, et des torts una potencia que para que sea eficaz
qu'ils pourraient se faire debe ser capaz de sobreponerse a todas
les uns aux autres, et las violencias particulares. Esto
49
ainsi à les protéger de significa que la instauración de la
telle sorte que par leur sociedad política, del Estado, supone
industrie et par les que los ciudadanos, de común acuerdo,
productions de la terre, se desprenden de su potencia o poder
ils puissent se nourrir et individual y lo transfieren a la
vivre satisfaits, c'est de autoridad pública.
confier tout leur pouvoir
et toute leur force a un Un Estado cuya soberanía es una,
seul homme, ou à une indivisible e ilimitada.
seule assemblée qui El orden político se instaura para
puisse réduire toutes asegurar la paz de todos, pero para que
leurs volontés, par la este “artefacto” sea eficaz debe estar
règle de la majorité‚ en dotado de un poder, de una soberanía
une seule volonté‚. Cela que sea inigualable, incontrovertible. El
revient à dire: désigner contrato que establece el Estado le
un homme, ou une obliga a asegurar la quietud, la
assemblé‚ pour assumer propiedad y el bienestar de los
leur personnalité‚ et que contratantes. El orden político pone fin
chacun s'avoue et se a la lucha de todos contra todos y solo
reconnaisse comme logrará esta paz social y política, en la
l'auteur de tout ce medida en que los sujetos, los miembros
qu'aura fait ou fait de la colectividad reconozcan la
faire, quant aux choses absoluta soberanía de una “persona
qui concernent la paix et moral” capaz de ejercer su poder por
la sécurité‚ commune, medio de decisiones que solo a ella le
celui qui a ainsi competen y de leyes que puede imponer
assumé‚ leur como principios necesarios a la
personnalité, que organización del Estado.
chacun par conséquent El Estado instituye un “fiat”: es decir,
soumette sa volonté‚ et puede recibir también la confianza que
son jugement à la otorgan los individuos al Estado y a su
volonté‚ et au jugement autoridad, para que ejerzan el poder
de cet homme ou de necesario para preservar los fines del
cette assemblée. Cela va Estado: la justicia, la propiedad, la paz.
plus loin que le
consensus, ou concorde: El individuo frente al Estado según
il s'agit d'une unité Hobbes.
réelle de tous en une Hobbes es consciente del poder
50
seule et même personne, exhorbitante que le otorga al Estado, y
unité réalisée par une lo justifica afirmando que “el poder
convention de chacun soberano es menos perjudicial que la
avec chacun passe de ausencia de poder” (Hobbes, Th.:
telle sorte que c'est Leviathan. P. 190)
comme si chacun disait Pero, en su concepción de Estado, a la
à chacun: j'autorise cet vez realista e individualista, no existen
homme ou cette presupuestos morales ya que se trata de
assemblée, et je lui evitar la guerra civil, pero donde el
abandonne mon droit individuo no está desprovisto de poder,
de me gouver- ya que, aún cuando la libertad que
ner moi-même, a cette posee cada sujeto es aquella que el
condition que tu lui Estado le permite ejercer, el individuo
abandonnes ton droit et sigue siendo dueño de su propia esfera
que tu autorises toutes privada de vida donde la libertad de los
ses actions de la même individuos prima sobre el poder del
manière. Cela fait, ta Estado. Escribe así Hobbes: “en aquellos
multitude ainsi unie en casos en que el soberano no ha establecido
une seule personne est reglas, el sujeto tiene la libertad de actuar o
appelée une de abstenerse, según como lo juzgue bueno.
REPUBLIQUE, en Así esta libertad es aquí más extendida y allá
latin CIVITAS. Telle más restringida, en un momento más grande
est la génération de ce o en otro menos grande, según lo que sus
grand LEVIATHAN, detentores juzguen mas ventajoso.” (op. cit.,
ou plutôt pour en parler p. 232).
avec plus de révérence, El Estado surge entonces –según
de ce dieu mortel, Hobbes- como el resultado de una
auquel nous devons, convención colectiva que instituye una
sous le Dieu immortel, autoridad política pública única que se
notre paix et notre basa en un principio de soberanía
protection.” todopoderosa, y consiente en obedecer
las leyes civiles y las decisiones que
impone ese poder instituído que encarna
la soberanía. En la medida en que la
cuestión política del buen acuerdo y de
la paz civil en la república está
solucionada, los sujetos pueden
entonces dedicarse libremente a aquellas
51
actividades que mejor sirvan a sus
intereses particulares.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoría del Estado
Siglo XVII al El marco histórico en que La tradición política y John Locke (1632 – El concepto de Estado que desarrolla
siglo XVIII. surge la obra de John Locke filosófica en la que se 1704). Locke se inspira en el espíritu nuevo
es el del paso del siglo XVII al sustenta Locke “Segundo Tratado fundado en la luz natural y en la
siglo XVIII en Inglaterra, y sostenía que el del gobierno civil” experiencia y toma en cuenta las
está caracterizada por la gobierno, en este caso (1690) transformaciones que han tenido lugar
segunda revolución inglesa el rey, el parlamento y en la sociedad desde fines del siglo
(1689) que pone término a la las demás instituciones XVII, en la esfera del trabajo, del
monarquía de derecho divino políticas estatales, son comercio y de la estructura de la
y da paso a una forma de responsables siempre propiedad.
monarquía constitucional. ante el pueblo o la Locke se opone al concepto hobbesiano
Nos encontramos también en comunidad a los que según el cual el Leviathan instituye en
los orígenes del capitalismo rige. Además, el poder realidad un “contrato de sumisión”.
moderno en Inglaterra y en es siempre limitado, a Desarrolla Locke una teoría del
Europa, cuando se inician y la vez por la ley moral conocimiento según la cual todos los
se desarrollan la banca, el y por las tradiciones y conocimientos vienen de la experiencia
comercio marítimo, y se costumbres legales y y también de la capacidad reflexiva del
produce la primera etapa de constitucionales entendimiento humano y, por lo tanto,
la expansión de los imperios inherentes a la historia su concepción política se basa en los
coloniales en dirección a del Estado. El derechos naturales, teoría cercana a
América y Asia. gobierno es Grotius.
indispensable y su
derecho es, por lo Los seres humanos como seres iguales y
tanto, inviolable en un libres creados por Dios.
cierto sentido, pero es El concepto de Estado en Locke se basa
también un poder en la idea de que todos los seres creados
derivado, ya que existe por Dios son libres, libres las tierras,
para el bienestar de la libres los animales, libres los hombres.
nación. Los seres humanos han sido creados en
cuanto seres capaces de conocer, de
expresar su pensamiento y de trabajar,
de manera que esta libertad se inscribe
como un derecho natural u originario,
que otorga a todos los individuos la
posibilidad de disponer de sus vidas y de
52
sus palabras como les convenga y de
cazar los animales y de ocupar el
territorio para trabajar y sobrevivir.
Los individuos son iguales los unos y los
otros, en la medida en que no existe
ninguna diferencia fundamental que
autorize la libertad de cada uno.
Los horizontes de la libertad.
A partir de su igualdad básica, los
individuos se hacen promesas mutuas a
fin de arreglar sus vidas conforme a su
propia voluntad, promesas que están
obligados a respetar, porque sin ese
respeto, el uso de las libertades pierde
toda significación. Ellos constituyen
familias y proceden, según su
conveniencia, a hacer intercambios
mutuamente beneficiosos entre ellos.
La sociedad así organizada, sobre la
base de la libertad individual, se hace
cada vez más compleja de donde
aparecen los riesgos cada vez más
frecuentes de conflictos.
Los individuos están llamados por la
naturaleza al pleno desarrollo de sus
libertades.
El poder público como encargado de
realizar el orden natural.
En el contexto de esta libertad e
igualdad natural de todos los
individuos, éstos se reúnen y se ponen
de acuerdo para definir el poder público
que mejor conviene como encargado de
realizar el derecho natural. Se trata de
un poder soberano en el sentido que los
individuos lo han instituído, y por lo
53
tanto, éstos están obligados a obedecerlo
en cuanto ese poder responde a la ley
natural.
Las tres tareas fundamentales del Estado
en cuanto poder público.
El estado desempeña tres funciones, a
saber: la función legisladora, que fija las
reglas del ejercicio de la soberanía, las
leyes orgánicas del estado o de su
constitución y define las leyes que
regirán el derecho público y el derecho
privado, con el propósito de aplicar los
derechos naturales a las particularidades
de la sociedad; la función juzgadora,
que sanciona las faltas a la ley y se
ajusta a hacer reinar el orden de la
justicia que se desprenden de las propias
leyes de la naturaleza, requiriendo la
fuerza pública para que sean efectivas
las sanciones y reparados los perjuicios;
y la función gobernante, que toma las
decisiones de la guerra y la paz y que
administra a fin de asegurar la
salvaguarda de la colectividad, la
seguridad de los ciudadanos y la
protección de sus actividades libres.
El pacto constitutivo del poder estatal.
De las premisas anteriormente
señaladas, se desprende que el pacto
constitutivo del poder del Estado, es
diferente del que postulan Grottius o
Hobbes. Locke postula que la sociedad
posee la capacidad de organizarse
armoniosamente sin que tenga
necesidad de un orden político. Lo que
obliga a constituir un orden en forma de
54
estado a una tal sociedad, es su
impotencia frente a las amenazas de sus
enemigos exteriores e interiores. Los
derechos naturales son sin fuerza, pero
ésta deviene indispensable
constituyendo un poder que enuncia y
los formaliza tales derechos, lo que les
otorga la “fuerza de la ley” y que
impone su efectividad mediante la
coerción.
¿Quiénes tienen derecho a ser
ciudadanos según esta concepción?
Aquellos individuos que mediante su
trabajo, su esfuerzo y su libre iniciativa
han constituido una propiedad
suficiente para poder subvenir a sus
propias necesidades y las de sus
familias, sin tener que recurrir o
depender de la caridad ajena o de la
ayuda del Estado.
El principio estatal es por lo tanto
necesario, con su aparato legislativo,
judicial, policial y militar, pero es una
forma vacía sin la manifestación expresa
de los ciudadanos-propietarios, quienes
deciden de la naturaleza del cuerpo
legislativo y del gobierno y de aquellos a
quienes se confiará las tareas estatales.
Y si el Estado llega a faltar a sus deberes
y contraviene los derechos naturales, los
ciudadanos tienen en tal caso el deber
de desencadenar la “sagrada
insurrección” y de darse los gobernantes
que se comprometan a hacer del Estado
al servicio de las libertades de cada
individuo.
Desde un punto de J.J. Rousseau (1712- Uno de los pilares de la doctrina
55
vista social, su impacto 1778). “El Contrato roussoniana del Estado es la idea de la
quedó reducido a Social o Principios voluntad general. La voluntad general
determinados grupos, del Derecho Político. representa un hecho único respecto a la
dada la de las (1762). comunidad: que la comunidad o la
sociedades e sociedad en su conjunto tienen un bien
instituciones que la colectivo, un bien común que es distinto
transmiten y los altos de los intereses privados de sus
niveles de integrantes.
analfabetismo El ser humano según Rousseau es un ser
existentes. En cuanto a naturalmente a-social pero no antisocial,
los desarrollos, por lo que los individuos tienen la
innovaciones y facultad de unirse en forma voluntaria
cambios que tienen para crear una sociedad y un Estado.
lugar en los campos del
pensamiento, la La desigualdad básica entre los seres
literatura y los gustos humanos.
estéticos durante el La concepción de Estado de
siglo XVIII, como J.J.Rousseau se funda en la idea de que
afirma Porter, "...sería no pueden trasladarse al estado natural,
erróneo etiquetar las ideas que se tienen sobre la sociedad.
todos... (como) La existencia de un estado natural
expresión de una anterior al actual estado social es un
coherente filosofía mito, una quimera inútil e irrealizable.
ilustrada. Pero Aún así la desigualdad entre los seres
igualmente sería tonto humanos se manifiesta en sus aspectos
negar que las nociones físicos, en la diferencia de edades, en la
de naturaleza humana salud de cada uno, en las fuerzas del
y los ideales de buena cuerpo y en las calidades del espíritu,
vida desarrollados por pero estas desigualdades no interesan en
los filósofos nada, ya que no podría fundarse sobre
encontraron amplia ellas ninguna organización social
expresión en las artes y estable.
las letras y en la vida Existe sin embargo, una desigualdad
práctica". Así, en moral y política entre los individuos, la
algunas descripciones que se ha instalado como consecuencia
sobre sociedades de su propio consentimiento: “...desde el
primitivas sus autores, momento en que un hombre tiene necesidad
dejándose llevar por de la ayuda de otro, desde el momento que
56
sus sueños del buen uno de ellos percibe que tiene algo que al otro
salvaje, convierten a falta, la igualdad desaparece, la propiedad se
aquéllas en modelos introduce, el trabajo se vuelve necesario y los
vivos de una sociedad vastos bosques se transforman en campos
igualitaria y libre que abundantes que hubo que regar con el sudor
sólo existe en sus de los hombres y en los cuales verá bien
mentes. La novela pronto la esclavitud y la miseria surgir junto
acoge el debate con las cosechas.” (Discurso sobre la
ilustrado sobre el desigualdad entre los hombres, 1756).
hombre y la naturaleza
-Robinson Crusoe, de El contrato social.
Defoe-, mientras las Los hombres solos terminan en una
innovaciones en situación de inseguridad, por su
psicología, moral y incapacidad solitaria para conjurar los
filosofía se dejan ver en peligros de la vida social. Deben por lo
el tratamiento de los tanto asociarse para enfrentar en común
caracteres y los peligros que los acechan.
motivaciones de los Por lo tanto, amenazados en su
personajes. Incluso las seguridad, los hombres son llevados a
teorías científicas sobre consentir una cierta organización
las atracciones de los política, a concluir un cierto “contrato
elementos químicos social”: “Unámonos para evitar la opresión
encuentran en Goethe de los débiles, contener los ambiciosos y
una pluma dispuesta a asegurar a cada uno la posesión de lo que le
aplicarlas al tema pertenece. En lugar de volver nuestras
amoroso y del fuerzas contra nosotros mismos, reunámoslas
matrimonio en Las en un poder supremo que nos gobierne según
afinidades electivas. En sabias leyes, que proteja y defienda a todos
la ópera, Mozart los miembros de esta asociación.” (El
recoge el contraste Contrato Social, 1762.).
entre la civilización Queda constituída así la sociedad
europea y la exótica, política, sobre un contrato sabio y
pero bárbara, de reflexivo, pero que en definitiva,
Turquía en El Serrallo, consagra para siempre la desigualdad
o nos habla del entre los hombres.
desarrollo del hombre Se trata de un pacto legítimo destinado
por el a recuperar su libertad, de encontrar una
autoconocimiento en forma de aspociación política que
57
su última obra: La defienda y proteja con toda la fuerza
flauta mágica. común la persona y los bienes de cada
Tampoco la medicina uno, de manera que “uniendose cada uno
escapa a la influencia a los demás, en realidad se obedezca a sí
de los puntos de vista mismo.”
ilustrados. Las plagas y Más que un pacto para gobernarse, el
epidemias dejaron de contrato social de Rousseau es un
considerarse un castigo contrato consigo mismo, ya que “antes
divino, buscándose y de examinar el acto por el cual un pueblo elije
hallándose medios a su rey, sería mejor que examine el acto por
para combatirlas, el cual un pueblo se constituye en un pueblo.”
como la inoculación. Al constituirse el contrato social como
Las enfermedades un convenio del individuo consigo
mentales no fueron mismo a través de la colectividad a la
más fruto de posesión que pertenece, el sujeto se convierte en
diabólica, y en los ciudadano.
partos, el saber Este acto de asociación produce en
científico de los consecuencia un cuerpo moral y
ginecólogos ganó la colectivo compuesto de tantos
partida al más práctico integrantes como individuos componen
de las comadronas. la sociedad toda.
Pero quizá el campo en Dentro de este pacto, la libertad de cada
el que los reformadores uno no es sumisión sino que es
ilustrados actuaron consentimiento voluntario e igual para
más directamente fue todos, de manera que el individuo
en el de la política, deviene en dueño de sí mismo.
aunque, como dijimos, De aquí resulta que al ser voluntario el
los filósofos antes que contrato social, el cuerpo político no es
por buscar panaceas la suma de las voluntades individuales o
políticas concretas particulares, sino que es la constitución
estaban preocupados de una voluntad general que no aliena
por su criticismo, por aquellas.
su búsqueda de un
"nuevo, más humano, Los caracteres de la soberanía.
más científico Es la voluntad general la que induce los
entendimiento del caracteres esenciales de la soberanía:
hombre como un ser ella es inalienable, indivisible, infalible y
social y natural". Las absoluta: “... digo por lo tanto, que la
58
ideas ilustradas traen soberanía, que no es más que el ejercicio de la
consigo una nueva voluntad general, no puede alienarse jamás y
apreciación del Estado que el soberano, que no es más que un ser
y de la vida política a colectivo, no puede ser representado más que
los que se considera por sí mismo: el poder puede transmitirse,
susceptibles de pero no la voluntad.”
organizar conforme a
la razón y capaces, si La ley.
así lo hacen, de La ley resulta ser la expresión de la
alcanzar la felicidad de voluntad general. En la medida en que
los súbditos. Para define la generalidad de su objeto es la
lograr ésta se confía obra del Pueblo. La voluntad general es
sobre todo en el siempre recta, por lo que para que ella
primero, al que se le se exprese de un modo lo más perfecto
deben de encomendar posible, tiene que haber alguien que
el mayor número de legisle y el legislador no es más que un
tareas y bajo cuyo representante de la voluntad general del
control ha de quedar pueblo, a quién éste ha conferido la
tanto el ámbito público facultad provisoria de formular las leyes.
como el privado, En este contexto, el gobernante no es
excepción hecha de la más que un instrumento de la
libertad de conciencia. soberanía, el gobierno es solamente una
Un Estado con tales herramienta política, que expresa una
características lo forma de la potencia ejecutiva y
encuentran los ejecutora del Estado, pero que no altera
reformistas en el jamás las fuentes de la soberanía.
absolutismo regio al
que se considera un
aliado siempre que se
adapte a la época. No
olvidemos que lo que
nuestros hombres de
Las Luces persiguen es
encontrar soluciones a
los problemas dentro
de las propias
estructuras del Antiguo
Régimen, hallar lo que
59
Pierre Vilar denomina
un recurso
homeopático a un
sistema debilitado. En
justa correspondencia,
los monarcas buscan
en aquéllos sugerencias
y apoyo a los planes de
transformación social
que piensan para sus
pueblos. Unos y otros
van a coincidir
plenamente en su
deseo por frenar el
influjo de la Iglesia y
los privilegios de la
nobleza, por fortalecer
las bases económicas y
culturales, por
promover la tolerancia
religiosa. Había nacido
el absolutismo
ilustrado, fórmula
política que se extiende
por Europa desde
Rusia a la Península
Ibérica por los mismos
años en que los propios
filósofos atacan
duramente a la
Monarquía en Francia.
El instrumento
preferido para llevar a
cabo las reformas van a
ser las leyes, cuya
mejora siguiendo las
coordenadas que
señala el pensamiento
60
ilustrado será la base
que sustente la
colaboración entre el
Estado absoluto y los
portavoces de las
nuevas ideas, cuyo
empeño en llevarlas a
la práctica les hace no
reparar en los horrores
del poder. Sin embargo
tal convivencia tenía
sus límites, nacidos de
la propia evolución
teórica de las ideas
políticas, con la
exaltación de la
soberanía popular, y de
los problemas prácticos
de relación entre reyes
e ilustrados cuando
éstos intentan influir
directamente en la
política. En realidad, el
absolutismo sólo
deseaba usar a los
filósofos para justificar
un uso más riguroso
del poder. Por ello, a
partir de los años
setenta la crítica al
despotismo se
convierte en una
moda, lo mismo que la
del colonialismo, que
se toma como
indicativa de
radicalismo político, y
la de la esclavitud,
61
basada en las ideas
filantrópicas del
período. Ninguna
consiguió grandes
resultados prácticos y
los logrados hubieron
de esperar hasta la
época de las
revoluciones de final
de siglo, cuando el
absolutismo sufre un
duro golpe y algunos
Estados americanos
ponen en marcha
políticas abolicionistas.
Aún entonces, los
elementos
conservadores de la
Ilustración se
mantienen vigentes e
informarán la reacción
posterior a 1815 y el
conservadurismo
europeo. En suma, la
Ilustración representó
un momento de
ruptura con el sistema
espiritual y bíblico de
entender al hombre, la
sociedad y la
Naturaleza.
Contribuyó a la
secularización del
pensamiento europeo y
a la aparición de lo que
llamaríamos una
inteligencia secular
capaz, por su amplitud
62
y poder, de sustituir al
clero en sus funciones
de controlar la
enseñanza y la
información. Esa
inteligencia contaba
con nuevos canales
para difundir su
pensamiento:
periódicos y revistas.
Ahora bien, "las ideas
nunca van mucho más
allá de la sociedad. Y
una gran parte del
pensamiento osado,
innovador del siglo
XVIII fue rápidamente
reciclado hasta
convertirse en pilar del
orden establecido en el
XIX... La Ilustración
ayudó a liberar al
hombre de su pasado...
(pero) falló en prevenir
la construcción de
nuevas cautividades en
el futuro: Aún estamos
intentando resolver los
problemas de la
moderna, urbana
sociedad industrial de
la, que la Ilustración
desencadenó hace tres
siglos.
Charles de Secondat, Montesqiueu en 1784 publica su obra de
Barón de mayor repercusión, "El espíritu de las
Montesquieu (1689-
leyes", en la que expone su teoría acerca
1775).
63
“El Espíritu de las de la existencia de un orden en el
Leyes”. 1748. acontecer histórico y unas leyes que
condicionan la actuación humana.
Según Montesquieu, los códigos legales
y las instituciones que rigen la vida de
los pueblos tienen una estrecha relación
con condicionantes de carácter cultural
(costumbres, religión, etc) y natural
(clima, geografía, etc). Las reglas que
determinan el comportamiento de los
hombres no son permanentes ni
absolutas, sino que surgen y son
modificadas según los contextos
históricos y culturales, los tipos de
gobierno y el carácter de la sociedad. Su
ideología política advierte la existencia
de tres tipos posibles de gobierno:
república, monarquía y despotismo,
cada uno con sus propias normas y
pautas de actuación. Para Montesquieu,
la república debe gobernarse por el
principio de la virtud, el amor a la patria
y la igualdad. La monarquía se rige por
el honor, mientras que el despotismo
está gobernado por el terror. Desde este
punto de vista, cada forma de gobierno
se rige por principios distintos de los que
derivan códigos legales y morales
diferentes que condicionan los más
variados aspectos del comportamiento
de los hombres. La decadencia de los
sistemas de gobierno se produce cuando
los principios de gobierno no son
debidamente cumplidos o sufren
alteración, corrompiéndose todo el
sistema de gobierno. De este modo, su
análisis histórico encuentra un modelo
de explicación racional del devenir de
64
los pueblos y naciones. Montesquieu
critica la forma de gobierno que él
mismo denomina despotismo, esto es, la
sujeción de los individuos no a las leyes
sino a la fuerza del gobernante.
Encuentra contradictorio que el terror,
principio que rige las formas de
gobierno despóticas, haya de asegurar la
paz y la seguridad de los gobernados,
restringiendo su libertad. Contra la
república, participación de los
ciudadanos en su propio gobierno,
Montesquieu alega que es necesaria una
excesiva implicación de los individuos
en las tareas de gobierno y que la
extensión del estado queda muy
limitada. Pone como ejemplo de esta
forma política a las ciudades-estado de
la Antigüedad, y sitúa su decadencia y
conversión en tiranías en el alejamiento
de los asuntos públicos por parte de sus
ciudadanos. La tercera figura política, la
monarquía constitucional, es para
Montesquieu la mejor forma de
gobierno, al reunir en sí misma las
ventajas de la república y de las
monarquías absolutas. En este sentido,
Inglaterra constituye la representación
gráfica de los postulados de
Montesquieu. El reparto del poder del
estado es necesario para evitar la
acumulación en una sola mano que
pueda ejercerlo de manera despótica.
Para ello, debe dividirse en tres partes,
cada una con una misión específica y
diferente, que supongan un equilibrio y
contrapesen la actuación de las demás.
La división de poderes en tres
65
(legislativo, ejecutivo y judicial) y su
adscripción a instituciones diferentes es
garantía, según Montesquieu, contra un
gobierno tiránico y despótico. La
fórmula propuesta es hoy plenamente
aceptada por los regímenes
democráticos, que basan en este
esquema político sus planteamientos de
gobierno.
Idealismo Emmanuel Kant La obra de Kant, aunque no tenga
individualista. (1724 – 1804). exttos de Política, contiene una
“Crítica de la razón
reflexión sobre el Estado y su
Práctica.” 1788. organización.
“Proyecto de un
Tratado de paz El ser humano es una voluntad libre al
Universal”. 1796. mismo tiempo que está sometido a un
mundo natural al cual pertenece
irremediablemente. Desde este punto de
vista el ser humano es a la vez, una
voluntad libre y un sujeto autónomo. Su
voluntad y su libertad le posibilitan que
haga una crítica de toda ley que se le
imponga sin su consentimiento. El serr
humano tiene la posibilidad de
introducir un componente de moral en
el orden político, haciendo respetar y
respetando las libertades individuales.
En consecuencia, el Estado es una
comunidad de sujetos libres.
Epoca moderna Siglo XVIII. La revolución El pensamiento Mirabeau – No existió una sola concepción de
francesa o la nación contra la político de la E.J.Sieyes (1748- Estado en el curso de la revolución
tiranía absolutista. Al Revolución Francesa. 1836) – M. De francesa (1789-1799), sino que ésta fue
momento de la revolución, la Robespierre. (1789 – evolucionando desde la experiencia de
imagen de la nación estaba 1799). crítica intelectual y ruptura política y
fuertemente implantada en las Sieyes escribe “Qué jurídica con el Estado monárquico
representaciones colectivas y es el Tercer Estado?”. absolutista hasta la configuración de
66
en cierto modo, la acción 1789. una República.
centralizadora de la Aun sin esta concepción única, la
monarquía contribuyó revolución francesa desencadenó
también a reforzar la idea procesos políticos y culturales en
nacional. A pesar de las Francia, en Europa y en el resto del
carencias de la política real y mundo, que alteraron decisivamente las
de la pobreza endémica de bases de sustentación del Estado del
una parte de la población, la antiguo régimen. La idea de un Estado
sociedad francesa es rica y republicano se instaura a partir de la
numerosa y posee una clase Declaración de los Derechos del
burguesa ilustrada. La crisis Hombre y del Ciudadano de 1789 y de
económica y el déficit fiscal la primera Constitución de 1791. La
preceden a la crisis política. base y el fundamento del Estado es la
Desde la convocatoria de los Nación.
Estados Generales (1789) o
Parlamento, los sucesos se La Declaración de los Derechos del
precipitan: formación forzada Hombre y del Ciudadano de agosto de
de la Asamblea constituyente, 1789.
toma de la Bastilla, He aquí el texto fundacional de la
proclamación de los Revolución Francesa y de la moderna
Derechos del Hombre y el teoría de los derechos humanos.
Ciudadano y más adelante, Sus conceptos fundamentales son la
juicio por traición y igualdad y la libertad como condiciones
decapitación del rey Luis XVI inherentes al ser humano; el derecho del
por la Asamblea Legislativa. ciudadano a que se reconozca su
inocencia ante la justicia mientras se le
acusa de un delito; el derecho a la
libertad de prensa, de opinión y de
expresión; el derecho a constituir una
propiedad como producto del esfuerzo y
el trabajo; el derecho a participar como
ciudadano en la constitución del
gobierno de la Nación y en la elección
de sus representantes.
El texto, heredero de la Declaración de
la Independencia de los Estados Unidos
(1776) y de los filosofos iluministas del
siglo XVII, Condorcet, Rousseau y
67
Locke en particular, se funda en tres
principios políticos mayores: la libertad
inherente al ser humano; la igualdad
entre todos los individuos de la especie
humana, la que deriva en igualdad
jurídica ante una misma ley y unos
mismos deberes ante el Estado; y el
principio de la soberanía de la Nación.
Sieyes y la crítica al absolutismo.
Sieyes representa la prolongación del
pensamiento de Rousseau en la
Revolución Francesa: crítica del
absolutismo, crítica a la monarquía de
derecho divino y hereditaria, rechazo a
la desigualdad de un orden social
gobernado por una nobleza asociada al
poder real y que origina su poder en la
pertenencia a una aristocracia de sangre.
Sieyes pone el acento en la Nación
como entidad fundante del Estado: la
nación es una realidad anterior al
Estado y a todo acto político y
legislativo, y ella está constituida por
individuos libres, iguales,
independientes y diferentes unos de
otros, pero unidos por las necesidades
comunes a la naturaleza humana y por
la voluntad de vivir juntos. Esta
voluntad y la representación de ella que
es la Nación, hace que los individuos
puedan constituirse en ciudadanos, ya
que todo individuo es un ciudadano en
potencia, que no se realiza en cuanto
tal, sino en la medida en que liga su
voluntad a la del resto de los individuos
de la sociedad para constituir un poder
nacional.
68
Para Sieyes, la Nación no gobierna por
sí misma. El ejercicio de la soberanía
nacional pasa por la dictación de una
Constitución que define los órganos de
la legislación y del gobierno, así como
las autoridades judiciales que realizarán
y garantizarán la libertad y la igualdad
de los ciudadanos y la plenitud de sus
derechos naturales.
El poder constituyente de la Nación, en
consecuencia obedece al principio de la
representación. De esta manera, a la
encarnación del pueblo en la persona
del Rey, se sustituye ahora la
representación de la Nación en y
mediante las instituciones establecidas
por la Constitución y las leyes.
Mirabeau y el principio de la
representación.
Mirabeau postula el principio de la
representación nacional, según el cual
para que el poder tenga eficacia, y para
que la soberanía del pueblo esté
suficientemente garantizada, los
ciudadanos deben hacerse representar
por sus elegidos para que realicen y
expresen la voluntad general de la
nación. Los representantes se deben a
los representados, quienes siempre
tienen la facultad de derogar a aquellos.
El poder de los representantes es
provisorio y es legítimo en cuanto
expresa la voluntad general. Los
representantes al ser elegidos reciben un
mandato de la ciudadanía, del cual
deben dar cuenta ante la nación, ante
los ciudadanos, durante y después de su
69
ejercicio legislativo.
Robespierre y la voluntad del pueblo
como fundamento de la República.
Robespierre sustenta la soberanía del
Estado en la soberanía de la nación. El
orígen del Estado y de su legitimidad
está en la libre voluntad expresada por
la nación.
La nación es única e indivisible, como la
representación a través de la cual se
expresa su voluntad política.
Epoca Contexto histórico. Escuela teórica. Autores Teoría del Estado
Moderna. La obra de Hegel se sitúa en Idealismo. G.W.F. Hegel (1770- La obra de Hegel se sitúa en la línea del
el momento histórico en que 1831). “Principios de pensamiento kantiano.
culmina la Revolución la filosofía del
Francesa en la forma del Derecho”. (1821). Política y filosofía.
Imperio napoleónico, las El Estado se manifiesta en la realidad,
cuales han desencadenado las para los individuos o ciudadanos como
fuerzas nacionalistas y el ejercicio del Derecho que reglamenta
liberales que van a echar por el régimen de propiedad y como
tierra definitivamente las institución legal wque apunta hacia la
monarquías hereditarias y los equidad y que castiga los delitos y
imperios coloniales crímenes.
existentes. Debemos ocuparnos no solamente del
ciudadano en cuanto sujeto de derechos
Hegel, al igual que sino también del individuo en su
Clausewitz en el plano de la subjetividad que se interroga siempre
teoría estratégica, racionaliza sobre los fundamentos del ejercicio del
la experiencia de Napoleón y derecho y de la ley. En definitiva, el
preludia los Estados ciudadano se reconoce como un
modernos y, en particular, las individuo cuya existencia se efectúa en y
repúblicas democráticas para el Estado, pero que conserva
propias del siglo XIX y XX. todavía su voluntad de libertad y de
racionalidad.
Sociedad civil y Estado.
El Estado se funda sobre la libertad y la
70
razón; más aún, el Estado es la razón en
acto y a través de él se consigue la
libertad.
La familia es el primer medio que
permite al individuo integrarse en la
sociedad y en el Estado: la familia
apunta hacia el patrimonio y sirve de
base para la constitución de la sociedad
civil. La sociedad civil constituye la red
siempre compleja y creciente de
relaciones y organizaciones a través de
las cuales se reúne y se expresa la
sociedad desde el punto de vista de su
condición social, económica y cultural.
El Estado se relaciona con la sociedad
civil en tanto en cuanto ésta es la
sociedad organizada y donde el
individuo se integra.
El Estado y la soberanía.
La soberanía se define como el principio
necesario que garantiza la unidad de la
colectividad, de la sociedad. La
potencia y el poder del Estado refleja el
progreso de la sociedad. El Estado
asegura y garantiza el principio de
unidad de toda la nación, dictando las
leyes, arbitrando los conflictos de la
sociedad civil y defendiendo al conjunto
frente a las amenazas exteriores. El
Estado es el depositario del interés
general y del bien común de toda la
nación.
El Estado surge de una necesidad
histórica, y es la historia la que produce
al Estado para que unifique a
gobernantes y gobernados, de manera
que su función no es solo asegurar la
71
coerción para garantizar la unidad de la
nación y el respeto de la ley, sino
otorgar justicia a todos los actos. El
Estado encarna efectivamente la unidad
de la nación, a través de autoridades que
disponen de la fuerza de la razón.
La primera mitad del siglo Nacionalismos. Una Giuseppe Mazzini No existe una sola escuela nacionalista,
XIX: las revoluciones de las consecuencias de (1805-1872), Jules sino que una diversidad de corrientes,
nacionalistas de Europa y la Revolución Michelet (1798- de las que se describen sus conceptos
América. Francesa en el siglo 1874), Ernest Renan fundamentales.
XIX. (1823-1892), Hipolito
Tayne (1828-1893). Los nacionalismos de rechazo a la
Revolución Francesa.
Las naciones emergen como actores
políticos como efecto inmediato de la
resistencia a la aventura imperial de
Napoleón. En toda Europa surge y
critaliza el sentimiento nacional como
respuesta a un poder extranjero
considerado como tiránico y despótico.
Las naciones se constituyen, como un
esfuerzo de unificación frente a las
divisiones y particularismos regionales y
locales. El cemento humano, moral y
cultural que une a la nación viene dado
por una historia común, una lengua o
idioma común, un territorio que se
considera de su propiedad y un esfuerzo
común de búsqueda y conquista de la
libertad.
En sus fundamentos originales el
nacionalismo de este período, se
alimenta de la tradición que ofrece el
pasado: la familia, la tierra y los
ancestros, y del sacrificio que significa
renunciar a obedecer un poder extraño y
ajeno, para conservar o recuperar lo que
72
es propio.
La nación deviene así la sustancia de la
vida colectiva de manera que el Estado,
solo es una consecuencia política e
institucional de la cultura, la economía
y las relaciones sociales.
El nacionalismo no se reduce al
patriotismo sino que contiene una visión
universal e igualitaria de la humanidad
en busca de su libertad y de su
identidad.
La nación como fundamento del
Estado.
Desde esta concepción, la nación
precede al Estado y le da contenido y
forma.
Autores como Hipólito Tayne y sobre
todo Ernest Renan postulan que el alma
de la nación es la que da contenido,
fuerza y proyección al Estado. No hay
Estado sin nación, una nación que
expresa una identidad común, un
territorio que ha sido objeto del trabajo,
del esfuerzo y de la transformación
humana por la técnica y la ciencia. La
nación expresa tanto la tradición y la
historia, como el proyecto común
dirigido hacia el futuro. Pero, el
definitiva, el único criterio legítimo de la
soberanía y de la legitimidad del Estado,
proviene de la voluntad de la nación y,
en particular, del derecho de cada
nación a decidir por sí misma acerca de
su presente y su futuro.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoria del Estado
Siglo XIX. El siglo xix asiste a una doble El socialismo clásico o Karl Marx (1818- El punto de partida de la teoría del
tendencia histórica mundial: científico. 1883), “El Manifiesto Estado de Marx, se encuentra en su
73
por una parte, la poderosa La teoría del Estado Comunista” (1848). crítica a la teoría del Estado de Hegel.
expansión del capitalismo en que se inscribe en la F. Engels: “Del Según Marx, lo que ha hecho Hegel con
el plano económico y escuela socialista y socialismo utópico al el Estado es invertir la realidad: al
tecnológico y su marxista, no fue socialismo instituir el Estado funcionario como la
transformación en el modo de definida en un solo científico”. instancia suprema de decisión y a la
producción dominante en el momento, sino que es V.I. Lenin: “El razón en acto, definiendo a la sociedad
mundo, a partir de ciertos el resultado de una Estado y la civil como el dominio de la lucha por el
centros de poder (Inglaterra, construcción teórica Revolución” (1917). beneficio económico, y presentando a la
Francia, Alemania, Italia) sucesiva determinada propiedad y el trabajo como datos
que actúan además, como por los absolutos del proceso histórico, y
potencias difusoras y acontecimientos prometiendo en el futuro la satisfacción
colonizadoras y como fuerzas históricos. universal como resultado de la
hegemónicas que se disputan El primer texto que mundialización del Estado, Hegel ha
entre sí la dominación y los formula esta teoría es convertido al Estado burgués en el
mercados. El Manifiesto paradigma y modelo a seguir. Marx
Comunista de 1848; el parte de la noción de la división de
segundo es el libro La clases y de la lucha de clases, como
Guerra Civil en conceptos liminares para establecer que
Francia, de 1871, y el el Estado no es más que una máquina
tercer momento, lo de poder al servicio de los intereses de la
define Vladimir Ilitch clase dominante. La dominación del
Lenin a través de su Estado y del poder del Estado es
obra El Estado y la siempre y, en última instancia,
Revolución de 1917. dominación de clase. Estado máquina
Cada obra, a su vez, se de poder, Estado máquina de
corresponde a un dominación de una clase sobre otras
momento histórico e clases, Estado instrumento ideológico,
intelectual distinto. político y represivo al servicio de la clase
en el poder.
El Estado como expresión política de la
lucha de clases.
La concepción marxista del Estado
surge básicamente como una crítica
profunda e integral al Estado burgués,
entendido como el organo político de
poder que asegura la dominación de la
clase burguesa, propietaria de los
74
medios de comunicación en la sociedad
capitalista.
El concepto fundamental para entender
la teoría marxista del Estado es el
concepto de lucha de clases.
En el Manifiesto Comunista, de 1848,
se define el orígen del Estado moderno,
a través del desarrollo de la burguesía:
“clase oprimida bajo el mando de los señores
feudales, la burguesía forma en la “comuna”
una asociación autónoma y armada para la
defensa de sus intereses; en unos sitios se
organiza en repúblicas municipales
independientes; en otros forma el tercer estado
tributario de las monarquías; en la época de
la manufactura es el contrapeso de la nobleza
dentro de la monarquía feudal o absoluta y el
fundamento de las grandes monarquías en
general, hasta que, por último, implantada la
gran industria y abiertos los cauces del
mercado mundial, se conquista la hegemonía
política y crea el moderno Estado
representativo. Hoy, el Poder público viene a
ser, pura y simplemente, el Consejo de
administración que rige los intereses
colectivos de la clase burguesa.”
He aquí entonces, la primera definición
marxista del Estado: se trata del consejo
de administración que rige los intereses de la
burguesía. De aquí se desprende que el
criterio que determina la orientación del
Estado, del Estado moderno y
representativo, son los intereses de la
clase burguesa, la clase que detenta el
poder económico y, en consecuencia, el
poder político.
Lo que importa no es entonces, la forma
del Estado, el modo de organización de
75
los poderes del Estado, la forma cómo
se ejerce el poder, la soberanía y la
hegemonía sobre la sociedad, sino que
la clase que realmente ejerce ese poder
de clase, es la que domina el Estado,
determina su forma y su modo de
organización.
Además, el Estado está determinado por
la infraestructura económica. Desde un
punto de vista macro-estructural de la
sociedad, son las estructuras productivas
las que determinan a la superestructura
política, es decir, al Estado.
El Estado como aparato o maquinaria
de poder.
Otro de los rasgos característicos del
Estado moderno, es su constitución en
una maquinaria de poder. El concepto
de maquina o “aparato de poder”
proviene de la tradición marxista del
siglo XIX y en particular, se inspira en
dos fuentes: la obra “La guerra civil en
Francia” de Karl Marx en 1871, y “El
Estado y la Revolución” de Lenin, en
1917, y se refiere a que en su práctica
funcional, el Estado opera como una
maquinaria administrativa, política y
militar que se impone a los individuos, a
los ciudadanos y a la sociedad civil. Al
interior del Estado se manifiestan un
aparato ideológico, un aparato político
administrativo, un aparato militar y un
aparato policial-judicial.
Epoca Contexto histórico Escuela teórica Autores Teoría del Estado
Hans Kelsen (1881- La théorie pure du droit de Kelsen
76
1973). Kelsen Kelsen veut établir les méthodes d'une
concibe una teoría véritable science du droit (A), une "théorie
del Estado a partir de pure", qui lui permettra de décrire l'ordre
una concepción del juridique interne et l'ordre juridique
Derecho. international.
A/ La science du droit
Kelsen pense que le juridique dans un Etat
laïc ne peut être qu'autonome (I) et
validement fondé sur le respect des procédures
de création, donc une validité objective (II).
I. L'autonomie du juridique
Kelsen affirme l'autonomie du juridique
et entend dégager la théorie du droit
positif de tout élément non juridique,
des considérations psychologiques,
sociologiques, politiques, éthiques et
religieuses.
Pour Kelsen la science du droit n'a pas
pour objet le développement du droit et
son amélioration mais seulement sa
description.
Autrement dit pour lui la science du
droit est la science du droit positif tel
qu'il est et donc le juriste positiviste ne
peut que le décrire en s'abstenant de
porter tout jugement de valeur.
D'autre part, pour Kelsen la science du
droit ne relève pas des sciences sociales
mais des sciences normatives.
Les sciences normatives utilisent un
principe qui est le principe d'imputation
et non pas le principe de causalité : non
pas selon la formule "si A est, B est"(si le
métal est chauffé, il se dilate) mais selon
la formule "si A est, B doit être"(s'il y a
crime, il doit y avoir sanction).
Le droit positif est un droit posé, donc
volontaire.
77
Pour que cet acte de volonté soit
respecté, il faut que les actes de tous les
acteurs juridiques soient respectueux des
hiérarchies, il faut donc des procédures
de formation des normes qui permettent
le respect de l'acte de volonté. Il faut que
les procédures permettent la
transmission hiérarchique de l'acte de
volonté.
C'est pourquoi la norme doit avoir une
validité objective, condition sine qua non de
son existence.
II. La validité objective de la norme
La validité objective d'une norme est
liée à la procédure de sa formation : elle
est valide si elle est conforme à la norme
supérieure de la procédure selon laquelle
elle a été posée.
Ce qui veut dire que la loi doit être
formellement conforme à la
constitution, le décret doit être
formellement conforme à la loi, l'arrêté
doit être formellement conforme au
décret, la décision juridictionnelle doit
respecter la procédure etc....
Cette théorie pure, purifiée des valeurs
subjectives, permet, selon Kelsen, de décrire
l'ordre juridique interne.
B/ L'ordre juridique interne
Pour Kelsen le droit interne ne peut être que
celui de l'Etat (I), dans un système qui est
celui d'un Etat de droit qui est puissance et
volonté (II), un ordre de contrainte (III)
soumis à une norme fondamentale (IV).
I. Le droit c'est l'Etat
Donc pour Hans Kelsen le droit c'est
l'Etat. Etat et droit ne sont qu'un même
phénomène.
78
L'Etat, selon Kelsen, c'est l'ordre
normatif positif qui règle la conduite des
individus qui le composent et non pas le
système social composé de dirigeants
exerceant leur pouvoir sur des dirigés à
l'intérieur d'un territoire, ou l'appareil
politico-administratif y détenant le
monopole de la contrainte.
L'Etat est un ordre juridique positif dans
lequel le pouvoir ne peut être exercé que
dans la forme juridique par des
dirigeants juridiquement désignés, sur
des dirigés juridiquement définis. Donc
l'Etat ne peut être qu'un Etat de Droit.
> Cet Etat de Droit est puissance et volonté.
II. L'Etat de Droit est puissance et
volonté
L'Etat est puissance parce qu'il est un
ordre qui impose aux individus une
certaine conduite, des normes, qui
impose son ordre normatif.
L'Etat est volonté du fait de la validité
objective de son ordre normatif, la
validité procédurale qui respecte la
hiérarchie des actes de volonté, le
Principe de Légalité, le principe de
juridicité.
Donc l'Etat de Droit impose, c'est un ordre de
contrainte.
III. C'est un ordre de contrainte
Ce qui distingue fondamentalement
l'ordre normatif étatique de l'ordre
normatif d'un groupe social non-
étatique, comme une mafia, c'est que
l'ordre normatif étatique est un ordre de
contrainte qui impose sa volonté par la
sanction valide.
Tout d'abord c'est un ordre hiérarchisé
79
statique et dynamique
Il est statique en ce sens que chaque
norme doit avoir un contenu conforme,
ou tout au moins compatible, avec une
norme supérieure.
Il est dynamique en ce sens que chaque
norme ne peut être posée que
conformément à une procédure prescrite
par une norme supérieure et antérieure.
Ensuite c'est un ordre hiérarchisé
pyramidal
Il est hiérarchisé pyramidal car à partir
des actes de volonté des fonctionnaires
de base, les plus nombreux, il remonte
de degré en degré dans la hiérarchie
politico-administrative jusqu'aux actes
de volonté des plus hautes autorités, les
moins nombreux, actes de volonté qui
sont eux-mêmes soumis aux normes
constitutionnelles qui relèvent elles-
mêmes de la norme fondamentale
(Grundnorm).
IV. La norme fondamentale
L'existence de la norme fondamentale
relève de la nécessité technique.
Puisqu'une norme ne peut trouver sa
validité que dans une norme supérieure
se pose la question de la validité de la
Constitution, qui est en droit interne au
sommet de la pyramide des normes
hiérarchisées.
Selon Kelsen dans La théorie pure du droit
il faut poser comme hypothèse que la
Constitution est valide.
La norme fondamentale est alors ainsi
formulée : "On doit obéir aux
commandements du constituant".
C'est une constatation technique et non
80
pas une obligation morale et/ou
religieuse. C'est une nécessité
fonctionnelle, un point c'est tout.
Selon Kelsen ce qui est vrai pour l'ordre
juridique étatique est vrai pour l'ordre
juridique international.
C/ L‟ordre juridique international
La question qui se pose est alors de
savoir quel est l'ordre juridique qui doit
l'emporter sur l'autre, l'ordre interne ou
l'ordre international ?
En définitive Kelsen se prononce pour la
primauté du droit international (I), ce qui
repose le problème de la norme fondamentale
(II), qui relèvera du principe de l'effectivité
(III), le droit international restant un ordre
encore primitif (IV).
I. La primauté du droit international sur
le droit interne
Dans un premier temps Hans Kelsen
affirme que les juristes n'ont pas à se
prononcer sur la question de la primauté
du droit interne sur le droit international
ou l'inverse, le choix relevant du
politique ou de l'idéologique.
Puis Hans Kelsen affirme la supériorité
de l'ordre juridique international, pour
la raison qu'il y a plusieurs ordres
étatiques coordonnés entre eux et
délimités les uns par rapport aux autres,
et étant donné que c'est le droit
international qui réalise cette
coordination et cette délimitation.
Le droit international est nécessairement
supérieur aux droits internes puisque
c'est lui qui les réunit en une
communauté juridique universelle.
Hans Kelsen affirme alors que cette
81
communauté juridique universelle ne
peut être que fondée sur l'existence d'une
norme fondamentale du droit international.
II. La norme fondamentale du droit
international
Avant 1945, avant la création de l'ONU,
la norme qui fonde l'ordre juridique
international classique, est la règle "pacta
sunt servanda", la règle selon laquelle les
Etats doivent respecter leurs
engagements.
Après 1945, et la fondation de l'ONU,
l'ordre juridique universel étant
totalement organisé et pyramidalement
hiérarchisé, la norme fondamentale
devient l‟obligation technique de
respecter les normes de l'ONU, et se
repose alors la question de la validité des
droits internes.
La question est alors résolue en faisant appel
au principe de l'effectivité.
III. Le principe de l'effectivité
Le droit international étant, maintenant,
nécessairement supérieur aux droits
internes, ceux-ci ne peuvent être fondés
que sur la norme posée de droit
international en vertu de laquelle est
légitime le gouvernement qui contrôle
effectivement la population du territoire
déterminé d'un Etat déterminé, c'est à
dire le gouvernement qui est seul
susceptible de permettre le respect des
normes internationales.
Autrement dit les constitutions des Etats
ne sont valides que si leurs
gouvernements sont légitimes parce
qu'effectifs, c'est à dire parce
qu'opérationnels pour faire appliquer le
82
droit international.
Reste alors posée la question de la
sanction dans un ordre juridique qui
doit être un ordre de contrainte.
Or l'ordre juridique international est encore
un ordre primitif.
IV. Un ordre encore primitif
Le droit international n'est pas encore
un droit évolué comme le droit interne.
Selon Hans Kelsen le droit est une
technique sociale qui fait de l'emploi de
la force un monopole de la communauté
de droit au service de la paix sociale ; ce
qui n'est pas encore le cas pour le droit
international qui ne connait ni police ni
justice complètement organisées.
Le droit international se distingue du
droit interne par le fait que c'est un droit
décentralisé car créé par les Etats et
appliqué par les Etats.
L'ordre juridique international est donc
encore primitif, mais selon Kelsen le
droit international est cependant un
droit véritable, comme le droit interne,
et non pas, par exemple, une morale
sociale.
Epoca La transición del siglo XX al Post- modernidad. La Toni Negri – Yann Negri sale del concepto de poder
contemporánea. siglo XXI. El paso del siglo política de la post- Moulier Boutang – tradicional, y fundando su reflexión en
XX al tercer milenio, está modernidad aparece ya Yoshihiko Ichida – Foucault, avanza hacia la noción de bio-
marcado –desde una anunciada –ya desde Jacques Ranciere – poder y bio-política. Se afirma entonces
83
perspectiva política- por la mediados del siglo xx- Maurizio Lazzarato que desde el siglo xviii en adelante, y
instalación en forma de la por la crisis intelectual – Michael Hardt sobre todo, durante el siglo xx se están
dominación imperial del paradigma de la instalando dispositivos materiales e
estadounidense, como única modernidad, por el ideológicos de poder y de dominación,
potencia global de alcance deterioro de la creencia que intervienen de más en más en la
estratégico, militar y en el individuo, en el vida privada y en la vida misma del
económico-tecnológico. En estado, en la nación, sujeto en tanto individuo de la especie.
los intersticios de la en los valores Asistimos a una transformación
dominación imperial burgueses. material del paradigma del poder y del
actualmente en curso, surgen Estado.
dos tendencias: por un lado la Estaríamos en presencia de un profundo
lenta emergencia de nuevos sismo institucional, asociado a la
polos de poder mundial o emergencia de un nuevo capitalismo y
continental, y, en segundo de nuevas formas de hacer política. Las
lugar, una tendencia repúblicas fundadas sobre el trabajo
centrífuga de todos los actores fordista y los Estados-providencia que
del sistema internacional. A reposaban sobre el trabajo asalariado
estas tendencias dominantes contínuo y garantizado, las categorías
en el orden mundial se suma del trabajo, de las clases sociales como
una cierta crisis del Estado- clases políticas de explotación, de
Nación, incapaz de responder dominación y de poder, estarían en
a las nuevas demandas y crisis terminal. Lo vivo se manifiesta
necesidades individuales y una encrucijada central de la política y
sociales. de la gobernabilidad, mientras se instala
progresivamente un proyecto de
dominación de los medios vivos
complejos mediante la producción
industrial. El orden de la ley no puede
ocultar su orígen violento.
La división de tareas y de roles está
desbordando la división del trabajo. Lo
personal ha devenido político,
cuestionando las formas de hacer la
política. Las multitudes estarían
constituyéndose en el poder constitutivo
de la nueva política. La vida y lo vivo
son las encrucijadas de las nuevas
luchas políticas y de las nuevas
84
estrategias económicas. Los dispositivos
del poder y del saber ahora toman en
cuenta los procesos de la vida y las
crecientes posibilidades de controlarlos
y modificarlos.
Fuentes bibliográficas y documentales
Coran. Versión electrónica comentada. Sitio web: www.islam.com.
Historia Universal. (22 vols.) Barcelona, 2005. Salvat Editores.