Zster avait donc quitté ses compagnons non sans regret mais elle ne voulait pas les mettre en
danger. Elle était accompagnée de Mornhir Lanverne, un curieux elfe qui était apparut tout d’un
coup alors qu'elle se demandait si elle faisait bien de partir. Mais ses pensées ne lui appartenait
plus, elle ne pensait qu’à son bien-aimé, prisonnier des enfers. Sa destination était l’Empire du
Zénith, situé au-delà du désert de l'Occident. Zster espérait qu'ils puissent l'aider à rejoindre les
Enfers et ainsi libérer son bien-aimé. Après 15 jours de voyage sans relâche, les seules escales
qu'elle s'imposa furent les villes situées sur son chemin (Karradon, Lhynn, et Chamzaël). Rendu
à Llhynn, dernière ville avant le désert, ils décidèrent de faire halte pour refaire leur provisions et
de partir le lendemain juste au coucher du soleil. La nuit, il ferait moins chaud et leur corps le
supportera mieux. Car si sa peau de lézard lui procurait déjà une bonne protection, il en était pas
de même pour le petit elfe qui l’accompagnait.
Elle se tenait devant les premiers grains de sable du désert en présence de son compagnon de
route. .Elle avait cherché des renseignements sur ce désert, mais n’en avait pas vraiment trouvé.
Elle se lançait vers l’inconnu. Tout ce qu’elle savait c’est qu’il lui fallait aller vers l’est, vers
l’Empire du Zénith. Il marchèrent pendant plusieurs jours, personne ne vint interrompre leur
progression, sinon quelques bestioles du désert qui préférèrent les éviter. Même si Mornhir avait
quelques capacités magiques qui les protégeait de la chaleur , il semblait avoir du mal à respirer.
L’air du désert était sec, le vent, qui ne rencontrait aucun obstacle, y soufflait en rafale. Zster
avait l’habitude de ce type de conditions climatiques. Elle venait des Montagnes Kzagzhor, le
vent y soufflait continuellement. Sûrement était-ce pour cette raison que Zster aimait tant le vent.
Mais le vent se faisait de plus en plus fort, annonçant une tempête. Le sable si léger aveuglait les
deux voyageurs. Ils décidèrent de montrer une tente et d’attendre l’accalmie à l’abris. Sans
repère pour marquer le passage du temps ou pour s’orienter, ils durent de résigner à attendre la
fin de la tempête. Le blizzard de sable dura longtemps, mais ils n’auraient sut dire combien de
temps, deux heures, deux jours ?! Le vent commença à diminuer pour reprendre son intensité
normale. Les deux compagnons eurent de la difficulté à sortir de la tente, car elle était presque
entièrement ensevelie sous le sable, la tempête avait durer un certain temps...
C’était la fin du jour, le soleil disparaissait lentement à l’horizon, faisant place à la nuit. Ils se
restaurèrent et reprirent la route vers l’Est. Ils marchèrent toute la nuit, faisait quelques pauses
pour permettre à l’elfe de retirer le sable de ses bottes... et pour reprendre son souffle. Les
premiers éclats du jour apparaissait au loin, entre les arbres... entre les arbres !!?? UNE
OASIS !!! Ils n'en croyaient pas leurs yeux . Ils se dirigèrent vers celle-ci sans trop y croire,
peut-être s’agissait-il d’un mirage crée par le soleil levant. « Elle est réelle » cria Mornhir
lorsqu'il apparu à la lisière de l'oasis, n'y pouvant plus il se jeta tout habillé dans l'étang situé au
centre de l'oasis. C'est alors qu'un homme-lézard apparut il lui dit: « Cessez immédiatement ces
enfantillages !! Je ne peux vous permettre d'embêter la faune et la flore environnante !!. » Zster
intervient alors « Excusez mon compagnon, mais il est si heureux de voir que ses yeux ne l'ont
pas trahis qu'il n'a pas fait attention a ce qu'il faisait. » L’homme-lézard paru surpris « Je ne vous
avait pas vu gente dame. Une compatriote si loin de chez moi ça me réchauffe le coeur. Je me
présente Talrion et je vis ici. Pour l'instant j'ai à faire et surtout ne faites pas de mal à la faune et
à la flore environnante si vous en voulez pas subir mon courroux(le regard qu'il lance alors
laisser voir qu'il est très sérieux) Vous pouvez vous nourrir mais en aucun cas gâcher de la
nourriture celle ci est trop rare par ici. Puis-je vous demander de venir discuter avec moi ce soir,
ça me ferait tellement plaisir. Vous pourriez en outre me dire ce qui vous amène dans un endroit
si reculé de tout. » Sans même attendre la réponse, il s’éloignant des deux compagnons, les
laissant se reposer à l’ombre de l’oasis.
Le soir venu, Talrion vient retrouver les deux aventuriers et les invite à expliquer ce qui les
emmène par ici. Avant de commencer son récit, Zster demande à son frère de sang ce qu’il fait
seul dans le désert. Talrion lui expliqua pourquoi « Ma tribut est la tribu de Sselhir. Mais après
des dissensions avec certains de ses dirigeant ils m'ont amenés dans le désert sans rien pour
survivre et c'est comme ça que mon destin fut lié à cet endroit. Je suis druide comme tu as pu le
constater et j'ai décidé de protéger cet oasis contre toutes les intrusions néfastes » Zster se
présenta, par politesse « Moi, je suis da la tribu des Qwazgir, elle provient d'un autre plan
d'existence nommé Ishel. Sur Blackmoon, j'en suis la seule représentante avec mon fils, du moins
je n'ai jamais entendu parlé de ma tribu ici » Mornhir se présenta comme simple voyageur. Puis
Zster repris la parole pour ne plus la lâcher, racontant la mort d’Amairgèn, ses recherches et la
vision qui l’a finalement décidé à partir si loin de son fils. Lorsqu'elle en vint à parler
d'Atinoeus, l’homme-lézard lui demanda de répéter le nom. Avec sa curiosité légendaire, Zster
lui demanda si le nom d’Artinoeus lui serait familier. Talrion répondit alors qu'il a lu des
inscriptions qui faisait référence à cette personne, sur un tombeau. L’endroit serait situé dans une
grotte, à environs 5 jours de marche, à la frontière entre le désert et Kartak-Ulm. Zster fut très
intéressée par cette grotte, demandant plus de détails à son sujet.
Il fut finalement décidé que les deux compagnons iraient voir la grotte. L’aigle du druide leur
montrerait le chemin. Le druide leur expliqua que la bête pouvait voir à travers les yeux de son
maître et que lui-même voyait à travers les yeux du volatile. Et il s’excusa de ne pouvoir
l'accompagner car sa mission en serait affecter, on ne sait pas si quelqu’un trouverait pas cette
oasis en notre absence.
Les deux compagnons suivirent donc l’aigle à travers le désert. Sous le ciel étoilé, ils arrivaient à
suivre la silhouette majestueux du grand aigle. Zster trouvait amusant d’être guidée par un aigle,
car cet oiseau était également le totem de sa tribu : Qwazgir, ceux qui sont libre comme le
vent… sa tribu, avait-elle survécu aux bouleversements survenus sur Ishel; elle l’espérait
ardemment. Zster était perdu dans ses pensées, elle aimait bien le désert, le soleil chaud, le vent
soufflant librement… De plus, on y trouvait des cactus en quantité suffisante pour faire du jus de
cactus dont elle avait le secret. En plus d’être vivifiant, cela permettait d’économiser leurs rations
d’eau. Monrhir semblait moins apprécier ce lieu aride, les elfes étaient fait pour vivre en forêt, et
non dans cet endroit dévasté par le sable…
Ils marchèrent sans encombre jusqu’à l’aube du troisième jour. Alors que le soleil commençait à
apparaître à l’horizon, ils avaient décidés d’installer leur tente à l’ombre d’un bosquet de cactus.
Les chauds rayons matinaux faisaient s’évaporer l’humidité accumulé dans le sable pendant la
nuit. Ce phénomène donnait l’impression que les dunes s’évanouissaient constamment comme
un mirage. Le paysage semblait se mouvoir, mais pourtant tout était immobile. Seul l’œil était
berné par ce jeu de lumière et de vapeur. Mais pourtant, il semblait à Zster qu’il y avait
réellement du mouvement dans ce décor trompeur. En y regardant mieux, elle parvient à
discerner des silhouettes parmi ce chaos d’illusions. Monrhir aussi les avait aperçues. Il
s’agissait de cavaliers sur leur montures, mais d’étranges montures… et d’étranges cavaliers…
ou était-ce encore le désert qui se moquait de leurs sens.
Le groupe de cavaliers les avait également repéré puisqu’il se dirigeait maintenant vers Zster et
son compagnon. La femme-lézard alla à leur rencontre, prendre les devant pour accueillir des
voyageurs était un signe de bienvenue dans sa tribu. Alors qu’elle avançait, Zster essayait de voir
plus distinctement le visage des trois cavaliers, mais des voiles les protégeaient du vent, du sable,
du soleil… et des regards.
Les montures s’arrêtèrent à quelques mètres de la moine, le cavalier de tête descendit de sa
monture et se dirigea vers elle. Alors que le cavalier relevait le voile qui cachait son visage,
Zster fut très surprise de ce qu’elle vit. Elle avait devant elle une créature qu’elle n’avait encore
jamais vu. S’il ne s’était pas tenu à la manière des humains, Zster aurait parié avoir un renard en
face d’elle. Sa surprise passée, la moine remarqua immédiatement la grande fatigue qui était sur
les traits du voyageur. Il se présenta comme étant un nomade du désert, voyageant en compagnie
de sa femme et de son frère. Zster ne put s’empêcher de regarder les 2 autres cavaliers. Puis
soudain, une chose la frappa… elle aurait reconnu cette silhouette entre mille pour avoir si
souvent vu l’ombre qu’elle projettait : une mère tenant son enfant contre elle pour le réconforter.
Zster proposa aux voyageurs de s’arrêter à leur campement et de partager leur repas. Ils y seraient
plus à l’aise pour discuter.
Les cavaliers entrèrent donc dans la tente de la femme-lézard qui leur offrit du jus de cactus pour
les désaltérer. Le groupe de cavaliers expliquèrent qu'ils avaient été pris dans la tempête de sable,
la même que Zster et Morhnir avait subit quelques jours plus tôt. Ils avaient perdu la monture
portant leurs provisions dans la tempête, et leur provision par la même occasion. Il ne leur restait
que les réserves accrochées aux montures survivantes. Ils avaient ensuite reprit la route en
espèrant rejoindre un village où ils avaient des amis, mais ils auraient du l'avoir atteint déjà... de
toute évidence, ils s'étaient égarés dans le désert. Il leur fallait trouver un point de ravitaillement
au plus vite, sinon ils seraient condamnés à mourir une fois leurs réserves épuisées.
Zster leur parla donc de l'Oasis de Talrion le Druide qui se trouvaient à quelques jours de
marche. Elle partagerait ses provisions avec eux s'il le fallait pour qu'ils atteignent l'Oasis sans
encombre. Elle leur expliqua que le druide était un peu grognon mais s'ils respectaient la faune et
la flore, il ne devrait pas y avoir de problème, au pire, ils n'auraient qu'à préciser que c'était elle
qui les envoyait. Pour la remercier de son aide et de son hospitalité, le chef des nomades lui offrit
deux roses du désert, des pierres, où plutôt des agrégats de sable qui prenant la forme d'une rose.
Elle était le symbole des nomades : "même dans les terres arides et desséchées, la beauté existe
pour celui qui sait regarder." Zster le remercia pour ce cadeau, elle le garderait précieusement.
À l'aube suivante, les deux groupes se séparèrent, reprenant chacun leur chemin. Morhnir et Zster
marchèrent encore quelques jours avant d'atteindre la fameuse grotte donc avait parlé Talrion.
L’entrée était située sous un amas de rocher qui formait un semblant de colline. Le sable et
quelques plantes perdues recouvraient partiellement le monticule, rappelant un tertre. Les deux
aventuriers entrèrent donc dans la grotte, profitant de l’ombre bienfaitrice qu’elle dispensait. Un
cours d’eau semblait couler au fond de la grotte. Les deux compagnons décidèrent d’aller s’y
désaltérer. À peine eurent-il fait quelques pas sur le sol rocailleux, qu’une voix retentie.
« La clef est dans la source ! »
Mornhir et Zster se regardèrent, d’où pouvait provenir cette voix. Faisant rapidement le tour de la
grotte du regard, ils ne virent personne. Ils pouvaient encore entendre l’écho de la voix sur la
paroi humide de la grotte. « La clef est dans la source » répéta Zster, cherchant à comprendre le
sens exacte de cette phrase. Mornhir étant gemmologue et connaissant les secrets du sous-sol,
savait reconnaître un écho se répercutant sur une paroi creuse. « Il doit y avoir une salle derrière
ce mur, du moins je le pense » dit-il. Le visage de la femme-lézard s’éclaira d’un sourire
« Sûrement le ruisseau y conduit-il !!... la source, il faut remonter vers la source !! »
Mornhir se proposa pour traverser sous la paroi rocheuse et ainsi rejoindre la salle qu’il
soupçonnait se trouver de l’autre côté. « Je pourrais parcourir la distance, relativement courte à
mon avis, qui sépare ces deux salles. Je puis y allé seul et revenir vous en faire rapport, je suis
après tout, un aventurier... » Zster regarda le petit elfe « Je crois qu’il est préférable que j’y aille,
je suis lézard et savait nager avant ma naissance. S’il se trouvait que la salle ne soit plus éloignée
que vous ne l’aviez cru, vous risqueriez votre vie inutilement. » Mornhir sembla soulagé « Je
vous attendrai ici dans ce cas ».
Après avoir enlevé son sac à dos, Zster plongea sous la paroi rocheuse à la recherche d’une salle
ou d’une entrée quelqueconque. Elle parcourue une 20aine de mètres avant qu’une lumière à la
surface de l’eau n’attire son attention. Elle s’y dirigea et émergea de l’eau. Ce qu’elle vit la
trouble : devant elle se tenait une statue représentant un jeune homme très bien physiquement,
mais habilé de manière simple... il s’adressa à Zster « Vous qui arrivez ici, sachez que vous aller
être soumis à des épreuves pour juger si vous avez quelques chances de reussite dans une quête
impossible : celle d’aller dans le royaume des morts pour en faire revenir une personne chère à
votre cœur. Je l’ai fait moi-même, mais je ne peux laisser les gens y aller sans les prévenir !!
Toutes les épreuves que vous subirez ne sont rien en comparaison à ce qui vous attend dans
l’autre monde. Si vous ne survivez pas, ne vous en faites pas et n’ayez aucun remord, vous
n’auriez jamais réussit non plus dans l’autre monde. Si vous réussissez, je vous aiderais à y aller
et à ramener l’âme de l’être qui anime votre cœur. » Alors que la statue prononce ses dernières
paroles, une porte miroitante apparaît derrière la statue. La femme-lézard décide donc de
retourner chercher Mornhir.
Alors que les deux compagnons émerge de l’eau, la statue reprend son discours de bienvenu, la
porte toujours derrière elle. Après avoir fouiller la salle et examiner la statue, les deux
compagnons n’ayant rien trouvé d’intéressant décident de franchir, non sans appréhension, la
porte pour le moins étrange. Alors qu’ils passent la porte, il leur semble que leurs sens
deviennent surdéveloppé. Ils se sentent flotter et aspirés vers une destination inconnue.
Finalement, ils arrivent dans un monde étrange fait de brume et de rocaille. Ils sont sur une plate-
forme, une passerelle étroite en part. Tout autour d’eux ne semble que précipices et malgré
l’augmentation de leurs sens, ils ne parviennent pas à en voir le fond. Un esprit apparaît alors
« Bonjour, je m’appelle Artinoeus et voici le lieu où je vous jugerais pour savoir si vous être
digne de mon aide !! Répondez déjà à cette énigme assez simple»
Pour ne pas le perdre, il faut en donner
Pour combattre, en redonner
Qui suis-je ??
Zster intriguée, regardait le spectre et lui répondit « Bonjour Seigneur Artinoeus, je veux bien
subir vos épreuves, mais je dois vous dire que je n’ait nullement l’intention d’aller au Royaume
des Morts, car mon aimé ne s’y trouve point... il est dans un lieu tout autre... et mon compagnon
de route n’avait pas vraiment l’intention de m’y accompagner, alors je vous demanderais de le
laisser partir s’il le souhaite. » Puis repensant à l’énigme « Les choses qui paraissent simples sont
souvent les plus complexes, bien des réponses semblent pouvoir s’appliquer à votre énigme.
L’espoir me vient en tête, ainsi que le courage... » Puis reportant son regard sur Artinoeus « Où
est donc votre bien-aimée, celle que vous avez repris au Royaume des morts. Ne devrait-elle pas
être à vos côtés ?! »
Le spectre sourit « C’est bien le courage, tu en auras besoin pour mener ta quête à bien ! Je ne
suis qu’une pâle copie de mon créateur et non pas le vrai Artinoeus. Je te rassure, il vit heureux
avec sa bien-aimée. Voici une autre devinette.
Un chef nain surprend une conversation entre deux de ses mineurs. L’un dit « Je me fait de
l’argent en limant une infime partie, 10 grammes tout au plus, sur les lingots que je crée pour
notre chef. Vu que cela dure depuis des années, je me suis ramassé une petite fortune. » L’autre
répond « Tu devrais faire attention car pingre comme il est, tu pourrais avoir des problèmes »
Aussitôt après avoir entendu ces mots, le chef nain rentre dans la pièce, mais ses hommes
avaient déjà quittés les lieux. Il part à leur recherche mais n’arrive pas à mettre la main dessus.
Il jure ses grands Dieux qu’il trouvera qui le vole ! Or voilà, il possède une balance magique
offerte par les fées qui indique le poids exact. Mais comme toutes les choses créées par les fées,
celle-ci à un gros problème, elle ne fonctionne qu’une seule fois ! Comment le Roi peut-il deviner
qui le vole parmi les 20 hommes qui travaille pour lui ?
Voilà, tout cela pour voir si tu es versée dans la réflexion, car tu en auras sûrement plus besoin
que l’art du combat » conclut le spectre.
Zster regarde le spectre et lui sourit « Je suis moine, et mon but est d’atteindre l’harmonie entre
mon corps, mon âme et mon esprit. Je maîtrise aussi bien l’Art du combat que celui de la
réflexion, qui est très proche de la méditation. Voici donc la réponse à ta second énigme :
Le Chef nain doit numéroté chacun de ses 20 ouvriers( de 1 à 20). Il choisit un nombre de lingot
correspondant au numéro de l’ouvrier qui les a coulés. Donc 1 lingot de l’ouvrier #1, 5 lingot du
#5, et ainsi de suite. Le chef pèse ensuite tous les lingots. Le nombre de gramme manquant sur le
total prévu correspondra à 10 fois le numéro du voleur, puisque ce dernier volait 10g/lingot.
J’espère que cette réponse te satisfait Artinoeus. »
« Je vois que tu es plutôt douée pour la réflexion et j’en suis heureux, peut-être auras-tu une
chance de réussite. Je vous laisse. À partir de ce moment, tout ce que vous ferez pourra conduire
à votre mort, vous avez encore le choix... »
Les deux aventuriers s’empressent de répondre que de toute façon, leur choix est fait. Ils iront
jusqu’au bout quelque soit le résultat. Le spectre leur souhaite bonne chance puis disparaît sans
plus d’explications. Les deux compagnons laissés à eux même décident de suivre la passerelle.
La passerelle semblait passer au-dessus d’un puits sans fond. Les deux aventuriers avaient beau
regarder, ils ne voyaient ni rebord ni fond. Mornhir intrigué jeta une pierre dans le gouffre, ils
attendirent longtemps le bruit de la pierre frappant les parois ou le fond, il ne vint jamais. N’étant
pas plus rassurés qu’il ne le fallait, ils continuèrent leur avancée. La passerelle finit par
déboucher sur un chemin, qui lui même conduisait vers un lac.
Les environs de ce lac étaient étranges, aucune végétation, aucun animaux n’étaient présents. Le
sol était translucide, presque transparent. Sur le lac, flottait une chaloupe faite de la même
matière translucide. Un brouillard empêchait de voir clairement le lac. Mornhir s’attarda à l’étude
de la substance composant le sol et la chaloupe. Il finit par déclarer qu’il s’agissait de verre, ou
d’une matière semblable. En observant mieux, les deux compagnons crurent déceler une île et un
château sur le lac. Ils décidèrent d’aller explorer le lac.
Alors que Zster vérifiait si la chaloupe de verre flottait bien, sa bourse tomba à l’eau. Elle fut
instantanément anéanti par… de l’acide!!! C’était un lac d’acide!!! Quelle chance qu’ils n’aient
pas décider de vérifier si l’eau était bonne!! Ils embarquèrent prudemment dans la chaloupe et
commencèrent la traversé.
Pendant leur traversée, les deux aventuriers crurent voir passer une ombre dans les profondeur du
lac d'acide mais qui pourrait vivre dans un tel endroit?! Ils essayèrent de voir la profondeur du lac
mais la rame n'était pas assez longue pour toucher le fond, il devait être très profond.
Maintenant qu’ils se rapprochaient de l'autre rive, ils pouvaient percevoir un embarcadère qui
n'était pas visible de l'autre rive. En se dirigeant vers lui, ils remarquèrent enfin le château. Il
existe bel est bien mais paraissait en ruine. Ils accostèrent puis se dirigèrent vers le château.
Il ne restait debout qu'une partie du dongeon centrale et une tour, le reste était complètement
détruit. Peut être était-ce du a un combat mais nul ne saurait le dire. Les douves entourant le
château avaient de la même propreté que la plage, ce qui ne voulait dire qu'une seule chose le lac
devait avoir un point de passage vers ces douves pour les alimenter en acide.
C’est à ce moment qu’Artinoeus apparut de nouveau. Il se tenait près du pont-levis (qui semble
frêle et en mauvais état mais abaissé) « Dans ce dongeon est caché le coeur du destin, le seul
objet magique qui puisse vous permettre de rejoindre votre bien aimé quelque soit le lieu où il se
trouve. Il faudra chercher l'ouverture dans la dernière tour debout. » Puis il disparu comme il
était venu. Il fallait donc aux deux aventuriers trouver un moyen de pénétrer dans le château.
Les deux compagnons cherchaient un moyen de traverser les douves. Il était évident que le pont-
levis ne supporterait jamais le poids de la moine. Et en faisant le tour du château, ils ne
découvrirent aucun autre passage pour franchir le fossé d’acide. Alors qu’ils revenaient vers
l’endroit où ils avaient accosté, Zster eut une idée en voyant la chaloupe. Il suffisait de la
descendre dans les douves, ils pourraient ainsi l’utiliser pour traverser et remonter de l’autre
côté!!
Ils avaient réussi à transporter la chaloupe et à la descendre dans les douves. Ils pourraient ainsi
la traverser et remonter de l’autre côté pour explorer le château. Alors qu’ils passaient près du
pont-levis, Mornhir aperçu un tunnel. Zster dirigea la chaloupe sous le pont-levis pour rejoindre
le tunnel. Ils décidèrent d’aller l’explorer. La femme-lézard attacha la chaloupe sur le pont-levis,
ils seraient mal pris si le tunnel ne débouchait pas et que la chaloupe était partie à la dérive sur la
surface acide.
Zster s’engagea en premier dans le tunnel, Mornhir la suivant de près. Ils devaient progresser à 4
pattes, la moine se trouvant même un peu à l’étroit. Ils allumèrent une torche un peu plus loin
dans le tunnel, ils avaient craint que l’acide ne soit inflammable. Ils arrivèrent finalement au bout
du tunnel. Le tunnel débouchant sur une pièce octogonale éclairée par des torches. Le tunnel
servait sûrement d’aération à la pièce puisqu’il se trouvait à plus de 5m du sol. Du haut du
tunnel, ils n’arrivaient pas à voir la pièce en entier. C’était une pièce au mur lisse avec en son
centre, un autel. Ils décidèrent donc de descendre pour examiner la pièce de plus près. La grande
taille et l’agilité de la moine lui permirent de descendre sans difficulté. Par contre, le petit elfe du
demander l’aide de Zster.
La pièce était complètement vide à part l’autel qui trônait au centre et deux lourdes portes sur le
mur du fond. Les deux aventuriers s’approchèrent de l’autel pour l’examiner de plus près. On
pouvait y voir des gravures représentant des scènes d’amour. L’autel dégageait une forte magie,
Mornhir pouvait le sentir. Zster pensa qu’il s’agissait sûrement d’un autel dédié à quelques
Divinités de l’amour. Elle s’en détourna et alla examiner les portes, laissant Mornhir contempler
l’autel magique.
Les portes semblaient très lourdes. Un anneau était présent sur chacune d’elles. Zster toucha
légèrement l’anneau de la porte droite, peu rassurer. Mais comme rien m’arriva, elle l’empoigna
solidement pour ouvrir la porte. Malgré sa force, la moine n’arriva pas à ouvrir la porte. Elle
demanda l’aide de Mornhir toujours absorbé par l’examen de l’autel. En s’approchant des portes,
Mornhir sentit qu’elles dégageait également de la magie, une sorte de champs de protection. Les
deux aventuriers tirèrent ensemble, la porte bougeant finalement. La porte était à peine
entrouverte que soudainement, comme mue par sa propre volonté, qu’elle s’ouvrir sans que les
compères n’aient à tirer davantage.
Zster avait instinctivement adopté une position de combat, faisant signe à Mornhir de se reculer.
La porte s’ouvrir sur un groupe de six squelettes. La moine n’avait jamais vu de ses créatures,
mais elle savait qu’elles étaient ramené à une non-vie par magie, pour servir leur créateur. Déjà
les squelettes se dirigeaient vers la femme-lézard et son compagnon. Comme avant chaque
bataille, Zster invoqua l’esprit de l’aigle sur elle, et sans attendre passa à l’attaque.
La violence du coup fut tel que le squelette qui était sur son chemin fut littéralement pulvérisé en
poussière. Mornhir fut tellement surpris qu’il manqua l’invocation qui allait lancer. Les
squelettes plutôt lents ne réussirent pas à toucher la moine agile. Zster porta un nouveau coup,
réussissant à toucher un des squelettes, sans pour autant s’en débarrasser. Mornhir qui n’avait pas
l’habitude des combat, supportait mal le stress qui en découlait, ratant de nouveau son
incantation. Zster qui commençait à perdre l’avantage sous le nombre réussit tout de même à
réduire en pièce le squelette qu’elle avait déjà touché. Malgré sa rapidité, elle ne put cependant
éviter le coup d’un des squelettes qui lui fit une entaille profonde sur le flanc gauche. Mornhir
voyant sa camarade en difficulté reprit le contrôle de lui-même et cette fois une boule de feu alla
réduire en cendre l’un de leur assaillants. Zster avait trop à faire à parer les attaques pour porter
des coups. Mornhir se concentra encore davantage, et cette fois sa boule de feu projetta deux
squellettes contre le mur. Aucun des deux ne se releva. Ne restait plus qu’un squelette, mais la
moine, gênée par sa blessure n’arrivait pas à porter le coup fatidique. L’elfe prit dans la frénésie
du combat lança une boule de feu qui les débarrassa du dernier mort-vivant.
Une fois revenu au calme, Mornhir s’aperçut qui avait utilisé tout son pouvoir magique, se
retrouvant sans défense valable. La moine examina sa blessure, elle n’étais pas très sérieuse, mais
Zster prit quand même le temps de la soigner. Il serait trop bête de la laisser s’aggraver.
La pièce qui se trouvait derrière les lourdes portes contenait un escalier en colimaçon qui menait
vers le haut. Sûrement permettait-il de rejoindre les étages supérieurs de la tour. Ils montèrent
donc, en haut de l’escalier se trouvait une porte. Elle était faite de chêne solide. Après
vérification, Zster déclara qu’elle était verrouillée. Visiblement il ne restait qu’une solution pour
avancer : défoncer la porte !! L’imposante femme-lézard prit un élan pour frapper lourdement la
porte qui résista à la charge. En fait, la moine ne l’avait pas vraiment senti faiblir sous son assaut.
Zster chercha un autre moyen plus efficace, mais la porte lisse ne laissait par d’autre choix, seule
la serrure était visible. La moine décida de concentrer sa charge sur la serrure, espérant faire
sauter le loquet. Alors qu’elle s’apprêtait à frapper de nouveau la porte, une voix se fit entendre
de l’autre côté de la porte. Zster arrêta net son élan.
« Qui ose me déranger pendant mes recherches !!! » clama la voix. Légèrement surprise, la moine
répondit « Zster Qwazgir vous présente ses respects ! » Un bruit de clé dans la serrure se fit
entendre. La femme-lézard recula, faisant signe à l’elfe de s’éloigner, qui savait ce que la porte
allait laisser apparaître.
Un homme se dressait sur le seuil de la porte, et avant que Zster n’ait eut le temps de réagir, une
boule de feu vient la frapper de plein fouet. La moine fut projetée contre le mur, fortement
ébranlée par le choc. Elle savait qu’elle ne résisterait pas à une deuxième attaque du genre, elle
devait agir vite. Elle agrippa machinalement son poignard, essayant de remettre de l’ordre dans
son esprit. L’homme qui n’avait pas remarqué Mornhir porta toute son attention sur Zster, décidé
a en finir au plus vite avec sa visiteuse importune. C’est à ce moment que Mornhir boudit de
l’escalier en colimaçon, frappa l’homme avec son épée courte. L’homme, totalement surpris ne
put éviter l’assaut de l’elfe. Visiblement ébranlé par le coup de Mornhir, il tituba vers l’intérieur
de la pièce. Zster qui avait reprit ses esprits, remarqua alors qu’il s’agissait d’un vieil homme.
Ayant peur que Mornhir ne succombe encore à la frénésie du combat et ne tue le vieil homme, la
moine décida de maîtriser leur assaillant. Rangeant son poignard, elle fit une prise de soumission
au vieil homme, quoique très douloureuse elle ne représentait aucun danger pour la vie de
l’homme.
Voyant le vieil homme perdre toute envie de se battre, Zster relâcha sa prise, mais resta tout de
même vigilante.
« qui es-tu ? » demanda-t-elle.
Le vieil homme toujours au sol répondit faiblement « Aslar, je suis magicien. Vous pouvez tout
prendre, mais laisser moi la vie sauve. »
Zster surprise devant la crainte du mage lui dit en l’aidant à se relever « Je n’ai besoin de rien... je
n’ai pas l’intention de te tuer... sauf si tu m’y oblige. »
« Alors pourquoi venez vous me voler ! ! » répliqua le magicien.
La moine, toujours aussi surprise « Ai-je pris quelque chose qui t’appartienne jusqu’à
maintenant ?!?! »
« Alors pourquoi essayer vous d’enter chez moi par infraction ! ! ! »
« Je ne savais pas que vous habitiez ici, il m’y a aucune indication sur votre porte » essaya de
plaisanter Zster, pour détendre l’atmosphère.
« C’est parce que normalement on entre par l’autre côté ! ! » le mage désigna une porte de l’autre
côté de la pièce.
Zster, embarrassée par la situation fit ses excuses au vieil homme. Elle ne voulait pas
l’importuner.
Le vieux mage leur demanda alors ce qu’ils venaient faire ici. La femme-lézard lui répondit
qu’ils avaient suivit les indications d’Artinoeus et qu’ils avaient abouti dans cette tour. Le vieil
homme sourcilla, leur demandant ce qu’ils faisaient encore ici, si Artinoeus les avaient guidés.
La moine expliqua alors qu’ils cherchaient un objet appelé le cœur du destin. Le mage se mit à
rire. Zster interloquée le regarda en demandant pourquoi il riait ainsi. Reprenant son sérieux, le
mage explica qu’ils étaient sûrement passé devant ce qu’ils cherchaient puisqu’ils venaient de
l’étage inférieur. La moine réfléchi rapidement, la seule chose remarquable qu’ils avaient croisés
était l’autel…
Zster demanda alors si l’autel était le cœur du destin? Le mage répondit qu’on l’appelait
effectivement comme cela. La moine se senti soudainement mal, elle avait passé tout près sans
vraiment porter attention à l’autel. Si elle avait pu rougir comme un sang chaud, sûrement serait-
elle devenue mauve!!! La femme-lézard s’informa au vieux mage s’il savait comment activer
l’autel? Il leurs fit signe de le suivre et s’engagea dans l’escalier.
Alors qu’ils se dirigeaient vers la salle où était contenu l’autel, il leur expliqua « Pour rejoindre
un être cher, peu importe où il se trouve, à l’aide du cœur du destin, il faut sacrifier ce à quoi on
tient le plus. C’est la seule façon!! » Zster répondit machinalement « ma liberté est ce qui me
reste de plus précieux ». Le vieil homme parut surprit « la plupart des gens pensent que leur vie
est plus précieuse ». La moine sourit « ma vie, là où je vais, elle n’a pas grand valeur… »
Zster suivit les instructions du vieux mage, prenant place sur l’autel. Elle souhaita un bon voyage
de retour à Mornhir, elle était sur qu’Artinoeus le laisserait repartir. Mornhir bredouilla quelque
chose, mais la moine ne compris pas vraiment car déjà ce monde devenait flou. Le cœur du
destin était à l’œuvre, l’emportant vers sa destination infernale.
Les murs de pierres s’estompèrent, les couleurs s’affaiblirent sans pour autant disparaître, la
lumière était faible, la noirceur n’était pas totale. En ce lieu où toutes choses semblaient se
rencontrer, Zster entendit une voix sans âge « Pour atteindre ta destination tu devras sacrifier une
journée et une nuit de ta vie à chaque cycle lunaire en méditation, une divinité de ton choix
bénéficiera de tes prières. Tu devras également léguer à son clergé 10% de tout tes gains.
Acceptes et tu reverras ton aimé, refuses et il te seras à jamais perdu!! »
La moine qui s’était toujours fait un point d’honneur de ne pas se mêler des choses divines
accepta malgré tout, la mort était l’affaire des Dieux, les mortels voulant y jouer devait rendre
des comptes. Elle serait désormais lié à une divinité, laquelle choisir… celle du vent lui parut le
meilleur choix. Le vent qui était l’essence même de sa tribu. Aussitôt qu’elle eut choisit une
divinité la voix parla de nouveau « Qu’il en soit ainsi!! Ton aimé et ses enfers t’attendent!! »
La femme-lézard se sentit tomber à une vitesse vertigineuse, perdant toute notion de haut et de
bas. Elle voyait le sol se rapprocher à une vitesse vertigineuse, sans moyen de ralentir sa chute.
Elle se heurta durement au sol, perdant presque conscience. Elle se releva lentement, regardant le
paysage qui s’offrait à son regard. Zster venait d’atterrir en un lieu qui devait être les Enfers. Le
paysage désolé avait des allures de corps mutilés. Il ne ressemblait à rien, une impression de mort
s’en dégageait. Des créatures étranges volaient dans ce qui semblait être le ciel, elles observaient
la nouvelle venue. Elles chuchotèrent, mais pourtant leurs voix emplissaient le crâne de Zster
comme un fracas de tonnerre. « ...c’est elle que le maître attend... » les créatures traversèrent les
cieux à une vitesse folle, vers une destination inconnue. La femme-lézard voulue les suivre, mais
elle ne fit qu’un pas. Le paysage se contorsionna et quand Zster fut de nouveau immobile, il était
complètement différent. Elle ne reconnaissait rien, comme si elle avait parcouru mille lieues. Le
chaos régnait en ce lieu.
Une voix retenti alors « Dame Zster !! Attendez moi !! ». C’était Mornhir, il l’avait suivi malgré
son interdiction. Le mécontentement se lut sur le visage de la moine. Il n’aurait pas du venir, ce
voyage serait trop coûteux... Alors que Zster se demandait se que l’elfe avait du sacrifier pour la
rejoindre, une autre voix se fit entendre « Alors mon frère, tu viens me rendre visite ». La femme-
lézard se retourna pour voir qui venait de parler, puis de nouveau Mornhir « mon frère ?! ». Etait-
il le frère de quelques démons envoyé pour la piéger ?!
La moine regarda encore le nouveau venu... oui, elle le connaissait, le reconnaissait maintenant.
Sa voix était méconnaissable, mais il restait encore en lui une parcelle de ce qu’il fut jadis...
Mornhir pris alors la parole « oui, je suis Loren Mantel d’Argent. Il m’avait demandé de veiller
sur toi et de t’empêcher de le rejoindre ici... j’ai échoué... »
C’est alors que Amairgen récita quelques paroles cabalistiques, faisant apparaître un vortex
reliant les Enfers au plan primaire. Là où avait échoué Mantel, Amairgèn pensait réussi en
renvoyant son aimée loin de ce mal, loin de lui... Mais elle le devança. Zster s'était élancée pour
déloger Mantel de la torpeur qui le gagnait, alors que le vortex créé par Amairgen grandissait...
Elle y poussa Loren, le revoyant sur leur plan d’origine, le vortex se refermant sur lui.
Zster était maintenant seule face à Amairgèn qui semblait mécontent de la tournure des
événements. Son regard devient incandescent et de sa voix infernal il clama « Si tel est ton
désir ! ! » Ainsi s'entamerait l'ultime combat entre le mal et le bien dans cet enfer névralgique, où
l'amour serait enfin maîtrisée...
Zster avait atteint le but de sa quête... les enfers d'Amairgèn, et par le fait même, son bien-aimé.
Elle devait maintenant mettre tout en oeuvre pour le libéré de ces chaînes qui les retenait
prisonnier dans ses péchés à perpétuité. Elle jetta un dernier regard à l’endroit où Loren avait été
emporté par le vortex, comme pour s’assurer qu’il était bel et bien reparti.
Elle se retourna finalement pour contempler celui qui avait été son bien-aimé de son vivant, et
qui l'était toujours de son trépas... Sa robe bleue était noircie par les flammes, une étrange
poussière jaune et sulfureuse semblait s'y être déposée, le visage avoir disparut, laissant
apparaître deux yeux de braise dans un abîme de noirceur sans fond sous un capuchon...
Zster regarda longuement la silhouette devant elle, sachant très bien que le séjour en enfers de
son aimé l’avait changé... mais elle sentait bien que c'était lui, malgré son aspect infernal elle le
regarda et lui sourit "bonjour mon aimé »
Amairgen émettait sans cesse un léger mugissement de torture, d'une douleur profonde... mais le
feu dans ses yeux fixaient maintenant Zster, et la rage d'Arioch brûlait lentement son âme...
Alors qu’il tendait un bras ver la femme-lézard, il beugla, presque inintelligiblement "Prends
cette main !!"
Zster regardait la main pendant un instant : elle pensa qu'il serait plus facile de l'accepter et de
rejoindre son aimé pour l'éternité, même si ce devait être dans la tourmente et la souffrance...
mais elle n'était pas venu pour ça... la délivrance d'Amairgen était son but...
Amairgen, voyant cette proie s'enfuir leva les bras, et engloba de ses manches, le visage de Zster,
alors que la nuit les entourait à présent. Zster recula, soudain prise dans les ténèbres... elle
invoqua sur elle la puissance de l’aigle, gardien de sa tribu, se préparant à réciter une incantation
dans sa langue maternelle...
Quelques images frénétiques se déroulaient sur un écran qui n'existait pas, le reflet de l'âme de
Zster y était projeté, interminable récit de haine et de misère ! Les enfers essayaient de corrompre
les souvenirs de la moine, comme ils avaient corrompu ceux d’Amairgèn. La femme-lézard
savait qu’elle ne devait pas y porter attention, sinon elle serait perdue dans un tourbillon de
mensonges et de haine. La moine ferma les portes de son esprit, combattant les images qui
voulaient s’y infiltrer. Malgré toute sa volonté, certains y parvinrent, salissant à jamais ses
souvenirs, telle une malédiction cruelle. La moine luttait toujours, fixant désormais son attention
sur Amairgen, elle était venue pour lui, tant pis si elle y perdait la raison. Il était déjà trop tard
pour reculer.
Quand Zster revint à la réalité des Enfers, Amairgen s'était éloigné d’elle, se tenaient maintenant
à ses côtés, la Mort et le Chaos, main dans la main, formant une créature si vaste que l’arrière et
le devant étaient confondus dans la même masse, toute chose autour d’elle en était le corps et
amairgèn se joignait à eux dans une danse macabre de souffrances éternelles.
Zster, apparemment impuissante à empêcher la naissance de la créature, commença une
incantation. Elle la récitait avec tant de courage et d'amour que même la créature étrange qui se
formait devant elle sembla incertaine pendant quelques instants. À mesure que la femme-lézard
prononçait les mots libérateurs, son esprit se concentrait sur son aimé. Les enfers s’effaçaient
lentement de l’esprit de la moine, laissant apparaître un Amairgèn comme elle l’avait connu
jadis. La voix douce et sifflante de la moine transformait l’incantation en un chant d’espoir...
Par les portes de l'Enfer
Par les grilles du Paradis
Que cette âme tourmentée
Puisse enfin trouver le repos
Que mon amour inconditionnel
Le sauve de son égoïsme sans borne
Qu'il cesse enfin de s'infliger
Cette torture qu'il ne mérite point
Que ma bienveillance à son égard
Puisse lui faire oublier le Mal
Qu'il aura perpétrer durant sa vie et sa mort
Que son coeur soit libéré de la noirceur qui l'étreint
Qu'il mette fin à sa hargne
Qui détruit son âme meurtrie
Et qu'il applique ma tendresse
Comme un baume sur ses plaies
Quel que furent les odieux péchés qu'il ait commis
Je sais que tous , je pourrais pardonner
Quoi qu'il fut, est ou sera, quoi qu'il fit, fait ou fera
Je sais que pour toujours et à jamais je vais l'aimer
Et que toutes les puissances qui existent
Entendent bien ses mots, car ils sont sincères
Il a mon coeur, il est le seul que j'aime
Et personne ne pourra m'en empêcher
Ceux qui se dresseront entre nous
Ceux-là, connaîtront mon courroux
Ma détermination est telle
Que même les Enfers ne me feront pas reculer
(Zster s'approche alors de son aimé pratiquement redevenu lui-même pour déposer un baiser sur
son front et ainsi le bénir de son amour, comme autrefois, lorsque l’elfe était à ses côtés)
Par cette incantation je veux te libérer
Mais si tu choisissais de rester ici, en enfers
Comme toujours je respecterais ton choix
Et je continuerais de t'aimer pour l'éternité
Mais j'espère de tout mon coeur
Qu'enfin tu comprendras pourquoi
Pourquoi je suis venue vers toi
Encore une autre fois...
Ô mon aimé, entend ma voix
Rappelles-toi ce que nous avons vécu
Souviens-toi que mon coeur battra toujours pour toi
Et que si je dois mourir, cela ne sera pas de chagrin....
Zster s'arrêta, son incantation était terminée. L'incantation lui avait demandé une dépense
d'énergie considérable, la laissant vulnérable. Mais elle était galvanisée par l'amour qui l'habitait
et qui brûlait comme un feu en elle, transcendant son âme...
Le temps sembla s'arrêter en même temps que les lèvres de Zster se refermaient sur le dernier
mot de l’incantation, ultime tentative de Zster. Tout autour d’elle fixait dans le néant, un éternel
regard. Puis une bulle d'un verre opaque entoura la moine. Amairgen se dirigeait vers elle, alors
que la créature de chaos et de mort disparaissait lentement, comme aspiré par le néant dans une
nuit sans lune...
... et Amairgèn parla... « Zster ma tendre aimée...amour et vie, lumière en moi ! comment est-ce
possible ! ?... un vortex, tu as créé un vortex... je...je suis ....libre.... je puis quitter cette
douleur...mais....jamais plus ne te reverrai... »
Zster sourit en attendant la voix d'Amairgen, une larme roula sur sa joue « vas mon aimé, vas, ta
place n'est plus ici... »
Amairgen pleurait abondamment... .
Zster s'approcha de son bien-aimé et le regarda intensément "je ne t'oublierais jamais, et je sais
que je te reverrai lorsqu'à mon tour je rejoindrais le pays de mes ancêtres..."
Amairgèn laissa glisser une main transparente sur le visage de sa bien-aimée, alors que son âme,
enfin libérée, était aspirée par cette porte dimensionnelle sur le royaume des morts que l'amour
venait d'ouvrir... « Merci »
Zster regardait son aimé disparaître lentement, il avait le coeur enfin en paix... Des ténèbres
opaques s’emparèrent lentement de l’esprit de la moine « Sûrement est-ce la fin » pensa Zster qui
croyait tout terminé. Ses pensées dérivaient au loin, entre deux mondes... essayant de rejoindre
son fils, espérant rejoindre son aimé. Elle n'arrivait pas à décider entre les deux. Mais dans le
néant que formait son esprit, la lueur bleuté d’un regard se mit à danser devant elle, la rappelant
à la réalité. C’était le regard bleu de Fenril, son compagnon lui était apparu, réconfort immense
dans cette noirceur. Ses yeux n'apparurent qu'un instant, le temps qu'elle s'apaise et se laisse aller,
qu'elle lâche prise sur ce monde irréel qu’était devenus les enfers d’Amairgèn... puis les ténébres
avaient emportés la femme-lézard. Elle glissait à présent dans la noirceur de l'évanouissement,
hors de ces enceintes maudites.
Le coeur libéré, elle se réveillant sur un sol sablonneux, sur une terre inconnue.